07 mars, 2016
15 décembre, 2014
A l’appel des évêques dominicains : chaîne de prières contre l’avortement
Libellés : avortement, catholique, Culture de vie, ivg, politique, République dominicaine
20 août, 2012
Avortement refusé en République dominicaine : le montage se confirme
Je décrivais ici, hier, la manipulation des promoteurs de l'avortement en République dominicaine qui ont accusé l'Eglise et la Constitution protectrice de la vie d'avoir précipité une jeune fille enceinte atteinte de leucémie vers la mort en l'empêchant d'obtenir un avortement thérapeutique. Et même en lui faisant refuser la chimiothérapie dont elle avait besoin, car celle-ci aurait tué l'enfant qu'elle portait. Je parlais de « montage », je viens d'en avoir une preuve accablante.
Le mensonge a été largement répandu par les associations féministes du pays qui ont manifestement chauffé à blanc la pauvre mère de Rosaura, ou Rosalba Almonte, pour qu'elle répète ces accusations devant les médias.
Une simple et sérieuse analyse attentive des articles de la presse locale permettait pourtant de constater que l'adolescente avait bénéficié d'une chimiothérapie sans attendre, au lendemain du jour où la nature précise de son cancer avait été diagnostiquée, le 19 juillet, et que l'aggravation de son état, suivie de sa mort, était liée justement à l'administration de la chimiothérapie qui empêche la régénération du sang.
Restait à voir si l'Eglise catholique en République dominicaine avait tenu un langage précis, un langage de vérité en cette occurrence, ou si la presse pouvait légitimement avoir pensé qu'elle s'oppose au traitement adéquat d'une femme aux portes de la mort au nom du respect de la vie.
Eh bien, il se trouve qu'un représentant de l'Eglise, dans un communiqué rendu public dès le 24 juillet, alors que la kabbale prenait de l'ampleur, a très précisément expliqué les choses. C'était le chaînon manquant dans ce cas d'école de désinformation, l'information qui a été délibérément occultée au fur et à mesure que la dénonciation de l'Eglise prenait de l'ampleur.
Le P. Luis Rosario, coordinateur de la pastorale des jeunes en République dominicaine, a publié le 24 juillet le texte suivant :
« Du point de vue moral : ce qu'on appelle la cause du double effet est bien connu depuis des temps très anciens.
Pour l'expliquer de manière simple, il s'agit d'une action en vue d'un bien, mais qui peut avoir comme conséquence quelque chose de négatif. Dans le cas présent il s'agit d'obtenir la santé de la mère adolescente, tandis que le mal possible serait la mort de l'enfant à naître.
Il est toujours nécessaire de porter assistance à celui qui se trouve dans un état de santé délicat (dans ce cas précis, l'adolescente) et d'intervenir médicalement en sa faveur, bien que cela puisse entraîner par voie de conséquence la mort de l'enfant à naître. Ce qui est important, c'est d'essayer de sauver la vie des deux, naturellement en prêtant attention d'abord à la personne malade, la femme enceinte.
C'est un procédé auquel les médecins ont recours fréquemment, sans que personne ne mette en doute leur sérieux ni leur respect de la vie. Je ne crois pas qu'il s'agisse ici du premier cas de la sorte qui se soit produit dans le pays, ni même depuis le 26 janvier 2010, date où a été promulguée la nouvelle Constitution, ni encore avant cette date, où l'avortement était aussi interdit.
L'article 37 de la Constitution n'interdit pas de soigner la femme en danger, au contraire, il établit que son droit à la vie est inviolable et donc, il faut la soigner de la manière médicale et scientifique la plus professionnelle possible. Ce que cet article interdit, c'est de violer le droit à la vie.
Au cas où en apportant des soins à la mère, en s'efforçant diligemment de sauver la vie de l'enfant à naître, celui-ci en venait à mourir, il ne s'agit pas d'une action punissable, que ce soit sur le plan moral ou légal.
Oui, il est exigé de mettre en œuvre tout ce qui peut l'être pour que l'enfant à naître soit sauvé, dans le cas contraire on se rendrait coupable de négligence, qui est bien répréhensible sur le plan moral et pénal. Le code civil, dans son article 1383, retient la responsabilité civile en cas de négligence ou d'imprudence.
Du point de vue pénal : ce qui caractérise l'acte criminel, c'est l'intention de commettre le crime, cela correspond à l'antique critère du droit romain qui faisait analyser l'Intentio Necandi (l'intention de tuer) ou l'Animus Necandi (l'esprit homicide).
Un médecin qui intervient, dans le cadre de n'importe quelle maladie, sur une femme enceinte, par le simple fait de son intervention professionnelle, n'a pas l'intention d'éliminer l'enfant qui est dans son ventre, mais bien de sauver la vie de celle qui est malade, en ce cas, la mère. Cette intervention professionnelle est licite et ne constitue pas de soi un attentat contre la vie de l'enfant à naître, même si indirectement elle a cet effet.
Ceux qui réclament la dépénalisation de l'avortement se saisissent de n'importe quelle occasion pour faire avancer leur cause. Le cas de cette adolescente leur a fourni sur un plateau d'argent une occasion d'obtenir un impact publicitaire pour l'avortement, en s'appuyant sur la sensibilité humaine qui s'émeut devant la situation de cette femme qui, pendant que l'on débat sur le plan théorique en ressassant un thème déjà suffisamment débattu, a seulement besoin que les médecins agissent de manière responsable en faisant ce qu'ils savent devoir faire.
L'avortement est un crime. Cette mère adolescente, indépendamment de tout ce que nous pouvons dire à ce sujet, est déjà mère et elle a besoin des meilleurs soins, tout comme mérite une attention délicate l'enfant qui est dans son ventre. »Je ne sais dans quelle mesure cette affaire, déjà largement utilisée par les pro-avortement dans la presse hispanophone et anglophone, va être reprise dans les médias français. Je tenais à la démonter en amont. Mais je sais que la logique qui sous-tend l'action des « avortistes » est à l'œuvre dans bien des pays du monde, et c'est pourquoi il faut la connaître. De plus en plus, l'objection de conscience à l'avortement, des médecins notamment, est censée pouvoir être écartée lorsque l'avortement est jugé indispensable pour « sauver la vie de la mère ». Ce point de vue est notamment promu et assis sur des cas comme celui de la jeune Rosalba Almonte. Il faut pouvoir y répondre.
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18 août, 2012
Morte pour ne pas avoir obtenu un avortement médical ? Le nouveau montage pro-mort
Rosaura Almonte, 16 ans, (ou « Rosalba », selon les sources) est morte vendredi matin en République dominicaine des suites d'une leucémie. Celle que la presse appelait « Esperancita » pour protéger son identité était aussi enceinte. Elle a été victime d'une fausse couche spontanée la veille. C'est une histoire tragique – dont on veut faire un moteur pour en finir avec les lois qui protègent la vie de l'enfant à naître.
Pour la presse internationale, Rosaura est morte parce qu'au nom de la Constitution pro-vie de la République dominicaine, qui criminalise l'avortement, les médecins ont retardé la chimiothérapie qui aurait pu lui sauver la vie au détriment de celle de l'enfant qu'elle portait. « Elle est morte à cause de l'article 37 de la Constitution », hurlaient les féministes.
L'affaire est pourtant loin d'être aussi claire, ce qui peut se subodorer à la vue même des commentaires des féministes et des pro-avortement qui se plaignent aussi bien de ce que le traitement aurait été retardé que de ce que Rosaura n'ait pas obtenu « un avortement qui aurait pu lui sauver la vie ». Le Collectif Femme et santé ( « Mujer y Salud ») affirme en tout cas qu'elle n'a pas bénéficié d'un « avortement thérapeutique » et assure qu'elle a été victime d'un « acte de torture, cruel et inhumain ». La coordinatrice du Foro Feminista, Sergia Galvan, crie au « féminicide d'Etat ».
En vérité, la protection de l'être humain depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle, affirmée par l'article 37 de la Constitution dominicaine, proscrit forcément l'avortement thérapeutique. Mais on ne peut pas en dire autant d'une chimiothérapie qui peut indirectement et involontairement entraîner la mort d'un enfant à naître lorsqu'elle est administrée à une femme enceinte pour qui elle constitue le seul espoir de survie. Libre à elle de la refuser, héroïquement. Mais y avoir recours ne constitue pas – ni en morale ni en droit positif – un assassinat.
La jeune Rosaura a-t-elle été privée de traitements qui auraient pu lui sauver la vie, au nom de l'interdiction de l'avortement ?
En fait, elle est entrée à l'hôpital le 2 juillet, en très mauvais état. La nature précise de son cancer a été diagnostiquée le 19 juillet, a précisé la directrice de hôpital du Seguro Médico de Maestros lors d'une conférence de presse ce matin, entourée des médecins qui ont soigné la jeune fille. La chimiothérapie a démarré… le 20 juillet. Mais on savait déjà qu'il y avait peu d'espoir : « Le pronostic était très mauvais pour la patiente en raison de son âge, 16 ans, et parce qu'elle avait beaucoup de globules blancs et qu'elle était très anémiée. »
Alors, morte d'avoir été privée de chimiothérapie, comme le dit la presse ? Ou morte de ce qu'on lui ait refusé l'avortement, comme le disait aujourd'hui sa mère, Rosa Hernandez, à l'unisson de nombre de groupes féministes ? « Mujer y Salud » en est à se demander si la jeune fille n'est pas morte d'hémorragie utérine à la suite de sa fausse couche, vendredi, du fait de l'expulsion de « l'embryon » : la jeune fille était enceinte de trois mois, moyennant quoi l'association affirme qu'elle aura été victime des « défenseurs à outrance du droit du zygote à la vie ». (Pour mémoire : le zygote, dans le développement embryonnaire humain, est l'œuf pendant la première semaine de gestation ; on parle d'embryon jusqu'à la huitième semaine.)
En fait, l'état de la jeune fille s'est dégradé rapidement cette semaine : elle présentait des fièvres correspondant aux limites de la régénération du sang causées précisément par la chimiothérapie ; elle a reçu alors transfusions et plaquettes, selon le protocole habituel, mais n'a pas réagi à ce traitement. Elle a présenté des hémorragies du nez et du vagin qui ont provoqué son transfert en réanimation. Elle est morte de cette perte de sang, de détresse respiratoire, et c'est au cours de ce processus qu'elle a subi un avortement spontané.
Le cardinal Nicolas de Jesus Lopez, archevêque de Santo Domingo a rejeté les accusations qui visaient la loi pro-vie de la République dominicaine en affirmant :
« Ce sont des canailleries, des canailleries ! Peu importe qui l'ait dit, nous, nous défendons la vie humaine parce qu'il faut la défendre. Ainsi, dans ce cas précis, on a fait tout ce qui était humainement possible pour qu'elle puisse recevoir les plaquettes. Ils oublient que ce n'est pas la grossesse qui l'a tuée, mais très évidemment, un problème grave qu'elle avait : la leucémie. »
Il a invité les commentateurs à « être un peu plus honnêtes dans leur manière de raisonner ». Et d'ajouter que le fait de pratiquer un avortement sur la jeune fille n'aurait pas garanti sa survie.
Cela sent en effet la manipulation à plein nez et avec très peu d'efforts la presse internationale s'enflammera, à l'instar de CNN qui a publié un article confus, tirant sur la corde sensible, qui donnait ce matin la parole à Rosa Hernandez, la mère de Rosaura qui y déclare savoir que l'avortement est un péché, mais que la vie de sa fille devait passer d'abord. Encore un peu et ce sera une nouvelle « affaire de Recife »…
Dans d'autres déclarations, Rosa Hernandez regrettait que Rosaura n'ait jamais connu son père, résidant en Floride, qui n'a même pas pu venir assister à l'enterrement de la petite ce samedi matin. Lors de l'enterrement de sa fille, et dans des déclarations à la presse, le prêtre qui s'est occupée de cette famille éprouvée a souligné qu'il fallait maintenant tout faire pour entourer la mère.
Mais il faut le dire avec force : il semble bien que tout a été fait, dans le cadre d'une bataille presque impossible à gagner, pour sauver la vie de Rosaura Almonte. Tout ce qui était humainement et médicalement possible. Avec l'aide de l'Eglise catholique qui a pris à sa charge nombre des traitements. Ne comptez pas sur la presse pour vous dire tout cela !
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Libellés : avortement, avortement médical, avortement thérapeutique, catholique, ivg, pro-vie, Recife, République dominicaine
03 mars, 2011
République dominicaine : un demi million pour la « santé reproductive »
L'Agence de coopération internationale de la Corée (du Sud) a remis mercredi un don de 500.000 $ au gouvernement de la République dominicaine pour participer à la construction d'un Centre de promotion de la santé sexuelle et reproductive pour les jeunes sous l'égide du ministère des Femmes. Le but ? Eviter les grossesses précoces
Le Centre fonctionnera en accord avec la perspective des droits humains et de « genre », a annoncé le ministre Alejandrina German.
02 février, 2010
La nouvelle Constitution de la République dominicaine est pro-vie
Au bout de sept mois de négociations au sein de l'Assemblée nationale chargée de la réviser, la nouvelle Constitution de la République dominicaine est entrée en vigueur le 26 janvier avec l'un de ses articles les plus discutés : l'affirmation de la « défense de la vie, inviolable depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle ».
Pour le président de la République dominicaine, Leonel Fernandez, cette nouvelle Constitution qui remplace celle datant de 1966 est vraiment « celle du XXIe siècle ».
En gravant dans le marbre constitutionnel l'interdiction de tout type d'avortement volontaire, la République dominicaine beaucoup plus difficiles le manœvres de la gauche pour réviser sur ce point le code pénal de 1948 en vigueur qui pénalise déjà l'avortement dans la République voisine de celle d'Haïti.
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