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05 novembre, 2021

Julie Ponesse, professeur d'éthique, sur la politique COVID : “La plus grande menace pour l’humanité à laquelle nous ayons jamais été confrontés”

 

« Pourquoi les personnes protégées doivent-elles être protégées des personnes non protégées en contraignant ces dernières à utiliser une protection qui de toute façon n’a pas protégé les personnes protégées ? »

Je vous propose aujourd’hui la traduction intégrale de l’intervention publique d’un professeur d’éthique canadien, Julie Ponesse, lors d’une réunion de The Democracy Fund. Le Dr Ponesse a été licenciée pour faute en septembre pour avoir refusé le vaccin expérimental COVID exigé par son employeur, Western University au Canada. Son appel à la résistance est un modèle du genre.

La retranscription de son intervention originale en anglais a été publiée ici par le Brownstone Institute.

J’aurais sans doute quelques points de désaccord avec cette femme remarquable (notamment au sujet de la démocratie – il faisait sûrement meilleur être sujet de Louis IX que citoyen sous Macron ! – et de son choix de personnalités ; ainsi Margaret Mead dont elle invoque une remarque intéressante et vraie a ouvert la voie à la révolution sexuelle des années 1960) mais nous pouvons tous partager l’essentiel de son message. – J.S.

*

Revenez quelques années en arrière, à l’automne 2019, par exemple. Que faisiez-vous alors ? À quoi ressemblait votre vie ? A quoi teniez-vous alors ? De quoi aviez-vous le plus peur ? Comment imaginiez-vous l’avenir ?

Voilà la personne avec laquelle j’aimerais parler pendant les 15 prochaines minutes, et je commencerai par ma propre histoire ; à la fin, j’aurai une faveur à demander et un petit secret à partager.

À l’automne 2019, j’étais professeur d’éthique et de philosophie antique ; j’enseignais aux étudiants la pensée critique et l’importance de la réflexion personnelle, comment poser de bonnes questions et évaluer les preuves, comment apprendre du passé et pourquoi la démocratie exige la vertu civique.

Faisons un accéléré au 16 septembre 2021, date à laquelle j’ai reçu une lettre de « licenciement avec motif » après avoir contesté, et refusé de respecter, la vaccination obligatoire imposée par mon employeur. J’ai été licenciée pour avoir fait exactement ce pour quoi j’avais été engagé. J’étais un professeur d’éthique qui remettait en question ce que je considérais comme une exigence contraire à l’éthique. Il ne faut pas chercher bien loin pour voir l’ironie de la chose.

Le Canada est régi par des lois qui sont fondées sur l’éthique. On pourrait dire que l’éthique est le fondement de notre démocratie. 

« Le droit de déterminer ce qui doit ou ne doit pas être fait avec son propre corps, et d’être libre vis-à-vis des traitements médicaux non consensuels, est un droit profondément ancré dans notre système de common law. » Ces mots ne sont pas de moi ; ce sont ceux du juge Sydney Robins de la Cour d’appel de l’Ontario.

À de très rares exceptions près, le corps de chaque personne est considéré comme inviolable dans le droit canadien, et c’est l’éthique sous-jacente du Code de Nuremberg, la promesse faite à l’humanité que nous n’autoriserions plus jamais des prises de décision médicale non informée et non volontaire, même pour le bien du patient, et même au nom du bien public.

Par définition, la vaccination obligatoire est une stratégie d’immunisation coercitive : en l’absence de coercition – la menace de perdre son emploi, par exemple – les gens accepteraient volontairement de faire ce que le mandat tente de réaliser !  

Aujourd’hui, les employeurs prennent nos carrières en otage et nous privent de notre participation à l’économie et à la vie publique. Leur justification est suivante : « Nous sommes en pleine pandémie, et nous devons donc renoncer à l’autonomie de notre corps au nom du bien public. »

Parlons donc un peu d’autonomie et de bien public. 

En cas d’urgence, le Parlement et les législatures provinciales disposent d’un pouvoir limité pour adopter des lois qui violent certains droits de la Charte au nom du bien public. Mais, pour justifier ces violations, la vaccination obligatoire devrait satisfaire à un seuil d’exigence très élevé : il faudrait, par exemple, que le COVID-19, soit un agent pathogène très virulent pour lequel il n’existe aucun traitement adéquat, et l’efficacité et la sécurité des vaccins devraient être démontrées. 

L’état actuel des choses au Canada ne répond à aucun de ces critères. 

Considérons les faits suivants :  

1) le COVID-19 a un taux de fatalité par rapport à l’infection qui ne représente même pas 1 % de celui de la variole (et il pose encore moins de risque pour les enfants) ;

2) il existe un certain nombre de produits pharmaceutiques sûrs et très efficaces pour le traiter (notamment des anticorps monoclonaux, l’Ivermectine, la fluvoxamine, la vitamine D et le zinc) ; ET

3) Les vaccins ont fait l’objet de plus d’événements indésirables (y compris d’innombrables décès) que tous les autres vaccins sur le marché au cours des 30 dernières années.

À la lumière de ces faits, je me pose de nombreuses questions :

Pourquoi les vaccinés se voient-ils accorder des passeports vaccinaux et l’accès aux espaces publics, alors que le directeur du CDC a déclaré que les vaccins COVID-19 ne peuvent pas empêcher la transmission ?

Pourquoi la vaccination est-elle la SEULE stratégie d’atténuation alors que les preuves émergentes (y compris une étude récente de Harvard) ne mettent en évidence aucune relation perceptible entre le taux de vaccination et les nouveaux cas ?

Pourquoi notre gouvernement continue-t-il de ne pas recommander l’ivermectine comme traitement, alors que les National Institutes of Health des États-Unis le soutiennent et que l’État d’Uttar Pradesh, en Inde, l’a distribué à ses 230 millions d’habitants, réduisant ainsi son taux de mortalité liée au COVID à près de zéro ? Comment l’Inde a-t-elle pu dépasser le Canada en matière de soins de santé ? 

Pourquoi sommes-nous sur le point de vacciner des enfants de 5 ans alors que le COVID présente pour eux moins de risques que les réactions potentielles aux vaccins ET alors qu’il n’existe AUCUN système de surveillance efficace des vaccins ?

Pourquoi nous concentrons-nous sur les avantages limités de l’immunité induite par le vaccin alors que des études dans le monde réel montrent que l’immunité naturelle est plus protectrice, plus puissante et plus durable ?

Pourquoi flétrissons-nous ceux qui hésitent à se faire vacciner et non ceux qui veulent imposer le vaccin à tout prix ? 

« Pourquoi, comme l’a récemment demandé une infirmière, les personnes protégées doivent-elles être protégées des personnes non protégées en contraignant ces dernières à utiliser une protection qui de toute façon n’a pas protégé les personnes protégées ? »

À tous les égards et sous tous les angles, ce château de cartes est sur le point de s’effondrer…

Mais la question qui m’intéresse est de savoir pourquoi il ne s’est pas déjà effondré ? Pourquoi ces questions ne font-elles pas la une de tous les grands journaux du Canada chaque jour ?

Les bonnes personnes n’ont-elles tout simplement pas vu les bonnes données ? S’agit-il simplement d’une erreur administrative… à l’échelle mondiale ?

Qu’est-il donc arrivé à nos dirigeants ? Notre premier ministre a lancé le cri de guerre : « Ne croyez pas que vous monterez dans un avion », a-t-il menacé. Les promesses de campagne sont devenues des politiques publiques ségrégationnistes. Notre gouvernement nous encourage quotidiennement à nous diviser et à être haineux. 

Comment les choses ont-elles pu changer si radicalement ? Comment nous, Canadiens, avons-nous pu changer aussi radicalement ?

J’observe que nous sommes confrontés à une pandémie, non pas seulement d’un virus, mais d’une pandémie de conformisme et de complaisance, dans une culture du silence, de la censure et de l’intimidation institutionnalisée.

Les médias mainstream aiment à dire que nous menons une « guerre de l’information » : que la désinformation, et même le questionnement et le doute, ont été les fléaux de cette pandémie.

Mais ce n’est pas seulement l’information qui a été instrumentalisée comme arme, dans cette guerre ; c’est aussi le droit d’une personne à penser par elle-même.

J’ai entendu dire : « Eh  bien, je n’y connais pas grand-chose en virus, donc je ne devrais pas vraiment avoir d’opinion », mais…

La question n’est pas de savoir si vous en savez plus sur la virologie que nos responsables de la santé publique ; la question est de savoir pourquoi nous ne leur reprochons pas tous de ne pas être prêts à s’engager sur la voie des preuves et à débattre avec celui qui a une opinion différente.  

Nous devrions demander non pas un résultat, mais le rétablissement d’un processus. 

Sans ce processus, nous n’avons pas de science, nous n’avons pas de démocratie. 

Sans ce processus, nous sommes dans une espèce de guerre morale.

Mais, les guerres du passé avaient des frontières claires et nettes : l’Est et l’Ouest, les patriotes et le gouvernement.

La guerre où nous nous trouvons aujourd’hui est une guerre d’infiltration et non d’invasion, d’intimidation et non de libre choix, de forces psychologiques si insidieuses que nous en venons à croire que les idées sont les nôtres et que nous y faisons notre devoir en abandonnant nos droits.

Comme l’a dit récemment un sage collègue, « C’est une guerre qui porte sur le rôle du gouvernement. Il s’agit de notre liberté de penser et de poser des questions, et de savoir si l’autonomie individuelle peut être réduite à un privilège conditionnel ou si elle demeure un droit. C’est une guerre qui vise à déterminer si vous devez rester un citoyen ou devenir un sujet. Il s’agit de savoir à qui vous appartenez... à vous-même ou à l’État. »

Elle porte sur le point où nous établissons la ligne de démarcation.

Il n’est pas question ici de libéraux et de conservateurs, de pro et d’anti-vaxx, d’experts et de profanes. Chacun a le devoir de se soucier de la vérité, chacun devrait se soucier des processus scientifiques et démocratiques, chacun devrait se soucier des autres.

Je dirais qu’il n’y a pas grand-chose à faire pour assurer la survie de notre nation si notre liberté de débattre, de critiquer, d’exiger des preuves quant à ce que notre gouvernement nous demande, ne survit pas avec elle.

En tant que personne née dans les années 70, je n’ai jamais pensé que je devrais mener CE type de guerre ; que le droit à l’autonomie corporelle, à l’échange libre et transparent d’informations serait menacé.

Pensez un instant aux horreurs les plus inimaginables du siècle dernier – la « solution finale », l’apartheid sud-africain, les génocides rwandais et cambodgiens. Ne sommes-nous pas censés nous souvenir des atrocités du passé pour ne pas les répéter ? Eh bien, la mémoire est courte, les chaînes familiales sont brisées, les nouveaux soucis éclipsent les anciens, et les leçons du passé se perdent dans l’histoire ancienne pour être oubliées.

Aujourd’hui, les vaccinés semblent jouir de tous les droits et privilèges d’une société civilisée : liberté de mouvement, accès à l’éducation, approbation des gouvernements, des législateurs, des journalistes, des amis et de la famille. La vaccination est le ticket pour un retour CONDITIONNEL de notre droit à participer à la société canadienne. 

Mais comme l’a dit John F Kennedy : « Les droits de chaque homme sont diminués lorsque les droits d’un seul homme sont menacés. »


CONCLUSION :

Je n’ai aucun doute sur le fait que COVID-19 est la plus grande menace pour l’humanité à laquelle nous ayons jamais été confrontés ; non pas à cause d’un virus ; celui-ci n’est qu’un chapitre d’une histoire beaucoup plus longue et complexe ; mais à cause de notre réponse à ce virus.

Et cette réponse est en train, je crois, de gagner sa place dans tous les manuels d’éthique médicale qui seront publiés au cours du siècle prochain.

Que pouvons-nous faire ?

Comme l’a dit le chimiste et auteur canadien Orlando Battista, « Une erreur ne devient une faute que lorsque vous refusez de la corriger. »

Dans notre monde, la politesse, « se débrouiller », « passer sous le radar » semblent être devenus les seuls objectifs. Finis les révolutionnaires des années 60, finis les patriotes de l’Amérique primitive. Nous sommes les victimes – et les soldats – d’une pandémie du conformisme.

Mais le conformisme n’est pas une vertu, il n’est pas neutre, et il n’est certainement pas inoffensif.

Lorsque Hannah Arendt a couvert le procès d’Adolf Eichmann pour le New Yorker en 1961, elle s’attendait à trouver un homme complexe, arrogant, diabolique, voire psychotique. Elle a trouvé tout le contraire. Elle a été frappée par son « caractère très ordinaire ». Il était « terriblement normal, terrifiant dans sa normalité », écrit-elle, un homme qui « ne faisait que suivre les ordres », comme il le répétait sans cesse. Ce qu’elle a découvert, c’est ce qu’elle a appelé la « banalité du mal », la tendance irréfléchie des gens ordinaires à obéir aux ordres afin de se conformer sans penser par eux-mêmes. 

Les messages dédaigneux et bien rodés de nos responsables de la santé publique ont créé une machine très efficace qui ne publie pas ses preuves et ne s’engage pas dans un débat, mais émet des ordres que nous suivons avec empressement. Avec l’aide des médias, ses erreurs sont cachées, ses politiques ne sont pas remises en question et ses dissidents réduits au silence.

Comment briser ce silence ? Comment retrouver la raison et reconstruire notre démocratie ? Il est peut-être temps de faire un peu de bruit. Des études ont prouvé qu’une fois qu’une idée est adoptée par seulement 10 % de la population, c’est le point de basculement où les idées, opinions et croyances seront rapidement adoptées par les autres. Un 10 % qui parle, un 10 % qui fait du bruit, il n’en faut pas plus. 

La démocratie, « le règne du peuple », ne permet pas seulement la liberté d’expression et de recherche, elle l’exige.

Et le petit secret que je vous ai promis au début ? Le voici : vous n’êtes PAS une mauvaise personne parce que vous exigez des preuves, vous n’êtes pas une mauvaise personne parce que vous faites confiance à votre instinct, et vous n’êtes pas une mauvaise personne parce que vous voulez penser par vous-même. En réalité, c’est le contraire qui est vrai.

Si la perte de la justice vous inquiète, si le genre de vie que pourront mener nos enfants vous fait du souci, si vous voulez retrouver votre pays – le pays qui était autrefois l’envie du monde entier – c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’y a pas de raison d’attendre, vous ne pouvez pas vous offrir le luxe d’attendre, ou trouver des excuses. C’est maintenant que nous avons besoin de vous.

C’est maintenant qu’il faut appeler nos politiciens et écrire à nos journaux. C’est le moment de protester, c’est le moment de contester et même de désobéir à notre gouvernement. 

Comme l’a dit Margaret Mead : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui y soit jamais parvenue. » 

En d’autres termes, vous n’avez pas besoin d’une tribu de héros, d’une masse de héros, d’un pays de héros. Il ne vous en faut qu’un seul. Vous pouvez apporter votre contribution et vous POUVEZ faire la différence. Les pilotes de Southwest Airlines, la police montée canadienne, les infirmières du University Health Network font tous une différence. 

Et cette faveur que je devais vous demander ? Nous avons besoin de héros maintenant plus que jamais. Notre démocratie demande des volontaires... Serez-vous un héros, pour notre pays, pour nos enfants ? Ferez-vous partie des 10 % qui font du bruit ?

Dr Julie Ponesse,
Discours du 28 octobre 2021
pour “The Democracy Fund”


© leblogdejeannesmits pour la traduction.


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08 février, 2015

Etats-Unis : bientôt un diplomate homosexuel exclusivement chargé des intérêts LGBT dans le monde

Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, un diplomate de haut rang aura pour rôle de veiller aux intérêts des membres de la communauté LGBT à travers le monde : sous l'impulsion du Secrétaire d'Etat John Kerry, le Département d'Etat va nommer très prochainement un collaborateur des Affaires étrangères ouvertement gay dont la sélection est en cours de « finalisation ». La prochaine nomination de ce diplomate choisi « à raison de son orientation sexuelle » a été annoncée au média Mother Jones par une source du Département d'Etat qui a précisé, dans son courriel, que John Kerry lui-même participait à cette opération.

La nomination ne sera pas soumise à l'approbation du Sénat.

On ne posera pas non plus de questions sur le caractère objectivement discriminatoire d'une telle nomination.

Ainsi l'équipe de John Kerry va-t-elle court-circuiter les élus fédéraux qui jusqu'ici, avaient fait connaître leur hostilité à une telle décision destinée à donner au soutien spécifique aux LGBT (lesbiennes, bi, gay, trans) à travers l'action diplomatique des Etats-Unis dans le monde entier. Le Congrès avaient tenté d'obtenir une telle nomination par une proposition de loi sur la défense internationale de des droits humains internationaux : la loi du sénateur démocrate Ed Markey, passée deux fois devant le Sénat, s'était surtout heurtée au refus des républicains ; la semaine dernière, Chris Smith, responsable de la commission des droits de l'homme a expliqué que les « droits homosexuels » ne doivent pas être entendus au sens de « droits de l'homme », ajoutant que le fait de les y intégrer pourrait entraver les efforts des Etats-Unis en vue de combattre le terrorisme, notamment au Nigeria.

En choisissant de nommer d'autorité un envoyé spécial chargé du dossier LGBT, John Kerry met en œuvre une politique qu'il juge prioritaire depuis longtemps : alors qu'il était encore sénateur, il s'était souvent exprimé sur les droits homosexuels dans le monde.

Qu'en sera-t-il donc si les démocrates perdent le pouvoir lors des prochaines présidentielles ? Mother Jones ne s'inquiète pas, décrivant ce qu'en France on appellerait l'« effet cliquet » : les retours en arrière sont rares. Bill Clinton avait ainsi nommé le premier ambassadeur ouvertement LGBT en 1999 (James Hormel) : George W. Bush suivit son exemple en nommant le second ambassadeur américain ouvertement homosexuel.



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15 décembre, 2014

A l’appel des évêques dominicains : chaîne de prières contre l’avortement

Tous les évêques de la République dominicaine ainsi que les secrétaires adjoints de la Conférence épiscopale ont cosigné vendredi un appel à une grande chaîne de prières pour ce lundi afin de prier pour la vie, à la veille du débat de la chambre des députés sur la proposition de dépénalisation de l’avortement présentée par le président du pays.
« Au vu de cette situation, nous vous invitons à redoubler de prière pour que soit ratifié le code pénal tel qu’il a été approuvé par les deux chambres législatives et qu’ainsi prévale le droit à la vie de la mère enceinte et de l’enfant qui est dans son ventre, et qu’en même temps, soit respecté l’article 37 de notre Constitution dominicaine qui affirme : “Le droit à la vie est inviolable depuis la conception jusqu’à la mort.” »
Toutes les paroisses, communautés, familles ont été invitées à réciter chaque jour une prière composée à cette intention ; ce lundi à midi, avec le concours de la radio, de la télévision, et des réseaux sociaux, tout le pays était invité à s’unir dans une chaîne de prières retransmise depuis le siège de la Conférence des évêques dominicains.
« Nous sommes sûrs que Notre Seigneur guidera les esprits et les cœurs du président de la République et des législateurs pour qu’ils donnent à la République dominicaine un code pénal attaché à la vérité et à la vie », concluent les évêques.
Voici la prière qui a été récitée ce lundi à midi :
« Père bon, toi qui es l’auteur de la vie, et qui as envoyé ton Fils au monde pour que tous aient la vie et l’aient en abondance, nous te demandons d’envoyer ton esprit de sagesse à M. le président de la République et aux législateurs, pour que soit ratifié le code pénal tel qu’il a été approuvé et pour que soit donné à la société dominicaine un instrument qui respecte notre Constitution. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur.
Notre Père… Gloire soit au Père… »

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26 novembre, 2014

Large majorité à l'Assemblée pour l'avortement, « droit fondamental »

Le 40e anniversaire du grand discours de Simone Veil pour la légalisation de l'avortement a été « fêté » par l'Assemblée nationale qui a adopté une résolution visant à faire de l'avortement un « droit fondamental » à l'avortement, à la demande du député socialiste Catherine Coutelle.

Il faudra revenir sur ce changement qui marque un bouleversement définitif dans la législation française, en qualifiant de droit absolu le choix de mettre à mort un enfant à naître.

Sur les 151 élus présents – sur 577 – seuls 7 ont voté contre :

• Jacques Bompard (on peut lire son intervention splendide sur le Salon beige
• Jean-Frédéric Poisson
• Jean-Christophe Fromantin
• Nicolas Dhuicq
• Xavier Breton
• Yannick Moreau
• Olivier Marleix

Gilbert Collard, élu Rassemblement Bleu Marine, s'est abstenu.
Marion Maréchal-Le Pen n'était pas là.

On nous expliquera peut-être que cela ne servait à rien de se déplacer, ou de voter contre. Mais alors à quoi sert d'être élu à l'assemblée ?

Voici le texte complet de la résolution, avec les points adoptés en gras.

Article unique
L’Assemblée nationale,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Vu l’article 136 du Règlement,

Vu la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, dite « loi Veil »,

Vu la loi n°79–1204 du 31 décembre 1979, dite « loi Pelletier », reconduisant définitivement la loi Veil du 17 janvier 1975,

Vu la convention sur l’élimination des discriminations à l’encontre des femmes (CEDAW), adoptée en assemblée générale des Nations Unies en 1979 et ratifiée en 1983 par la France, et spécifiquement son article 12 qui stipule que « les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans le domaine des soins de santé en vue de leur assurer, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, les moyens d’accéder aux services médicaux, y compris ceux qui concernent la planification de la famille »,

Vu la loi n° 82-1172 du 31 décembre 1982, dite « loi Roudy », qui autorise le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse et instaure la prise en charge par l’État,

Vu la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993 portant diverses mesures d’ordre social, dite « loi Neiertz », créant le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse,

Vu le programme d’action de la conférence internationale du Caire sur la population et le développement (CIPD) de septembre 1994, qui rappelle que les moyens de maîtriser la fécondité des femmes sont des éléments capitaux des programmes relatifs à la population et au développement,

Vu le programme d’action de Pékin, adopté en septembre 1995 lors de la quatrième conférence mondiale sur les femmes, qui rappelle « la liberté et la possibilité de décider si et quand on veut avoir des enfants. Cela implique qu’hommes et femmes ont le droit d’être informés sur les méthodes sûres, efficaces, abordables et acceptables de planification familiale » (alinéa 94 du programme d’action),

Vu la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception, qui modernise la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 susvisée,

Vu la résolution 1607 adoptée par le Conseil de l’Europe en avril 2008 promouvant un accès à un avortement sans risque et légal en Europe,

Vu la loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, qui supprime la notion de détresse et élargit le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse,

1. Réaffirme l’importance du droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse pour toutes les femmes, en France, en Europe et dans le monde ;

2. Rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et d’une société de progrès ;

3. Affirme le rôle majeur de la prévention et de l’éducation à la sexualité, en direction des jeunes ;

4. Affirme la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée et à l’avortement sûr et légal ;

5. Souhaite que la France poursuive son engagement, au niveau européen comme international, en faveur d’un accès universel à la planification familiale.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 26 novembre 2014.
Le Président,
Signé : 
Claude BARTOLONE

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Le cardinal Medina parle des chrétiens en politique

Le cardinal Jorge Medina Estevez, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a présenté au Chili son livre Le chrétien et la politique, qui aborde des thèmes brûlants – pour les catholiques – comme la légalisation de l'avortement, la vie, la famille. Thèmes qui sont précisément à l'ordre du jour au Chili, mais qui intéressent plus largement  les fidèles du monde entier.




« Les enquêtes, même si elles sont importantes, ne sont ni ne peuvent être le critère ultime et définitif pour choisir une option en tant qu'elle conduit au bien commun et à l'accomplissement de l'être humain », a-t-il affirmé lors d'une conférence organisée par l'Ecole nationale des leaders catholiques de Santiago.

Dénonçant le « relativisme » et la croyance au « dogme de la toute-puissance des majorités », il a félicité les « politiciens sensés, même s'ils sont agnostiques, la stratégie du dialogue ».

Mais, a-t-il précisé, « il est nécessaire d'avertir que le dialogue ne signifie pas partir de zéro, comme si tout était discutable et négociable ». « Un dialogue sincère implique de poser les points de départ de base des parties qui dialogue, et il ne prétend pas à ce qu'à travers des stratégies, des pressions, des menaces ou la prépotence, l'une des parties renonce à des principes non négociables ».

Dénonçant la prétention de militants homosexuels de faire taire l'Eglise dans la vie politique à leur propos, le cardinal Medina a souligné : « Ce que recherchent les mouvements homosexuels – et ce qu'ils obtiennent dans certains lieux – c'est que l'on reconnaisse l'activité homosexuelle comme totalement légitime, et que tout jugement négatif à ce propos puisse en venir à être considéré et même puni comme un délit. »

A propos de l'avortement, il a rappelé : « Nul n'a le droit de tuer un être humain innocent, parce que cette action a le nom terrible d'assassinat. Là il n'y pas de négociation possible. Cela explique le pourquoi de la très sévère peine d'excommunication que l'Eglise applique à ceux qui se rendent responsables de la réalisation d'un avortement. »

Le cardinal Medina a dit enfin le devoir de l'Eglise : « Notre lutte a pour objet d'obtenir que la vérité soit respectée, parce que nous croyons fermement que c'est sur elle que s'appuie la grandeur et la plénitude de chaque être humain, ainsi que celles des communautés et des sociétés où nous réalisons notre existence temporelle. »

Que peuvent faire les familles face aux menaces qu'elles affrontent ? Il a donné la clef : « La première arme dont dispose la familles pour se défendre, c'est la prière. Le père Peyton disait : “La famille qui prie ensemble, reste ensemble.” Je pense qui si dans la famille chrétienne aujourd'hui – dans toutes les familles – on disait le saint rosaire tous les jours, les choses iraient mieux. »


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22 novembre, 2014

Un élu municipal de gauche dénoncé pour avoir qualifié l'« IVG » d'« acte barbare »

Jimmy Parat
Un conseiller municipal de la majorité de Bagnolet – ville dirigée par le PS – a provoque l'indignation mardi soir en condamnant l'avortement au cours d'un débat du conseil communautaire Est Ensemble portant sur le vœu de reconstruire la maternité des Lilas. Jimmy Parat, vice-président du Conseil, a osé qualifier l'avortement d'« acte barbare » et de « meurtre ». Il paraît que toutes les représentants de toutes les formations politiques présentes ce soir-là ont « réagi ».

« Je reconnais que j’ai été cru et que mes propos n’étaient peut-être pas dignes d’un élu. J’ai été débordé par l’émotion, car, pour moi, c’est un sujet sensible », a-t-il expliqué par la suite. Jimmy Parat, élu sous l'étiquette Dynamique Citoyenne, qui a apporté son soutien au maire PSS Tony Di Martino dès le soir du premier tour des municipales, n'a pas présenté d'excuses, malgré le tollé, se bornant à ajouter :
« J’aurais peut-être dû expliquer que je ne remets pas la loi en question, ni même la reconstruction de la maternité, mais que, pour moi, une maternité a d’abord vocation à accompagner des naissances. Et si les femmes ont le droit de disposer de leur corps, il faut aussi assumer ses erreurs. Ce n’est pas pareil en cas de viol, bien sûr. » 
Parat assure avoir reçu des soutiens – privés. Pas celui du maire Di Martino qui a convoqué l'élu jeudi matin, non sans s'être désolidarisé de ces propos qui ont passé l'invisible frontière de la vie politique française : se dire ouvertement opposé à l'avortement, même de manière partielle comme l'a fait Parat, c'est déchirer son ticket d'entrée dans le cercle restreint des élus. Mais attention, il se pourrait bien que Parat bénéficie à cet égard de certains passe-droits : sa page Facebook le montre en compagnie d'une femme voilée…

Une pétition circule pour que Jimmy Parat soit relevé de ses fonctions d'élu.

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19 novembre, 2014

Le cardinal Burke affirme que c’est le diable qui sème la confusion à propos du mariage

Pour le cardinal Raymond Burke, il n’y a pas de doute : la confusion et les erreurs actuelles à propos du mariage sont l’œuvre du diable. S’exprimant devant quelque 300 délégués lors d’une conférence sur la famille et le mariage organisé par Catholic Voice à Limerick, en Irlande, il a déclaré samedi : « Même au sein de l’Eglise, il y a ceux qui voudraient obscurcir la vérité sur l’indissolubilité du mariage au nom de la miséricorde. »
Celui qui vient d’être remercié comme préfet de la Signature apostolique et renvoyé vers la fonction en l’occurrence peu honorifique de cardinal protecteur de l’Ordre de Malte est un cardinal jeune – 66 ans – qui a encore beaucoup à apporter à l’Eglise comme l’un de ses princes et fidèles serviteurs du pape. Il l’a montré en parlant clair sur les événements qui viennent de secouer à travers cet étrange synode dont il a publiquement regretté qu’il se soit focalisé sur la communion pour les divorcés « remariés », la cohabitation et le « mariage » des couples de même sexe.
Il faut écarter ces sujets, tenir ces controverses « brûlantes » « hors de la table » des discussions, a-t-il déclaré, affirmant qu’ils avaient détourné le synode de son véritable travail lors de la première session d’octobre, rapporte The Catholic Herald.
Le cardinal a rappelé que ces questions ne peuvent pas faire l’objet de discussions parce qu’elles sont déjà réglées. On ne peut envisager, en ce qui concerne l’accès à la communion, un assouplissement des restrictions imposées à ceux qui ont divorcé et qui se sont « remariés » sans faire constater la nullité de leur mariage originel : « Je ne parviens pas à comprendre comment – si le mariage est indissoluble et qu’une personne vit en contradiction avec cette indissolubilité du mariage – comment une telle personne peut être admise à recevoir la sainte communion », a-t-il déclaré.
Et de demander aux fidèles laïques d’écrire au Pape, aux autorités vaticanes, à leurs évêques, pour faire connaître leur manière de voir. Cet appel à l’action se double d’un devoir d’information et de formation des consciences ; et sur ce plan-là  le cardinal Burke est en première ligne.
Il a dénoncé avec colère la « mentalité contraceptive » qui est « contraire à la vie », l’accusant d’être à la source de la « dévastation qui chaque jour s’opère dans le monde par le jeu de l’industrie riche à millions de la pornographie », et de la « politique incroyablement agressive » du lobby homosexuel. Autant de réalités qui peuvent seulement aboutir au « profond malheur et même au désespoir de ceux qu’elles touchent ».
Le cardinal Burke s’est dit « poussé aux larmes » par les tentatives de mettre en place la « théorie du genre » dans les écoles : elle est « inique », a-t-il martelé, ajoutant qu’il ne devrait pas être permis d’exposer les enfants à une « pensée aussi corrompue ».
Mais « la société est allée encore plus loin dans sa confrontation avec Dieu et sa loi en détournant le nom du mariage pour qualifier les liaisons entre des personnes de même sexe ». C’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’il a précisé récuser le terme de « mariage traditionnel » pour désigner le mariage entre un homme et une femme.
« Je réponds : y a-t-il une autre forme de mariage ? J’ai peur qu’en utilisant ce type de terminologie nous ne donnions l’impression de penser qu’il existe d’autres formes de mariage : eh bien, nous ne le pensons pas. » Raison pour laquelle le cardinal Burke continue d’affirmer – il l’a dit lors de la conférence de Limerick, puis devant les journalistes venus l’interroger – qu’il refusera la communion à un homme politique catholique ayant voté pour le « mariage » des couples de même sexe.

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17 novembre, 2014

Jean-Pierre Jouyet et Bernard Woolley

Rien à voir avec la culture de vie, mais je ne résiste pas.

Observez bien ces deux hommes :






Vous aurez reconnu, certainement, Jean-Pierre Jouyet.

La deuxième photo est celle de Bernard Woolley (Derek Fowlds), personnage d'une des meilleures sitcoms anglaises, Yes Minister suivi de Yes Prime Minister. Satires politiques où rien de ce qui est électoraliste ne vous est épargné. Woolley, secrétaire du Premier ministre (arrivé au faîte du pouvoir grâce à ses calculs électoraux et à sa nullité), fait l'interface avec l'inamovible toute-puissance de la haute administration. Lorsque la série passait sur la BBC, la chambre des communes se vidait : personne ne voulait rater ça.

Jouyet-Woolley : je trouve la ressemblance frappante.

Chers lecteurs anglophones, si vous avez du temps pour une agréable récréation, allez voir par !

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10 novembre, 2014

Espagne : soutenez les partis nouveaux qui défendent la vie, le mariage et la famille, dit Mgr Reig Pla

Mgr Juan Antonio Reig Pla est connu en Espagne pour ses déclarations courageuses et nettes sur la vie et la famille – il était venu à la Marche pour la vie à Paris au début de l’année – et aujourd’hui il exhorte les catholiques à s’engager en politique pour défendre la vie et l’institution de la famille. « Si les partis traditionnels ne répondent pas, il faudra penser à d’autres partis nouveaux, qui eux, répondront aux exigences de la vie, du mariage et de la famille. Ces partis devront défendre les principes non négociables établis par Benoît XVI dans l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis. »
L’évêque d’Alcala de Henares a fait ces déclarations en recevant le Prix Mission à la famille de la revue Mission, de la fondation espagnole Logos, le 3 novembre dernier. Il était récompensé pour « sa courageuse défense de la famille et de la vie, et son engagement sans complaisance au service de la protection de la dignité des personnes », ainsi que pour son rôle comme président de la sous-commission épiscopale pour la famille et de la vie de 1999 à 2014.
Expliquant qu’il est devenu ce qu’il est grâce à l’amour de ses parents, le prélat a déclaré que le mariage et la famille sont l’un des domaines « les plus urgents et les plus nécessaires dans la pastorale de l’Eglise », et aujourd’hui « il est encore plus urgent d’y travailler, parce que c’est au sein de la famille que l’on peut construire véritablement une société digne des personnes ».
« Les catholiques doivent repenser leur responsabilité pour ce qui est de régénérer les partis qui existent déjà et aussi faire naître d’autres réalités qui puissent répondre au besoin du vote catholique de se faire avec toutes les garanties pour soutenir les piliers essentiels sur lesquels repose la société. En définitive, ce sont les principes non négociables indiqués par Benoît XVI au paragraphe 8.3 de l’exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis. Ces piliers sont : le respect de la dignité de la vie humaine, depuis l’instant de la fécondation jusqu’à la mort naturelle, l’éducation dans la liberté et donc, le primat des parents par rapport à l’éducation de leurs enfants ; le bien du mariage et de la famille et les lois qui protègent ces réalités ; la justice sociale et l’attention portée au manque de travail et à la paupérisation qui a surgi ces dernières années dans la société espagnole. (…) Si les partis traditionnels de répondent pas, il faudra penser à de nouveaux partis qui eux, répondront à ces exigences », a-t-il déclaré.
Les Espagnols feront savoir au Partido Popular qu’il a trahi ses engagements par rapport à la modification de la loi sur l’avortement, après le retrait du projet qui constituait un léger mieux par rapport à la loi de droit à l’avortement de Zapatero.
On peut transposer la situation espagnole à la situation française : aucun grand parti ne propose l’abrogation de la loi autorisant l’avortement et les multiples dispositions protégeant ce crime, aucun ne propose une révision de la loi Leonetti sur la fin de vie pour la débarrasser de ses éléments euthanasiques ; aucun n’affirme clairement le droit des parents sur l’éducation de leurs enfants ; aucun ne propose l’abrogation des lois qui d’une façon ou d’une autre donnent un statut à l’union homosexuelle en tant que telle ; aucun ne propose une protection juridique, fiscale et sociale du mariage indissoluble.

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30 septembre, 2014

Espagne : Mgr Munillo, l'avortement et le devoir des catholiques en politique

Pour ce qui est du respect de la vie, l’Espagne connaît les mêmes problèmes que la France, comme vient de le démontrer la reculade – la trahison ! – du gouvernement Rajoy sur la question de l’avortement. Véritablement, l’acceptation du « droit à l’IVG » est le ticket d’entrée et le sauf-conduit qui permet d’accéder et de demeurer aux postes de gouvernement, aux médias, aux divers organes de la représentation nationale, le ministre espagnol de la Justice, Ruiz Gallardon, vient de l’apprendre à ses dépens.
Alors que faire, quand on est catholique, dans ce monde qui rejette le plus élémentaire respect des êtres humains créés à l’image de Dieu ? Pour Mgr José Ignacio Munilla, il ne peut y avoir de réponse sans cohérence. Je traduis ci-dessous le texte qu’il a publié sur InfoCatolica, dimanche.
C’est moi qui souligne quelques passages clef de cet article sans concessions. – J.S.


La voix des sans-voix

Le retrait par le président du gouvernement de « l’avant-projet de loi organique pour la protection de la vie de l’enfant conçu et des droits de la femme enceinte » est une décision politique aux implications morales très graves, étant donné que la mesure prise par M. Rajoy condamne des centaines de milliers de vies humaines au plus absolu des abandons.
Le droit à la vie n’est pas un droit de plus, c’est celui qui est antérieur à tous les droits et sur lequel tous les autres droits reposent. Evidemment, le jugement moral sur les politiques développées par un gouvernement ne se limite pas à la protection de la vie. L’expérience nous apprend que certains partis sont habituellement plus sensibles à des valeurs éthiques déterminées, tandis que d’autres le sont à l’égard d’un autre type de valeurs morales. Mais quand ce qui est en jeu est le droit de vivre lui-même, il ne faut pas nous dire que nous sommes devant une question parmi tant d’autres. Il s’agit probablement du plus grand des drames moraux de notre société. Chaque jour, en Espagne, voit l’extermination de plus de 300 vies humaines, à qui l’on nie le plus élémentaire des droits : le droit de vivre. Et cela se fait sous l’égide d’une loi inique qui reconnaît le droit d’avorter, c’est-à-dire le droit de tuer.
S’il est vrai que le Partido Popular avait manifesté, tant qu’il était dans l’opposition, son désaccord avec la loi pro-avortement de Zapatero (2010), il a pour finir achevé d’assumer l’aberration qui consiste à considérer l’avortement comme un droit humain. (Il convient de souligner qu’il n’y a pas d’autre Etat dans le monde qui considère l’avortement comme un droit dans sa législation.) Malheureusement, ce n’est pas la première fois que se produit une telle dérive au Partido Popular. Les faits démontrent que la prétendue « gauche » est celle qui finit par baliser le chemin de la prétendue « droite ». Il y a toujours moins de différences idéologiques entre les partis politiques, étant donné qu’ils ont tous assumé les valeurs du néocapitalisme, du relativisme et de l’idéologie de genre. Quelqu’un a dit que la caractéristique de la pensée politiquement correcte de notre temps est d’être théoriquement marxiste, pratiquement libérale et psychologiquement freudienne.
La décision prise par le Président du gouvernement rouvre de manière définitive le débat qui existe déjà depuis longtemps au sein de l’Eglise catholique : quel est le type de présence que doivent avoir les catholiques dans la vie politique ? Est-il cohérent que les catholiques s’intègrent au sein de partis politiques qui accueillent dans leurs programmes des propositions diamétralement opposées aux valeurs évangéliques ? Les catholiques peuvent-ils voter pour des partis politiques qui sont dans cette situation, en se fondant sur le principe du « moindre mal » ? Le temps a démontré qu’en prenant le chemin du « moindre mal » on finit par arriver au « mal plus grand ». L’option du « moindre mal » ne peut être accueillie par le chrétien que de manière circonstancielle et transitoire ; sans succomber à la tentation d’en faire sa devise. C’est que… Jésus-Christ nous a enseigné à choisir le bien, non le moindre mal.
De manière similaire à ce qui s’est passé lorsqu’un nombre significatif de militants du Parti nationaliste basque ont démissionné de leur militantisme politique lorsque leur parti a intégré les postulats pro-avortement, je n’ai aucun doute quant au fait que de nombreux membres du Partido Popular feront la même chose (bien que les appareils politiques tentent de mettre cela en sourdine). Nous nous trouvons devant un test important pour mesurer notre hiérarchie des valeurs : l’idéologie au-dessus des valeurs morales ? Ou les valeurs morales au-dessus de l’idéologie ? Il ne peut y avoir d’accommodements ; il faut choisir.
Les croyants ont un sérieux problème : l’arc parlementaire actuel ne comprend aucun parti d’envergure capable de représenter le vote catholique. Pour le dire clairement : un catholique qui aspire à être fidèle aux principes de la doctrine sociale catholique ne peut pas en toute cohérence voter pour les partis politiques d’envergure nationale présents dans l’actuel congrès des députés.
La charge des évêques est d’apporter l’éclairage moral, et non de créer une alternative politique. Voici l’une des tâches spécifiques les plus importantes des laïcs en ce moment. La vocation des laïcs catholiques, à la différence des prêtres et des évêques, est de se rendre présents dans la vie politique en proposant d’autres choix, capables d’incarner de manière cohérente dans la vie publique les principes qui inspirent la doctrine sociale catholique.
Il n’est pas besoin de dire que, si ces réflexions s’adressent en priorité aux catholiques, elles sont aussi applicables aux membres d’autres confessions religieuses, et même aux citoyens non croyants qui ne sont pas peu nombreux à faire le choix de l’intégrité des valeurs morales, y compris l’inviolabilité de la vie humaine dans le sein maternel.
La question est la suivante : qui donnera sa voix à ceux qui n’ont pas de voix ? Qui est disposé à défendre le droit à la vie de centaines de milliers d’innocents qui ne peuvent pas encore parler pour eux-mêmes ? Et qui donnera aux femmes enceintes qui se trouvent dans des situations difficiles l’alternative à ce piège mortel appelé « droit à l’avortement » ?
José Ignacio Munilla
Obispo de San Sebastián




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29 septembre, 2014

Espagne : un évêque pose les vraies questions sur l'avortement

Trouvé sur Religion en Libertad, ce texte décapant d'un évêque émérite espagnol, Mgr José Gea Escolano, parti comme missionnaire au Pérou. Lisez-le jusqu'au bout : chaque question posée par cet homme au franc-parler revigorant est importante. Il s'était exprimé sur le projet de loi Gallardon en soulignant qu'il ne clarifiait rien, puisqu'il partait comme la loi Zapatero du principe que le gouvernement a le droit de laisser supprimer une vie innocente.  – J.S.

Marche avant ou marche arrière pour la loi sur l'avortement ?

Le thème de l’avortement est d’actualité. On parlait beaucoup ces derniers jours de la question de
savoir si la loi d’avortement du gouvernement Zapatero allait être modifiée, si on allait la laisser telle quelle, si la promesse du PP allait s’accomplir, si le PP va perdre beaucoup de voix en faisant marche arrière, s’il faut rechercher un consensus… Ce qui est certain, c’est que le Président a dit qu’il retirait le projet de loi, qu’il est parti pour la Chine et qu’immédiatement, le ministre de la Justice a démissionné.
Les partisans de l’avortement semblaient attendre la réforme de la loi pour pouvoir se jeter comme des hyènes furieuses dans la mêlée pour défendre l’avortement, et d’autres semblaient espérer que la réforme ne soit pas mise de côté parce qu’en ce cas ils cesseraient de voter pour le PP. On allait vers un vrai bazar. Chacun sait à quoi s’attendre et se prépare en conséquence.
Dans cet article je me propose de poser juste quelques questions pour que chacun y réponde en cherchant la vérité, en laissant de côté ce qui relève de ma vérité et de ta vérité, parce que la vérité est une et qu’elle coïncide avec le bien ; et le bien n’est ni à moi ou à toi, c’est le bien commun.
Allons-y donc pour les questions :
1. Qu’est-ce que l’avortement ? L’élimination de la vie d’un être humain pendant qu’il grandit dans le sein maternel. Non ?
2. Le gouvernement a-t-il la faculté de permettre la destruction d’un être humain conçu mais pas encore né, c’est-à-dire du nasciturus ? Il croit l’avoir depuis 1985 où il a commencé à s’arroger la faculté de supprimer des vies humaines innocentes.
3. Ce qu’il y a dans le ventre d’une femme enceinte, est-ce ou non un être humain, l’enfant de la femme qui l’engendre ? Et si c’est d’une femme, qu’est-ce ? Certainement pas un petit chevreau !
4. La femme a-t-elle le droit d’avorter son enfant ? Parce que, une fois avorté et même si on appelle par euphémisme l’avortement « interruption volontaire de la grossesse », ce qui est avorté n’est-il pas définitivement un enfant mort ?
5. Le père ne compte-t-il pour rien par rapport à l’avortement, ou non, de son enfant ? Le père n’a-t-il pas droit à son enfant ? Pourquoi la loi ne le protège-t-elle pas pour qu’il exerce son droit de paternité s’il veut empêcher l’avortement ?
6. Selon l’actuelle loi d’avortement, toute femme ne peut-elle pas avorter, comme ça, parce que, sans plus, parce qu’elle en a envie ? C’est bien qu’on lui a reconnu le droit de tuer son enfant, comme si cette vie était sa propriété.
7. Pour beaucoup, l’avortement, c’est le progrès ; mais le progrès vers où ?
8. Si ce que cherche notre gouvernement, c’est le consensus, si l’on pouvait s’adresser l’enfant pour qu’il y ait un consensus, que dirait-il ?
9. Si nous savons tous que des lois assassines ont été votées par des majorités parlementaires (rappelons-nous Staline ou Hitler et tant d’autres monstrueux génocides), pourquoi tolérons-nous, impassibles, que l’on approuve des lois perverses et pourquoi ne condamnons-nous pas les milliers d’avortements qui se commettent en Espagne ?
10. D’où pensent-ils qu’un gouvernement peut obtenir le droit de permettre que n’importe qui puisse supprimer légalement les vies innocentes des plus faibles et sans défense dans le sein maternel ?
11. Serait-il juste de faire approuver par la majorité le droit de la femme maltraitée par son mari ou son compagnon de le tuer comme un injuste agresseur ? Et le bébé, lui, n’attaque ni ne blesse sa mère, il lui donne juste des petits coups de pied pour attirer son attention à mesure qu’il grandit.
12. Les soi-disant gens de progrès qui approuvent l’avortement, toléreraient-ils qu’on enlève la vie à l’un de leurs enfants ? Lequel : le nouveau-né, celui de deux ans qui n’arrête pas de pleurer, ou l’adolescent qui va boire en troupeau dans la rue ?
13. Si on ne peut pas tuer l’enfant handicapé qui vient de naître, pourquoi peut-on le tuer avant qu’il naisse ?
14. Un Président du gouvernement comme l’actuel qui, avec la majorité absolue, maintient une loi par laquelle s’autorise la suppression de milliers et de milliers de vies humaines innocentes, à qui ressemble-t-il le plus, à Hérode, à Esaü vendant son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, ou à Judas, qui a vendu Jésus pour 30 pièces d’argent ?
15. Si le motif pour ne pas changer la loi d’avortement a été l’absence de consensus, M. le Président pense-t-il qu’il viendra plus tard, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent les futures élections ?
16. Et comment ont réagi ces ministres du gouvernement de Rajoy qui se déclarent publiquement catholiques ? Croient-ils qu’ils peuvent continuer de collaborer comme membres du gouvernement à l’« holocauste silencieux » de l’avortement ? Ne sont-ils pas coresponsables ?
17. Que dirait l’enfant à sa mère si elle se convertissait par la suite et que, étant pardonnée, elle allait au ciel ? Je crois qu’elle lui dirait quelque chose comme ceci : « Maman, combien j’ai eu envie de te serrer très fort dans mes bras. Dès que je suis venu au ciel, j’ai dit au Père, en imitant Jésus : Père, pardonne à ma maman car elle ne sait pas ce qu’elle a fait. »
Mgr José Gea Escolano
Mgr Gea, né en 1929, a été évêque d’Ibiza et de Mondoñedo-Ferrol. Parti à la retraite en 2005, il est parti comme missionnaire au Pérou au nord de Lima, dans une paroisse où il confesse en moyenne six heures tous les dimanches, et quelques heures chaque jour de la semaine.
 Il anime sur Religion en Libertad le blog « Un obispo opina ».

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...