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31 août, 2015

Rencontre mondiale des familles : des promoteurs du “Planned Parenthood”, de l’avortement, du mariage gay et des droits LGBT parmi les organisateurs. Mgr Chaput reste coi


C’est une « révélation », mais elle était à la portée de quiconque voulait bien se donner la peine et prendre le risque de mener une petite enquête sur Internet : tout est vérifiable. Le Lepanto Institute américain a publié cette semaine la liste des membres exécutifs de la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie qui ont participé d’une façon ou d’une autre à la promotion de la culture de mort : Planning familial, avortement, « mariage » gay… Il ne s’agit pas d’accusations fantaisistes, comme le montrent les sources mises en lien et que l’on trouvera au grand complet ici. La liste des responsables de la Rencontre qui se déroule sous l’égide de l’archidiocèse de Philadelphie est par là. Mgr Charles Chaput figure naturellement en tête ; 25 personnes participent, à titre honoraire ou exécutif, parmi l’équipe d’organisation ; 7 d’entre elles présentent des profils problématiques du point de vue catholique. Pourtant, les militants pro-LGBT ont été formellement exclus des réunions de la Rencontre.
Malgré le sérieux des informations, et le contexte d’un rassemblement explicitement catholique qui accueillera le pape François lui-même, l’archidiocèse n’a pas trouvé d’autre réponse que de publier un communiqué officiel dénonçant le Lepanto Institute qui a « une fois de plus apporté la preuve qu’il ne cherche pas du tout à présenter des informations de manière utile ». Il poursuit :
« Ni la Rencontre mondiale des familles – Philadelphie 2015 ni aucun membre de son leadership ne soutient le Planned Parenthood. Le seul objectif de Lepanto est de semer la division, la confusion et le conflit au sein de l’Eglise. Les actes de cette nature sont contraires à la tradition chrétienne. Leurs informations ne doivent pas être prises au sérieux. »
Voilà qui est vif. Surtout, cela ne répond pas aux allégations précises contenues dans les divers articles que le Lepanto Institute a consacrés à l’affaire. Et pour être complet, il faut souligner que l’auteur de ces allégations n’a rien publié sans préalablement prendre contact avec le service de communication du diocèse de Philadelphie, en demandant expressément que des corrections, voire des démentis soient apportés le cas échéant, et proposant de faire figurer le éventuels commentaires de l’archidiocèse dans son article ; en l’absence de réponse il a même repoussé d’un jour la date de publication pour donner à Ken Gavin, responsable de la communication, de réagir quand même, selon le Lepanto Institute.
L’archidiocèse a préféré la voie du communiqué hostile, une fois l’article mis en ligne. Il y a fait figurer une phrase sur le Planned Parenthood à laquelle Lepanto a riposté aussitôt.
Parmi les faits allégués, je retiens ceux-ci, tristement exemplaires :
• Le président de la Rencontre mondiale des familles, Robert Ciaruffoli, a fait de multiples dons de campagnes à des personnalités politiques dont certaines soutiennent vigoureusement l’avortement ; parmi elles, Allyson Schwarz, gratifiée de 1.000 dollars en 2008 alors qu’elle a fondé une clinique du Planned Parenthood en 1975 et en a été la directrice exécutive jusqu’en 1988. Elle a voté systématiquement en faveur de la contraception, de l’avortement et du « mariage » homosexuel au cours de sa carrière politique.
• Un co-président honoraire de la Rencontre mondiale des familles est le gouverneur de la Pennsylvanie, Tom Wolf. Il a personnellement servi comme accompagnateur aux abords d’une clinique du Planned Parenthood pour « aider » les femmes à rejoindre l’avortoir malgré la présence de manifestants provie ; il soutient activement le « mariage » gay ; Cecile Richards, présidente du Planned Parenthood des Etats-Unis a soutenu sa campagne pour devenir gouverneur de la Pennsylvanie.
• Michael Nutter, maire de Philadelphie et lui aussi co-président honoraire, a personnellement vanté le caractère « sûr » des avortements pratiqués dans l’Etat où sévissait Kermit Gosnell ; il a lancé une campagne pour distribuer des préservatifs aux jeunes ; il a personnellement « marié » deux hommes diplomates israéliens.
• David L. Cohen, co-président exécutif, a levé 1,2 millions de dollars pour la deuxième campagne présidentielle d’Obama, en attendant d’organiser bientôt un événement de soutien à Hillary Clinton. Il a favorisé un activiste LGBT qu’il a nommé à la tête du conseil de la diversité de Comcast.
• A ses côtés, Brian L. Roberts, lui aussi au Conseil de la diversité de Comcast dont les programmes multiculturels font aussi de la promotion LGBT, soutenant en même temps des associations pro-avortement et pro-homosexuels.
• Au bureau exécutif, Denise Morrison, directrice exécutive de Campbell’s Soup, est à la tête d’une société qui n’a pas hésité à mettre en scène des « familles homosexuelles » dans ses publicités , à soutenir le Planned Parenthood, à promouvoir l’égalité LGBT et à sponsorisé des événements homosexuels.
• Egalement au bureau exécutif, Eric Foss, directeur exécutif d’Armark : c’est l’une des 379 sociétés américaines qui ont cosigné une intervention amicus curiae dans l’affaire Obergefell v. Hodges en vue d’obtenir une décision favorable de la Cour suprême au « mariage » gay.
Il est difficile en effet de nier tout lien entre les présidents, honoraires ou non, et les grands responsables qui « portent » la Rencontre mondiale des familles, et le Planning, contrairement à ce que prétend le diocèse de Philadelphie.
On aurait pu imaginer que celui-ci mette en avant la nécessité de coopérer avec des personnes comme le gouverneur de l’Etat ou le maire de la ville pour un événement d’une telle ampleur ; l’intérêt d’y faire participer de potentiels sponsors… Le refus de prendre en compte des couleurs politiques… Mais non. Rien. Si ce n’est un démenti qui ne tient pas une minute.
Dans ce bas monde, peut-on éviter toute forme de coopération avec des personnes qui non seulement ne partagent pas les valeurs catholiques, mais n’hésitent pas à les bafouer et à la contredire frontalement ? Sans soute non…  Nous ne vivons pas dans une société de « parfaits » ni même, tant bien que mal, dans une chrétienté où le pécheur se sait pécheur. Mais il y a une marge entre les coopérations humainement inévitables et la mise à l’honneur délibérée, entre assumer une situation de fait et refuser toute contradiction et même toute interrogation alors que nos sociétés crèvent précisément de cette culture de mort qui est au cœur de la destruction des familles elles-mêmes.

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12 juillet, 2015

Etats-Unis : “Délivrez des licences de mariage homosexuel ou démissionnez”, dit le gouverneur du Kentucky, Steve Beshear

Steve Beshear, gouverneur démocrate du Kentucky
Le gouverneur du Kentucky, Steve Beshear, a publié un communiqué affirmant que les employés du gouvernement, et notamment les greffiers chargés de l'état-civil, doivent établir des licences pour les « mariages » homosexuels sous peine de licenciement. La menace formulée par le gouverneur démocrate précise que les fonctionnaires « sont tenus de reconnaître les mariages de même sexe comme valide et permettre à ceux-ci d'avoir lieu. » Elle a connu sa première exécution lorsque Steve Beshear a donné à un greffier (le « country clerk » comme on l'appelle aux Etats-Unis) l'ordre de choisir entre l'objection de conscience et la démission. C'est une mise en application concrète de l'arrêt Obergefell v. Hodges par lequel la Cour suprême des Etats-Unis a imposé le « mariage » gay à tous les Etats de l'Union.

Le greffier en question, Casey Davis, fait partie des officiers d'état civil qui dans nombre d'Etats ont décidé de ne pas suivre l'injonction de la Cour suprême et qui refusent de fournir des licences en vue du mariage aux couples de gays ou lesbiennes.

Il a été convoqué par le gouverneur qui s'est montré intraitable. Steve Beshear lui a dit : « Délivre des licences de mariage ou démissionne ! ». « Je ne peux pas démissionner… », a déclare Casey Davis à la presse : « J'ai une hypothèque à payer. »

Davis espérait voir Beshear convoquer une session législative extraordinaire en vue de discuter de la question de la liberté religieuse des chrétiens du Kentucky, et plus largement de ceux qui adhèrent à la définition traditionnelle du mariage. Le gouverneur a rejeté sa demande au motif que l'opération serait trop onéreuse : il a préféré opposer à Davis un ultimatum qui marque le mépris des partisans du « mariage » gay à l'égard de ceux qui s'y opposent pour des raisons religieuses – mais aussi par charité et amour des personnes homosexuelles puisqu'ils estiment que leur activité leur fait un tort à la fois spirituel et physique.

Le coût d'une session extraordinaire des législateurs du Kentucky est estimé à 63.000 dollars ; il s'en est tenu 9 au cours de ces 10 dernières années. Au total, 57 des 120 greffiers que compte l'Etat ont réclamé par lettre la tenue d'un tel débat.

Casey Davis : la prison plutôt que
la complicité avec le « mariage » gay
Casey Davis a refusé de plier devant les menaces du gouverneur Beshear: il ne compte ni délivrer des licences pour des « mariages » homosexuels ni démissionner. « La loi de la nature prévaudra sur n'importe quelle loi que l'homme mettra sur un bout de papier. Mon travail ne peut pas passer outre à ce que ma conscience autorise », a-t-il déclaré à la presse locale.

« Je ne suis pas à vendre », a-t-il insisté lors d'un manifestation en sa faveur peu avant son entretien avec le gouverneur. Davis a rappelé qu'il avait été choisi par les électeurs de son comté pour remplir la charge de greffier et qu'il avait juré « devant Dieu » de l'accomplir du mieux qu'il le pouvait . « C'est ce que j'ai l'intention de faire. »

Il a proposé que les licences pour « mariages » gays ne soient plus délivrées par des greffiers, personnes physiques, mais par voie automatisée en ligne, de même qu'on tient ses comptes ou que l'on fait ses courses en ligne. « Nous achetons nos permis de pêche et de chasse en ligne : pourquoi pas les licences de mariage ? Cela soulagerait les 120 greffiers de compté de cet Etat », a-t-il lancé.

Une autre greffière du Kentucky, Kim Davis, a refusé de délivrer une licence à deux gays qui voulaient se « marier » : la vidéo de leurs échanges a été postée en ligne et a déjà été vue plus 1,5 million de fois. Elle fait l'objet de poursuites de la part de l'American Civil Liberties Union (ACLU) qui réclame d'importants dommages et la saisie de la propriété de la greffière.

Si un partisans du « mariage » gay comme le gouverneur du Kentucky est prêt à sanctionner des objecteurs de conscience au nom d'une loi positive, l'affaire révèle que toutes les lois n'ont pas le même poids à ses yeux. Avant la décision de la Cour suprême, le Kentucky était sous le régime de l'amendement de « Protection du mariage » inscrit dans la loi de l'Etat. Jack Conway, procureur de l'Etat, s'était opposé en 2014 à la mise en œuvre cette loi au nom de son opposition à la « discrimination », en refusant d'interjeter appel contre une décision d'un juge de l'Etat qui avait ordonné que le « mariage » gay soit reconnu.

Casey Davis a dénoncé ce « deux poids deux mesures » en ajoutant que si la défense de sa liberté religieuse devait l'amener en prison, il était « prêt ».


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02 juin, 2015

Un gay athée dénonce la mollesse du combat de l'Eglise catholique contre le « oui » au référendum d'Irlande sur le « mariage » gay

Après les commentaires désolés de l’archevêque d’Irlande à propos du référendum qui a obtenu une majorité de plus de 60 % pour le « mariage » gay en Irlande, un chroniqueur du Spectator s’irrite de voir le manque de vigueur du langage épiscopal. Matthew Paris se trouve être à la fois homosexuel et athée, vivant en « couple », et favorable au « mariage » gay. Il vit lui-même avec un compagnon. Il ne comprend pas que la hiérarchie catholique ne se soit pas dressée, terrible, tel Moïse descendant de la montagne avec les tables de la loi…
Et de citer la traduction anglaise classique d’Exode 32, riche, forte et élégante. Pour mémoire, en français : « Et s’étant approché du camp, il vit le veau et les danses. Alors il entra dans une grande colère : il jeta les tables qu’il tenait à la main, et les brisa au pied de la montagne ; et prenant le veau qu’ils avaient fait, il le mit dans le feu, et le réduisit en poudre : il jeta cette poudre dans l’eau, et il en fit boire aux enfants d’Israël. »
Parris en propose une version révisée :
« Et s’étant approché du camp, il vit l’énorme majorité acquise au mariage gay lors du référendum irlansais, et les danses. Et l’inquiétude de Moïse était palbable. 
Et il prit un exemplaire du Pink Paper, et le brandit, et dit :  “Il va falloir que nous nous posions, et que nous acceptions de nous confronter à la réalité, et ne pas nous orienter vers un déni des réalités. 
Je peux comprendre ce que ressentent ces fêtards dénudés en ce jour. Qu’ils pensent que ceci va enrichir la manière dont ils vivent. Je crois qu’il s’agit d’une révolution sociale. 
Nous devons trouver un nouveau langage pour reprendre le contact avec toute une génération de jeunes”, conclut le prophète ; puis, se dépouillant de ses vêtements, Moïse dit : “Dites, emmenez-moi vers le bar gay le plus cool du campement.”»
Matthew Parris assure qu’il ne se moque pas : il n’a fait qu’arranger un peu les paroles de l’archevêque de Dublin, « quasiment verbatim ».
Il accuse les conservateurs religieux d’avoir savonné leur propre planche. « N’y a-t-il personne de quelque stature intellectuelle dans notre Eglise d’Angleterre, ou dans l’Eglise de Rome, pour mettre en mots les arguments contre le glissement du christianisme vers l’accompagnement pur et simple du changement social et culturel ? Il y eut un temps – un temps que j’ai connu – ou des hommes d’Eglise, discrets, adeptes de la litote, parfois très sévères, qui portaient souvent des lunettes bifocales, nous opposaient à nous autres, relativistes moraux, une vraie bataille à propos de cet éternel débat. »
La seule réponse qui vaille de la part d’un catholique conservateur, dit le chroniqueur – une réponse qu’il formule à regret parce qu’il n’y croit pas –, c’est que « 62 % à un référendum ne font pas qu’un péché aux yeux de Dieu cesse d’être un péché. »
Eh oui. Le voilà scandalisé parce que ceux qui devraient dire cela se taisent. Parris est content de voir que la « majorité des Irlandais » ne croie plus que l’acte homosexuel soit un péché. « Mais la prépondérance de l’opinion publique peut-elle renverser la polarité entre la vertu et le vice ? Moïse eût-il pu croire un seul instant (et ne parlons même pas de Dieu) qu’il ferait mieux de s’incliner devant l’adoration de Moloch parce que c’était ce que la plupart des Israélites auraient voulu ? »
Et de rappeler que les chrétiens ont l’habitude d’être dans la minorité – l’habitude d’être persécutés aussi : « Bienheureux serez-vous… » Les 743.300 personnes qui ont dit « non » en Irlande, ont en somme le droit de s’entendre dire que si l’on dit désormais toute sorte de mal d’eux parce qu’ils ont voté selon ce que leurs prêtres leur ont appris, c’est qu’ils sont persécutés comme le Messie.
« Mais peut-être », commente Parris, « est-ce moi qui ai raté quelque chose. Peut-être y a-t-il une vérité plus profonde derrière l’acceptation du Dr Martin de se plier devant une tendance dominante, une flexibilité qui se fait l’écho de l’ouverture du pape François au changement. Se peut-il que le manque apparent de gêne devant ces glissements opportuns de la part de ces deux hommes est dû au fait qu’à quelque niveau subconscient, ni l’un ni l’autre n’a vraiment cru que la moralité était absolue ou objective ? »
En somme, le chroniqueur accuse l’Eglise d’adapter sa moralité à la majorité, peut-être même de l’avoir toujours fait. Ce qui annoncerait, selon lui, bien d’autres changements : de l’acceptation des femmes prêtres à l’avortement…
Sans doute Matthew Parris force-t-il le trait. Il n’y a pas lieu de croire que les hommes d’Eglise, encore moins le Pape, changeront la doctrine qui n’a pas varié depuis le début. L’attaque, sous ce rapport, est indigne. Mais elle envoie un message qu’il faut entendre : pour être crédible, l’Eglise et ses représentants doivent parler avec clarté, avec une parole qui soit comme le tranchant du glaive… Si elle croit en ce qu’elle dit, si elle veut sauver les hommes du feu éternel, alors elle doit le dire avec toute la sollicitude et la force d’une Mère qui ne veut pas laisser ses enfants se perdre.
Ce n’est plus à la mode, soit. Sous prétexte de pastorale, certains préfèrent que l’Eglise soit avenante et se montre proche de chacun – ce qu’elle est en vérité,  mais d’autant mieux que chacun la sent convaincue et soucieuse de communiquer son trésor.

(Via LifeSite).

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24 mai, 2015

L'Irlande adopte le “mariage” gay par référendum – et s'éloigne délibérément de l'Eglise catholique

Journée noire pour l’Irlande. Les grands médias du pays, après avoir donné leur soutien entier à l’« égalité dans le mariage », saluent aujourd’hui quasi unanimement le « oui » au « mariage » gay qui l’a emporté avec 62 % des voix. Deux Irlandais sur trois ont approuvé la modification de la Constitution irlandaise qui dispose désormais : « Le mariage est légalement contracté entre deux personnes sans distinction de sexe. » De ce fait les couples homosexuelles seront désormais considérées à l’égal des familles qu’on ne pourra donc plus qualifier de « normales », bénéficiant de l’ample protection que la Constitution leur octroie.
Ainsi l’article 41 va-t-il désormais bénéficier aux « familles LGBT » :

« Article 41 
1.1° L'État reconnaît la famille comme le groupe naturel, primaire et fondamental de la Société, et comme une institution morale possédant des droits inaliénables et imprescriptibles, antérieurs et supérieurs au droit positif. 2° L'État, par conséquent, garantit la formation et l'autorité de la famille, comme la base nécessaire de l'ordre social et comme indispensable au bien-être de la nation et de l'État. 
2.1° En particulier, l'État reconnaît que, par sa vie au foyer, la femme apporte à l'État un soutien sans lequel le bien commun ne peut être atteint.  2° L'État, par conséquent, s'efforce de veiller à ce que les mères ne soient pas obligées par les nécessités économiques à travailler en négligeant les devoirs de leurs foyers. 
3.1° L'État s'engage à prêter une attention spéciale à l'institution du mariage sur laquelle la famille est fondée et à la protéger contre toutes les attaques.  2° Aucune loi accordant la dissolution du mariage ne peut être adoptée.  Tout tribunal établi par la loi peut accorder la dissolution du mariage si, mais seulement si, il est convaincu que :i) à la date de l'introduction de la procédure, les époux ont vécu séparément pendant une ou des périodes équivalentes à quatre ans au moins durant les cinq dernières années ;  ii) il n'y a pas de perspective raisonnable de réconciliation entre les époux ;  iii) toute disposition que le tribunal juge appropriée au regard des circonstances existe ou est prise concernant les époux, les enfants de l'un ou de l'autre ou des deux ensemble, et toute autre personne visée par la loi, et  iv) toutes les autres conditions prévues par la loi sont observées.[modifié par le 15e amendement, 17/6/1996]  3° Aucune personne dont le mariage a été dissous selon la loi civile d'un autre État, mais dont le mariage reste valable selon la loi en vigueur à cette époque sous la juridiction du Gouvernement et du Parlement établis par la présente Constitution, ne peut contracter un mariage valide sous cette juridiction durant la vie de l'autre personne avec laquelle elle était mariée. »

La fiction du « mariage » homosexuel et celle de l’« homoparentalité » font ainsi leur entrée dans un des derniers pays où l’on aurait cru la chose possible, et qui plus est par un vote populaire, ce qui ne s’est produit nulle part au monde jusqu’à ce jour.
Mais dire que « deux Irlandais » sur trois ont approuvé le « mariage » gay constitue une distorsion des faits. Le référendum n’a mobilisé que 60 % de l’électorat : sur les quelque 3,2 millions de votants potentiels, 1,2 millions ont voté « oui », soit 37,5 % des électeurs. Quelque 750.000 personnes se sont déplacées pour dire « non », malgré l’opprobre associé à ce choix.
Et c’est donc, en fait, d’une courte majorité que les « je ne sais pas » et les « je m’en moque » ont véritablement remporté ce référendum.
Je pourrais gloser sur l’exécrable façon dont le « oui » a été favorisé : dans les médias et dans les grands partis qui ont tous fait campagne pour la dénaturation du mariage. Le Premier ministre Enda Kenny a parlé des 24 heures qui ont précédé le résultat comme d’une « sorte de veille au terme d’un long voyage » – l’analogie religieuse était, je pense, délibérée et voulue. Et de dire que les LGBT vont pouvoir vivre « à l’abri » de la majorité, et non « dans notre ombre ».
« Oui à l’inclusion, oui à la générosité, oui à l’amour, oui au mariage égalitaire », a-t-il lancé.
La vice-Premier ministre, Joan Burton, saluant l’avènement d’une « nation arc-en-ciel », par le « oui à l’égalité, le oui à l’amour », a déclaré : « Nous n’en sommes qu’au début d’un immense mouvement global en faveur de l’égalité LGBT. »
Je pourrais évoquer les fonds étrangers qui sont venus soutenir la campagne du « oui » : la culture de mort est riche et peut compter sur les grands de ce monde/
Je pourrais évoquer aussi la manière dont l’Eglise catholique d’Irlande a tenté de peser dans le débat, plaidant pour le « non », mais face à des handicaps considérables parmi lesquels le « Qui suis-je pour juger » du pape François qui – au moins sur le plan médiatique – a créé l’impression que l’accueil des personnes doit entraîner l’absence de tout jugement moral sur leurs actes ; et les déclarations de quelques évêques irlandais refusant de condamner ceux qui voteraient « oui » en conscience.
Mais ces handicaps ne suffisent pas à expliquer le spectaculaire retournement de l’opinion – à l’aune de l’histoire immémoriale et même des décennies récentes – qui a marginalisé l’affirmation de la réalité et d’une morale naturelle qu’il est de bon ton de récuser.
Il faut y ajouter la manipulation qui consiste à faire croire que voter « non » au mariage et à la famille LGBT est un « non à l’inclusion », un « non à la générosité », un « non à l’amour ». Et donc une manifestation d’exclusion, d’égoïsme, et de refus du bonheur et des sentiments d’autrui.
Il faut y ajouter encore le pilonnage sans pitié de l’Eglise catholique, et à travers elle de tout ce qu’elle représente et enseigne, à travers les scandales des « prêtres pédophiles » mais aussi les montages médiatiques sur les enfants de filles-mères jetés dans des fosses sceptiques (c’était faux) ou sur le refus d’avortement qui aurait entraîné la mort d’une jeune maman (l’enquête a révélé la véritable nature des erreurs qui ont conduit à sa mort par septicémie). C’est collectivement que de nombreux Irlandais se sont détournés de l’Eglise, mais au prix de combien de mensonges et de pressions !
A quoi il faut ajouter le manque de formation de générations de catholiques à qui l’on n’apprend guère les exigences du plan de Dieu pour la sexualité, le mariage et la famille. Ils ne savent plus « rendre compte de leur espérance » parce qu’en Irlande comme dans tant de pays, les commandements de Dieu ne sont plus présentés que comme des commandements de l’Eglise, et l’Eglise est perçue comme faisant peser un fardeau trop lourd sur les fidèles, que l’on a persuadés de croire que l’observance de ces commandements relève d’un idéal que nul être humain « normal » ne peut atteindre.
De là on glisse rapidement vers la redéfinition de ce qui est « normal », puis de la « norme » elle-même. Comme l’écrit Fintan O’Toole, éditorialiste à l’Irish Times, la « petite Irlande » vient d’enseigner au monde qu’il y a un « nouveau normal », en redéfinissant le sens des mots « être humain ordinaire ». Finie, la « tolérance » : les « personnes LGBT sont nous : nos fils et nos filles, nos pères et nos mères, nos frères et nos sœurs, nos voisins et nos amis » ; la tolérance a été remplacée par « l’égalité de citoyenneté ».
Cela fait quelques années déjà que les lesbiennes et autres « GBT-QI » ne veulent plus de leur étiquette, en dehors de son utilisation revendicative : ils ne réclament plus le droit à la différence, mais à l’indifférence. L’Irlande a fait son « coming out » de nation démocratique, transcendant les clivages de toutes sortes, sa « paranoïa » et son « pessimisme », écrit O’Toole. Son article est bien tourné. Assez bien pour qu’on lise sans peine entre les lignes : la paranoïa et le pessimisme sont ceux de la morale de papa, et encore plus ceux de la morale du pape, dont on nous prie d’ailleurs si souvent de croire qu’elle permet bien des accommodements !
Tel était le sens véritable de ce référendum : non pas de gagner le droit au « mariage » dont l’immense majorité des LGBT n’a rien à faire, mais de voir reconnaître la « normalité » de leur conduite.
Les Irlandais pour le « non », comme les Français, ont axé leur combat sur les droits des enfants et les dangers auxquels les expose le mariage gay. C’est un point de vue légitime, et il fallait assurément le porter sur le devant de la scène. Mais on n’a guère entendu de vérités sur le caractère contre nature de l’acte homosexuel, sur les dangers spirituels mais aussi physiques qu’il comporte, et qui se traduit sur le plan purement matériel par une espérance de vie amputée, et sur le plan moral par la mort de l’âme. Dire cela aujourd’hui, c’est s’exposer à l’accusation d’homophobie. Et pourtant, peut-on imaginer une plus grande haine de l’autre que de ne pas l’avertir, même si on en est sincèrement et raisonnablement convaincu, du mal qui l’attend ?
A accepter que ces choses-là ne soient pas dites, on part battu d’avance, car en vérité le combat pour les « droits » LGBT est alors déjà gagné.

Comme le note le Daily Telegraph, cela fait pourtant belle lurette que le mariage n'est plus perçu comme existant « pour les enfants » ni pour la filiation : dès lors qu'il est le simple couronnement d'un sentiment et qu'on peut d'ailleurs le défaire à volonté lorsque le sentiment s'émousse, pourquoi en exclure ceux qui s'aiment vraiment ? Le « mariage » gay, le mariage dénaturé, est l'aboutissement logique du mariage dévalué…
Que tout cela se soit produit en Irlande est un symbole d’une importance terrifiante.
Yves Daoudal commente sur son blog la nouvelle réalité de « Feu l’Irlande catholique » ; c’est à lire ici. Il conclut à l’urgence de modifier le préambule de la Constitution irlandaise qui proclame : « Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »
Le 34e amendement apporté à la Constitution irlandaise au nom de l’« égalité » des homosexuels en est une contradiction stridente, violente.
Pat Buckley, militant pro-vie catholique irlandais du European Life Network, constatait avec amertume, la semaine dernière, que la modification envisagée de la Constitution de son pays constitue un « refus frontal des commandements de Dieu » et qu’elle « ajoute l’insulte à l’injure en proposant d’inclure une telle abomination dans le texte de notre Constitution dédiée à la Très Sainte Trinité ».
Abomination… Le mot est déjà presque désuet. En attendant d’exposer ses utilisateurs aux poursuites.


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17 février, 2015

Mgr Charles Morerod réagit à l'affaire de la bénédiction d'une « union lesbienne » à Bürglen, en Suisse

Le choix du curé de  Bürglen, du canton d'Uri en Suisse, de « bénir » l'union de deux lesbiennes au cours d'une cérémonie ressemblant à un mariage, a provoqué une réaction publique de l'évêque de son diocèse d'origine, Mgr Charles Morerod de Fribourg. Il a indiqué ne pas savoir s'il aurait agi différemment de l'évêque de Coire qui exige la démission du curé (d'ici à l'été !), en précisant : « Il y a certaines choses qui ne dépendent pas de l'évêque du lieu, le mariage dans l'Eglise catholique, c'est entre un homme et une femme. »

Le curé, le P. Wendelin Bucheli, n'aurait pas dû outrepasser ses fonctions, a ajouté Mgr Morerod : « Un prêtre doit savoir s'abstenir de faire certains gestes qui contribuent à le rendre populaire de manière un peu hâtive. »

Que le prêtre en question ait tiré de la popularité de son geste, voilà qui est certain : une pétition en ligne demandant qu'il puisse rester dans sa paroisse a recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures et dimanche, il a été ovationné par ses paroissiens après la messe à Bürglen. La presse helvétique s'était elle aussi déplacé pour l'événement.

Dans l'œil du cyclone du côté des autorités eccésiales depuis l'automne dernier – la bénédiction avait été donnée à ce moment-là – le P. Bucheli a néanmoins reçu le soutien de l'abbaye bénédictine d'Engelberg, également dans le canton d'Uri : son père abbé, Christian Meyer a critiqué la décision de l'évêque de Coire de demander la démission du curé et dit espérer une intervention du nonce apostolique. Parce que la démarche du curé doit être appréciée du point de vue de la « pastorale », assure-t-il : lé bénédiction répondait à une « demande pieuse »…

C'est peut-être cet état d'esprit propre à la Suisse qui explique la timidité des explications de Mgr Morerod : ce n'est pas le « mariage dans l'Eglise catholique » qui est « entre un homme et une femme », aurait-on envie de lui dire, c'est le mariage tout court. Et le problème n'est pas non plus la « popularité », ou non, du prêtre, mais la vérité d'une situation.

Wendelin Bucheli a pour l'heure refusé sa mutation.

La crise que nous vivons est à la fois une crise de doctrine et d'autorité. L'exploitation médiatique qui en est faite dit assez à quel point ce genre de faits divers est utilisée pour manipuler l'Eglise.


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13 février, 2015

Le curé de Bürglen, en Suisse, ne démissionnera pas pour avoir béni l’union de deux lesbiennes ; une pétition le soutient

Le P. Bucheli (source photo : ici.)
Retombée des « réflexions » d’avant-synode et du plaidoyer pour une pastorale du mariage renouvelée ? Tout porte à y croire alors que le curé de Bürglen, dans le canton d’Uri, en Suisse, a déjà recueilli le soutien de plus de 28.000 personnes (selon les chiffres de ce vendredi après-midi) qui ne veulent pas le voir sanctionné pour avoir « béni » une union lesbienne en octobre dernier.
L’appel à la mobilisation a été lancé dimanche dernier alors que l’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, venait de demander au P . Wendelin Bucheli de présenter sa démission comme curé de Bürglen. La pétition demande qu’il reste curé du village.
De son côté le P. Bucheli n’a pas l’intention de faire autre chose. « Je me sens bien à Bürglen. Mon travail ici n’est pas terminé, et je ne vois aucune raison de quitter actuellement ma communauté », a-t-il déclaré à la presse, fort du soutien du conseil de paroisse. La sanction n’était pourtant pas violente : il lui était simplement demandé de quitter Bürglen d’ici à l’été et de retourner dans son diocèse d’origine, celui de Lausanne.
Le site « catholique » homosexualiste de New Ways Ministry raconte que le prêtre avait discuté avec des confrères – et notamment un jésuite – avant de prendre la décision de bénir les deux femmes, et que leur réponse avait été positive. « Aujourd’hui les gens bénissent les animaux, les voitures et même les armes. Pourquoi ne pas bénir un couple qui décide de cheminer dans la vie avec Dieu à ses côtés ? »
Le P. Bucheli reconnaissait peu après l’événement dans l’hebdomadaure Urner Wochenblatt qu’« il n’y avait pas de différence considérable entre cette bénédiction et une cérémonie de mariage ».
Il revendique maintenant le soutien de nombreux paroissiens (les opposants n’ayant pas été sollicités…) et le vice président du conseil paroissial de Bürglen lui, Peter Vorwerk, lui donne raison : « Le christianisme est fondé sur la charité, il est donc difficile de comprendre pourquoi l’Eglise devrait refuser à quelqu’un la bénédiction de Dieu. »
Le P. Bucheli s’est exprimé une nouvelle fois mercredi sur son refus d’accepter la sanction qui lui est adressée, affirmant qu’il relève de sa « tâche de pasteur » de s’occuper « des faibles, des blessés et des marginalisés ». 

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09 février, 2015

Un papa, une maman : mais si, il y a une différence ! Une étude de Paul Sullins affirme que les enfants de couples de même sexe vont moins bien

Paul Sullins, prêtre catholique
et sociologue
Avoir « deux papas » ou « deux mamans », est-ce donc vraiment la même chose que d’être élevé par
son père et sa mère ? Les études citées par les partisans du « mariage » des couples de même sexe tendent à l’affirmer. Dire le contraire, c’est s’exposer à l’accusation d’homophobie. Et l’homophobie est un délit. Prouver le contraire – rien ne vaut, pour un enfant, de vivre dans une famille « normale » – c’est, pour un chercheur, risque l’ostracisme définitif. Pourtant, c’est ce que vient de faire un sociologue américain, Paul Sullins, en affirmant que les « problèmes émotionnels sont deux fois plus fréquents chez les enfants de couples de même sexe que chez ceux vivant auprès de parents de sexe opposé ».
Par rapport au politiquement correct en vigueur, c’est une grenade dégoupillée. Car jusqu’ici il était admis que les affirmations en ce sens étaient le fait d’« obscurantistes » comme Mark Regnerus – dont les études portent d’ailleurs plus largement sur les enfants élevés par au moins un parent ayant des tendances homosexuelles, et pas forcément par un couple homosexuel. Il n’y avait « pas une seule étude » sérieuse qui l’affirmât. Eh bien, si. C’est l’excellent MercatorNet – site pro-vie et pro-famille des antipodes – qui en publie les données les plus importantes. Non sans renvoyer à la source : le British Journal of Education, Society & Behavioural Science, revue scientifique des plus sérieuses.
Les enfants de familles homosexuelles sont désavantagés
« Il n’est plus exact de dire qu’aucune étude n’a permis d’établir que les enfants de familles homosexuelles sont désavantagés par ceux de familles de sexe opposé », assure Paul Sullins, dont l’étude porte sur l’évaluation de 512 enfants vivant auprès de « deux papas » ou « deux mamans ». La conclusion en est simple : ces 512 enfants repérés grâce au US National Health Interview Survey présentent davantage de problèmes parmi lesquels de mauvais comportements, l’anxiété, difficultés relationnelles avec leurs pairs et difficultés de concentration.
En revanche, la « parentalité biologique » offre un meilleur environnement : « Elle permet de manière unique et puissante de faire la différence quant au devenir des enfants élevés par des parents de sexe opposé par rapport aux parents de même sexe. »
Paul Sullins en déduit qu’il incombe aux pouvoirs publics des devoirs précis : « Le premier bénéfice du mariage pour les enfants peut ne pas résider dans le fait qu’il tend à leur donner des parents “améliorés” (plus stables, ayant davantage de moyens financiers, etc., bien que cela soit vrai) mais qu’il leur fait le cadeau de vivre avec leurs propres parents. »
Et d’affirmer que les deux formes familiales « continueront d’être fondamentalement différentes, avec des effets contrastés jusque sur le plan biologique du bien-être de l’enfant, au détriment relatif des enfants élevés au sein de familles de même sexe ».
La différence enfin prouvée par une étude avec un vrai échantillon
Tirer tout cela d’une étude portant sur 512 enfants seulement peut paraître hasardeux. L’échantillon n’est objectivement pas énorme – mais il l’est, si on le compare avec la plupart des études invoquées pour justifier la « parentalité » homosexuelle. Les 49 études citées en 2010 en ce sens portaient sur des échantillons moyens de 39 enfants, et seules 4 de ces études avaient des échantillons choisis au hasard : toutes les autres avaient rassemblé leur échantillon « représentatif » en s’adressant directement à des groupes gays et lesbiens. L’étude de Regnerus en 2012, pour ambitieuse qu’elle fût, ne parvint à identifier que 39 jeunes adultes ayant vécu pendant plus de trois ans avec un couple de même sexe – sur 2.988 cas étudiés. Aux Etats-Unis, il faut le préciser, seuls 0,005 % des foyers sont composés de couples homosexuels avec enfants. Autant dire que l’échantillon de Paul Sullins est très important.
En sociologue sérieux, il s’est demandé si des facteurs extérieurs pouvaient rendre compte du manque de bien-être émotionnel des enfants élevés au sein de familles homosexuelles par rapport aux autres.
L’instabilité est un de ces facteurs qui conduisent à un moins bon épanouissement des enfants. Les parents gays et lesbiens tendant à louer leur maison plutôt que d’en être propriétaires, ce qui implique un risque accru de déménagement et donc de déracinement : un traumatisme certain. La détresse psychologique des parents est également associée à un risque accru de problèmes émotionnels chez les enfants. Mais aucun de ces facteurs n’expliquait les différences constatées.
L'homophobie n'explique pas les résultats
 pour les enfants de couples de même sexe
S’il est un facteur que même les partisans de la « parentalité » homosexuelle peuvent présenter comme négatif, c’est l’homophobie. La « stigmatisation » qui s’y attache peut bien conduire à un moindre bien-être émotionnel – voilà des enfants qui ont été en butte aux railleries et au harcèlement. Si leurs pairs étaient moins « homophobes », tout serait différent…
Mais Sullins a constaté… l’inverse. « Contrairement au présupposé qui est à la base de cette hypothèse, les enfants de parents de sexe opposé sont davantage l’objet de harcèlement et de méchanceté que les enfants de parents de même sexe. »
L’an dernier, une première étude des données lui avait permis de conclure à une plus grande prévalence de l’hyperactivité chez les enfants de couples de même sexe. L’hyperactivité les expose à sept fois plus de harcèlement à l’école que les enfants qui n’ont pas ce problème, dont une des facettes est la difficulté à établir de bonnes relations avec les autres. Autrement dit, s’ils rencontrent des problèmes, elles tiennent à leur différence, et pas au fait que leurs parents sont différents.
Paul Sullins souligne avec insistance que les problèmes émotionnels qu’il évoque ne frapperont pas tous les enfants de couples homosexuels : « La plupart des enfants dans la plupart des familles vont atteindre un niveau de fonctionnement psycho-social qui ne sera pas caractérisé par des problèmes émotionnels sérieux. » Mais les chances d’aller mieux sont plus importantes au sein de mariages intacts, auprès des deux parents biologiques.
D'autres études sont nécessaires – mais qui osera ?
Ce n’est qu’une première approche. Beaucoup de questions – aujourd’hui taboues – restent ouvertes : qu’en est-il des filles élevées sans père ou des garçons sans mère ? Les enfants jeunes rencontrent-ils des problèmes spécifiques ? Et les adolescents ? Les enfants adoptés vont-ils moins bien ou mieux que les enfants nés de fécondation in vitro ou de mère porteuse ?
Par les temps qui courent, il faut une bonne dose de courage pour s’y lancer. Paul Sullins n’en manque pas. Il est prêtre catholique, ancien prêtre épiscopalien marié, ordonné en 2002 aux termes des dispositions pastorales édictées à la demande de Jean-Paul II en 1980. Il a publié de nombreuses études sur la famille, le divorce, la culture catholique, l’avortement… Liste complète ici.

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08 décembre, 2014

Evêques favorables au « mariage » gay : l’archevêque de Xalapa est dans le vent

Mgr Reyes Larios,
évêque tolérant et pluriel
Mgr Hipolito Reyes Larios, archevêque de Xalapa au Mexique, s’est dit plein de respect devant le premier « mariage » gay de sa province de Veracruz, parce que la société actuelle est « très plurielle » et qu’il appartient à chacun de suivre sa manière de pensée et ses préférences.
Il était interviewé à l’issue de la messe de clôture de l’Année jubilaire.
Le prélat a affirmé qu’il appartient seulement aux catholiques d’êtres en accord et cohérents avec leur foi. « Celui qui a une autre idéologie du genre, qui vient de l’ONU, ce n’est pas que nous pensions ou que nous croyions cela, mais nous le respectons parce que nous sommes dans un monde pluriel et nous devons être très tolérants les uns à l’égard des autres », a-t-il affirmé. Relativisme : certainement. Dictature du relativisme ? Cela y ressemble.
Une telle union peut-elle bénéficier d’une bénédiction, lui a demandé un journaliste. Dieu est infiniment bon et miséricordieux, il fait lever le soleil pour chacun et il fait tomber la pluie sur les champs des bons et des mauvais, de ceux qui croient et qui ne croient pas, et il est plus que les humains, a répondu Mgr Reyes Larios.
« C’est pourquoi nous ne devons pas mettre un tel frein à cette affaire, respectons, si telle est leur conviction respectons-les et que Dieu les aide », a-t-il assuré.
Avec de tels évêques, on comprend que d’aucuns ait cru pouvoir détourner le synode de la famille pour faire progresser les droits LGBT…

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04 décembre, 2014

Belgique : et maintenant, la présomption de maternité !

En Belgique, on a décidé d'en finir avec l'adoption par les couples homosexuels. A partir du 1er janvier entrera en vigueur une loi adoptée en juillet dernier, qui invente le statut de « comaternité » automatique pour les couples de lesbiennes « mariées » et prévoit une simple démarche administrative pour celles qui ne le sont pas. Dans le cadre du « mariage », cela s'appelle (il fallait l'inventer) la « présomption de maternité » pour celle qui n'est pas la mère biologique de l'enfant.

Et, non, ce n'est pas une histoire belge.

C'est au nom de la totale égalité de droits que les couples de lesbiennes se voient reconnaître cette facilité. L'enfant qui naît dans le cadre du mariage est supposée être l'enfant des deux partenaires ; nul besoin de suivre la longue enquête en vue de l'adoption, pas de complication.

Pour les couples de même sexe qui cohabitent sans être « mariées », la procédure sera calquée sur celle de la reconnaissance d'enfant dans le cadre d'une union de fait : il suffira à la partenaire de la mère biologique qui aura donné son consentement de se rendre auprès de la commune, et de faire enregistrer la chose, étant entendu qu'elle pourra aussi donner son nom à l'enfant.

Le côté surréaliste de l'affaire, c'est que la présomption de paternité est une mesure de protection de la famille et de sa stabilité : dès lors qu'un enfant naît d'une femme mariée, il est supposé être celui de l'époux légitime. La présomption en question peut être contestée pour rechercher le véritable père biologique, le cas échéant, ou pour permettre au mari qui s'estime trompé de faire reconnaître l'absence de lien entre lui et l'enfant (on ne parle plus d'enfant légitime…). Le principe est de partir d'une base stable, protecteur pour l'enfant et finalement aussi pour le mari et la femme.

La « présomption de maternité », vise une situation où au contraire, il est quasi certain que la « mère putative » n'a aucun lien biologique avec l'enfant. J'écris « quasi » parce qu'on peut imaginer – hélas – une fécondation in vitro avec un ovule de la « mère présumée », le sperme d'un quidam et une implantation chez la mère de gestation. Mais passons.

La « reconnaissance d'enfant » pousse le bouchon encore un peu plus loin et confirme, si besoin était, que la parentalité est en passe de devenir purement sociale en Belgique, fondée sur la volonté et le désir et non sur les faits.

En alignant ainsi les fables de l'homoparentalité sur les réalités du mariage, la Belgique prépare à coup sûr de nouvelles jurisprudences européennes. On le sait, la Cour européenne des droits de l'homme n'impose ni n'interdit la légalisation du « mariage » des homosexuels dans les pays membres du Conseil de l'Europe. Mais elle affirme qu'à statut égal, le traitement doit être égal quelle que soit « l'orientation sexuelle ». Exiger des couples d'homosexuels de passer par l'adoption peut être considéré comme une discrimination… Vous verrez !

On notera cependant que le législateur belge a décidé de distinguer entre les couples de lesbiennes et celles d'homosexuels mâles, le cas de ces derniers ayant été jugé plus compliqué ; pour eux, on s'est donné un temps de réflexion. Ils passent nécessairement par une mère porteuse s'ils ne veulent pas adopter un enfant sans lien biologique – et la « gestation pour autrui » est pour l'instant dans le flou en Belgique qui ne l'autorise ni ne l'interdit. Il est donc probable qu'une loi sur la « présomption de paternité » pour les homosexuels ne soit pas votée avant que cette question soit réglée. Mais alors on aurait cette nouvelle situation ubuesque : le bébé aurait un père certain (un petit test d'ADN, peut-être ?) dont le partenaire viendrait au chevet de l'accouchée comme le père présumé. L'accouchée, elle, n'étant rien.

La loi sur la comaternité a reçu le soutien de tous les partis politiques belges (y compris les chrétiens-démocrates) sauf le Vlaams Belang.

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24 novembre, 2014

Brésil : « mariage » gay collectif à Rio de Janeiro

Une méga-cérémonie a réuni plus de 1.500 personnes dans les magasins du port de Rio de Janeiro « Utopia »,  aménages en scène pour accueillir une cérémonie-spectacle : le « mariage » de 153 couples de même sexe. C’est la cinquième cérémonie collective de ce type organisé dans l’Etat brésilien où un jugement du Tribunal suprême fédéral a entériné en mai 2011 une pratique qui n’est pas reconnue par la loi ; c’est aussi la plus importante cérémonie de ce type au Brésil et dans le monde.
Elle a été conjointement organisée par le tribunal de justice de Rio de Janeiro et par le Secrétaire d’Etat à l’assistance sociale et aux droits de l’homme, en partenariat avec l’association des responsables des registres des personnes ressortissant de l’Etat.
Tout a commencé avec la performance d’un travesti, Jane Di Castro qui a interprété Emoções de Roberto Carlos : « elle » vit en couple avec son compagnon depuis 47 ans : « Nous sommes en train de vivre un paradis, c’est un accomplissement et une victoire. » Un acte militant, en effet, et un nouvel épisode de la nouvelle campagne qui met les « trans » en scène dans les instances officielles du monde pour promouvoir leur image.
La cérémonie s’est achevée par une réception offerte par le gouvernement de Rio.

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19 novembre, 2014

Le cardinal Burke affirme que c’est le diable qui sème la confusion à propos du mariage

Pour le cardinal Raymond Burke, il n’y a pas de doute : la confusion et les erreurs actuelles à propos du mariage sont l’œuvre du diable. S’exprimant devant quelque 300 délégués lors d’une conférence sur la famille et le mariage organisé par Catholic Voice à Limerick, en Irlande, il a déclaré samedi : « Même au sein de l’Eglise, il y a ceux qui voudraient obscurcir la vérité sur l’indissolubilité du mariage au nom de la miséricorde. »
Celui qui vient d’être remercié comme préfet de la Signature apostolique et renvoyé vers la fonction en l’occurrence peu honorifique de cardinal protecteur de l’Ordre de Malte est un cardinal jeune – 66 ans – qui a encore beaucoup à apporter à l’Eglise comme l’un de ses princes et fidèles serviteurs du pape. Il l’a montré en parlant clair sur les événements qui viennent de secouer à travers cet étrange synode dont il a publiquement regretté qu’il se soit focalisé sur la communion pour les divorcés « remariés », la cohabitation et le « mariage » des couples de même sexe.
Il faut écarter ces sujets, tenir ces controverses « brûlantes » « hors de la table » des discussions, a-t-il déclaré, affirmant qu’ils avaient détourné le synode de son véritable travail lors de la première session d’octobre, rapporte The Catholic Herald.
Le cardinal a rappelé que ces questions ne peuvent pas faire l’objet de discussions parce qu’elles sont déjà réglées. On ne peut envisager, en ce qui concerne l’accès à la communion, un assouplissement des restrictions imposées à ceux qui ont divorcé et qui se sont « remariés » sans faire constater la nullité de leur mariage originel : « Je ne parviens pas à comprendre comment – si le mariage est indissoluble et qu’une personne vit en contradiction avec cette indissolubilité du mariage – comment une telle personne peut être admise à recevoir la sainte communion », a-t-il déclaré.
Et de demander aux fidèles laïques d’écrire au Pape, aux autorités vaticanes, à leurs évêques, pour faire connaître leur manière de voir. Cet appel à l’action se double d’un devoir d’information et de formation des consciences ; et sur ce plan-là  le cardinal Burke est en première ligne.
Il a dénoncé avec colère la « mentalité contraceptive » qui est « contraire à la vie », l’accusant d’être à la source de la « dévastation qui chaque jour s’opère dans le monde par le jeu de l’industrie riche à millions de la pornographie », et de la « politique incroyablement agressive » du lobby homosexuel. Autant de réalités qui peuvent seulement aboutir au « profond malheur et même au désespoir de ceux qu’elles touchent ».
Le cardinal Burke s’est dit « poussé aux larmes » par les tentatives de mettre en place la « théorie du genre » dans les écoles : elle est « inique », a-t-il martelé, ajoutant qu’il ne devrait pas être permis d’exposer les enfants à une « pensée aussi corrompue ».
Mais « la société est allée encore plus loin dans sa confrontation avec Dieu et sa loi en détournant le nom du mariage pour qualifier les liaisons entre des personnes de même sexe ». C’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’il a précisé récuser le terme de « mariage traditionnel » pour désigner le mariage entre un homme et une femme.
« Je réponds : y a-t-il une autre forme de mariage ? J’ai peur qu’en utilisant ce type de terminologie nous ne donnions l’impression de penser qu’il existe d’autres formes de mariage : eh bien, nous ne le pensons pas. » Raison pour laquelle le cardinal Burke continue d’affirmer – il l’a dit lors de la conférence de Limerick, puis devant les journalistes venus l’interroger – qu’il refusera la communion à un homme politique catholique ayant voté pour le « mariage » des couples de même sexe.

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