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26 août, 2018

Explosif : le Pape François était au courant des abus sexuels du cardinal McCarrick. L’ancien nonce aux Etats-Unis, Mgr Vigano, demande la démission du pape


C’est une crise telle que l’Eglise catholique n'en a jamais connu tout au long de son histoire. Dans une lettre d’onze pages extrêmement circonstanciée, publiée par L'Homme nouveau, l’ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, Mgr Carlo Maria Vigano, affirme, en appelant Dieu à témoin, que le pape François était au courant des abus sexuels commis par le cardinal Theodore McCarrick et qu'il a personnellement levé les sanctions canoniques imposées à ce dernier par Benoît XVI peu après son accession  à la chaire de Pierre. De nombreux cardinaux hauts placés avaient été avertis, notamment par Mgr Vigano lui-même, du comportement outrageusement scandaleux de McCarrick, véritable prédateur qui a abusé sexuellement de nombreux séminaristes et prêtres dont il avait la responsabilité. Le prélat, animé d'un profond souci de l’Eglise, demande leur démission, allant jusqu'à accuser directement le François d'avoir délibérément participé à la conspiration du silence et d’avoir eu une « conduite grave, déconcertante et peccamineuse ».

Mgr Carlo Maria Vigano conclut sa lettre avec ces paroles terribles :

« François abdique le mandat que Christ a donné à saint Pierre pour confirmer les frères. En effet, par son action, il les a divisés, les a amenés à l’erreur et a encouragé les loups à continuer de déchirer les brebis du troupeau du Christ. En ce moment extrêmement dramatique pour l’Église universelle, il doit reconnaître ses erreurs et, conformément au principe proclamé de tolérance zéro, le Pape François doit être le premier à donner l’exemple aux cardinaux et aux évêques qui ont dissimulé les abus de McCarrick, et démissionner avec eux » (traduction de Riposte catholique).

Mgr Vigano témoigne d’avoir personnellement reçu ou transmis des informations, alerté ses supérieurs, soit en tant que Délégué aux représentations pontificales ou plus tard comme nonce à Washington, et constaté que de précédents nonces apostoliques à Washington avaient pris la mesure de la situation et obtenu que des sanctions soient imposées au cardinal McCarrick, sans doute en 2009 ou 2010 au plus tard, lorsque Benoît XVI a enfin été informé. Sanctions dont le cardinal Re a parlé à Mgr Vigano en 2010 alors qu’il venait d’être muté au gouvernorat de l’Etat du Vatican.

Il détaille les noms de ceux qui ont personnellement participé à l’occultation de ce que l'on savait et qui a provoqué chez lui un profond dégoût. Parmi ceux qui ont été dûment avertis : le cardinal Sodano, puis le cardinal Bertone, qu'il accuse d'avoir été à l'origine de « l'incroyable retard » avec lequel les sanctions avaient été prises. « Le cardinal devait quitter le séminaire où il vivait, il lui était interdit de célébrer la messe en public, de participer à des réunions publiques, de donner des conférences, de voyager, avec l’obligation de se consacrer à une vie de prière et de pénitence » – ce sont les sanctions actuellement prononcées contre McCarrick par le pape François, mais celui-ci avait commencé par les lever et à donner au prédateur homosexuel le droit de s'exprimer en public, de voyager, de faire de la représentation, selon un scénario que Mgr Vigano révèle avec toutes ses fourberies.

D'autres cardinaux, de Wuerl à Ouellet, étaient eux aussi au courant des accusations avérées pesant sur McCarrick, ainsi que de nombreux hauts responsables de la secrétairerie d’Etat. Vigano cite le cardinal Parolin, mais encore les cardinaux Levada, Baldisseri, Sandri, Lajolo, Mamberti, Filoni et Becciu qui étaient soit au courant des sanctions de par leur fonction, soit nécessairement avertis du fait de leurs liens fréquents avec la secrétairerie d’Etat.

Mgr Vigano précise :

« En ce qui concerne la curie romaine, je vais m’arrêter ici pour le moment, même si les noms d’autres prélats du Vatican sont bien connus, y compris très proches du pape François, tels que le cardinal Francesco Coccopalmerio et l’archevêque Vincenzo Paglia, qui appartiennent au courant homosexuel en faveur de la subversion de la doctrine catholique sur l’homosexualité, un courant déjà dénoncé en 1986 par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans sa Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la pastorale des personnes homosexuelles. Les cardinaux Edwin Frederick O’Brien et Renato Raffaele Martino appartiennent également au même courant, mais avec une idéologie différente. D’autres membres de ce courant résident même à la maison Sainte Marthe. »

Le cardinal McCarrick, qui s’est fortement et ouvertement réjoui de l'élection du pape François, a notamment été choisi par le pape François pour participer, en contournant la nonciature et avec Maradiaga et Wuerl, au choix des nouveaux cardinaux américains, parmi lesquels le cardinal Cupich et le cardinal Tobin, connus pour leurs prises de positions favorables au lobby homosexuel et leur soutien au P. James Martin qui prêche actuellement l’accueil des LGBT aux Journées mondiales pour la famille en Irlande.

Interrogé par LifeSiteNews, Mgr Vigano affirme :  « La raison principale pour laquelle je révèle aujourd'hui ces informations est liée à la situation tragique de l'Eglise, qui ne peut être réparée que par la vérité entière, de même qu'elle a été gravement blessée par les abus et les occultations. Je fais cela pour mettre fin à la souffrance des victimes et pour empêcher qu'il n'y en ait de nouvelles, et pour protéger l’Eglise :  seule la vérité peut la rendre libre. »

Mgr Vigano, 77 ans, ajoute qu'il a voulu « décharger sa conscience devant Dieu des responsabilités qui sont les siennes en tant qu'évêque de l'Eglise universelle ». «  Je suis un vieil homme et je veux me présenter devant Dieu la conscience tranquille », a-t-il ajouté.

 Il a précisé : «  Les secrets au sein de l’Eglise, y compris les secrets pontificaux, ne sont pas des tabous. Ce sont des instruments pour la protéger, elle et ses enfants, de ses ennemis. Ces secrets ne doivent pas être utilisés en vue de conspirations. »

On peut lire le texte complet de la lettre de Mgr Carlo Maria Vigano ici en français, ou encore ici sur la Porte latine, et ici en anglais.

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12 juillet, 2015

Etats-Unis : “Délivrez des licences de mariage homosexuel ou démissionnez”, dit le gouverneur du Kentucky, Steve Beshear

Steve Beshear, gouverneur démocrate du Kentucky
Le gouverneur du Kentucky, Steve Beshear, a publié un communiqué affirmant que les employés du gouvernement, et notamment les greffiers chargés de l'état-civil, doivent établir des licences pour les « mariages » homosexuels sous peine de licenciement. La menace formulée par le gouverneur démocrate précise que les fonctionnaires « sont tenus de reconnaître les mariages de même sexe comme valide et permettre à ceux-ci d'avoir lieu. » Elle a connu sa première exécution lorsque Steve Beshear a donné à un greffier (le « country clerk » comme on l'appelle aux Etats-Unis) l'ordre de choisir entre l'objection de conscience et la démission. C'est une mise en application concrète de l'arrêt Obergefell v. Hodges par lequel la Cour suprême des Etats-Unis a imposé le « mariage » gay à tous les Etats de l'Union.

Le greffier en question, Casey Davis, fait partie des officiers d'état civil qui dans nombre d'Etats ont décidé de ne pas suivre l'injonction de la Cour suprême et qui refusent de fournir des licences en vue du mariage aux couples de gays ou lesbiennes.

Il a été convoqué par le gouverneur qui s'est montré intraitable. Steve Beshear lui a dit : « Délivre des licences de mariage ou démissionne ! ». « Je ne peux pas démissionner… », a déclare Casey Davis à la presse : « J'ai une hypothèque à payer. »

Davis espérait voir Beshear convoquer une session législative extraordinaire en vue de discuter de la question de la liberté religieuse des chrétiens du Kentucky, et plus largement de ceux qui adhèrent à la définition traditionnelle du mariage. Le gouverneur a rejeté sa demande au motif que l'opération serait trop onéreuse : il a préféré opposer à Davis un ultimatum qui marque le mépris des partisans du « mariage » gay à l'égard de ceux qui s'y opposent pour des raisons religieuses – mais aussi par charité et amour des personnes homosexuelles puisqu'ils estiment que leur activité leur fait un tort à la fois spirituel et physique.

Le coût d'une session extraordinaire des législateurs du Kentucky est estimé à 63.000 dollars ; il s'en est tenu 9 au cours de ces 10 dernières années. Au total, 57 des 120 greffiers que compte l'Etat ont réclamé par lettre la tenue d'un tel débat.

Casey Davis : la prison plutôt que
la complicité avec le « mariage » gay
Casey Davis a refusé de plier devant les menaces du gouverneur Beshear: il ne compte ni délivrer des licences pour des « mariages » homosexuels ni démissionner. « La loi de la nature prévaudra sur n'importe quelle loi que l'homme mettra sur un bout de papier. Mon travail ne peut pas passer outre à ce que ma conscience autorise », a-t-il déclaré à la presse locale.

« Je ne suis pas à vendre », a-t-il insisté lors d'un manifestation en sa faveur peu avant son entretien avec le gouverneur. Davis a rappelé qu'il avait été choisi par les électeurs de son comté pour remplir la charge de greffier et qu'il avait juré « devant Dieu » de l'accomplir du mieux qu'il le pouvait . « C'est ce que j'ai l'intention de faire. »

Il a proposé que les licences pour « mariages » gays ne soient plus délivrées par des greffiers, personnes physiques, mais par voie automatisée en ligne, de même qu'on tient ses comptes ou que l'on fait ses courses en ligne. « Nous achetons nos permis de pêche et de chasse en ligne : pourquoi pas les licences de mariage ? Cela soulagerait les 120 greffiers de compté de cet Etat », a-t-il lancé.

Une autre greffière du Kentucky, Kim Davis, a refusé de délivrer une licence à deux gays qui voulaient se « marier » : la vidéo de leurs échanges a été postée en ligne et a déjà été vue plus 1,5 million de fois. Elle fait l'objet de poursuites de la part de l'American Civil Liberties Union (ACLU) qui réclame d'importants dommages et la saisie de la propriété de la greffière.

Si un partisans du « mariage » gay comme le gouverneur du Kentucky est prêt à sanctionner des objecteurs de conscience au nom d'une loi positive, l'affaire révèle que toutes les lois n'ont pas le même poids à ses yeux. Avant la décision de la Cour suprême, le Kentucky était sous le régime de l'amendement de « Protection du mariage » inscrit dans la loi de l'Etat. Jack Conway, procureur de l'Etat, s'était opposé en 2014 à la mise en œuvre cette loi au nom de son opposition à la « discrimination », en refusant d'interjeter appel contre une décision d'un juge de l'Etat qui avait ordonné que le « mariage » gay soit reconnu.

Casey Davis a dénoncé ce « deux poids deux mesures » en ajoutant que si la défense de sa liberté religieuse devait l'amener en prison, il était « prêt ».


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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...