Mardi, un « grand jury » du Texas saisi d'une enquête à l'encontre du Planning familial à la suite des vidéos cachées qui ont révélé un infâme trafic d'organes de bébés avortés, a décidé de classer sans suite les accusations. Dans le même mouvement, il a décidé de l'inculpation, de la mise en examen de deux militants du Center for Medical Progress, David Daleiden et Sandra, pour avoir proposé d'acheter des organes fœtaux alors que la loi du Texas l'interdit. Leur but était pourtant de révéler et de dénoncer ce trafic auquel le Planning semblait vouloir consentir avec empressement dans la dizaine de vidéos mises en ligne l'an dernier.
LifeSiteNews a mis en ligne une pétition de soutien à David Daleiden : c'est par là.
Soulignant l'horreur des pratiques mises au jour par Daleiden et son équipe, la pétition dénonce la décision de faire passer le jeune homme devant le tribunal alors qu'il s'est contenté d'avoir recours « aux méthodes acceptées du journalisme d'investigation infiltré ».
Les signataires demandent au grand jury de Harris County de retirer les « accusations absurdes » à l'encontre de David Daleiden et de porter leur attention sur « les pratiques inhumaines de Planned Parenthood, qui utilise les corps des bébés qu'ils ont tués pour en tirer du profit ».
David Daleiden a rendu un insigne service aux enfants à naître : il ne faut pas le laisser seul face à une justice aberrante.
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C’est ce jeudi que le Planned Parenthood américain a porté
plainte contre le Center for Medical
Progress (CMP) responsable de la mise en ligne de vidéos clandestines
mettant au jour le trafic d’organes d’enfants à naître auquel se sont livrés de
multiples établissements du principal pourvoyeur d’avortements aux Etats-Unis.
Le Planning familial américain s’appuie notamment que la loi RICO, une loi
fédérale sanctionnant le racket et la corruption et dont la cible est la mafia…
Le mémoire déposé par le Planning
accuse le CMP, une « entreprise criminelle complexe conçue et mise en
œuvre par des extrémistes anti-avortement » d’avoir utilisé des
« enregistrements illégaux pratiqués à grande échelle » pour
« diaboliser le Planned Parenthood, pour harceler et intimider son
personnel dévoué, pour interrompre ses opérations et, au bout du compte, pour
entraver l’accès des femmes à l’avortement légal ».
La plainte a été déposée à Irvine
en Californie, et vise à obtenir des indemnités civiles de la part du CMP en tant
qu’organisation mais aussi, de la part plusieurs de ses responsables pris
individuellement, parmi lesquels son enquêteur principal, David Daleiden.
Ils accusent le CMP et ses
responsables d’avoir utilisé des faux moyens d’identification et d’avoir trompé
le Planning sur la véritable nature de l’entreprise « BioMax » qui
proposait l’achat des organes et des tisses des bébés avortés afin d’obtenir
des rendez-vous avec les responsables et enregistrer les conversations
subséquentes en vue de leur publication.
La publication de ces vidéos,
largement relayée par les sites d’information libres tels LifeSiteNews, a
révélé des pratiques horrifiantes dont des responsables du Planning parlaient
sur un ton patelin, en avalant un verre de vin ou une salade ; par la parole
ou par les images, les manœuvres pratiquées pour obtenir des organes voir des
fœtus intacts ont été montrées au grand jour.
Parmi la dizaine de vidéos
publiées, plusieurs montrent comment des responsables du Planning discutent les
prix pour obtenir le plus possible de la fourniture des organes, des tissus ou
des fœtus entiers.
Le Planned Parenthood a riposté en
avançant l’intérêt de ces prélèvements pour la recherche médicale, le fait
qu’il se serait contenté d’obtenir un simple « dédommagement », et la
« manipulation » des vidéos qui aurait permis de lui donner le
mauvais rôle. Mais un groupe d’experts lié au parti démocrate n’a pas confirmé
ce dernier point, assurant que les séquences coupées n’avaient probablement
« pas d’intérêt » – pour certaines vidéos, l’ensemble des images
tournées a d’ailleurs été rendue publique.
Le visionnage de ces vidéos ne
laisse pas croire que le Planning se serait contenté de rentrer dans ses frais
et montre au contraire de nombreuses pratiques « barbares » selon le
CMP.
Celui-ci a réagi en qualifiant la
poursuite de « frivole », visant uniquement à lancer une
contre-offensive contre le journalisme d’investigation qui « n’a rien fait
d’autres que de dire la vérité sur les opérations illégales du Planning »
américain. « C’est une manœuvre désespérée… Ils sont confrontés à une
vérité horrifiante qu’ils ne peuvent justifier », a souligné Diane Black,
élue au Congrès.
Le Planning n’a en effet aucun
moyen qui lui permette de prétendre que les vidéos ne sont pas authentiques et
ne disent pas la vérité sur ses pratiques.
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Planned Parenthood privé de subventions publiques aux Etats-Unis ?
Ce serait l’asphyxie pour le principal pourvoyeur d’avortements du pays, et
pourtant les membres de la Chambre des représentants n’ont pas hésité à voter
cette mesure, vendredi, dans la foulée de la publication des vidéos qui
révèlent un trafic d’organes de fœtus avortés auquel se livrent de multiples
cliniques du Planning familial. Si le Sénat devait confirmer le vote – chose
peu probable toutefois – ce seraient 235 millions de dollars économisés chaque
année. Les élus leur ont donné une destination : la subvention des Federally
Qualified Health Centers qui proposent des soins dans le cadre des
programmes MediCare et MedicAid dans l’ensemble des Etats-Unis.
Les FQHC sont treize fois plus
nombreux que les centres du Planned
Parenthood, assurant un maillage bien plus serré du territoire, y compris
en zone rurale, et ils reçoivent huit fois plus de patients pour toutes sortes
de soins – hormis l’avortement, toutefois. Les 700 centres de Planning familial
ont réalisé quant à eux 327.653 avortements en 2013. Même si les subventions
publiques qui leur sont accordées ne sont pas censées couvrir les frais des
avortements, elles maintiennent pourtant ces centres en activité et concourant
ainsi indirectement au massacre des tout-petits.
Le vote des Représentants aura été
sans appel : la proposition « Cessez de subventionner Planned
Parenthood » (Defund Planned
Parenthood Act of 2015) a recueilli 241 votes pour, 187 contre : trois
Républicains ont voté contre la mesure, mais deux Démocrates ont rejoint les
rangs des « pour ».
Il s’agit d’une mesure provisoire
qui resterait en vigueur dans l’attente des conclusions de l’enquête du Congrès
pour établir si la récolte et la distribution d’organes de bébés avortés par le
Planned Parenthood contrevient aux
lois fédérales qui empêchent que ces pratiques se fassent à titre onéreux.
L’enquête déterminera également si, comme le suggèrent les vidéos mises en ligne
par le Center for Medical
Progress, des procédures interdites comme l’avortement par naissance
partielle ont été utilisées pour assurer la « qualité » des organes
et desfœtus eux-mêmes, ou si des
restrictions propres à certains Etats ont été contournées.
L’élue Marsha Blackburn a indiqué
qu’il s’agissait de « protéger les plus vulnérables », avec tout le
paradoxe que cela suppose : après tout, les bébés avortés sont déjà morts
au moment de la « récolte » d’organes et si celle-ci est
particulièrement révoltante, l’avortement lui-même l’est encore bien plus. Mais
il s’agit de faire respecter au moins les lois telles qu’elles existent en ce
qu’elles reconnaissent un statut spécifique à l’enfant à naître. Et plus
encore, d’empêcher le Planning familial de se livrer, avec une désinvolture qui
en dit long, à des trafic aussi odieux.
Une autre loi votée vendredi par
la Chambre des représentants des Etats-Unis qualifie d’« assassinat »
(meurtre avec préméditation) le fait de tuer un enfant né vivant en ayant
survécu à une tentative d’avortement.
Ni l’un ni l’autre texte ne
devrait passer l’obstacle du vote au Sénat ; de nombreux leaders provie et
un groupe de près de 30 représentants républicains provie auraient préféré voir
la proposition rattachée au texte sur le budget fédéral qui sera voté d’ici à
la fin du mois.
Du côté du Sénat, on craint
notamment une tactique de blocage de la part des Démocrates pour protéger les
subventions au Planning en menaçant de geler les activités du gouvernement des
Etats-Unis par le biais d’un veto présidentiel. Déjà utilisée, cette tactique
relève de l’« extrémisme politique », s’insurge le représentant
républicain Tim Huelskamp : « Prendre tout le gouvernement en otage pour
protéger un seul intérêt, spécialement lorsqu’il s’agit du massacre à grande
échelle d’enfants à naître et de la vente de leurs organes au plus
offrant. »
Les défenseurs du Planned Parenthood se répandent en
dénonçant les méchants provie qui veulent l’empêcher de fournir à des millions
de femmes les soins gynécologiques qu’elles ne pourraient obtenir ailleurs. En
2012, Obama avait affirmé que les femmes « comptent » sur les centres
de Planning pour obtenir des mammographies.
Abby Johnson, ancienne employée du
Planning qui s’est convertie grâce à la proximité et à l’amabilité d’équipes
provie, propose de démontrer
une nouvelle fois qu’il s’agit d’un mensonge, en invitant les femmes à demander
un rendez-vous pour une mammographie auprès du Centre du Planned Parenthood le plus proche de chez elles. Aucun ne dispose
du matériel nécessaire…
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C’est une
« révélation », mais elle était à la portée de quiconque voulait bien
se donner la peine et prendre le risque de mener une petite enquête sur
Internet : tout est vérifiable. Le Lepanto
Institute américain a publié cette semaine la liste des membres exécutifs
de la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie qui ont participé d’une
façon ou d’une autre à la promotion de la culture de mort : Planning
familial, avortement, « mariage » gay… Il ne s’agit pas d’accusations
fantaisistes, comme le montrent les sources mises en lien et que l’on trouvera
au grand complet ici.
La liste des responsables de la Rencontre qui
se déroule sous l’égide de l’archidiocèse de Philadelphie est par là.
Mgr Charles Chaput figure naturellement en tête ; 25 personnes
participent, à titre honoraire ou exécutif, parmi l’équipe d’organisation ;
7 d’entre elles présentent des profils problématiques du point de vue
catholique. Pourtant, les militants pro-LGBT ont été formellement exclus des
réunions de la Rencontre.
Malgré le sérieux des
informations, et le contexte d’un rassemblement explicitement catholique qui
accueillera le pape François lui-même, l’archidiocèse n’a pas trouvé d’autre
réponse que de publier un communiqué officiel dénonçant le Lepanto Institute qui a « une fois de plus apporté la preuve
qu’il ne cherche pas du tout à présenter des informations de manière utile ».
Il poursuit :
« Ni la Rencontre mondiale des familles – Philadelphie 2015 ni
aucun membre de son leadership ne
soutient le Planned Parenthood. Le
seul objectif de Lepanto est de semer la division, la confusion et le conflit
au sein de l’Eglise. Les actes de cette nature sont contraires à la tradition
chrétienne. Leurs informations ne doivent pas être prises au sérieux. »
Voilà qui est vif. Surtout, cela
ne répond pas aux allégations précises contenues dans les divers articles que
le Lepanto Institute a consacrés à
l’affaire. Et pour être complet, il faut souligner que l’auteur de ces
allégations n’a rien publié sans préalablement prendre contact avec le service
de communication du diocèse de Philadelphie, en demandant expressément que des
corrections, voire des démentis soient apportés le cas échéant, et proposant de
faire figurer le éventuels commentaires de l’archidiocèse dans son
article ; en l’absence de réponse il a même repoussé d’un jour la date de
publication pour donner à Ken Gavin, responsable de la communication, de réagir
quand même, selon le Lepanto Institute.
L’archidiocèse a préféré la voie
du communiqué hostile, une fois l’article mis en ligne. Il y a fait figurer une
phrase sur le Planned Parenthood à
laquelle Lepanto a riposté aussitôt.
Parmi les faits allégués, je
retiens ceux-ci, tristement exemplaires :
• Le
président de la Rencontre mondiale des familles, Robert
Ciaruffoli, a fait de multiples dons de campagnes à des personnalités
politiques dont certaines soutiennent vigoureusement l’avortement ; parmi
elles, Allyson Schwarz, gratifiée de 1.000 dollars en 2008 alors qu’elle a
fondé une clinique du Planned Parenthood en
1975 et en a été la directrice exécutive jusqu’en 1988. Elle a voté
systématiquement en faveur de la contraception, de l’avortement et du
« mariage » homosexuel au cours de sa carrière politique.
• Un co-président honoraire de la
Rencontre mondiale des familles est le gouverneur de la Pennsylvanie, Tom Wolf.
Il a personnellement servi comme accompagnateur aux abords d’une clinique du Planned Parenthood pour
« aider » les femmes à rejoindre l’avortoir malgré la présence de
manifestants provie ; il soutient activement le « mariage »
gay ; Cecile Richards, présidente du Planned
Parenthood des Etats-Unis a soutenu sa campagne pour devenir gouverneur de
la Pennsylvanie.
• Michael Nutter, maire de
Philadelphie et lui aussi co-président honoraire, a personnellement vanté le
caractère « sûr » des avortements pratiqués dans l’Etat où sévissait
Kermit Gosnell ; il a lancé une campagne pour distribuer des préservatifs
aux jeunes ; il a personnellement « marié » deux hommes
diplomates israéliens.
• David L. Cohen, co-président
exécutif, a levé 1,2 millions de dollars pour la deuxième campagne
présidentielle d’Obama, en attendant d’organiser bientôt un événement de
soutien à Hillary Clinton. Il a favorisé un activiste LGBT qu’il a nommé à la
tête du conseil de la diversité de Comcast.
• A ses côtés, Brian L. Roberts,
lui aussi au Conseil de la diversité de Comcast dont les programmes
multiculturels font aussi de la promotion LGBT, soutenant en même temps des
associations pro-avortement et pro-homosexuels.
• Au bureau exécutif, Denise
Morrison, directrice exécutive de Campbell’s Soup, est à la tête d’une société
qui n’a pas hésité à mettre en scène des « familles homosexuelles »
dans ses publicités , à soutenir le Planned
Parenthood, à promouvoir l’égalité LGBT et à sponsorisé des événements
homosexuels.
• Egalement au bureau exécutif,
Eric Foss, directeur exécutif d’Armark : c’est l’une des 379 sociétés
américaines qui ont cosigné une intervention amicus curiae dans l’affaire Obergefell
v. Hodges en vue d’obtenir une décision favorable de la Cour suprême au
« mariage » gay.
Il est difficile en effet de nier
tout lien entre les présidents, honoraires ou non, et les grands responsables
qui « portent » la Rencontre mondiale des familles, et le Planning,
contrairement à ce que prétend le diocèse de Philadelphie.
On aurait pu imaginer que celui-ci
mette en avant la nécessité de coopérer avec des personnes comme le gouverneur
de l’Etat ou le maire de la ville pour un événement d’une telle ampleur ;
l’intérêt d’y faire participer de potentiels sponsors… Le refus de prendre en
compte des couleurs politiques… Mais non. Rien. Si ce n’est un démenti qui ne
tient pas une minute.
Dans ce bas monde, peut-on éviter
toute forme de coopération avec des personnes qui non seulement ne partagent
pas les valeurs catholiques, mais n’hésitent pas à les bafouer et à la
contredire frontalement ? Sans soute non… Nous ne vivons pas dans une société de
« parfaits » ni même, tant bien que mal, dans une chrétienté où le
pécheur se sait pécheur. Mais il y a une marge entre les coopérations humainement
inévitables et la mise à l’honneur délibérée, entre assumer une situation de
fait et refuser toute contradiction et même toute interrogation alors que nos
sociétés crèvent précisément de cette culture de mort qui est au cœur de la
destruction des familles elles-mêmes.
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C’est peut-être la plus
choquante des vidéos mises en ligne par le Center for Medical Progress, qui dénonce le trafic d’organes de
fœtus avortés par la fédération américaine de Planning familial, sur la foi
d’une enquête menée depuis 30 mois. La 5e vidéo montre des images insoutenables
tournées lors de la présentation d’un fœtus de 20 semaines tandis que la
directrice de la recherche du Planned
Parenthood de Gulf Coast (les Etats riverains du Golfe du Mexique), Melissa
Farrell, explique que les avorteurs sont parfois à même de livrer des corps
« intacts » aux acheteurs pour le prélèvement d’organes et pour
l’expérimentation. On y voit des images extrêmement troublantes de bras et de
jambes parfaitement identifiables.
Attention, images choquantes…
Melissa Farrell précise aux
« acheteurs » – qui se présentent comme intermédiaires pour la
récupération d’organes de fœtus avortés recherchés par l’industrie de la
biotechnologie humaine – que les procédures d’avortement peuvent être modifiées
afin de procurer des organes intacts, voire pour obtenir un corps de bébé
intact.
« Ils peuvent s’organiser
pour que cela se fasse. Nous tricotons cela dans le contrat, et dans notre
protocole… nous nous écartons de nos normes habituelles afin de l’obtenir. (…)
Certains parmi nos médecins le font de manière à obtenir les meilleurs
spécimens, je sais donc que cela peut se faire. »
Lors d’un déjeuner avec l’équipe
d’enquêteurs clandestins, Farrell explique que les sommes payées pour les
organes et tissus de fœtus permettent d’obtenir une belle
« diversification du flux de revenus » pour Planned Parenthood Gulf Coast. C’est un propos important, qui est
même au cœur de cette affaire. Car s’il s’agit de l’aveu du fait que la
fourniture d’organes prélevés sur des fœtus humains avortés procure un profit
au Planning familial, cela donnerait plus de poids aux soupçons de trafic. Et
indiquerait que Planned Parenthood se
livre à des activités illégales : si la fourniture d’organes ne
contrevient pas en soi à la loi fédérale, la vente, elle, est sévèrement punie.
Melissa Farrell propose dans la
vidéo de facturer les organes à l’unité, en faisant varier les prix en fonction
de leur qualité qui correspondrait à la nécessité pour les avorteurs de
travailler de manière plus précautionneuse : « Si nous modifions
notre procédure, et que nous parvenons à obtenir des cadavres fœtaux intacts, nous
pouvons intégrer dans le budget » la couverture des
« dissections » afin de détailler les spécimens pour des livraisons
distinctes », l’entend-on dire.
Pour David Daleiden, qui est à
l’origine du projet CMP, la preuve est désormais faite que le Planning familial
recherche bien un profit à travers ces opérations. « Nous en sommes au
cinquième responsable du Planned
Parenthood qui évoque des paiements d’organes prélevés sur des bébés
avortés sans faire le moindre lien avec les coûts réels de la “donation d’organes”.
La conspiration étendue du Planning en vue de contourner la loi et gagner de
l’argent au moyen de tissus de fœtus avortés est désormais
incontestable », a-t-il déclaré.
Les dernières minutes de cette
séquence d’un quart d’heure montrent comment une employée du Planning de
Houston, Texas, sort d’un réfrigérateur une grande coupelle contenant les
restes d’un bébé avorté à 20 semaines.
« C’était un jumeau »,
précise la jeune employée pendant qu’un technicien trie dans les restes pour
récupérer un poumon. On voit clairement des mains et des pieds. Les employés
expliquent ensuite qu’on arrive à trouver des organes « vraiment
intacts », qui « sortent vraiment, vraiment bien », surtout sur
les spécimens de « 20, 22 semaines ».
Et d’expliquer que la possibilité
d’extraire les bébés intacts dépend du « degré de coopération du patient
pendant la procédure », spécialement lorsqu’on est « arrivé à
maximiser la tolérance à la douleur ».
Par respect de la sensibilité de
mes lecteurs, je ne mets en ligne qu’une image pixellisée de cet enfant
torturé, massacré, dépecé dans le sein de sa mère. On trouvera des photos
parfaitement, horriblement explicites à la fin de l’article de LifeSite, ici,
pour prendre la mesure de ce qui se passe dans les locaux du Planning familial
aux Etats-Unis – ce Planning qui fait partie de la Fédération internationale du
Planning familial au même titre que son homologue français.
Les provie américains se battent
pour obtenir à tout le moins que le Planned
Parenthood ne reçoive plus de fonds publics, lui qui reçoit une bonne part
de ses énormes revenus de la part de l’administration américaine : 500
millions de dollars annuels pris dans la poche des contribuables. Une motion
visant à faire cesser les subventions publiques au profit du Planning a échoué
lundi soir au Sénat, le leader républicain Mitch McConnell ayant bloqué le vote
majoritaire de 53 contre 46 en sa faveur au moyen de règles parlementaires
exigeant un une majorité de 60 réactivées pour l’occasion. Barack Obama avait
de toute façon annoncé qu’il opposerait son veto si la loi était votée.
Au-delà de la pratique illégale de
trafic dont est accusé le Planning – et qui mérite à l’évidence une
enquête pénale – les vidéos mises en ligne par le CMP montrent l’avortement
lui-même dans toute son horreur.
Cet aspect est totalement passé
sous silence dans la grande presse qui se contacte de qualifier les vidéos de
mensongères en soutenant la posture du Planning qui affirme ne pas tirer profit
des prélèvements d’organes, sans les nier.
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La semaine passée a été marquée
par la publication d’une 4e vidéo clandestine tournée dans un laboratoire où
l’on « évalue » des fœtus avortés dans une clinique du Planned Parenthood américain. On y voit un
médecin du Planning familial discuter avec l’« acheteur » qui fait
semblant de négocier un contrat d’acquisition d’organes fœtaux en insistant sur
la manière dont les choses seront officiellement présentées, pour éviter les
accusations de trafic. Malgré le soutien dont bénéficie le Planning de la part
des grands médias, le Center for Medical
Progress qui a travaillé pendant 30 mois au tournage de ces documents le
gêne assez pour avoir été plusieurs fois poursuivi. Le blocage judiciaire de la
mise en ligne de certaines vidéos est le signe d’une peur devant des
révélations de plus en plus choquantes.
Au cours de la discussion qui met
en scène l’acteur qui prétend acheter des organes pour un laboratoire de
biotechnologie humaine et le Dr Savita Ginde, vice-présidente et
directrice médicale du Planned Parenthood
des Rocky Mountains, celle-ci suggère que l’objectif de l’«
approvisionnement » apparaisse comme relevant de la recherche, et non
l’utilisation commerciale, dans la mesure où cela apparaît comme plus
« acceptable » dans la sphère publique.
Elle propose alors
d’« uniformiser » le discours des différents Plannings qui se livrent
à ce type d’approvisionnement et insiste pour qu’ils s’accordent à la fois sur
le discours public à tenir et sur la tarification, qui aura pour motif le temps
passé et le coût des opérations de prélèvement. Il est important,
souligne-t-elle, que cela apparaisse comme un défraiement, et
l’« acheteur » approuve, ajoutant que l’approvisionneur doit être
« heureux » des tarifs proposés afin que chacun s’y retrouve.
La discussion porte également sur la
qualité des organes et tissus fournis qui doivent faire l’objet d’un contrôle
visuel préalable avant d’être transmis de manière à assurer leur utilité.
Les images, violentes, s’achèvent
sur ces mots du laborantin qui examine froidement le cœur, les reins, les
petites jambes, évidemment humaines, dont il fait le tri : « C’est
encore un garçon ! »
Tout cela est si macabre et si
révoltant que Planned Parenthood
multiplie les lignes de défense. Avec le soutien de la Maison Blanche…
Lors d’une conférence de presse,
jeudi, l’attaché de presse Josh Earnest a déclaré que les quatre vidéos mise en
ligne par le Center for Medical Progress
étaient « totalement inexactes ». Interrogé par un journaliste de
Breitbart sur ses sources, Earnest a reconnu qu’il ne faisait « que
répéter ce qu’avait dit le Planning familial », et que personne à la
Maison Blanche ne les avait regardées. Surtout pas Obama. Il n’en a pas moins
dénoncé les vidéos comme éléments d’une « tactique extrémiste »,
accusant le CMP d’avoir « tordu » le sens des propos tenus par un
habile montage.
L’accusation ne tient pas une
seconde, puisque l’ensemble des vidéos montées ont été mises en ligne en même
temps que les rushes
complets, permettant à chacun de constater que leur sens n’a pas été
modifié.
Deux procédures judiciaires ont
été engagées contre le CMP.
La Cour supérieure de la
Californie a émis mercredi une ordonnance empêchant temporairement le CMP de
mettre en ligne des vidéos montrant trois membres de la direction de
StemExpress, acheteur d’organes de fœtus avortés auprès du Planning des
Etats-Unis, en attendant un examen sur le fond, le 19 août.
Il faut savoir que le Planning ne
nie pas le transfert d’organes vers ce type d’entreprise de biotechnologie,
parfaitement légal, mais il affirme qu’il ne reçoit aucun paiement hormis la
couverture des coûts du prélèvement, de la conservation et de la remise des
organes fœtaux, ce qui tomberait sous le coup de la loi. C’est ce que suggèrent
cependant les vidéos dont l’authenticité n’est pas niée et où l’on retire cette
impression des propos mêmes des employés du Planned
Parenthood tels que les vidéos permettent de les entendre.
David Daleiden a réagi
en soulignant que l’ordonnance n’allait pas empêcher que l’affaire ne continue
d’éclore, étant donné qu’elle vise seulement les images où les employés de StemExpress
sont visibles et s’expriment – alors même que la société demandait la
suppression de l’ensemble des vidéos.
Daleiden a ajouté
dans une interview à CNN que la demande de StemExpress semble indiquer que
cette société veut éviter à tout prix la mise en ligne d’une vidéo montrant
qu’il y a des cas de récupération d’organes sur des enfants nés vivants à la
suite d’un avortement raté.
« Lors d’une réunion avec les
chefs de la direction, ceux-ci ont avoué qu’il leur arrive d’obtenir des fœtus
intacts de la part des cliniques d’avortement avec lesquelles ils travaillent,
ce qui pourrait constituer un élément de preuve de (l’utilisation) de bébés nés
vivants. Et c’est pour cela qu’ils essaient de faire empêcher la publication de
ces vidéos ; ils en ont très peur », a-t-il expliqué.
Dans la deuxième affaire, un juge
fédéral de Californie a rendu une ordonnance, vendredi, à la demande du National Abortion Federation des
Etats-Unis, pour empêcher la mise en ligne de vidéos mettant en scène des
employés ou des responsables du syndicat national professionnel des avorteurs.
Le juge de district William H.
Orrick de San Francisco a dit prendre
cette décision en attendant de juger l’affaire au fond, lundi, au motif qu’en
son absence, « la NAF risquerait de souffrir de dommages irréparables,
sous forme de harcèlement, d’intimidation, de violence, de violation de la vie
privée, d’atteinte à la réputation », ajoutant que sa décision a été prise
« dans l’intérêt du public ».
Si atteinte à la réputation il y
a, c’est bien que les protagonistes involontaires de ces films y trouvent matière
à avoir honte. En l’occurrence, ce sont leurs propos lors de plusieurs
rencontres annuelles qui posent problème : l’équipe du CMP avait pu y
accéder en se faisant passer pour des représentants de sociétés acheteuses d’organes
fœtaux. Les rushes ont été enregistrés en Californie, Etat dont la loi oblige à
obtenir le consentement de toutes les personnes figurant sur une vidéo même
tournée en public.
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Une nouvelle vidéo publiée par le Center for Medical Progress est venue
ce mardi apporter une confirmation supplémentaire du trafic d’organe auquel se
livre, en pleine violation de la loi américaine, le Planned Parenthood Federation des Etats-Unis. Le troisième film mis en ligne par les
enquêteurs provie à la fin de 30 mois de tournage clandestin montre une
nouvelle responsable du Planning familial discuter le prix des éléments de
fœtus qui peuvent être négociés à la suite d’avortements. Il montre aussi
comment des responsables du Planning font le compte d’organes utilisables dans
une coupelle de laboratoire à la suite d’un avortement, avec des acheteurs
potentiels : attention, les images peuvent heurter profondément. La vidéo
propose enfin le témoignage d’une jeune femme spécialisée dans les prélèvements
sanguins racontant comment elle a été embauchée, sans le savoir d’emblée, pour
prélever des organes « intéressants » pour la revente.
Le Center for Medical Progress ne s’arrêtera certainement pas là :
son principal enquêteur, David Daleiden, a fait savoir à LifeSiteNews que la
publication des films réalisés clandestinement continuera pendant des semaines,
voire des mois.
La vidéo qui vient d’être mise en
ligne propose notamment l’enregistrement clandestin d’une conversation entre la
vice-présidente et directrice médicale du Planning familial des Rocky
Mountains, Dr Savita Ginde – responsable des cliniques d’avortement du
Colorado, du Nevada, du Nouveau Mexique et du Wyoming – avec le vidéaste qui se
présente comme acheteur d’organes et de tissus fœtaux pour le compte d’une
société de biologie humaine. Le médecin parle du prix demandé par Planned Parenthood et semble indiquer
une préférence pour un paiement par organe ou par élément du corps, afin de maximiser
les revenus : « Je croix que la démarche élément par élément
fonctionne un peu mieux, car cela nous permet de voir exactement ce que nous
pouvons en tirer », dit le Dr Ginde à propos d’un enfant avorté à un peu
plus de 11 semaines.
La conversation se déroule dans
une salle médicale où un employé du Planning évalue le petit corps
avorté : on distingue nettement deux petites jambes et d’autres parties
reconnaissables. Le faux acheteur regarde et évalue la valeur de
« compensation » des organes à « 200 ou 300 dollars ». Un
assistant médical ponctue la proposition des mots : « Cinq
étoiles ! »
Ces images bouleversantes,
révoltantes, Holly O’Donnell les a trop souvent vues dans la réalité. La jeune
femme, phlébotomiste spécialiste des prises de sang, a travaillé quelque temps
comme responsable des prélèvements chez StemExpress LLC, dont le flyer
publicitaire promet au Planning des « bénéfices financiers pour leurs
cliniques » en cas de récupération d’organes et de tissus fœtaux.
Embauchée à la suite d’une
candidature par mail en 2012, pensant devoir procéder à des prises de sang,
elle avait été confrontée dès son premier jour de travail à une coupelle
sanguinolente où son formateur lui avait montré un par un les bras, les jambes,
la tête d’un petit fœtus avorté. Holly devait ensuite récupérer les parties en
les identifiant, à l’aide de pincettes.
« J’ai pris les pincettes. Je
les ai portés dans la coupelle. Je me rappelle que j’ai saisi la jambe… et au
moment où je la prends je sens comme des morts et des douleurs envahir mon
corps. En fait, je me suis évanouie. »
On lui fait sentir des sels, on
l’amène dans l’infirmerie. Une autre employée tente de la rassurer en lui
disant : « Ne t’inquiète pas. Ça nous arrive encore à plein d’entre
nous. Certaines ne s’y font jamais. »
Holly O’Donnell est restée malgré
tout. Même si elle a fini par comprendre que les responsables de l’entreprise
« n’étaient pas du tout à la recherche d’une personne capable de
compassion : ils voulaient seulement trouver quelqu’un qui puisse
récupérer plus d’argent, le plus d’échantillons possible – quelqu’un qui puisse
faire progresser le chiffre ».
Elle atteste également que
l’infirmière en chef du Planning était avant tout soucieuse de voir StemExpress
LLC récupérer le maximum de « spécimens » : « Les autres
s’en fichaient, mais l’infirmière chef avait cette préoccupation parce qu’elle
savait que Planned Parenthood
obtenait une compensation. »
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