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22 janvier, 2022

Mgr Arthur Roche dénonce l’« individualisme » et le « relativisme » des fidèles de la messe traditionnelle

Mgr Arthur Roche, l’archevêque anglais nommé l’an dernier par le pape François à la tête de la Congrégation pour le Culte divin, vient d’ajouter un peu plus d’huile sur le feu des guerres liturgiques qu’il contribue à entretenir depuis son entrée en fonction. Dans un entretien accordé à Catholic News Service – l’agence de presse de la conférence des évêques des Etats-Unis – l’auteur des méchantes Responsa au sujet des questions posées par « des évêques » sur la mise en œuvre de Traditionis custodes accuse les fidèles de la liturgie traditionnelle de l’Eglise d’« individualisme » et de « relativisme ». C’est clair, il ne veut voir qu’une seule tête. Au passage, il accrédite l’idée selon laquelle la lex credendi de l’Eglise catholique a bel et bien été modifiée par la liturgie « post-conciliaire » ; s’il n’y avait pas de différence à cet égard entre la messe « de saint Pie V » et le Novus ordo, pourquoi faire un tel foin ?

En outre, il ose prétendre que la majorité des évêques soutiennent pleinement Traditionis custodes – ce qui est démenti ne serait-ce que par le fait qu’un grand nombre d’entre eux ne l’ont pas pleinement mis en œuvre à ce jour dans toute sa brutalité. A ce sujet je vous invite d’ailleurs à lire, ou à relire, « La face cachée de l’histoire de Traditionis custodes », où Diane Montagna relève quelques-unes des manipulations qui ont servi à démanteler l’œuvre du pape Benoît XVI en faveur du rétablissement du droit de cité de la messe traditionnelle.

Catholic News Service n’a pas publié une retranscription complète de son interview avec Mgr Roche, se contentant de rapporter certain de ses propos. Comme celui-ci, à propos des « passions » qui seraient à l’œuvre dans la tourmente actuelle :

« L’Eucharistie est au cœur de ce que nous sommes en tant que catholiques ; c'est la chose à laquelle nous apportons tout ce qui est en nous et dans laquelle nous puisons tout ce qui nous soutient et nous aide à rendre témoignage au Christ dans le monde dans lequel nous vivons », a-t-il déclaré le 21 janvier lors d'une interview dans son bureau, selon CNS.

La messe reflète également ce que l'Église est et croit, a-t-il ajouté, de sorte que le rite utilisé ne se réduit pas à une question de préférence ou de sensibilité personnelle, rapporte CNS en style indirect.

Et voici donc ses accusations à l’égard de ceux qui préfèrent le rite traditionnel, présentés en quelque sorte comme refusant de faire partie du Corps du Christ :

« Je pense que l'un des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui est que nous vivons dans un monde très individualiste, un monde très relativiste, où la préférence individuelle se place au-dessus du bien commun et de l’expression commune. Je pense que c’est une chose très dangereuse, et c’est une chose qu’en tant que chrétiens, nous devons vraiment prendre très au sérieux. »

Un peu comme les récalcitrants face au vaccin COVID, voilà les fidèles du rite traditionnel accusés de ne pas jouer le jeu communautaire, ce qui justifie évidemment aux yeux de Roche de les considérer comme des catholiques de seconde zone. Ils sont dangereux. Contaminants, peut-être ? Contagieux ?

Quoi qu’il en soit, l’affirmation ne manque pas de sel, puisque justement dans le rite traditionnel le prêtre s’efface devant le Christ et son sacrifice, tandis que dans le nouveau rite, il est beaucoup plus visible, imprimant sa marque individuelle sur la liturgie, y compris à l’occasion au moyen d’une insupportable « créativité »…

Mgr Roche a fait référence au cours de sa conversation avec CNS aux Actes des Apôtres (2:42), qui décrivent ce que signifie pour les chrétiens l’appartenance à l’Eglise : « Ils persévéraient dans la doctrine des Apôtres, dans la communion de la fraction du pain, et dans les prières. »

Il a souligné que ces quatre éléments impliquent de reconnaître l'autorité dont jouissent les évêques en communion avec le pape pour gouverner l’Eglise, de construire l’unité au sein de l’Eglise, de célébrer l’Eucharistie ensemble et de prier les uns à côté des autres. Ces quatre éléments vont ensemble, a-t-il dit, assurant qu’ils contredisent « ce qui est relativiste, ce qui est individualiste au sein de nos communautés aujourd'hui ».

Voilà donc la volonté de prier comme l’Eglise l’a fait depuis des siècles taxée d’individualisme, alors que les changements majeurs apportés par l’aggiornamento liturgique avec ses célébrations diverses et même disparates d’un pays à l’autre, voire d’un prêtre à l’autre seraient marqués du sceau du respect de la tradition apostolique.

Sans doute Mgr Roche a-t-il raison de dire, de manière finalement très traditionnelle – à ceci près qu’il évoque une messe profondément remaniée, soigneusement modifiée en un temps record par la volonté de quelques-uns dont les nouveautés, à ses yeux, doivent s’imposer sans partage au point de gommer la messe latine d’antan :

« Ce n’est pas la messe du pape, ce n’est pas ma messe, ce n’est pas votre messe. C’est la messe de l’Eglise. C’est la manière dont l’Eglise a décidé que nous nous exprimons en tant que communauté dans le cadre du culte, et la manière dont nous nous imprégnons des livres de la liturgie de la doctrine de l’Eglise. »

CNS affirme que selon Roche, les différences entre les messes avant et après Vatican II ne se limitent pas à l'utilisation du latin, du chant, du silence et de la direction vers laquelle le prêtre est tourné. Je cite encore CNS : « La promotion de la liturgie d’avant Vatican II comme étant en quelque sorte plus sainte ou plus priante que la liturgie actuelle “n’est pas fondamentalement un problème liturgique, c’est un problème ecclésial”, a déclaré l'archevêque. La messe actuelle, avec une sélection plus riche de prières et de lectures de l'Écriture, reflète et renforce la compréhension que l'Église a d’elle-même en tant que peuple de Dieu. »

Cette compréhension, ne l’avait-elle pas avant le concile Vatican II ? Tel semble bien être l’avis de Mgr Roche, qui a encore déclaré :

« Ce qui nous a été donné par le concile, qui a classé et concrétisé l’enseignement de l’Église sur elle-même et sa compréhension du rôle des baptisés et de l’importance de l'Eucharistie et de la vie sacramentelle de l’Église, n’est pas sans importance pour l’avenir de l’Église. »

Selon CNS, il a également déclaré que les évêques réunis lors du Concile Vatican II, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ont dit : « C’est la direction dans laquelle nous avançons. » L'important dans l'Eglise étant sans doute « d’avancer », pour entrer dans les fameux « processus » du pape François… « Traditionis Custodes est vraiment un appel à prendre très, très au sérieux l’unité de l'Église, notre être ensemble pour la célébration de la fraction du pain et la prière », a insisté Mgr Roche.

Avec le nouvel Ordo, a-t-on vraiment atteint ine conscience plus profonde de l’Eucharistie et de la vie sacramentelle ? Bien sûr ! Les églises sont pleines, la pratique religieuse est au sommet, les confessionnaux ne se sont pas vidés, les jeunes se marient avant de vivre ensemble, les familles ont le souci de baptiser leurs tout-petits, les jeunes connaissent la doctrine de leur foi, les vocations sacerdotales fleurissent, et le pape François n’a pas bruyamment désapprouvé les prêtres qui avaient osé organiser l’accès aux sacrements pendant les confinements COVID !

Quant à la fracture, à la division que met en place Traditionis custodes là où Summorum pontificum œuvrait à la paix à l’intérieure de l’Eglise, Mgr Roche la nie, accusant les seuls fidèles de la messe qui a sanctifié tant de générations de rupture et de désunion.

Balayant « beaucoup de fanfaronnades sur les blogs », Mgr Roche s’est dit convaincu que la majorité des évêques de rite latin et la majorité des catholiques de rite latin dans le monde comprennent l’importance de prier et de célébrer l’Eucharistie avec la même messe. Il affirme même selon CNS que grâce à ses contacts réguliers avec les évêques et les conférences épiscopales, il sait que la plupart des évêques ont « accueilli à bras ouverts le rappel du pape au concile et à l’unité de l'Église et qu’ils sont très favorables à ce que dit le Saint-Père ».

« Évidemment, les gens ont des préférences, a déclaré l'archevêque. Mais les catholiques doivent examiner plus profondément ce qu'ils expriment lorsqu'ils manifestent ces préférences. “Lorsque les gens disent : ‘Eh bien, je vais à la messe du Père Untel’, eh bien le Père Untel n’est que l’agent. C’est le Christ qui est actif dans la messe, c’est le prêtre qui agit in persona Christi – la personne du Christ, le chef de l’Eglise » a-t-il dit.

Mais s’il croit cela est vrai, pourquoi justifier de l’avoir mis tellement au second plan derrière le célébrant ? Pourquoi applaudir parce qu’on a largement gommé la sacralité de la messe et son caractère sacrificiel ? 

Cela semble décidément un système : déployer habilement, en les dénaturant, les arguments de ceux qui veulent simplement sauvegarder le trésor de la liturgie traditionnelle qui plaît à Dieu, et qui les nourrit spirituellement comme elle a nourri d’innombrables générations de chrétiens. Ainsi Mgr Roche déclare :

« Lorsque nous allons à la messe, même si la musique n’est pas celle que nous choisirions personnellement – et encore une fois, c’est l’individualisme qui entre ici en jeu – nous devons nous rendre compte du fait que nous nous tenons aux côtés du Christ sur sa croix, qui redonne tout au Père à travers cette Eucharistie. »

J’aimerais savoir comment on peut dire de telles choses sans rire en pensant aux « messes guitare », aux « messes chansonnettes », au « messes des jeunes » et aux « messes des vieux » (pardon, ce n’est pas gentil de désigner ainsi les messes du dimanche dans les campagnes déchristianisées où l’on ne voit que quelques têtes blanches)…

Mais Roche s’obstine :

« La messe rend présent tout ce que le Christ a fait pour notre salut ; pas simplement pour, vous savez, le salut de Jim ou de Mary, mais pour notre salut. Nous sommes l’Église. Nous ne sommes pas des individus. Nous appartenons à un corps qui se définit par les enseignements du Christ que nous avons reçus dans la fidélité, et que nous devrions, dans la fidélité, également mettre en œuvre afin de créer cette unité et de créer cette harmonie. »

C’est donc ça. Le salut collectif. Le collectivisme de la Rédemption. C’est en tout cas au nom de cette fusion dans la masse que l’actuel préfet de la Congrégation pour le culte divin désigne les fidèles de la messe traditionnelle par laquelle ils espèrent que leur âme personnelle sera sauvée comme des infidèles.


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07 janvier, 2021

Vidéo du pape : en ce mois de janvier, François appelle à la fraternité interreligieuse.

Comme tous les mois, le pape François a publié début janvier son « intention de prière » sous la forme d’une courte vidéo destinée à tous, et spécialement, vu son format, aux catholiques du rang soucieux de s’unir à la prière de l’Eglise. « La Vidéo du pape » propose en ce début de 2021 de prier « au service de la fraternité », dans la droite ligne de l’encyclique Fratelli Tutti et de la Déclaration d’Abu Dhabi – et dans un évident syncrétisme qui n’a sans doute jamais été aussi visible dans sa simplicité et dans sa concision.

C’est en un message de moins de 160 mots que François lance son appel à prier comme et avec tous les croyants, au moyen d’une iconographie qui met en avant les différences religieuses et qui les valorise.


Après les premières images du pape, qui s’exprime en son espagnol natif bien argentin, on voit ainsi une femme qui égrène pieusement son chapelet. Sans transition, on passe à une jeune musulmane voilée qui accomplit sa prière rituelle sur un tapis ; quelques secondes plus tard, c’est au tour d’un juif de se balancer, calotte sur la tête et talit – châle rituel – sur les épaules.

Les trois « orants » envoient ensuite (s’envoient mutuellement, sans doute) un smiley « prière » depuis leurs téléphones portables et se retrouvent peu après, masqués, pour servir une soupe populaire (apparemment végétarienne, composée de pois chiches chauds !) à des démunis de type caucasien.

L’idée ? Ayant prié chacun ce Dieu qui nous fait tous « frères et sœurs », les protagonistes de la vidéo sont prêts pour une charité qu’ils dispenseront de concert et sans distinction de foi ni de personnes. De là à comprendre qu’ils adorent le même Dieu, qui les anime d’un même amour fraternel, il n’y a qu’un pas que la vidéo cherche à faire franchir à son public.

Ainsi l’exprime la bande son, par la voix du pape François :
« En priant Dieu à la suite de Jésus, nous nous unissons en tant que frères et sœurs à ceux qui prient selon d’autres cultures, d’autres traditions et d’autres croyances. 
« Nous sommes des frères et sœurs qui prient. 
« La fraternité nous amène à nous ouvrir au Père de tous et à voir dans l’autre un frère, une sœur avec qui partager la vie, se soutenir, s’aimer, se connaître. »
Il s’agit bien d’une prière d’union, d’une prière qui possède des caractéristiques communes en ce qu’elle s’adresse à un même Père et qu’elle émane d’une seule famille, celle des êtres humains parmi lesquels les différentes croyances sont signes d’une distinction, mais non d’une séparation fondamentale. L’idée de « frères dans la foi » – ceux « surtout » envers lesquels  saint Paul disait qu’il fallait faire le bien – disparaît ; tout comme l’idée que nous devenons enfants de Dieu, et donc, frères et sœurs, par le baptême qui efface en nous la trace du péché originel et nous arrache à la puissance du mal.

Si bien que la plus grande marque de charité envers ceux qui ne partagent pas notre foi n’est pas de leur dire qu’ils adorent avec nous un même Dieu, mais de prier et d’agir – chacun selon ses dons propres – pour qu’ils deviennent réellement comme nous enfants du Père dans le corps mystique du Christ !

Mais dans sa vidéo, le pape affirme plutôt :
« L’Eglise valorise l’action de Dieu dans les autres religions… »
Ce qui n’est pas exactement la même chose que de dire que le Saint Esprit souffle où Il veut pour attirer les hommes à la vraie foi, à l’adoration en esprit en vérité. Au contraire, dire cela revient à affirmer que Dieu agit dans les autres religions, à travers elles, en voulant leur diversité comme le dit explicitement la Déclaration d'Abu Dhabi, et fait comprendre au quidam qui jamais ne la lira que c’est très bien d’être musulman ou autre chose pour atteindre la charité : l’amour de Dieu et des frères.

Immédiatement, le texte poursuit :
«… sans pour autant oublier que pour nous chrétiens, la source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans l’Évangile de Jésus-Christ. »
Je me souviens de l’agacement du très regretté Jean Madiran lorsqu’il voyait sous la plume d'un prélat l’expression « pour nous chrétiens » avant l’affirmation d’une vérité de la foi, parce que c’est déjà une forme d’expression relativiste. Le pape est ou devrait être par excellence celui qui nous fortifie dans la foi, non en affirmant ce que nous pensons ou savons comme chrétiens, tandis que d’autres ont d’autres croyances, mais ce que nous savons et croyons parce que nous le tenons de la Révélation, de celui qui est personnellement et divinement la Voie, la Vérité et la Vie. La source de notre fraternité est que nous sommes en Jésus-Christ et par le Saint-Esprit les enfants du Père éternel – et notre Dieu est Trinité, un seul Dieu en trois Personnes.

Dire cela ne serait-il donc plus un scandale et un blasphème du point de vue des musulmans, pour ne parler que d’eux ? Bon, il est vrai que dans ce type d’occurrences, le pape François ne parle guère de la Sainte Trinité…

Au contraire – si je puis dire – il poursuit :
« Nous les croyants devons retourner à nos sources pour nous concentrer sur l’essentiel. L’essentiel de notre foi, l’adoration de Dieu et l’amour du prochain. »
Nous les croyants : les catholiques ? Vous n’y êtes pas du tout. Pendant que le pape prononce ces mots, on voit la jeune musulmane plier son tapis, lire son texto, et poser son téléphone près du coran ; puis c’est au tour du juif de recevoir le SMS, après quoi les trois se retrouvent à leur rendez-vous pour installer leur soupe populaire.

A chacun, donc, de se concentrer sur les racines de sa propre croyance pour arriver à une action commune : où la fraternité et la coopération deviennent le but recherché, et la recherche de la vérité et l’obtention du salut par la foi au vrai Dieu, Un et Trine.

Conclusion :
« Prions pour que le Seigneur nous donne la grâce de vivre en pleine fraternité avec nos frères et sœurs d’autres religions, en cessant de nous opposer, et en priant les uns pour les autres, ouverts à tous. »
Message reçu.

Mais pour faire bonne mesure, le site « thepopevideo.org » propose le communiqué de presse qui accompagne cet « appel à la fraternité », appel à s’unir « en tant qu’êtres humains, en tant que frères et sœurs, « à ceux qui prient, chacun selon sa propre tradition, selon ses propre croyances ».

Et le P. Frédéric Fornos, jésuite – ce sont les jésuites qui depuis 1844 animent le Réseau mondial de la prière – commente :
« Après une année 2020 marquée par l’impact de la pandémie, tant sur le plan sanitaire que sur le plan socio-économique, il est particulièrement important que cette intention du Saint-Père nous aide à nous percevoir réellement comme des frères et sœurs sur le chemin de la paix, devenue de plus en plus nécessaire. Pour François, le rôle des religions est fondamental dans ce but ; c’est ce qu’il a signifié en signant le Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, avec le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayyeb. Un peu plus d’un an plus tard, il développe plus profondément ses idées dans sa dernière encyclique, Fratelli tutti, notamment au chapitre 8 : “Les différentes religions, par leur valorisation de chaque personne humaine comme créature appelée à être fils et fille de Dieu, offrent une contribution précieuse à la construction de la fraternité et pour la défense de la justice dans la société.” Puissions-nous, au nom de Dieu qui nous a créés tous égaux en droits, en devoirs et en dignité, et qui nous a appelés à vivre ensemble en frères et sœurs, favoriser cette fraternité afin de faire face ensemble aux défis du monde et de notre “maison commune”. La fraternité, qui respecte et valorise la diversité, est le style du Royaume de Dieu. »

Il faut une belle dose de naïveté, d’ignorance ou de mystification pour oser dire que les différentes religions valorisent chaque personne humaine comme créature appelée à être fils et fille de Dieu… Quant à ce Royaume de Dieu fait de la diversité des croyances, il me semble qu’il passe assez largement à côté de la vérité, mais il est vrai que celle-ci est éclipsée par l’égalité et la fraternité.

Tout cela ne se conçoit, fondamentalement, que dans la relation horizontale à la « maison commune » et dans la valorisation d’une fraternité tout aussi horizontale. Encore un peu, et la fraternité des hommes sera définie comme le fait d’être enfants d’une même… Terre-Mère.


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09 février, 2019

Le Manifeste pour la foi du cardinal Müller (texte français intégral) : une quasi « correction » du pontificat du pape François

Manifeste pour la foi

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé » (Jn 14, 1)


Face à la confusion qui se répand dans l’enseignement de la foi, de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles laïcs de l’Eglise catholique m’ont demandé de rendre témoignage publiquement à la vérité de la Révélation. Les Pasteurs ont l’obligation de guider ceux qui leur sont confiés sur le chemin du Salut. Cela n'est possible que si cette voie est connue et qu’ils la suivent. A ce sujet, voici ce que l'Apôtre affirme : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu » (1 Co 15, 3). Aujourd'hui, beaucoup de chrétiens ne sont même plus conscients des enseignements fondamentaux de la foi, de sorte qu'ils risquent toujours plus de s’écarter du chemin qui mène à la vie éternelle. Pourtant, la mission première de l’Eglise est de conduire les hommes à Jésus-Christ, la Lumière des nations (cf. Lumen Gentium, 1). Une telle situation pose la question de la direction qu’il faut suivre. Selon Jean-Paul II, le « Catéchisme de l'Église catholique » est une « norme sûre pour l’enseignement de la foi » (Fidei Depositum, IV). Il a été publié pour renforcer la fidélité de nos frères et sœurs chrétiens dont la foi est gravement remise en question par la « dictature du relativisme » .

1. Le Dieu unique et trinitaire, révélé en Jésus-Christ

La confession de la Très Sainte Trinité se situe au cœur de la foi de tous les chrétiens. Nous sommes devenus disciples de Jésus, enfants et amis de Dieu, par le baptême au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. La distinction entre les trois Personnes dans l'unité du même Dieu (254) établit une différence fondamentale entre le christianisme et les autres religions tant au niveau de la croyance en Dieu que de la compréhension de ce qu’est l'homme. Les esprits se divisent lorsqu’il s’agit de confesser Jésus le Christ. Il est vrai Dieu et vrai homme, conçu du Saint-Esprit et né de la Vierge Marie. Le Verbe fait chair, le Fils de Dieu, est le seul Rédempteur du monde (679) et le seul Médiateur entre Dieu et les hommes (846). Par conséquent, la première épître de saint Jean présente celui qui nie sa divinité comme l’Antichrist (1 Jn 2, 22), puisque Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est de toute éternité un seul et même Etre avec Dieu, son Père (663). La rechute dans les anciennes hérésies, qui ne voyaient en Jésus-Christ qu'un homme bon, un frère et un ami, un prophète et un moraliste, doit être combattue avec une franche et claire détermination. Jésus-Christ est essentiellement le Verbe qui était avec Dieu et qui est Dieu, le Fils du Père, qui a pris notre nature humaine pour nous racheter, et qui viendra juger les vivants et les morts. C’est Lui seul que nous adorons comme l’unique et vrai Dieu dans l’unité du Père et de l'Esprit Saint (691).

2. L’Eglise

Jésus-Christ a fondé l'Église en tant que signe visible et instrument du Salut. Cette Eglise est réalisée dans l'Église catholique (816). Il a donné une constitution sacramentelle à son Église, qui est née « du côté du Christ endormi sur la croix » (766), et qui demeure jusqu'au plein achèvement du Royaume (765). Le Christ-Tête et les fidèles de l’Eglise en tant que membres du Corps, constituent le « Christ total » (795) ; c'est pourquoi l'Église est sainte, parce que le seul et unique Médiateur a constitué et soutient continuellement sa structure visible (771). Par l’Eglise, l'œuvre de la Rédemption du Christ est rendue présente dans le temps et dans l'espace dans la célébration des sacrements, en particulier dans le Sacrifice eucharistique, la Sainte Messe (1330). Par l’autorité du Christ, l'Église transmet la Révélation divine qui s'étend à tous les éléments qui composent sa doctrine, « y compris morale, sans lesquels les vérités salutaires de la foi ne peuvent être gardées, exposées ou observées » (2035).

3. L’ordre sacramentel

L'Église est le sacrement universel du Salut en Jésus-Christ (776). Elle ne brille pas par elle-même, mais elle reflète la lumière du Christ qui resplendit sur son visage. Cette réalité ne dépend ni de la majorité des opinions, ni de l'esprit du temps, mais uniquement de la vérité qui est révélée en Jésus-Christ et qui devient ainsi le point de référence, car le Christ a confié à l'Église catholique la plénitude de la grâce et de la vérité (819) : Lui-même est présent dans les sacrements de l'Église.
L'Église n'est pas une association créée par l’homme, dont la structure serait soumise à la volonté et au vote de ses membres. Elle est d'origine divine. « Le Christ est Lui-même la source du ministère dans l'Église. Il l'a instituée, lui a donné autorité et mission, orientation et finalité » (874). L'avertissement de l'Apôtre, selon lequel « soit anathème quiconque annonce un Evangile différent, y compris nous-mêmes ou un ange du ciel » (Ga 1,8), est toujours d’actualité. La médiation de la foi est indissociablement liée à la fiabilité de ses messagers qui, dans certains cas, ont abandonné ceux qui leur avaient été confiés, les ont déstabilisés et ont gravement abîmé leur foi. A ce propos, la Parole de la Sainte Ecriture s'adresse à ceux qui ne se conforment pas à la vérité et, ne suivant que leurs propres caprices, flattent les oreilles de ceux qui ne supportent plus l’enseignement de la saine doctrine (cf. 2 Tm 4, 3-4).

La tâche du Magistère de l'Église est de « protéger le peuple des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique » (890). Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les sept sacrements. La Sainte Eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (1324). Le Sacrifice eucharistique, dans lequel le Christ nous unit à son Sacrifice accompli sur la Croix, vise à notre union la plus intime avec le Christ (1382). C'est pourquoi, au sujet de la réception de la sainte Communion, la Sainte Ecriture contient cette mise en garde : « Celui qui mange le pain ou boit à la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du Corps et du Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27). « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion » (1385). Il résulte clairement de la logique interne du Sacrement que les chrétiens divorcés et remariés civilement, dont le mariage sacramentel existe devant Dieu, de même que les chrétiens qui ne sont pas pleinement unis à la foi catholique et à l'Église, comme tous ceux qui ne sont pas aptes à communier, ne reçoivent pas avec fruit la Sainte Eucharistie (1457) ; en effet, celle-ci ne leur procure pas le Salut. Affirmer cela fait partie des œuvres spirituelles de miséricorde.

L’aveu des péchés dans la sainte confession, au moins une fois par an, fait partie des commandements de l'Eglise (2042). Lorsque les croyants ne confessent plus leurs péchés et ne font plus l'expérience de l’absolution des péchés, alors la Rédemption tombe dans le vide, car Jésus-Christ s'est fait homme pour nous racheter de nos péchés. Le pouvoir de pardonner, que le Seigneur ressuscité a conféré aux apôtres et à leurs successeurs dans le ministère des évêques et des prêtres, s'applique autant aux péchés graves que véniels que nous commettons après le baptême. La pratique actuelle de la confession montre clairement que la conscience des fidèles n'est pas suffisamment formée. La miséricorde de Dieu nous est offerte afin qu’en obéissant à ses commandements, nous ne fassions qu'un avec sa sainte Volonté, et non pas pour nous dispenser de l'appel à nous repentir (1458).
« Le prêtre continue l'œuvre de la Rédemption sur la terre » (1589). L'ordination sacerdotale « lui confère un pouvoir sacré » (1592), qui est irremplaçable, parce que par elle Jésus-Christ devient sacramentellement présent dans son action salvifique. C'est pourquoi les prêtres choisissent volontairement le célibat comme « signe d’une vie nouvelle » (1579). En effet, il s'agit du don de soi-même au service du Christ et de son Royaume à venir. Pour conférer les trois degrés de ce sacrement, l'Eglise se sait « liée par le choix du Seigneur lui-même. C'est pourquoi l’ordination des femmes n’est pas possible » (1577). Ceux qui estiment qu’il s’agit d’une discrimination à l'égard des femmes ne font que montrer leur méconnaissance de ce sacrement, qui n’a pas pour objet un pouvoir terrestre, mais la représentation du Christ, l'Epoux de l'Eglise.

4. La loi morale

La foi et la vie sont inséparables, car la foi privée des œuvres accomplies dans le Seigneur est morte (1815). La loi morale est l'œuvre de la Sagesse divine et elle mène l'homme à la Béatitude promise (1950). Ainsi, « la connaissance de la loi morale divine et naturelle montre à l’homme la voie à suivre pour pratiquer le bien et atteindre sa fin » (1955). Pour obtenir le Salut, tous les hommes de bonne volonté sont tenus de l’observer. En effet, ceux qui meurent dans le péché mortel sans s'être repentis sont séparés de Dieu pour toujours (1033). Il en résulte, dans la vie des chrétiens, des conséquences pratiques, en particulier celles-ci qui, de nos jours, sont souvent occultées (cf. 2270-2283; 2350-2381). La loi morale n'est pas un fardeau, mais un élément essentiel de cette vérité qui nous rend libres (cf. Jn 8, 32), grâce à laquelle le chrétien marche sur le chemin qui le conduit au Salut ; c’est pourquoi, elle ne doit en aucun cas être relativisée.

5. La vie éternelle

Face à des évêques qui préfèrent la politique à la proclamation de l'Évangile en tant que maîtres de la foi, beaucoup se demandent aujourd'hui à quoi sert l'Eglise. Pour ne pas brouiller notre regard par des éléments que l’on peut qualifier de négligeables, il convient de rappeler ce qui constitue le caractère propre de l’Eglise. Chaque personne a une âme immortelle, qui, dans la mort, est séparée de son corps ; elle espère que son âme s’unira de nouveau à son corps lors de la résurrection des morts (366). Au moment de la mort, la décision de l'homme pour ou contre Dieu, est définitive. Immédiatement après sa mort, toute personne doit se présenter devant Dieu pour y être jugée (1021). Alors, soit une purification est nécessaire, soit l'homme entre directement dans le Béatitude du Ciel où il peut contempler Dieu face à face. Il y a aussi la terrible possibilité qu'un être humain s’obstine dans son refus de Dieu jusqu'au bout et, en refusant définitivement son Amour, « se damne immédiatement pour toujours » (1022). « Dieu nous a créés sans nous, Il n’a pas voulu nous sauver sans nous » (1847). L'existence du châtiment de l'enfer et de son éternité est une réalité terrible qui, selon le témoignage de la Sainte Ecriture, concerne tous ceux qui « meurent en état de péché mortel » (1035). Le chrétien préfère passer par la porte étroite, car « elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent » (Mt 7,13).

Garder le silence sur ces vérités et d'autres vérités de la foi, et enseigner avec cette disposition d’esprit, est la pire des impostures au sujet de laquelle le « Catéchisme » nous met en garde avec vigueur. Elle fait partie de l'épreuve finale de l'Église et conduit à une forme d’imposture religieuse de mensonge, « au prix de l’apostasie de la vérité » (675) ; c’est la duperie de l'Antichrist. « Il séduira avec toute la séduction du mal, ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés » (2 Th 2, 10).

Appel


En tant qu'ouvriers envoyés dans la vigne du Seigneur, nous tous avons la responsabilité de rappeler ces vérités fondamentales en adhérant fermement à ce que nous-mêmes avons reçu. Nous voulons encourager les hommes de notre temps à suivre le chemin de Jésus-Christ avec détermination afin qu’ils puissent obtenir la vie éternelle en obéissant à ses commandements (2075).

Demandons au Seigneur de nous faire connaître la grandeur du don de la foi catholique, qui nous ouvre la porte de la vie éternelle. « Car celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges » (Mc 8,38). Par conséquent, nous nous engageons à renforcer la foi en confessant la vérité qui est Jésus-Christ Lui-même.

Nous, évêques et prêtres, nous sommes plus particulièrement interpellés par cet avertissement que saint Paul, l'Apôtre de Jésus-Christ, adresse à son collaborateur et successeur Timothée : « Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère » (2 Tm 4, 1-5).

Que Marie, la Mère de Dieu, implore pour nous la grâce de demeurer fidèles à la vérité de Jésus-Christ sans vaciller.

Unis dans la foi et la prière.


Gerhard Cardinal Müller



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Mgr Athanasius Schneider rappelle que la foi chrétienne est la seule religion voulue par Dieu (traduction intégrale)

Je vous propose bien volontiers ma traduction d'un texte que m'a communiqué Mgr Athanasius Schneider, paru sur Rorate-cæli et LifeSiteNews en anglais et sur Corrispondenza romana en italien. C'est une réaction au document d'Abou Dhabi signé au nom de la paix et de la lutte contre la violence par le pape François et l'imam al-Tayyeb de l'université Al-Azhar du Caire, dans lequel on peut lire que « les diversités de religion (…) sont une sage volonté divine ».

Sans citer directement ce texte, l'évêque auxiliaire d'Astana rappelle la doctrine multi-séculaire de l'Eglise à ce sujet, fondée sur les paroles mêmes de Dieu. 

On y remarquera de clairs rappels du Magistère et d'heureuses formules sur le « changement climatique » contre laquelle la lutte est la plus urgente : le « changement climatique spirituel ».

Mgr Schneider rappelle aussi que si Dieu avait voulu la diversité des religions, et que saint Remi se fût conformé à cette « volonté », il n'y aurait pas eu de France, « Fille aînée de l'Eglise ».

Plus fondamentalement, il conteste la notion faussée de l'homme « fils de Dieu », oublieuse de la nécessité de la foi et du baptême. – J.S.


Le don de l’adoption filiale

La foi chrétienne, seule religion valide et voulue par Dieu

La Vérité de l'adoption filiale en Jésus-Christ, vérité intrinsèquement surnaturelle, constitue la synthèse de toute la Révélation divine. Etre adopté par Dieu comme fils constitue toujours un don gratuit de la grâce, le don le plus sublime de Dieu à l'humanité. On ne l'obtient, cependant, qu'à travers la foi personnelle en Jésus-Christ et par la réception du baptême, ainsi que le Seigneur l'a lui-même enseigné : « En vérité, en vérité, je te le dis, aucun homme, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonnes pas de ce que je t’ai dit : “Il faut que vous naissiez de nouveau.” » (Jn 3, 5-7).

Au cours de  ces dernières décennies on a souvent entendu – y compris de la bouche de certains représentants de la hiérarchie de l'Eglise – des déclarations à propos de la théorie des « chrétiens anonymes ». Cette théorie affirme ce qui suit : la mission de l'Eglise dans le monde consisterait au bout du compte à faire naître la conscience que tous les hommes doivent avoir de leur salut en Jésus-Christ, et par voie de conséquence, de leur adoption filiale en Jésus-Christ. Car, selon cette même théorie, chaque être humain possède déjà la filiation divine dans les profondeurs de sa personnalité. Cependant, une telle théorie contredit directement la Révélation divine, telle que le Christ l'a enseignée, et que ses apôtres et l'Eglise l'ont toujours transmise au long de plus de 2.000 ans, sans changement et sans l'ombre d'un doute.

Dans son essai Le mystère des juifs et des gentils dans l’Eglise (Die Kirche aus Juden und Heiden) Erik Peterson, converti et exégète bien connu, a depuis bien longtemps – c'était en 1933 – mis en garde contre le danger d'une telle théorie, affirmant que l'on ne peut réduire le fait d'être chrétien (« Christsein ») à l'ordre naturel, où les fruits de la rédemption acquise par Jésus-Christ seraient généralement imputés à chaque être humain comme une sorte d'héritage du seul fait que celui-ci partagerait la nature humaine avec le Verbe incarné. Mais l'adoption filiale en Jésus-Christ n'est pas un résultat automatique qui serait garanti par l'appartenance à la race humaine.

Saint Athanase (cf. Oratio contra Arianos II, 59) nous a laissé une explication à la fois simple et pertinente à propos de la différence entre l'état naturel des hommes en tant que créatures de Dieu et la gloire de celui qui est fils de Dieu en Jésus-Christ. Saint Athanase tire son explication des paroles du saint Evangile selon saint Jean, qui affirment : « Mais, à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ; à ceux qui croient en son nom, qui ne sont pas nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » Jean utilise l'expression « ils sont nés » pour dire que les hommes deviennent fils de Dieu non par nature, mais par adoption. Cela montre l'amour de Dieu, le fait que Celui qui est leur créateur devient aussi alors, par la grâce, leur Père. Cela se produit lorsque, comme le dit l'Apôtre, les hommes reçoivent dans leur cœur l'esprit du Fils incarné, qui crie en eux : « Abba, Père ! »

Saint Athanase poursuit son explication en disant qu'en tant qu'être créé, les hommes ne peuvent devenir fils de Dieu que par la foi et le baptême, lorsqu'ils reçoivent l'Esprit du véritable Fils de Dieu, le Fils de Dieu par nature (verus et naturalis Filius Dei). C'est précisément pour cette raison que le Verbe est devenu chair, afin de rendre les hommes capables d'adoption en tant que fils de Dieu et de participation à la nature divine. Par conséquent, par nature, Dieu n'est pas au sens propre le Père de tous les êtres humains. C'est seulement si une personne accepte consciemment le Christ et est baptisée qu'elle pourra crier en vérité : « Abba, Père » (Rom 8, 15 ; Gal 4, 6).

Depuis les débuts de l'Eglise cette affirmation a existée, comme en témoignait Tertullien : « On ne naît pas chrétien, mais on devient chrétien » (Apol., 18, 5). Et saint Cyprien de Carthage a formulé cette vérité avec justesse, en affirmant : « Il ne peut pas avoir Dieu pour père, celui qui n'a pas l'Eglise pour mère » (De unit., 6).

La tâche la plus urgente de l'Eglise en notre temps est de se soucier du changement climatique spirituel et de la migration spirituelle, à savoir de ce que le climat de non croyance en Jésus-Christ, le climat du rejet de la royauté du Christ, puissent être changés en climat de foi explicite en Jésus-Christ, en climat d’acceptation de sa royauté, et que les hommes puissent migrer depuis la misère de l'esclavage spirituel de l'incroyance vers le bonheur d'être fils de Dieu, et depuis une vie de péché vers l'état de grâce sanctifiante. Voilà les migrants dont il est urgent que nous prenions soin.

Le christianisme est la seule religion voulue par Dieu. Donc, il ne peut jamais être mis côte à côte avec les autres religions comme s'il en était complémentaire. Ceux-là violeraient la vérité de la révélation divine, telle qu'elle est affirmée sans équivoque dans le Premier commandement du Décalogue, qui affirmeraient que la diversité des religions est voulue par Dieu. Selon la volonté du Christ, la foi en lui et en son enseignement divin doit remplacer les autres religions, cependant non pas par la force, mais par la persuasion aimante, tel que cela est exprimé dans l’hymne des Laudes de la fête du Christ Roi : “Non Ille regna cladibus, non vi metuque subdidit : alto levatus stipite, amore traxit omnia” (« Il assujettit les peuples ni par l'épée, ni par la force ni la peur, mais élevé sur la croix Il attire amoureusement toutes choses à Lui »).

Il n'y a qu'un chemin vers Dieu, et c'est Jésus-Christ, car Lui-même a dit : « Je suis le chemin » (Jn 14, 6). Il n'y a qu'une vérité, et c'est Jésus-Christ, car Lui-même a dit : « Je suis la vérité » (Jn 14, 6). Il n'y a qu'une vraie vie surnaturelle de l’âme, et c'est Jésus-Christ, car Lui-même a dit : « Je suis la vie » (Jn, 14, 6).

Le Fils incarné de Dieu a enseigné qu'en dehors de la foi en Lui il ne peut y avoir de religion vraie et agréable à Dieu : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jn, 10, 9). Dieu a commandé à tous les hommes, sans exception, d’écouter son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-Le ! » (Marc, 9, 7). Dieu n'a pas dit : « Vous pouvez écouter mon fils ou vous pouvez écouter d'autres fondateurs de religion, car c'est ma volonté qu’il y ait diverses religions. » Dieu nous a interdit de reconnaître la légitimité de la religion d'autres dieux : « Tu n’auras point d’autres dieux (étrangers) devant moi » (Ex. 20, 3) et : « Ne portez pas un même joug avec les infidèles ; car quelle union y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou quelle association entre la lumière et les ténèbres ? ou quel accord entre le Christ et Bélial ? ou quelle part entre le fidèle et l'infidèle ? quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? » 52 Cor. 6, 14-16).

Si d'autres religions correspondaient de la même manière à la volonté de Dieu, il n'y aurait jamais eu la condamnation divine de la religion du Veau d'or au temps de Moïse (cf. Ex. 32, 4-20) ; et s’il en était ainsi, les chrétiens d'aujourd'hui pourraient impunément cultiver la religion d'un nouveau Veau d'or, puisque toutes les religions sont, selon cette théorie, des chemins qui plaisent aussi à Dieu. Dieu a donné aux Apôtres, et à travers eux à l'Eglise, pour tous les temps, l'ordre solennel d'instruire toutes les nations et les croyants de toutes les religions dans l'unique Foi véritable, en leur apprenant à observer tous ses commandements divins et en les baptisant (cf. Mt. 28, 19-20). Depuis les prédications des Apôtres et du premier pape, l'apôtre saint Pierre, l'Eglise a toujours proclamé qu'il n'y a de salut en aucun autre nom, c'est-à-dire, en aucune foi sous le ciel, par lequel les hommes doivent être sauvés, mais au Nom et dans la Foi en Jésus-Christ (cf. Actes 4, 12).

Avec les mots de saint Augustin l'Eglise a enseigné de tout temps [à propos de la religion chrétienne] : « Voilà cette religion qui nous ouvre la voie universelle de la délivrance de l’âme, voie unique, voie vraiment royale, par où on arrive à un royaume qui n’est pas chancelant comme ceux d’ici-bas, mais qui est appuyé sur le fondement inébranlable de l’éternité » (La Cité de Dieu, 10, 32, 1).

Ces paroles du grand pape Léon XIII témoignent du même enseignement immuable du Magistère de tous les temps, lorsqu'il affirmait : « Mettre sur le pied de l'égalité toutes les formes religieuses (…) à lui seul, ce principe suffit à ruiner toutes les religions, et particulièrement la religion catholique, car, étant la seule véritable, elle ne peut, sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soit égalées » (Encyclique Humanum genus n°16).

A une époque récente, le Magistère a présenté en substance le même enseignement immuable dans le document Dominus Iesus (6 août, 2000), dont nous citons ces affirmations pertinentes :

« Cette distinction n'est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l'identification entre la foi théologale, qui est l'accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l'assentiment à Dieu qui se révèle. C'est là l'un des motifs qui tendent à réduire, voire même à annuler, les différences entre le christianisme et les autres religions » (n° 7). 
«  Les solutions qui envisageraient une action salvifique de Dieu hors de l'unique médiation du Christ seraient contraires à la foi chrétienne et catholique » (n° 14). 
« On se propose souvent d'éviter en théologie des termes comme “unicité”, “universalité”, “absolu”, parce qu'ils donneraient l'impression d'une insistance excessive sur le sens et la valeur de l'événement salvifique de Jésus-Christ vis-à-vis des autres religions. Or, ce langage exprime en fin de compte la fidélité à la Révélation » (n° 15). 
« Il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l'Eglise comme un chemin de salut parmi d'autres. Les autres religions seraient complémentaires à l'Eglise, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu » (n° 21). 
« Cette vérité de foi (…) exclut radicalement la mentalité indifférentiste “imprégnée d'un relativisme religieux qui porte à considérer que ‘toutes les religions se valent’ (Jean-Paul II, Lettre encyclique Redemptoris missio 36)” » (n° 22).
On aurait épargné le martyre aux Apôtres et aux innombrables martyrs chrétiens de tous les temps, spécialement ceux des trois premiers siècles, s'ils avaient dit : « La religion païenne et son culte est un chemin qui correspond aussi à la volonté de Dieu. » Il n'y aurait pas eu par exemple de France chrétienne, pas de « Fille aînée de l'Eglise », si saint Remi avait dit à Clovis, roi des Francs : « Ne méprisez pas la religion païenne que vous avez adorée jusqu'à présent, et adorez désormais le Christ que vous avez persécuté jusqu'à maintenant. » Le saint évêque a en réalité parlé très différemment, même si c'est d'une manière assez rude : « Adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. »

La vraie fraternité universelle ne peut se réaliser qu’en Jésus-Christ, et précisément entre personnes baptisées. La pleine gloire de fils de Dieu ne sera atteinte que dans la vision béatifique de Dieu au ciel, comme l'enseigne la Sainte Ecriture : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu et que nous le soyons en effet. Si le monde ne nous connaît pas, c’est parce qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, nous sommes dès maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que, lorsque ce sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jn 3, 1-2).

Aucune autorité sur terre – pas même l'autorité suprême de l'Eglise – n’a le droit de dispenser les gens d'autres religions de la foi explicite en Jésus-Christ en tant que Fils incarné de Dieu et seul sauveur de l'humanité, et ce avec l'assurance que les différentes religions sont voulues en tant que telles par Dieu lui-même. Elles restent indélébiles – car écrites du doigt de Dieu et d’une clarté cristalline – les paroles du Fils de Dieu : « Celui qui croit en Lui n’est pas jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il ne croit pas au nom du Fils unique de Dieu » (Jn, 3, 18). Cette vérité a valu jusqu'à maintenant pour toutes les générations chrétiennes, et elle restera valide jusqu'à la fin des temps, indépendamment du fait que certaines personnes dans l'Eglise en notre temps si capricieux, si lâche, si avide de sensationnel et conformiste, réinterprète cette vérité dans un sens contraire à sa formulation évidente, présentant ainsi cette réinterprétation comme si elle constituait une continuité du développement de la doctrine.

En dehors de la foi chrétienne, aucune autre religion ne peut être un chemin vrai, voulu par Dieu, puisque la volonté explicite de Dieu est celle-ci : que tous croient en son Fils : « La volonté de mon Père qui m’a envoyé, c’est que quiconque voit le Fils, et croit en lui, ait la vie éternelle » (Jn 6, 40). En dehors de la foi chrétienne, aucune autre religion n'est capable de transmettre la vraie vie surnaturelle : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ » (Jn, 17, 3).

8 février 2019
+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

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© Jeanne Smits pour la traduction.

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02 juin, 2015

Un gay athée dénonce la mollesse du combat de l'Eglise catholique contre le « oui » au référendum d'Irlande sur le « mariage » gay

Après les commentaires désolés de l’archevêque d’Irlande à propos du référendum qui a obtenu une majorité de plus de 60 % pour le « mariage » gay en Irlande, un chroniqueur du Spectator s’irrite de voir le manque de vigueur du langage épiscopal. Matthew Paris se trouve être à la fois homosexuel et athée, vivant en « couple », et favorable au « mariage » gay. Il vit lui-même avec un compagnon. Il ne comprend pas que la hiérarchie catholique ne se soit pas dressée, terrible, tel Moïse descendant de la montagne avec les tables de la loi…
Et de citer la traduction anglaise classique d’Exode 32, riche, forte et élégante. Pour mémoire, en français : « Et s’étant approché du camp, il vit le veau et les danses. Alors il entra dans une grande colère : il jeta les tables qu’il tenait à la main, et les brisa au pied de la montagne ; et prenant le veau qu’ils avaient fait, il le mit dans le feu, et le réduisit en poudre : il jeta cette poudre dans l’eau, et il en fit boire aux enfants d’Israël. »
Parris en propose une version révisée :
« Et s’étant approché du camp, il vit l’énorme majorité acquise au mariage gay lors du référendum irlansais, et les danses. Et l’inquiétude de Moïse était palbable. 
Et il prit un exemplaire du Pink Paper, et le brandit, et dit :  “Il va falloir que nous nous posions, et que nous acceptions de nous confronter à la réalité, et ne pas nous orienter vers un déni des réalités. 
Je peux comprendre ce que ressentent ces fêtards dénudés en ce jour. Qu’ils pensent que ceci va enrichir la manière dont ils vivent. Je crois qu’il s’agit d’une révolution sociale. 
Nous devons trouver un nouveau langage pour reprendre le contact avec toute une génération de jeunes”, conclut le prophète ; puis, se dépouillant de ses vêtements, Moïse dit : “Dites, emmenez-moi vers le bar gay le plus cool du campement.”»
Matthew Parris assure qu’il ne se moque pas : il n’a fait qu’arranger un peu les paroles de l’archevêque de Dublin, « quasiment verbatim ».
Il accuse les conservateurs religieux d’avoir savonné leur propre planche. « N’y a-t-il personne de quelque stature intellectuelle dans notre Eglise d’Angleterre, ou dans l’Eglise de Rome, pour mettre en mots les arguments contre le glissement du christianisme vers l’accompagnement pur et simple du changement social et culturel ? Il y eut un temps – un temps que j’ai connu – ou des hommes d’Eglise, discrets, adeptes de la litote, parfois très sévères, qui portaient souvent des lunettes bifocales, nous opposaient à nous autres, relativistes moraux, une vraie bataille à propos de cet éternel débat. »
La seule réponse qui vaille de la part d’un catholique conservateur, dit le chroniqueur – une réponse qu’il formule à regret parce qu’il n’y croit pas –, c’est que « 62 % à un référendum ne font pas qu’un péché aux yeux de Dieu cesse d’être un péché. »
Eh oui. Le voilà scandalisé parce que ceux qui devraient dire cela se taisent. Parris est content de voir que la « majorité des Irlandais » ne croie plus que l’acte homosexuel soit un péché. « Mais la prépondérance de l’opinion publique peut-elle renverser la polarité entre la vertu et le vice ? Moïse eût-il pu croire un seul instant (et ne parlons même pas de Dieu) qu’il ferait mieux de s’incliner devant l’adoration de Moloch parce que c’était ce que la plupart des Israélites auraient voulu ? »
Et de rappeler que les chrétiens ont l’habitude d’être dans la minorité – l’habitude d’être persécutés aussi : « Bienheureux serez-vous… » Les 743.300 personnes qui ont dit « non » en Irlande, ont en somme le droit de s’entendre dire que si l’on dit désormais toute sorte de mal d’eux parce qu’ils ont voté selon ce que leurs prêtres leur ont appris, c’est qu’ils sont persécutés comme le Messie.
« Mais peut-être », commente Parris, « est-ce moi qui ai raté quelque chose. Peut-être y a-t-il une vérité plus profonde derrière l’acceptation du Dr Martin de se plier devant une tendance dominante, une flexibilité qui se fait l’écho de l’ouverture du pape François au changement. Se peut-il que le manque apparent de gêne devant ces glissements opportuns de la part de ces deux hommes est dû au fait qu’à quelque niveau subconscient, ni l’un ni l’autre n’a vraiment cru que la moralité était absolue ou objective ? »
En somme, le chroniqueur accuse l’Eglise d’adapter sa moralité à la majorité, peut-être même de l’avoir toujours fait. Ce qui annoncerait, selon lui, bien d’autres changements : de l’acceptation des femmes prêtres à l’avortement…
Sans doute Matthew Parris force-t-il le trait. Il n’y a pas lieu de croire que les hommes d’Eglise, encore moins le Pape, changeront la doctrine qui n’a pas varié depuis le début. L’attaque, sous ce rapport, est indigne. Mais elle envoie un message qu’il faut entendre : pour être crédible, l’Eglise et ses représentants doivent parler avec clarté, avec une parole qui soit comme le tranchant du glaive… Si elle croit en ce qu’elle dit, si elle veut sauver les hommes du feu éternel, alors elle doit le dire avec toute la sollicitude et la force d’une Mère qui ne veut pas laisser ses enfants se perdre.
Ce n’est plus à la mode, soit. Sous prétexte de pastorale, certains préfèrent que l’Eglise soit avenante et se montre proche de chacun – ce qu’elle est en vérité,  mais d’autant mieux que chacun la sent convaincue et soucieuse de communiquer son trésor.

(Via LifeSite).

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08 décembre, 2014

Evêques favorables au « mariage » gay : l’archevêque de Xalapa est dans le vent

Mgr Reyes Larios,
évêque tolérant et pluriel
Mgr Hipolito Reyes Larios, archevêque de Xalapa au Mexique, s’est dit plein de respect devant le premier « mariage » gay de sa province de Veracruz, parce que la société actuelle est « très plurielle » et qu’il appartient à chacun de suivre sa manière de pensée et ses préférences.
Il était interviewé à l’issue de la messe de clôture de l’Année jubilaire.
Le prélat a affirmé qu’il appartient seulement aux catholiques d’êtres en accord et cohérents avec leur foi. « Celui qui a une autre idéologie du genre, qui vient de l’ONU, ce n’est pas que nous pensions ou que nous croyions cela, mais nous le respectons parce que nous sommes dans un monde pluriel et nous devons être très tolérants les uns à l’égard des autres », a-t-il affirmé. Relativisme : certainement. Dictature du relativisme ? Cela y ressemble.
Une telle union peut-elle bénéficier d’une bénédiction, lui a demandé un journaliste. Dieu est infiniment bon et miséricordieux, il fait lever le soleil pour chacun et il fait tomber la pluie sur les champs des bons et des mauvais, de ceux qui croient et qui ne croient pas, et il est plus que les humains, a répondu Mgr Reyes Larios.
« C’est pourquoi nous ne devons pas mettre un tel frein à cette affaire, respectons, si telle est leur conviction respectons-les et que Dieu les aide », a-t-il assuré.
Avec de tels évêques, on comprend que d’aucuns ait cru pouvoir détourner le synode de la famille pour faire progresser les droits LGBT…

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...