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29 décembre, 2015

Sara « Winter » Giromin, Femen repentie au Brésil, dénonce le féminisme et l’avortement et s’excuse auprès des chrétiens

C’est un retournement total. Sara Fernanda Giromin, dite « Sara Winter », est la fondatrice des Femen au Brésil où elle a lancé le mouvement féministe en 2012. Avec une poignée d’autres jeunes femmes, elle menait les opérations « seins nus » pour protester contre l’exploitation des femme. En octobre, elle a publiquement renié son engagement en dénonçant les abus dont elle a fait l’objet de la part d’un mouvement qui lui a fait beaucoup de mal. Elle a surtout dit son regret d’avoir avorté jadis, et elle est allée jusqu’à présenter ses excuses aux chrétiens.
Ce qui a provoqué ce qu’il faut bien appeler une conversion, c’est la naissance de son deuxième enfant, qui lui a fait prendre conscience de la signification de la vie.
Au mois d’octobre, Sara Giromin a fait paraître ce message sur sa page Facebook : « Je me suis repentie d’avoir eu un avortement et aujourd’hui je demande pardon. Il y a un mois hier que mon bébé est né et ma vie a un sens nouveau. J’écris ceci pendant qu’il dort sereinement sur mes genoux. C’est la sensation la plus extraordinaire du monde entier. »
« S’il vous plaît, vous ces femmes qui cherchez désespérément à avorter, réfléchissez-y, faites attention. Je regrette énormément de l’avoir fait. Je ne veux pas qu’il vous arrive la même chose », écrit-elle.
Depuis lors Sara Giromin a raconté à ses lecteurs ses déceptions par rapport au féminisme et à l’idéologie du genre, rejetant à titre personnel son orientation « bisexuelle ». Mieux, elle s’est excusée auprès des chrétiens pour avoir échangé un baiser lesbien avec une autre jeune femme seins nus sur fond de crucifix et d’église – celle de Notre Dame de Candelaria à Rio de Janeiro. La photo était devenue un symbole du mépris des LGBT à l’égard du christianisme au Brésil.
Aujourd’hui Sara Giromin regrette d’avoir délibérément offensé les chrétiens, reconnaissant qu’elle était allée « beaucoup trop loin » au risque de blesser de nombreuses personnes religieuses ou non : le geste avait été organisé comme un « blasphème ». Elle-même annonce avoir fait des « progrès » dans sa vie spirituelle.
Comme bien d’autres Femen, Sara Giromin a quitté le mouvement assez tôt après l’avoir intégré, en 2013, dénonçant le « business » qui en était à la base. Elle a alors créé un autre mouvement féministe composé de femmes et d’hommes, cette fois : les Bastardxs qui continuaient sur la lancée des manifestations seins nus.
Mais aujourd’hui « Sara Winter » a totalement rompu avec le féminisme, qu’elle dénonce comme une « secte » qui utilise les femmes comme des objets, fait la promotion du lesbianisme et couvre même la pédophilie parmi ses rangs.
« J’ai vu le mouvement féministe couvrir des faits de PEDOPHILIE. J’ai vu le mouvement féministe PERSECUTER DES FEMMES… Je suis témoin du fait qu’aujourd’hui, dans le mouvement féministes, les femmes n’ont aucune importance mais ne servent que de carburant pour alimenter la haine que la secte féministe ne peut pas se permettre de laisser mourir », écrit-elle.
Elle explique ainsi comment elle s’était sentie sous pression pour se dire bisexuelle afin d’être mieux respectée. Les lesbiennes et les « bi » sont les mieux vues au sein du mouvement : « A mesure que les jours passaient, je déconstruisais mon hétérosexualité et j’y substituais une bisexualité artificielle », explique Sara Giromin, qui par la même occasion a rejeté l’idéologie du genre, « obligatoire » au sein du mouvement.
La jeune femme publie un livre de témoignage sous le titre Vadia não ! Sete vezes que fui traída pelo feminismo (« Je ne suis pas une catin ! Sept fois trahie par le féminisme »). Elle y explique qu’elle a été poussée à consommer des drogues et à avoir des rapports sexuels avec des inconnus : elle a même été molestée par une lesbienne, tout cela dans un milieu de féministes qui prétendaient se battre pour le droit des femmes.
Sara Giromin espérait trouver dans ce milieu une aide après être entrer dans la prostitution à l’adolescence. S’en étant ouverte à une universitaire féministe, celle-ci l’avait félicitée pour cette activité au lieu de lui trouver les moyens d’en sortir. Ce n’est qu’auprès d’une femme plus âgée, réputée « conservatrice », « antiféministe », qu’elle a trouvé une oreille compatissante : cette femme l’avait traitée comme si elle avait été sa propre fille.
L’ex-Femen donne aujourd’hui des conférences pour dénoncer le féminisme, l’idéologie du genre et le marxisme culturel, en compagnie d’une psychologue évangélique, Maria Lobo.

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15 mars, 2015

Idéologie du genre : et maintenant, l’avortement pour les hommes

On croit trop facilement avoir touché le fond… C’est dans le plus récent numéro du doyen des hebdomadaires des Etats-Unis, The Nation, fondé en 1865 pour combattre l’esclavage, que l’on peut trouver un article évoquant la revendication étrange qui demande que l’avortement ne soit plus présenté un droit des femmes. L’avortement, dit cette étonnante théorie, peut intéresser les hommes : les hommes transgenre par exemple, et encore des personnes qui ne se conforment pas à leur genre d’origine.
Pendant la plus grande partie de l’histoire, reconnaissent ses tenants, ce sont les femmes et les jeunes filles qui avortaient. « Plus maintenant. Les gens avortent. Ce sont des patients qui avortent. Il y a des hommes qui avortent. » Prétendre le contraire, c’est faire preuve de cissexisme : ce nouveau préjugé discriminatoire qui affecte les institutions et la société qui favorisent « les individus qui s’identient au genre qui leur a été assigné à la naissance (cisgenres), au détriment des individus s’identifiant à un genre autre que celui assigné à la naissance (trans) ».
Attention, ce n’est pas de la transphobie, concept bien trop étroit pour dénoncer les micro-agressions et l’invisibilité structurelle dont sont victimes les personnes trans, et qui se traduisent par les « privilèges » que se réserve la « majorité transgenre ». (Je cite, évidemment.)
Il est donc urgent de cesser de parler de la « guerre contre les femmes » menée par les opposants à l’avortement, assurent quelques féministes activistes.
L’auteur de l’article de The Nation, Katha Pollitt, n’est pas d’accord. Parce que c’est faire trop peu de cas des femmes qui constituent « 99,999 % » des personnes qui attendent un enfant. A parler ainsi, l’avortement perd son sens historique, symbolique et social au cœur du combat féministe. « Mettre un frein à l’avortement, c’est garder les femmes sous la domination masculine : c’est tout le sens du patriarcat qui veut contrôler les capacités sexuelles et reproductrices de la femme. » Les femmes, soutient-elles, doivent pouvoir continuer de se nommer elles-mêmes « femmes ».
Katha Pollitt, féministe pro-avortement
Merci pour elles !
En attendant, le féminisme de la base est en train d’imposer l’idée de l’avortement pour tous, sans distinction de sexe, observe Katha Pollitt. C’est déjà le cas de certains fonds d’aide pour l’avortement qui financent les opérations non prises en charge par Medicaid ou l’assurance santé : depuis quelques années et en toute discrétion, ils ont enlevé toute référence à la femme de leurs messages et de leur publicité pour se montrer plus accueillants aux hommes transgenres, ou aux femmes qui ne s’identifient pas comme telles et qui tombent néanmoins enceintes (cruelle nature…).
Le New York Abortion Access Fund a ainsi banni le mot femme de ses messages publics depuis 2012 : il annonce vouloir aider « quiconque », « toute personne », « les gens qui appellent notre hotline ». L’Eastern Massachusetts Abortion Fund apporte son aide aux « appelants ». Le Lilith Fund s’occupe des « Texans ». Et pas plus tard que l’an dernier, le Fund Texas Women, de plus en plus actif alors que les avortoirs de l’Etat ferment les uns après les autres, a changé de nom : il s’appelle aujourd’hui Fund Texas Choice, histoire de ne pas « exclure publiquement les trans qui avaient besoin d’un avortement mais qui n’étaient pas des femmes ». « Nous refusons de continuer de nier l’existence et l’humanité des personnes trans », assure le fonds avec grandiloquence.
Et tant pis si les trans sont capables de porter et de donner naissance à un enfant parce qu’elles sont… femmes.
Il est caractéristique du climat d’autocensure et de dictature idéologique que Katha Pollitt ait longuement hésité avant de publier son avis sur la question. « Je sais que je vais offenser, blesser et décevoir certaines personnes, y compris des activistes de fonds pour l’IVG que j’aime tendrement. » Elle a commencé, recommencé son papier depuis des mois ; elle avoue qu’elle a peut-être tort, qu’elle devrait peut-être changer d’avis. Comment être une bonne féministe et se conformer en tous points à l’idéologie du genre ? Epineux débat, finalement…
N’allez pas croire que ces élucubrations sont celles de quelques marginales. The Nation est une revue de gauche éminemment respectable au sein de l’établissement américain. Sa directrice, Katrina vanden Heuvel est membre du Council on Foreign Relations – le fameux CFR – et de quelques autres organismes globalistes qui se penchent sur la politique mondiale. Du monde qui compte…

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30 novembre, 2012

Les stéréotypes de genre au Parlement européen

C'est une élue néerlandaise de gauche dure, Kartika Tamara Liotard, qui vient de signer un projet de rapport sur l'élimination des stéréotypes liés au genre dans l'Union européenne, et cela n'a rien que de très logique : n'est-ce pas la forme la plus achevée de la lutte des classes que de dresser une moitié de l'humanité contre l'autre moitié ?

On y lit des choses ahurissantes, comme nous allons le voir.

Mais avant de donner quelques exemples, il importe de comprendre que l'origine gauchiste de l'initiative n'en fait pas une démarche marginale, forcément inopérante en raison du caractère extrême de ses partisans. Ce qu'exprime ce rapport, on le retrouve non seulement dans la bouche de bien des féministes, mais dans de nombreuses lois déjà adoptées dans les pays de l'Union européenne et dans les recommandations des officines qui ont un réel pouvoir d'influence et un vrai poids sur les lois et la jurisprudence.

Donc : il faut que les femmes fassent le même genre d'études que les hommes, le même genre de travaux, qu'elles soient payées de la même manière, bref, qu'on cesse de leur faire incomber « la responsabilité des enfants » grâce à un matraquage médiatique, éducatif et public sans relâche. Digne de l'Union soviétique qui envoyait les femmes faire les travaux de force aux champs, des Etats-Unis qui envoient les femmes militaires au feu au nom de la non-discrimination, ou du Portugal où les balayeurs municipaux sont bien souvent des balayeuses !

Mais c'est les enfants qu'il faut attraper d'abord, comme l'explique le rapport :

« Afin d'accroître la participation des femmes sur le marché du travail et dans la prise de
décision économique et politique, les points suivants doivent être abordés:  
« • Les stéréotypes liés au genre dans les écoles primaires et secondaires influencent la
perception qu'ont les jeunes enfants et les adolescents de la façon dont les hommes et
les femmes doivent se comporter. Il convient dès lors d'introduire des programmes et
des manuels d'enseignement spéciaux, dans lesquels les hommes et les femmes sortent
de leurs “rôles traditionnels”, à savoir l'homme comme soutien de famille et la femme
prenant soin des enfants ;
« • En ce qui concerne les médias et la publicité, il faut aussi noter que, de plus en plus,
les enfants et les jeunes ont accès à la télévision sans surveillance à un âge très
précoce. Les stéréotypes négatifs liés au genre peuvent donc considérablement porter
atteinte à la confiance et à l'estime de soi des jeunes femmes, en particulier des
adolescentes,
qui réfrènent dès lors leurs aspirations, leurs choix et leurs perspectives
de carrière. Compte tenu de l'influence significative des médias sur la perception de
l'égalité des sexes dans l'opinion publique, des formations spéciales sur les stéréotypes
liés au genre sont nécessaires pour les commissions nationales chargées des normes de
la publicité et les organismes d'autoréglementation afin de les sensibiliser à l'influence
négative de la discrimination et des stéréotypes liés au genre dans les médias ; »

Ailleurs, on nous explique que « 
les enfants sont confrontés aux stéréotypes liés au genre dès leur plus 
jeune âge par le biais des séries et des publicités télévisées, des manuels et des
programmes scolaires, ce qui retentit sur leur perception du comportement que devraient 
adopter les figures masculines et féminines ».



Bref, dès l'instant où l'on montre Maman qui coud et Papa qui fume la pipe, la fille qui cueille des fleurs pendant que le garçon fait fonctionner son pistolet à billes, la bonne qui pouponne et le boucher qui transporte sa demi-carcasse, on est déjà dans le message inacceptable qu'il fait à tout prix corriger. Dans les manuels comme dans les sitcoms.



Trop absurde pour être significatif ? Détrompez-vous. Cela est à la base de l'idéologie du genre, et c'est elle qu'on enseigne dans les lycées français en 1e comme une science…




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16 octobre, 2012

Enseigner que l'avortement est un mal, c'est de la misogynie

Laurel Broten
Le ministre de l'Education de l'Ontario, Laurel Broten, a déclaré mercredi dernier lors d'une conférence de presse que les écoles catholiques de cette province du Canada ne doivent pas enseigner que l'avortement est un péché cela contrevient à la Loi 13 (« Bill 13 ») sur le harcèlement qui pénalise la « misogynie ».

« Nous ne permettons pas et nous le disons très clairement par rapport à la Loi 13 que les doctrines de l'Eglise catholique qui violent les droits humains et qui entraîne un défaut d'acceptation par rapport à la participation dans les écoles », a-t-elle déclaré.
Lors de la conférence, un journaliste a réagi aux propos du ministre en lui demandant par quel moyen elle prétendait inclure le « droit à l'avortement » parmi les thèmes tombant sous le coup de la Loi 13.

« La Loi 13 comporte une disposition claire visant à assurer que nos écoles soit des lieux sûrs et accueillants pour tous nos élèves. Cela inclut les élèves LGBTQ. Cela inclut les jeunes filles dans nos écoles. La Loi 13 vise la misogynie, et l'on peut à bon droit soutenir que le fait d'entraver le droit de la femme de choisir est l'une des actions les plus misogynes que l'on puisse faire. Je ne crois pas qu'il existe un conflit entre choisir une éducation catholique pour ses enfants et soutenir le droit de choisir de la femme. »
Dès le lendemain, jeudi dernier, le cardinal Thomas Collins de Toronto qui recevait 1.700 convives à son dîner annuel condamna énergiquement ces propos. « La défense de ceux qui n'ont pas de voix est notre mission », a-t-il déclaré, demandant que l'identité catholique de l'école, comme l'exige la Constitution, soit respectée, « dès lors qu'il s'agit de protéger la liberté de tous au sein de la communauté scolaire de s'engager dans des activités pro-vie en vue de promouvoir une culture de vie où les plus vulnérables et ceux qui n'ont pas de vois soient protégés et honorés tout au long de leur vie sur terre depuis l'instant de la conception jusqu'à la mort naturelle. »

Les déclarations de Mme Broten ont déclenché la colère des mouvements pro-vie et une pétition lancée vendredi par « Campaign for Life Coalition » à déjà recueilli plus de 5.000 signatures. Les propos y sont qualifiés de « totalitaires », et le mouvement signale que qu'on « n'a jamais vu une offensive gouvernementale contre la liberté religieuse » de l'envergure de celle annoncée par le ministre.

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08 octobre, 2012

Argentine : peut-on défendre une église ?

Dignes, debout, pacifiques, priant. Un groupe d'Argentins – beaucoup de jeunes hommes, mais aussi des jeunes filles et des personnes moins jeunes, ont supporté pendant de longues minutes les assauts d'un « rassemblement de femmes » réclamant le droit à l'avortement et le reste devant la cathédrale de Posadas. Ils récitaient le chapelet. Sans réagir aux badigeons de peinture. Ni aux crachats. Ni aux hurlements des femmes qui s'approchaient en hurlant, certaines en se dénudant. Ni aux insultes aux prêtres, à l'Eglise, à Dieu. Ils priaient : les jeunes hommes protégeaient les jeunes femmes ; ensemble ils empêchaient l'accès à la cathédrale pendant que le « rassemblement des femmes » taggait les murs accessibles, les trottoirs, mais aussi, bien d'autres monuments de Posadas où des habitants se plaignent des dégradations qui ont touché toute la ville.

Elles réclamaient « l'avortement pour ne pas mourir, des contraceptifs pour ne pas avorter ».

On peut voir ci-dessous ce déchaînement infernal.



C'était dimanche soir, une centaine de personnes appartenant, selon le curé de la cathédrale, le P. Barros, au « Red Federal de Familias » (réseau fédéral des familles), avaient pris acte des menaces du rassemblement des femmes pour venir protéger le lieu saint.



Ledit P. Barros s'est longuement épanché sur l'agressivité et la bêtise… des defenseurs de la cathédrale en expliquant que le diocèse avait décidé de ne pas bouger face aux annonces des féministes. « Nous savions qu'il était très probable que cela se passe ainsi, c'est pourquoi nous avions fermé la cathédrale et il ne devait y avoir personne. Nous, ça ne nous intéresse pas de défendre des pierres mais ces gens n'ont pas compris que l'intention des Posadeños était de laisser ces femmes violentes se discréditer toutes seules et de ne pas leur donner l'occasion de mener des agressions, ainsi que l'a fait la police qui a évité un massacre sans fournir le moindre motif pour que la violence augmente. »

Il a accusé ces catholiques qui selon lui n'étaient pas du diocèse de Posadas de ne pas avoir voulu écouter les demandes des responsables de la cathédrales de quitter le parvis et de n'avoir pas compris que c'était cela, la posture intelligente : « Ils m'ont même insulté, les rosaires à la main. »

Le prêtre a expliqué qu'il préférait voir les violentes agir de manière visible, ce qu'elles auraient fait de toute manière « parce que ce sont des groupes “in-dialoguables” », afin que tous puissent constater leur violence. Il a précisé que l'évêque de Posadas convoquera une conférence de presse pour expliquer son choix de la passivité ; il entend laisser la cathédrale souillée de graffiti quelques jours « afin que les gens voient ce que peut faire la folie de l'intolérance ».

Le P. Barros, lui, a carrément accusé les… catholiques intolérants, une fois de plus, de « vivre la foi de manière conflictuelle qui instrumentalisent la cathédrale » qui après tout peut se repeindre, et voilà.

La marche des Femmes à Posadas a rassemblé quelque 20.000 personnes, parmi lesquelles plusieurs centaines ont participé aux attaques contre la cathédrale : des lesbiennes revendiquées, selon la presse locale.

Je veux bien que l'on choisisse la non-violence (ou l'enfouissement, peut-être ?). Mais devant tant de haine, d'insultes, de christianophobie, la présence pacifique des catholiques était-elle vraiment un problème ? Etaient-ce eux les violents? On déplore apparemment un seul coup contre une femme qui essayait de s'infiltrer parmi les catholiques pour aller tagger la façade de l'église, et l'homme qui l'a donné est parti aussitôt : les autres son restés stoïques, rappelant que les chrétiens ont un honneur à défendre et des réparations publiques à offrir…

Mais on comprend un peu mieux en apprenant que le P. Alberto Barros est connu pour ses abus liturgiques, selon un blog argentin : « Il y a peu des amis qui ont essayé de communier à genoux à l'une de ses messes, ont été rejetés – sans pouvoir communier – avec ce cri : “Allez ailleurs, ici nous n'acceptons pas les fondamentalistes.” »

Il avait préalablement indiqué avoir suspendu les messes qui devaient avoir lieu dimanche soir lors de la marche où « normalement se produisent ces incidents », regrettant d'avance que des catholiques « peu intelligents » et « minoritaires » puissent se déplacer pour défendre le lieu. Il a accusé « le diocèse très conservateur de San Rafael-Mendoza » d'envoyer ces catholiques d'une « ONG pro-vie ». Et d'insister que dans l'ensemble la « rencontre annuelle des femmes » est pacifique et cherche à ouvrir le débat et le dialogue sur les droits des femmes…

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06 novembre, 2010

Pays-Bas : de l'argent public pour promouvoir l'avortement dans le monde

Le site capital.fr nous livre cette dépêche de Newswire particulièrement instructive sur la manière dont est promue  la culture de mort dans le monde. Il s'agit d'une réunion d'ONG (liste et explications fournies par Newswire ci-dessous) pour « partager leurs résultats sur les efforts de réduction de la mortalité maternelle », excellent objectif souvent détourné pour servir de prétexte à la promotion de la « santé reproductive », avortement inclus. Ces sept ONG « bénéficient d'un financement aux termes du programme d'alliances stratégiques avec des ONG internationales SALIN (Strategic Alliances with International NGOs) du ministère néerlandais des Affaires étrangères ».

Partenariat stratégique : c'est une façon de dire que ces organismes accomplissent un travail jugé indispensable par le gouvernement néerlandais pour atteindre ses propres objectifs politiques dans le monde, travail que les Pays-Bas financent donc à coups de fonds publics puisés dans la poche des contribuables.

Ces financements vont vers des organisations qui militent ouvertement pour la généralisation de l'avortement légal et qui, pour certaines, les fournissent à grande échelle là où il est légal, outre qu'elles participent à la diffusion massive de la contraception dont les effets fréquemment abortifs (selon les moyens employés) sont connus. Mis en place en 2006, le programme « SALIN » a apporté des fonds
« à la Fondation Concept, le Consortium international pour l'avortement médical (ICMA), la Fédération internationale de la parenté planifiée, la Coalition internationale pour la santé des femmes, l'Ipas, Marie Stopes International, et la PSI (Population Services International), en vue d'élargir l'accès à des services d'information de qualité et de santé reproductive complète pour mieux répondre aux besoins et aux droits des femmes et des filles dans plus de 40 pays. »

Dans le cadre du programme SALIN, les partenaires travaillent collectivement à améliorer l'accès à des services d'avortement sûrs pour réduire les milliers de décès et de blessures de femmes provoqués chaque année par des avortements peu sûrs, en plus de leurs efforts visant à renforcer l'accès à des moyens de contraception pour les quelque 215 millions de femmes qui en sont privées, et à réduire la mortalité maternelle. Les estimations font apparaître que les efforts entrepris dans le cadre de ce partenariat SALIN ont permis un accès à des techniques et des pratiques d'avortement sûres là où cela était légal et possible, et renforcé l'accès à des méthodes contraceptives modernes, empêchant des milliers de cas de mortalité maternelle et plus d'un million de grossesses non planifiées. Les partenaires SALIN travaillent de nombreuses autres manières pour promouvoir et protéger les droits et la santé sexuels et reproductifs en Asie, en Afrique et en Amérique latine.
« Nous accueillons avec plaisir ce rassemblement des partenaires SALIN pour partager les résultats prometteurs de leurs efforts de collaboration », a déclaré Lily Talapessy, coordinatrice politique pour la santé sexuelle et reproductive au ministère néerlandais des Affaires étrangères. « Cela reflète la vision qui sous-tend notre programme SALIN, soulignant le rôle que les ONG internationales jouent pour apporter des réponses spécifiques aux pays en matière de besoins de santé maternelle et sexuelle. »
La dépêche donne ensuite quelques précisions sur les bénéficiaires des fonds (c'est moi qui souligne) :
• À propos de PSI
PSI (Population Services International) est une organisation mondiale leader dans le domaine de la santé, qui dispose de programmes visant le paludisme, la survie des enfants, le VIH et la santé reproductive. Travaillant en partenariat avec les secteurs public et privé, et s'appuyant sur le pouvoir des marchés, PSI apporte des produits vitaux, des services cliniques et communique sur les changements de comportement qui donnent aux populations les plus vulnérables du monde les moyens de mener des vies meilleures. 
À propos de la Fondation Concept
La Fondation Concept est une ONG internationale basée en Suisse et en Thaïlande, qui travaille à s'assurer que les femmes ne disposant que de faibles revenus dans le monde ont accès à des produits de santé reproductive de qualité au coût le plus bas possible. Elle travaille avec des gouvernements et des ONG partenaires pour concevoir et mettre en place des programmes d'accès aux médicaments contraceptifs et à des remèdes pour l'avortement médical en établissant des partenariats public-privé avec les entreprises pharmaceutiques des pays en développement et en adoptant une approche systématique à l'introduction de ces produits. Rendez-vous sur le site http://www.conceptfoundation.org.
• À propos de l'ICMA
ICMA (International Consortium for Medical Abortion) est une plateforme mondiale de militantisme, de débat et de dialogue destinée à promouvoir l'accès à l'avortement médical dans le cadre d'un avortement sécurisé. Elle compte quatre réseaux affiliés en Afrique, en Asie, en Europe de l'Est et en Amérique latine (ANMA, ASAP, EEARC et CLACAI). Leur but est de favoriser l'adoption de lois, de politiques et de réglementations permettant l'accès à des avortements sûrs ; de faciliter le partage et la mise en réseau pour élargir l'accès à des avortements sûrs ; de servir de centre de ressources d'informations à propos de l'avortement médicalisé ; de diffuser et de venir en appui au développement de principes directeurs, de programmes de formation, de stratégies d'information et de présentation de l'avortement médicalisé dans le contexte de services de santé reproductive complets ; et de faciliter le renforcement des capacités de militantisme, de formation, de présentation et de mise à disposition de services d'avortement médicalisé. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site http://www.medicalabortionconsortium.org.
• À propos de l'IPAS
Fondée en 1973, l'Ipas est une organisation non gouvernementale internationale dont la mission est de réduire la mortalité maternelle et les handicaps résultant de pratiques d'avortement peu sûres et d'augmenter la capacité des femmes à exercer leurs droits sexuels et reproductifs. Estimant que chaque femme a un droit humain fondamental à faire des choix reproductifs sûrs, l'Ipas travaille à intégrer des soins d'avortement complets centrés sur les femmes, notamment l'avortement électif sûr, les soins post-avortement, la contraception et les liens avec d'autres services de santé reproductive, dans les systèmes de santé nationaux, en mettant l'accent sur le renforcement des capacités, la qualité des soins et leur pérennité. Les principales forces de l'Ipas résident dans une communauté mondiale de cliniciens formés aux soins de l'avortement, une expertise technique dans l'amélioration des services liés à l'avortement des systèmes de santé publics et privés, la mobilisation et l'engagement de la communauté, et un leadership et un soutien technique à la politique, à la recherche et à l'évaluation.
• À propos de l'IPPF
La Fédération internationale de parenté planifiée (IPPF) est un fournisseur mondial de services et un militant leader de la santé sexuelle et reproductive et des droits des toutes les personnes. L'IPPF est un mouvement mondial d'organisations nationales travaillant avec et pour les communautés et les personnes dans plus de 170 pays. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site http://www.ippf.org.
• À propos de l'IWHC
La Coalition internationale pour la santé des femmes mène des actions sur le plan mondial et local pour assurer le droit de chaque femme à une vie juste et saine. Nous créons un monde où les femmes sont libres de toute discrimination, contrainte sexuelle et violence, et ont accès à des services sanitaires et à des informations sur la santé. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site http://www.iwhc.org.
• À propos de MSI
Marie Stopes International est une organisation à but non lucratif pour la santé sexuelle et reproductive (SSR) qui utilise des méthodes d'entreprises modernes pour atteindre l'objectif social de prévenir les grossesses non désirées et les naissances non prévues dans 43 pays dans le monde. Marie Stopes International apporte des programmes très novateurs en matière de planning familial, d'avortement sûr (notamment les soins post-avortement). Pour plus d'informations, consultez le site http://www.mariestopes.org/.

14 septembre, 2010

« Enfant non désiré » : un concept pour promouvoir l'avortement

Voici une histoire colombienne qui vaut pour le reste du monde. Une histoire qui raconte les manipulations auxquelles se livre le féminisme radical pour imposer l'avortement.

L'Amérique latine est sous le feu roulant des partisans du droit à l'avortement et il y a quelques jours, à la télévision colombienne, une nommée Florence Thomas, activiste française en Colombie, déclarait qu'aucun enfant non désiré ne devrait voir le jour. Parce que seul l'« Amour d'une mère » serait capable d'« humaniser » le fœtus. Permettre aux mères d'avorter leurs enfants non désirés permettrait d'arriver à une société avec davantage d'« enfants désirés »  car en les libérant d'une « charge pénible » elles auraient une « meilleure expérience de la maternité », au bénéfice de toute la société.

L'association d'aide aux futures mères « La Vida en Mi » (« Mi » pour moi et pour miséricorde) a réagi avec vigueur contre cette tarte à la crème des féministes qui, dans le monde entier, se traduit par la lutte pour les « droits reproductifs » (un enfant quand je veux, avec qui je veux).

C'est une « injustice » profonde, commente « Vida en Mi ». 99 % des avortements se décident non parce qu'un enfant ne serait pas désiré, mais parce que des circonstances extérieures : pauvreté, chômage, études à achever, toute la pression sociale qui présente les enfants comme une charge…

« Il faut souligner que nous qualifions ces enfants de “non désirés” parce qu'on nous a enseignés à les appeler ainsi. Lorsqu'ils naissent on nous demande si nous voulions les concevoir ou non, et cette statistique les marque à vie, tandis que nous répondons à l'enquête par oui ou par non, comme si cette classification était normale. »

Et à quoi sert la manœuvre ? Imaginez que vous fassiez partie des 100 plus riches du monde. S'il fallait confronter le problème de la pauvreté mondiale cela vous mènerait à réfléchir sur « la distribution injuste de la richesse », assure Vida en Mi. Pour éviter de traiter le problème au fond, vous auriez tout intérêt à trouver une solution plus avantageuse pour vous, « moderne, progressiste, bla, bla, bla ». « Passant de la théorie au concret, cela a mené dans les années 1970 au mythe de la surpopulation, on dirait chez nous en Amérique latine : le gâteau ne suffit pas, car il y a beaucoup de monde à la fête. »

Vida en Mi note que ce de cette époque que date un changement de langage : au lieu des périphrases utilisées jusqu'alors, elles utilisent désormais le terme d'« embarazo » (embarras) avec toute sa charge négative. « Nous avons été soumis à une manipulation de langage qui met l'accent sur la relation mère-père face à l'enfant, en faisant sentir que les manques dont ils souffrent sont dus à leurs propres décisions erronées, au très grand nombre de leurs enfants – soit deux – et non au maigre salaire qu'ils reçoivent même s'ils travaillent tous deux. »

C'est en mettant l'accent sur le couple « maternité-pauvreté » que le féminisme radical, en rejetant la faute de la pauvreté sur les pauvres, a pu construire « la façade parfaite pour promouvoir l'avortement sans rendre évident le contrôle des naissances qui se profile derrière lui, et voilà pourquoi il a reçu un gigantesque soutien de la part de ceux qui en tirent profit. Un pacte signé au dos d'un gros chèque et scellé du sang de beaucoup d'innocents… »


« Tristement, quand Florence suggère que seuls naissant les “enfants désirés”, elle fait la promotion des enfants des pauvres, et d'une culture qui dévalue la vie, comme cela se manifeste en France où la stérilité abonde, où l'on préfère dépenser des millions pour les animaux de compagnie plutôt que de gâcher leur vie avec un enfant qui dérange. Pour cela, le féminisme radical de genre devra demander pardon et rendre des comptes à la société… »


L'auteur de l'article avoue alors avoir été lui même un enfant non désiré, paru au moment où le couple de ses parents allait mal, né « dans des conditions adverses » parce que sa mère, s'accrochant malgré tout à l'espérance, a voulu lui donner la vie. « Elle m'a sauvé de la mort qui se cache derrière le discours sophistiqué de Florence Thomas, Monica Roa et d'autres. Et bien qu'il me reste beaucoup de chemin à parcourir, je ne renoncerai jamais à mon propos d'être un jour un meilleur fils, son soutien, sa fierté aux côtés de mes frères, et jusqu'à sa sécurité sociale, pour rendre une partie de l'Amour qu'elle me donne. »

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29 mai, 2010

Le Conseil de l'Europe veut lutter contre les « stéréotypes » de genre, notamment par le biais des médias

Il faut de nouvelles mesures pour lutter contre la discrimination à l'égard des femmes, a conclu la Conférence du Conseil de l'Europe réunie à Bakou (Azerbaïdjan) en début de semaine. Les ministres responsables de l'Egalité des 47 Etats du COE sont d'accord pour mettre cette question au cœur de toute politique dans une « démarche intégrée », et pour « intégrer une dimension de genre dans les budgets publics ». Autrement dit, ne rien faire, ne rien dépenser qui ne favorise l'égalité ou du moins ne la fasse pas diminuer.

Voici quelques extraits significatifs de la Résolution sur laquelle se sont mises d'accord les parties, elles vont des quotas en politique et de l'« action positive » (discrimination positive) à la mise en place d'une égale participation aux tâches ménagères des hommes et des femmes, en passant par l'écoute et le financement des ONG œuvrant pour l'égalité (traduisez : l'idéologie de genre) et la manipulation des instances éducatives et des médias :

8. Constatant que malgré des changements positifs et significatifs, tant législatifs que politiques, et malgré les progrès accomplis dans le domaine de l’égalité de jure, la réalisation de l’égalité de facto demeure un défi en raison des relations de pouvoir déséquilibrées, des inégalités salariales, d’une répartition des responsabilités et d’un accès aux ressources économiques, sociales et culturelles très inégaux dus à la persistance de rôles traditionnels prédominants conduisant à un manque de respect et de protection des droits humains des femmes ;
11. Convaincus que le fossé entre l’égalité de jure et de facto ne peut être comblé que par l’adoption de législations, de politiques et de programmes spécifiques et par leur mise en œuvre au moyen d’actions positives et de l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes, y compris l’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire ;
12. Convaincus que, dans une situation économique et sociale difficile où tous les États membres sont confrontés à des contraintes budgétaires, la réalisation de l’égalité de jure et de facto entre les femmes et les hommes, en offrant tous les avantages d'une société active utilisant pleinement les compétences, les talents et la créativité de tous ses membres, peut contribuer à l’amélioration de cette situation.
18. Abroger dans la législation nationale toutes les dispositions discriminatoires contraires à l’égalité entre les femmes et les hommes et mettre en place les mécanismes nécessaires à l’application et au contrôle de la législation, notamment par l’enregistrement de plaintes en cas de violation ;
24. Encourager les mécanismes nationaux, les ONG et autres associations qui œuvrent à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes, à coopérer étroitement lors des différentes étapes de mise en œuvre des politiques d’égalité ;
25. Soutenir les ONG et autres associations, notamment en leur donnant les moyens de renforcer leur rôle dans l’établissement de l’égalité de facto entre les femmes et les hommes.
28. Encourager l’indépendance économique des femmes et leur autonomisation en garantissant le respect de l’égalité des chances sur le marché du travail et dans la vie économique, notamment par la mise en œuvre des mesures prioritaires préconisées dans la Recommandation R (96) 5 sur la conciliation de la vie privée et familiale dans des domaines telles que :
l'aménagement du temps de travail;
la suppression des discriminations entre les femmes et les hommes sur le marché du travail, notamment les inégalités salariales;
le développement des services, avec les moyens financiers appropriés, en faveur des familles;
l'adaptation des régimes de sécurité sociale et fiscaux à la diversité croissante des modèles de travail;
l'aménagement des rythmes et des programmes scolaires ;
le partage égal des soins aux personnes et des responsabilités au sein du foyer.

Lutte contre les stéréotypes de genre, notamment dans l’éducation et les médias
31. Prendre les mesures nécessaires, y compris en y incluant les hommes, pour combattre et éliminer les stéréotypes de genre dans tous les domaines de la vie, notamment en encourageant la présentation non stéréotypée des femmes et des hommes dans la vie publique ;
32. Encourager l’utilisation d’un langage non sexiste et adapter le langage utilisé dans les textes juridiques, dans l’administration publique et l’éducation au principe d’égalité entre les femmes et les hommes ;
33. Prendre les mesures nécessaires pour intensifier le rôle de l’éducation dans la lutte contre les stéréotypes et dans la promotion de l’égalité de facto ;
34. Donner aux garçons et aux filles une éducation exempte de stéréotypes de genre qui défend l’égalité entre les femmes et les hommes et mettre en œuvre à cette fin les mesures figurant dans la Recommandation CM/Rec (2007)13 relative à l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’éducation ;
35. Etablir une communication régulière avec les organisations de médias pour promouvoir, tout en respectant pleinement la liberté et l’indépendance des médias, une image non stéréotypée des femmes et des hommes, fondée sur le respect de la personne et de la dignité humaine ainsi que le développement de codes de conduite pour les professionnels des médias ;
36. Conformément à la Recommandation n° R (84) 17 relative à l'égalité entre les femmes et les hommes dans les médias, soutenir la formation et la sensibilisation des étudiants en journalisme et des personnels des médias aux questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes, à l’utilisation d’un langage non sexiste dans les médias et aux moyens d’éviter les stéréotypes de genre et le sexisme ;
37. Promouvoir la participation équilibrée des femmes et des hommes à des postes de direction dans les médias, notamment dans la gestion, la programmation et les organes de régulation.
Les ministres ont également signé un Plan d'action qui orientera les travaux du Conseil de l'Europe au cours des mois et années à venir tout en donnant des idées aux gouvernements des pays membres. Il répète bien sûr dans une certaine mesure la Résolution citée ci-dessus ; nous en retiendrons pour aujourd'hui – à côté d'un plaidoyer pour les droits des jeunes filles homosexuelles, transgenre, etc. – ce qui concerne les médias.
 
V. COMBATTRE LES STÉRÉOTYPES DE GENRE DANS LES MÉDIAS ET DANS L’ÉDUCATION
a. Rédiger un manuel sur les stratégies pour combattre les stéréotypes de genre dans les médias en coopération avec le Comité directeur sur les médias et les nouveaux services de communication (CDMC) ;
b. Identifier et diffuser des bonnes pratiques sur les codes de conduite adoptés par les médias pour traiter des stéréotypes de genre ; 
c. Développer d’autres activités en coopération avec le Comité directeur pour l’éducation (CDED) et la Direction de la Jeunesse du Conseil de l’Europe pour l’élimination des stéréotypes de genre dans l’éducation formelle et non formelle ; 
d. Conformément à la Recommandation N° R(90)4 sur l’élimination du sexisme dans le langage, encourager l’utilisation d’un langage non-sexiste/épicène, en particulier en promouvant son utilisation dans les documents officiels nationaux.
« Epicène » désigne ici un langage neutre. Ou pour reprendre wikipedia  : « Un nom épicène, du latin epicoenus dérivé du grec ancien ἐπίκοινος « possédé en commun », qualifie un nom non marqué du point de vue du genre grammatical. Est épicène un nom bisexué pouvant être employé indifféremment au masculin ou au féminin. »

31 mars, 2010

Le 1er avril à Bruxelles, une marche pour le droit à l'avortement

Rendez-vous est donné jeudi matin, devant l'ambassade de Pologne à Bruxelles, pour une manifestation réclamant le droit à l'avortement dans l'ensemble de l'Union européenne, où Malte, l'Irlande et la Pologne continuent de pénaliser toutes ou presque toutes les mises à mort volontaires des enfants à naître.

Si les féministes belges ont décidé d'aller dans la rue, 20 ans après la légalisation de l'avortement dans leur pays, c'est en réaction au succès de la marche pour la vie de dimanche où le primat de Belgique, Mgr Léonard, était présent et avait pris la parole. Libre penseuse ou professeur en féminologie (libre néologisme, pardonnez-moi), gynécologue ou femme de loi, il est des militantes qui croient voir les signes avant-coureurs de ce qu'elles appellent un retour en arrière.

Elles craignent déjà une abrogation de la loi d'avortement, et leur inquiétude est décidément intéressante parce qu'elle semble indiquer que le consensus autour de l'avortement est en train de se lézarder. Elles se félicitent pourtant d'un taux d'avortement relativement bas, comparé aux autres pays de l'Union : 10 femmes pour mille et par an ont recours à ce qui en wallon aussi s'appelle "« IVG ».

On ne sait pas si elles seront nombreuses. Gageons que la grosse presse en parlera, au moins en Belgique, autant et bien davantage que des marcheurs pour la vie à Bruxelles dimanche dernier, qui ont fort heureusement eu les honneurs de la blogosphère pro-vie et catholique.

Mais je tiens à signaler un nouvel état d'esprit parmi quelques-unes de ces partisanes de l'avortement. Une plaquette éditée par l'Union des libres penseurs de Flandre revendique pleinement le « droit » à l'avortement, mais non sans nuances de forme. C'est la première fois que je vois un document aussi officiellement favorable aux lois de culture de mort exposer avec autant de franchise le syndrome post-abortif et les souffrances morales d'une femme qui va avorter. Affaire à suivre.

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12 mars, 2010

Argentine : et maintenant les manœuvres pour faire légaliser l'avortement

Bien sûr, les affaires en cours servent la cause des partisans de l'avortement pleinement légalisé. Pendant que la presse parlait des cas tragiques des provinces argentines, la chambre des députés à Buenos Aires a été saisie de projets visant à légaliser la mise à mort des tout-petits. Aux députés de diverses formations politiques s'ajoutent des associations féministes diverses, comme cela se fait dans les autres pays latino-américains.

Il s'agit de réactiver un projet qui avait été rejeté l'an dernier. Les promoteurs du projet expliquent qu'ils font pression sur chaque député pour le faire progresser et affirment recevoir un accueil de plus en plus positif (assisté par les faits divers que les médias exploitent pour montrer combien l'avortement est indispensable dans les cas limites). Les associations s'affirment parfaitement unies et organisées pour mener leur combat.

Cette première rencontre à la chambre des députés fut l'occasion de parler tactique.

On s'est mis d'accord pour « conscientiser la société » : il faut faire admettre qu'il existe des intérêts financiers pour que l'avortement ne soit pas légal, parce que le trafic clandestin produit un chiffre d'affaires d'« un million de pesos par jour » (mais qui peut le vérifier ?). Il faut aussi, disent les organisations féministes et les députés qui portent leur combat, montrer qu'il existe un mécanisme de « torture » de la femme qui la fait considérer comme un objet condamné à procréer ce qui conduit beaucoup de femmes à rejeter la grossesse. Il faut en faire non une affaire de droite ou de gauche mais de « droits humains ».

Voilà quelques arguments qu'on n'avait pas encore entendus...

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02 mars, 2010

Colombie : profiter des ambiguïtés de la loi pour imposer l'avortement légal

La Colombie a accueilli de mercredi à vendredi dernier un Forum international pour la dépénalisation de l'avortement, lieu de rencontre et d'échanges pour les activistes pro-avortement qui tentent de faire reconnaître ce qu'elles appellent les « droits sexuels et reproductifs » dans l'ensemble du continent latino-américain où l'avortement légal demeure assez largement l'exception. La Colombie devait y être montrée en exemple, puisque depuis mai 2006 la Cour constitutionnelle a prévu des exceptions à l'interdiction générale de l'avortements (les « classiques » : viol, malformation fœtale, danger pour la santé de la mère. La militante pro-avortement française qui avait œuvré pour cela, Florence Thomas, était la figure d'honneur du Forum de la semaine dernière et c'est elle qui a ouvert les travaux.

Le but de la rencontre était de mettre en commun les expériences pour déterminer celles qui sont les plus efficaces dans les différents contextes socio-politiques latino-américains. Très clairement, et notamment par la voix de Luisa Cabal, directeur de l'International Legal Program Center for Reproductive Rights de New York, on expliqua qu'il faut tirer profit de la « jurisprudence internationale » sur le « droit à l'interruption volontaire de grossesse » pour faire pression sur les gouvernements et faire ouvrir le débat dans la région, le seul fait qu'on en parle étant déjà présenté comme une première victoire.

Peu importe qu'aucun traité international contraignant n'impose (pour l'heure, et fort heureusement !) la reconnaissance du « droit à l'avortement », ces militantes s'appuient sur l'air du temps et la répétition obsessionnelle d'un principe qui commence à faire plus nettement surface, notamment dans les recommandations et autres résolutions européennes par exemple.

A l'issue des trois jours de réflexion, on décida donc que le modèle mexicain est celui à suivre : la légalisation de l'avortement dans le District Fédéral de Mexico pendant les 12 premières semaines de gestation, fruit d'un intéressante « coopération » avec le Parti révolutionnaire de gauche qui cherchait à s'imposer dans la région et qui, au pouvoir, a permis l'adoption d'une loi très libérale. C'est ce qu'expliqua  Maria Consuelo Mejia, directrice des « Catholiques pour le droit de décider » (sic) : pour elle, l'un des volets d'une réponse « multi-stratégique » est d'imposer la reconnaissance de la laïcité de l'Etat pour déterminer (comprendre : « limiter ») le rôle de l'Eglise et clarifier celui des politiques.

Il y eut aussi un consensus pour affirmer que tous les groupes et militants féministes sauront tirer parti des « lois ambiguës » pour faire pressions sur les Etats et obtenir la légalisation de l'avortement. L'idée étant de partir des légalisations pour les cas limites (comme au Nicaragua actuellement) mais avec le clair objectif d'une légalisation sans conditions pendant les premières semaines de grossesse, en invoquant les « traités internationaux » (qui pourtant n'obligent personne dans ce domaine).

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28 novembre, 2009

Catholiques c/ pro-avortement : mobilisation colombienne

700 jeunes catholiques ont défendu vendredi la cathédrale de Medellin (Colombie) qu'un groupe féministe et pro-avortement avait projeté d'investir dans un acte public d'apostasie pour réclamer le droit de la femme à disposer de son corps. Pour empêcher le blasphème et la profanation, ils s'étaient donné le mot pour venir prier sur les marches du sanctuaire. En moins de 12 heures, selon Aciprensa, le dispositif était prêt. Pacifiquement, et jusq'au-delà de la tombée du jour, les centaines de jeunes ont récité le chapelet et chanté des cantiques sous les insultes et les cris des « abortistas » qui n'ont jamais pu s'approcher des portes de la cathédrale pour y apposer leurs affiches offensantes.

Il faut dire qu'ils n'étaient qu'une trentaine...

Liliana Vélez, l'une des jeunes catholiques présents, a souligné combien la foi est vive aujourd'hui à Medellin, ajoutant :

« En tant que catholiques, nous méritons le respect et avons tous les droits de nous faire respecter, (...) et d'exprimer ainsi que nos pasteurs, prêtres et evêques, ne sont pas seuls, qu'ils disposent d'un laïcat enthousiaste et prêt à batailler contre l'anticulture de mort que certains groupes veulent imposer par la force, en manipulant les statistiques, en faisant pression sur les autorités municipales à l'aide des organisations internationales »...

« Nous autres catholiques, nous allons défendre Medellin et la Colombie parce que nous ne voulons pas vivre la dégradation sociale et  morale que connaissent aujourd'hui l'Espagne et l'Europe en général, nous voulons être un pays qui témoigne au monde de ce que la famille est source de vie et d'amour, que la femme possède une dignité, que sa vocation à la matenité et le rôle qu'elle doit jouer dans la société doivent être justement appréciés et que nous ne voulons pas vivre sous l'obscure et maléfique idéologie du genre. »
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13 octobre, 2006

L'ONU promeut l'avortement

Lors d’une conférence de presse mardi, des hauts responsables de l’ONU ont présenté le rapport Annan sur les violences faites aux femmes dont le secrétaire général sortant a assuré la direction. Publié le 6 juillet dernier, il a été présenté à l’Assemblée générale des Nations unies en début de semaine. Il est revêtu d’une autorité certaine vu le nombre d’agences officielles et de groupes de pression reconnus qui ont participé à sa rédaction. Comme le « Centre pour les droits reproductifs » qui dans le langage onusien englobe l’avortement.
L’épais rapport de 139 pages épingle aussi bien les pratiques traditionnelles barbares (comme les mutilations sexuelles) que les avortements de « fœtus féminins », les viols liés aux conflits que les violences conjugales. Tout cela dans une optique résolument féministe, comme en témoigne (parmi tant d’autres) ce paragraphe explicatif :

« Le patriarcat a connu diverses manifestations historiques et fonctionne différemment selon le contexte culturel, géographique et politique. Il s’imbrique dans d’autres systèmes de subordination et d’exclusion. Les interactions entre de multiples facteurs le façonnent, notamment les passés coloniaux et la domination postcoloniale, les initiatives de construction nationale, les conflits armés, les déplacements de population et les migrations. Les manifestations du patriarcat diffèrent également selon le statut économique, la race, l’origine ethnique, la classe sociale, l’âge, l’orientation sexuelle, le handicap, la nationalité, la religion et la culture. L’analyse des inégalités fondées sur le sexe à l’origine de la violence doit alors tenir compte des facteurs particuliers qui marginalisent les femmes dans un contexte donné. Ces analyses contextualisées des expériences des femmes victimes de la violence révèlent que celles-ci ont toujours des moyens d’action et qu’elles conservent, à des degrés divers, la maîtrise de leurs existences en dépit des contraintes liées à de multiples formes de subordination. »

C’est dans cette logique néfaste qu’il faut comprendre la manière dont l’ONU milite comme un seul homme ou presque derrière Kofi Annan pour la légalisation universelle de l’avortement. Certes dans des contextes de violence, de guerre et de tragédie. Mais c’est le principe qui est important : la pression de la culture de mort s’accroît.

Ainsi le rapport de l’ONU condamne-t-il « la répression de l’avortement dans les affaires de viol ». Il assure que « les grossesses non souhaitées ont de graves conséquences : avortements non médicalisés (en premier lieu ; et s’ils étaient médicalisés il n’y aurait pas de problème NDLR), suicides et réactions hostiles des membres de la famille ».

Dans les situations de conflit accompagnés de violences faites au femmes ou de déplacements de populations, l’ONU propose avant tout de mettre en place « les divers services nécessaires pour aider les victimes/survivantes de la violence à l’égard des femmes sont notamment : les soins de santé intégrés, y compris l’accès aux avortements médicalisés; l’information et le conseil; la mise à disposition de refuges; la satisfaction des besoins fondamentaux notamment en nourriture, eau et assainissement; ainsi que l’éducation et les services communautaires ».
Et ainsi les organismes internationaux considèrent-ils comme une priorité, en Afghanistan ou ailleurs, de prévoir des unités mobiles d’aspiration pour assurer les avortements dans les camps de réfugiés…

On aurait tort de ne pas prendre ces pressions au sérieux. On a le droit de sourire tout de même lorsqu’on apprend que « la violence psychologique consiste à dominer ou à isoler une femme, ainsi qu’à l’humilier ou à la mettre mal à l’aise ».

Mal à l’aise ? Je le suis davantage en apprenant qu’il existe désormais un crime de « fémicide » (eh oui !). A quand les hommicides en série ?

 
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