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08 mars, 2016

Virus Zika : le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim veut un meilleur accès des femmes à la “santé reproductive”

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Jim Yong Kim : au service
de la contraception pour toutes
Le choix par Jim Yong Kim du 8 mars pour réclamer dans un article sur LinkedIn l’accès de toutes à la « santé reproductive » ne relève pas du hasard. La Journée internationale de la femme fait partie de ces dates liées à l’avancement de la culture de mort, tant il est vrai qu’elles servent à répéter les refrains sur le « droit » à l’avortement et à la contraception. C’est en sa qualité de président de la Banque mondiale que Jim Yong Kim s’est exprimé, saisissant l’occasion fournie par l’épidémie du virus Zika, dont le lien avec une recrudescence des cas de microcéphalie congénitale est avancé par beacoup.
« Depuis que l’épidémie de Zika a attiré l’attention du monde entier au début de cette année, des photos de bébés atteints de microcéphalie sont apparues sur les écrans des télévisions et dans les journaux du monde entier. Ils sont devenus l’emblème du coût humain du virus, même si le lien de causalité entre le Zika et ce défaut de naissance congénital reste à prouver », commence l’article.
Coût humain ? Oui, ce sont des bébés qui sont atteints, même si c’est à des degrés variables : ce sont eux qui risquent d’en souffrir les premiers, mais enfin ils sont vivants. Logiquement – et d’autant plus que la Banque mondiale est une institution qui brasse des millions et des milliards – il s’agirait de chercher d’une part à éviter la contamination (on recherche un vaccin) et de l’autre, de souligner la nécessité d’apporter à ces enfants les soins dont ils ont besoin. Ce qui passe, naturellement, par l’aide à leurs familles.
Mais tel n’est pas le point de vue avancé par Jim Yong Kim, qui poursuit : « Une chose, cependant, est certaine. Derrière chacun de ces bébés il y a une mère, beaucoup d’entre elles sont des femmes des campagnes vivant dans la pauvreté, qui n’ont pas un accès convenable aux installations sanitaires, aux conseils de santé et autres services. L’épidémie de Zika a brutalement rappelé au monde que les besoins des femmes et leur santé doivent être une priorité dans le cadre des efforts de réponse et de prévention au niveau global et national. »
Et de poursuivre sur le fait que les femmes des pays en développement sont celles qui représentent « 99 % des morts maternelles globales », que les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont le plus fort taux de «grossesses non planifiées » (56 % selon une étude de 2012), et que c’est là aussi que la « demande non satisfaite de planification familiale » reste élevée. Là encore que les « violences de genre » sont élevées :
« Alors que l’évitement de la grossesse peut constituer une sage décision dans le climat actuel d’incertitude à propos de Zika, cette option n’est pas à l’heure actuelle accessible à de nombreuses femmes qui peuvent ne pas avoir la liberté de dire “non” à leur partenaire ou d’insister sur le recours à la contraception. »
Autrement dit, la seule réponse vraiment complète face au virus Zika est d’éviter que des enfants naissent, de pratiquer la contraception pour éviter un risque de microcéphalie qui certes n’atteint qu’une fraction des bébés des femmes contaminées : c’est le principe de précaution au carré, une véritable ingénierie sociale qui incite les femmes de quasi tout un continent à éviter toute grossesse. Pour combien de temps ? Tant qu’il n’y aura pas de vaccin, sans doute !
Autrement dit encore, le « coût humain » du virus Zika, ce n’est pas la souffrance éventuelle des enfants nés microcéphales, mais leur existence même. Toutes ces photos d’enfants un peu différents de nous, qui s’écartent de la norme, qui ont besoin de soins et surtout d’amour – et que leurs mamans aiment certainement de tout leur cœur – ne sont alors que la preuve d’une absence de « planning familial » et d’accès aux soins reproductifs. Ce sont autant de petits visages qui n’auraient jamais du voir le jour… Autant de vivants reproches à un système qui n’assure pas aux femmes la capacité de « se faire entendre et d’exercer un contrôle décisif sur leur propre santé et leur propre vie ».
Voilà à quoi œuvre le président de la Banque mondiale. Si cette institution a débloqué des fonds importants pour les gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes pour faciliter la réponse à l’épidémie de Zika – en vue de contrôler la population des moustiques et de maîtriser la diffusion du virus – elle est aussi consciente, assure son président Jim Kim, qu’il « faut mettre les besoins sanitaires des femmes au centre et au premier rang ». « Tout aussi important, les services de santé reproductive et les efforts pour toucher les populations doivent cibler à la fois les femmes et les hommes », conclut-il.
Le mot « avortement » n’est pas prononcé. Mais voilà bien longtemps que les grandes institutions internationales tentent de l’inclure, aux côtés de la contraception présentée comme panacée, dans le concept de « santé reproductive ».

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04 octobre, 2014

Vaccin contre le HPV : un expert colombien met en garde contre ses dangers

Une piqûre de Gardasil au Chili
Alors que les informations sur de potentiels effets secondaires inquiétants liés au vaccin contre le papillomavirus humain se multiplient en Amérique du Sud, le directeur de la plateforme pro-vie et pro-famille « Unidos por la Vida » en Colombie,  Jesús Magaña, a affirmé à ACIPrensa que tout en étant loin de protéger efficacement contre cette infection sexuellement transmissible, il promeut la promiscuité parmi les adolescente.
Le HPV ou papillomavirus humain est un ensemble de virus dont certains provoquent le cancer du col de l’utérus. Depuis quelques années, des campagnes massives de vaccinations de toutes jeunes filles – dès 9 ans – sont entreprises dans plusieurs pays. Sous la marque Gardasil ou Cervarix, les coûteux vaccins (105 € la dose de Garadasil, et il en faut deux !) sont distribués notamment par le biais des infirmeries scolaires. En France, le Haut conseil à la santé publique a recommandé la vaccination à grande échelle des petites filles en France – dès 9 ans, à l’école.
Jesús Magaña accuse carrément les promoteurs d’une telle campagne dans son pays de mener une « politique erronée, à tel point qu’on se demande s’il ne s’agit pas d’un plan orchestré pour détruire nos jeunes filles, et plus spécialement leur santé sexuelle et reproductive – eux qui en parlent tant ».
Les faits sont en effet troublants. ACIPrensa a contacté le 30 septembre Monica Leon del Rio, avocate, mère d’une des fillettes victime de graves symptômes après avoir été vaccinée en janvier 2013. « Depuis ce moment elle a présenté une série d’effets adverses : douleurs articulaires, élancements, douleur à la colonne vertébrale et d’autres ennuis de santé, que j’ai commencé à exposer devant les autorités sanitaires, sans obtenir la moindre réponse ni traitement global. »
« Au départ, poursuit l’avocate, l’affaire a été rendue publique après que dans un village on eut vacciné beaucoup de fillettes et qu’elles ont toute rapporté des effets adverses. Le village s’appelle Carmen de Bolivar. On a dit alors que c’était une histoire d’hystérie collective, et c’est ainsi qu’on a balayé ce que rapportaient les fillettes affectées. »
Un vrai « dénigrement » – et les autorités publiques n’ont proposé aucun remède.
Monica Leon del Rio signale qu’il y a eu d’autres cas, moins médiatisés. Elle a porté plainte devant le procureur général de la nation, en invoquant les cas documentés de huit fillettes, en attendant de présenter cinq ou six cas supplémentaires. Le gouvernement colombien a d’ores et déjà été sommé par le procureur général de fournir des informations sur qui se passe.
Le président de Colombie, Juan Manuel Santos, affirmait de son côté en août que la campagne – d’un coût de 100 millions de dollars – est un modèle d’« équité et de santé publique » puisque toutes les fillettes peuvent en bénéficier, qu’elles soient riches ou pauvres.
Pour Jesús Magaña, l’importance de la somme mise en jeu pour l’achat des doses et la vaccination des fillettes, combinée avec le refus de réagir aux effets secondaires, laissent à penser qu’il y a derrière cette affaire « un problème de corruption, d’argent mal acquis derrière cette vente de vaccins ». D’autant que les vaccins peuvent contrer seulement quelques-unes des quinze souches cancérigènes du HPV : des souches qui, précisément, ne sont pas celles qui affectent les femmes en Colombie.
« C’est un vaccin très inefficace, au rayon d’action très limité, et, deuxièmement, il envoie un message trompeur à la société car, comme nous le savons tous, le HPV est contagieux par contact sexuel et tant qu’il n’y a pas de promiscuité sexuelle au sein de la population, il ne va pas proliférer », a-t-il souligné.
En vaccinant les petites filles, le message envoyé à la société est celui-ci : « Tu peux multiplier les partenaires sexuels et grâce à ce vaccin, il ne t’arrivera rien. » « Nous constatons déjà l’inverse : non seulement il ne protège pas mais des effets secondaires graves frappent gravement la santé des fillettes là où cette vaccination massive a eu lieu. »
Son « message de promiscuité » s’ajoute à celui de l’avortement qui fait croire qu’on « peut avoir n’importe quel type de relations sexuelles car en cas d’échec des contraceptifs qui sont aussi massivement distribués il y aura de toute façon une solution de dernier recours ».
« Les parents sont en train de se rendre compte de la gravité de l’utilisation de ce type de vaccins qui ne sont véritablement d’aucune nécessité lorsque les jeunes mènent une vie sexuelle saine, sans promiscuité, une vie de jeunes filles chez elles protégées d’une initiation précoce aux relations sexuelles », a souligné Jesús Magaña  qui estime beaucoup plus urgent de donner une saine éducation sexuelle où apparaisse pleinement « l’unité intime et profonde de la sexualité et de l’amour ».

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23 novembre, 2012

Des millions de dollars pour promouvoir l'avortement en Amérique latine

L'organistion Catholiques pour le droit de choisir a dépensé 13,7 millions de dollars entre 2002 et 2010 pour promouvoir la légalisation de l'avortement en Amérique latine, affirme AciPrensa sur le foi de documents auxquels l'agence catholique a eu accès. Il s'agit de documents fiscaux officiels rendant compte des subventions versées par Catholics for a Free Choice au titre de son « lobbying catholique pour le droit à l'avortement ».

Pour la seule année 2004, la somme atteignait 5.562.275 dollars, dont plus de 2 millions pour le Mexique.

L'association affiche un budget annuel de 3 millions de dollars en moyenne, tandis que ses grands donateurs sont des fondations favorables à l'avortement comme la Fondation Ford (300.000 dollars en 2011), la Fondation William & Flora Hewlett (600.000 dollars en novembre 2011), la Fondation MacArthur (275.000 dollars de 2009 à 2012). Et aussi la Fondation Playboy, liée au magazine homonyme.

Il va de soi qu'il ne s'agit en rien d'une organisation catholique, ce que la porte-parole de la Conférence des évêques des Etats-Unis  a souligné avec clarté. L'association a néanmoins pignon sur rue non seulement aux Etats-Unis mais aussi dans de nombreux pays latino-américains sur lesquels elle concentre une partie seulement de ses efforts, à hauteur de 1,2 million de dollars par an en moyenne.

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17 octobre, 2012

Le Sénat uruguayen approuve une loi d'avortement

Le Sénat a approuvé par 17 voix contre 14 la dépénalisation de l'avortement jusqu'à 12 semaines de gestation, et contrairement à ce qui s'était passé en 2008, on s'attend maintenant à ce que le président de la République orientale ratifie le texte. Le président José Mujica, proche de la guérilla marxiste Tupamaro de jadis, avait fait savoir dès avant son élection qu'il n'opposerait pas son veto à une légalisation de l'avortement – Tabaré Vazquez ayant au contraire, en tant qu'homme politique et médecin, refusé d'apposer sa signature sur un tel texte il y a quatre ans.

On savait que le lobby de l'avortement allait revenir à la charge, et c'est donc ce qui s'est passé : l'Uruguay est en passe de devenir le deuxième pays d'Amérique latine à légaliser la mise à  mort des tout petits, après un premier vote favorable de la part de la chambre des députés le 25 septembre dernier.

La loi laisse le pouvoir de décision aux femmes qui doivent simplement comparaître devant une commission de médecins et d'assistantes sociales pour faire part de leur demande d'avortement : après avoir écouté ce que ces personnes ont  à dire sur leur décision elles doivent respecter un délai de réflexion de cinq jours, et décider alors de subir ou non l'avortement.

La loi prévoit l'objection de conscience pour les médecins et les professionnels de la santé sous réserve qu'ils fassent d'emblée connaître leur position dans les établissements de santé où ils travaillent.

Lors de la discussion de la loi, une manifestation de partisanes de l'avortement avait eu lieu aux abords de l'Assemblée uruguayenne ; elles avaient manifesté nues, tout un symbole.

Une enquête téléphonique auprès de 100.000 personnes réalisée à la demande d'une organisation pro-vie a montré que 56 % des Uruguayens sont opposés à l'avortement et en faveur du respect de la vie dès la conception.

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05 mars, 2012

L'ambassade des Pays-Bas au secours des activistes “LGBT” du Surinam

L'info date un peu mais elle est caractéristique de l'action « capillaire » de certains pays d'Europe dans les nations moins avancées du point de vue des lesbiennes-bi-gay-trans (LGBT). Elle vient d'être publiée dans la revue interne des diplomates néerlandais, BZ-Info.

C'est une sorte de « cocorico » néerlandais (en hollandais on dit kukelekuu…) pour dire que l'ambassade des Pays-Bas dans cette ancienne colonie a participé à l'organisation et au soutien de la première « Gay Parade » de Paramaribo le 11 octobre dernier, dans le cadre du Pink Embassy Programma mis sur pied en étroite collaboration avec l'association de défense des droits homosexuels néerlandaise, COC.

Ma traduction :

« L'acceptation de l'homosexualité est l'un des éléments de pointe du programme des droits de l'homme de l'ambassade. Au moyen de Pink Embassy l'ambassade veut rendre la diversité sexuelle au Surinam visible  et présente dans le débat public. Avec COC, l'ambassade a évalué la situation des LGBT du Surinam. Au cours d'un atelier de deux jours on a discuté des résultats de l'enquête. Les six organisations participantes ont rassemblé leurs forces et ont créé, au mois d'août, la plateforme LGBT du Surinam. Grâce au soutien financier du fonds des droits de l'homme de l'ambassade, les activistes ont reçu une formation et peuvent mettre en œuvre des projets à petite échelle, qui visent l'émancipation des homos. 
« Alors que la discussion autour des droits homos est certainement présente dans la politique du Surinam, les changements vraiment radicaux se font encore attendre. Mais cela n'empêche pas l'ambassade de constater une tendance positive. “Nous sommes fiers de ce que nous avons réussi ensemble”, raconte Floris van Eijk, secrétaire de l'ambassade. “La parade est sponsorisée aussi bien par des entreprises locales que par des entreprises néerlandaise. Génial que des entrepreneurs surinamois osent s'associer ouvertement avec l'émancipation-homo ! Un monde de différence avec la réalité d'il y a dix ans. Les droits des minorités sexuelles ne sont pas encore parfaits ici, mais on a fait un pas dans la bonne direction. Le Surinam est en tout cas un modèle pour bien d'autres régions des Caraïbes.” »
De photos de l'événement ici, dont celle-ci :


Question : quand on travaille à l'ambassade, et qu'on n'est pas d'accord, on fait quoi ?


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18 octobre, 2011

Une féministe péruvienne invente des morts pour cause d'avortement clandestin

Jennie Dador. Adepte des multiplications
Le Population Research Institute (PRI) vient de dénoncer le mensonge de l'ONG féministe « Manuela Ramos », dont la directrice Jennie Dador a affirmé que 59.200 femmes meurent chaque année au Pérou des suites d'avortements clandestins, alors que les pressions se font fortes sur le pays andin pour faire légaliser l'« IVG ». Elle s'exprimait aux côtés d'Amnesty International lors d'une manifestation le 28 septembre, « journée de la dépénalisation de l'avortement.

Plus exactement, elle a avancé le chiffre de « 370.000 avortements clandestins par an, dont 16 % se terminent par la mort de la mère », comme le rapporte la presse péruvienne. Pour un pays qui atteignait tout juste les 29 millions d'habitants en 2009, ces chiffres sont faramineux… et même, tout bonnement, incroyables.

16 % de 370.000, cela fait bien 59.200. « Mais les chiffres du Ministère de la santé sont différents à une échelle abyssale ; ils signalent que la mortalité maternelle est en baisse, on compte 103 décès pour chaque 100.000 naissances vivantes, c'est-à-dire pas plus de 496 morts par an. Les morts en relation avec un avortement (provoqué ou spontané) représente 6 % de ces morts, soit 30 par an. »

Selon le PRI, Jennie Dador s'est laissé emporter par la rhétorique des pro-avortement qui ont besoin de gonfler les statistiques à la fois des avortements clandestins et des morts maternelles qui leur sont liées pour promouvoir la légalisation de l'avortement, comme l'avait indiqué en son temps l'ex-avorteur et converti Bernard Nathanson.

« Si nous permettons que cette femme continue d'inventer des chiffres de manière irresponsable, la vie de beaucoup d'enfants sera en danger », signale le communiqué du PRI.

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Réseau Riposte catholique

16 juin, 2011

Coup d'arrêt à la progression de la culture de mort en Amérique : bravo !

Une tentative de faire adopter une « Convention des droits sexuels et reproductifs » par l'Organisation des Etats Américains (OEA) lors de son assemblée générale à San Salvador du 5 au 7 juin derniers a capoté sans même que le projet ne pût être présenté aux représentants des Etats membres réunis et aux 147 organisations de la société civiles participant à la réunion solennelle.

Le projet qui circule depuis une bonne décennie cherche à faire légaliser partout l'avortement et à protéger en droit n'importe quel type de comportement ou d'orientation sexuelle pour en faire des « droits humains » à part entière, de manière à les imposer dans les pays qui ne les reconnaissent pas (encore) au niveau national.

Plusieurs groupes féministes et favorables à l'avortement avaient fait irruption pendant les sessions de l'Assemblée générale, nous apprend le Population Research Institute, très attentif aux manœuvres en cours pour imposer la culture de mort à la faveur d'un droit international revu, corrigé et subverti. Les cheveux teints en rouge, portant des pancartes avec des slogans contre la pénalisation de l'avortement, des militantes féministes et des travestis avaient tenté d'exiger l'inscription de la Convention à l'ordre du jour de l'assemblée générale, sans succès. Une initiative semblable – portée cette fois par les « Catholiques pour le droit de choisir – avait échoué l'an dernier lors de l'assemblée générale de l'OEA à Lima, malgré l'accueil complaisant du Secrétaire général chilien, Miguel Insulza.

La résistance de l'OEA, fondée sur la volonté des Etats membres de conserver leurs droits souverains, mérite d'être soulignée. Mais elle ne doit pas faire oublier que l'offensive est multiforme, et que ce qui est repoussé ou contenu ici peut progresser ailleurs, toujours sous couvert d'une fausse interprétation des engagements internationaux utilisés pour faire pression sur les législations nationales.

Les hispanophones pourront lire ici le texte de la Convention.

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04 avril, 2011

Amérique du Sud : une révolutionnaire choisit la vie

Amparo Medina, 45 ans, femme énergique, avait commencé sa « vie active » comme militante au sein du Mouvement de la gauche révolutionnaire en Equateur. Elle allait dans les quartiers pauvres de sa ville pour apprendre le sport aux jeunes désœuvrés. Pleine d'idéal, elle voulait changer le monde. Elle a fini catholique. Et lutte maintenant pour la fin de l'avortement – et la contraception.

Amparo Medina avait commencé sur une tout autre voie. Après des études de pédagogie sociale, elle avait étudié le « leadership » en Israël et travaillé au sein d'organisations internationales comme l'Organisation des Etats Américains, l'UNICEF et l'ONU, sur le thème de la santé sexuelle et reproductive. Elle s'aventura dans les zones sauvages de la forêt amazonienne pour aider les populations à défendre leur terre, si nécessaire par la force, organisa des crèches dans la brousse pour que les femmes puissent aller au travail, leur enseignait même à rendre coup pour coup lorsque leurs maris les frappaient. Bien sûr elle militait pour l'avortement.

Au point qu'elle fut prise par l'armée équatorienne et frappée quasiment à mort : guérie, elle se jeta avec une volonté renouvelée dans des groupes révolutionnaires opérant dans son pays, au Chili et en Colombie. Avant d'être reprise et, dit-elle, torturée pendant sept jours par les militaires.

Puis vint la conversion.

Elle fut le fruit d'un choc. Amparo accompagnait une amie très proche qui était tombée enceinte à la suite d'une relation extra-conjugale. Elle en était à sa neuvième semaine de gestation.

« Je me rappelle la salle, la peur et la douleur qui transparaissaient sur le visage de mon amie, le bruit de l'aspirateur et moi, moi qui lui disais de ne pas avoir peur, de continuer, de songer que l'opération était simple et qu'elle lui ferait du bien », raconte la jeune femme, toujours hantée par la scène.

Car elle se sent coupable, jusqu'à aujourd'hui : du coup elle a fondé une association pour aider les pères et les mères à surmonter la dépression post-abortive.

« J'ai compris qu'aucune femme n'avorte par plaisir ; la souffrance est immense et elle laisse des traces qu'on n'effacera jamais. »


Amparo Medina estime que la réponse ne passe pas par les préservatifs mais par un juste enseignement de la sexualité, ses risques et surtout les responsabilités qu'elle comporte. Les contraceptifs ne sont pour elle qu'un moyen de plus pour enrichir les multinationales. Parole d'une femme qui connaît les réalités des couches pauvres de la société de l'intérieur.

Un autre événement providentiel allait entraîner sa conversion. Participant à la lutte armée des indigènes, elle s'est trouvée un beau jour face à la milice. Une balle siffle, éraflant sa joue gauche. Elle tombe, inconsciente. « C'est là que j'ai eu la vision d'une jeune fille de 16 ou 17 ans qui disait qu'elle m'aimait. Je suis sûre que c'était la Vierge Marie. » Amparo est devenue catholique. Et elle dit aujourd'hui : « Je ne suis qu'une pièce dans un engrenage qui me dépasse de beaucoup. »


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14 septembre, 2010

« Enfant non désiré » : un concept pour promouvoir l'avortement

Voici une histoire colombienne qui vaut pour le reste du monde. Une histoire qui raconte les manipulations auxquelles se livre le féminisme radical pour imposer l'avortement.

L'Amérique latine est sous le feu roulant des partisans du droit à l'avortement et il y a quelques jours, à la télévision colombienne, une nommée Florence Thomas, activiste française en Colombie, déclarait qu'aucun enfant non désiré ne devrait voir le jour. Parce que seul l'« Amour d'une mère » serait capable d'« humaniser » le fœtus. Permettre aux mères d'avorter leurs enfants non désirés permettrait d'arriver à une société avec davantage d'« enfants désirés »  car en les libérant d'une « charge pénible » elles auraient une « meilleure expérience de la maternité », au bénéfice de toute la société.

L'association d'aide aux futures mères « La Vida en Mi » (« Mi » pour moi et pour miséricorde) a réagi avec vigueur contre cette tarte à la crème des féministes qui, dans le monde entier, se traduit par la lutte pour les « droits reproductifs » (un enfant quand je veux, avec qui je veux).

C'est une « injustice » profonde, commente « Vida en Mi ». 99 % des avortements se décident non parce qu'un enfant ne serait pas désiré, mais parce que des circonstances extérieures : pauvreté, chômage, études à achever, toute la pression sociale qui présente les enfants comme une charge…

« Il faut souligner que nous qualifions ces enfants de “non désirés” parce qu'on nous a enseignés à les appeler ainsi. Lorsqu'ils naissent on nous demande si nous voulions les concevoir ou non, et cette statistique les marque à vie, tandis que nous répondons à l'enquête par oui ou par non, comme si cette classification était normale. »

Et à quoi sert la manœuvre ? Imaginez que vous fassiez partie des 100 plus riches du monde. S'il fallait confronter le problème de la pauvreté mondiale cela vous mènerait à réfléchir sur « la distribution injuste de la richesse », assure Vida en Mi. Pour éviter de traiter le problème au fond, vous auriez tout intérêt à trouver une solution plus avantageuse pour vous, « moderne, progressiste, bla, bla, bla ». « Passant de la théorie au concret, cela a mené dans les années 1970 au mythe de la surpopulation, on dirait chez nous en Amérique latine : le gâteau ne suffit pas, car il y a beaucoup de monde à la fête. »

Vida en Mi note que ce de cette époque que date un changement de langage : au lieu des périphrases utilisées jusqu'alors, elles utilisent désormais le terme d'« embarazo » (embarras) avec toute sa charge négative. « Nous avons été soumis à une manipulation de langage qui met l'accent sur la relation mère-père face à l'enfant, en faisant sentir que les manques dont ils souffrent sont dus à leurs propres décisions erronées, au très grand nombre de leurs enfants – soit deux – et non au maigre salaire qu'ils reçoivent même s'ils travaillent tous deux. »

C'est en mettant l'accent sur le couple « maternité-pauvreté » que le féminisme radical, en rejetant la faute de la pauvreté sur les pauvres, a pu construire « la façade parfaite pour promouvoir l'avortement sans rendre évident le contrôle des naissances qui se profile derrière lui, et voilà pourquoi il a reçu un gigantesque soutien de la part de ceux qui en tirent profit. Un pacte signé au dos d'un gros chèque et scellé du sang de beaucoup d'innocents… »


« Tristement, quand Florence suggère que seuls naissant les “enfants désirés”, elle fait la promotion des enfants des pauvres, et d'une culture qui dévalue la vie, comme cela se manifeste en France où la stérilité abonde, où l'on préfère dépenser des millions pour les animaux de compagnie plutôt que de gâcher leur vie avec un enfant qui dérange. Pour cela, le féminisme radical de genre devra demander pardon et rendre des comptes à la société… »


L'auteur de l'article avoue alors avoir été lui même un enfant non désiré, paru au moment où le couple de ses parents allait mal, né « dans des conditions adverses » parce que sa mère, s'accrochant malgré tout à l'espérance, a voulu lui donner la vie. « Elle m'a sauvé de la mort qui se cache derrière le discours sophistiqué de Florence Thomas, Monica Roa et d'autres. Et bien qu'il me reste beaucoup de chemin à parcourir, je ne renoncerai jamais à mon propos d'être un jour un meilleur fils, son soutien, sa fierté aux côtés de mes frères, et jusqu'à sa sécurité sociale, pour rendre une partie de l'Amour qu'elle me donne. »

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05 septembre, 2010

Rosaire pour la vie le 8 septembre

Des millions d'Américains du Nord et du Sud participeront, le 8 septembre à 20 heures – en la Nativité de la Vierge – au  Rosaire de l'Amour de Guadalupe pour supplier Marie d'intercéder auprès de Dieu pour la paix et la justice sur tout le continent. L'événement sera marqué de manière particulièrement solennelle et pour la première fois par une procession aux flambeaux depuis le centre de Tepeyac (Mexico) jusqu'à la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe, lieu des apparitions de Marie à saint Juan Diego où des millions de fidèles viennent vénérer chaque année l'image de la Vierge enceinte miraculeusement « imprimée » sur le manteau de l'humble Indien.

La procession sera conduite par l'archevêque de Mexico, Mgr Norberto Rivera.

En ce 200e anniversaire de l'indépendance du Mexique, l'accent sera mis, a indiqué le recteur de la Basilique, le P. Eduardo Chavez Sanchez, sur des prières pour que les Mexicains trouvent « la liberté véritable qui est l'indépendance à l'égard du péché, de la mort, de l'égoïsme, de l'orgueil, du Dieu argent, qui font tant de mal à notre nation ».

27 août, 2010

Le président du Salvador désavoue une signataire du « Consensus de Brasilia »

Julia Evelyn Martinez représentait en juillet dernier le Salvador à la 11e Conférence régionale sur la Femme d'Amérique latine et des Caraïbes qui s'est tenue à Brasilia (CEPAL) : cette féministe, directrice de l'Institut d'El Salvador pour le développement de la Femme  (ISDEMU), en a profité pour signer le « consensus de Brasilia » qui vise à faire dépénaliser l'avortement dans toute la région.

Le président du pays, Mauricio Funes, l'a officiellement désavouée, en faisant publier une mise au point sur le site de la présidence de la République, actuellement en tête de toutes les informations. Il y déclare que Mme Martinez n'était pas « autorisée à signer au nom du pays le “Consensus de Brasilia” qui engage le Salvador à réviser les lois sur l'avortement ».

« Elle a souscrit à une déclaration qui n'engage en rien le gouvernement ; il y a eu une erreur de procédure de la part de la directrice exécutive de l'ISDEMU, elle aurait dû consulter la Chancellerie, pour que celle-ci à son tour consulte la Présidence de la République, pour être habilitée en tant que fonctionnaire du gouvernement de la République pour engager celui-ci à l'égard de déclarations qui pouvaient être signées dans le contexte de la réunion du CEPAL », dit sèchement la mise au point.

Mme Martinez ne disposait pas davantage des pleins pouvoirs pour signer au nom du gouvernement, précise la Présidence, qu'elle n'avait ni demandés ni obtenus.

Le Salvador, à la suite du Chili et du Costa Rica, ne se considère donc pas lié par le Consensus de Brasilia en ce qui concerne la dépénalisation de l'avortement, ce qui a été officiellement notifié à CEPAL, « parce que notre Constitution est claire et tant que cet article (de pénalisation de l'avortement)  est en vigueur et n'aura pas été révisé par l'Assemblée législative, il faut le respecter », a précisé le président Funes.

Rappelant qu'il n'appartient pas à l'exécutif de prendre l'initiative des lois, le président a ajouté que cela est de la seule compétence de ladite Assemblée, qu'il n'a lui-même donné « aucun ordre pour que la législation sur l'avortement soit révisée », ajoutant que « pour autant, il n'est pas certain que l'ISDEMU fasse la promotion d'une telle mesure ».

C'est au moins une belle manifestation d'indépendance par rapport aux instances supra-nationales qui veulent peser sur les politiques nationales des pays où la culture de mort n'est pas encore institutionnalisée.

On soulignera aussi la fourberie des promoteurs de l'avortement qui transparaît dans la signature d'un instrument international qui, forcément, exerce une pression sur les gouvernements nationaux, par une militante féministe qui n'a pour ce faire aucune autorité, et qui, forcément, le sait…

Le directeur du Population Research Institute pour l'Amérique latine, Carlos Polo, cité par ACIPrensa, souligne toutefois que le Consensus de Brasilia ne lie pas juridiquement les Etats signataires.

« Pendant des années, on nous a vendu l'idée selon laquelle n'importe quel document résultant d'un consensus, signé au sein de n'importe quel organisme lié à l'ONU, oblige les pays membres. Par ces actions, on a pu rendre évident le fait que les Etats sont souverains quant à leur législation interne, et que le Consensus de Brasilia ne les oblige pas dès lors qu'il ne s'agit pas d'un document contraignant. (…) En favorisant la pratique de l'avortement, il manque de valeur légale puisqu'il contredit les Constitutions et, surtout, le Pacte de San José qui, effectivement, oblige nos pays à défendre la droit à la vie depuis la conception. (…) Il y a déjà plusieurs pays qui, au moyen de réserves exprimées (Chili, Costa Rica, Pérou, Nicaragua), ou à travers des déclarations de hauts fonctionnaires du pouvoir exécutif comme au Chili et aujourd'hui le Salvador où le président lui-même s'est exprimé, remettent ouvertement en cause la valeur légale de cet accord. »
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02 mars, 2010

Colombie : profiter des ambiguïtés de la loi pour imposer l'avortement légal

La Colombie a accueilli de mercredi à vendredi dernier un Forum international pour la dépénalisation de l'avortement, lieu de rencontre et d'échanges pour les activistes pro-avortement qui tentent de faire reconnaître ce qu'elles appellent les « droits sexuels et reproductifs » dans l'ensemble du continent latino-américain où l'avortement légal demeure assez largement l'exception. La Colombie devait y être montrée en exemple, puisque depuis mai 2006 la Cour constitutionnelle a prévu des exceptions à l'interdiction générale de l'avortements (les « classiques » : viol, malformation fœtale, danger pour la santé de la mère. La militante pro-avortement française qui avait œuvré pour cela, Florence Thomas, était la figure d'honneur du Forum de la semaine dernière et c'est elle qui a ouvert les travaux.

Le but de la rencontre était de mettre en commun les expériences pour déterminer celles qui sont les plus efficaces dans les différents contextes socio-politiques latino-américains. Très clairement, et notamment par la voix de Luisa Cabal, directeur de l'International Legal Program Center for Reproductive Rights de New York, on expliqua qu'il faut tirer profit de la « jurisprudence internationale » sur le « droit à l'interruption volontaire de grossesse » pour faire pression sur les gouvernements et faire ouvrir le débat dans la région, le seul fait qu'on en parle étant déjà présenté comme une première victoire.

Peu importe qu'aucun traité international contraignant n'impose (pour l'heure, et fort heureusement !) la reconnaissance du « droit à l'avortement », ces militantes s'appuient sur l'air du temps et la répétition obsessionnelle d'un principe qui commence à faire plus nettement surface, notamment dans les recommandations et autres résolutions européennes par exemple.

A l'issue des trois jours de réflexion, on décida donc que le modèle mexicain est celui à suivre : la légalisation de l'avortement dans le District Fédéral de Mexico pendant les 12 premières semaines de gestation, fruit d'un intéressante « coopération » avec le Parti révolutionnaire de gauche qui cherchait à s'imposer dans la région et qui, au pouvoir, a permis l'adoption d'une loi très libérale. C'est ce qu'expliqua  Maria Consuelo Mejia, directrice des « Catholiques pour le droit de décider » (sic) : pour elle, l'un des volets d'une réponse « multi-stratégique » est d'imposer la reconnaissance de la laïcité de l'Etat pour déterminer (comprendre : « limiter ») le rôle de l'Eglise et clarifier celui des politiques.

Il y eut aussi un consensus pour affirmer que tous les groupes et militants féministes sauront tirer parti des « lois ambiguës » pour faire pressions sur les Etats et obtenir la légalisation de l'avortement. L'idée étant de partir des légalisations pour les cas limites (comme au Nicaragua actuellement) mais avec le clair objectif d'une légalisation sans conditions pendant les premières semaines de grossesse, en invoquant les « traités internationaux » (qui pourtant n'obligent personne dans ce domaine).

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24 janvier, 2007

La famille en danger en Amérique latine

Dans une interview à Radio Vatican signalée par l'édition espagnole de zenit.org, le père José Tola, secrétaire de la Commission pontificale pour l'Amérique latine déclare que l'un des sujets clefs abordés lors de l'assemblée plénière de cette instance a été la famille et les menaces sur elle qui justifient qu'elle soit au centre des préoccupations pastorales.

"Il est évident pour tous que la famille est en danger aujourd'hui" en raison de courants que l'on retrouve partout dans le monde : "Les parents, dans leur tâche de formation de la personnalité de leurs enfants, doivent confronter des problèmes de ce type". D'où le devoir des pasteurs d'avertir, d'informer, de catéchiser et d'aider les parents à les connaître et à y faire face.

"Nous faisons face en effet à un courant très fort, très agressif contre la vie, contre les valeurs de la vie familiale que nous enseigne l'Evangile", précise le père Tola.

Voir ici.

 
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