Virus Zika : le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim veut un meilleur accès des femmes à la “santé reproductive”
| Jim Yong Kim : au service de la contraception pour toutes |
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| Une piqûre de Gardasil au Chili |
L'info date un peu mais elle est caractéristique de l'action « capillaire » de certains pays d'Europe dans les nations moins avancées du point de vue des lesbiennes-bi-gay-trans (LGBT). Elle vient d'être publiée dans la revue interne des diplomates néerlandais, BZ-Info.
C'est une sorte de « cocorico » néerlandais (en hollandais on dit kukelekuu…) pour dire que l'ambassade des Pays-Bas dans cette ancienne colonie a participé à l'organisation et au soutien de la première « Gay Parade » de Paramaribo le 11 octobre dernier, dans le cadre du Pink Embassy Programma mis sur pied en étroite collaboration avec l'association de défense des droits homosexuels néerlandaise, COC.
Ma traduction :
« L'acceptation de l'homosexualité est l'un des éléments de pointe du programme des droits de l'homme de l'ambassade. Au moyen de Pink Embassy l'ambassade veut rendre la diversité sexuelle au Surinam visible et présente dans le débat public. Avec COC, l'ambassade a évalué la situation des LGBT du Surinam. Au cours d'un atelier de deux jours on a discuté des résultats de l'enquête. Les six organisations participantes ont rassemblé leurs forces et ont créé, au mois d'août, la plateforme LGBT du Surinam. Grâce au soutien financier du fonds des droits de l'homme de l'ambassade, les activistes ont reçu une formation et peuvent mettre en œuvre des projets à petite échelle, qui visent l'émancipation des homos.
« Alors que la discussion autour des droits homos est certainement présente dans la politique du Surinam, les changements vraiment radicaux se font encore attendre. Mais cela n'empêche pas l'ambassade de constater une tendance positive. “Nous sommes fiers de ce que nous avons réussi ensemble”, raconte Floris van Eijk, secrétaire de l'ambassade. “La parade est sponsorisée aussi bien par des entreprises locales que par des entreprises néerlandaise. Génial que des entrepreneurs surinamois osent s'associer ouvertement avec l'émancipation-homo ! Un monde de différence avec la réalité d'il y a dix ans. Les droits des minorités sexuelles ne sont pas encore parfaits ici, mais on a fait un pas dans la bonne direction. Le Surinam est en tout cas un modèle pour bien d'autres régions des Caraïbes.” »De photos de l'événement ici, dont celle-ci :
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| Jennie Dador. Adepte des multiplications |
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Une tentative de faire adopter une « Convention des droits sexuels et reproductifs » par l'Organisation des Etats Américains (OEA) lors de son assemblée générale à San Salvador du 5 au 7 juin derniers a capoté sans même que le projet ne pût être présenté aux représentants des Etats membres réunis et aux 147 organisations de la société civiles participant à la réunion solennelle.
Le projet qui circule depuis une bonne décennie cherche à faire légaliser partout l'avortement et à protéger en droit n'importe quel type de comportement ou d'orientation sexuelle pour en faire des « droits humains » à part entière, de manière à les imposer dans les pays qui ne les reconnaissent pas (encore) au niveau national.
Plusieurs groupes féministes et favorables à l'avortement avaient fait irruption pendant les sessions de l'Assemblée générale, nous apprend le Population Research Institute, très attentif aux manœuvres en cours pour imposer la culture de mort à la faveur d'un droit international revu, corrigé et subverti. Les cheveux teints en rouge, portant des pancartes avec des slogans contre la pénalisation de l'avortement, des militantes féministes et des travestis avaient tenté d'exiger l'inscription de la Convention à l'ordre du jour de l'assemblée générale, sans succès. Une initiative semblable – portée cette fois par les « Catholiques pour le droit de choisir – avait échoué l'an dernier lors de l'assemblée générale de l'OEA à Lima, malgré l'accueil complaisant du Secrétaire général chilien, Miguel Insulza.
La résistance de l'OEA, fondée sur la volonté des Etats membres de conserver leurs droits souverains, mérite d'être soulignée. Mais elle ne doit pas faire oublier que l'offensive est multiforme, et que ce qui est repoussé ou contenu ici peut progresser ailleurs, toujours sous couvert d'une fausse interprétation des engagements internationaux utilisés pour faire pression sur les législations nationales.
Les hispanophones pourront lire ici le texte de la Convention.
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Amparo Medina, 45 ans, femme énergique, avait commencé sa « vie active » comme militante au sein du Mouvement de la gauche révolutionnaire en Equateur. Elle allait dans les quartiers pauvres de sa ville pour apprendre le sport aux jeunes désœuvrés. Pleine d'idéal, elle voulait changer le monde. Elle a fini catholique. Et lutte maintenant pour la fin de l'avortement – et la contraception.
Amparo Medina avait commencé sur une tout autre voie. Après des études de pédagogie sociale, elle avait étudié le « leadership » en Israël et travaillé au sein d'organisations internationales comme l'Organisation des Etats Américains, l'UNICEF et l'ONU, sur le thème de la santé sexuelle et reproductive. Elle s'aventura dans les zones sauvages de la forêt amazonienne pour aider les populations à défendre leur terre, si nécessaire par la force, organisa des crèches dans la brousse pour que les femmes puissent aller au travail, leur enseignait même à rendre coup pour coup lorsque leurs maris les frappaient. Bien sûr elle militait pour l'avortement.
Au point qu'elle fut prise par l'armée équatorienne et frappée quasiment à mort : guérie, elle se jeta avec une volonté renouvelée dans des groupes révolutionnaires opérant dans son pays, au Chili et en Colombie. Avant d'être reprise et, dit-elle, torturée pendant sept jours par les militaires.
Puis vint la conversion.
Elle fut le fruit d'un choc. Amparo accompagnait une amie très proche qui était tombée enceinte à la suite d'une relation extra-conjugale. Elle en était à sa neuvième semaine de gestation.
« Je me rappelle la salle, la peur et la douleur qui transparaissaient sur le visage de mon amie, le bruit de l'aspirateur et moi, moi qui lui disais de ne pas avoir peur, de continuer, de songer que l'opération était simple et qu'elle lui ferait du bien », raconte la jeune femme, toujours hantée par la scène.
Car elle se sent coupable, jusqu'à aujourd'hui : du coup elle a fondé une association pour aider les pères et les mères à surmonter la dépression post-abortive.
« J'ai compris qu'aucune femme n'avorte par plaisir ; la souffrance est immense et elle laisse des traces qu'on n'effacera jamais. »
Amparo Medina estime que la réponse ne passe pas par les préservatifs mais par un juste enseignement de la sexualité, ses risques et surtout les responsabilités qu'elle comporte. Les contraceptifs ne sont pour elle qu'un moyen de plus pour enrichir les multinationales. Parole d'une femme qui connaît les réalités des couches pauvres de la société de l'intérieur.
Un autre événement providentiel allait entraîner sa conversion. Participant à la lutte armée des indigènes, elle s'est trouvée un beau jour face à la milice. Une balle siffle, éraflant sa joue gauche. Elle tombe, inconsciente. « C'est là que j'ai eu la vision d'une jeune fille de 16 ou 17 ans qui disait qu'elle m'aimait. Je suis sûre que c'était la Vierge Marie. » Amparo est devenue catholique. Et elle dit aujourd'hui : « Je ne suis qu'une pièce dans un engrenage qui me dépasse de beaucoup. »
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Voici une histoire colombienne qui vaut pour le reste du monde. Une histoire qui raconte les manipulations auxquelles se livre le féminisme radical pour imposer l'avortement.
L'Amérique latine est sous le feu roulant des partisans du droit à l'avortement et il y a quelques jours, à la télévision colombienne, une nommée Florence Thomas, activiste française en Colombie, déclarait qu'aucun enfant non désiré ne devrait voir le jour. Parce que seul l'« Amour d'une mère » serait capable d'« humaniser » le fœtus. Permettre aux mères d'avorter leurs enfants non désirés permettrait d'arriver à une société avec davantage d'« enfants désirés » car en les libérant d'une « charge pénible » elles auraient une « meilleure expérience de la maternité », au bénéfice de toute la société.
L'association d'aide aux futures mères « La Vida en Mi » (« Mi » pour moi et pour miséricorde) a réagi avec vigueur contre cette tarte à la crème des féministes qui, dans le monde entier, se traduit par la lutte pour les « droits reproductifs » (un enfant quand je veux, avec qui je veux).
C'est une « injustice » profonde, commente « Vida en Mi ». 99 % des avortements se décident non parce qu'un enfant ne serait pas désiré, mais parce que des circonstances extérieures : pauvreté, chômage, études à achever, toute la pression sociale qui présente les enfants comme une charge…
« Il faut souligner que nous qualifions ces enfants de “non désirés” parce qu'on nous a enseignés à les appeler ainsi. Lorsqu'ils naissent on nous demande si nous voulions les concevoir ou non, et cette statistique les marque à vie, tandis que nous répondons à l'enquête par oui ou par non, comme si cette classification était normale. »
Et à quoi sert la manœuvre ? Imaginez que vous fassiez partie des 100 plus riches du monde. S'il fallait confronter le problème de la pauvreté mondiale cela vous mènerait à réfléchir sur « la distribution injuste de la richesse », assure Vida en Mi. Pour éviter de traiter le problème au fond, vous auriez tout intérêt à trouver une solution plus avantageuse pour vous, « moderne, progressiste, bla, bla, bla ». « Passant de la théorie au concret, cela a mené dans les années 1970 au mythe de la surpopulation, on dirait chez nous en Amérique latine : le gâteau ne suffit pas, car il y a beaucoup de monde à la fête. »
Vida en Mi note que ce de cette époque que date un changement de langage : au lieu des périphrases utilisées jusqu'alors, elles utilisent désormais le terme d'« embarazo » (embarras) avec toute sa charge négative. « Nous avons été soumis à une manipulation de langage qui met l'accent sur la relation mère-père face à l'enfant, en faisant sentir que les manques dont ils souffrent sont dus à leurs propres décisions erronées, au très grand nombre de leurs enfants – soit deux – et non au maigre salaire qu'ils reçoivent même s'ils travaillent tous deux. »
C'est en mettant l'accent sur le couple « maternité-pauvreté » que le féminisme radical, en rejetant la faute de la pauvreté sur les pauvres, a pu construire « la façade parfaite pour promouvoir l'avortement sans rendre évident le contrôle des naissances qui se profile derrière lui, et voilà pourquoi il a reçu un gigantesque soutien de la part de ceux qui en tirent profit. Un pacte signé au dos d'un gros chèque et scellé du sang de beaucoup d'innocents… »
« Tristement, quand Florence suggère que seuls naissant les “enfants désirés”, elle fait la promotion des enfants des pauvres, et d'une culture qui dévalue la vie, comme cela se manifeste en France où la stérilité abonde, où l'on préfère dépenser des millions pour les animaux de compagnie plutôt que de gâcher leur vie avec un enfant qui dérange. Pour cela, le féminisme radical de genre devra demander pardon et rendre des comptes à la société… »
L'auteur de l'article avoue alors avoir été lui même un enfant non désiré, paru au moment où le couple de ses parents allait mal, né « dans des conditions adverses » parce que sa mère, s'accrochant malgré tout à l'espérance, a voulu lui donner la vie. « Elle m'a sauvé de la mort qui se cache derrière le discours sophistiqué de Florence Thomas, Monica Roa et d'autres. Et bien qu'il me reste beaucoup de chemin à parcourir, je ne renoncerai jamais à mon propos d'être un jour un meilleur fils, son soutien, sa fierté aux côtés de mes frères, et jusqu'à sa sécurité sociale, pour rendre une partie de l'Amour qu'elle me donne. »
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Des millions d'Américains du Nord et du Sud participeront, le 8 septembre à 20 heures – en la Nativité de la Vierge – au Rosaire de l'Amour de Guadalupe pour supplier Marie d'intercéder auprès de Dieu pour la paix et la justice sur tout le continent. L'événement sera marqué de manière particulièrement solennelle et pour la première fois par une procession aux flambeaux depuis le centre de Tepeyac (Mexico) jusqu'à la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe, lieu des apparitions de Marie à saint Juan Diego où des millions de fidèles viennent vénérer chaque année l'image de la Vierge enceinte miraculeusement « imprimée » sur le manteau de l'humble Indien.
La procession sera conduite par l'archevêque de Mexico, Mgr Norberto Rivera.
En ce 200e anniversaire de l'indépendance du Mexique, l'accent sera mis, a indiqué le recteur de la Basilique, le P. Eduardo Chavez Sanchez, sur des prières pour que les Mexicains trouvent « la liberté véritable qui est l'indépendance à l'égard du péché, de la mort, de l'égoïsme, de l'orgueil, du Dieu argent, qui font tant de mal à notre nation ».
Julia Evelyn Martinez représentait en juillet dernier le Salvador à la 11e Conférence régionale sur la Femme d'Amérique latine et des Caraïbes qui s'est tenue à Brasilia (CEPAL) : cette féministe, directrice de l'Institut d'El Salvador pour le développement de la Femme (ISDEMU), en a profité pour signer le « consensus de Brasilia » qui vise à faire dépénaliser l'avortement dans toute la région.
Le président du pays, Mauricio Funes, l'a officiellement désavouée, en faisant publier une mise au point sur le site de la présidence de la République, actuellement en tête de toutes les informations. Il y déclare que Mme Martinez n'était pas « autorisée à signer au nom du pays le “Consensus de Brasilia” qui engage le Salvador à réviser les lois sur l'avortement ».
« Elle a souscrit à une déclaration qui n'engage en rien le gouvernement ; il y a eu une erreur de procédure de la part de la directrice exécutive de l'ISDEMU, elle aurait dû consulter la Chancellerie, pour que celle-ci à son tour consulte la Présidence de la République, pour être habilitée en tant que fonctionnaire du gouvernement de la République pour engager celui-ci à l'égard de déclarations qui pouvaient être signées dans le contexte de la réunion du CEPAL », dit sèchement la mise au point.
Mme Martinez ne disposait pas davantage des pleins pouvoirs pour signer au nom du gouvernement, précise la Présidence, qu'elle n'avait ni demandés ni obtenus.
Le Salvador, à la suite du Chili et du Costa Rica, ne se considère donc pas lié par le Consensus de Brasilia en ce qui concerne la dépénalisation de l'avortement, ce qui a été officiellement notifié à CEPAL, « parce que notre Constitution est claire et tant que cet article (de pénalisation de l'avortement) est en vigueur et n'aura pas été révisé par l'Assemblée législative, il faut le respecter », a précisé le président Funes.
Rappelant qu'il n'appartient pas à l'exécutif de prendre l'initiative des lois, le président a ajouté que cela est de la seule compétence de ladite Assemblée, qu'il n'a lui-même donné « aucun ordre pour que la législation sur l'avortement soit révisée », ajoutant que « pour autant, il n'est pas certain que l'ISDEMU fasse la promotion d'une telle mesure ».
C'est au moins une belle manifestation d'indépendance par rapport aux instances supra-nationales qui veulent peser sur les politiques nationales des pays où la culture de mort n'est pas encore institutionnalisée.
On soulignera aussi la fourberie des promoteurs de l'avortement qui transparaît dans la signature d'un instrument international qui, forcément, exerce une pression sur les gouvernements nationaux, par une militante féministe qui n'a pour ce faire aucune autorité, et qui, forcément, le sait…
Le directeur du Population Research Institute pour l'Amérique latine, Carlos Polo, cité par ACIPrensa, souligne toutefois que le Consensus de Brasilia ne lie pas juridiquement les Etats signataires.
« Pendant des années, on nous a vendu l'idée selon laquelle n'importe quel document résultant d'un consensus, signé au sein de n'importe quel organisme lié à l'ONU, oblige les pays membres. Par ces actions, on a pu rendre évident le fait que les Etats sont souverains quant à leur législation interne, et que le Consensus de Brasilia ne les oblige pas dès lors qu'il ne s'agit pas d'un document contraignant. (…) En favorisant la pratique de l'avortement, il manque de valeur légale puisqu'il contredit les Constitutions et, surtout, le Pacte de San José qui, effectivement, oblige nos pays à défendre la droit à la vie depuis la conception. (…) Il y a déjà plusieurs pays qui, au moyen de réserves exprimées (Chili, Costa Rica, Pérou, Nicaragua), ou à travers des déclarations de hauts fonctionnaires du pouvoir exécutif comme au Chili et aujourd'hui le Salvador où le président lui-même s'est exprimé, remettent ouvertement en cause la valeur légale de cet accord. »© leblogdejeannesmits.
La Colombie a accueilli de mercredi à vendredi dernier un Forum international pour la dépénalisation de l'avortement, lieu de rencontre et d'échanges pour les activistes pro-avortement qui tentent de faire reconnaître ce qu'elles appellent les « droits sexuels et reproductifs » dans l'ensemble du continent latino-américain où l'avortement légal demeure assez largement l'exception. La Colombie devait y être montrée en exemple, puisque depuis mai 2006 la Cour constitutionnelle a prévu des exceptions à l'interdiction générale de l'avortements (les « classiques » : viol, malformation fœtale, danger pour la santé de la mère. La militante pro-avortement française qui avait œuvré pour cela, Florence Thomas, était la figure d'honneur du Forum de la semaine dernière et c'est elle qui a ouvert les travaux.
Le but de la rencontre était de mettre en commun les expériences pour déterminer celles qui sont les plus efficaces dans les différents contextes socio-politiques latino-américains. Très clairement, et notamment par la voix de Luisa Cabal, directeur de l'International Legal Program Center for Reproductive Rights de New York, on expliqua qu'il faut tirer profit de la « jurisprudence internationale » sur le « droit à l'interruption volontaire de grossesse » pour faire pression sur les gouvernements et faire ouvrir le débat dans la région, le seul fait qu'on en parle étant déjà présenté comme une première victoire.
Peu importe qu'aucun traité international contraignant n'impose (pour l'heure, et fort heureusement !) la reconnaissance du « droit à l'avortement », ces militantes s'appuient sur l'air du temps et la répétition obsessionnelle d'un principe qui commence à faire plus nettement surface, notamment dans les recommandations et autres résolutions européennes par exemple.
A l'issue des trois jours de réflexion, on décida donc que le modèle mexicain est celui à suivre : la légalisation de l'avortement dans le District Fédéral de Mexico pendant les 12 premières semaines de gestation, fruit d'un intéressante « coopération » avec le Parti révolutionnaire de gauche qui cherchait à s'imposer dans la région et qui, au pouvoir, a permis l'adoption d'une loi très libérale. C'est ce qu'expliqua Maria Consuelo Mejia, directrice des « Catholiques pour le droit de décider » (sic) : pour elle, l'un des volets d'une réponse « multi-stratégique » est d'imposer la reconnaissance de la laïcité de l'Etat pour déterminer (comprendre : « limiter ») le rôle de l'Eglise et clarifier celui des politiques.
Il y eut aussi un consensus pour affirmer que tous les groupes et militants féministes sauront tirer parti des « lois ambiguës » pour faire pressions sur les Etats et obtenir la légalisation de l'avortement. L'idée étant de partir des légalisations pour les cas limites (comme au Nicaragua actuellement) mais avec le clair objectif d'une légalisation sans conditions pendant les premières semaines de grossesse, en invoquant les « traités internationaux » (qui pourtant n'obligent personne dans ce domaine).
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Dans une interview à Radio Vatican signalée par l'édition espagnole de zenit.org, le père José Tola, secrétaire de la Commission pontificale pour l'Amérique latine déclare que l'un des sujets clefs abordés lors de l'assemblée plénière de cette instance a été la famille et les menaces sur elle qui justifient qu'elle soit au centre des préoccupations pastorales.
"Il est évident pour tous que la famille est en danger aujourd'hui" en raison de courants que l'on retrouve partout dans le monde : "Les parents, dans leur tâche de formation de la personnalité de leurs enfants, doivent confronter des problèmes de ce type". D'où le devoir des pasteurs d'avertir, d'informer, de catéchiser et d'aider les parents à les connaître et à y faire face.
"Nous faisons face en effet à un courant très fort, très agressif contre la vie, contre les valeurs de la vie familiale que nous enseigne l'Evangile", précise le père Tola.
Voir ici.
On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)