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01 janvier, 2021

Les vœux de Macron pour 2021

Non, je n’ai pas regardé, le 31 décembre, les vœux d’Emmanuel Macron. Il y a de meilleures façons de passer la dernière soirée de l’année, et de toute façon, il ne s’agissait que d’un exercice de communication. Nous sortons d’une année désastreuse, marquée par des choix politiques qui s’en sont simultanément pris à nos libertés, à notre santé, à l’économie réelle. Qu’allait faire Macron, sinon que la crise a été gérée de main de maître et que sous sa bienveillante conduite, tout irait mieux en 2021 ?

Ça n’a pas loupé. Un rapide coup d’œil à la version écrite des vœux du Président confirme que son rédacteur n’a pas innové – mais à l’autocongratulation convenue s’ajoutent des perspectives qui devraient nous alerter.

On s’attendait à ce qu’il dise : « Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix aux bons moments et je veux vous remercier de votre civisme. De cet esprit de responsabilité collective par lequel nous avons sauvé tant de vies et qui nous permet aujourd’hui de tenir mieux que beaucoup face à l’épidémie. »

C’est ça. Traitements interdits, soignants muselés, grands spécialistes poursuivis, masques idiots, confinements destructeurs… Et pourtant « la » COVID-19 a peiné à tuer, même si la France est dans le peloton de tête des pays affichant la plus forte mortalité attribuée au SARS-COV-2 par million d’habitants. Sur l’ensemble de l’année 2020, on n’enregistre néanmoins aucune surmortalité globale par rapport à l’année précédente. Comme si le virus avait surtout fauché des personnes malades ou fragiles qui seraient mortes de toute façon au cours de l’année…

En attendant, toute la casse qu’il y a eu, et qui se poursuit, continue d’offrir au pouvoir (et là il ne s’agit pas de Macron, mais d’une orientation mondiale exprimée sans détours par l’ONU et le Forum économique mondial, entre autres) la possibilité de mettre en place une véritable révolution, bénéficiant d’une certaine tabula rasa fabriquée de toutes pièces.

Cela, Emmanuel Macron l’a clairement signifié. Sur fond de construction européenne renforcée (il paraît que la « souveraineté » française « passe aussi par une Europe plus forte, plus autonome, plus unie), nous allons nous s’endetter de concert « pour mieux préparer notre avenir en nous engageant dans la transition écologique et numérique ».

Ecologique : renoncer à l’énergie bon marché, facteur de progrès ; numérique : accentuer la domination de la machine, du virtuel, des robots, de l’intelligence artificielle. Cette année 2020 nous y aura bien préparés…

Et comme les lendemains qui chantent, il y aura un printemps. Il sera « vert », puisque Macron entend que « nous » sachions « relever les défis à venir » : « la transition écologique et la protection de la biodiversité, avec la mise en œuvre des propositions de la convention citoyenne, et d’autres réformes ». De nouvelles obligations tatillonnes s’imposeront, sur le mode usine à gaz bien sûr !

« L’espoir est là, et l’espoir grandit chaque jour dans cette relance qui déjà frémit en France plus qu’ailleurs et qui va nous permettre, dès le printemps, d’inventer une économie plus forte, tout à la fois créatrice d’emplois, plus innovante, plus respectueuse du climat et de la biodiversité et plus solidaire. Et je sais le Premier ministre et le gouvernement pleinement mobilisés », a déclaré Emmanuel Macron.

Le dernier point est franchement inquiétant, mais je frémis aussi à l’idée de ce « printemps » avec son économie « inventée ». Comment ne pas y voir les prémices de la « Grande réinitialisation », ce Great Reset dont rêvent ouvertement les mondialistes ? Un nouveau départ rendu possible par l’anéantissement de pans entiers de l’économie… Mais décidé par une minuscule minorité qui veut imposer sa vision du monde. Cette « transformation » tous azimuts annoncée par Klaus Schwab du Forum économique mondial et soutenue par Antonio Guterres, le Prince Charles et quelques autres affiche ouvertement ses objectifs globalistes et son soutien à la « quatrième révolution industrielle » avec ses « capacités totalement inédites pour les hommes et les machines », la technologie pouvant être « incorporée » jusque dans nos corps.

Le Great Reset sera lancé officiellement ce mois-ci, lors d’une conférence du 25 au 29 janvier à Singapour, sous le titre Davos Agenda : une « semaine entière de programmation globale ». Ce sommet préparera la rencontre annuelle spéciale qui se tiendra au printemps.

C’est à cette lumière qu’il faut comprendre ces autres engagements d’Emmanuel Macron pour 2021 : « La lutte pour la République et pour nos valeurs, la laïcité, la fraternité, pour plus de sécurité ; la poursuite de notre engagement pour le mérite, le travail, l’égalité des chances et la lutte contre toutes les inégalités et les discriminations. »

Laïcité, égalitarisme, lutte contre les discriminations… Traduisez : socialisme accru, athéisme d’Etat, promotion des nouveaux avatars de la lutte des classes au profit de toutes les minorités agréées, des non-Blancs aux LGBT.

Tout cela correspond fondamentalement aux objectifs du Great Reset tel qu'il se présente lui-même, notamment pour ce qui est de l’égalisation des revenus (ou absence de revenus) et de la promotion de l’idéologie du genre.

Une marche forcée vers le néant de l’interchangeable et de l’indéfini ?

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07 février, 2016

Une première : l’ONU émet des timbres postaux pour l’égalité LGBT

L’administration postale de l’ONU a dévoilé jeudi une série de timbres commémoratifs pour promouvoir la campagne globale en faveur des droits LGBT lancée par le Haut commissariat aux droits de l’homme (OHCHR). La campagne « Libres et égaux » pour l’égalité des lesbiennes, bi, gays et trans apparaît ainsi comme un combat de pointe de l’ONU dans son ensemble. C’est la première fois que l’organisme international affiche ainsi ses choix homosexualistes sur des timbres postaux. Dans d’autres pays, on a pu voir des timbres célébrant des militants gays, des drapeaux arc-en-ciel ou de « l’art homo-érotique comme en Suède », mais il semble bien que les Nations unies soient pionnière dans l’étalage d’une « diversité » imposée.
La série de six timbres postaux montre des images dessinées et multicolores allant de la foule bariolée à deux femmes ou deux hommes qui s’embrassent, sans oublier la fillette portée sur les épaules de l’un de ses « deux papas » ou d’une femme aux ailes de papillon.
Les timbres pour l’égalité LGBT
veulent refléter la “diversité sexuelle”
Celle-ci, a signalé l’artiste chargé de leur conception, représente le transgenre ; celui qui « devient ce qu’il est vraiment, s’ouvrant comme une fleur ». Sergio Baradat, d’origine cubaine, a grandi à Miami : cette histoire l’a influencé, dit-il, tout comme son appréciation du style Art Déco.
« Nous vivons dans un monde où, même si les nations développées ont  embrassé le mariage égalitaire et l’égalité LGBT, nous avons encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir, mais nous faisons quelque progrès. Il y a encore des pays dans le monde aujourd’hui où non seulement on ne nous célèbre ni ne nous respecte, mais où nous sommes battus et tués. Et j’ai pensé que ce serait une merveilleuse occasion d’utiliser l’art, d’utiliser des timbres postaux comme un média : utiliser l’art pour changer les cœurs et les esprits », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel de l’ONU.
Bref, c’est l’ONU dans son ensemble qui participe à cette campagne dont on aura noté qu’elle ne se borne pas à dénoncer la cruauté ou l’injustice à l’égard d’êtres humains mais vise spécifiquement à « célébrer » le comportement homosexuel, l’adoption par les couples de même sexe et la reconnaissance d’une sexualité choisie.
Les responsables de l’ONU tancés par le Nigeria
Cela n’a pas été du goût de l’ambassadeur du Nigeria aux Nations unies, Usman Sarki. Celui-ci a directement mis en cause le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ainsi que l’ensemble de la bureaucratie onusienne, rappelant que ce sont les pays membres qui devraient exercer le pouvoir, et non des fonctionnaires qui servent des causes autour desquelles aucun « consensus » n’existe.
« Ce que beaucoup comprennent aujourd’hui, c’est que l’ONU a désormais décidé sans la moindre réserve ni hésitation à prendre le parti d’une minorité d’Etats membres et de personnes qui choisissent ce style de vie, sans tenir un tant soit peu compte des désirs et des préoccupations de la majorité de ses Etats membres et des populations que ceux-ci représentent », a-t-il déclaré.
« L’ONU ne doit pas prendre de décision unilatérale en ces matières hautement sensibles qui blessent la sensibilité de la majorité de ses Etats membres, en contredisant leurs croyances religieuses, leurs traditions et leurs lois », a-t-il ajouté lors d’une réunion officielle, invitant les responsables à mettre fin à l’initiative et à ne lui consacrer aucun financement sur les fonds des Nations unies.
Des timbres postaux portent
le message de l’ONU sur les droits LGBT
Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois : Usman Sarki a rappelé qu’un autre timbre qui avait fait scandale par immixtion dans un différend entre la Chine et Taïwan avait été annulé en 2007.
La serie de timbres postaux LGBT a obtenu le soutien officiel de plusieurs pays et régions qui le « sponsorisent » : les missions permanentes de l’Argentine, de l’Australie, du Chili, d’El Salvador, d’Allemagne, d’Israël, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, ainsi que la délégation de l’Union européenne ont participé à l’initiative aux côtés de l’OHCHR et de l’Administration postale de l’ONU (UNPA).
La série de timbres comprend deux vignettes en français, deux en anglais et deux en allemand, libellés en francs suisses, euro et dollars américains : ils ont été mis en vente vendredi et pourront être utilisés respectivement pour affranchir exclusivement des lettres postées depuis les quartiers de l’ONU à Genève, New York et Vienne.

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26 septembre, 2014

La loi d'égalité femmes hommes de Najat Vallaud-Belkacem

La loi sur « l'égalité réelle entre les femmes et les hommes » a été votée cette été à la toute fin de la session parlementaire, pour être promulguée symboliquement le 4 août. Le fait qu'elle a été peu commentée, la nomination de celle qui l'a portée, Najat Vallaud-Belkacem, comme ministre de l'éducation nationale, et la gravité de ce texte m'ont incité à vouloir publier ici l'article que j'avais écrit fin juillet pour Monde & Vie, je le fais avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor, directeur de cette revue catholique. Le site est ici et pour s'abonner, c'est par  (il y a des offres spéciales pour les nouveaux abonnés). 

Pour le parlement,  l’égalité « femmes-hommes » passe par l’avortement et le genre


Le gouvernement a profité de l’été pour faire passer la « loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes », adoptée définitivement le 23 juillet, aux derniers jours de la session parlementaire extraordinaire. Face à ce texte à forte saveur idéologique, et qui va jusqu’à faire de l’IVG un droit que n’« excuse » même plus la « détresse », il ne se sera trouvé aucun député pour voter contre. Vacances ?

*

Aucun vote contre la loi d’égalité « femmes-hommes » – attention à ces mots, l’ordre est celui du texte ! –, voilà ce que l’on retiendra d’abord d’un projet adopté à marches forcées parce qu’il joue un rôle majeur dans l’entreprise de révolution sociétale engagée par François Hollande et ses gouvernements successifs depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir.

Il n’a donc pas rencontré d’opposition sérieuse. Quelques députés UMP l’ont même voté ; les autres – ceux qui étaient présents en cette fin de mois de juillet – se sont abstenus. Et Gilbert Collard, Marion Maréchal Le Pen, Jacques Bompard ? Sans doute n’étaient-ils pas là. Qu’auraient changé trois voix con­tre, pourraient-ils observer. Ce n’aurait été effectivement que pour l’honneur…

Ce vote doublé d’une abstention quasi consensuelle en dit long sur le terrorisme intellectuel qui régit ces questions. On ne vote pas « contre » l’égalité. C’est impossible. Cela fait de vous d’emblée un contre-révolutionnaire. Egalité, que de crimes on commet en ton nom !

Le crime est bien là, oui. Il est au cœur de la loi et dans l’entière logique de la loi : au nom de l’égalité, celle-ci vise à faciliter l’accès à l’avortement.

L’IVG, un droit

L’article 24 du texte définitif le dit de manière laconique : « A la première phrase de l’article L. 2 212-1 du même code (de la santé publique), les mots : “que son état place dans une situation de détresse” sont remplacés par les mots : “qui ne veut pas poursuivre une grossesse”. »
La « justification » de l’avortement disparaît : justification de façade, certes, destinée à faire accepter l’inacceptable au nom de la compassion, mais enfin c’était une limite. Une manière de dire que l’« IVG » est une sorte de moindre mal, de solution ultime dans une situation de grande souffrance ou de misère. Solution facile, aussi, puisque dès lors qu’il y a détresse, pourquoi ne pas en chercher la cause et proposer une aide ?
En faisant disparaître la notion de détresse, il ne reste plus que la volonté de la femme. Elle, et elle seule, exerce droit de vie et de mort sur l’enfant qu’elle porte. Légalement, l’avortement achève de devenir un droit.
Il l’était déjà dans les faits ; il l’était largement sur le plan juridique. Jamais l’obligation posée dans la loi Giscard-Chirac-Veil de proposer une aide aux femmes dans un entretien préalable en vue de les encourager à garder leur enfant n’a été respectée ; jamais le financement de centres d’accueil aux futures mères n’a été pris en charge par l’Etat.
Et aux fil des révisions, depuis la loi Neiertz et les lois Aubry (ci-dessus)  jusqu’à la décision de rembourser l’avortement à 100 % prise à Pâques 2013, le caractère intouchable de l’« IVG » s’est précisé. Le délit d’entrave est né : l’avortement est le seul acte chirurgical qui bénéficie d’une telle protection. L’obligation d’entretien préalable a disparu en 2001 – elle était le corollaire de la justification de l’avortement par la « détresse ». La publicité pour l’avortement n’est plus un délit… Et les pressions « morales et psychologiques » pour convaincre une femme de ne pas avorter ont elles aussi été classées parmi les délits.

Non-droit de savoir

La loi d’égalité « femmes-hommes » va encore plus loin. Elle élargit le délit d’entrave au fait d’empêcher une femme de « s’informer » sur l’avortement – une information sur son droit à l’avortement – et ce simple fait est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Tout cela a été voté pour « assurer aux femmes la maîtrise de leur sexualité, notamment par l’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse ».

Cela est parfaitement, abominablement cohérent : comment arriver à la « parité », à « l’égalité réelle » si la femme voit sa vie embarrassée par l’arrivée d’une grossesse ou, « pire », celle d’un enfant qu’elle va devoir aimer toute sa vie ?

L’UMP, par la voix d’André Reichardt, a an­noncé la saisine du Conseil constitutionnel sur la disparition du mot « détresse ». Une disparition symbolique, mais lourde de sens. Que l’élu UMP ose in­voquer ici le « principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie » prend un goût particulièrement amer, dès lors que l’avortement justifié par la détresse a déjà fait plus de sept mil­lions de victimes en France depuis cette loi Veil qu’il dit vouloir faire respecter dans ses « principes fondamentaux ».

Partage des responsabilités

La mesure la plus commentée de la loi, celle qui touchera sans doute le plus de gens dans leur vie ordinaire, est celle obligeant les parents à partager leurs droits au congé parental, sous peine d’en perdre une partie.

Concrètement – et en simplifiant un peu, car on est en pleine usine à gaz – le congé parental actuellement fixé à six mois pour la naissance du premier enfant pourra atteindre un an – mais à condition que l’autre parent prenne le deuxième semestre. La loi ne parle pas de père ou de mère : cela est totalement dépassé depuis la loi Taubira. Mais en pratique, il s’agit donc que le père mette la main aux fourneaux. L’article 1er de la loi – votée sans un seul vote contre, rappelons-le – montre bien qu’elle vise à « lutter contre les stéréotypes sexistes », à « favoriser une meilleure articulation des temps de vie et un partage équilibré des responsabilités parentales ».

A partir du deuxième enfant, la « prestation partagée d’éducation de l’enfant » pourra atteindre trois ans – mais à la condition que six mois au moins soient pris par l’« autre parent ». Cela compliquera un peu plus la vie de celles qui choisissent d’être mè­res au foyer.

« Changer les mentalités »

Najat Vallaud-Belkacem, qui a dit vivre, lors de l’adoption de la loi, « un moment d’émotion pure », l’a bien précisé lors de son dernier discours à la commission mixte paritaire qui a travaillé d’arrache-pied pour obtenir un texte prêt à voter avant les vacances parlementaires : il s’agit de « changer les mentalités ». D’en finir avec l’« inéquitable répartition des responsabilités domestiques et parentales ».

On se croirait au plus fort du zapatérisme, où « la » maire d’une petite ville a décrété un couvre-feu pour les hommes le jeudi soir afin que leurs femmes puissent sortir pendant qu’ils font la vaisselle.
Cette répartition des tâches imposée par la loi se fonde évidemment sur la chasse aux stéréotypes de genre, devenus « stéréotypes sexistes » dans le premier article de la loi : on jongle là entre la promotion de la parité qui est en réalité une discrimination positive en faveur des femmes, et la négation de la différence entre hommes et femmes qui fait aussi partie de ses objectifs. Si l’on peut se sentir indifféremment homme ou femme quel que soit le sexe biologique, pourquoi faire ces manœuvres compliquées au bénéfice des femmes ? C’est une énigme qui reste à résoudre…

La fin du bon père de famille

Totalement logique, en revanche, est la disparition programmée par la loi du concept et des termes « bon père de famille » de tous les textes français où ils se trouvaient encore. Ils sont remplacés par le mot « raisonnable » ou « raisonnablement » – encore une petite folie socialiste !

Au-delà du toilettage sémantique, et à sa racine, se trouve un refus du « patriarcat », du « paternalisme », et même de la « paternité » tout court. Cela peut paraître anecdotique, mais c’est en réalité bien plus significatif que toutes les mesures de parité dans l’entreprise et les partis politiques que la loi d’égalité met en avant.

Cela s’inscrit pleinement dans l’idéologie du gen­re dont la loi est une mise en œuvre claire et nette. Pour ceux qui ont encore besoin de preuves, voici le dernier objectif de la loi énoncé dans son article premier : la politique pour l’égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ».
Aucun vote contre…

Jeanne Smits


J'ajoute l'encadré qui a paru en même temps que le texte ci-dessus…

L’exemple suédois

Le choix compulsif d’une répartition des tâches maternelles et paternelles afin de diluer le rôle spécifique de chacun dans une « parentalité » indéfinie a été dicté par l’exemple des pays scandinaves. Ils ont été les premiers à instaurer une obligation d’alternance de congés pour les pères et les mères travaillant tous deux, avec une indemnisation similaire et importante et une durée de congés prolongée – jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant, au plus fort de l’expérience.
C’est le fameux « modèle suédois » dont les gouvernements successifs, et aujourd’hui le législateur, se sont inspirés pour créer la nouvelle loi.

En fait, c’est un contre-modèle. A 18 mois, 92 % des enfants suédois vont en structure d’accueil ; l’école à la maison est interdite en pratique. Le travail des femmes est une quasi nécessité. Le sociologue Jonas Himmelstrand fait la corrélation entre ces réalités et les taux de dépression, de mal-être, et de difficultés d’éducation exceptionnellement élevés chez les jeunes, les adolescents et parents suédois.


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09 septembre, 2014

Prison ferme pour un homme qui a provoqué l’avortement de sa compagne

Vincent Ménard, 38 ans, habitant à Cambronne-lès-Clermont, vient de voir sa peine de quatre ans de prison dont un avec sursis confirmée par la cour d’appel d’Amiens pour avoir provoqué un avortement sur sa compagne sans le consentement de celle-ci.
L’« interruption de grossesse » sans le consentement de la femme est en pratique la seule forme d’avortement aujourd’hui poursuivie et condamnée en France, étant entendu que même les « IVG » pratiquées hors-délais dans des pays voisins où la procédure est légale n’entraînent pas de mise en examen.
L’homme espérait voir la peine prononcée en septembre 2013 par le tribunal correctionnel de Beauvais diminuée ; contrairement à ce qui s’était passé en première instance, il avait fait montre de remords devant les juges d’appel, affirmant regretter « profondément » son acte et se disant « conscient désormais qu’il ne lui appartenait pas de décider seul qu’il n’y aurait pas d’enfant », comme l’a expliqué son avocat, Me Jérôme Crépin. Cela n’aura pas suffi.
Les faits remontent à février 2012, lorsque Vincent Ménard apprend que sa concubine est enceinte de plus de trois mois et demi. Si sa « partenaire » est ravie, « toujours amoureuse », il n’est plus dans le même état d’esprit et il ne sait pas quoi faire. Les délais de l’« IVG » légale sont dépassés. « Marie » – le prénom a été changé – est de toute façon heureuse d’attendre l’enfant de son compagnon.
C’est alors que Ménard décide de foncer vers Barbès, à Paris. Il cherche – racontera-t-il à la barre du tribunal de Beauvais, en septembre 2013 – à se procurer des cachets pour se suicider. N’en trouve pas. (Il est vrai que dès avoir appris que son amie était enceinte, il avait viré les 115.000 euros du compte commun sur son compte en banque personnel, prompt à protéger ses intérêts financier, dira le procureur.) Vincent se rabat – explique-t-il encore – sur des pilules abortives : le Cytotec, vanté par les partisans de l’avortement pour un usage domestique dans les pays où l’avortement demeure illégal. Il en versera suffisamment dans le « smoothie » qu’il propose à son amie pour que celle-ci, six heures après avoir avalé la boisson, soit prise de crampes violentes. Elle subit une rapide dilatation du col et perd son bébé dans la foulée. Elle a beau hurler, terrifiée : Vincent est parti. Elle est abandonnée.
Inutile de dire que le couple a lui aussi éclaté.
Vincent Ménard a été condamné à verser 20.000 euros de dommages et intérêts à « Marie », et à quatre ans de prison dont un avec sursis : immédiatement incarcéré, il a rapidement fait appel et obtenu sa remise en liberté, dans l’espoir d’obtenir une réduction de peine lui permettant de bénéficier d’un aménagement qui lui permette de conserver son emploi.
Les juges d’appel n’ont pas voulu l’entendre et la condamnation a été confirmée.
On note cependant la profonde incohérence de la loi pénale qui refuse à l’homme ce qu’elle reconnaît d’office à la femme.
Vincent Ménard a invoqué, pour expliquer son geste, sa « peur de l’avenir », le fait qu’il « n’était pas prêt pour avoir un enfant », ses inquiétudes matérielles et financières, ses pensées suicidaires, le fait que son couple battait de l’aile : « Je ne pensais pas pouvoir assumer mon rôle de père. Je n’avais déjà pas le contrôle sur ma propre vie, alors m’occuper d’un enfant… »
« On lui a fait un enfant dans le dos », dira élégamment son avocat à l’audience. C’est un langage que l’on entend aussi de la part des femmes qui accusent leur partenaire de les avoir bernées de manière à ce qu’elles tombent enceinte – et qui avortent ensuite.
Sa condamnation souligne la profonde incohérence de la loi française qui admet précisément tous ces motifs lorsque c’est la femme qui « choisit » d’avorter : elle et elle seule les invoque. Sous le régime de la loi de « vraie égalité entre les femmes et les hommes », adoptée au creux de l’été en fin de session extraordinaire et symboliquement promulguée le 4 août, elle n’a même plus à les exprimer puisque tout ce qui restait, symboliquement, de la condition de détresse exigée pour la dépénalisation de l’« IVG » a été rayé du code de la santé publique en même temps qu’on en a effacé le mot.
Pour le père, rien de tel. Pas de parité ; pas d’égalité devant la loi. A l’heure du « gender mainstreaming » en vue d’obtenir la parfaite « égalité de genre », il n’a aucun droit sur l’enfant à naître – fût-ce celui de l’éliminer – tandis que la femme les a tous. Et pourtant elle peut lui réclamer des pensions alimentaires si l’enfant naît contre son gré.
Quant à l’enfant, il n’existe dans cette affaire qu’en tant qu’il était désiré par sa maman, on ne parle pas de sa mort à lui, uniquement de ce qu’a subi la femme du fait de l’avortement pratiqué sans son consentement.
On notera donc le caractère trompeur de la notion de « projet parental ». Les bioéthiciens expliquent volontiers, et c’est entré dans les lois et dans les mœurs, que l’enfant n’existe et ne mérite protection que dans la mesure où il y a sur lui un « projet parental » qui en quelque sorte l’humanise. Mais en réalité seul compte le « projet maternel ». Dans une culture de mort, le père est l’ennemi numéro un.

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22 mai, 2013

Le Conseil de l’Europe fera de la promotion LGBT le 24 mai à Paris

Un communiqué de presse du Conseil de l’Europe annonce une réunion de Commission sur l’égalité et la non-discrimination dans ses bureaux parisiens du COE, 55 avenue Kleber, toute la journée.

On attend à cette occasion l’adoption de l’avant-projet de résolution sur la lutte contre « la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et sur l’identité de genre », dont le rapporteur, Håkon Haugli, socialiste et norvégien, présentera l’ultime mouture.

Vrai document de combat en faveur d’une longue liste de droits LGBT – de la dépénalisation de l’activité homosexuelle à la reconnaissance des droits homoparentaux – ce rapport pousse encore plus loin le militantisme du Conseil de l’Europe en vue d’imposer l’idéologie du genre. Un militantisme qui aboutit dans la tête des juges de la Cour européenne des droits de l’homme, qui lui donnent toujours davantage force de loi dans les 47 pays du Conseil.

Dans son dernier mémorandum sur l’évolution du dossier, Håkon Haugli écrit notamment : « En France, un projet de loi sur le mariage et l’adoption par des couples homosexuels a été débattu en 2013 et approuvé par la chambre basse du Parlement. Si la loi est approuvée, la France rejoindra les onze pays qui ont déjà légalisé le mariage homosexuel. “Avec 60 millions d’habitants, soulignent certains observateurs, la France arriverait en tête en termes de poids économique et d’influence diplomatique.” Des manifestations ont été organisées en soutien et contre cette proposition. Il importe de rappeler que cette mesure a une importante légitimité démocratique, puisqu’elle représentait un élément important du programme politique qui a conduit à l’élection du Président Hollande. »

Lors de la réunion du 24 mai, l’ordre du jour prévoit également, entre autres, des interventions d’Andrea Rigoni sur « le congé parental, moyen d’encourager l’égalité des sexes » et de Robert Biedron (Pologne, SOC) sur sa participation au 5e Colloque international sur le droit de l’enfant et de l’adolescent à son orientation sexuelle et à son identité de genre, à l’Institut Universitaire Kurt Bösch (IUKB), les 2-4 mai 2013 à Sion (Suisse), en collaboration avec le Conseil de l’Europe.


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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...