Affichage des articles dont le libellé est pacs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pacs. Afficher tous les articles

04 août, 2015

Allemagne : une femme lesbienne et “pacsée” directrice d’une garderie catholique dans le diocèse du cardinal Marx

L’information a été diffusée par le site de la conférence des évêques d’Allemagne : une lesbienne « pacsée » avec sa partenaire selon la forme allemande du « partenariat de vie », pourra réintégrer son poste à la tête d’une « Maison relais » gérée par l’institution catholique Caritas. La Maison relais, ou Schülerhort, est un lieu d’accueil où les enfants peuvent faire leurs devoirs après l’école et s’inscrit à ce titre dans le cadre des maisons d’éducation catholique. Et l’affaire se passe en Haute-Bavière, sous l’autorité du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et membre du « G9 » du pape.
Dans un premier temps, cette homosexuelle active revendiquée avait été invitée à s’expliquer lorsqu’elle avait fait part de son intention de s’engager dans un « partenariat de vie » avec son amie – l’équivalent allemand du pacs. Aux termes de la loi du travail particulière à l’Eglise il était possible de la licencier. En définitive, en avril, le contrat de travail avait été rompu d’un commun accord.
Mais depuis le 1er août, l’Eglise catholique s’est soumise, en général, à la loi commune et les lois de non discrimination s’imposent dès lors dans tous les diocèses qui s’y sont soumis. « En général » parce qu’il était possible aux diocèses de se désolidariser de l’opération afin de sauvegarder leur droit de faire respecter certaines exigences morales dans le cadre de ses établissements d’éducation ou de soins, au demeurant fort nombreux en Allemagne.
Le cardinal Marx fait partie de ceux, majoritaires en Allemagne, qui ont accepté la loi commune, quitte à se trouver dans une situation comme celle qui s’est présentée à Holzkirchen.
Dès l’instant où la modification est entrée en vigueur, le cas de cette directrice lesbienne a été réexaminé. Et son bon droit a été aussitôt reconnu : au terme d’un congé planifié de longue date – bien avant le différend actuel – elle pourra réintégrer son poste au 1er décembre prochain.
Trois évêques allemands seulement ont décidé de récuser le nouveau droit accepté par la plupart des diocèses allemands : Mgr Stefan Oster, Mgr Rudolf Vorderholzer et Mgr Gregor  Hanke. Ils ont pris la mesure des incohérences où risquait de les conduire la nouvelle législation et ont profité de leur liberté. Mgr Oster a expliqué son refus en soulignant que l’Eglise risquerait d’y laisser sa catholicité au nom de la « sécularisation » volontaire d’institutions qui ne fonctionneraient plus que selon des critères de viabilité économique et professionnelle. Vingt prêtres « libéraux » de son diocèse lui ont publiquement demandé de changer sa position.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



11 novembre, 2014

La République slovaque a approuvé la tenue d’un référendum à propos du mariage

La Cour constitutionnelle slovaque a entériné la tenue d’un référendum d’initiative populaire dont le premier objectif était de faire figurer dans la constitution du pays la mention selon laquelle le mariage n’existe qu’entre un homme et une femme. C’est la suite légale d’une pétition réussie qui a rassemblé plus de 400.000 signatures – plus de 10 % des électeurs – en faveur d’une telle modification constitutionnelle.
Entre-temps le parlement slovaque a déjà adopté une loi définissant ainsi le mariage et rendant inconstitutionnel le « mariage » gay, dans un pays qui ne connaît pas non plus une quelconque forme d’union civile pour les couples de même sexe. Mais cela n’empêchera pas la tenue du référendum qui vise également, et dans la suite logique de cette première demande, à interdire l’adoption par les couples homosexuels et à permettre aux parents de ne pas envoyer leurs enfants aux cours d’« éducation sexuelle » dispensés dans les écoles.
En revanche, et à la grande colère de l’Alliance pour la famille qui est à l’origine de la pétition, la Cour constitutionnelle a décidé d’écarter la quatrième question posée, visant à interdire toute institution future de partenariats de même sexe, au motif qu’elle serait « inconstitutionnelle ».
Sophie in ’t Veld, membre néerlandais du Parlement européen et promotrice des droits LGBT, a qualifié le référendum à venir de « répugnant » en ce qu’il vise à « éliminer les droits de concitoyens » : « Un tel processus n’a pas sa place dans un continent éclairé comme l’Europe », a déclaré la vice-présidente de l’intergroupe parlementaire LGBTI : «  Ce débat ne concerne pas la Slovaquie, mais les droits fondamentaux, la tolérance et l’égalité au sein de l’Union européenne. Nous ne devons pas fermer les yeux devant les organisations religieuses qui alimentent l’intolérance à l’égard de nos propres concitoyens de l’UE. »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



22 mars, 2013

Non, le pape François n'a pas soutenu l'“alliance civile” plutôt que le mariage gay !

La presse internationale assure depuis hier que le pape François – alors cardinal Bergoglio – avait suggéré, lors de réunions internes visant à définir l’attitude de l’Eglise catholique vis-à-vis de la campagne de légalisation du « mariage » gay, de promouvoir l’union civile pour éviter de toucher au mariage. Une position rejetée alors par les autres évêques d’Argentine, prétend encore la presse.
L’information, partie à la conquête du monde depuis le New York Times –– et se fonde – uniquement ! – sur un témoignage anonyme que dit avoir recueilli un biographe du pape, Sergio Rubin.

Le démenti à cette rumeur ne recevra certainement pas la même publicité médiatique. Il nous vient par le biais du directeur de l’agence catholique d’informations argentine AICA, Miguel Woites, et il est absolu. « Ce n’est pas vrai, c’est une erreur totale », les propos de Rubin ont été vivement critiqués et dénoncés par les évêques, a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune source n’est donnée par l’auteur. Il est seulement possible, précise le directeur d’AICA, qu’il ait été question des unions de fait hétérosexuelles, sans que l’on parle d’aucune « légalisation ».

Miguel Woites a eu des contacts réguliers avec les évêques argentins, y compris avec le cardinal Bergoglio.

Le pape François l’a écrit aux carmélites de son diocèse en 2010 à propos du « mariage » gay : « Ne soyons pas naïfs : il ne s'agit pas d'un simple combat politique : c'est le projet de détruire le plan de Dieu. Il ne s'agit pas d'un simple projet législatif (celui-ci est seulement un instrument), mais d’une “movida” du père du mensonge qui prétend embrouiller et tromper les enfants de Dieu. »
Et celui-ci n’est pas à un mensonge près.



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



15 mars, 2013

Mgr Laffitte : le “mariage gay” vise la “destruction complète de la famille”

Vatican Family Secretary Jean Laffitte does not see redefiniLe secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Jean Laffitte, a déclaré la semaine dernière lors d'une conférence à l'université Saint Mary's à Twickenham au Royaume-Uni, que la doctrine du « mariage égalitaire » est un slogan forgé par des révolutionnaires socialistes post-chrétiens pour servir d'arme politique en vue de créer un paradigme culturel de moralité totalement nouveau qui ne pourra être mis en œuvre qu'après la « destruction complète de la famille », rapporte Hilary White sur LifeSite.

Je traduis ici son article en abrégé,

Il a mis en garde contre une menée internationale massive visant à réécrire les normes sociales dans les pays naguère chrétiens d'Occident, qui a eu pour résultat « l'extension extrêmement rapide » de lois qui « mettent en danger la survie même de la famille ».

Cette poussée n'est pas seulement le fait d'activistes gays, a-t-il insisté, mais se réalise dans le cadre international plus sinistre formé d'« ingénieurs sociaux » laïcistes très haut placés qui veulent s'en prendre de manière radicale aux idées fondatrices de la civilisation occidentale. Avec une accélération « bien plus sévère et plus rapide » ces trois dernières années : « bien plus que nous n'aurions pu l'imaginer ».

Au premier rang de cette « évolution » légale se trouve la reconnaissance légale des unions de même sexe, « abusivement appelées mariages », résultant de la progression du « relativisme par rapport à la différenciation sexuelle » qui a démarré « il y a quelques années seulement ».

Une tendance qui se traduit également, selon Mgr Laffitte cité par l'organisateur de l'événement, par la « normalisation aussi bien à travers la loi que par la politique sociale du style de vie homosexuel actif ».

L'institution du « mariage égalitaire », a déclaré Mgr Laffitte, reprenant l'appellation du « mariage pour tous » dans sa déclinaison argentine, est le « point central d'un véritable projet révolutionnaire qui cherche à renverser les structures les plus fondamentales de la vie sociale ». Ce que confirme, a-t-il rappelé, le ministre français de la justice, dont il a cité les mots à propos de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe : une « réforme de civilisation », disait Christiane Taubira.

Mgr Laffitte a plus longuement évoqué l'exemple français en expliquant que les enfants de deux ans en maternelle doivent y être endoctrinés par l'idéologie de « l'égalité », citant Vincent Peillon qui a déclaré cela nécessaire pour arracher l’élève à tous les déterminismes, social, philosophique, familial, et religieux.

De tels faits ne sont pas le fruit du hasard, mais constituent « le fondement d'un système alternatif de moralité… qui sera pleinement établi après la destruction complète de la cellule familiale tel qu'elle a été comprise pendant des siècles et autour de laquelle le tissu social des sociétés les plus avancées a été construit et consolidé ».

Il s'agit, a-t-il poursuivi, de normaliser le « relativisme sexuel », qui utilise l'homosexualité comme une sorte de coin manœuvré au moyen de la propagande pour l'égalité. « La diffusion de l'idéologie du genre et le déni du caractère originel et essentiel de la complémentarité sexuelle » s'est réalisée en grande hâte : cela a commencé au début des années 1990 avec la « banalisation de l'exercice des facultés sexuelles entre personnes de même sexe », avec des conséquences sur la « moralité publique et la société au sens large ». Jusqu'alors, l'homosexualité était considérée comme un « tabou moram » par les pasteurs comme par les moralistes : « une transgression sur le plan éthique ».

« Nul n'aurait pu imaginer que ce qui était accepté dans une grande majorité de cultures en ce qui concerne la définition du mariage allait vite devenir l'objet d'une réévaluation radicale. De telles convictions de temps révolus n'existent plus, et c'est pourquoi dans presque toutes les cultures l'Eglise est confrontée aujourd'hui par des défis qui étaient inconcevables il y a seulement un demi-siècle. »

Mgr Laffitte s'est dit convaincu du fait que « la nature accélérée » de « l'innovation » de la reconnaissance légale des unions homosexuelles est le signe de l'existence « d'une volonté délibérée de traverser la culture et, au bout du compte, d'imposer une nouvelle moralité et une nouvelle organisation de la vie en société ». Et ce au moyen d'un argument apparemment irréfutable, celui de « l'égalité », utilisé pour « justifier l'initiative d'une loi totalement révolutionnaire ».

Et de noter qu'en Argentine, cette dialectique avait tout envahi, au point de « rendre impossible toute discussion sur le sujet au sein de la famille » : les enfants dans les écoles comme les jeunes hommes et les jeunes femmes dans les universités font l'objet d'une « propagande sans relâche ».

Il a conclu, avec Benoît XVI, que dès lors que l'engagement pour la vie dans le cadre du mariage naturel est « répudié », les « figures-clef de l'existence humaine disparaissent de la même façon : père, mère, enfant, les éléments de l'expérience de l'existence humaine sont perdus ».

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



10 février, 2013

“Mariage” gay : pourquoi maintenant ? Le rôle du Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe


Dans une très intéressante analyse, Christopher Booker du Daily Telegraph attribue l'étonnante concomitance des dossiers du « mariage » des homosexuels en France en en Grande-Bretagne aux exigences du Conseil de l'Europe.

On a beaucoup dit que François Hollande n'était pas personnellement intéressé par cette question – ce que semble confirmer son statut personnel, puisqu'il n'a jamais épousé la mère de ses enfants, mais cela ne l'a pas empêché de faire figurer le « mariage » des homosexuels en bonne place parmi ses engagements de campagne. Et il a la gauche pour lui.

Pour l'Angleterre et le Pays-de-Galles, où la légalisation du « mariage » des homosexuels est en très bonne voie, la donne est très différente : David Cameron a porté cette loi en tant que leader des conservateurs et alors même qu'il avait refusé de s'engager sur ce dossier avant son élection, refusant de l'inscrire à son programme. Résultat : les grands votes sur le « mariage » gay en France et Outre-Manche se seront déroulés à moins de huit jours l'un de l'autre…

Pour Booker, la vraie histoire remonte à 2010, et plus précisément au mois de mars où les 47 pays membres du Conseil de l'Europe se sont mis d'accord sur une recommandation visant à mettre en place des « mesures pour combattre la discrimination sur le fondement de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ». Elle proposait notamment que les pays reconnaissant des partenariats de même sexe accordent à ces derniers le même statut légal qu'aux partenariats entre hétérosexuels. Il n'était pas question de mariage, certes, encore que l'on proposait que les « personnes transgenres » puissent épouser une personne du sexe opposé à celui qu'elles se seraient vu assigner.

Booker poursuit : « Quatre jours avant l'élection générale de 2010, le parti conservateur a publié un dépliant signé par Theresa May [alors ministre de l'Intérieur], dont une section sur les “questions lesbiennes, gay, bi, trans]” promettait que le parti allait “envisager l'opportunité de changer la loi en vue de permettre que les partenariats civils puissent recevoir le nom et la qualification de mariage”. »

La Cour européenne des droits de l'homme
On ne retrouva pas cette promesse dans le « Manifesto » (document de campagne) des Conservateurs, ni même dans les accords de gouvernement de la coalition au pouvoir depuis 2010. Mais en juin 2010, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) affirme que sans qu'il existe une obligation de reconnaître des partenariats de même sexe, le droit de jouir de la vie familiale ne se réduit pas aux couples homosexuels mais peut bien s'appliquer aux couples de même sexe.

Lynne Featherstone
La cour proposait d'attendre qu'un « consensus » emerge parmi les pays membres pour faire reconnaître un droit au « mariage » pour les couples de même sexe appuyé sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Le ministre des égalités libéral démocrate Lynne Featherstone, note Booker, allait alors édicter des directives autorisant la diffusion de « musique religieuse » pendant les cérémonies de partenariat civil, expliquant que cela pouvait constituer une étape vers la légalisation des « mariages » gays. Son parti allait bientôt la soutenir en ce sens.

En décembre 2010, un lobby homosexuel, Equal Love, a soutenu un groupe de couples homosexuels britanniques à lancer une action devant la CEDH en vue de faire donner aux partenariats civils le même statut que le mariage. Une action soutenue également par Peter Tatchell, militant LGBT, pour qui le fait d'écarter les personnes gays du mariage « envoie un signal selon lequel nous sommes socialement et légalement inférieurs »;

En mars 2011, les deux ministres qui ont largement reçu des groupes LGBT publient un document d'intention politique officiel annonçant la volonté de faire progresser l'égalité LGBT en vue d'aboutir au « mariage civil égalitaire ». Ce même document engageait le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) ainsi que la nouvelle instance pour l'égalité de genre (Gender Equality Office) à travailler à la « pleine mise en œuvre » de la Recommandation du Conseil de l'Europe de l'année précédente, avec une date butoir fixée à juin 2013.

Booker souligne qu'en prenant la présidence tournante du Conseil de l'Europe en novembre 2011, le Royaume-Uni a placé cette question en tête des priorités. Mme Featherstone avait déjà promis 100.000 ivres d'argent public à un groupe LGBT à Strasbourg en vue de mettre cette politique en œuvre ; c'est elle qui aura été la principale oratrice d'une conférence à huis-clos du Conseil organisée sous la présidence britannique, le 27 mars suivant, en vue de fixer les plans pour mettre en œuvre cette politique avant la date butoir de juin 2013. Booker cite une déclaration du juge britannique Sir Nicolas Bratza, qui présidait alors la CEDH, affirmant que cette cour était prête à qualifier le « mariage » de couples de même sexe de « droit de l'homme » dès lors qu'un nombre suffisant de pays l'aurait accepté.

« Voilà les vraies raisons pour lesquelles notre Gouvernement a eu besoin de précipiter le vote de la semaine dernière sur le mariage gay. Nous nous sommes engagés à la “pleine mise en œuvre” de la politique du Conseil de l'Europe à ce sujet pas plus tard qu'en juin prochain (d'où la loi similaire dont on précipite actuellement l'adoption en France). Cela aura été un coup politique très réussi du lobby gay, assisté par Featherstone, May et ces institutions européennes de l'ombre qui, de tant de manières, gouvernent aujourd'hui nos vies. Mais pourquoi ne nous a-t-on pas dit de manière plus honnête et ouverte pourquoi tout cela s'est produit ainsi ? », demande Booker. 

Tout cela ne contredit pas mais complète plutôt les accusations de Nigel Farage qui a montré (voir ici sur ce blog) comment l'Union européenne, de manière parallèle, a décidé que tout ce qui serait lié par le biais d'un acte d'état civil dans un pays de l'Union le serait, automatiquement, dans les 27 autres. D'où l'intérêt pour le lobby gay d'obtenir une reconnaissance du « mariage » gay dans des poids-lourds de l'Union afin d'étendre ce droit subrepticement dans l'ensemble de l'UE, en assurant dans le même mouvement un poids suffisant de cette légalisation pour faire considérer le « mariage » gay comme un droit de l'homme qui s'imposera tôt ou tard aux 47 pays du Conseil de l'Europe.

Le déroulé de cette affaire montre aussi (à ceux qui ne l'auraient pas encore compris) que la promotion des droits des couples homosexuels à travers la reconnaissance de partenariats civils, de pacs et autres « alliances civiles » joue un double rôle : celui d'affirmation d'un droit propre à l'existence du couple homosexuel et du caractère « familial » de ce droit lorsque des enfants sont présents, mais aussi celui d'étape vers l'abolition définitive de toute différence entre le mariage naturel et le « mariage-fiction » des couples homosexuels.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



28 janvier, 2013

Frigide Barjot à l’Élysée

On ne saura jamais exactement la teneur de l’entretien de Frigide Barjot avec François Hollande, vendredi soir. Seuls trois porte-parole de la « Manif pour tous » s’y sont rendus : elle-même, sa co-paroissienne Laurence Tcheng qui anime une petite association, la Gauche pour le mariage républicain, et un homosexuel de 49 ans, Jean-Pier Delaume-Myard, qui s’est exprimé sur le site Homovox pour récuser la « filiation » homosexuelle.

Le gros des troupes du 13 janvier n’était pas représenté. Pas même les Associations familiales catholiques, En marche pour la vie qui a joué un rôle important pour fournir les premières infrastructures des « Manifs pour tous », ni Alliance Vita dont le délégué général Tugdual Derville a un discours plus net, sinon plus direct, sur le caractère inacceptable du « mariage » des homosexuels en soi.

Ce que nous savons, en revanche, c’est ce que Frigide Barjot a déclaré en sortant de l’Elysée. Elle a salué un entretien « consistant » et la qualité d’attention du président de la République, affirmant qu’ils avaient ensemble « balayé toute la problématique de la loi Taubira ».

« Encore une fois, c’est à égalité de droits des adultes de vivre et de s’unir, à égalité des droits homos et hétéros. »

Demain en France ?


Une fois de plus, Frigide Barjot a réduit la « problématique », comme elle dit, à la naissance, la filiation. Alors, qu’elle soit sûre d’avoir « ébranlé » François Hollande, de l’avoir vu « dans ses yeux », de lui avoir rappelé qu’il est le « garant de l’institution du mariage » qui est le lieu de la « filiation certaine », cela nous inquiète plus qu’autre chose.

L’argument est bien faible dans la mesure où le bricolage génétique, la procréation avec donneurs étrangers aux couples sont déjà largement utilisés par les couples homme-femme qu’on n’a plus le droit d’appeler « normaux ». En revendiquant par ailleurs des droits éducatifs et, en quelque sorte, beaux-parentaux pour les couples homosexuels qui élèvent des enfants, Frigide Barjot et des porte-parole pas nécessairement représentatifs de la « Manif pour tous » donnent leurs lettres de noblesse à l’insémination artificielle, la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui réalisées dans des pays où cela est légal pour ces couples puisqu’il s’agit tout simplement d’entériner leurs conséquences sur le plan légal.

Si en effet Hollande a si bien « entendu » Frigide Barjot, on ira au mieux vers la création d’une nouvelle « alliance civile » calquée sur le mariage mais sans droit à l’adoption ou à la procréation bricolée. En dehors du fait qu’il s’agit d’une politique des petits pas qui aboutira un jour ou l’autre à une nouvelle évolution sociétale. Et pour les partisans du « mariage » des homosexuels, l’essentiel sera gagné : la normalisation des amours homosexuelles et leur reconnaissance entière par la société.

Après tout, Frigide Barjot l’a encore répété samedi matin sur MFM. « Aujourd’hui, deux hommes ne peuvent pas procréer, engendrer, ensemble », a-t-elle dit. « Ils peuvent s’aimer », interpose Laurent Argelier. « Absolument ! », répond Barjot, ajoutant qu’il est « tout à fait juste » que la loi Taubira « demande que l’amour soit reconnu dans une union égale à l’union homme femme ». « Homme-homme, femme-femme, égale homme-femme, ça, je suis d’accord, cet amour est donné et il faut qu’ils vivent au mieux leur amour. »

Tout le reste ne serait donc en effet qu’« homophobie »…

N’y a-t-il vraiment aucun représentant de la « Manif pour tous » pour dire publiquement et sans langue de bois qu’il ne l’accepte pas ?

Cet article a paru dans Présent daté du 29 janvier. J'y ajoute quelques lignes du compte-rendu des propos de Frigide Barjot aux états-généraux pour l'enfance à Lyon samedi, reçu d'un correspondant :

« Frigide Barjot nous a fait un compte rendu rapide du rendez vous à l'Elysée, ce vendredi, où elle s'est rendue avec, notamment, Laurence Tcheng (“la gauche pour le mariage républicain”). La conclusion : Hollande, qui s'est fait piéger par sa promesse électorale,  ne cèdera que sous la pression et en lui laissant une porte de sortie (dissocier une loi sur “l'union” des personnes de même sexe de la notion de mariage et de l'adoption qui conduit inéluctablement à la PMA et à la GPA). Donc, poursuivre la mobilisation. »

Mobilisation, oui, mais détournée de son objet !

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



15 décembre, 2012

« Manif pour tous » ? Là, ça va trop loin !

Pourra-t-on défiler contre le « mariage » des homosexuels le dimanche 13 janvier sans marcher en même temps « contre l'homophobie » ? Frigide Barjot, grande coordinatrice de la marche qui annule et remplace la marche pour la vie (les enfants à naître aux oubliettes…) a clairement fait savoir que non. « Comment vous prémunir contre les homophobes ? », lui demandait-on sur RMC jeudi. En faisant applaudir les rainbow flags… Et les gens de Civitas ? « Civitas, c'est clair et net, ils viendront, et ils seront obligés de défiler contre l'homophobie, et d'enlever leurs bannières. »

— Ça va être compliqué pour eux, quand même…

— Voilà ! (sur un ton triomphant. L'air de dire : tant mieux, ils seront bien obligés de s'en aller…)

Contre l'homophobie ? Contre un concept inventé par les plus durs des lobbies gays pour empêcher tout jugement de valeur non sur les personnes qui se trouvent avoir des attirances homosexuelles, mais sur le comportement homosexuel ? Contre un instrument juridique qui, dans de nombreux pays du monde déjà, permet l'inculpation de personnes qui se réclament de la Bible pour porter ce jugement moral ? Contre un sentiment subjectif de répugnance, aussi, qui est désormais interdit, alors qu'on imagine les homosexuels répugnés par l'idée de relations charnelles avec les personnes du sexe opposé et que tout le monde doit apparemment trouver que dans ce sens-là, il n'y a pas de problème ?

Oui, là, cela va trop loin. Cela va trop loin d'avoir prévu, au cœur de la « manif pour tous » (c'est toujours dans l'interview précitée) un « char des homos » : « J'appellerai tout le monde à venir danser sur le char gay ! »

Mais c'est quoi, ce détournement ? 99 % des personnes qui viendront défiler à Paris le 19 janvier ne demandent pas cela, ils demandent le retrait du projet. Rien de moins. Et surtout, rien de plus. Pas sa suspension en attendant la tenue d'« états généraux de la famille ». Pas une discussion sur « la place de l'homosexualité dans notre pays ».

Et encore moins une revendication qui est très exactement à l'opposé de ce que demandent les honnêtes gens. Pourtant elle y est, régulièrement mise en avant par Frigide Barjot : l'amélioration du contrat d'union civile ouverte aux couples homosexuels. Elle l'a dit lors de sa conférence de presse mercredi, et j'en atteste puisque j'y étais : « Nous travaillons à un projet alternatif qui assure les droits sociaux, civils, patrimoniaux des familles homoparentales, sans bouleverser les principes du droit civil. »

Et voilà que l'absurdité de la « famille homoparentale » devrait être entérinée par les centaines de milliers de personnes qui manifesteront contre le « mariage » des homosexuels ? C'est ainsi qu'on se fera entendre des médias, qu'on explosera les idées préconçues, nous dit-on. Mais oui : en brouillant le message jusqu'à le rendre incompréhensible. Car s'il est bon d'aménager des droits parentaux pour les partenaires de même sexe, s'il faut réfléchir à l'« homo-éducation » comme le propose Frigide Barjot, si les enfants peuvent « absolument » très bien grandir dans un foyer homosexuel, on se demande pourquoi on se donnerait la peine de se déranger le 13 janvier.

C'est la même raison pour laquelle il n'est pas question de parler des « souffrances » des homosexuels, et tant pis pour ceux qui vivent douloureusement leur condition. « L'homosexualité n'est pas une maladie », comme l'a martelé Frigide Barjot.

Car dire cela, c'est déjà être « homophobe », n'est-ce pas ? Puisque l'homophobe est celui qui « discrimine » à l'égard des homosexuels en émettant des critiques, fussent-elles vraies, sur leur mode de vie ou leur capacité à tout faire comme les « hétéros », voire mieux… Tout cela est d'une logique totale : on cherche à plaire aux médias, on adopte le langage et les concepts de l'adversaire, on s'y soumet, et on fuit comme la peste ceux qui ne sont pas disposés à s'incliner devant le politiquement correct. Tout comme nombre d'évêques de France ont longtemps mis sous le boisseau l'enseignement de l'Eglise sur l'avortement, de peur de se voir assimilés à l'« extrême droite » qui seule portait le respect de la vie sur la place publique.

Non, là je cale vraiment. Pour le bien de la cause, il me semblait jusqu'ici qu'on pouvait faire avec les consignes souvent décalées, sans portée réelle, ou du moins je l'imaginais, données par Frigide Barjot (applaudir les « kiss-in », se dénuder pour se retrouver à égalité avec les Femen…). J'étais irritée par le « dress code » imposant aux gens de venir autrement qu'ils ne sont, par le refus des slogans et affiches non lus et approuvés par les organisateurs (mais qui représentent-ils ?). Mais ce n'étaient pas des raisons suffisantes pour prendre l'affaire bille en tête.

Avoir radicalement inversé les objectifs de la marche, c'est autrement plus grave.

Question : les nombreux évêques qui, courageusement, ont appelé les Français et les catholiques à manifester leur opposition à la légalisation du « mariage » des homosexuels, partagent-ils l'idée selon laquelle il faut marcher « contre l'homophobie » et pour un super-pacs, danser sur un char façon Gay Pride et réclamer une nouvelle forme d'« autorité parentale » pour les « homo-éducateurs » ? Un catholique peut-il participer à cela sans rien dire ?

Désolée, mais il va falloir qu'ils s'expriment. Ils sont au pied du mur. 

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



02 décembre, 2011

L'archevêque de Westminster au secours des unions civiles

C'est la consternation parmi les catholiques britanniques fidèles aux enseignements pontificaux : selon The Tablet citée par LifeSite, Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster et président de la Conférence épiscopale anglaise, a accentué son soutien aux unions civiles homosexuelles. Tout en affirmant qu'il n'y a pas égalité entre ces unions légalisées et le mariage, il a déclaré ce qui suit :

« Nous aimerions souligner avec insistance le fait que les partenariats civils fournissent en réalité une structure où des personnes de même sexe qui désirent une relation pour la vie ainsi qu'un partenariat pour la vie peuvent trouver leur place, une protection et un cadre légal. (…) En tant qu'Eglise nous sommes très attachés à la notion d'égalité, de manière à ce que les personnes puissent être traitées de la même manière dans tous les domaines d'activité de la vie. »

Il a poursuivi, selon The Tablet, en affirmant sa déception devant la volonté du gouvernement de David Cameron de légaliser le « mariage » homosexuel, mais non sans répéter avec insistance que l'Eglise favorise les relations stables et l'engagement réciproque comme étant d'une « importance vitale » pour la société. « Mais l'engagement plus l'égalité n'égalent pas le mariage », a-t-il précisé.

Façon indirecte mais claire de s'accommoder des unions de type pacs pour mieux faire passer l'opposition aux projets les plus progressistes promus par les lobbies gays.

En 2003, les évêques d'Angleterre et du Pays de Galles s'étaient opposés de la manière la plus ferme aux unions civiles homosexuelles : aujourd'hui, Mgr Nichols répète devant la presse (il l'a fait en septembre dernier) qu'à l'époque les évêques catholiques dénonçaient déjà exclusivement le « mariage » homosexuel. Il suffit pourtant de faire le rapprochement avec le communiqué officiel d'alors pour lever le doute : « Les projets du gouvernement visant à créer des partenariats civils pour les couples de même sexe ne seraient pas au service du bien commun. »


L'an dernier, Mgr Nichols avait déjà tenu ce genre de propos en déclarant, en septembre dernier au lendemain de la visite de Benoît XVI, en assurant que la position de la conférence des évêques avait été « très nuancée » : « Nous ne nous sommes PAS opposés au parternariat civil pour les gays, nous avons reconnu qu'il pouvait y avoir une raison de les introduire dans le droit anglais. » (SPUC).

John Smeaton commentait ce rejet explicite de l'enseignement du Pape en rappelant ce qu'il avait dit peu de jours avant son voyage au Royaume-Uni, en recevant les lettres de créance de l'ambassadeur d'Allemagne près le Saint-Siège (traduction de benoit-et-moi) :

« L'Église voit avec inquiétude la tentative croissante d'éliminer le concept chrétien du mariage et de la famille de la conscience de la société . Le mariage se manifeste comme une union durable d'amour entre un homme et une femme, qui est toujours tendue vers la transmission de la vie. Une de ses conditions est la disposition des partenaires à se lier l'un à l'autre pour toujours. Ceci nécessite une certaine maturité de la personne et une attitude sociale et existentielle fondamentale : “une culture de la personne” comme l'a dit mon prédécesseur, Jean-Paul II . L'existence de cette culture de la personne dépend aussi du développement social. Il peut se produire que dans une société, la culture de la personne diminue ; il n'est pas rare que, paradoxalement, ceci dérive de la croissance du niveau de vie. Lors de la préparation et dans l'accompagnement des conjoints, il faut créer les conditions de base pour élever et développer cette culture. Dans le même temps nous devons être conscients que la réussite du mariage dépend de nous tous et la culture personnelle de chaque citoyen. En ce sens, l'Eglise ne peut approuver des initiatives législatives qui impliquent une réévaluation des modèles alternatifs de vie conjugale et familiale. Elles contribuent à l'affaiblissement des principes du droit naturel et ainsi à la relativisation de toutes les lois, et aussi à la confusion autour des valeurs de la société. »
C'est une déclaration importante en ces temps électoraux où nombre de ceux qui s'opposent au mariage homosexuel présentent le pacs comme un compromis acceptable (aussi bien Marine Le Pen que Christine Boutin ont affirmé leur refus de revenir sur cet acquis !).

On oublie trop un document de la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur la légalisation des unions homosexuelles publié en 2003, Jean-Paul II régnant et Joseph, cardinal Ratzinger, étant encore à la tête de ce qui fut le Saint-Office. L'ensemble est à relire mais ici je retiendrai juste la conclusion :


« Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience. »
Le temps passe vite et depuis lors, on a entendu bien souvent dire le contraire par des politiques chrétiens, et les condamnations des unions civiles légalisées ne se font guère entendre de la part des évêques français même quand ils dénoncent le « mariage » homosexuel.

L'enseignement est pourtant clair. Et encore souligné par la date de signature de ce document du Vatican : la fête de saint Charles Lwanga et ses compagnons, mort martyr avec eux pour s'être refusé au roi qui désirait avoir des relations homosexuelles avec son page.



26 août, 2011

Unions gay au Chili : le cardinal Medina écrit au Président

Quoique élu pour ses positions pro-vie et pro-famille, le président du Chili, Sebastian Piñera, s'emploie actuellement à faire adopter un projet de loi mettant en place un contrat d'union civile ouvert à tous, y compris aux couples homosexuels. Le cardinal Jorge Medina Estevez (mais oui, vous le connaissez, c'est celui qui annonça l'élection de Benoît XVI), retourné dans son Chili natal après bien des années passées au Vatican, lui a écrit une lettre de mise au point.


Datée du 10 août dernier, elle vient d'être mise en ligne sur le site pro-vie « Muévete Chile ». Je vous en propos ici ma traduction.

Je vous écris avec tout le respect dû à votre haute fonction pour vous exprimer, en ma qualité de Chilien, de catholique et d'évêque, ma tristesse et ma déception devant la nouvelle selon laquelle votre excellence a transmis au Congrès une loi appelée « Accord de vie en couple » qui envisage de donner des avantages aux personnes qui cohabitent maritalement sans avoir contracté mariage.
Pour nous qui sommes catholiques, la seule cohabitation légitime entre un homme et une femme est celle fondée sur le mariage indissoluble et ouvert à la procréation. C'est dans le mariage que se fonde la famille, base irremplaçable de la société civile et de l'Eglise fondée par le Christ notre Seigneur.
La relation sexuelle en dehors du mariage entre personnes célibataires de sexes différents est une offense à Dieu, et donc un péché ; elle reçoit dans les Saintes Ecritures le nom de fornication ou de concubinage; Lorsque cette cohabitation a lieu entre une personne qui est liée à une autre personne par le mariage, cette conduite est qualifiée, par la bouche même de Jésus-Christ, d'adultère. Si la relation existe entre des personnes de même sexe, elle est appelée sodomie. Tout ceci est clairement dit dans les Saintes Ecritures, qui sont la Parole de Dieu, en des passages que je ne signale pas car ils sont bien connus.
Favoriser des situations qui contredisent la loi de Dieu est une offense à son égard et constitue un coup dur pour une authentique promotion de la famille. On lui a déjà porté un coup avec l'introduction du divorce, on a poursuivi en distribuant la « pilule du lendemain » qui a contribué à faire progresser le libertinage sexuel parmi la jeunesse, et aujourd'hui on en arrive à l'agresser avec le projet d'encouragement aux situations en opposition avec la loi de Dieu, ce qui conduira à une aggravation de la crise qui touche la famille.
Il ne s'agit pas de réclamer des discriminations injustes, mais bien de préserver avec force, et non seulement avec des mots, l'institution du mariage et la famille.
C'est devant Dieu que je vous fais voir, Excellence, tout ce qui précède, avec l'espoir que vous ne vous rendiez pas responsable devant lui d'un si grand tort vis à vis du bien commun de la communauté nationale et de l'Eglise, notre Mère.

 © leblogdejeannesmits.

13 avril, 2011

Etats-Unis : un évêque souligne le lien entre unions civiles et « mariage » homosexuel

Dans une interview donnée à un média local et citée par LifeSite, Mgr Thomas Tobin, l'évêque catholique de Providence, Rhode Island met les points sur les i en ce qui concerne les droits réclamés par les couples homosexuels, de manière très équilibrée. Il a ainsi indiqué que le fait d'accorder certains « bénéfices réciproques » à des couples qui cohabitent, quelle que soit leur « orientation sexuelle » et indépendamment de la nature du lien qui les unit, peut être envisagé par l'Eglise, au contraire de la mise en place du « mariage » homosexuel et aussi – c'est important ! – de l'union civile.

Cette forme d'arrangement légal « n'utilise pas le mariage comme point de référence », précise Mgr Tobin. « Elle accordait certains avantages légaux, certains droits légaux à deux personnes ayant une forme quelconque de relation établie sans rapport avec le mariage. Entre une personne et son grand-père, par exemple. Ou entre deux cousins. Ou deux sœurs âgées. »

Une proposition de loi introduite en mars dans l'Etat de Rhode Island envisage ce type de droits permettant à chaque membre d'un tel partenariat de prendre des décisions médicales pour l'autre, de prendre des dispositions en vue des funérailles et de pouvoir hériter de l'autre.

Une affaire de bon sens, finalement, qui prendrait acte de situations de fait où le partenariat correspondrait à une forme de mise en commun de la vie quotidienne, à une proximité source de droits limités. « Les gens ont droit aux droits humains qu'il soient homosexuels ou non », a déclaré le prélat.

En revanche, il a très clairement rejeté le principe de la légalisation de l'union civile, expliquant que l'Eglise y est aussi fermement opposée qu'au « mariage » gay.

Cela va effectivement mieux en le disant car d'autres responsables catholiques ont été moins clairs à ce sujet, acceptant parfois l'union civile – genre pacs – comme une solution acceptable pour empêcher la mise en place du « mariage » homosexuel à part entière.

Mgr Thomas Tobin a répondu de manière nette : « Nous nous opposerions à ce qui l'on appelle communément l'union civile parce que ce n'est, en réalité, qu'un autre nom pour ce que serait le mariage homosexuel. Nous avons constaté invariablement que dès lors que l'union civile est introduite dans un Etat cela est rapidement suivi par l'introduction du mariage gay à part entière. »


Il a également souligné le tort indirect que cause aux couples mariés l'existence du « mariage » homosexuel, en portant atteinte au sens de l'institution.

« J'appelle cela le principe du champagne. Le champagne doit répondre à une définition très précise s'il doit pouvoir être mis en bouteille, étiqueté et vendu comme tel. Si quelqu'un arrive avec de l'eau pétillante et lui met l'étiquette “champagne”, il pourra bien demander : “Où est le mal ?… Nous l'appelons champagne, vous l'appelez champagne, quelle différence y a-t-il ?” Eh bien, il y a une différence et vous êtes en train de vous approprier un nom qui appartient à quelqu'un d'autre. »

Interrogé sur le fait de savoir si l'orientation homosexuelle est innée ou acquise Mgr Tobin a déclaré que cela n'est pas clair à l'heure actuelle, mais il a ajouté :

« Le fait qu'une personne soit faite de telle ou telle façon n'est pas immorale – c'est, une fois de plus, la différence entre l'orientation et l'activité. Avoir une orientation homosexuelle n'est ni plus ni moins immoral que d'avoir une orientation hétérosexuelle. Mais dans les deux cas, que l'orientation soit hétérosexuelle ou homosexuelle, nous devons être capables de contrôler notre comportement. »


© leblogdejeannesmits.

01 mars, 2011

« Normalisation » complète : premier « divorce gay » au Mexique

Il fallait bien s'y attendre. Le 23 janvier dernier, rapporte ACIPrensa, la ville de Piedras Negras dans l'Etat de Coahuila a été le théâtre du premier « divorce » homosexuel, Mlles Maria Marcela Orozco, 38 ans, et Sandra Elvira Nava Jimenez, 45 ans, ayant mis un terme au pacte civil de solidarité où elles s'étaient engagées dès l'approbation de cette forme d'union par Coahuila en janvier 2007.

Adieu, droits aux pensions, aux testaments assortis d'avantages fiscaux et civils et autres bénéfices quasi-matrimoniaux accordés à la couple… Madame et Madame se crêpaient le chignon. Le monde entier sera donc au courant de leurs accusations d'infidélité et de gaspillage. Alors, comme le plus tristement banal des ménages mariés, elles ont consommé leur rupture. Imitant le mariage jusque dans l'échec.

Tout comme ? Eh bien, pas tout à fait. L'Institut mexicain d'orientation sexuelle (précisons qu'il s'agit d'un organisme qui ne fait pas la promotion de la culture gay) estime en effet que « les unions homosexuelles tendant à avoir une durée de vie plus courte que les unions hétérosexuelles ».

C'est ce qu'a expliqué son président, Oscar Rivas, à l'agence de presse catholique. Selon les études menées par l'IMOS, cela est notamment dû à ce que les cas d'infidélité sont trois fois plus nombreux chez les homos que chez les autres, la fidélité elle-même étant entendue dans un sens très différent.

Les couples homosexuelles « établissent une distinction entre la fidélité émotionnelle et la fidélité sexuelle et disent, dans certains cas, ne pas prêter attention à la fidélité sexuelle mais à la fidélité émotionnelle ».

C'est bien pour cela, affirme l'IMOS, qu'une institution comme le mariage ne correspond pas à l'union homosexuelle, puisque le vœu matrimonial « parle de fidélité, d'aide mutuelle, de procréation : dans le cas des couples homosexuels, tout cela est très différent ». Selon Rivas, ces couples ont une durée de vie de trois à six ans, les unions les plus durables étant presque toujours celles de femmes. Au Mexique, les couples hétérosexuels durent en moyenne 10 à 15 ans d'après les registres civils.

Rivas attribue à la complémentarité entre la femme, plus intuitive et à l'homme, plus rationnel, l'équilibre psychologique qui explique cette plus grande longévité, tandis que ce principe d'équilibre n'est pas très présent dans les couples de femmes – et encore moins dans les couples d'hommes.

Juan Dabdoub Giacoman, président de l'association mexicaine Familia mundial, estime pour sa part que l'instabilité affective qui conduit à ces ruptures plus fréquentes des couples gay est précisément la raison pour laquelle les personnes homosexuelles recherchent un partenaire du même sexe. Citant la statistique espagnole selon laquelle un homme homosexuel majeur dans ce pays a des relations durables avec 39 personnes distinctes au cours de sa vie, il plaide pour qu'une aide soit donnée à « nos frères homosexuels ».

Ben oui, on aurait envie de rigoler en apprenant le « divorce » de ceux qui ne peuvent pas s'engager dans un mariage naturel. Mais c'est injuste, car ils en souffrent et en souffrent sans doute d'autant plus que la société leur hurle qu'ils font le bon choix.

© leblogdejeannesmits.

03 octobre, 2010

Panama : une loi contre la discrimination anti-homosexuels ? C'est jouer avec le feu…

Monseigneur Domingo Ulloa, archevêque de Panama, n'a pas peur de ne pas chanter à l'unisson de la pensée unique. Interrogé à propos d'un projet de loi faisant encourir à l'insulte ou la moquerie à l'égard des homomsexuels une amende de 5.000 dollars et un an d'emprisonnement, le prélat a déclaré qu'on jouait là « un peu avec le feu ».

Il faut certes travailler pour arriver à une culture de respect des autres, a-t-il précisé, mais il a réitéré son refus de vois mis sur un même plan des unions homosexuelles et le mariage authentique entre un homme et une femme : « En premier lieu, nos peuples ont des valeurs très précises qu'il est nécessaire de respecter et de préserver » – y compris lorsqu'on se sent « moderne » : ces concepts qui apparaissent comme l'expression de la moralité moderne, « nous ne pouvons les accepter ».

Mgr Ulloa a désigné l'idée que l'on donne aux enfants à travers ces lois comme une des raisons de les rejeter : « J'ai l'impression que c'est un peu jouer avec le feu, il est dangereux d'attirer l'attention sur ces choses, tout comme le font ces lois de non discrimination : on ne peut adopter une loi pour des groupes déterminés, et parfois ces lois se prêtent à d'autres utilisations… Nous rejetons rondement toutes ces situations qui peuvent exister à propos des unions entre personnes de même sexe. » (Précisons que ces propos ont été tenus à la forme orale en réponse aux questions d'un journaliste de RPC Radio).

D'autres interviews sur le même thème réalisées par La Estrella Online ont exprimé des points de vues similaires. Ainsi la sychologue Géraldine Emiliani a affirmé que le projet était « dangereux » parce qu'il porte atteinte à la liberté de comportement et d'expression. « Si tu parles mal d'un homosexuel et que, pour l'avoir offensé, tu dois aller en prison, c'est une chose très dangereuse. Chacun est maître de lui-même, il faut bien se conduire, sans agression ni offense, mais il n'est pas vrai qu'une loi puisse me dire que c'est ce que je dois faire. »


De son côté le Movimiento Pro-Familia y Pro-Valores qui rassemble des catholiques et des chrétiens de diverses dénominations a également dénoncé le projet qui s'appuie sur l'idéologie de genre, rappelant qu'une telle loi anti-discrimination prétend sanctionner les hétérosexuels, les pasteurs et les prêtres qui prêchent contre toutes sortes de péchés.

Toutes ces déclarations sont à retenir dans un contexte où la frontière est mal définie entre ceux qui acceptent le mariage homosexuel et ceux qui, sous prétexte de ne pas aller jusque-là, s'accommodent désormais des unions civiles assorties de droits, ou encore entre les extrémistes de la répression anti-homophobe et ceux qui entendent bien que l'on puisse continuer de donner un jugement moral sur l'activité homosexuelle mais qui n'osent pas dénoncer les lois contre les insultes, injures, etc. visant spécifiquement les homosexuels – comme si les lois communes qui répriment ces comportements délictuels n'avaient pas pour vocation de protéger tout le monde, sans créer des circonstances aggravantes ou des lois plus sévères pour tel ou tel.

Source : AciPrensa.

14 août, 2010

Colombie : le nouvel archevêque de Bogota parle contre les unions homosexuelles

Le jour même de sa prise de possession de la cathédrale de Bogota, Mgr Rubén Salazar, président de la Conférence épiscopale de Colombie, a invité la Cour suprême de son pays à ne pas donner suite à la demande de groupes homosexuels visant à mettre les unions homosexuelles sur un plan similaire à celui des mariages. Il a souligné qu'une société ne peut se construire que sur la base solide de l'union entre l'homme et la femme puisque là seul « existent la fécondité et la transmission de la vie ». « Toute autre union qui ne soit pas celle d'un homme et d'une femme peut sans aucun doute avoir un caractère économique, on peut lui concéder des garanties dans tous les autres domaines, mais on ne peut mettre sur un même plan cette union fondamentale de l'homme et de la femme », a-t-il dit.

Pourtant l'expérience et le droit comparé montrent que ces formes d'union civiles ont des effets réels sur le mariage et donc sur la société : voyez le cas français. D'une part, le PACS séduit désormais des couples formés d'un homme et d'une femme qui y trouvent l'avantage d'un moindre engagement, de l'autre il fait apparaître les couples homosexuels comme établi dans une sorte de « vie familiale » comme la Cour européenne des droits de l'homme le reconnaît déjà.

De son côté, le secrétaire général de la Conférence épiscopale de Colombie, Mgr Juan Vicente Cordoba, a eu des mots moins gazés, selon des propos rapportés par le quotidien El Tiempo.

« Fabriquer de la fausse monnaie, c'est dévaluer la vraie et mettre en péril tout le système économique. De même, mettre sur un même plan les unions homosexuelles et la famille, c'est introduire un dangereux facteur de dissolution au sein de cette institution, et, en même temps, du juste ordre social. Le texte du prélat poursuit en affirmant qu'il a été scientifiquement démontré qu'on « ne naît pas homosexuel, on le devient » ; légaliser le mariage gay conduirait donc à fabriquer un « environnement favorable à l'homosexualité » : si les homosexuels sont simplement tolérés, dans être reconnus, leur nombre peut diminuer, assure-t-il. Il dénonce comme un « manque de respect envers l'espèce humaine » le fait que les couples homosexuels tentent de recourir à la fécondation artificielle pour suppléer à leurs manques.

© leblogdejeannesmits.

25 juillet, 2010

L'Eglise catholique d'Ecosse ne célébrera jamais d'unions homosexuelles

L'évêque catholique de Paisley (Ecosse) vient de réagir avec force aux affirmations du Premier ministre britannique , David Cameron, qui à l'occasion de la Gay Pride en juin avait annoncé avec satisfaction un nouveau pas  « bon et juste » vers l'acceptation des unions de même sexe : la mise en place d'un nouveau droit pour toutes les organisations religieuses de célébrer les unions gays dans le cadre de leurs « églises, mosquées, temples », etc.

Il ne s'agirait certes pas d'une obligation dans l'état actuel des lois, qui pour l'heure permettent l'enregistrement civil des seuls mariages lors de cérémonies religieuses, chose jugée « discriminatoire » par les militants de l'Egalité.

Mgr  Philip Tartaglia a écrit au Premier ministre en ces termes : « Votre déclaration est suffisamment vague pour que différentes options puissent en résulter dans la pratique. Mais vous et votre Gouvernement devez comprendre d'emblée que l'Eglise catholique n'enregistrera pas de partenariats civils et ne célébrera pas d'unions du même sexe : pas maintenant, pas dans l'avenir, jamais, quels que soient les lois ou les règlements que votre Gouvernement fera adopter ou contre-signera. »


© leblogdejeannesmits.

21 juillet, 2010

L'Irlande légalise le partenariat civil : « Une grave injustice »

Lundi matin la présidente irlandaise, Mary McAleese a promulgué la loi sur le partenariat civil qui ouvre des droits similaires à ceux du mariage – hormis l'adoption et la garde conjointe – aux couples de même sexe. Le Dail, chambre basse irlandaise, a fait passer la loi sans vote, tandis que le Seanad (sénat) l'a adopté au début de ce mois par 48 voix sur 52, la liberté de voter individuellement sur la question n'ayant pas été accordée.


Le ministre irlandais de la Justice, Dermot Ahern, a assuré qu'il s'agit « d'un des plus importants textes législatifs en matière de droits civils depuis l'indépendance ».

On attend les premiers partenariats de ce type à partir de janvier prochain, après que les services fiscaux et de protection sociale auront modifié les systèmes d'imposition et d'aide sociale.

Les quelques voix dissidentes de sénateurs du Fianna Fail (3 votes contre) se sont appuyées sur le fait que le texte ne prévoit aucune possibilité d'objection de conscience pour les fonctionnaires responsables de l'enregistrement de l'état civil qui seront chargés d'organiser ces unions au même titre que les mariages. Des sanctions pénales frapperont leurs refus ; des pénalités sont également prévues pour les loueurs de salle, individuels ou collectifs, et autres fournisseurs qui refuseraient d'accueillir les couples homosexuels à l'occasion de leur fête de partenariat.

Cela constitue une évidente méconnaissance de la liberté de conscience et des convictions religieuses. Et un signe clair aux catholiques – comme l'avaient souligné les évêques d'Irlande au mois de mars – qu'ils ne peuvent plus prétendre devenir officiers de l'état civil. Quid encore des salles paroissiales ou appartenant à l'Eglise que des couples homosexuels voudraient louer pour organiser leurs fêtes ?

Mais ce n'est pas l'aspect le plus grave de la question. Cette focalisation sur l'objection de conscience de la part des politiques signe une forme d'abandon devant le problème principal : on ne se mobilise plus principalement contre le désordre objectif installé par la loi, mais on se contente d'essayer d'éviter aux gens de conviction d'avoir à y participer. C'est bien le minimum, mais cela ne suffit pas…

On voit cela en France avec la question de l'avortement. On le voit aussi, dans bien des pays du monde, avec l'installation de l'idée que face aux revendications de « mariage » homosexuel, la mise en place de partenariats civils (comme le pacs en France) constitue une sorte de moindre mal. Et l'on souligne que si les couples non mariés reçoivent certes des bénéfices fiscaux ou sociaux, cela permet à des personnes ayant longtemps partagé un logement de rester protégées en cas de décès de l'une d'elles. Contester les contrats d'union civile reviendrait donc à prendre une posture inhumaine au nom du mariage qui de toute façon serait sauvegardé par l'absence d'ouverture légale des contrats civils d'union à l'accueil conjoint d'enfants.

C'est une grave erreur de perspective en ce qu'elle ne part pas de la primauté et de la priorité du mariage stable qui est un bienfait irremplaçable pour la société.

Or l'existence des partenariats civils lui porte doublement tort, dans la mesure où ils singent au maximum le mariage et ne visent nullement à assurer la protection légitime – par exemple – de membres d'une même famille ou d'amis qui, sans partager une vie sexuelle commune, ont organisé leur existence selon une forme de solidarité qui rend finalement aussi des services à la société. Premièrement, en assimilant les couples de même sexe aux unions légitimes d'un homme et une femme qui s'engagent à rester ensemble pour la vie et au don potentiel de la vie (sexualité unitive et procréative), alors que l'union homosexuelle consacre le principe de la « sexualité récréative ». Deuxièmement, en mettant sur le même plan pour les couples « normaux » le partenariat civil, beaucoup moins contraignant, et le mariage (même dévalorisé). On en voit les conséquences en France où le nombre de pacs « hétérosexuels » croît tandis que celui des mariages civils diminue : les dommages sociaux sont ici déjà quantifiables.

La Conférence des évêques d'Irlande a publié au mois de mars, lors des premières discussions autour de la loi, un document dénonçant le partenariat civil en tant que tel, malgré l'absence de dispositions en faveur de l'adoption homosexuelle. Il mériterait d'être largement diffusé et peut-être le traduirai-je intégralement dans les semaines qui viennent. En attendant voici quelques remarques à méditer :
La loi de partenariat civil n'autorisera pas l'adoption par des couples de même sexe. Pour le reste, y compris pour les questions fiscales et sociales, le partenariat civil sera dans l'ensemble considérés comme étant égal au mariage.
Cela n'est pas compatible avec une vision de la famille basée sur le mariage comme fondement nécessaire  de l'ordre social et indispensable au bien de la Nation et de l'Etat. Cela ne respecte pas non plus l'art. 41.3.1 de la Constitution irlandaise : « Garder avec un soin particulier l'institution du Mariage, sur laquelle est fondée la Famille. »
(…)
Il y a en réalité une grave injustice lorsque l'Etat ignore le rôle unique et juste des maris et des femmes, le rôle des pères et des mères, et spécialement les droits des enfants, qui ont le droit de recevoir de la société une compréhension claire de ce qu'est le mariage pendant qu'ils grandissent et atteignent la maturité sexuelle. Et même, s'il ne protégeait pas et ne soutenait pas le rôle unique du mariage au sein de la société, l'Etat priverait en effet intentionnellement les enfants de leur droit à une mère et un père.
Le partenariat civil constitue une révolution fondamentale par rapport à notre compréhension du mariage et de la famille, et on ne saurait s'abstenir de le contester.
La loi irlandaise sur le partenariat civil annonce a été promulguée le jour où le gouvernement irlandais a annoncé le lancement d'un programme de promotion de l'homosexualité, subventionné notamment par Atlantic Funds, et, selon LifeSite, par les fonds publics, qui visera à atteindre toute l'Irlande, notamment les zones rurales qui sont « mal desservies » en la matière. Il s'agit selon le ministre pour la Communauté et l'Egalité, Pat Carey, de mieux faire comprendre les concepts « d'identité de genre et d'orientation sexuelle » dans les zones rurales isolées, tout en renforçant les réseaux d'activistes homosexuels à travers le pays. Onze associations LGBT participeront à ce programme.

Sources : ici, ici, ici, ici, et site de la Conférence des évêques irlandais.

© leblogdejeannesmits.

16 juillet, 2010

Loi d'union civile en Irlande : danger !

La loi de partenariat civil qui a été votée par la Chambre haute en Irlande mardi va provoquer des bouleversements à travers la société irlandaise et aboutira au « chaos social », avait prévenu la semaine dernière Jamie Bogle, juriste britannique et président de l'Union catholique de Grande Bretagne, dans une interview à LifeSite. La loi institue une sorte d'équivalence entre ces unions et les mariages civils du point de vue financier, bancaire et fiscal notamment.

La rupture du partenariat sera quant à elle en Irlande du ressort des cours compétentes pour les divorces – contrairement à ce qui se passe en France pour le PACS où l'accès au contrat d'union civile obéit aux conditions posées pour les mariages mais où la rupture se fait par signification par huissier. Soulignons en passant que le droit au PACS offert aux homosexuels a de fait en France déjà porté atteinte à la stabilité de la famille en attirant des couples « normaux » qui se décident notamment pour un contrat plus facile à rompre que le mariage.

Pour Jamie Bogle, dès lors qu'une loi commence à mettre sur le même plan les relations homosexuelles « sans fruit », c'est-à-dire sans enfant, et le mariage naturel, c'est qu'on fait « découler la loi d'une prémisse fondamentalement fausse (…) qui nie toute complémentarité naturelle entre les sexes ». La logique des lois de partenariat civil constitue une recette pour obtenir « le chaos et l'anarchie morale 7.

« Dès lors que l'on a fabriqué une loi qui considère le mariage comme une simple partenariat pour la vie communautaire et le sexe récréatif, pourquoi ne pas admettre la polygamie ? Pourquoi ne pas épouser un chien, tant qu'on y est ? Tout ce qui vous “allume” sexuellement va bien ! »

La loi irlandaise ne prévoit pas l'adoption pour les couples homosexuels, pas même celle de l'enfant de l'autre partenaire, mais pour Jamie Bogle, cette revendication ne saurait tarder, d'autant qu'elle est déjà pratiquement possible au Royaume-Uni voisin depuis de nombreuses années. On « fait de l'expérimentation sociale avec les enfants de la Nation », accuse le juriste.

Et d'ajouter :

« Même si vous pensez que le mariage n'est rien de plus d'une relation de cohabitation temporaire en vue du sexe récréatif, il faut quand même se poser la question de qui va élever la prochaine génération d'enfants. (…) L'Etat doit-il se contenter de dire : cela nous est égal de savoir de quelle manière ces enfants vont être élevés ? »

La loi irlandaise prévoit des poursuites pénales à l'encontre de tout officier d'état civil qui refuserait de conduire une cérémonie pour des homosexuels, sous peine de 6 mois de prison et 2.000 livres d'amende, l'objection de conscience proposée par des députés et des sénateurs ayant été écartée du texte définitif.

Si la chambre des députés (Dail) a adopté le texte sans débats passionnés et sans véritable opposition, la Chambre haute (Seanad) a vu le débat stoppé net par une procédure d'urgence très rarement utilisée pour mettre fin aux discours hostiles et à une salve d'amendements.

La mobilisation irlandaise et les remarques de Jamie Bogle sont à retenir dans un contexte où l'on a tendance à justifier assez largement désormais les contrats d'union civile dès lors qu'ils ne comportent pas tous les droits du mariage et notamment celui d'adopter. C'est fondamentalement que la reconnaissance de droits fondée sur la simple existence d'une cohabitation de nature sexuelle est désordonnée et porte atteinte aux droits prioritaires des couples qui s'engagent à la stabilité et à l'ouverture à la vie, qu'ils se révèlent naturellement féconds ou non, car ils forment le cadre naturel pour accueillir des enfants.

© leblogdejeannesmits.

17 juin, 2010

Pas de « mariage » gay en Allemagne… enfin pas tout à fait

Le mariage ne peut exister qu'entre un homme et une femme, a jugé la cour administrative de Berlin, lundi, aux termes d'une décision qui a tout de même accordé aux requérants le bénéfice du partenariat civil introduit dans la législation allemande en 2001.

Andreas Boettcher, 37 ans, et son partenaire espagnol s'étaient rendus au Canada en 2006 et y avaient contracté un mariage civil qu'ils espéraient voir reconnu à leur retour en Allemagne. En Espagne, entre-temps, ils avaient pu se faire enregistrer comme « famille », mais les autorités administratives outre-Rhin ne s'étaient pas ébranlées pour autant. Le requérant apparaissait légalement comme célibataire.

Victoire partielle pour le bon sens, donc, puisque en appel la définition du mariage a été sauvegardée, mais Boettcher, organisateur d'événements et son ami danseur et chorégraphe sont désormais réputés vivre dans le cadre d'un partenariat civil et donc, légalement, en couple. Où l'on voit que ce statut, sans être sur un strict pied d'égalité avec le mariage, le singe suffisamment pour que la défense du droit de la famille passe par son rejet.

Une jurisprudence plus ancienne s'applique du même coup aux deux jeunes hommes : saisie l'an dernier par un couple d'homosexuels, la Cour fédérale constitutionnelle allemande avait accédé à leur demande visant à étendre la plupart des droits et devoirs associés au mariage civil à tous les partenariats enregistrés. Y compris le droit d'adopter. Seuls manquent des avantages fiscaux liés au mariage. On ne peut pas tout avoir.

La cour de Berlin a précisé que son jugement valait pour tous les couples homosexuels « mariés » à l'étranger.

Sources : LifeSite, Telegraph.

11 mars, 2010

La justice anglaise déboute un officier d'état civil menacé de licenciement pour refus d'enregistrer des partenariats civils

Lillian Ladele est une chrétienne évangélique. A ce titre, elle a voulu refuser d'enregistrer des partenariats civils entre personnes de même sexe depuis leur entrée en vigueur en 2004, au motif que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme.

Ce sont deux de ses collègues qui ont dénoncé la jeune femme pour « homophobie », conduisant le conseil municipal d'Islington à prendre des mesures disciplinaires à l'encontre de Lillian Ladele et la menaçant de licenciement si elle maintenait son refus, au motif que celui-ci violerait sa politique d'égalité et de diversité, « Dignité pour tous ». Cette même politique interdit toute discrimination fondée sur la croyance ou la religion : la municipalité a estimé qu'elle pouvait exiger de ses employés de respecter ses directives même si celles-ci contredisent leurs convictions personnelles.

Mme Ladele a préféré démissionner en 2007 plutôt que de se soumettre.

Un recours de première instance donna raison à l'employée évangélique mais il fut renversé par les tribunal des appels en matière d'emploi. La Cour d'appel compétente a confirmé cette décision. Elle a estimé que le conseil a agi comme il l'a fait parce que Mme Ladele refusait d'exécuter ses obligations : en fait, la plainte de Ladele n'était pas fondée sur le fait qu'elle avait été traitée différemment en raison de ses croyances religieuses, mais sur l'idée qu'elle n'avait pas eu droit à un traitement différencié dont elle estimait pouvoir bénéficier. Donc : pas de discrimination.

La Cour suprême a refusé d'examiner le recours de Mme Ladèle, déclarant mardi que l'affaire ne soulève pas des questions légales « d'importance publique générale ». Elle envisage désormais d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme, ce qui ne lui laisserait que peu de chances de succès.

Les commentateurs de la presse spécialisée estiment que s'il y a bien eu discrimination indirecte à l'égard de Mme Ladele en raison de sa foi religieuse, elle était justifiée par l'objectif légitime de fournir des services de manière non discriminatoire. Le commentaire ajoute que les employeurs pourraient bien se mettre en danger s'ils tolèrent ou trouvent un compromis avec des employés qui tentent de modifier leur travail pour des raisons discriminatoires.

© leblogdejeannesmits.

19 janvier, 2010

2 Pacs pour 3 mariages, et ça continue

En 2009, selon l'INSEE, 175.000 pacs ont été conclus pur 256.000 mariages célébrés, soit 2 Pacs pour 3 mariages (on en comptait 2 pour 4 l'année précédente). 95 % des Pacs - créés pour doter de droits les unions de fait homosexuelles - sont conclus entre des partenaires de sexes différents. La proportion des naissances hors mariage a quant à elle légèrement progressé pour atteindre 53 % des niassances,contre 37 % en 1994.

Ces chiffres sont le symptôme d'une véritable révolution sociétale. Celle-ci a été accélérée par le rapprochement des statuts du pacs et du mariage en 2005 qui, sans améliorer la stabilité du premier, l'a rendu plus attrayant du point de vue des droits. Moins onéreux que le mariage à part entière et beaucoup plus souple pour ce qui est des devoirs d'aide et d'assistance qui peuvent être réglés par convention entre les parties, le pacs est aussi bien plus simple à rompre puisque cela peut se faire de manière unilatérale, si l'une des parties le désire, en signifiant sa volonté par acte d'huissier.

C'est la répudiation de plein droit...

Les enfants nés dans le cadre d'un pacs n'ont pas de lien légal automatique avec leur père qui doit faire la démarche de les reconnaître afin que celui-ci soit établi.

Ainsi voit-on in vivo comment un statut de « sous-mariage » créé pour donner une existence légale aux unions homosexuelles a d'ores et déjà porté atteinte au statut du mariage légitime et  « naturel » en tendant progressivement à prendre sa place à travers un « modèle » nouveau adopté par les couples hétérosexuels. Dans le meme temps et tout à fait logiquement ce sont les droits des enfants qui sont touchés.

Désormais, en France, plus d'un enfant sur deux naît en dehors d'une relation légale stable, c'est-à-dire en dehors d'une famille établie dans la durée et affichant au moins dans le principe sa volonté de rester unie, puisque la facilité de rupture fait partie des avantages que les couples peuvent trouver au pacs. Plus d'un enfant sur deux : si l'on ne peut encore parler de norme, c'est devenu une situation habituelle qui est en voie de devenir le cas de figure le plus fréquent.

Par ailleurs, l'âge moyen au premier mariage et à la première naissance progresse, l'âge moyen à l'accouchement ayant dépassé pour la première fois 30 ans en Métropole et 22 % des naissances se produisant désormais après les 35 ans de la mère. Si la fécondité annoncée par l'INSEE est de 1,99 enfant par femme en 2009 (chiffre qui devra être commenté et expliqué par des démographes), proche du seuil de renouvellement, elle ne fera pas changer la situation en profondeur, comme le suggère cette précision de l'INSEE :

« Le changement dans les comportements de fécondité, avec notamment la hausse des taux de fécondité après 28 ans depuis 1999, aurait dû entraîner 82.000 naissances de plus qu’il y a dix ans. Mais en 1999, le nombre de femmes d’âge fécond était plus élevé qu’aujourd’hui et la part des femmes entre 25 et 35 ans était plus favorable à une forte fécondité. C’est l’évolution de la population féminine qui a limité à 45.000 la hausse du nombre de naissances entre 1999 et 2009. »


En clair : les femmes sont un peu plus fécondes mais il y a nettement moins de femmes en âge fertile qu'il y a dix ans. Et on ne voit pas comment cette tendance s'inverserait dans l'état actuel des choses.
 
Pour une population totale estimée à 64,7 personnes au 1er janver 2010 en France et départements d'outre-mer, par l'INSEE, celle-ci enregistre 821.000 naissances en 2009 contre 546.000 décès. A titre de comparaison, on comptait 862.300 naissances en 1950, 800.400 en 1980 ; le taux de mortalité, lui, passait de plus de 11 pour 1000 dans la décennie 1960 (soit en gros 440.000 décès pour une population inférieure du tiers environ) à moins de 9 pour mille. L'espérance de vie augmente quant à elle de 2 mois aussi bien pour les hommes que pour les femmes en 2009. Le léger accroissement de la population va donc toujours de pair avec son vieillissement, même si l'on enregistre une légère hausse des décès en chiffres absolus (plus 3.500). L'INSEE évoque enfin un solde migratoire (entrées compensées par les départs) à 71.000, chiffre jugé « modeste ».
 
© leblogdejeannesmits.

 
[]