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23 janvier, 2021

L’OMS met en garde contre les faux tests positifs PCR et publie des directives strictes qui pourraient faire chuter le fameux nombre de « cas »

L’Organisation mondiale de la santé a modifié mercredi, une heure à peine après l’inauguration de Joe Biden, le protocole des tests COVID-19, mettant en garde contre les faiblesses des tests PCR. Il y a fort à parier, si ces nouvelles directives sont respectées, qu’on assistera à une forte réduction du nombre de cas positifs.

L’OMS a publié ses nouvelles orientations relatives au test d’amplification en chaîne par polymérase (PCR), largement utilisé dans le monde entier pour dépister les « cas » de COVID-19 et pour justifier la mise en place de restrictions sanitaires, dans une brève note d’information.  Celle-ci fait référence à un livret d’instructions pour le test COVID, publié en septembre 2020. L’OMS juge donc que « les résultats faiblement positifs doivent être interprétés avec prudence ».

Patatras ! L’avis met notamment en garde contre le fait de diagnostiquer une personne comme étant porteuse du virus, simplement parce qu’elle est séropositive, si elle ne présente pas de symptômes de COVID-19 – ceux-ci doivent faire partie du processus de vérification. Il signale également le risque de plus en plus élevé de faux positifs à mesure que l’épidémie circule… moins :
« L’OMS rappelle aux utilisateurs de DIV [diagnostic in vitro basé sur la méthode PCR] que la prévalence d’une maladie altère la valeur prédictive des résultats de test ; à mesure que la prévalence diminue, le risque de faux positifs augmente. Cela signifie que la probabilité qu’une personne ayant obtenu un résultat positif (SARS-CoV-2 détecté) soit réellement infectée par le SARS-CoV-2 diminue à mesure que la prévalence augmente, quelle que soit la spécificité déclarée du test. »

L’avis de l’OMS signale également une réalité que de nombreux sonneurs d’alerte contre la dictature sanitaire ont mise en évidence au fil de ces derniers mois : « Le seuil de cycle (Ct) nécessaire pour détecter le virus est inversement proportionnel à la charge virale du patient. Lorsque les résultats des tests ne correspondent pas à la présentation clinique, un nouvel échantillon doit être prélevé et testé à nouveau en utilisant la même technologie TAN ou une technologie différente. »

Autrement dit, non sans avoir déterminé « si un ajustement manuel du seuil de positivité de la PCR est recommandé par le fabricant » pour régler la sensibilité du test, les utilisateurs doivent en tout cas vérifier la positivité. Et ce parce que « la plupart des épreuves de PCR sont indiquées à titre d’aide au diagnostic ». L’OMS rappelle et souligne ainsi que le test PCR constitue seulement un élément parmi d’autres, insuffisant en lui-même pour affirmer qu’une personne est réellement infecté par le SARS-CoV-2 !

D’ailleurs, l’avis de l’OMS précise :
« Les prestataires de soins doivent donc examiner les résultats en tenant également compte de la date de prélèvement, du type d’échantillon, des caractéristiques spécifiques du test, des observations cliniques, des antécédents du patient, du statut confirmé des contacts éventuels et des informations épidémiologiques. »
Est-ce à dire qu’on peut être considéré « COVID-19 positif » seulement si l’on présente des signes cliniques de la maladie ? C’est sans doute aller un peu vite : il s’agit d’un élément parmi d’autres, mais il est important et devrait à tout le moins entraîner un changement assez radical dans le dépistage.

Que ce changement soit réclamé par l’OMS une heure seulement après l’entrée de Joe Biden à la Maison Blanche suscite des interrogations. Le nouveau président va-t-il bénéficier d’une diminution « magique » des cas de COVID-19 aux Etats-Unis… après que la pandémie a pourri les derniers mois de la présidence de Donald Trump ? Sans vouloir tirer des conclusions hâtives, on peut rappeler que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a publiquement fait part de sa satisfaction à l’occasion de la récente inauguration de Joe Biden.

On sait que de nombreux scientifiques ont déjà mis en garde contre les failles du test PCR – en particulier en Allemagne où le test PCR mis au point par le Dr Christian Drosten de Berlin et rapidement répandu dans le monde était accusé d’être associé à de multiples problèmes. L’« incompétence scientifique » de Drosten était jugée « fatale » par ces 23 scientifiques, expliquait FranceSoir le 12 décembre dernier.

Leur consortium  (International Consortium of Scientists in Life Sciences – ICSLS) avait notamment dénoncé le problème lié au cycle d’amplification des tests, qui est le processus par lequel le matériel génétique présent sur le prélèvement nasal est déterminé comme étant une indication positive ou négative de COVID. Le document accompagnant le test Drosten ne définit même pas ce qu’est un résultat de test positif ou négatif, mais suggère d’effectuer « 45 cycles PCR ».


« Alors qu’un test PCR peut avoir jusqu’à 60 cycles d’amplification, le Dr Pascal Sacré et l’ICSLS ont tous deux souligné que les données d’un test PCR à partir d’une valeur de cycle de 35 ou plus sont « totalement peu fiables. “Seuls les virus non infectieux (morts) sont détectés avec des valeurs [de cycle] de 35”, précisait le consortium, car même au-delà de 30 cycles, il existe “une zone grise”, où un résultat positif n’est pas fiable.

« Néanmoins, un document du CDC – Center for Disease Control – américain publié de décembre 2020, indique que des tests peuvent être effectués jusqu’à 40 cycles. »

Désormais, l’OMS veut que le nombre de cycles utilisés pour détecter la présence du virus doit être indiqué en même temps que le résultat du test. Chose qui n’est pas faite en France (sauf, peut-être, à l’IHU de Marseille ?) : lorsque j’ai été moi-même testée positive au COVID-19 début novembre, le médecin réalisant le test m’a confirmé qu’elle ne recevait aucune information de ce type, permettant d’estimer la charge virale ou quoi que ce soit d’autre. « C’est on-off ; on ne sait rien. »



Crédit photo : Claude Truong-Ngoc, Wikicommons.

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03 décembre, 2014

L'OMS recommande la vaccination “standard” des fillettes de 9 ans contre le cancer du col de l'utérus

Il faut commencer la vaccination contre le papillomavirus humain dès 9 ans pour atteindre les jeunes filles avant qu'elles ne soient sexuellement actives, ou avant l'âge habituel du démarrage de l'activité sexuelle, et en faire une « vaccination de routine » dans le monde entier, affirme l'Organisation mondiale de la santé. En commençant tôt, on peut en outre n'utiliser que deux doses. Le vaccin est aujourd'hui systématiquement donné dans 55 pays seulement.

L'OMS publie ce 3 décembre ses recommandations dans un guide présenté au Sommet mondial sur le cancer à Melbourne, le Pink Book.

Dans les pays qui le pratiquent déjà, de nombreuses questions se posent sur ce vaccin qui n'a d'utilité que contre certaines formes du virus. Raison pour laquelle le guide recommande de poursuivre le dépistage systématique même sur les femmes vaccinées. Les femmes à risque sont celles qui ont de multiples partenaires sexuels : le HPV est répertorié comme maladie sexuellement transmissible. Vacciner envoie un message favorable à la promiscuité. Et le vaccin présente des inconvénients dont on parle actuellement beaucoup en Amérique latine.

Les vaccins recommandés par l'OMS sont le Gardasil et le Cervarix. Il n'est peut-être pas indifférent de préciser que les laboratoires qui les produisent peuvent s'attendre à gagner gros si les recommandations de l'OMS sont suivies d'effet.

Le guide de l'OMS prévoit d'obtenir le consentement au moins implicite des parents ou des responsables légaux des jeunes filles visées, mais propose de passer outre à un refus si la jeune fille elle-même est « compétente » pour juger de l'intérêt du vaccin et qu'elle le demande personnellement.


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07 novembre, 2014

Kenya : des médecins trouvent un agent de stérilisation dans des vaccins antitétaniques de l’ONU

Les évêques catholiques du Kenya ont demandé aux femmes de ne pas se laisser vacciner contre le tétanos à l’occasion de la campagne en cours dans le pays, affirmant qu’il s’agit d’une « campagne destinée à contrôler les naissances », comme l’a explicitement affirme le cardinal John Njue de Nairobi.
Un communiqué de l’association des médecins catholiques du Kenya publié mardi affirme que cette organisation a trouvé un antigène qui provoque des fausses couches dans un vaccin antitétanique actuellement administré à 2,3 millions de femmes et de jeunes filles par l’OMS et l’UNICEF. Le programme de vaccination national est soutenu par le gouvernement kenyan.
L’association dit avoir fait analyser six vaccins en provenance de diverses régions du Kenya dans un laboratoire sud-africain. « Ils contenaient tous l’antigène HCG », l’hormone de la grossesse, sous forme synthétique. Provoquant une réaction immunitaire, l’administration de l’hormone de synthèse a pour conséquence la création d’anticorps qui est ensuite déclenchée si la femme tombe enceinte et fabrique son propre Beta HCG, la fabrication d’anticorps se déclenche aussitôt, et la fausse couche suit.
Plusieurs éléments ont déclenché l’inquiétude des médecins catholiques qui travaillent dans les 54 hôpitaux, 83 centres de santé  et 17 écoles de médecins et d’infirmières qui forment l’important réseau de soins proposé par l’Eglise catholique au Kenya : le fait que le vaccin comporte quatre rappels, soit cinq piqûres sur deux ans, qu’il ne soit proposé qu’aux femmes en âge de procréer, et qu’il ne soit pas accompagné de l’habituelle publicité gouvernementale. Seule quelques agents gouvernementaux sont habilités à l’administrer : « Ils viennent accompagnés d’une escorte policière. Ils emportent les vaccins avec eux quand ils s’en vont. Pourquoi ne pas laisser les personnels médicaux sur place l’administrer ? », demande le Dr Muhame Ngare – comme cela se fait pour les vaccins anti-polio par exemple.
Le vaccin antitétanique comporte normalement trois piqûres sur deux ou trois ans et il est donné à tous ceux qui arrivent à la clinique avec une plaie ouverte, hommes, femmes et enfants, a souligné le Dr Muhame Ngare dans un entretien à LifeSite. Il ajoute que « le vaccin antitétanique n’a jamais été administré en cinq doses que dans les cas où il comporte le HCG de synthèse développé par l’OMS en 1992 ».
« Nous savons que la dernière fois que cette vaccination par cinq piqûres a été utilisée, c’est au Mexique en 1993 et au Nicaragua et aux Philippines en 1994. Il produit des fausses couches seulement trois ans plus tard », a-t-il précisé.
Le gouvernement et les médias kenyans prétendaient apporter la preuve que le vaccin était libre de tout agent anti-fertilité en assurant que des femmes vaccinées l’an dernier sont actuellement enceintes.
Le gouvernement a également soutenu que la vaccination des femmes en âge de procréer visait à vacciner leur enfant in utero – c’est d’autant plus bizarre que les nouveau-nés peuvent être vaccinés très tôt contre le tétanos.
Il a démenti la présence de HCG dans les vaccins et assuré qu’ils étaient « sûrs ».
Le Dr Ngare rétorque : « Soit nous mentons, soit le gouvernement ment. Mais posez-vous la question : “Quelle raison pourraient bien avoir les médecins catholiques de mentir ?” L’Eglise catholique procure des soins de santé et des vaccinations  ici au Kenya depuis cent ans – bien avant que le Kenya n’existe comme pays. »
Brian Clowes, de Human Life International, explique l’affaire en un mot : « Racisme. » « En outre, les pays développés aimeraient s’emparer de leurs ressources naturelles. Et pour finir, dernièrement, il y a toute cette supercherie sur le réchauffement global. »
Les évêques du Kenya avaient déjà mis en garde plusieurs fois cette année contre la campagne, posant notamment des questions rapportées par Radio Vatican le 9 octobre dernier.

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25 mai, 2013

Le Saint-Siège dénonce la “pilule du lendemain” comme abortive à l'OMS

Le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, Mgr Zygmunt Zilowski, est intervenu le 22 mai devant la 66e assemblée mondiale de la santé à Genève qui se déroule jusqu'à mardi prochain, pour condamner très explicitement la qualification par l'OMS de la « pilule du lendemain » ou contraception d'urgence comme « produit d'importance vitale ». Il a souligné que dans le cas où la conception a déjà eu lieu, « certaines substances contenues dans la pilule du lendemain produisent un effet abortif »

La résolution EB132.R4 de l'Organisation Mondiale de la Santé a classé la contraception d'urgence parmi les 13 « produits d'importance vitale » (ou « produits pour sauver des vies ») dont les Etats membres sont poussés à améliorer la qualité, les stocks et l'utilisation.

Mgr Zimowski, tout en saluant les efforts de l'OMS dans le cadre de ses initiatives pour promouvoir une « vieillesse active » qui est au centre des débats de cette semaine, et son engagement pour sauver les vies des mères et des enfants comme le veulent les « Objectifs du Millénaire », a consacré un quart de son temps de parole à la question de la pilule du lendemain.
J'emprunte à Zenit la traduction de son intervention à ce sujet :
« Le Saint-Siège est tout à fait d’accord sur la nécessité de réaliser une réduction ultérieure des pertes de vies humaines et la prévention des maladies moyennant un meilleur accès à des interventions moins coûteuses mais respectueuses de la vie et de la dignité des mères et des enfants, à chaque étape de la vie, depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle. 
A ce propos, la délégation du Saint-Siège veut soulever de sérieuses préoccupations au sujet du Rapport du Secrétariat et de la Résolution recommandée par le Comité Exécutif pour promouvoir la réalisation des recommandations de la Commission sur les produits d’importance vitale pour les femmes et les enfants. Tandis que certaines de ces recommandations entendent véritablement “sauver la vie”, celles concernant la “contraception d’urgence” peuvent difficilement être considérées comme telles du moment que, comme on le sait très bien, lorsque la conception a déjà eu lieu certaines substances employées dans la “contraception d’urgence” produisent un effet abortif. 
Pour ma Délégation, il est tout à fait inacceptable de se référer à un produit médical qui constitue une atteinte directe à la vie de l'enfant in utero comme à un “produit d’importance vitale” et, pire encore, d'encourager  “un usage plus étendu de ces substances dans toutes les régions du monde”. »
Cette déclaration est à rapprocher, bien sûr, de l'affaire qui a avait éclaté en Allemagne au printemps lorsqu'une femme victime de viol s'était vu refuser la pilule du lendemain par deux établissements de santé catholique. Devant le tollé des médias, le cardinal Meisner avait affirmé que la pilule du lendemain doit être fournie en cas de viol et la presse avait retenu que la Conférence des évêques d'Allemagne l'autorisait donc en cette circonstance.

Par la suite, une clarification emberlificotée avait précisé qu'il ne s'agissait que des pilules du lendemain non abortives. Qui n'existent pas. Voir ici par exemple.

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13 août, 2012

Directives de l'OMS sur l'avortement médicalisé

Cette information m'avait échappée, elle est pourtant très importante à connaître et ne semble pas avoir été traitée sur l'internet francophone ailleurs que sur les sites spécialisés : l'Organisation mondiale de la Santé a publié, le 6 juillet, ses nouvelles « directives techniques et stratégiques à l'intention des systèmes de santé » à propos de l'avortement médicalisé. C'est un catalogue complet des différentes méthodes d'avortement légal aujourd'hui pratiquées dans le monde, avec les recommandations de l'OMS pour que tout cela se passe pour le mieux. Voici le résumé de presse tel qu'il a paru sur le site de l'OMS :
Pratiqué dans de mauvaises conditions, l'avortement tue. Beaucoup d'efforts ont été consentis pour améliorer les services abortifs dans la Région européenne, mais les avortements non médicalisés provoquent toujours jusqu'à 30 % des décès maternels dans certains pays d'Europe de l'Est et d'Asie centrale. L'OMS a publié la deuxième édition de « Safe abortion: technical and policy guidance for health systems » (Avortement médicalisé : directives techniques et stratégiques à l'intention des systèmes de santé).
En 2008, selon les estimations de l'OMS, quelque 360 000 avortements non médicalisés ont été pratiqués en Europe de l'Est. Les chiffres correspondants dans d'autres parties de la Région étaient négligeables. En Europe de l'Est, 11 % des décès maternels (en moyenne) peuvent être attribués à des avortements à risque.

Principes directeurs pour un avortement médicalisé 
Ces nouveaux principes directeurs, qui constituent une actualisation de la première édition de 2003, dispensent aux décideurs politiques, aux gestionnaires de programmes et aux pourvoyeurs de services de santé les plus récents préceptes sur les soins cliniques, basés sur des données probantes. Ils comprennent également des informations sur la manière de mettre en place et de renforcer des services de soins complets pour avortements médicalisés, et adoptent vis-à-vis des lois et politiques en la matière une attitude fondée sur les droits de l'homme.

Les recommandations actualisées de l'OMS reflètent les changements survenus dans les méthodes abortives et les soins apportés en cas d'avortement, ainsi que dans la façon de dispenser les services. En effet, elles s'appliquent à l'existence et à l'emploi de nouvelles méthodes. Elles comprennent aussi les informations les plus récentes sur l'ampleur du problème de l'avortement non médicalisé.
La réponse de l'OMS au « problème de l'avortement non médicalisé » est bien évidemment de prôner l'avortement médicalisé – les anglophones disent « avortement sûr » ou « avortement sans danger » – en balayant une à une toutes les objections à l'avortement. Le document s'achève d'ailleurs sur la manière de réagir face aux multiples « obstacles » à l'avortement et appelle discrètement à a mise en œuvre d'une « politique globale » jugée pour l'instant d'« application difficile »…

Sans omettre de faire la propagande pour l'avortement médicalisé, l'OMS ne va pas jusqu'à recommander de contourner la loi, puisqu'elle s'inscrit dans la logique de ce dont avaient convenu les gouvernements lors d'une séance extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies en 1999 :
« Dans les cas où il n’est pas interdit par la loi, les services de santé devraient former les prestataires de soins de santé et les équiper et devraient prendre d’autres mesures pour que l’avortement soit alors pratiqué dans de bonnes conditions de sécurité et soit accessible. Des mesures supplémentaires devraient être prises pour préserver la santé des femmes. »
Le texte complet des directives techniques se trouve ici.

On y apprend par exemple que, selon l'estimation de l'OMS, 22 % des grossesses sont « interrompues » chaque année, soit sur 210 millions de grossesses, 46 millions d'avortements, dont la moitié sont illégaux. Et que même, citant des chiffres de l'institut de recherche pro-avortement Allan Guttmacher, « dans le monde, la grande majorité des femmes auront vraisemblablement recours à au moins un avortement avant d’avoir atteint l’âge de 45 ans », ce qui est à la fois incroyablement fataliste et aussi trompeur car un tel chiffre suggère qu'il s'agit d'une conduite largement majoritaire et donc normale.

Le saviez-vous ? Il y aura toujours des avortements parce que même utilisée de façon optimale, les échecs de contraception donneraient lieu à « 6 millions de grossesses accidentelles par an » ; mieux, un « changement survenu dans la vie, tel qu'un divorce ou toute autre crise, peut transformer une grossesse désirée en grossesse non désirée » (sic), raison retenue notamment pour des avortements tardifs, après 12 semaines d'aménorrhée.

L'avortement médicalisé est « une des interventions médicales les plus sûres », il a une foule de qualités que l'OMS énumère, comme celle d'épargner le coût des soins à la suite d'avortements « pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité ».

Tout au long des directives, riches de plus de 100 pages, il n'est pour ainsi dire jamais question de l'embryon, du fœtus, de l'enfant à naître dans le cadre d'un avortement, mais des « produits de la conception » : Le fœtus est évoqué une fois comme produit d'un avortement chirurgical, le reste du temps il n'est question que de fœtus malformés qui peuvent ouvrir droit à l'avortement légal. Après « 6 semaines de grossesse complètes », l'OMS recommande ainsi de rechercher la présence de « villosités chorioniques » (tissus qui produiront le placenta) pour s'assurer que l'avortement a réussi et qu'il n'y a pas de grossesse ectopique.

Voici une photo d'embryon à sept semaines, entouré de ces fameuses « villosités » :


L'OMS recommande l'avortement chimique jusqu'à 9 semaines d'aménorrhée, l'aspiration jusqu'à 12, puis, jusqu'à 22 semaines, la dilatation-évacuation ou l'avortement chimique par mifépristone et utilisation répétée de misoprostol (Cytotec) alors même que l'utilisation tardive de cette molécule aux fins d'avortement est fréquemment déconseillée. Mais le Cytotec est facile à obtenir et la méthode est peu coûteuse, va donc pour les pays pauvres…

Bien sûr l'OMS ne reconnaît guère de séquelles à long terme de l'avortement (même si elle estime nécessaire un accompagnement psychologique pour les avortements de deuxième trimestre), et pour ce qui est des stress post-traumatique, des difficultés psychologiques largement documentés, l'OMS les balaie rapidement : « Des séquelles psychologiques négatives surviennent chez un très petit nombre de femmes, dans le cadre de ce qui semble être des affections préexistantes. »

Après de longs discours sur l'information, l'accessibilité et le bon accueil qui doit être fait aux femmes voulant subir un avortement légal, l'OMS évoque l'objection de conscience en termes bien restrictifs :
« Les agents de santé ont le droit d’objecter en conscience à la pratique de l’avortement, mais ils ont l’obligation de suivre les codes d’éthique professionnelle, qui exigent qu’ils orientent les patientes vers des collègues qualifiés qui ne sont pas, par principe, opposés à une interruption de grossesse autorisée par la loi. Si aucun opérateur ne peut le remplacer, l’agent de santé doit pratiquer l’avortement pour sauver la vie de la femme ou pour éviter de nuire durablement à sa santé, en accord avec les lois nationales. »
Tous les pays où l'avortement est autorisé sont invités à consacrer une part de leur budget à cette activité peu onéreuse :
« Le surcoût qu’implique la mise en place de ces services pour les femmes y ayant droit sera vraisemblablement modeste en regard des avantages qu’ils présentent pour la santé des femmes. La plupart des budgets de santé nationaux devraient pouvoir supporter cette dépense. »


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21 janvier, 2012

Les avortements clandestins progressent-ils vraiment dans le monde ?

L'étude publiée par l'Organisation mondiale de la santé et du Guttmacher Institute l'affirme hautement, et l'information est reprise en boucle dans les gros médias, assortie de son message principal : il faut légaliser l'avortement, le rendre « sûr et sans danger », afin de faire diminuer et le nombre de morts maternelles et celui des avortements. Car on nous explique aussi que le nombre d'avortements clandestins est le plus important dans les pays qui ont les législations les plus restrictives. Autrement dit : les gogos qui demandent l'abrogation des lois autorisant l'avortement favorisent l'augmentation des morts maternelles et encore davantage d'avortements.

En France, jamais en reste quand il s'agit de promouvoir la culture de mort, Le Figaro publie l'information sans recul, d'après la dépêche d'agence. Tout comme la plupart des confrères de la presse écrite. Si je cite le Figaro, c'est qu'il passe encore chez certains pour un média plus « conservateur »…
Le nombre d'avortements clandestins tend à progresser dans le monde, selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Guttmacher Institute qui souligne l'effet pervers des "législations restrictives" dans les pays en développement. 
Alors que le taux d'avortement est resté globalement stable entre 2003 et 2008, la part des avortements "non médicalisés" clandestins, essentiellement pratiqués dans les pays en développement, a progressé, note cette étude, publiée jeudi dans la revue médicale britannique The Lancet.
La proportion d'avortements "non médicalisés" pratiqués dans le monde, est passée de 44% en 1995, à 47% en 2003 puis 49% en 2008, selon les chiffres de cette étude. 
Au même moment, le taux mondial d'avortement qui se calcule en nombre d'avortements pour 1.000 femmes en âge de procréer (de 15 à 44 ans), est passé de 35 pour 1.000 en 1995 à 29 pour 1.000 en 2003 puis 28 pour 1.000 en 2008.
Les avortements non médicalisés ont causé 220 décès pour 100.000 actes en 2008. "Cette mortalité se situe presque entièrement dans les pays en développement" indique dans un communiqué le Guttmacher Institute, institut basé aux Etats-Unis, spécialisé dans la reproduction et la sexualité. Selon l'étude, chaque année, environ 8,5 millions de femmes des régions en développement souffrent de complications d'avortement et parmi celles-ci trois millions ne reçoivent pas les soins nécessaires. 
Le continent africain est le principal point noir: cette région ne rassemble que 17% de la population féminine du monde en développement en âge de procréer, mais représente la moitié de la mortalité imputable à l'avortement non médicalisé.  "La mortalité et l'incapacité liées à l'avortement non médicalisé" seraient "totalement évitables", notamment avec des législations adaptées, a estimé l'un des signataires de l'étude, Iqbal H. Shah de l'OMS. Les législations restrictives en matière d'IVG ne sont pas associées à de moindres taux d'avortement, tout au contraire, relève l'étude. Les deux régions réputées les plus "restrictives", l'Afrique et l'Amérique latine, affichent des taux d'avortement élevés, de 29 et 32 pour 1.000 femmes en âge de procréer. 
Au contraire en Europe de l'Ouest où les interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont généralement légales, le taux d'avortement n'est que de 12 pour 1.000. 
En Afrique, la région australe fait figure d'exception avec le taux d'avortement le plus faible du continent, à 15 pour 1.000, car les femmes y bénéficient de "la législation libérale d'Afrique du Sud". L'étude note toutefois une forte disparité régionale en Europe, avec un taux faible à l'ouest (12 pour 1.000) et au nord (17 pour 1.000) mais beaucoup plus élevé en Europe de l'Est (43 pour 1.000) "Cet écart s'explique par les niveaux relativement faibles des pratiques contraceptives modernes" à l'est, explique le Guttmacher Institute. 
A l'échelle mondiale, la baisse du taux d'avortement observée entre 1995 et 2003 ne s'est pas poursuivie en 2008, sans doute en conséquence d'une stagnation observée dans l'usage des contraceptifs, selon Gilda Sedgh, chercheuse au Guttmacher Institute et principal auteur de l'étude. "Sauf investissement accru dans des services de planification familiale de qualité, on peut s'attendre à ce que cette tendance persiste", observe-t-elle.
Le savez-vous ? L'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, est une institution favorable à l'avortement légal. Le savez-vous ? Avant de devenir un organisme « indépendant », le Guttmacher Institute était l'institut de recherche du Planned Parenthood américain, fondé par son propre président, Alan Guttmacher. Si les liens organiques entre l'institut et le plus grand pourvoyeur mondial d'avortement, la Fédération internationale du Planning familial, n'existent plus, il reste le « bras armé » du lobby de l'avortement sur le plan de la recherche, et milite pour l'égalité de genre, le « droit à l'avortement légal et sans danger », et les fameux « droits sexuels et reproductifs ».

C'est dire que cette étude citée sans la moindre réserve dans les grands médias, part d'un a priori entièrement favorable à l'avortement légal. Ce qui en limite singulièrement l'impact.

John Smeaton, directeur de SPUC, la plus ancienne et la plus importante organisation pro-vie au Royaume-Uni, a dénoncé cette étude publiée par The Lancet en soulignant son caractère « douteux » : « Ce rapport, c'est de la propagande pro-avortement, et il faut l'écarter comme tel. »


Il rappelle que partout dans le monde, les partisans de l'avortement ont systématiquement exagéré les chiffres des avortements clandestins et des morts maternelles qui y sont liées (Bernard Nathanson a attesté que les statistiques avaient été multipliés par cinq aux Etats-Unis, chose à laquelle il avait lui-même participé), et que les pays où l'avortement est interdit affichent des chiffres de morts maternelles bien meilleurs que les autres.

îLifeSite approfondit le dossier et prend bille en tête l'affirmation du Pr Beverly Winikoff affirmant que l'avortement clandestin est responsable d'une mort maternelle sur sept ou huit dans le monde, alors que l'avortement légal et sûr comporte un « risque de décès (pour la mère) négligeable, près de 14 fois inférieur à celui de l'accouchement ».

Première question ? D'où viennent les chiffres ? On sait (par une étude publiée par The Lancet en 2010) que les morts maternelles ont été sur-évaluées de manière importante ; une autre étude de 2010 montrait qu'une amélioration actuelle de ce chiffre est notamment due aux meilleurs soins autour de la naissance ce qui semble en effet en bonne logique constituer la première priorité.

Là où l'avortement est illégal ou l'est redevenu, les chiffres de la mortalité maternelle se sont améliorés ou maintenus aux meilleurs niveaux : c'est le cas en Irlande, championne d'Europe, mais aussi au Chili, et en Pologne qui a amélioré ces chiffres de 40 % en vingt ans depuis la repénalisation de l'avortement, les morts maternelles ont diminué de moitié à El Salvador depuis la repénalisation en 1998. L'île Maurice est championne d'Afrique alors que l'avortement y est interdit (et qu'on y promeut la régulation naturelle des naissances). En Afrique du Sud, où la loi d'avortement est l'une des plus libérales du continent, a vu les morts maternelles progresser de 20 % entre 2005 et 2007, le Planning familial ayant reconnu qu'une partie de l'augmentation est liée aux « complications de l'avortement »… légal et donc supposé sûr.

D'autres statistiques ici.

Faites circuler cette information. C'est urgent. Seuls les médias indépendants répondent aux mensonges répandus pour faire progresser l'avortement dans le monde et ridiculiser les pro-vie. Ne vous contentez plus de la grande presse qui se contente de reproduire des dépêches sans creuser les dossiers, et soutenez-nous : Présent, Riposte catholique, etc… Sans votre soutien, ce travail nécessaire ne se fera plus, à brève ou moyenne échéance.

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17 août, 2010

Argentine : l'ONU veut la libéralisation de l'avortement

Le représentant de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à Buenos Aires et ses homologues du PNUD et du FNUAP (les agences onusiennes pour le développement et pour la population) se sont réunis vendredi dernier avec le gouvernement pour exprimer leur préoccupation devant la mortalité maternelle en Argentine et pour regretter que le nouveau guide sur l'interprétation du code pénal sur les cas d'avortements dépénalisés n'ait pas reçu l'entier soutien des pouvoirs publics.

Ils font ainsi pression pour que le texte (via avortementivg) que le ministre de la Santé, Juan Mansur, a nié avoir signé, prenne quand même force de loi pour faciliter l'accès à l'avortement en Argentine. L'affaire était ambiguë, elle devient de plus en plus symptomatique de l'action de certains lobbies pro-mort…

C'est le quotidien El Clarin qui a attiré l'attention sur cette réunion avec les organisations internationales dont le but était d'évaluer les progrès de l'Argentine vers l'accomplissement des Objectifs du Millénaire, et notamment celui de la réduction de la mortalité maternelle qui, pour ces agences de l'ONU, passe prioritairement par l'accès à l'avortement sans danger, donc légal.


La lettre de la loi réserve la dépénalisation de l'avortement aux grossesses résultant de viols sur des femmes déficientes mentales. Ce texte fait déjà l'objet d'une interprétation extensive, puisque des cas fortement médiatisés ont abouti à l'autorisation de l'avortement sur des mineures violées ou de manière générale en cas de viol. Le nouveau Guide publié par le ministère de la Santé au mois de juillet levait l'exigence d'une vérification judiciaire de l'existence du viol en acceptant la seule affirmation sous serment de la femme ou une déposition par elle auprès de la police.

Le représentant de l'OMS, Antonio Pagés, a expliqué à Clarin comment les choses se sont déroulées : « Nous avons clairement dit au gouvernement que, en tant qu'agence de la Santé de l'ONU, nous pouvions donner aux provinces qui le souhaitent la capacité pour que les médecins puissent être en mesure de pratiquer les avortements non punissables. Ce sont généralement les femmes les plus pauvres qui n'ont pas accès à l'avortement sans danger. »


Ce faisant l'ONU et ses représentants n'ont fait que donner suite aux demandes de diverses ONG féministes ou anti-discrimination latino-américaines qui sont furieuses de la polémique qui a abouti à la rétractation du Guide par le ministre Mansur, quoique son gouvernement eût annoncé devant l'ONU, le 13 juillet dernier, que ledit Guide avait reçu l'approbation des pouvoirs publics à travers sa résolution 1184.

Où l'on constate comment l'ONU, qui n'a pour cela ni mandat ni compétence ni habilitation, exige et reçoit  les engagements des gouvernements pour élargir le champ de l'avortement dépénalisé, en attendant de l'imposer comme un droit.

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04 août, 2010

Misoprostol : pour contrer tous les interdits autour de l'avortement

Le New York Times, dans son édition du 31 juillet, en a dit un  peu plus sur la poussée internationale en faveur de la diffusion du misoprostol (souvent vendu sous le nom commercial de Cytotec) comme abortif chimique facile d’accès pour toute la durée de la grossesse. On va vers une « révolution gynécologique », affirme même l’éditorialiste, Nicholas Krystof, ou plus exactement un « révolutionnement de l’avortement à travers le monde, et spécialement dans les pays pauvres », parce que cette molécule est largement accessible pour traiter les ulcères à l’estomac et les problèmes post-partum.

La molécule n’a donc que des avantages, du point de vue des promoteurs de la culture de mort : elle est bon marché, facilement accessible, légale, vendue sans ordonnance dans certains pays. Surtout, son utilisation abortive est totalement incontrôlable dans les pays où l’avortement reste puni par la loi dans la mesure où elle a des applications thérapeutiques des plus classiques.

Cela fait longtemps que des organisations féministes comme « Women on Waves » en recommandent l’usage pour l’avortement à domicile pour contourner une condamnation pénale. Et il y a quelques jours seulement, un médecin australien, Adrienne Freeman, annonçait la mise en ligne prochaine du mode d’emploi du misoprostol en tant qu’abortif (voir les posts précédents).

Mais on reste là dans le bricolage et l’illégalité. Ce qui a changé, c’est le label de « médicament essentiel » accordé à la molécule par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2009 pour ses applications thérapeutiques, soin des ulcers, donc, et des hémorragies après l’accouchement. Sans avoir approuvé l’usage abortif du misoprostol, l’OMS a ainsi posé les conditions pour que le médicament fasse en quelque sorte partie des médicaments de base qui ne sauraient être interdits ou réglementés sans contrevenir à ses exigences. Sans compter que l’on pourrait accuser l’interdiction d’être à l’origine d’éventuelles morts hémorragiques post-partum…

Et le RU 486 dans tout ça ? En fait, le mifepristone (ou mifégyne) développé par Etienne-Emile Baulieu est surtout utilisé en début de grossesse, et généralement en conjonction avec une prise subséquente de misoprostol, avec une efficacité de 95 % pour stopper la grossesse et provoquer l’expulsion de l’enfant à naître. C’est d’ailleurs sa seule application et le RU 486 demeure interdit dans de nombreux pays.

Pris seul, le misoprostol n’est « efficace » comme abortif qu’à 80 ou 85 %. « Cela peut paraître insuffisant, mais c’est un résultat bien meilleur et moins dangereux que les autres méthodes choisies par les femmes » dans les pays ou l’avortement est illégal, assure Nicholas Krystof.

Et son utilisation est « recommandée » par ses partisans à n’importe quel moment de la grossesse.

Quels que soient les risques ?

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09 juin, 2010

1 milliard et demi de dollars, en priorité pour le planning familial : la promesse de la Fondation Gates

La conférence « Women Deliver » (post précédent) n'est pas encore achevée à Washington mais Melinda Gates (épouse de Bill) a déjà promis de consacrer un milliard et demi de dollars supplémentaires au cours des cinq années à venir à la santé maternelle dans le monde, notamment par le financement et la diffusion du planning familial.

Melinda Gates a cité le nombre de morts maternelles enregistrées chaque année : habituellement donné à 500.000, ce dernier chiffre est celui annoncé par l'ONU et l'OMS. L'épouse de M. Microsoft a retenu, elle, le chiffre amélioré de 350.000 résultant d'une étude menée par la Fondation Gates. Mais quel qu'il soit, et bien que la mortalité maternelle soit précisément en baisse, aprfois de manière spectaculaire, dans des pays où l'avortement est illégal, bien des ONG et institutions supra-nationales fondent leur stratégie sur son impact dans l'opinion. Et cette stratégie ne consiste pas d'abord à réduire les morts maternelles et infantiles par les soins périnataux à la mère et à l'enfant, mais par la réduction du nombre des grossesses par un accès mondialisé à la contraception, abortive ou non. L'évocation de l'avortement légal comme moyen de combattre la mortalité des femmes est ici moins explicite. Mais c'est aussi une constante de ces campagnes souvent dissimulée derrière les termes : « santé reproductive » pour tous.

Forte de son don considérable; Melinda Gates entend désormais convaincre les nations donneuses à augmenter la part de leur budget consacrée à la santé maternelle et infantile, toujours selon cette perspective contraceptive.

La Banque mondiale s'est déjà affirmée prête à collaborer avec la Fondation Gates à ce propos.

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16 mars, 2010

Pérou : la pilule du lendemain ? Une « bombe hormonale »

Mobilisation tous azimuts au Pérou contre la mise en vente de la pilule du lendemain à la demande du ministre de la santé : Nancy Freundt, coordonatrice générale du Centre de promotion familiale et de régulation naturelle de la fécondité au Pérou a lancé un avertissement à Oscar Ugarte. Cette pilule ne met pas seulement en péril la vie de l'enfant à naître, a-t-elle déclaré à ACI Prensa, mais aussi celle de la femme puisque cette « bombe hormonale » est nocive pour la femme et « peut aller jusqu'à causer sa mort ».

Faisant état des hémorragies massives qui ont eu lieu dans plusieurs cas lors de la prise de la « contraception d'urgence », Nancy Freundt a souligné qu'elle peut contenir des dosages hormonaux de 50 à 70 fois supérieures à celles contenues dans un comprimé contraceptif « quotidien ».

Pour la responsable du CEPROFARENA, la mise sur le marché de la pilule du lendemain, qui contredit une décision contraire du Tribunal constitutionnel péruvien, répond à des objectifs mercantiles puisque le ministre Ugarte annonce devoir acheter des quantités importantes de ce prétendu « médicament » pour pouvoir fournir tous les postes de soins du pays.

Nancy Freundt ajoutait dans son interview que l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et l'ONU sont des « entités politiques qui sont au service d'un petit groupe de pouvoir qui a des intérêts idéologiques et économiques, rien de plus ». « Il ne s'agit en aucun cas d'un pouvoir constitutionnel qui serait au-dessus de la Constitution du Pérou », a-t-elle conclu.

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24 novembre, 2006

Complications d'avortements : 68 000 morts, 5 millions d'hospitalisations par an ?

Selon une étude rendue publique aujourd’hui, publiée par The Lancet, cinq millions de femmes sont hospitalisées tous les ans à la suite des 19 millions d’avortements pratiqués annuellement dans le monde dans de mauvaises conditions d’hygiène ou de sécurité, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Sur ces 5 millions de femmes hospitalisées, 68 000 meurent des suites de l’opération. Selon l’OMS, ces morts représentent un huitème des morts maternelles liées à la grossesse.

La réponse à ce fléau ? Légaliser l’avortement partout afin de mettre fin aux interventions clandestines ; et diffuser le recours aux avortements médicamenteux en répandant le recours à la RU-486.

Voilà pour les chiffres bruts répandus et les solutions proposées par les médias à la suite des communiqués de presse et des dépêches d’agence.

Certes, lesdits communiqués, comme celui de l’AFP, précisent que l’étude a été réalisée par Susheela Singh du Guttmacher Institute. Mais sans rappeler que celui-ci est en quelque sorte la « branche recherche » du Planning Familial et qu’il milite ouvertement pour le libre accès à l’avortement et la diffusion massive des pratiques contraceptives… Ils ne précisent pas non plus que l’étude a été financée par la William and Flora Hewlett Foundation (du nom du fondateur de Hewlett-Packard), qui milite elle aussi pour l’avortement légal à travers le monde.

Par ailleurs les chiffres cités, ici, qui retiennent sans le discuter un total de 19 millions d’avortements clandestins ou dangereux par an dans le monde, ne sont pas le résultat d’études précises mais résultent d’extrapolations à partir de chiffres eux-mêmes estimés dans 13 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et de données complémentaires de 5 pays d’Afrique sub-saharienne.

Mieux : les 5 millions d’hospitalisations à la suite d’avortements volontaires avancés par Susheela Singh sont là encore calculés de manière estimative sur la totalité des hospitalisations estimées à la suite d’avortements spontanés ou non : en clair, on extrapole aussi à partir des fausses couches… Les hospitalisations consécutives à celles-ci étant arbitrairement limitées pour être prises en compte en tant que telles aux grossesses stoppées entre la 13e et la 22e semaine… L’étude rappelle en outre autant de fois qu’elle le peut le caractère aggravant de l’illégalité de l’avortement sur les complications mais aussi sur la collecte d’informations, ce qui permet aussi de revoir les chiffres à la hausse.

Susheela Singh en arrive à dire que si le taux d’hospitalisation après un avortement dangereux ou illégal de 5,7 femmes sur 1 000 par an, qu’elle retient, reste d’actualité, 1 femme sur 5 serait admise à l’hôpital un jour ou l’autre pendant ses « années reproductives » dans ce cadre. Est-ce vraisemblable ?

Aucun de ces chiffres ne parle, bien entendu, des tout-petits qui meurent certainement au cours de ces opérations.

La « Society for the protection of unborn children » (ici) commente : des données certaines recueillies en Pologne démontrent qu’à la suite de la repénalisation de l’avortement au milieu des années 1990 la santé maternelle et infantile s’est améliorée. En Irlande, où l’avortement est illégal, le taux de morts maternelles est le plus bas du monde entier, plus de cinq fois moins important qu’au Royaume-Uni où l’avortement est légal et le matraquage pour la contraception constant.

06 novembre, 2006

L'OMS contre le Vatican

La revue médicale britannique The Lancet se fait l’écho ce samedi de la première étude jamais réalisée à l’échelle mondiale sur la santé sexuelle et génésique – c’est-à-dire relative à la reproduction – sous la férule de l’OMS. Celle-ci fait état d’une situation dégradée, puisqu’elle dénonce l’augmentation du nombre, déjà élevé, d’incapacités et de décès prématurés imputables à des problèmes de santé sexuelle. Sont notamment mis en cause la diminution de l’aide financière, les ingérences politiques accrues et la réticence générale à faire face aux menaces qui pèsent sur la santé sexuelle et génésique.

Pour renforcer l’impact de cette étude, l’OMS donne quelques chiffres mondiaux. Les rapports sexuels à risque sont la deuxième cause de maladie et de décès dans les pays en développement et la neuvième dans les pays développés. Quelque 120 millions de couples à travers la planète ne peuvent toujours pas se procurer les moyens contraceptifs qu’ils souhaiteraient utiliser ou dont ils auraient besoin.

Le chargé de communication de l’OMS précise dans un communiqué : « Chaque année, on compte environ 80 millions de grossesses non désirées, dont 45 millions sont interrompues. Selon les chiffres de l’OMS cités dans l’enquête, 19 millions d’avortements non médicalisés sont pratiqués chaque année, lesquels se soldent par quelque 68 000 décès et des millions d’atteintes à la santé et d’incapacités permanentes. »

Il faudrait tout commenter. Mais vous avez bien lu : ces 19 millions d’avortements-là ne provoquent que 68 000 décès. Alors que, en réalité, ils en provoquent 19 068 000 ! Devant cette situation effroyable – qui oserait dire le contraire ? – l’OMS entend pousser un cri d’alarme. Mais on voit bien dans quel sens : préservatif, légalisation de l’avortement – pardon ! de l’IVG…

Rien de très nouveau, direz-vous ? En un certain sens, non. Sauf que, d’une part, c’est la première fois qu’une étude est effectuée à ce niveau mondial par un organisme comme l’OMS. Et, d’autre part, que ses responsables ne se cachent pas pour accuser le Vatican et les Etats-Unis d’être les responsables de ce fléau.

Ainsi le professeur Anna Glasier, auteur principal du rapport, et militante des Plannings familiaux à travers le monde, accuse précisément, souligne l’Association de la presse anglaise, le poids croissant, sur ces questions, de pays conservateurs comme les Etats-Unis et le Vatican.

Et le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet, écrit – plus précisément encore s’il est possible : « Pour des raisons largement politiques, les Etats-Unis ont bloqué des programmes pour sauver la vie des femmes de grossesses non désirées. Pour des raisons doctrinales, l’Eglise catholique a rejeté des techniques faciles et efficaces qui auraient eu un impact important non seulement sur les taux de fécondité, mais aussi sur les taux de développement humain. »

Mais l’OMS tait soigneusement l’exemple de pays comme l’Ouganda où le respect de la morale chrétienne a permis de faire chuter, plus drastiquement encore, les chiffres effroyables qu’elle cite.

La raison de ce silence ? Une idéologie dont l’expansion légale à travers le monde est telle qu’elle voudrait faire condamner la morale, et que Jean-Paul II a justement nommée : la culture de mort.

Olivier Figueras

Source : cet article a paru dans le quotidien Présent daté du samedi 4 novembre. Reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.

27 octobre, 2006

Nicaragua : un événement historique

Jeudi, le Parlement du Nicaragua a voté une loi pour repénaliser l’avortement « thérapeutique », qui était autorisé dans ce pays depuis 1891 en cas de « danger de mort pour la mère, malformation foetale, viol et inceste » à condition d’obtenir l’accord de trois médecins et d’un proche de la mère. Par 52 voix pour contre 9 abstentions (29 députés étaient absents au moment du vote), un large panel d’élus, y compris certains sandinistes, ont approuvé le principe de peines allant de 4 à 8 ans d’emprisonnement pour ceux qui participent à un avortement pour n’importe quel motif. Reste à obtenir la signature du président du Nicaragua, Enrique Bolaños, dont le projet de loi a été en cette occasion rejeté : il proposait une peine de 10 à 20 ans pouvant aller jusqu’à 30 ans si l’intervention avait causé la mort de la mère ou des séquelles psychologiques ou physiologiques…

Ce large consensus pour la vie a été obtenu par la mobilisation de la hiérarchie catholique qui a préparé les termes du projet en collaboration avec l’Eglise évangélique, en soulignant le fait que la notion de « danger pour la mère » était dans les faits interprétée largement et permettait la pratique de nombreux avortements « ordinaires ».

La presse mondiale rend compte de cette victoire extraordinaire pour les enfants à naître en insistant sur le refus de sauver les mères « en danger de mort ». Elle prend là une position qui occulte la vérité : on sait bien qu’aujourd’hui les cas sont excessivement rares, voire inexistants, dans les pays tant soi peu développés, où l’avortement puisse être nécessaire pour sauver la vie d’une mère. Et elle passe sous silence le fait que lorsqu’un soin vital pour une femme enceinte entraîne le risque de mort pour l’enfant qu’elle porte, ce soin peut être administré car la mort de l’enfant n’est alors pas directement recherchée. Refuser ce genre de soin relève de l’héroïsme : celui qui fut couronné en la personne de sainte Jeanne Beretta-Molla…

Les Nicaraguayens ne se sont en tout cas point laissé intimider. Il y avait de quoi, pourtant. La communauté internationale a tout fait pour empêcher le vote, allant jusqu’à menacer le pays de voir des subventions supprimées. Depuis lundi, la sous-secrétaire de l’ONU, Rebecca Grynspan, était sur place et faisait part dans la presse locale de sa « préoccupation ». Une lettre adressée mercredi au président du Congrès, Eduardo Gomez, priait les députés de ne rien faire avant les élections début novembre afin que la loi ne soit pas votée dans des conditions « passionnelles » ne permettant pas d’aborder la question de façon « scientifique ». Signé : l’ambassadrice de Suède, Eva Zetterberg, le réprésentant du Programme des Nations unies pour le Développement, Alfredi Missair, l’ambassadrice de Finlande, Inger Hirvela Lopez, l’ambassadrice de l’Union européenne (parce qu’il y a une représentation diplomatique de l’UE comme s’il s’agissait d’un pays souverain !), Francesca Mosca, et quelques autres : comme les représentants de l’OMS, de l’UNICEF, du Fonds de l’ONU pour la population, la FAO…

Ils se fondaient sur les « droits humains de la femme » tels que les affirment selon eux les diverses Déclarations internationales des Droits de l’homme et toutes les conférences onusiennes sur le droit des femmes. Ils ne rappelaient pas que si la loi a été votée, après une marche de dizaines de milliers de personnes début octobre, emmenées par la hiérarchie catholique, c’est parce qu’un projet d’inscription du droit à l’avortement thérapeutique dans la Constitution du Nicaragua venait d’être déposé. En pleine période électorale, bien sûr. Dans ce sens-là, la communauté internationale ne voyait pas qu’il y eût un problème.

L’histoire du retour à la raison du Nicaragua montre que tout est possible. Envers et contre la pression de la culture de mort exercée, hélas, par les pays occidentaux. Grâce à la clarté du discours de l’Eglise, mais aussi au courage des politiques. Un député nicaraguayen, Wilfredo Navarro, disait encore mercredi à la BBC : ceux qui ne voulaient pas de cette loi étaient des « criminels ». « Ce sont des gens qui font la promotion de l’avortement criminel, quelle que soit la façon dont on les appelle. Personne ne peut enlever la vie de quiconque, ni un avocat, ni un juge, ni un médecin, pas même les organisations internationales. Seulement Dieu, et c’est ça notre position. »

Cet article de J.S. est repris de Présent daté du 28 octobre 2006 (www.present.fr)

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...