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15 septembre, 2012

Colombie : démissions après la sentence obligeant des magistrats à se rétracter sur la pilule du lendemain et l'IVG

Ilva Myriam Hoyos, procureur déléguée à l'enfance et à l'adolescence, et Maria Eugenia Carreñon, procureur déléguée à la fonction publique, ont toutes deux présenté leur démission deux jours après que la presse a rendu publique une sentence de la Cour constitutionnelle les obligeant à revenir sur des démarches visant à empêcher l'accès des femmes colombiennes à leur « droit à l'avortement » et à ne plus mettre d'entrave à l'inscription du misoprostol – souvent utilisé comme abortif chimique – dans la liste des médicaments du Plan obligatoire de santé.

Plus généralement, elles ont été condamnées à rétracter tout ce qui de leur part, de près ou de loin, a apparu comme un refus de mettre en œuvre la sentence T-388 de la même Cour constitutionnelle visant à imposer l'éducation sexuelle, l'accès aux droits sexuels et reproductifs et la dépénalisation de l'avortement dans certains cas, bien que la Constitution affirme le respect de la vie.

Plutôt que de se soumettre, les deux femmes ont renoncé à leur charge tout en soulignant que la décision ne leur avait pas été notifiée et qu'elles n'étaient donc pas encore en mesure de se défendre. Des constitutionnalistes et des pénalistes se sont empressés d'expliquer à la presse que les décisions de la Cour constitutionnelle étant publiques elles sont d'application immédiate.

Maria Eugenia Carreño a souligné que si le Procureur n'accepte pas sa décision, elle devra s'en remettre à sa décision quant à la mise en œuvre de la décision de la Cour constitutionnelle, tout en précisant que celle-ci était « injuste » car en critiquant les « effets secondaires » du misoprostol elle s'était fondé sur des arguments juridiques et scientifiques valables.

De son côté Ilva Myriam Hoyos a elle aussi remis sa charge entre les mains du Procureur : « La Cour a affirmé que j'avais menti, que j'ai déformé le sens d'une sentence et que j'ai violé les droits fondamentaux des personnes. J'assume ma responsabilité et je dois laisser toute liberté au Procureur afin qu'il dispose de ma charge », a-t-elle déclaré à El Tiempo. La Cour lui reproche d'avoir refusé le recours à la pilule du lendemain au motif qu'elle peut avoir des effets abortifs et d'avoir déclaré que l'avortement n'est pas un droit.

Le Procureur général est précisément Alejandro Ordoñez, sous le coup de la même décision de la Cour constitutionnelle pour ses critiques de l'éducation sexuelle et du recours à la pilule du lendemain qu'i veut faire retirer du marché.  Un autre « expert » constitutionnaliste a expliqué aux médias qu'il ne pourra en aucun cas invoquer l'objection de conscience pour ne pas mettre en œuvre la décision de la Cour. Néstor Osuna a même expliqué qu'en faisant cela, Ordoñez se rendrait coupable de donner le « mauvais exemple » aux citoyens qui y verraient un « accommodement pour ne pas accomplir les décisions » de justice. Et de prévenir que le Procureur, s'il refuse d'obtempérer, s'expose non seulement à des sanctions mais à une éventuelle enquête disciplinaire.


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13 septembre, 2012

Le procureur général de Colombie sommé de soutenir l'avortement, sous peine d'arrestation

On a parfois l'impression que l'histoire s'accélère. Si j'avais le temps je vous parlerais aujourd'hui de quantité de sujets allant de la pression pour faire euthanasier le prince Friso des Pays-Bas, victime d'une avalanche il y a six mois et depuis, dans un « état végétatif », aux mises en garde de scientfiques à la suite d'études en Ecosse sur les conséquences néfastes de la présence de déchets hormonaux, impossibles à éliminer, dans les eaux sales… Ou encore de cette communication scientifique en Irlande attestant que l'avortement direct n'est jamais nécessaire pour sauver la vie de la mère… Ou cette décision en Argentine de refuser que l'exception jurisprudentielle permettant à une femme violée d'accéder à l'avortement soit conditionnée par une attestation médicale ou judiciaire de la réalité du viol… Mais ce soir, je tombe sur ceci.


La Cour constitutionnelle de la Colombie vient d'ordonner au Procureur général de la nation, Alejandro Ordoñez, de rétracter ses critiques à propos des campagnes de défense des droits reproductifs et de promotion de l'« éducation sexuelle », ainsi que sa demande visant à faire retirer du marché la « pilule du lendemain », ou contraception d'urgence, qu'il présente comme abortive.

S'il ne se soumet pas aux injonctions de la Cour, il sera considéré comme ayant commis un « outrage » et pourra être arrêté.

Cette démarche de la Cour constitutionnelle, qui par sa jurisprudence a déjà imposé à la Colombie une dépénalisation de l'avortement dans les cas dits limites comme la malformation fœtale, le danger pour la vie de la mère ou la grossesse résultant d'un viol, répond à un recours formé en 2011 par 1.279 femmes au nom du « droit à l'information », à la suite de Monica Roa qui était à la tête de la campagne qui avait obtenu cette dépénalisation.

Ces 1.279 femmes avancent que le Procureur général Ordoñez, mais aussi le procureur pour la défense des droits de l'Enfance, de l'Adolescence et de la Famille, Mme Ilva Myriam Hoyos, et celui chargé de la Fonction publique, Mme Maria Eugenio Carreño, ont émis « de manière continue et systématique une série de déclarations qui contiennent des informations inexactes ou déformées en rapport avec les droits reproductifs des femmes colombiennes ». Il lui est ainsi reproché d'avoir dit que la sentence T-388 de la Cour sur les droits reproductifs, l'éducation sexuelle et la dépénalisation de l'avortement dans les cas sus-nommés allait donner lieu à des « campagnes massives de promotion de l'avortement comme un droit ».

La Cour – selon la presse – a donné 48 heures à Alejandro Ordoñez à compter de la notification de la sentence pour expliquer que ces campagnes visent à faire connaître aux femmes colombiennes leurs « droits sexuels et reproductifs, parmi lesquels se trouve l'interruption volontaire de la grossesse dans les hypothèses dépénalisées ».

Pour autant Mme Ilva Myriam Hoyos, est elle condamnée à faire savoir au Superintendant national de la santé qu'elle accepte que l'organisme dont il à la charge est obligé d'ôter tout obstacle à l'accès des femmes à leur « droit » à « l'interruption volontaire de grossesse » – droit qui leur est acquis dans les cas posés par la jurisprudence.

Alejandro Hoyos doit encore affirmer publiquement que la pilule du lendemain n'est jamais abortive. Il doit aussi affirmer que son interprétation de la Constitution selon laquelle l'objection de conscience par rapport à l'avortement ne peut être restreinte par aucune autorité judiciaire ou administrative est fausse : il devra établir une circulaire affirmant les limites jurisprudentielles apportées à l'objection de conscience dans le cadre des avortements dépénalisés. De même, éliminer d'une de ses circulaires l'affirmation selon laquelle des institutions peuvent invoquer l'objection de conscience, et selon laquelle celle-ci peut être exercée de manière collective.

Comme si cela ne suffisait pas il lui est enjoint de lever la suspension de la décision d'inclure le principe actif misoprostol (utilisé pour des avortements médicamenteux) dans le cadre du Plan obligatoire de santé, afin que le processus d'agrément puisse être mené à terme.

Mme Hoyos et Mme Carreño devront elles aussi s'abstenir de se mêler de manière injustifiée du processus d'inclusion du misoprostol dans le Plan obligatoire de santé. La première devra en outre avouer que les recours contre la sentence T-388 n'ont en rien suspendu ses effets, comme elle l'avait dit à la radio.

Devant une telle manifestation de totalitarisme – chercher à faire dire à ces magistrats le contraire de ce qu'ils pensent – je crois nécessaire de vous donner les noms des signataires de cette décision d'anthologie, une sentence-fleuve que vous pourrez découvrir sur le site de la Cour : Humberto Antonio Sierra Porto, Maria Victoria Calle Correa, Luis Ernesto Vargas Silva, magistrats, et Martha Victoria Sachicha Mendez, secrétaire générale.

La sentence porte la date du 10 août, mais l'information n'est sortie dans la presse colombienne qu'en ce jeudi, et Alejandro Ordoñez, interrogé par l'agence de presse Colprensa, a fait savoir qu'il n'avait pas encore lu la sentence : « Je n'en ai pas connaissance. On ne me l'a pas notifiée. Je n'ai que les informations données par la presse. »

Ce blog a parlé à plusieurs reprises d'Alejandro Ordoñez : iciici et ici.

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27 mars, 2012

Uruguay : enquête sur deux morts maternelles après avortement chimique. Et une manif pro-vie

Le ministère uruguayen de la Santé publique enquête actuellement sur deux morts survenues à la suite d'avortements chimiques au moyen du Misoprostol (souvent vendu sous le nom commercial Cytotec) révèle aujourd'hui le site d'informations espectador.com. Les victimes (outre les enfants à naître) étaient toutes deux de jeunes femmes qui avaient eu recours en début de grossesse à ce médicament que l'on promeut volontiers comme solution alternative aux avortements chirurgicaux et comme un moyen d'échapper au principe d'interdiction de l'avortement.

Les investigations portent notamment sur le fait de savoir si les jeunes femmes ont reçu une assistance à propos de l'usage du Cytotec, comment elles ont obtenu le médicament,  et quel était le dosage et l'état des comprimés.

Leticia Rieppi, directrice de l'Aire de Santé sexuelle et reproductive au ministère a fait part de sa « consternation » devant ces « morts évitables » et a rappelé que toute femme confrontée à une grossesse non désirée doit pouvoir obtenir de l'information afin de diminuer les risques liés à l'avortement clandestin.

Ce sont là les dispositions de la loi 18.426 adoptée en 2010. Elle visait à légaliser l'avortement mais s'était heurtée au veto du président Tabaré Vazquez. Cet élément avait été ôtée de la loi mais ses autres éléments ont été maintenus, notamment en ce qui concerne l'assistance aux femmes décidées à avorter malgré l'interdiction légale, pour les avertir des risques liés à certaines procédures et des manières de les éviter.

La mort de deux femmes dans ces conditions est évidemment une pierre dans le jardin des partisans de l'avortement et de tous ceux qui prônent le détournement d'un médicament qui a de réelles applications thérapeutiques pour provoquer la mort d'un enfant à naître, et qui dans l'histoire de son utilisation n'en est pas à son premier accident mortel pour les femmes qui y ont recours.

La légalisation de l'avortement est toujours à l'ordre du jour en Uruguay où un nouveau projet de loi doit être examiné par la Chambre des députés dans les semaines à venir. Lundi soir, quelque 300 personnes ont manifesté pour le respect de la vie à Montevideo, selon les chiffres avancés par espectador.com. El Observador en avait compté 500, dont l'épouse de Tabaré Vazquez, Maria Auxiliadora Delgado, plusieurs députés de divers partis et des élus locaux de la capitale uruguayenne. Pancartes, chants et distributions de tracts étaient ponctués de projections vidéo sur un écran géant avec des témoignages de femmes ayant avorté – le reporter n'hésitant pas à raconter que bien des spectateurs avaient l'œil humide en les écoutant. Il y eut même un spectacle de magie, des images d'échographie et le son si émouvant du battement de cœur d'un enfant à naître, le tout commenté par une figure de la web TV, Juan Carlos Lopez, qui anime des émissions sur l'histoire, la culture, la musique et le peuple rural de son pays (c'est ici).

Un médecin-échographiste, Ana Barragués, expliqua qu'elle était là pour « sauver des vies » ce que le monde semble avoir oublié. Quand elle rencontre une femme désirant avorter, ajouta-t-elle : « Je les regarde et je leur dis (en montrant son ventre) que de là, n'importe qui te l'enlève, mais de là (en montrant sa tête) personne ne te l'ôtera jamais. »

Voici les « 500 » pro-vie de cette soirée :





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03 janvier, 2012

Facebook remet en ligne, sous la pression, un message sur l'auto-avortement

Rebecca Gomperts
Rebecca Gomperts, fondatrice néerlandaise de Women on Waves, est furieuse contre Facebook qui a supprimé une image contenant une explication pour avorter « en toute sécurité jusqu'à 9 semaines de grossesse » avec le Misoprostol que l'on trouve généralement en vente libre en pharmacie. Tout y était donné : la posologie, la méthode et l'espacement des prises, le déroulement de l'avortement et les éventuelles complications, et même la conduite à tenir en cas de nécessité de faire appel à un médecin : le « mode d'emploi » recommande de dire qu'on a eu une fausse couche.

Women on Waves, c'est ce bateau qui s'approche des pays où l'avortement reste interdit pour y proposer des procédures médicamenteuses en eaux internationales pour contourner la loi – au Portugal, en Pologne, en Irlande…

Le texte publié par Rebecca Gomperts constitue, dans certains pays, une claire incitation au délit. Et en tout cas il recommande une procédure aux effets potentiellement dangereux pour la femme, et mortels pour l'enfant qu'elle porte. Mais en parfaite conformité avec les recommandations de l'OMS, assure Gomperts

Facebook a donc par précaution enlevé l'image… avant de la republier, non sans avoir envoyé un courriel de plates excuses à Mme Gomperts où il lui était dit que la censure avait été le résultat d'une « erreur ». Les amis de Women on Waves se félicitent d'avoir fait plier les responsables du site par le nombre de leurs réactions indignées.

Ils avaient sorti l'artillerie lourde, accusant Facebook de contrevenir à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et à la Convention européenne des droits de l'homme sur la liberté de l'information – une argumentation qui ne tient pas puisque Facebook, site privé qui est parfaitement en droit de diffuser des idées qu'il ne partage pas.

Gomperts crie à la censure et appelle à la mobilisation générale contre la suppression d'un élément qui devait permettre d'engager la discussion… Qui était, faut-il le préciser, bien plus qu'un élément de discussion puisqu'il contenait toutes les informations nécessaires pour passer à l'acte !

Le rétablissement du texte litigieux montre la puissance de frappe du lobby pro-mort. Il faut souligner que Rebecca Gomperts a également bénéficié du soutien évident de la radio internationale néerlandaise publique, Radio Nederland Wereldomroep.


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13 septembre, 2010

En Equateur, des graffiti recommandent l'avortement chimique

Derrière les mots, des blasphémateurs. Et des financeurs. Les habituels… mais aussi des catholiques…

Photo du site El Universo
La poussée internationale pour faire adopter globalement un médicament anti-ulcers, le Cytotec (misoprostol) pour faciliter l'accès de toutes à l'avortement pendant le premier trimestre de la grossesse, que j'évoque régulièrement ici, trouve ces jours-ci une illustration particulièrement significative dans plusieurs provinces en Equateur. Dans plusieurs petites villes des provinces de Santa Elena, Manabi et quelques autres, une campagne de graffiti fleurit sur les murs : deux mots (Aborto seguro – avortement sans danger) flanqués d'un numéro de téléphone portable, qui se révèle être une hotline de conseils sur la manière d'avorter (en toute illégalité) avec le Cytotec. Des dizaines de faits de ce genre ont été constatés à travers le pays.

Un reportage d'El Universo explique que la campagne est menée par une ONG, « Salud Mujeres » (Santé Femmes) dont le siège est à Quito et qui rassemble une Coordinatin des jeunes féministes (filles et garçons !) de 15 à 24 ans mobilisés pour défendre « l'équité de genre ».


Une journaliste a « testé » le numéro d'aide proposé sur les murs des villes : c'est une voix de femme qui répond et qui entre tout de suite dans le vif du sujet : « Raconte-moi ton problème. » « Caroline » dit qu'elle est enceinte. L'interlocutrice lui demande à quand remontent les dernières règles, prend son numéro de téléphone et annonce qu'elle va rappeler. Ce qu'elle fait dans les trois minutes, pour faire part de son calcul (8 semaines et 4 jours de grossesse, annonce-t-elle).

Sans autre question ni mise en garde que celle de dire qu'au-delà de 12 semaines, il faut chercher une autre forme d'information, elle demande à « Caroline » de prendre un crayon et du papier et de noter le nom d'un médicament « garanti par l'Organisation mondiale de la Santé » (oui – pour son usage anti-ulcéreux et anti-hémorragique post-partum seulement !), et de prendre note du nombre de pilules, avec leur dosage exact, à acheter sans ordonnance et « de préférence dans une pharmacie de quartier ». Suivent des indications sur la manière d'ingérer les comprimés : « Note bien sur ton papier ! »

La conseillère annonce ensuite que « Caroline » aura des saignements importants pendant deux ou trois jours, des coliques, des vomissements, des accès de froid, de la diarrhée – mais, pas d'inquiétude, ce sont les symptômes d'un avortement spontané. Donc, en cas de complication, il n'est pas risqué d'aller consulter un médecin qui ne pourra établir la réalité de l'avortement volontaire d'après son auscultation.

« Caroline » demande alors s'il n'y a pas de danger. « Le médicament est fiable », susurre la voix au bout du fil.

Fiable pour ses usages recommandés, sans doute. Mais pour Jesica Lopez, obstétricienne de Santa Elena (Equateur), les risques d'infection sont élevés : le Cytotec provoque des contractions utérines mais ne garantit pas qu'une partie du « produit » de la grossesse ne restera pas dans l'utérus ; elle ajoute que beaucoup de femmes ont ainsi perdu cet organe, la plupart du temps des femmes jeunes chez qui la méthode est encore plus dangereuse dans la mesure où leur utérus n'est pas arrivé à complète maturité.

El Universo signale que la Juge de l'Enfance et de l'Adolescence de Santa Elena, Ana Maria Tapie a souligné que si la Constitution de l'Equateur  garantit le droit de prendre des décisions « libres et reponsables », elle vise la responsabilité de la femme enceinte de prendre soin d'elle-même et aussi de son enfant…

L'initiative de Salud Mujeres vise clairement à promouvoir des actes contraires à la loi qui pénalise toujours l'avortement en Equateur, et particulièrement chez des mineures à qui l'on propose ainsi d'avorter à l'insu de leurs parents.

Comble de l'abjection : utiliser Marie pour l'IVG…
En allant voir le site de cette ONG qui se vante d'avoir un réseau dans l'ensemble de l'Amérique latine, j'ai pu constater que l'idée d'inciter les jeunes à l'avortement illégal, discret, gratuit, à domicile et prétendument « sans danger » a fait l'objet d'une première campagne à Quito en juin 2008. Ses militants avaient choisi d'accrocher leur banderole avec le numéro de téléphone – toujours le même – sur la statue de la Vierge du Panecillo, la colline « Pain de Sucre » qui s'élève au bout de la veille ville.

« Par cette action, on entend re-signifier les symboles catholiques pour parvenir à avoir une incidence sur l'imaginaire des personnes qui vivent dans notre société, celle-là même qui est fortement caractérisée par son catholicisme. Le message qu'on entendait donner était de dire que “toutes les femmes, nous avons le droit de poursuivre ou non nos grossesses, y compris la Sainte Vierge qui fut consultée à propos de la poursuite de sa grossesse. »

Lorsqu'on arrive à un tel degré d'inversion et de blasphème, on comprend mieux ce qui se tapit derrière le discours féministe.

 Salud Mujeres et l'association qui chapeaute cette ligne téléphonique d'assistance reçoivent des fonds et de l'aide du monde entier. Par exemple : Ipas, une ONG pro-avortement que j'ai évoqué plusieurs fois sur ce blog, notamment en mars : elle venait alors d'organiser une Journée d'appréciation des fournisseurs d'avortements

Un autre grand bailleur de fonds est le Global Fund for Women (le lien aboutit à une page de recherche qui indique le militantisme de cette ONG pour l'avortement légal). GFW refuse farouchement les fonds gouvernementaux mais qui les accepte (directement ou via leurs fondations caritatives) de la part de JPMorgan, Goldman Sachs, Microsoft, Symantec, Famille Ritz, les fondateurs de Hewlett Packard, American Express, Gap, Google, la Banque mondiale, Freddie Mac, Pfizer, Nestlé, Bill and Melinda Gates Foundation, Astraea Lesbian Foundation for Justice, Isabel Allende Foundation, etc, etc, etc. Et la fédération internationale du Planning familial.

La liste est très longue et vous la trouverez derrière ce lien, en bas de page, sous « Annual Report ».

J'y ai relevé un certain nombre de donateurs surprenants, dont on espère qu'ils auront été simplement naïfs, éblouis par les actions humanitaires de GFW (mais on a du mal à y croire, et il faudrait en tout état de cause qu'ils ouvrent les yeux). Extraits :

Benedictine Sisters, Benedictines for Peace, Brothers of Our Lady Mother of Mercy, Congregation of Notre Dame, Sacramento Catholic Workers, Sisters of Charity, Sisters of St. Dominic, etc, etc.

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10 septembre, 2010

Le misoprostol, avortement chimique facile, a le vent en poupe

Santé maternelle, culture de mort et Bill et Melinda Gates

Ce que je prévoyais et annonçais – parce que le lobby de l'avortement ne se cache pas vraiment – est donc en train de se produire : une poussée mondiale pour l'avortement chimique facile, à domicile si possible et partout, tout contrôle de la procédure échappant définitivement aux Etats quel que soit leur laxisme ou leur rigueur par rapport à « l'IVG ».

A la Conférence globale pour la santé maternelle qui s'est tenue du 30 août au 1er septembre à New Delhi (Inde) sous l'égide de la Maternal Health Task Force (MHTF), de nombreuses conférences ont jeté une lumière plus crue sur la manière dont la culture de mort avance en prétextant la lutte contre la mortalité maternelle. Où l'on se bat, pèle-mêle, d'un côté pour l'éducation des jeunes filles et un coup d'arrêt aux mariages précoces, de l'autre pour la contraception et l'avortement légal généralisés, toujours pour réduire le nombre de grossesses à travers le monde.

Très instructif, le blog de MHTF donnait par exemple la parole, ici, à Janna Oberdorf, de Women Deliver. Elle annonce 20 millions d'avortements « dangereux » (traduisez : illégaux) dans le monde chaque année ; ajoute que 13 % des morts maternelles chaque année sont consécutives à ces « avortements dangereux ».

« Imaginez que nous puissions changer cela grâce à des pilules simples et bon marché. Voilà ce que le mifépristone (ou mifégyne ou RU 486) et le misoporostol (ou Cytotec) font pour des femmes partout dans le monde. »

C'était l'objet, à New Delhi, d'une table ronde spécifique : savoir comment mettre en place et faciliter l'accès à ces avortements médicaux « simples » qui permettront de « sauver des vies » – mais pas celles des enfants – et éviter des dommages corporels. Les interventions se sont succédé, montrant que ce médicament anti-ulcéreux, également très efficace pour faire cesser des hémorragies post-accouchement, permettrait de mener facilement à leur terme des avortement mal engagés, ou d'attendre l'accès facile à la « vraie » pilule abortive, le RU 486. Commentaire de Patricio Sanhueza Smith, du secrétariat de la Santé de Mexico : « L'avortement médical avec le misoprostol seul n'est pas l'étalon or, mais c'est un devoir d'en répandre largement l'usage, en attendant que le mifégyne ne devienne disponible. »

Selma Hajiri (Center for Research and Consultancy in Reproductive Health) soulignait de son côté que l'usage du misoprostol en combinaison avec le RU 486 est véritablement « l'étalon or » de l'avortement médical, il est nécessaire de le promouvoir partout pour être utilisé seul là où le mifégyne n'est pas disponible : traduisez, là où il est illégal puisque cette molécule a pour unique application l'avortement.

On comprend ainsi la tactique, d'ailleurs clairement annoncée depuis des mois : le misoprostol, ou Cytotec, étant un médicament qui a d'autres applications et qui permet véritablement de sauver des vies en cas d'hémorragie post partum, il est difficile d'en interdire la distribution. D'autant que l'OMS l'a récemment inscrit dans la liste des médicaments de base qui devraient être faciles d'accès partout. Utilisé comme abortif, il a une efficacité de 80 %.

Facilité d'accès, possibilité d'usage à domicile en font désormais le rêve des avorteurs. Kelsey Lynd, de Stanford University, a donc captivé son auditoire en expliquant que des études ont évalué la prescription de l'avortement médical à réaliser chez soi, annonçant en même temps l'existence de tests de grossesse qui pourraient simplifier la prescription des avortements chimiques. Hillary Bracken, de Gynuity Health Projects, annonçait quant à elle la possibilité de les prescrire à domicile jusqu'à 63 jours de grossesse (12 semaines) et d'y recourir, donc pour mettre fin à une grossesse pendant tout le 1er trimestre.

Janna Oberdorf est éblouie par la liberté que cela va donner aux femmes. Parce que « recourir à l'avortement est une décision difficile et traumatique, avec des répercussions graves sur la santé » (tiens tiens !). Parce que c'est « d'autant plus dur lorsqu'il faut payer une échographie pour déterminer le délai de gestation, qu'il faut aller à la clinique pour prendre du mifégyne, y retourner deux semaines plus tard pour une visite de contrôle et une deuxième dose, avoir une deuxième échographie pour être sûr que la grossesse est terminée ». C'est une « décision chronophage et coûteuse… dont chaque étape a des conséquences émotionnelles ».

La « bonne » nouvelle, c'est qu'il existe maintenant des tests de grossesse à faire à domicile pour vérifier que tout est bien terminé : « les implications de toutes ces recherches sont bouleversantes pour l'esprit », assure Mme Oberdorf. « Je pense qu'il est évident que le fait de réduire le nombre de visites à la clinique et d'échographies gagnerait du temps (pour la femme et pour le fournisseur) et de l'argent. Mais ce sont les conséquences émotionnelles qui me sautent à la figure. La capacité des femmes à ressentir qu'elles ont un degré de contrôle sur leurs corps et leurs avortements est quelque chose dont nous avons sévèrement besoin. »

Elle note quand même que tout cela suppose de « l'éducation », du « conseil », de « l'information ». « L'avortement à la maison, c'est une chose qui fait peur. Saigner des jours et des jours fait peur. Les femmes ont besoin de comprendre quelles sont les complications qui exigent un traitements, et recevoir un certain soutien émotionnel. Nous devons guider ces femmes en leur fournissant une juste éducation, du conseil, des centres d'appel, des aides à l'emploi et davantage, si et quand nous parvenons enfin à faire de ces services non hospitaliers une réalité. »

Tout cela, je pense, se passe de commentaires.

Sauf celui-ci, et il faut même le faire savoir très largement : Maternal Health Task Force est financé et soutenu par la Fondation Bill et Melinda Gates.

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18 août, 2010

Quand les avorteurs se contredisent…

Il y a deux semaines, je racontais ici comment la pression politique et médiatique s'accroît pour diffuser un abortif facilement accessible et bon marché devrait gagner du terrain dans les années à venir : le misoprostol ou Cytotec, le comprimé recommandé par les pro-mort aux femmes vivant dans les pays qui pénalisent encore l'avortement. J'y évoquais un article dans le prestigieux New York Times.

Susan Donaldson James vient de publier dans le non moins prestigieux ABCnews un article dénonçant le fait que les pauvres et les immigrées aux Etats-Unis en sont réduites à se rabattre sur… vous avez deviné, le misoprostol. La faute à l'interdiction (toute relative) du financement de l'avortement par l'ObamaCare… Et la solution miracle des uns devient un « avortement au rabais », un « avortement de bricoleurs ».

L'article de la journaliste nous fait suivre pas à pas ce qu'a vécu Kelly, coiffeuse à Atlanta, enceinte de 6 semaines : comment elle a ingéré cinq comprimés chez elle à 7 h du matin, en attendant de reprendre une dose pour compléter la procédure. Comment elle souffre des crampes et de l'hémorragie provoquée. Comment elle a tout de même pu bénéficier d'un « avortement » à moitié prix et vivre cet événement « émotionnel » au sein de son foyer.

Ce que vivent de nombreuses femmes pauvres, sans assurance maladie correcte…

En fait, révèle l'article, Kelly n'avortait pas. Une échographie venait de confirmer que l'enfant qu'elle portait était mort in utero et qu'il n'y avait plus qu'à attendre la fausse couche. Plutôt que de hâter les choses par un curetage, Kelly a préféré le misoprostol, 20 $, sur prescription médicale.

Mais, souligne la journaliste, bien des femmes, et particulièrement des immigrées, prennent la molécule de leur propre initiative et se retrouvent aux urgences (ou même dans des situations graves sans secours médical) lorsque quelque chose va de travers.

On apprend ainsi qu'une adolescente du Massachussetts a pris du misoprostol en 2007 pour avorter à 25 semaines : au lieu de tuer le bébé in utero, le médicament a provoqué sa naissance prématurée, une petite fille est née vivante, et a survécu 4 jours. L'adolescente, Amber Abreu, a alors été poursuivie pour meurtre, avant de bénéficier d'un non-lieu.

Selon des organisations pour la « santé reproductive » de tels abus du misoprostol risquent de se multiplier avec l'interdiction d'utiliser les fonds de « Medicaid » (destinés aux plus pauvres) pour l'avortement. Une porte-parole du National Latina Institute for Reproductive Health déplore cette inégalité : « Les femmes riches peuvent payer de leur poche et elles ont accès aux cliniques et aux services. » Jessica Gonzalez-Roja ajoute : « Nous voulons que les femmes s'adressent à une clinique qui soit sûre, accessible, à leur portée financièrement et culturellement compétente. »

Après avoir expliqué que beaucoup de femmes latino-américaines ont recours au misoprostol, médicament anti-ulcéreux bon marché dans leurs pays, y ont recours pour « induire les règles », la journaliste explique qu'il n'est efficace qu'à 80 ou 85 % pour provoquer l'avortement et qu'il est soupçonné de provoquer des défauts congénitaux. Ce que ne disent pas, bien entendu, les partisans de la molécule comme abortif universel. Ils ne racontent pas non plus, comme les témoins cités par la journaliste d'ABC, comment des femmes qui l'ont utilisée pour avorter ont failli mourir au bout de leur sang. Personne ne s'émeut de voir des organisations comme « Women on waves » recommander son usage abortif à domicile et sans prescription sur son site.

Le paradoxe ne s'arrête pas là. La molécule est par ailleurs extrêmement utile pour éviter les infections post-partum en permettant d'assurer une délivrance complète après l'accouchement : on parle d'une baisse de 50 % des morts maternelles en Inde depuis qu'elle est utilisée à cette fin, sous surveillance médicale bien entendu…

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04 août, 2010

Misoprostol : pour contrer tous les interdits autour de l'avortement

Le New York Times, dans son édition du 31 juillet, en a dit un  peu plus sur la poussée internationale en faveur de la diffusion du misoprostol (souvent vendu sous le nom commercial de Cytotec) comme abortif chimique facile d’accès pour toute la durée de la grossesse. On va vers une « révolution gynécologique », affirme même l’éditorialiste, Nicholas Krystof, ou plus exactement un « révolutionnement de l’avortement à travers le monde, et spécialement dans les pays pauvres », parce que cette molécule est largement accessible pour traiter les ulcères à l’estomac et les problèmes post-partum.

La molécule n’a donc que des avantages, du point de vue des promoteurs de la culture de mort : elle est bon marché, facilement accessible, légale, vendue sans ordonnance dans certains pays. Surtout, son utilisation abortive est totalement incontrôlable dans les pays où l’avortement reste puni par la loi dans la mesure où elle a des applications thérapeutiques des plus classiques.

Cela fait longtemps que des organisations féministes comme « Women on Waves » en recommandent l’usage pour l’avortement à domicile pour contourner une condamnation pénale. Et il y a quelques jours seulement, un médecin australien, Adrienne Freeman, annonçait la mise en ligne prochaine du mode d’emploi du misoprostol en tant qu’abortif (voir les posts précédents).

Mais on reste là dans le bricolage et l’illégalité. Ce qui a changé, c’est le label de « médicament essentiel » accordé à la molécule par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2009 pour ses applications thérapeutiques, soin des ulcers, donc, et des hémorragies après l’accouchement. Sans avoir approuvé l’usage abortif du misoprostol, l’OMS a ainsi posé les conditions pour que le médicament fasse en quelque sorte partie des médicaments de base qui ne sauraient être interdits ou réglementés sans contrevenir à ses exigences. Sans compter que l’on pourrait accuser l’interdiction d’être à l’origine d’éventuelles morts hémorragiques post-partum…

Et le RU 486 dans tout ça ? En fait, le mifepristone (ou mifégyne) développé par Etienne-Emile Baulieu est surtout utilisé en début de grossesse, et généralement en conjonction avec une prise subséquente de misoprostol, avec une efficacité de 95 % pour stopper la grossesse et provoquer l’expulsion de l’enfant à naître. C’est d’ailleurs sa seule application et le RU 486 demeure interdit dans de nombreux pays.

Pris seul, le misoprostol n’est « efficace » comme abortif qu’à 80 ou 85 %. « Cela peut paraître insuffisant, mais c’est un résultat bien meilleur et moins dangereux que les autres méthodes choisies par les femmes » dans les pays ou l’avortement est illégal, assure Nicholas Krystof.

Et son utilisation est « recommandée » par ses partisans à n’importe quel moment de la grossesse.

Quels que soient les risques ?

© leblogdejeannesmits.


03 août, 2010

Australie : vers l'auto-avortement en kit…

Une femme médecin australienne, Adrienne Freeman, s'apprête à mettre en ligne, au mois d'octobre, un site sur l'auto-avortement avec mode d'emploi à la clef de la molécule misoprostol dont l'utilisation est jugée dangereuse pour la mère dans ce contexte. Cette gynécologue-obstétricienne est prête à prendre le risque de recommander une procédure médicamenteuse aux internautes qui est à la fois illégale et risquée. Son site comportera des vidéos et divers documents pratiques et théoriques sur ce moyen abortif controversé même dans les milieux pro-avortement.

La gynéco promet de fournir des instructions simples et claires, assorties d'informations scientifiques et de rapports d'expérience personnels, pour mettre fin à une grossesse à n'importe quel moment de la gestation. Elle assure ne fournir aucune information qui ne soit déjà publique mais veut la rassembler en un seul endroit, pour qu'elle soit facile d'accès même pour les femmes habitant des régions isolées ou trop provinciales qui n'ont personne vers qui se tourner pour mettre fin à leur grossesse.

L'initiative voit le jour alors que le Queensland est en plein débat sur l'avortement et fait suite, assure Adrienne Freeman, à la procédure pénale engagée contre une femme qui sera jugée le 12 octobre pour avoir tenté, selon l'accusation, de mettre fin à sa propre grossesse en utilisant des comprimés de misoprostol (cytotec) importés d'Ukraine, en décembre 2008. Elle encourt une peine de sept ans d'emprisonnement.

Mme Freeman elle-même est sous le coup d'un jugement du tribunal des praticiens de santé, contre lequel elle a fait appel, qui l'avait jugée coupable de conduite non professionnelle pour avoir aidé une prostituée à avorter à domicile à 19 semaines de gestation.

Si ce projet voit effectivement le jour, la question se pose de la responsabilité de ce médecin en cas d'accident lors de l'utilisation du misoprostol sur les conseils professionnels d'Adrienne Freeman : déjà dangereuse pour les femmes en début de grossesse lorsqu'elle est utilisée seule pour avorter, elle peut avoir des conséquences tragiques (hémorragie) à un stade plus avancé.

Les partisans les plus extrêmes de l'avortement estiment toutefois que les dangers encourus aboutissent à moins de mortalité que les accouchements non désirés !

© lebogdejeannesmits.


29 décembre, 2006

L'avortement tue... au Portugal

L’avortement tue aussi la mère parfois : c'est même l’un des arguments du lobby de la légalisation qui invoque les statistiques des décès et complications liés aux avortements clandestins pour donner mauvaise conscience aux pro-vie.

Cela n’empêche pas le même lobby de faire de la publicité pour des méthodes d'auto-avortement très dangereuses. Ce fut le cas au Portugal, où Rebecca Gomperts, invitée à une émission de télévision alors que son bateau-avortoir, « Women on Waves », mouillait en 2004 dans les eaux internationales au large de Lisbonne, interdit d'entré dans les eaux territoriales. Elle conseillait alors aux femmes portugaises qui n'ont pas accès à l'avortement d'avaler du misoprostol, molécule assocée à la mifégyne (RU-486) pour faire aboutir un avortement chimique. Cet anti-ulcéreux est vendu en pharmacie sur ordonnance.

Depuis il y a eu des accidents au Portugal : alors que le référendum sur la légalisation de l'avortement approche le Pr Luis Graça, président du collège des gynécologues-obstétriciens de l'Ordre des médecins a rappelé qu'une jeune Portugaise de 14 ans est morte récemment pour avoir avalé une dose massive de Cytotec en vue de se débarrasser de l'enfant qu'elle portait.

Les effets secondaires de ce médicament sont des vomissements, la diarrhée aiguë et la rupture de l’utérus, et il ne doit pas être pris sans prescription médicale...

Le lobby de l'avortement cherche-t-il vraiment le bien des femmes en faisant des recommandations aussi irresponsables ?

Source : ici.

 
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