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02 février, 2015

Rencontre inter-religieuse au Nigeria pour promouvoir la contraception

Des leaders religieux représentant les deux grands courants de l'Etat d'Oyo, au Nigeria – le christianisme et l'islam – se sont engagés à promouvoir la « planification familiale » auprès de leurs fidèles qu'ils appelleront à adopter une forme de contraception en raison des bienfaits « sanitaires, sociaux et économiques ». Il ne s'agit pas d'enseigner la régulation naturelle des naissances, loin s'en faut : sponsorisé par la Fondation Bill & Melinda Gates, l'événement visait à améliorer l'accès aux « moyens modernes de planification familiale ». La contraception chimique, en priorité.

La rencontre inter-religieuse a eu lieu sous la houlette de la Nigerian Urban Reproductive Health
Inititave (NURHI) à Ibadan. Pourquoi faire venir des imams et des pasteurs ? Stella Akinso, leader de l'équipe NURHI dans l'Etat d'Oyo, répond clairement : « La raison essentielle pour laquelle nous avons organisé cette rencontre entre chefs religieux, c'est que la majorité des Nigerians obéissent leurs pasteurs et à leurs imams. Lorsque le pasteur ou l'imam dit quelque chose à sa communauté, personne ne pose de questions, car les gens ne pensent pas que leurs chefs religieux puissent les tromper. »

Voilà qui est candide. Pour « vendre » leur discours sur les contraceptifs modernes, l'important n'est pas de persuader, mais d'obtenir une obéissance efficace. Fût-elle aveugle. L'obscurantisme ne commence que là où le chef religieux impose un point de vue contraire à celui des êtres plus éclairés, sinon il n'y a pas mieux pour diffuser un point de vue, foi de libéral.

Les imams présents ont expliqué que l'islam n'a rien contre le planning familial ; même chanson du côté des pasteurs protestants présents qui attendent de nombreux « bienfaits pour la société » de la diffusion des contraceptifs modernes.

Tous les moyens sont bons, décidément : NURHI – toujours aidée par Bill & Melinda – produit un programme radiodiffusé hebdomadaire qui fait de manière « ludique » la promotion de la contraception : drames, sitcoms, chats, quizz, témoignages et courrier du cœur s'y succèdent selon des scénarios savamment cuisinés pour appâter la ménagère de moins de cinquante ans. Et les plus jeunes aussi. Le tout est de « générer de la demande » contraceptive, comme ils disent, dans les grands centres urbains – et de préférence les contraceptifs de longue durée. Les slogans ? « Sois beau, sois belle, réussis ! »


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11 décembre, 2014

Ontario : vers l’obligation d’avorter pour les médecins de l’Ontario

A force de considérer l’avortement comme un « droit », on devait y arriver. Le Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario vient d’approuver le principe d’une directive professionnelle obligeant les médecins à procurer des avortements, des contraceptifs et des vasectomies en certaines circonstances. Ces médecins ne pourraient donc invoquer une quelconque objection de conscience et en cas de refus, ils pourraient se voir infliger des sanctions disciplinaires, rapporte LifeSite.
Si cette nouvelle politique des médecins de l’Ontario n’en est qu’à l’état d’ébauche – on en est à demander des avis « externes » jusqu’au 20 février prochain – elle a déjà été approuvée en interne par le Conseil du Collège aux fins de cette consultation.
Le refus des médecins de pratiquer des avortements, de prescrire des contraceptifs ou de pratiquer la stérilisation masculine est clairement mis en relation dans le texte avec leurs « croyances morales ou religieuses ». Ceux-ci seraient obligés « de bonne foi » de fournir à leur patient les cordonnées d’un médecin prêt à procurer ces « services ».
C’est ce qui se passe en France pour l’avortement, et c’est déjà une négation du droit à l’objection de conscience puisque le médecin qui se plie à cette règle se rend objectivement complice de ce qu’il considère comme un crime.
Mais l’Ontario est en passe d’aller plus loin puisque, en l’absence d’un médecins tiers accommodant, les médecins réfractaires se trouveront obligés de « procurer un soin urgent ou nécessaire d’une quelconque manière pour prévenir un dommage imminent, une souffrance et/ou une détérioration, même lorsque ce soin est en conflit avec leurs croyances religieuses ou morales ».
« Bien que les médecins jouissent de la [liberté de conscience et de religion] aux termes de la Charte, la Cour suprême du Canada a posé qu’aucun droit n’est absolu, … le droit à la liberté de conscience et de religion peut être limité », affirme le texte préparatoire.
Vu la teneur du texte on ne sera pas surpris d’attendre qu’il a été imposé malgré une large majorité de médecins de l’Ontario qui s’y sont opposés à 77 % (sur 32.912 voix)pendant les consultations préalables en vue de sa première élaboration, cet été.
Voilà qui s’inscrit dans un mouvement de dénonciation de plus en plus explicite contre l’objection de conscience. En Colombie, les médecins peuvent être contraints de participer à un avortement dans certaines circonstances ; en Italie, un procès a été intenté contre les médecins objecteurs de conscience.

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17 novembre, 2014

Contraception bon marché : pour inonder les pays pauvres

Les laboratoires Pfizer se sont entendus avec des organisations d'aide internationale pour créer une
version peu chère (grâce aux subventions) et facilement transportable du contraceptif injectable Depo-Provera, dont l'efficacité sur trois mois est très recherchée, paraît-il, par les femmes des régions les plus pauvres du monde, et notamment en Afrique. L'intérêt d'une injection trimestrielle étant que l'homme, au sein du couple, n'a pas à être nécessairement au courant, contrairement à ce qui se passe pour les contraceptifs oraux – et chers.

Jusqu'ici les seuls obstacles à une diffusion du Depo-Provera dans les zones reculées des pays en voie de développement était son coût et sa présentation, qui rendait l'administration par des soignants qualifiés obligatoire, et obligeait par la même les femmes à de grands déplacements, tous les trois mois, pour venir chercher leur piqûre.

Pfizer en a donc développé une nouvelle version, largement financée par des groupes comme la Bill & Melinda Gates Foundation, Children's Investment Fund Foundation et USAID ; ils aideront également à subventionner sa distribution.

Au lieu de se présenter comme une injection classique où le produit doit être introduit dans une seringue au moment de la piqûre, le nouveau contraceptif « léger », baptisé Sanaya Press, comporte une dose un peu réduite qui est conditionnée dans un système « Uniject » : une sorte de bulle de plastique avec une courte aiguille. Le produit est injecté en sous-cutané en pressant sur la bulle et peut être administré sans formation particulière.

A 1,50 $ la dose, le produit reste cher à l'aune africaine, par exemple, mais l'aide internationale fera que le produit puisse être vendu à 1 $ la dose aux institutions de santé des pays « aidés » par le biais de la stérilisation de leurs femmes… Sanaya Press devrait ensuite être administré gratuitement, ou moyennant une très petite somme, à celles qui le demandent.

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13 novembre, 2014

“EcoPop” : une initiative mortifère des écologistes radicaux suisses

Je lis sous la plume d’un ami, Vivien Hoch, un éloge de l’initiative « EcoPop » en Suisse (reprise ici par le Salon beige), par laquelle des écologistes demandent une limitation sévère de l’immigration. Vivien Hoch y voit un moyen de retrouver le « chez soi » européen : le sens du « ré-enracinement ». Si je suis évidemment d’accord avec lui sur l’importance de l’« enracinement », en revanche il ne faut pas prendre l’initiative EcoPop pour ce qu’elle n’est pas. Il s’agit en réalité d’une proposition inacceptable qui profite d’un sentiment populaire d’exaspération par rapport aux excès de l’immigration pour faire avaler autre chose : un programme de contrôle de la population qui s’inscrit dans une tradition malthusienne à l’origine du véritable « racisme » contemporain, qui a la haine des populations pauvres.
EcoPop est une initiative fédérale populaire lancée par un « militant indépendant pour le développement durable », Alex Gagneux, qui précise, sur son site, qu’il est « sans enfant ». Le principal ressort de sa campagne est la diffusion de la planification familiale, qui est au cœur des « actions pour le développement » des organisations internationales comme l’ONU, de multiples ONG et des fondations dérivées des grandes multinationales – mais aussi des militants de la Deep Ecology et plus généralement des écologistes qui voient en l’homme le principal ennemi de la planète. Elle sous-tend aussi des actions contre le « réchauffement climatique ». Cela fait du monde… C’est même « le monde », celui du pouvoir : celui, dominant, de la culture de mort.
Le sigle même de l’initiative est tout un programme : l’écologie progresse lorsque la population
diminue, suggère-t-il.
L’initiative Ecopop sera soumise à la votation des Suisses le 30 novembre prochain.
On a beaucoup mis en avant sa proposition n°2, qui vise à modifier la Constitution helvétique en imposant une limite à la croissance de la population attribuable au solde migratoire : celui-ci « ne peut excéder 0,2 % par an sur une moyenne de trois ans ».
On présente cela comme un moyen de permettre d’éviter « le grand remplacement » de population. Tel n’est pourtant pas l’objectif de cette mesure qui pèche déjà par son côté mécanique. Elle vise prioritairement à contrôler la population de manière contraignante.
La proposition n°1 donne la clef : « La Confédération s’attache à faire en sorte que la population résidant en Suisse ne dépasse pas un niveau qui soit compatible avec la préservation durable des ressources naturelles. Elle encourage également d’autres pays à poursuivre cet objectif, notamment dans le cadre de la coopération internationale au développement. »
La proposition n°3 donne les moyens : « Sur l’ensemble des moyens que la Confédération consacre à la coopération internationale au développement, elle en affecte 10 % au moins au financement de mesures visant à encourager la planification familiale volontaire. » Autrement dit : l’accès à la contraception sous toutes ses formes artificielles, qui est à la racine de la culture de mort.
La proposition n°4 verrouille le tout : « La Confédération ne peut conclure de traité international qui contreviendrait au présent article ou qui empêcherait ou entraverait la mise en œuvre de mesures propres à atteindre les objectifs visés par le présent article. »
En faisant du volume de la population suisse une prérogative de l’Etat, l’initiative EcoPop est en elle-même d’essence totalitaire. Sa mise en œuvre ouvrirait un droit étatique – sanctuarisé par son adoption par référendum et sa présence dans la Constitution helvétique – d’édicter des lois limitant la liberté des couples de procréer. Comme cela existe en Chine, avec son cortège d’avortements et de stérilisations forcés, de contraintes économiques et de mesures vexatoires. La nouveauté, ce serait de faire adopter une telle mesure par le plus « démocratique » des pays par le biais le plus « démocratique » qui soit : le référendum d’initiative populaire. C’est ce que souligne un communiqué de Choisir la Vie Suisse.
C’est d’autant plus ahurissant que la Suisse a un indice de fécondité d’1,47 enfant par femme (en 2012), bien en deçà de celui qui permet le simple remplacement des générations. A ce rythme, sa population commencera à décroître d’ici à 20 ans. Pour le plus grand bonheur de ceux pour qui l’homme est d’abord une « empreinte écologique »… EcoPop le dit assez clairement : la Suisse souffre aujourd’hui d’un trop plein : « Bouchons sur les routes, trains bondés, loyers en hausse, terres agricoles construites, disparition des espèces: la pression démographique réduit la qualité de vie et évince la nature. »
Tout le texte suinte le malthusianisme qui s’autorise de la « Grande Peur » répandue par les idéologues de l’écologie extrémiste, exactement comme dans les années 1970 les époux Paul et Anne Ehrlich, auteurs de The Population Bomb, annonçaient la surpopulation apocalyptique et la famine mondiale pour les années 1980. Aucune de leurs prédictions ne s’est réalisée : si la population mondiale augmente – notamment et surtout, dans de nombreux pays, par l’allongement de la durée de la vie – les ressources alimentaires ont progressé plus vite per capita, et la faim dans le monde est davantage liée à des difficultés de distribution et des problèmes politiques qu’à un manque de nourriture.

Voici un film de propagande d'EcoPop :





EcoPop s’inscrit très clairement dans cette logique de lutte contre la surpopulation qui est à l’œuvre dans les organisations internationales depuis les prédictions d’Ehrlich. Comme le Saint-Siège n’a cessé de le dire, de nombreux pays ont été soumis à une obligation de contrôle de la population et de programmes de planning familial immoraux en échange d’aide au développement depuis lors. Car pour cette puissante faction du mondialisme, l’ennemi, c’est l’homme. Ce n’est pas un hasard si le site d’EcoPop renvoie vers des vidéos présentant des initiatives de diffusion de la contraception du FNUAP en Afrique (Fonds des Nations unies pour la Population) : cet organisme qui est à la pointe de la lutte pour le libre accès à la contraception et à l’avortement.
Anne-Marie Rey, fondatrice d'EcoPop
Cette « aide » des pays développés aux pays pauvres est d’un cynisme sans fin : elle préfère subventionner les contraceptifs (qui n’ont pas moins de contre-indications physiques et morales pour les femmes africaines que pour les femmes des pays riches !) plutôt que de venir en aide à la misère réelle : la mortalité maternelle et infantile liée à des structures sanitaires déficientes, le manque d’hygiène, le défaut de distribution d’eau, la concentration dans les mégapoles là où les populations pauvres ont elles aussi besoin d’enracinement…
Il faut noter pour finir – avec Choisir la Vie Suisse – que le leader historique d’EcoPop n’est autre qu’Anne-Marie Rey, une féministe de la première heure, socialiste, pro-avortement, pionnière du « droit » à l’avortement et figure de proue de la bataille pour sa décriminalisation en 2002.



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09 novembre, 2014

Les grands donateurs mondiaux des programmes de planning familial

Les dons internationaux visant à promouvoir le planning familial dans les pays en voie de développement ont atteint largement dépassé le milliard de dollars en 2013, en nette hausse sur l’année précédente, quoique toujours en deçà des objectifs du sommet international de Londres de 2012. Les « donateurs bilatéraux » – des Etats qui subventionnent directement d’autres Etats – ont dépensé plus d’1,307 milliard de dollars contre 1,906 milliard en 2012. Les dons multilatéraux – par lesquels les Etats dotent le Fonds des Nations unies pour la population, FNUAP – sont quant à eux passés de 432,2 millions de dollars en 2012 à 454 milliards en 2013.
Ce sont les chiffres diffusés la semaine dernière par la fondation américaine Henry J. Kaiser, qui les ventile par pays donateurs : un élément intéressant à connaître puisqu’il s’agit, sous couleur d’aider les femmes à maîtriser leur fécondité pour une meilleure santé maternelle et infantile, de réduire la natalité dans les pays plus pauvres et ainsi, véritablement, de contrôler la population.
La Fondation Kaiser rappelle que l’objectif de Londres et de permettre d’ici à 2020 à 120 millions de femmes supplémentaires à travers le monde d’avoir accès à la contraception, au moment où, selon elle, plus de 200 millions de femmes à travers le monde aimeraient ne plus avoir d’enfant ou d’espacer les naissances, sans pouvoir le faire faute de contraceptifs modernes.
Il va de soi que ces programmes subventionnés n’incluent pas la diffusion de la régulation naturelle des naissances qui repose sur la connaissance par les femmes elles-mêmes de leur cycle de fécondité, et qui ne demande aucune dépense pour sa mise en œuvre…
Les objectifs de Londres prévoyaient le déblocage de 2,6 milliards de dollars supplémentaires, fournis aussi bien par les gouvernements donateurs que par les institutions internationales, les donateurs privés, les ONG, les organisations caritatives que les gouvernements des pays concernés eux-mêmes. Il s’agit aussi bien de l’aide en numéraire que l’investissement en conseil, éducation et la fourniture et la distribution des contraceptifs.
L’étude de la Kaiser Family Foundation ne retient que les fonds versés par les principaux gouvernements donateurs : les dix qui se taillent la part du lion, soit 98 % du total.

Parmi les donateurs bilatéraux, les Etats-Unis (44,7 %) et le Royaume-Uni (23,3 %) ont versé près des 3/4 des dons pour la promotion de la planification familiale en 2013. Les Pays-Bas ont à eux seuls contribué à hauteur de 11,8 %, une proportion énorme par rapport à leur taille et à leur population. La France, avec 2,8 %, partage avec la seule Allemagne la caractéristique d’avoir moins donné en 2013 qu’en 2012, soit 37, 2 millions de dollars en 2013 contre 49,6 millions l’année précédente.
Les dons multilatéraux versés au FNUAP soutiennent l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive, ainsi que et la promotion des droits reproductifs, termes abusivement mais effectivement employés pour diffuser non seulement la contraception, mais encore l’avortement légal. Il s’agit aussi de promouvoir les objectifs du millénaire fixés notamment à travers la Conférence internationale sur la population et le développement (IPCD) qui comprennent en outre l’« égalité de genre », le développement durable et les « problèmes environnementaux liés aux changements de population », par le biais de la « stabilisation de la croissance de la population ». Des objectifs malthusiens en réalité. Le FNUAP s’était engagé à Londres à « doubler la proportion de ses ressources attribuée au planning familial de 25 % à 40 % », avec un supplément de 174 millions de dollars par an.


Les proportions, comme ont le voit ci-dessus, sont bien différentes de celles pour les dons bilatéraux, avec la part du lion pour les pays de l’Europe occidentale continentale.

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07 novembre, 2014

Moins de pilules = moins d'embolies pulmonaires

Le nombre d’embolies pulmonaires a baissé de plus de 11 % en un an en France. La chute des ventes de pilules contraceptives de 3e et 4e génération est  liée à cette… embellie, encore plus spectaculaire chez les 15 à 19 ans : on enregistre 20 % d’hospitalisations pour embolies pulmonaires de moins pour cette catégorie. C'est ce qu'annonce l'ANSM, l'agence nationale pour la sécurité du médicament.

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17 septembre, 2014

La contraception, pas si sûre ! Des rappels fondamentaux

Un journal peu suspect de complicité avec les défenseurs de la vie, le New York Times a publié samedi les résultats d’études sur le long terme de l’efficacité des moyens de contraception ou d’espacement des naissances. Elle est à connaître, puisque l’analyse des chiffres démontre à elle seule le lien intrinsèque entre contraception et avortement – quand la propagande habituelle veut faire croire que là où la contraception progresse, l’avortement régresse.
L’article, signé Gregor Aisch et Bill Marsh, s’appuie sur les données de James Trussell de l’Office of Population Research, université de Princeton, et de la Brookings Institution, l’un des plus anciens think tanks américains, spécialisé dans les sciences sociales. Il s’agit d’une présentation très visuelle des taux d’échec des différentes formes de contraception, que je vous invite à aller voir à la source et à conserver, tant elle met en évidence le caractère inévitable de la survenue de « grossesses non désirées ».
L’efficacité d’un moyen contraceptif est exprimée dans l’article par le pourcentage de femmes qui auront une grossesse non désirée sur une période de dix ans dans le cadre de son utilisation habituelle. Ordinairement, les taux d’échec sont évoqués pour une période d’un an mais bien sûr, plus la durée augmente, plus le nombre de femmes qui concevront augmente aussi.
Utilisation habituelle ne veut pas dire parfaite : il est très rare, précisent les auteurs, que les couples se conforment systématiquement, surtout sur une période aussi longue, aux conditions optimales d’utilisation ; et puis il y a les défaillances de diverses sortes. Pour chaque moyen étudié, on trouvera donc sur les graphiques très parlants publiés par le New York Times le taux d’échec en cas d’usage « parfait » et en cas d’usage « habituel » et donc le plus conforme à la réalité.
Pour les spermicides, au bout de 10 ans, ces pourcentages sont de 86 % en usage parfait et de 96 % en usage habituel. Voici quelques autres pourcentages :
• Méthodes d’auto-observation : 26 % et 94 %
• Préservatif masculin : 18 % et 86 %
• Pilules, patches, anneaux vaginaux : 3 % et 61 %
• Depo-Provera (contraceptif longue durée) : 2 % et 46 %
• Stérilet (méthode contragestive) : 6 % et 8 %
• Stérilisation féminine : 5 % dans tous les cas
• Stérilisation masculine : 2 %
• Implant hormonal : 1 %.
Bref, aucune méthode n’est absolument efficace.
Et dans l’ensemble, on peut noter que pour les méthodes sans doute les plus répandues, comme la pilule ou le préservatif, largement plus d’une femme sur deux aura une grossesse en 10 ans d’utilisation : combien en 30 ans ?
Toutes ces méthodes – à l’exception des différentes formes d’auto-observation – ont pour point commun le refus de l’enfant par principe. Cela explique que dans un pays comme la France, quelque 70 % des « IVG » sont pratiquées sur des femmes utilisant une forme de contraception. Si celle-ci « rate », l’avortement est alors un simple moyen de rattrapage.
Les méthodes d’auto-observation, dites aussi « méthodes naturelles » sont celles – hormis le contraceptif masculin – qui affichent une plus grande distance entre l’utilisation parfaite et l’utilisation « typique ». Ici quelques remarques s’imposent : il y a plusieurs méthodes d’auto-observation, certaines plus exactes que d’autres, et plusieurs moyens de les utiliser. Soit en ayant recours à l’abstinence aux jours féconds, dans le refus cohérent de toute contraception artificielle, soit en utilisant ces jours-là des moyens en eux-mêmes peu efficaces comme le retrait ou le préservatif. C’est en tout cas ce type de régulation des naissances qui, seul, peut être compatible avec un esprit d’ouverture à la vie.
Autre remarque, et elle me semble importante : que ce soient les pilules, les préservatifs ou autres contraceptifs de courte durée, elles affichent un taux d’échec assez important et ce sont donc elles que l’on retrouve chez ces femmes qui avortent « malgré » la contraception.
En revanche, ce qui fonctionne vraiment bien aux dires des partisans du contrôle de la population, outre la stérilisation qui est irréversible en principe, ce sont les dispositifs intra-utérins au cuivre ou au levonorgestrel ou, mieux encore, l’implant hormonal (enfin : pas toujours).
Une large couverture contraceptive par ces moyens aurait indubitablement des effets sur le nombre de grossesses non désirées et pousserait sans doute les avortements à la baisse, apportant de l’eau au moulin des partisans de la contraception pour « éviter » les avortements. En passant par pertes et profits, évidemment, les avortements très précoces provoqués par la fonction anti-nidatoire de nombre de ces méthodes.
Quoi qu’il en soit, on assiste depuis plusieurs années à une promotion forte de la contraception de longue durée, ce qui explique peut-être pour partie que la dénonciation de la contraception orale soit devenu enfin un thème accepté dans la grande presse, alors que sa nocivité était bien documentée au moins depuis la parution du livre d’Ellen Grant, Amère pilule, en 1985.
Faut-il s’en réjouir ? Les contraceptifs de longue durée, par définition, marquent un refus de la vie plus absolu que les autres et sont le reflet d’une mentalité de plus en plus gangrenée par la culture de mort. Elles bouleversent encore plus profondément l’état physique – et pourquoi pas psychique ? – des femmes, en les stérilisant durablement, c’est-à-dire en empêchant volontairement leur corps de fonctionner de manière saine. Ce faisant elles déresponsabilisent encore davantage que ne le font les autres contraceptifs artificiels.
Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour la société.
Merci au site pro-vie canadien de Suzanne Fortin, bloggueuse catholique attentive et avisée, à qui je dois cette info : voir ici.



02 septembre, 2014

Pression malthusienne sur une minorité népalaise

Vivant dans les zones les plus reculées du Népal, pauvres, loin de tout, la minorité musulmane qui représente à peine plus que 4 % de la population largement dominée par les Hindous accuse plusieurs ONG de ne lui consentir de l’aide qu’en échange de l’obligation d’avoir recours à des moyens contraceptifs. Ce sont surtout les femmes qui sont visées par ce chantage, d’après plusieurs responsables de cette communauté déshéritée : on leur dit de se soumettre ou de se voir privées d’aide humanitaire et de la scolarisation gratuite de leurs enfants.
« C’est détestable, cela va contre notre foi et constitue une exploitation de notre pauvreté », a déclaré Hassan Miya, de la région de Banke, à AsiaNews.
 « C’est une conspiration contre les minorités », estime Miya, décrivant le dilemme où sont placées les familles népalaise qui n’ont pas les moyens de payer l’école pour leurs enfants : « Les ONG arrivent avec beaucoup d’argent et offrent la scolarisation mais imposent en retour la planification familiale. »
Côté hindou, on vente ces systèmes au nom du bien-être économique : la presse hindoue de la région assure même que les femmes musulmanes de Bajura, opposées à la contraception par croyance, « se sont rendues compte qu’elle n’est pas une honte » et ont tourné le dos aux préjugés.
En définitive, cependant, le ministre de la santé Gopal Parajuli a promis d’ouvrir une enquête, expliquant que les programmes sanitaires et scolaires ne devaient mettre en cause les croyances de quiconque.
Le Népal était, jusqu’en 2006 où il est devenu laïque, le seul Etat hindou du monde. Mais les musulmans s’y plaignent d’être maintenus loin des centres du pouvoir et de l’économie.
Je devine les remarques que pourra susciter cette information : pourquoi s’émouvoir de cette situation qui frappe des musulmans ? Eh bien, il s’agit ici de personnes objectivement poussées au mal, objectivement poussées à utiliser des moyens néfastes pour la santé et mauvaises sur le plan moral : voilà qui ne peut en aucun cas amener la paix.

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20 août, 2014

Distribution de contraceptifs de longue durée aux Philippines

Le ministère de la Santé aux Philippines n'attend que le feu vert de la « Food and Drug Administration» locale attestant que les implants contraceptifs de provoquent pas d'avortement en inhibant la nidation pour mettre en œuvre un plan de distribution de 600.000 de ces contraceptifs hormonaux efficaces pendant trois ans.

Ils seront proposés à autant de femmes de 25 à 49 ans (les mineures devront obtenir le consentement parental) de manière totalement gratuite : un dixième du coût sera à la charge des pouvoirs publics, les 90 % restants étant financés par la Fondation Bill & Melinda Gates. Le patron de Microsoft et son épouse sont prêts à « aider » le programme jusqu'en 2016.

Leur Fondation ne fait pas mystère de sa volonté de promouvoir le contrôle des naissances, et les Philippines sont une cible de choix : l'avortement y demeure hors la loi et ce n'est qu'au terme d'années de mobilisation, de pression internationale et de propagande que la contraception officiellement distribuée y est devenue légale. On met en avant les 100 millions d'habitants des Philippines – chacun doit-il se sentir de trop ? – et des images de maternités qui débordent pour recommander la contraception chimique. Au lieu de promouvoir de meilleurs soins pour tous…

Janette Garin, sous-secrétaire du département de la Santé, a déclaré que le seul inconvénient de l'implant contraceptif sous-cutané est l'apparition éventuelle de boutons ou de maux de tête.

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31 juillet, 2014

Ouganda : le président fait volte-face et plaide pour le contrôle de la population

Mais qu’est-ce qui a donc pu convaincre le président ougandais Yoweri Museveni à faire une volte-face radicale sur le planning familial ? The Africa Report ne tarit pas d’éloges : à la première confaérence nationale jamais organisée dans le pays, lundi, il a soutenu le lobby du contrôle de la population.
Il avait été jusqu’alors un défenseur ardent du principe selon lequel il n’est de richesse que d’hommes. Pour Yoweri Museveni, le miracle chinois reposait sur son immense capital humain. Il pensait que la croissance démographique est un excellent carburant pour l’économie.
Le voici qui consent à dire qu’au contraire, la masse des hommes, lorsqu’elle n’est pas valorisée par une formation de bonne qualité, ne peut transformer l’économie.
« Bien que je préconise une population importante, je me rends compte qu’une population de mauvaise qualité ne peut transformer le pays », a-t-il déclaré aux délégués de la conférence nationale sur le planning familial.
Les chantres de la non discrimination et de l’égale dignité de tous les hommes n’ont rien trouvé à y redire…
« Il est nécessaire que les parents aient les enfants qu’ils ont les moyens d’élever, afin qu’ils ne poussent pas comme des plantes sauvages », ajouté le président. Il se dit désormais persuadé que si les familles sont de taille « maniable », « même les dépenses seront supportables » : l’économie ougandaise en profiterait et mieux, « le planning familial, si on le combine avec la croissance et la transformation de l’économie, améliorera les vies des femmes et des enfants ». Les familles comme l’Etat s’y retrouveront en diminuant les frais pour les personnes dépendantes, a-t-il ajouté.
Avant d’accuser carrément le président de soumission au malthusianisme mondialiste, on peut souligner que les difficultés économiques peuvent être valablement invoquées pour restreindre la taille de la famille, espacer les naissances. Mais en l’occurrence il s’agit bien de promouvoir la contraception artificielle : pilule, contraceptifs chimiques de longue durée, dispositifs mécaniques qui empêchent la nidation de l’embryon conçu, préservatifs… L’espacement naturel des naissances – qui ne rapporte aucun dividende aux laboratoires pharmaceutiques – est loin d’être au centre du dispositif, si tant est qu’il en fasse partie.
La remarque sur la « population de mauvaise qualité » porte la marque d’un lobby qui depuis ses débuts eugénistes a toujours entendu limiter les naissances des pauvres, des Noirs, des populations indigènes d’autant plus gênantes qu’elles occupent des territoires aux riches sols et sous-sols.
Aujourd’hui, le « planning familial » – comprenez, le recours aux contraceptifs artificiels – touche 26,7 % de la population ougandaise, alors que le Bureau des statistiques de l’Ouganda estime à 34 % de la population le besoin non satisfait de contraceptifs dans le pays. Celui-ci connaît une croissance de population de 3,1 % annuel, selon The Africa Report : le taux mondial – vieillissement et allongement de la durée compris – n’est qu’à 1,2 %. Depuis l’accession de Museveni au pouvoir il y a près de trente ans, la population de son pays a doublé.
On peut noter ce fait qui n’y est pas tout à fait étranger : après avoir connu une prévalence de l’infection HIV et du sida impressionnante, même pour l’Afrique sub-saharienne, la politique de lutte qui a mis l’abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage au premier plan, et non le préservatif, a porté ses fruits et ces taux sont redescendus. L’a-t-on jamais pardonné au président ?
Il est impossible de dire qui ou quoi a convaincu Yoweri Museveni. Mais voici quelques liens qui peuvent donner des idées. Ici, FamilyPlanning2020, une association vouée à la promotion des contraceptifs modernes, parle des 34 % de la population ougandaise (quelque 33 millions d’âmes) qui selon elle en ont besoin. Tout cela est financé par Bill & Melinda gates, USAid, l’ONU et ses agences spécialisées.
Ici, on peut lire comment le Dr Jotham Musinguzi, médecin ougandais, recevait l’an dernier un prix décerné par l’agence des Nations unies pour la population (FNUAP) pour son rôle dans la promotion des contraceptifs, ainsi que dans l’organisation du Sommet de Londres de 2012 qui a fixé ces fameux objectifs de 2020.
Ici, le même FNUAP explique comment après avoir navigué dans les
abîmes de la guerre civile et de la catastrophe économique des années 1980, l’Ouganda a su devenir « relativement paisible, stable et prospère ». Tiens : malgré l’augmentation de la population ? Eh bien oui, l’important est et reste de promouvoir l’accès à la « santé reproductive » !
Et enfin ce rapport ougandais officiel de 2008 sur les besoins non satisfaits de « planning familial » des quelque 6 millions de femmes ougandaises en âge de procréer porte en sa première page les armes de l’Ouganda – et le sigle d’ USAid : l’aide offerte par le peuple américain. Tout un symbole.

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