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18 juin, 2012

Les LGBT à la Maison Blanche : champagne, petits fours, Obama et une « demande en mariage »

Le 15 juin dernier, les représentants des grands mouvements militants des « LGBT » (lesbiennes, gays, bi, trans) étaient reçus dans les salons de la Maison Blanche, en présence de Barack Obama qui a prononcé un discours de soutien à leurs revendications.

Animée par un orchestre militaire – le US Marine Band – la réception des « LGBT Pride » a été marquée d'un événement assez exceptionnel pour être rapporté dans la presse : la demande en mariage d'une des invitées, Liz Margolies, directrice exécutive du National LGBT Cancer Network (réseau de soutien aux cancéreux LGBT), par son « compagnon » depuis trois ans et demi. Sobrement nommé et prénommé « Scout » au titre de son nouvel état civil, ce personnage transgenre mûrissait son plan de faire sa demande dans le cadre de la Maison Blanche, mais il n'avait pas pensé à fixer l'endroit où il le ferait. Alors il s'est mis à genoux au beau milieu du grand hall de la résidence présidentielle.

Moment de gêne sur fond de petits fours et champagne. Non pas du public, ravi du spectacle, mais de la Dulcinée (si l'on peut dire) qui depuis longtemps s'oppose avec véhémence à l'institution du mariage. Pour finir, le romantisme a gagné et Liz Margolies s'est jetée dans les bras de son « amant », qu'elle épousera sans difficulté puisque, transgenre, il (elle) est considéré légalement comme un homme.

Il faut le voir pour le croire. D'autant que…




…Barack Obama, à cette occasion, à défaut de légaliser le « mariage » homosexuel, a clairement épousé la cause des LGBT. Il a rappelé qu'il était fidèle à ce rendez-vous de juin depuis son élection à la présidence : le rendez-vous de « l'égalité pour tous ».

« Je vous ai dit par le passé que je ne vous conseillerais jamais d'être patients ; qu'il n'était pas plus juste de vous dire d'être patients que pour d'autres de le conseiller aux femmes il y a un siècle, ou de dire aux Afro-Américains d'être patients il y a un demi-siècle. Après des décennies d'inertie et d'indifférence, vous avez pleinement raison de faire pression, bruyamment et fortement, pour l'égalité. Mais il y a trois ans, je vous promettais également ceci : j'ai dit que même si cela prenait plus de temps que nous ne le souhaitions, nous serions témoins de progrès, que nous verrions le succès, et un changement réel et durable. »

Et de détailler ces succès : contre les violences homophobes, la discrimination à l'égard des séropositifs, la tenue la conférence internationale sur le sida aux Etats-Unis pour la première fois en 20 ans, les soins aux malades du sida, l'interdiction de refuser l'assurance aux LGBT, l'égalité de droits fiscaux et sociaux…

« Nous avons soutenu les efforts au sein du Congrès pour mettre fin à la prétendue loi sur la défense du mariage (Defense of Marriage Act). Et tandis que nous attendons de voir cette loi rejetée, nous avons cessé de défendre sa constitutionnalité dans les cours. »

Tout cela en attendant de nouvelles loi d'anti-discrimination, notamment à l'embauche et dans l'emploi.

« Aussi longtemps que j'aurai le privilège d'être votre Président, a conclu Obama, vous n'aurez pas seulement un ami à la Maison Blanche, vous aurez un avocat fraternel… »

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01 juin, 2012

Etats-Unis : la Chambre rejette la pénalisation de l'avortement sélectif

L’ultime (et véritable) racisme


Le projet d’une loi fédérale interdisant les avortements sélectifs en fonction du sexe a été rejeté jeudi par la Chambre des représentants à majorité républicaine, même si une majorité d’élus a approuvé le texte. Avec 246 voix pour (226 républicains et 20 démocrates) et 168 contre (dont 7 républicains), on peut dire que le projet de pénaliser ceux qui choisissent d’éliminer un enfant pour le seul motif que son sexe ne correspond pas à celui désiré par sa mère ou par ses parents avait pourtant recueilli une large adhésion, reflétant d’ailleurs l’opinion des Américains qui à 77 %, selon un récent sondage, rejettent l’avortement sélectif.

Mais le projet avait besoin de deux tiers de votes pour être adopté.

Le texte prévoyait de faire de l’avortement sélectif, aujourd’hui réprimé dans quatre Etats, un « délit fédéral » puni d’une peine de prison allant jusqu’à cinq ans, et d’amendes. Etait visée la réalisation en pleine connaissance de cause d’un avortement visant à éliminer un enfant selon son sexe, de faire pression sur une femme de le subir, ou de transporter une femme d’un Etat vers l’autre ou vers les Etats-Unis en vue de pratiquer un tel avortement. La femme elle-même n’est pas visée par le texte.

Cette horreur de l’avortement sélectif est une réalité. Elle est déjà dramatique en Asie où l’avortement « par genre » a déjà provoqué un véritable génocide des petites filles tuées par l’avortement à la demande des familles qui préfèrent, souvent dans le contexte de la politique de l’enfant unique, avoir un garçon. Tradition ou volonté d’assurer ses vieux jours, il s’agit en tout cas de l’ultime « racisme », de l’ultime « sexisme » – et du plus stupide, car il met une lourde hypothèque sur l’avenir des générations nouvelles en même temps qu’il déprécie les femmes, même celles qui sont vivantes.

Le projet de loi avait son utilité aux Etats-Unis où les minorités ethniques, notamment asiatiques, cherchent à s’assurer ainsi la naissance d’un garçon.

Des vidéos tournées récemment dans des centres de Planning familial de New York et du Texas sont d’ailleurs venues confirmer que la puissante « Planned Parenthood Federation » encourageait et aidait certaines de ses clientes à choisir le sexe de leur bébé, pour avorter les « non-conformes ». Officiellement, l’organisme féministe a répondu qu’il s’opposait à la préférence de genre (gender bias) mais qu’il accepte de pratiquer les avortements sélectifs à la demande.

C’est toute la schizophrénie de la culture de mort. Logiquement, et surtout dans l’esprit des féministes, il était aberrant d’approuver l’avortement sélectif et une « loi Pour la non-discrimination prénatale », PRENDA, aurait dû emporter l’adhésion de tous.

Mais Barack Obama est entré dans la bataille en faisant publier un communiqué de la Maison-Blanche affirmant que si l’Administration est opposée à la « discrimination de genre sous toutes ses formes, le résultat final de cette législation serait de soumettre des médecins à des poursuites criminelles s’ils ne parviennent pas à déterminer les motivations d’une décision très privée et personnelle. Le gouvernement ne devrait pas faire intrusion dans des décisions médicales ou dans des affaires familiales privées de cette manière. »

Alors, on peut tuer les petites filles. Le « racisme » dans ce contexte, il faut faire avec. Il faut aussi à tout prix préserver le « droit » à l’avortement : NARAL, une des plus grandes associations qui en font la promotion, s’est félicitée du rejet d’un projet de loi « trompeur ». Les élus « ont décrit à tort le projet comme le symbole des droits des femmes. Il n’a rien à voir avec l’intention d’en finir avec la discrimination par le sexe, un problème très réel », selon son communiqué.

Comment ne pas croire que tout cela est infernal ?

Article extrait du n° 7613 de Présent, du samedi 2 juin 2012

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27 décembre, 2010

L'Obamacare repart du côté de l'euthanasie

Les Démocrates américains avaient accepté un toilettage de la loi instituant le système étatisé d'assurance maladie aux Etats-Unis afin d'obtenir le vote du très controversé « Obamacare ». Le vote acquis, on passe aux choses sérieuses : de nouveaux règlements imposés par l'administration Obama remettront en place dès le 1er janvier prochain l'essentiel des « panels de la mort » qui avaient été écartés sous la pression de l'opinion publique. Il s'agit précisément de confier aux médecins payés par le gouvernement fédéral le soin de conduire des évaluations de santé auprès des assurés, évaluations qui pourront déboucher, par voie de conseils, soit sur des soins, soit sur la décision de mettre fin aux soins nécessaires à la survie, soit même, dans trois Etats, sur une recommandation de suicide assisté.

Medicare couvrira donc ces examens « de bien-être » prévus pour être annuels dont le but sera de prendre des « décisions volontaires sur les soins à planifier pour l'avenir », arme à double tranchant qui permettra aussi bien de demander des soins médicaux, ou de les refuser au patient.

LifeNews, qui donne cette information, signale que les opposants à l'Obamacare avaient contesté le remboursement de visites quinquennales de ce genre pour éviter qu'elles n'aboutissent à faire payer par le contribuables la décision de mettre fin à des vies  : revenu par la petite porte, le dispositif est aujourd'hui aggravé puisqu'il prévoit des visites cinq fois plus nombreuses.

Pour le Dr Elizabeth D. Wickham, s'exprimant dans la presse américaine, le dispositif exercera une pression sur les patients en vue de leur faire accepter, qu'ils en comprennent les implications ou non, le rationnement de leur soins et des traitements dont ils ont besoin.

L'administration Obama assure que le dispositif n'est pas nouveau puisque sa première mouture date de l'époque de George W. Bush et que seul change le cadre légal où cette visite sera pratiquée.

Mais qui a dit que George W. Bush ne prenait que des décisions pro-vie ?

De fait, cependant, le débat sur l'Obamacare a permis de clarifier le débat et de montrer que l'entretien servira notamment à la récueillir le « testament de fin de vie » des patients qui s'exprimeront ainsi d'avance sur le refus de soins, ou pire, au cas où ils n'en auraient plus la capacité. Sans surprise, des partisans du droit de mourir ont salué l'apparition des nouvelles directives.

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31 octobre, 2010

La pilule et la contraception bientôt gratuits aux Etats-Unis ?

Barbara Mikulski l'espère, en tout cas : la sénatrice démocrate est derrière l'amendement qui fait son chemin depuis l'adoption de l'Obamacare – à coups de lobbying grassement payé par les fabricants de contraceptifs – et la presse en a fait un des gros sujets de ces derniers jours, indication des progrès du dossier. On parle même d'une nouvelle « révolution contraceptive » aux Etats-Unis avec la diffusion massive de nouveaux contraceptifs, plus modernes, plus efficaces et surtout plus chers qui ont déjà cours dans d'autres pays développés.


A la demande d'Obama d'organiser un réaménagement de sa loi sur l'assurance santé socialisée, des experts vont se réunir dès novembre pour conseiller le gouvernements sur le libellé exact des soins qui devront être totalement gratuits désormais ; pour Barbara Mikulski, il s'agit clairement d'y inclure toute forme de « planning familial ».

Peut-on cependant considérer la contraception, qui vise à suspendre le bon fonctionnement naturel de l'organisme féminin, comme une « médecine préventive », condition pour l'intégrer dans l'Obamacare ? Et – deuxième question – comment lui faire passer la barre de l'interdiction imposée lors du vote du plan de santé de faire financer l'avortement par des fonds publics, même si cet interdit contient déjà des imperfections dangereuses ?

La réponse tient en quatre mots : par la mauvaise foi. On trouve évidemment des gynécologues pour faire la réclame de la contraception, comme par exemple le Dr David Grimes de l'Université de la Caroline du Nord : « La contraception est voisine de l'immunisation en ce qui concerne les dollars épargnés pour chaque dollar investi. L'espacement des enfants permet des grossesses optimales et âtsune éducation des enfants optimale. La contraception est le prototype de la médecine préventive. » Oubliés, les effets néfastes de la pilule. Oublié, le principe selon lequel la médecins n'est pas là pour bloquer quelque chose qui fonctionne bien et normalement. Oubliés, les dégâts moraux de la révolution contraceptive.

Et pour ce qui est du financement des divers types de contraceptifs qui sont, selon les cas, parfois, souvent ou toujours abortifs à un stade très précoce de la grossesse, il contredit en lui-même l'interdit négocié pour permettre l'adoption de l'Obamacare.

Le marché des contraceptifs est déjà gigantesque aux Etats-Unis : ils sont prescrits pour une valeur de 93 millions de dollars par an aux termes d'une étude de marché citée ici, et on trouve des pilules génériques à 9 $ par mois.

Tout en reconnaissant que la moitié des grossesses indésirées aux Etats-Unis surviennent chez des femmes sous contraception, ses promoteurs, comme Planned Parenthood (le Planning) assurent que la gratuité mettrait un terme aux oublis et feraient baisser le taux des grossesses, celui des avortements et celui des grossesses adolescentes, ce qui reste à démontrer, notamment en permettant à celles qui renoncent à des contraceptifs longue durée ou qui sont incommodées par les génériques de se tourner vers des produits de meilleure qualité. (Mais qu'est-ce qu'on leur fait donc avaler ?)

Planned Parenthood est en train de pousser à la roue pour obtenir la gratuité absolue en finançant une étude sur 10.000 femmes à Saint-Louis (Missouri) qui reçoivent toute la contraception gratuite de leur choix (le projet s'appelle Contreceptive CHOICE) pourvu qu'elles soient nombreuses à privilégier les implants et les dispositifs intra-utérins, plus chers à l'achat mais jugés plus efficaces. Elles ont été en tout cas 70 % à opter pour ces moyens qui ont la faveur du Planning et qui ont un effet soit souvent, soit toujours abortif.

On n'arrête pas un massacre qui marche !

28 août, 2010

Cellules souches embryonnaires : Obama stoppé dans son élan

La presse française a largement repris et commenté cette information venue des Etats-Unis : un juge du tribunal fédéral de Washington a fait droit à la demande d'associations chrétiennes en suspendant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires décidé par Obama peu après son accession à la présidence des Etats-Unis.

Les demandeurs faisaient valoir que l'embryon humain est un tout petit être humain et que l'on ne saurait attribuer les dollars du contribuable aux recherches qui supposent la destruction de ce tout petit être.

Bien sûr, la presse parle de toutes ces maladies qui pourraient être à l'avenir être guéries par les cellules souches embryonnaires : toutes ces maladies qui nous font peur et qui font souffrir nos proches – diabète, Parkinson, Alzheimer et j'en passe. Mais pour l'heure la recherche sur ces cellules qui ont pour particularité de provoquer des problèmes de rejet immunitaire et de pouvoir se développer tels des tumeurs quand elles ne fonctionnent pas selon les désirs des chercheurs, n'est pas concluante. Cela ne fonctionne pas sur les animaux, et n'a jamais été utilisé pour l'homme. Contrairement à la recherche sur les cellules souches adultes dont le prélèvement ne pose aucun problème éthique. Celles-ci sont déjà utilisées pour traiter une centaine de maladies.

C'est George W. Bush qui avait pris la décision d'interdire le financement public des recherches sur les cellules souches embryonnaires ; Obama l'a renversée mais partiellement, espérant ainsi de manière bien chinoise échapper aux critiques des pro-vie : il limitait le financement à la recherche sur les cellules mais maintenait l'interdiction pour le prélèvement. Pour le juge Royce Lamberth, une telle distinction n'est qu'un écran de fumée : « La recherche sur les cellules souches embryonnaires est clairement une recherche qui implique la destruction d'un embryon », a-t-il déclaré. Or une loi fédérale interdit clairement la destruction d'embryons humains.

L'administration Obama a annoncé son intention de faire appel de la décision.

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06 août, 2010

Kenya : 67 % de voix pour une constitution pro-avortement – moyennant finances

Concert d’approbation et de félicitations pour le Kenya, qui vient de changer sa Constitution : Barack Obama (enfant du pays), le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, l’UE… ont salué jeudi le référendum « historique » qui l’a approuvée par plus de 67 % des voix. Normal : elle est favorable à l’avortement et reconnaît les tribunaux islamiques. Dans Daoudal-Hebdo, Yves Daoudal a enquêté sur les 23 millions de dollars investis par les Etats-Unis dans la campagne du oui. Il rappelle sur son blog que le vice-président américain, Joe Biden, était allé sur place en juin et avait dit : « Nous espérons, Barack Obama espère, et j’espère que vous allez faire cette réforme pour permettre à l’argent de couler à flots. »

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11 juin, 2010

ObamaCare : la contraception gratuite et la peine des mères (1)

Adam Sonfield, collaborateur du Guttmacher Institute – fondé par Alan Guttmacher en 1968 alors qu'il présidait la Fédération internationale du planning familial – vient de publier une tribune pour CNN où il se fait l'avocat du remboursement universel de la contraception. Pour des raisons sanitaires, économiques et sociales. Selon lui, c'est le plan de santé de Barack Obama qui ouvre la voie à cette couverture systématique, par la voie d'un amendement de Barbara Mikulski sur les soins préventifs pour les femmes qui a été adopté par les voix d'élus qui visaient clairement les contraceptifs. Sonfield souhaite que la mise en application de cet amendement, laissé à la discrétion du Département de la Santé américain, en tienne compte.

Extraits :

« Une disposition peu remarquée de la vaste réforme des lois sur la santé adoptée en mars pourrait étendre de manière très large l'accès à la contraception en exigeant des compagnies d'assurance d'en assurer la couverture sans part laissée à l'assurée.
« Il y aurait en conséquence moins de grossesses non planifiées et d'avortements, et moins de frais, pour le système de santé, liés à un suivi prénatal insuffisant et à des poids de naissance insuffisants. »
Sonfield note que les plans antérieurs de couverture santé pour les plus démunis, comme Medicaid, considéraient déjà les contraceptifs comme faisant partie des soins préventifs, assurant déjà leur délivrance gratuite dans de nombreux cas, tandis que des associations de médecins en font la promotion pour améliorer la santé des femmes et des nouveau-nés.
« Les bénéfices sociaux et économiques liés à l'évitement des grossesses non désirées sont significatifs, et comprennent le fait de permettre aux femmes de parfaire leurs études et de participer pleinement à la force de travail. Les services de contraception présentent également un très bon ratio coût-efficacité, chaque dollar public dépensé pour le planning familial permettant d'économiser 3,74 $ de dépenses Medicaid en relation avec la grossesse, selon une étude réalisée en 2010 par le Guttmacher Institute. »
Du tout bénéfice pour le monde de l'entreprise, ajoute Sonfield. Il ajoute que la contraception, en évitant des avortements, pourrait bien représenter le « terrain commun » pour lutter contre l'avortement recherché par beaucoup d'Américains (faisant référence au discours de Barack Obama à l'Université catholique de Notre Dame.

Voilà qui est dit sans ambages, mais tout cela n'est pas vrai pour autant. Au prochain post !

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16 avril, 2010

La franchise du cardinal Cañizares sur Zapatero et Obama

Le journaliste Edward Pentin du Catholic Herald britannique a publié aujourd'hui l'interview qu'il a réalisée avec le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, aussi appelé « le petit Ratzinger ». Très tôt au cours de l'entretien celui-ci décoche sa première flèche :

« Zapatero est intelligent mais lui et le gouvernement ont la même théologie dominante : l'homme sans Dieu. » « Obama est comme Zapatero », ajoute-t-il, puisque ces deux chefs d'Etat considèrent la liberté comme « absolue pour tous » et la mettent au-dessus des « droits humains ». Cette vision entraîne « le fait de pouvoir faire ce que l'on veut, de décider ce que l'on veut – cela élimine la préoccupation à l'égard d'autrui, de Dieu, de la loi ».

Comment lutter contre la culture de mort, demande Edward Pentin. Il faut travailler dans le domaine de la culture et l'évangéliser : « Evangéliser la culture signifie garder son regard fixé sur le Christ parce qu'un homme qui accepte le Christ – qui est vraiment homme – aura la mentalité, les pensées et les sentiments du Christ. (Construire) une civilisation de l'amour, comme y ont appelé Jean-Paul II et Benoît XVI, semble être un travail d'évangélisation parce que dans une telle société, Dieu est vraiment reconnu comme Dieu. Le problème de notre temps, s'est d'être une culture construite sans Dieu. »

« Il ne s'agit pas seulement de changer des lois, bien que cela soit nécessaire. Nous devons également changer la mentalité parce que la mentalité dominante n'est pas chrétienne : il nous faut une mentalité de l'Evangile. » Comment l'obtenir ? Parmi les mesures préconisées par le cardinal pour son pays : retrouver le sens de l'histoire chrétienne de cette nation et de sa naissance chrétienne au 3e concile de Tolède au 7e siècle, sans omettre le fait qu'elle a été « perdue aux Musulmans » et reconquise grâce aux batailles menées au Moyen Age. Mais aussi par le « renouvellement de la liturgie » et par la réintroduction d'un « juste sens de la liberté.

Pendant qu'il était encore archevêque de Tolède, le cardinal Cañizares n'avait pas ménagé ses critiques à propos des « lois maléfiques et injustes » du pouvoir zapatériste qui « faisaient trembler les fondements même de la famille ».

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21 décembre, 2009

Obamacare adopté au Sénat

Le revirement de Ben Nelson (voir posts précédents) a mis fin à la tentative d'obstruction (« filibuster ») de l'adoption du plan de santé Obama par le Sénat. C'est dans la nuit de dimanche à lundi que le texte a été voté par 60 votes contre 40 le texte gravement amendé dans le sens du financement public de l'avortement aux Etats-Unis.

Pour National Right to Life le texte amendé ne crée pas du tout un mur étanche (« firewall ») entre fonds publics et fonds privés, comme le prétend l'auteur principal du jeu d'amendements, Harry Reid, mais une « simple astuce comptable » qui n'est pas cohérent avec les systèmes fédéraux actuellement en vigueur. La mesure (dont rien ne dit qu'elle laisserait le choix aux assurés de ne pas payer des cotisations destinées à financer l'avortement) est en outre dépendante d'un autre amendement à renouvellement annuel.

En cas de blocage de celui-ci au niveau fédéral, NRLC souligne que « les exigences comptables de l'amendement Reid s'évaporeraient automatiquement, et les assureurs pourraient rembourser les avortements volontaires à l'aide de subsides fédérales sans même recourir à des manœuvres comptables ».

Source : LifeNews.com.

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Obama permet déjà le financement de l'avortement

Par un acte budgétaire portant sur plus d'un million de millions de dollars de fonds publics pour 2010, Barack Obama a donné le feu vert mercredi au District of Columbia (Washington DC) pour financer l'avortement en faveur des femmes à faibles revenus, levant l'amendement Dornan qui dépuis 13 ans l'interdisait sauf en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère.

L'acte débloque également quelque 700 millions de dollars en faveur du «planning familial » promu à l'étranger par des groupes qui y associent l'avortement, ou de groupes fournissant directement, toujours à l'étranger, des avortements, comme le Planning familial international. Le Fonds des nations unies pour la population est également bénéficiaire à hauteur de 55 millions, qui a soutenu et assisté la Chine dans son violent programme de l'enfant unique.

Pour autant Obama n'a pas révoqué la « politique de Mexico City », qui écarte les organismes faisant la promotion de l'avortement ou le fournissant de subsides publiques, au niveau fédéral.

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L'Obamacare progresse avec un amendement faussement pro-vie

Contrairement à ce qui est affirmé ici et là, les derniers développements autour de « l’Obamacare » n’assurent pas à cette mise en place d’un système de santé socialisé aux Etats-Unis l’exclusion de la couverture des dépenses liées à l’avortement.


Le revirement du sénateur démocrate supposé pro-vie Ben Nelson, du Nebraska, samedi matin, a en effet changé la donne : une série de compromis a entraîné son soutien au plan Obama, assurant à la loi une quasi certitude d’être adoptée, puisqu'il apporterait, sauf surprise venant d'autres sénateurs, la 60e voix nécessaire.

Le texte de compromis prévoit simplement une possibilité pour les Etats de se soustraire au principe de la couverture des frais d’avortement et prévoit un nouveau plan de caisses séparées mais alimentées par les fonds publics pour cette couverture.

Le Family Research Council (FRC) et le Comité national de Right to Life ont tous deux souligné et dénoncé le fait que ce texte, même dans sa nouvelle mouture, pose clairement le principe de l’utilisation de fonds publics pour la couverture de l’avortement volontaire. Les pro-vie parlent d’astuces qui ressemblent à ceux du texte d’origine. Tom McClusky, au nom de FRC, a commenté samedi auprès de LifeSiteNews :

« J’espère qu’il n’est pas trop tard pour le sénateur Nelson de brader ses principes pro-vie. Aucun sénateur, aucune organisation qui soutient cet amendement de manager [un amendement ou une série d’amendements acceptés d’avance par les deux parties en présence à travers celui qui pour chaque côté “gère” le débat sur un texte] ne peut d’aucune façon se dire pro-vie, car il fait du gouvernement fédéral le financier de l’industrie de l’avortement. »

Au bout du compte, en effet, commente LifeNews.com, ce sont bien des fonds fédéraux qui apporteront des subsides aux plans d’assurance maladie privés qui couvrent l’avortement.

National Right to Life souligne ainsi que les votes en faveur de ce texte seront comptés par cette association comme favorables à « une législation qui permet au gouvernement de financer des contrats d’assurance privée qui couvrent l’avortement volontaire, de sanctionner des plans muti-Etats qui couvrent l’avortement volontaire, et de donner aux responsables fédéraux le pouvoir d’imposer à des plans privés de couvrir l’avortement volontaire même s’ils n’acceptent pas des assurés bénéficiant de subsides publiques ».

Selon Charmaine Yoest d’Americans United for Life, l’amendement de compromis résultant des négociations de deux démocrates, Ben Nelson et Harry Reid, « fournit une protection de la conscience inadéquate, dans la mesure où il n’interdit pas à quelque entité gouvernementale ou à quelque plan que ce soit (fédéral, d’un Etat ou local) de discrimination envers des fournisseurs de soins de santé qui ne veulent pas participer à l’avortement ». Par le mécanisme de l’opt out (possibilité de se soustraire au mécanisme), ajoute-t-elle, « les Etats devront agir s’il veulent empêcher le financement de plans couvrant l’avortement chez eux, ce qui aboutit à mettre sens dessus dessous l’approche fédérale traditionnelle sur l’avortement ».

Sources : LifeSiteNews et LifeNews.

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18 septembre, 2009

Une ahurissante interview de Tony Blair

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

“L’Osservatore romano” en « service commandé » ?

Deux pleines pages d’un journal qui n’est pas petit : c’est la place accordée par le quotidien quasi officiel du Vatican à un entretien avec l’ancien Premier ministre anglais Tony Blair, dans son édition du 15 septembre. L’entretien, mené par la journaliste Giulia Galeotti, est si dégoulinant de complaisance qu’un bloggueur catholique anglais, curé de la paroisse Notre-Dame du Rosaire à Londres – où l’on trouve une messe « extraordinaire » –, a suggéré de le renommer : L’Ossequioso Romano.

Après le http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2009/09/tony-blair-simpose-rimini.html ovationné de Tony Blair à Rimini fin août, c’est un nouveau pas vers l’installation de ce partisan de l’avortement et des autres aberrations de la culture de mort dans le rôle de porte-parole de l’Eglise catholique dans le concert des nations. Même l’agence Zenit, plutôt conservatrice, a donné un écho totalement positif à cette interview : voilà un bon demi-million d’abonnés à son service quotidien qui garderont l’impression d’un Tony Blair, homme politique à suivre dans tous les sens du terme.

Visiblement sous le charme, Giulia Galeotti annonce que ce « probable protagoniste sur la scène internationale des années à venir » est un « gentleman » : « Bien élevé, souriant, courtois comme peu savent encore l’être désormais », il est celui que le Guardian de Londres présente comme le « probable futur président de l’Union européenne ». C’est dire que l’enjeu d’une telle publication est de taille.

Le scandale… est précisément que la journaliste n’en fait aucun. Il n’y a pas de question gênante. Pas de rappels de ses votes personnels ni des décisions prises sous sa responsabilité, alors que Tony Blair présente un palmarès systématiquement pro-mort. Richard Marsden, journaliste catholique anglais, en rappelle un bref catalogue dont nous retiendrons quelques exemples : légalisation de l’euthanasie par omission, légalisation de l’adoption homosexuelle qui a abouti au sabordage d’agences catholiques d’adoption sous peine d’être poursuivies pour « discrimination », légalisation des unions homosexuelles, accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 11 ans, légalisation de l’expérimentation sur l’embryon humain… Tony Blair a personnellement voté contre la réduction des délais de l’avortement légal de 28 à 18 semaines ; pour l’expérimentation sur l’embryon jusqu’à 14 semaines, etc.

Dans son interview comme à Rimini, le président de la Tony Blair Faith Foundation, après avoir encensé la Chine contemporaine, se recommande chaleureusement de Caritas in veritate. L’Osservatore Romano a laissé passer, sans la moindre réaction sur le fait que cette encyclique place au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise le respect de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle, et qu’il est difficile d’être plus éloigné de cette exigence que Tony Blair…

Soyons précis. Il y a bien une question, en passant, sur l’avortement. La journaliste demande si dans les « démocraties modernes, un homme politique a le droit de parler au nom de sa foi – en se déclarant par exemple contre l’avortement parce que celui-ci viole le cinquième commandement – ou s’il a au contraire le devoir de se taire à propos de son credo personnel ».

Réponse de Tony Blair : « J’ai toujours soutenu que les gens ont le droit de parler. J’ai beaucoup insisté là-dessus en Grande-Bretagne. Surtout parce qu’il s’agit de thèmes à propos desquels les gens ont des sentiments forts, qui sont importants pour eux. Les gens ont des avis très différents sur ces questions, et si une personne croit quelque chose qui pour elle, est absolument centrale, elle a le droit de parler. »

A lire cela, on pourrait bien le croire un défenseur de la vie. Le problème, c’est qu’il a toujours parlé pour l’avortement. Et que L’Osservatore Romano tait cela.

John Smeaton, président de la SPUC (Association britannique pour la protection des enfants à naître) en est venu à demander, en commentant l’affaire pour LifeSiteNews.com : « Y a-t-il des éléments subversifs au travail au Vatican qui veulent une politique de conciliation avec Barack Obama et Tony Blair, et leurs politiques anti-vie ? »

L’Osservatore Romano est contrôlé par la Secrétairerie d’Etat qui a multiplié les signes en ce sens depuis l’élection de Barack Obama. C’est pourquoi un Mgr Michel Schooyans, de l’Académie pontificale pour la Vie, a multiplié les mises en garde depuis plusieurs mois, parlant de « service commandé » à propos du quotidien, soulignant avant la lettre les manœuvres entreprises pour propulser Tony Blair sur le devant de la scène de l’Union européenne, du dialogue interreligieux et du Vatican. On peut dire que les affaires du « catholique » Blair progressent…

P.S. Il va de soi qu’il ne m’appartient pas de juger de la sincérité de la conversion de Tony Blair. Mais il faut souligner qu’il est un « catholique » qui n’accepte pas les enseignements de l’Eglise et du Pape. Sans commentaire.

Tony Blair s'impose à Rimini

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

Un converti étrange et influent

L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, aura été la vedette de la 30e rencontre de « Communion et Libération » à Rimini, fin août. Le récent converti anglais a cette plate-forme pour promouvoir sa variété hétérodoxe d’un catholicisme détourné aux fins du mondialisme et de l’« Initiative des religions unies » qui inspire sa Tony Blair Faith Foundation (Fondation Tony Blair pour la Foi).

Ladite fondation pour le dialogue interreligieux a été créée en mai 2008, en présence de Bill Clinton, dans un esprit qui convient parfaitement aux principes gouvernant les grandes organisations supranationales comme l’ONU ou l’UNESCO : minimiser les différences entre les cultures, notamment religieuses, afin de promouvoir la paix mondiale. C’est l’esprit du syncrétisme religieux et du New Age, dont on ne parle plus tellement mais qui n’en est pas moins présent, notamment dans les programmes officiels d’enseignement.

Tony Blair s’est donc vu offrir par « Communion et Libération » la possibilité de s’exprimer au cours d’une conférence plénière et de se positionner, ainsi, comme chef de file des intervenants « catholiques » dans notre monde qui évolue, un rôle d’autant mieux accepté dans celui-ci qu’il adhère sans ambages aux nouveaux dogmes écologistes.

Se posant en admirateur ébloui de la Chine, Tony Blair a expliqué aux participants que ce pays est en train d’élaborer des réponses originales et efficaces aux problèmes de pauvreté, de l’installation d’une nouvelle forme d’Etat-providence, d’une réduction vertueuse des émissions carbone. A rapprocher de l’information des autorités chinoises sur la « réussite » de leur politique coercitive de contrôle de la population qui a permis d’éviter 400 000 millions de naissances depuis 1979… Le joli modèle, en effet : où l’avortement forcé est fréquent, le manque de petites filles catastrophique et les problèmes de prise en charge des personnes âgées chargés de conséquences potentiellement abominables.

Il importe de souligner cette introduction pour éclairer le reste du discours, où Tony Blair, se disant inspiré par Caritas in veritate, a appelé le monde qui se mondialise à accueillir l’aide et le conseil l’Eglise catholique, elle-même « modèle d’institution globale », parce que les hommes politiques laissés à eux-mêmes ne peuvent assurer la paix, la justice, la solidarité, la juste répartition des « rares ressources » de la planète. Et, tout en affirmant sa « différence » comme catholique, Tony Blair a mis en avant les divers programmes de coopération interreligieuse qui permettent – avec la Banque mondiale, indiquait-il en passant – de bien répondre aux besoins du monde et au soulagement de la misère.

Emouvant, l’habitué du discours politique a conclu :

« La Foi et la Raison sont des alliées, non des adversaires. Elles se soutiennent mutuellement ; elles s’embrassent ; elles se fortifient l’une l’autre. Elles ne sont pas en compétition pour la suprématie. C’est ensemble qu’elles l’atteignent. C’est pourquoi la voix de l’Eglise doit être entendue. »


On imagine que de telles paroles ont été bien reçues par le public catholique de Communion et Libération à Rimini. Il y avait beaucoup de discrets renvois aux écrits pontificaux. Un souffle soutenu par l’appel à l’« amour de Dieu » et à sa « grâce ». De quoi lancer une véritable OPA sur la présence catholique dans le monde : dans le cadre de sa Fondation pour la Foi, Tony Blair y est clairement candidat, et il n’hésite pas à revendiquer le soutien de Benoît XVI pour ses initiatives.

L’ennui, c’est que Benoît XVI est pour lui une excellente carte de visite… et rien de plus. Car Tony Blair, avec sa femme Cherie qui a été l’instrument de sa conversion au catholicisme, comme il l’affirme volontiers, est pour l’avortement. Pour la contraception. Pour le préservatif comme arme de choix contre le sida. Pour la reconnaissance des unions homosexuelles. Pour le contrôle de la démographie humaine, s’il faut en croire l’association britannique Optimum Population Trust qui le cite dans son rapport intitulé « Une stratégie climatique basée sur la population ». En tant que Premier ministre, il a participé à la mise en place de multiples mesures contre la vie humaine. Il n’était assurément pas un invité acceptable, et encore moins un porte-parole adéquat au sein d’un mouvement catholique.

Pour l’anecdote, sa femme Cherie qui se présente comme une catholique de conviction vient de s’exprimer durement contre l’Eglise à l’occasion du Festival international du livre à Edimbourg, le premier mercredi de septembre. Elle y assurait la promotion de ses Mémoires en accusant l’Eglise d’empêcher certaines femmes de poursuivre une belle carrière en s’opposant à la contraception. Les progrès de la femme sont directement liés à leur capacité de contrôler leur fertilité, a-t-elle déclaré, souhaitant que l’Eglise puisse considérer celle-ce de manière « plus positive ». Et d’avouer avec une élégance qu’on appréciera que son fils Leo est né du fait qu’elle avait oublié son « matériel contraceptif » lors d’une visite officielle à Balmoral. Réponse immédiate d’un porte-parole de l’Eglise catholique en Ecosse : « Lorsque l’Eglise catholique a réaffirmé son opposition à la contraception, elle a mis en garde contre les quatre problèmes majeurs qui seraient directement liées à sa mise en place : une baisse généralisée de la moralité à travers l’ensemble de la société, davantage d’infidélité, un amoindrissement du respect de la femme par l’homme, et le recours coercitif aux technologies de la reproduction par les gouvernement. Les quatre dernières décennies on témoigné de la sagesse de cette analyse. »

Voilà donc le couple Blair : comment ne pas considérer Tony Blair comme un expert en « entrisme » ?

De son côté, Mgr Michel Schooyans, professeur émérite de l’université de Louvain, spécialiste des questions de population, l’un des quarante membres pléniers de l’Académie pontificale pour la vie et membre de l’Académie pontificale pour les sciences sociales, a tenu devant cette dernière un discours de mise en garde où il accusait Blair, dans le sillage de Barack Obama, de détourner le message catholique au profit de l’idéologie du genre, des « droits reproductifs » et autres lectures « politiquement correctes » qui sabotent les « fondements naturels du droit ».

Tout serait à citer. Retenons déjà ces fortes paroles, où il annonce un véritable « terrorisme politico-juridique » :

« Ce que révèle l’analyse des décisions de Barack Obama et du projet de Tony Blair, c’est que se profile une Alliance de deux volontés convergentes, visant, l’une, à subjuguer le droit, l’autre, à subjuguer la religion. Telle est la nouvelle version de l’aigle à deux têtes. Droit et religion sont instrumentalisés pour “légitimer” n’importe quoi.

« Cette double instrumentalisation est mortelle pour la communauté humaine. C’est ce qui ressort de diverses expériences réalisées dans le cadre de l‘État-Providence. Celui-ci, à force de vouloir plaire aux individus, a multiplié les “droits” subjectifs de complaisance, par exemple en matière de divorce, de sexualité, de familles, de population, etc. Mais ce faisant, cet État-Providence a créé d’innombrables problèmes qu’il est incapable de résoudre. Avec l’extension de ces “droits” de complaisance à l‘échelle mondiale, les problèmes de précarisation/marginalisation vont se multiplier à tel point qu’aucune gouvernance mondiale ne pourra les résoudre.

« De même pour la religion. Depuis qu’est acquise la séparation de l‘Église et de l‘État, il est inadmissible que l‘État se serve de la religion pour renforcer son emprise sur les cœurs, les corps et les consciences. (…) « Par ces canaux, et avec l’appui du couple Blair, le juriste-président Obama est en train de lancer un nouveau messianisme nord-américain, totalement sécularisé. Il bénéficie en cela de l’appui de son fidèle partenaire, candidat présumé à la présidence de l’Union européenne. La volonté suprême du Président des USA validera le droit des nations et le droit des relations entre les nations. Dans la foulée, les “Trente-Neuf Articles” de la nouvelle religion devront être promulgués par son collègue britannique. »


Est-ce tolérable ?

Source : "Présent"

 
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