Affichage des articles dont le libellé est avortement sélectif. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est avortement sélectif. Afficher tous les articles

09 novembre, 2014

Royaume-Uni : une gynécologue d’origine indienne poursuivie pour avortement sélectif

Prabha Sivaraman
Prabha Sivaraman, 46 ans, comparaîtra le mois prochain devant le tribunal de Manchester and Salford pour avoir accepté de pratiquer un avortement en raison du sexe de l’enfant à naître. Elle est l’une des deux médecins filmés à leur insu au moment d’accepter ce type d’avortement sélectif lors d’une enquête du Daily Telegraph en 2012. « Je ne pose pas de questions. Si vous voulez un avortement, vous voulez un avortement », avait-elle répondu à sa patiente.
Les poursuites ont été engagées par un militant pro-vie, avec le soutien du Christian Legal Centre, après la décision des services de poursuites publiques de la Couronne d’engager une action.
L’acte du médecin a été qualifié dans ces poursuites privées de « conspiration en vue de procurer un poison à utiliser en vue de procurer un avortement ».
L’affaire s’accélère précisément alors qu’un texte destiné à sanctionner les avortements sélectifs réalisés en raison du texte vient d’être adopté par l’immense majorité des membres de la Chambre des communes.
L’autre médecin filmé dans des circonstances similaires pourrait lui aussi faire l’objet de poursuites : un tribunal de Birmingham doit statuer début janvier sur le cas de Palaniappan Rajmohan qui avait accepté le principe d’un tel avortement tout en disant lui-même : « C’est comme de l’infanticide féminin, non ? » Il sera décidé s’il doit faire l’objet d’un appel à comparaître.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



04 novembre, 2014

Le parlement britannique vote contre l’avortement sélectif

Véritable fléau dans les pays asiatiques, l’avortement sélectif pour favoriser la naissance d’un enfant du sexe désiré existe aussi dans les pays développés. Le Parlement britannique a adopté mardi, à une majorité écrasante, une loi bannissant les avortements à cette fin : 181 élus contre 1. La deuxième lecture du texte est attendue pour janvier.
La British Pregnancy Advisory Service (service public de conseil pour la grossesse) ne voit pas où est le problème dans la mesure où la loi de 1967 autorisant l’avortement ne l’évoque pas, et donc n’interdit pas. Cela revient à couvrir le « féminicide » – le plus souvent, en effet, ce sont les petites filles qui sont éliminées.
Fiona Bruce, provie et profamille
La loi, portée par Fiona Bruce, aura été soutenue a contrario par le fait que le représentant de la couronne a refusé l’an dernier d’engager des poursuites en cas d’avortements pratiqués pour la seule raison du sexe de l’enfant, au motif que la loi en vigueur « ne les interdit pas ».
Il s’est pourtant trouvé une journaliste, Reni Eddo-Lodge, pour dénoncer le caractère « discriminatoire » de la mesure, assurant qu’elle servira surtout contre les communautés ethniques soupçonnées de préférer les garçons aux filles puisque chez les autres le problème ne se pose guère. « C’est une mesure anti-choix promue par des anti-choix », écrit-elle, ses motivations sont « sinistres » et rendent compte de la « créativité croissante des stratégies mises en place par le lobby anti-choix pour restreindre les droits reproductifs des femmes ». Il s’agit, ajoute-t-elle, d’enfoncer un coin dans le système des droits reproductifs, en même temps que de justifier le « profilage » racial à l’égard des femmes en provenance du Pakistan, de la Chine, du Bangladesh et de l’Afghanistan.
« Le texte desservira les enfants des diaspora – des immigrées de deuxième et troisième génération qui ne souscrivent pas à la politique de leurs pays d’origine », écrit-elle encore, arguant que seule l’éducation des femmes mettra fin à la préférence pour les garçons.
Le problème est en effet que pour le lobby de l’avortement, celui-ci n’est pas seulement un droit, mais un bien.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



12 octobre, 2014

Suisse : interdire les avortements liés au sexe… mais comment ?

La commission de la science du National, la chambre basse de l’Assemblée suisse, vient de recommander à cette institution d’adopter une motion du Conseil des Etats demandant un durcissement des conditions d’obtention d’analyses précoces, pour éviter les avortements liés au sexe de l’embryon.
Même si ces tests sont déjà interdits par la loi suisse, il est apparu que les couples peuvent assez facilement contourner l’obstacle en recourant à des tests non invasifs réalisés dès la 9e semaine de grossesse, bien avant la fin du délai légal d’avortement fixé à 12 semaines.
On envisage d’interdire aux laboratoires de transmettre l’information sur le sexe de l’enfant dans la mesure où elle n’a pas d’utilité pour la détection de futures maladies – l’avortement eugénique étant dans ce dernier cas autorisé.
La commission du National souligne toutefois la difficulté de contrôler le recours aux tests  permettant de déterminer le sexe de l’enfant à naître dans la mesure où ils sont proposés par des laboratoires étrangers qui ne peuvent pas être soumis à la réglementation suisse.
Et comme les procédures dont de plus en plus simples – on sait que les tests sur le sang de la mère permettent d’obtenir un nombre toujours croissant de renseignements sur l’enfant qu’elle porte – il est prévisible que les tests puissent être bientôt effectués par les médecins eux-mêmes, sans passer par un laboratoire.
En fait, si l’on veut, en Suisse ou ailleurs, vraiment tout faire pour arrêter le génocide des filles ou l’avortement en raison du sexe de l’enfant, il n’y a qu’une solution efficace : interdire l’avortement tout court, qui tue dans tous les cas. Ou à tout le moins en finir avec le dépistage de plus en plus serré d’un nombre croissant de maladies, d’anomalies génétiques ou de prédispositions à telle ou telle maladie dans la mesure où il a pour seul but de recommander l’avortement.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



07 octobre, 2013

Australie : un médecin risque son droit d'exercer pour refus d'avortement

Un médecin de Melbourne, en Australie, risque de se voir retire son droit d'exercer parce qu'il a refusé
d'indiquer à un couple d'Indiens cherchant à avorter un médecin qui ne soit pas objecteur de conscience comme lui. Le Dr Mark Hobart avait été effaré d'apprendre le motif de la demande : alors que la femme était déjà enceinte de 19 semaines, une échographie venait de révéler que l'enfant était une fille. Et le mari et la femme voulaient un garçon…

Voici cinq mois déjà que pour ce refus, le Dr Hobart fait l'objet d'une enquête de la part du Medical Board of Australia (Autorité médicale d'Australie) et de l'Australian Health Practicioner Regulation Agency (AHPRA, Agence australienne de régulation des praticiens de santé). Même la presse locale s'en offusque : le Herald Sun compare la poursuite à une procédure devant la Star Chamber, « Chambre étoilée », une haute cour de justice anglaise siégeant sans jury et pouvant condamner sur l'autorité d'un seul témoin qui rendit d'insignes services à Henri VIII notamment, avant d'être abolie par le parlement en 1641.

Le journal observe que le Dr Mark Hobart avait déclaré lorsque l'affaire était venue aux oreilles des médias qu'il n'avait pas invité ses patients à aller voir un médecin non objecteur pour la simple raison qu'aucun médecin, à son sens, n'accepterait de pratiquer un avortement sélectif, qui plus est à 19 semaines, pour éliminer une petite fille en raison de son sexe. « En général la réaction de mes collègues est l'incrédulité et le dégoût », assure-t-il aujourd'hui.

Vendredi dernier, une élue au Parlement de Victoria, Christine Campbell, a introduit une demande d'enquête législative à l'encontre de l'AHPRA au motif que le médecin se trouve empêché de se défendre de manière adéquate dans l'affaire en raison du secret de l'enquête menée à charge contre lui. 

L'affaire a été médiatisée en avril dernier lorsque le Dr Hobart lui-même a fait connaître à la presse sa décision de ne pas renvoyer le couple vers un médecin plus accommodant que lui. Il était alors candidat à une élection partielle au Parlement de Victoria pour le Democratic Labor Party, qui est contre l'avortement, et il voulait attirer l'attention sur le fait que des avortements sont demandés, et accordés dans cet Etat australien pour des simples questions de sexe de l'enfant : « J'étais abasourdi. Se trouver confronté à une demande d'avortement pour cette raison-là – je n'arrivais pas à le croire. C'est l'homme qui parlait tout le temps – il étaient tellement insistant. »

Le refus du médecin n'ayant aucune incidence sur la demande, le couple devait finalement obtenir l'avortement – à 19 semaines, sur un enfant sans autre « défaut » que d'être une fille – dans une clinique de Melbourne.

Le Dr Hobart espérait faire réagir les autorités publiques mais peu après la publication de son interview en avril le Medical Board australien a indiqué qu'il n'entendait pas poursuivre le couple parce que les médecins de Victoria ont le droit de mettre fin aux grossesses jusqu'à 24 semaines. Un porte-parole du ministre de la Santé expliquait au même moment que l'« interruption » chirurgicale d'une grossesse est une affaire « clinique » qui relève du jugement professionnel clinique du médecin en relation avec le patient.

Mais on est en Australie, pays des boomerangs. Loin d'obtenir une dénonciation en bonne et due forme des avortements en raison du sexe de l'enfant, le Dr Hobart s'est rapidement trouvé sous le feu des accusations médiatiques, d'autant qu'il avait précédemment révélé être opposé à l'avortement pour des motifs de raison mais aussi de foi : il avait ainsi expliqué qu'il ne renvoyait jamais une patiente demandant une « IVG » vers un médecin non objecteur, entre autres parce qu'il est catholique pratiquant et ne veut pas se rendre complice d'un crime.

En 2011, participant à une enquête au Victoria, il avait expliqué : « Quiconque a pleine conscience de ses actions et qui dans l'exercice de son libre arbitre procure aide et assistance en vue d'un avortement a commis un péché mortel et l'Eglise catholique enseigne que cette personne ira en enfer. » « Dire qu'un avortement n'est pas un meurtre va contre ce qui résulte directement de l'observation, de la raison et de la logique », ajoutait-il. En avril de cette année, on lui a demandé s'il était toujours de cet avis. Il a répondu : « Oui. »

C'est sur la foi de ces échanges médiatiques que l'AHPRA a institué le 9 mai dernier, « motu proprio », une enquête en raison d'« informations reçues » selon lesquelles il avait « manqué à son obligation de renvoyer une femme cherchant un traitement ou des conseils sur l'avortement vers un collègue non objecteur » – une obligation inscrite dans la loi entrée en vigueur en 2008 au Victoria. Cette loi oblige également le médecin objecteur à pratiquer un avortement en cas d'« urgence » et supprime le droit à l'objection de conscience concédé jusqu'alors aux infirmières.

Le bureau de cette instance compte 11 membres : 8 praticiens de la médecins et trois membres de la société civile, ces dernières étant toutes des femmes. La décision d'instituer l'enquête a été prise à la majorité.

Mais le Dr Hobart n'en sait pas davantage : ni l'identité des personnes qui ont pu le dénoncer auprès de l'AHPRA, ni l'identité de ceux qui le poursuivent. Dans sa déclaration portée devant le parlement vendredi dernier par Mme Campbell, il déclare être victime d'une persécution sponsorisée par l'Etat : un « procès mené par des hommes et des femmes sans visage qui sont appelés à être à la fois accusateurs et juges dans un cas qu'ils ont enclenché eux-mêmes ». Ce secret porte atteinte à son droit de se défendre, ajoute-t-il.

Le Herald Sun assure que la femme indienne qui est au cœur de cette affaire a de nouveau conçu depuis cet avortement dont la date n'a pas été révélée, et qu'elle doit accoucher incessamment – mais le père ne saura qu'après la naissance si c'est une fille ou un garçon.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



07 janvier, 2013

ONU : l'avortement sélectif des filles augmente en Europe

C'est une étude des Nations unies qui l'affirme : le nombre des avortements sélectifs des filles va croissant en Europe, une tendance qui se lit dans les statistiques de naissance où les garçons sont de plus en plus sur-représentés. L'Inde, la Chine et autres pays « émergents » n'ont plus l'apanage de ces tristes statistiques rendues possibles par l'existence de ce qu'il est convenu d'appeler « l'interruption volontaire de grossesse » : dès lors qu'elle est légale à la demande, en effet, pourquoi se priver ?

Sans vraiment de surprise on notera que c'est dans des pays européens à forte présence musulmane que cette préférence « culturelle » pour les garçons se traduit par un surcroît de naissances « mâles » : en Albanie, il en naît 112 pour 100 filles ; au Kosovo la proportion est de 110 pour 100 ; au Montenegro, 109.

Le taux ordinairement constaté à travers le monde est de 105 naissances de garçons pour 100 naissances de filles, un déséquilibre dû à la prévoyance de la nature – pour ne pas dire la Providence – pour compenser la plus forte mortalité des bébés et des enfants mâles et aboutir, dans une région donnée, à l'équilibre entre hommes et femmes.

Les experts de l'ONU attribuent l'asymétrie au fait que dans les cultures « archaïques » des pays balkaniques comme l'Albanie, le Kosovo, le Montenegro, le garçon est perçu comme l'héritier du clan et celui qui va le perpétuer, alors que la fille en se mariant va renforcer un autre clan. A quoi s'ajoutent la pauvreté et le statut social inférieur de la femme dans ces régions… (Tiens, pourquoi ?)

Si l'avortement sélectif des filles demeure interdit, la source de cette information, Deutsche Welle en langue espagnole, affirme de manière intéressante qu'en Albanie on tirerait argument des avortements illégaux en augmentation, sans doute pour répondre à la demande de sélection, pour justifier les avortements légaux. Air connu.

Mais le journal souligne que d'autres pays européens sont touchés par le phénomène. Le sexe des enfants à naître n'étant connu qu'à partir des 14 semaines révolues de gestation, date à laquelle l'avortement est illégal dans beaucoup de pays européens,  ilon parle ainsi d'un « tourisme d'avortement » qui s'organise entre le Danemark et la Suède où l'opératiojn est légale jusqu'à 18 semaines.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



14 août, 2012

Cette femme a fait supprimer ses jumelles…

Elle était enceinte de 20 semaines. Elle avait déjà des filles. Elle attendait des jumeaux. Des jumelles, en fait, et elle ne voulait pas d'autre petite fille. Alors elle a demandé – et obtenu – un avortement à 20 semaines. Parce qu'elle attendait deux bébés, sa grossesse était très visible. Voici la photo qui, en une semaine, a fait le tour de la Toile :



L'image était tellement choquante que beaucoup ont crié au « hoax », à la manipulation.

Hélas, non. Kelly Clinger, une femme américaine, chanteuse – elle chantait jadis dans le chœur de Britney Spears – l'a vue s'approcher de la clinique Women's Center d'Orlando, Floride, le jour réservé aux avortements tardifs. Kelly Clinger va y prier régulièrement. C'est un endroit qu'elle connaît bien : c'est là qu'elle avait elle-même, il y a douze ans, subi un avortement bien plus précoce, mais aussi traumatisant ; c'est là qu'elle revient pour dire sa souffrance aux femmes qui s'apprêtent à faire la même erreur. Kelly Clinger s'est convertie après avoir tout vécu : la dureté de l'industrie de la musique populaire, un divorce, la toxicomanie…

Elle atteste que cette jeune femme enceinte de jumelles est restée fermée à tous les appels des volontaires qui priaient près de la clinique, appels accompagnés d'offres d'aide concrète. Elle a tout simplement répondu qu'elle ne voulait plus de filles et qu'elle n'avait aucune compassion pour les filles qu'elle portait. Son avortement a duré deux jours ; elle a accouché de ses enfants morts dans les toilettes.

La condamner ? Certes non : il faut implorer l'infinie miséricorde de Dieu. Car c'est cette mère qui risque de souffrir le plus, un jour, de cette décision mortelle, peut-être au point de se croire impardonnable.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

01 juin, 2012

Etats-Unis : la Chambre rejette la pénalisation de l'avortement sélectif

L’ultime (et véritable) racisme


Le projet d’une loi fédérale interdisant les avortements sélectifs en fonction du sexe a été rejeté jeudi par la Chambre des représentants à majorité républicaine, même si une majorité d’élus a approuvé le texte. Avec 246 voix pour (226 républicains et 20 démocrates) et 168 contre (dont 7 républicains), on peut dire que le projet de pénaliser ceux qui choisissent d’éliminer un enfant pour le seul motif que son sexe ne correspond pas à celui désiré par sa mère ou par ses parents avait pourtant recueilli une large adhésion, reflétant d’ailleurs l’opinion des Américains qui à 77 %, selon un récent sondage, rejettent l’avortement sélectif.

Mais le projet avait besoin de deux tiers de votes pour être adopté.

Le texte prévoyait de faire de l’avortement sélectif, aujourd’hui réprimé dans quatre Etats, un « délit fédéral » puni d’une peine de prison allant jusqu’à cinq ans, et d’amendes. Etait visée la réalisation en pleine connaissance de cause d’un avortement visant à éliminer un enfant selon son sexe, de faire pression sur une femme de le subir, ou de transporter une femme d’un Etat vers l’autre ou vers les Etats-Unis en vue de pratiquer un tel avortement. La femme elle-même n’est pas visée par le texte.

Cette horreur de l’avortement sélectif est une réalité. Elle est déjà dramatique en Asie où l’avortement « par genre » a déjà provoqué un véritable génocide des petites filles tuées par l’avortement à la demande des familles qui préfèrent, souvent dans le contexte de la politique de l’enfant unique, avoir un garçon. Tradition ou volonté d’assurer ses vieux jours, il s’agit en tout cas de l’ultime « racisme », de l’ultime « sexisme » – et du plus stupide, car il met une lourde hypothèque sur l’avenir des générations nouvelles en même temps qu’il déprécie les femmes, même celles qui sont vivantes.

Le projet de loi avait son utilité aux Etats-Unis où les minorités ethniques, notamment asiatiques, cherchent à s’assurer ainsi la naissance d’un garçon.

Des vidéos tournées récemment dans des centres de Planning familial de New York et du Texas sont d’ailleurs venues confirmer que la puissante « Planned Parenthood Federation » encourageait et aidait certaines de ses clientes à choisir le sexe de leur bébé, pour avorter les « non-conformes ». Officiellement, l’organisme féministe a répondu qu’il s’opposait à la préférence de genre (gender bias) mais qu’il accepte de pratiquer les avortements sélectifs à la demande.

C’est toute la schizophrénie de la culture de mort. Logiquement, et surtout dans l’esprit des féministes, il était aberrant d’approuver l’avortement sélectif et une « loi Pour la non-discrimination prénatale », PRENDA, aurait dû emporter l’adhésion de tous.

Mais Barack Obama est entré dans la bataille en faisant publier un communiqué de la Maison-Blanche affirmant que si l’Administration est opposée à la « discrimination de genre sous toutes ses formes, le résultat final de cette législation serait de soumettre des médecins à des poursuites criminelles s’ils ne parviennent pas à déterminer les motivations d’une décision très privée et personnelle. Le gouvernement ne devrait pas faire intrusion dans des décisions médicales ou dans des affaires familiales privées de cette manière. »

Alors, on peut tuer les petites filles. Le « racisme » dans ce contexte, il faut faire avec. Il faut aussi à tout prix préserver le « droit » à l’avortement : NARAL, une des plus grandes associations qui en font la promotion, s’est félicitée du rejet d’un projet de loi « trompeur ». Les élus « ont décrit à tort le projet comme le symbole des droits des femmes. Il n’a rien à voir avec l’intention d’en finir avec la discrimination par le sexe, un problème très réel », selon son communiqué.

Comment ne pas croire que tout cela est infernal ?

Article extrait du n° 7613 de Présent, du samedi 2 juin 2012

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

18 septembre, 2011

Echographies prénatales : ne plus révéler le sexe de l'enfant ?

Doris Stump
C'est ce que propose un projet de résolution soumis à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (ACPE)  par la socialiste suisse Doris Stump. Plus largement, son texte propose d'enquêter sur le déséquilibre entre les naissances de filles et de garçons en Albanie, Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie, où la sélection prénatale est soupçonnée de conduire à l'avortement des filles. On compte ainsi 112 garçons pour 100 filles dans les trois premiers pays, 111 pour 100 en Géorgie.

La commission sur l'Egalité des chances de l'ACPE a adopté le texte le 12 septembre ; les quatre pays mis en cause sont invités à enquêter sur les causes, les raisons et les mécanismes qui aboutissent à ces déséquilibres, à vérifier si certaines régions sont plus touchées que d'autres, à former les personnels médicaux en vue d'éviter l'avortement sélectif et à « relever le statut des femmes dans la société ».

Plus radicalement encore, la commission estime que les Etats membres du Conseil de l'Europe (47 Etats dont la France) devraient recommander aux hôpitaux publics de demander aux médecins « de ne pas révéler le sexe du fœtus ».

Mais le projet reste forcément paradoxal puisqu'il ne veut en rien toucher à la sélection eugénique : « Selon la commission, la sélection prénatale en fonction du sexe ne devrait être employée qu'aux fins exclusives de prévenir les maladies héréditaires graves liées au sexe, dans le cadre de l'avortement légal ou de l'utilisation de technologies de procréation assistée », assure cette dépêche.

L'ACPE devrait se prononcer sur cette résolution lors de sa prochaine séance plénière, du 3 au 7 octobre prochain.

© leblogdejeannesmits.

15 février, 2011

Avortement sexiste en Inde : 500.000 fillettes éliminées chaque année

Radio Canada révèle cette information au monde francophone :

Le nombre d'avortements de foetus de sexe féminin a atteint un nombre sans précédent chez les Indiennes depuis que les ultrasons sont facilement accessibles, révèle une étude du Centre du marché et de l'organisation publics de l'Université de Bristol.
La recherche de la professeure Sonia Bhalotra démontre que près de 500 000 foetus de sexe féminin sont avortés chaque année en Inde. Le phénomène s'observe surtout dans les familles hindoues riches et éduquées.
(…)
Le faible coût d'un examen aux ultrasons en clinique (10 livres, soit 16 $) cause de plus en plus un problème, semble-t-il, car non seulement les riches mais aussi les pauvres peuvent se l'offrir. La publicité pour ce genre d'examen est devenue très présente dans les régions rurales, créant un besoin là où il y avait déjà un intérêt marqué.
L'étude envisage des violences à venir dans la société indienne, où les hommes sont déjà majoritaires, et surtout dans les couches de la population les plus pauvres où il y aura de moins en moins d'hommes mariés.

13 juin, 2008

La “vertueuse” politique chinoise de l'enfant unique

Le réchauffement climatique (qui nous fait grelotter à Paris en plein mois de juin) provoque des débats passionnés dans la plupart des pays occidentaux, débats où tout le monde est de toute façon d’accord pour dire que tout ça, c’est la faute de l’homme.

Alors que le Royaume-Uni s’apprête – en attendant le « Grenelle de l’environnement » qui nous pend au nez de ce côté-ci de la Manche – à légiférer contre les méchants gaz à effet de serre, on a pu lors des débats parlementaires constater que la haine de l’homme progresse.

Barry Gardiner, élu travailliste à la Chambre des communes, s’est livré à ce propos, sans l’ombre d’une pudeur, à l’éloge de la Chine. La Chine communiste. Celle qui impose la politique de l’enfant unique.

« Les gens sont prompts à accuser la Chine, comme nous l’avons entendu au cours de ce débat, en raison de leurs centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces personnes ne pensent pas à applaudir l’initiative politique qui a conduit à ce que 400 millions de personnes ne naissent pas et soient donc empêchées d’emblée de laisser une empreinte carbonique. » Et d’ajouter : « Nous devons prendre au sérieux la question de la population », c’est-à-dire, comme il l’a précisé, intégrer la notion du contrôle de la population dans la nouvelle loi britannique.

On aurait tort de rester pantois devant un tel cynisme. Il est à la base (discrète, cachée parfois) de tout le discours écologiste. Il se permet sans le moindre état d’âme de recommander un système qui repose sur les stérilisations et les avortements forcés, la délation et l’infanticide, l’avortement sélectif des filles au point de déséquilibrer totalement la population, le bouleversement de société où les enfants uniques deviennent des enfants rois, le mépris de la maternité et le mépris de l’être humain tout court.

Alors que Patrick Poivre d’Arvor quitte le « 20 heures », et quel que soit son conformisme par ailleurs, je n’oublierai pas qu’il montra un jour, avec une émotion impossible à dissimuler, comment en Chine on fait des avortements forcés à moins d’un mois du terme. C’était bouleversant. Les amis de la planète n’y voient apparemment que de la vertu.

La Chine est vertueuse, oui… pour les Verts. On veut bien la dénoncer, le temps de souffler une flamme olympique, pour des exactions au Tibet. Mais toucher à « l’usine de la planète », ça non ! Elle produit tout en assassinant ses propres enfants, c’est tout ce qu’on lui demande. Et lorsque, demain, elle sera à son tour victime du vieillissement programmé de sa population, que ce passera-t-il ? Le déluge, sans doute. Celui qui n’inquiète pas nos écolos.

Article extrait du n° 6610 de Présent, du Samedi 14 juin 2008

27 août, 2007

Avortement "par erreur"...

Le salon beige rapporte un cas d'avortement sélectif raté en Italie :

A Milan, une mère de 38 ans enceinte de jumeaux a été victime d'un avortement sélectif raté : au lieu de supprimer l'enfant porteur d'"altérations chromosomiques", c'est l'enfant "sain" qui a été tué.


L'enfant trisomique a été ensuite supprimé à son tour, rapporte Le salon beige, citant L'Osservatore romano.

Le médecin responsable de "l'erreur", Anna Maria Marconi, se défend aujourd'hui d'avoir négligé des solutions pour éviter la confusion entre les deux fœtus, comme le marquage du petit trisomique avec un colorant (et pourquoi pas une étoile jaune ?!) :

“Lorsque l'on fait une amniocentèse, il y a un risque de 0,5 % de mettre fin à la grossesse. A 18 semaines - c'était le cas de cette patiente - s'il avait fallu entrer avec l'aiguille et faire un prélèvement de sang sur le fœtus, le risque de mortalité aurait été de 50 %. Une fois le fœtus malade isolé avec le maximum de certitude, il aurait fallu une fois de plus entrer dans le liquide amniotique pour y introduire le colorant qui aurait pu passer dans le placenta de l'enfant sain, et causer des dommages. Le lendemain, il aurait fallu de nouveau percer avec une aigille, prélever du liquide amniotique et vérifier la présence de couleur, puis procéder à l'avortement sélectif. Nous aurions eu ainsi : le 0,5 % de risque de l'amniocentèse, les 50 % du prélèvement sanguin, plus 3 % de risque lors de l'avortement sélectif de provoquer l'avortement des deux fœtus. Sans compter le risque impondérable d'infection à chaque nouvelle pénétration d'une aiguille.”


Langage ahurissant, si l'on considère que même en minimisant les risques, l'issue fatale était certaine pour l'un au moins des enfants à naître...

Source : ici.

14 décembre, 2006

Inde : 7 000 petites filles tuées par jour

Selon un rapport annuel de l'ONU qui vient d'être rendu public, près de 7 000 petites filles à naître sont tuées en moyenne par avortement séléctif, en raison d'une préférence “culturelle” pour les garçons. Le rapport Etat des enfants du monde 2007 observe que ces statistiques effarantes ont cours malgré l'interdiction de l'utilisation de techniques comme l'échographie en vue de choisir le sexe de l'enfant ; il précise que la pratique est d'autant plus répandue que les parents sont aisés, car ce sont eux qui ont l'accès le plus facile à ces techniques.

En moyenne il naît en Inde 927 filles pour 1.000 garçons, un chiffre qui tombe à 798 filles pour 1.000 garçons de moins de six ans.

Le rapport ajoute que la même préférence culturelle conduit à moins bien traiter les filles qui parviennent à la naissance que les garçons : les filles souffrent davantage de négligences et ont un moins bon accès à la nourriture, à l'éducation et aux soins maternels.

Source : ici.

08 décembre, 2006

Guerre globale contre les petites filles

Ce n'est pas seulement en Chine où en Inde que les petites filles manquent à l'appel. Selon le Dr Nicholas Eberstadt, de l'American Enterprise Institute (AEI), le déséquilibre entre naissances de filles et de garçons va croissant en raison de la sélection prénatale et des avortements sélectifs des petites filles. Il a présenté des statistiques inquiétantes cette semaine lors d'une conférence aux délégués de l'ONU à New York. http://www.c-fam.org/C-fam, l'Institut catholique pour la famille et les droits humains basée à New York, rapporte une partie de ses propos dans son édition du 8 décembre.

Pour Eberstadt, la préférence pour un enfant mâle n'est pas un phénomène culturel très localisé ni même liée aux programmes de contrôle de population obligatoire : il cite quant à lui plusieurs facteurs qui se conjuguent pour aboutir au déséquilibre. Cette préférence s'ajoute en effet à la baisse généralisée de la fertilité et se voit soutenue par l'explosion des moyens techniques qui facilitent la sélection selon le sexe avant la naissance. Quant à la progression du niveau d'éducation, qui devait théoriquement ralentir la tendance, elle l'a dans certains cas accélérée au moyen d'une augmentation des avortements des bébés filles.

La proportion “naturelle” des naissances est de 105 garçons pour 100 filles : dans certaines régions du monde, on compte désormais 115 naissances de garçons pour 100 filles, voire, ici ou là, de 150 garçons pour 100 filles : des niveaux “proches de la science fiction”, selon Eberstadt. On connaît la récente étude qui évalue à 20 millions le nombre de petites filles manquantes en Asie, dans un processus qui en Chine semble déjà irréversible et qui en Inde tend à le devenir. Mais le phénomène progresse insidieusement en Europe de l'Est et en Amérique latine, et même dans la plupart des pays d'Afrique. Progresse : c'est-à-dire qu'il devient de plus en plus visible.

Que faire ? Selon Eberstadt, l'interdiction légale des avortements sélectifs en Corée-du-Sud a eu l'effet inverse de celui qui était recherché, la pratique étant montée en flèche ; il suggère que seule l'interdiction totale de l'avortement peut mettre un terme à ce problème. Et c'est urgent : le déséquilibre conduira à une aggravation du trafic des femmes et pourrait entraîner des problèmes de sécurité nationale.

Source : ici.

 
[]