Royaume-Uni : une gynécologue d’origine indienne poursuivie pour avortement sélectif
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| Prabha Sivaraman |
Nouvelles internationales de la culture de vie et de la culture de mort
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| Prabha Sivaraman |
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Libellés : avortement, avortement sélectif, droit, féminicide, ivg, loi, Royaume-Uni
La commission de la science du
National, la chambre basse de l’Assemblée suisse, vient de recommander
à cette institution d’adopter une motion du Conseil des Etats demandant un
durcissement des conditions d’obtention d’analyses précoces, pour éviter les
avortements liés au sexe de l’embryon.Libellés : avortement, avortement sélectif, discrimination, eugénisme, ivg, Suisse
Un médecin de Melbourne, en Australie, risque de se voir retire son droit d'exercer parce qu'il a refusé Libellés : Australie, avortement, avortement sélectif, catholique, dictature du relativisme, discrimination, ivg
Elle était enceinte de 20 semaines. Elle avait déjà des filles. Elle attendait des jumeaux. Des jumelles, en fait, et elle ne voulait pas d'autre petite fille. Alors elle a demandé – et obtenu – un avortement à 20 semaines. Parce qu'elle attendait deux bébés, sa grossesse était très visible. Voici la photo qui, en une semaine, a fait le tour de la Toile :
Libellés : avortement, avortement sélectif, avortement tardif, Etats-Unis, ivg
L’ultime (et véritable) racisme
Le projet d’une loi fédérale interdisant les avortements sélectifs en fonction du sexe a été rejeté jeudi par la Chambre des représentants à majorité républicaine, même si une majorité d’élus a approuvé le texte. Avec 246 voix pour (226 républicains et 20 démocrates) et 168 contre (dont 7 républicains), on peut dire que le projet de pénaliser ceux qui choisissent d’éliminer un enfant pour le seul motif que son sexe ne correspond pas à celui désiré par sa mère ou par ses parents avait pourtant recueilli une large adhésion, reflétant d’ailleurs l’opinion des Américains qui à 77 %, selon un récent sondage, rejettent l’avortement sélectif.
Mais le projet avait besoin de deux tiers de votes pour être adopté.
Le texte prévoyait de faire de l’avortement sélectif, aujourd’hui réprimé dans quatre Etats, un « délit fédéral » puni d’une peine de prison allant jusqu’à cinq ans, et d’amendes. Etait visée la réalisation en pleine connaissance de cause d’un avortement visant à éliminer un enfant selon son sexe, de faire pression sur une femme de le subir, ou de transporter une femme d’un Etat vers l’autre ou vers les Etats-Unis en vue de pratiquer un tel avortement. La femme elle-même n’est pas visée par le texte.
Cette horreur de l’avortement sélectif est une réalité. Elle est déjà dramatique en Asie où l’avortement « par genre » a déjà provoqué un véritable génocide des petites filles tuées par l’avortement à la demande des familles qui préfèrent, souvent dans le contexte de la politique de l’enfant unique, avoir un garçon. Tradition ou volonté d’assurer ses vieux jours, il s’agit en tout cas de l’ultime « racisme », de l’ultime « sexisme » – et du plus stupide, car il met une lourde hypothèque sur l’avenir des générations nouvelles en même temps qu’il déprécie les femmes, même celles qui sont vivantes.
Le projet de loi avait son utilité aux Etats-Unis où les minorités ethniques, notamment asiatiques, cherchent à s’assurer ainsi la naissance d’un garçon.
Des vidéos tournées récemment dans des centres de Planning familial de New York et du Texas sont d’ailleurs venues confirmer que la puissante « Planned Parenthood Federation » encourageait et aidait certaines de ses clientes à choisir le sexe de leur bébé, pour avorter les « non-conformes ». Officiellement, l’organisme féministe a répondu qu’il s’opposait à la préférence de genre (gender bias) mais qu’il accepte de pratiquer les avortements sélectifs à la demande.
C’est toute la schizophrénie de la culture de mort. Logiquement, et surtout dans l’esprit des féministes, il était aberrant d’approuver l’avortement sélectif et une « loi Pour la non-discrimination prénatale », PRENDA, aurait dû emporter l’adhésion de tous.
Mais Barack Obama est entré dans la bataille en faisant publier un communiqué de la Maison-Blanche affirmant que si l’Administration est opposée à la « discrimination de genre sous toutes ses formes, le résultat final de cette législation serait de soumettre des médecins à des poursuites criminelles s’ils ne parviennent pas à déterminer les motivations d’une décision très privée et personnelle. Le gouvernement ne devrait pas faire intrusion dans des décisions médicales ou dans des affaires familiales privées de cette manière. »
Alors, on peut tuer les petites filles. Le « racisme » dans ce contexte, il faut faire avec. Il faut aussi à tout prix préserver le « droit » à l’avortement : NARAL, une des plus grandes associations qui en font la promotion, s’est félicitée du rejet d’un projet de loi « trompeur ». Les élus « ont décrit à tort le projet comme le symbole des droits des femmes. Il n’a rien à voir avec l’intention d’en finir avec la discrimination par le sexe, un problème très réel », selon son communiqué.
Comment ne pas croire que tout cela est infernal ?
Article extrait du n° 7613 de Présent, du samedi 2 juin 2012
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| Doris Stump |
Radio Canada révèle cette information au monde francophone :
Le nombre d'avortements de foetus de sexe féminin a atteint un nombre sans précédent chez les Indiennes depuis que les ultrasons sont facilement accessibles, révèle une étude du Centre du marché et de l'organisation publics de l'Université de Bristol.
La recherche de la professeure Sonia Bhalotra démontre que près de 500 000 foetus de sexe féminin sont avortés chaque année en Inde. Le phénomène s'observe surtout dans les familles hindoues riches et éduquées.
(…)
Le faible coût d'un examen aux ultrasons en clinique (10 livres, soit 16 $) cause de plus en plus un problème, semble-t-il, car non seulement les riches mais aussi les pauvres peuvent se l'offrir. La publicité pour ce genre d'examen est devenue très présente dans les régions rurales, créant un besoin là où il y avait déjà un intérêt marqué.L'étude envisage des violences à venir dans la société indienne, où les hommes sont déjà majoritaires, et surtout dans les couches de la population les plus pauvres où il y aura de moins en moins d'hommes mariés.
Le réchauffement climatique (qui nous fait grelotter à Paris en plein mois de juin) provoque des débats passionnés dans la plupart des pays occidentaux, débats où tout le monde est de toute façon d’accord pour dire que tout ça, c’est la faute de l’homme.
Alors que le Royaume-Uni s’apprête – en attendant le « Grenelle de l’environnement » qui nous pend au nez de ce côté-ci de la Manche – à légiférer contre les méchants gaz à effet de serre, on a pu lors des débats parlementaires constater que la haine de l’homme progresse.
Barry Gardiner, élu travailliste à la Chambre des communes, s’est livré à ce propos, sans l’ombre d’une pudeur, à l’éloge de la Chine. La Chine communiste. Celle qui impose la politique de l’enfant unique.
« Les gens sont prompts à accuser la Chine, comme nous l’avons entendu au cours de ce débat, en raison de leurs centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces personnes ne pensent pas à applaudir l’initiative politique qui a conduit à ce que 400 millions de personnes ne naissent pas et soient donc empêchées d’emblée de laisser une empreinte carbonique. » Et d’ajouter : « Nous devons prendre au sérieux la question de la population », c’est-à-dire, comme il l’a précisé, intégrer la notion du contrôle de la population dans la nouvelle loi britannique.
On aurait tort de rester pantois devant un tel cynisme. Il est à la base (discrète, cachée parfois) de tout le discours écologiste. Il se permet sans le moindre état d’âme de recommander un système qui repose sur les stérilisations et les avortements forcés, la délation et l’infanticide, l’avortement sélectif des filles au point de déséquilibrer totalement la population, le bouleversement de société où les enfants uniques deviennent des enfants rois, le mépris de la maternité et le mépris de l’être humain tout court.
Alors que Patrick Poivre d’Arvor quitte le « 20 heures », et quel que soit son conformisme par ailleurs, je n’oublierai pas qu’il montra un jour, avec une émotion impossible à dissimuler, comment en Chine on fait des avortements forcés à moins d’un mois du terme. C’était bouleversant. Les amis de la planète n’y voient apparemment que de la vertu.
La Chine est vertueuse, oui… pour les Verts. On veut bien la dénoncer, le temps de souffler une flamme olympique, pour des exactions au Tibet. Mais toucher à « l’usine de la planète », ça non ! Elle produit tout en assassinant ses propres enfants, c’est tout ce qu’on lui demande. Et lorsque, demain, elle sera à son tour victime du vieillissement programmé de sa population, que ce passera-t-il ? Le déluge, sans doute. Celui qui n’inquiète pas nos écolos.
Article extrait du n° 6610 de Présent, du Samedi 14 juin 2008
Le salon beige rapporte un cas d'avortement sélectif raté en Italie :
A Milan, une mère de 38 ans enceinte de jumeaux a été victime d'un avortement sélectif raté : au lieu de supprimer l'enfant porteur d'"altérations chromosomiques", c'est l'enfant "sain" qui a été tué.
“Lorsque l'on fait une amniocentèse, il y a un risque de 0,5 % de mettre fin à la grossesse. A 18 semaines - c'était le cas de cette patiente - s'il avait fallu entrer avec l'aiguille et faire un prélèvement de sang sur le fœtus, le risque de mortalité aurait été de 50 %. Une fois le fœtus malade isolé avec le maximum de certitude, il aurait fallu une fois de plus entrer dans le liquide amniotique pour y introduire le colorant qui aurait pu passer dans le placenta de l'enfant sain, et causer des dommages. Le lendemain, il aurait fallu de nouveau percer avec une aigille, prélever du liquide amniotique et vérifier la présence de couleur, puis procéder à l'avortement sélectif. Nous aurions eu ainsi : le 0,5 % de risque de l'amniocentèse, les 50 % du prélèvement sanguin, plus 3 % de risque lors de l'avortement sélectif de provoquer l'avortement des deux fœtus. Sans compter le risque impondérable d'infection à chaque nouvelle pénétration d'une aiguille.”
Libellés : amniocentèse, avortement, avortement sélectif, avortement tardif, eugénisme, italie
Selon un rapport annuel de l'ONU qui vient d'être rendu public, près de 7 000 petites filles à naître sont tuées en moyenne par avortement séléctif, en raison d'une préférence “culturelle” pour les garçons. Le rapport Etat des enfants du monde 2007 observe que ces statistiques effarantes ont cours malgré l'interdiction de l'utilisation de techniques comme l'échographie en vue de choisir le sexe de l'enfant ; il précise que la pratique est d'autant plus répandue que les parents sont aisés, car ce sont eux qui ont l'accès le plus facile à ces techniques.
En moyenne il naît en Inde 927 filles pour 1.000 garçons, un chiffre qui tombe à 798 filles pour 1.000 garçons de moins de six ans.
Le rapport ajoute que la même préférence culturelle conduit à moins bien traiter les filles qui parviennent à la naissance que les garçons : les filles souffrent davantage de négligences et ont un moins bon accès à la nourriture, à l'éducation et aux soins maternels.
Source : ici.
Ce n'est pas seulement en Chine où en Inde que les petites filles manquent à l'appel. Selon le Dr Nicholas Eberstadt, de l'American Enterprise Institute (AEI), le déséquilibre entre naissances de filles et de garçons va croissant en raison de la sélection prénatale et des avortements sélectifs des petites filles. Il a présenté des statistiques inquiétantes cette semaine lors d'une conférence aux délégués de l'ONU à New York. http://www.c-fam.org/C-fam, l'Institut catholique pour la famille et les droits humains basée à New York, rapporte une partie de ses propos dans son édition du 8 décembre.
Pour Eberstadt, la préférence pour un enfant mâle n'est pas un phénomène culturel très localisé ni même liée aux programmes de contrôle de population obligatoire : il cite quant à lui plusieurs facteurs qui se conjuguent pour aboutir au déséquilibre. Cette préférence s'ajoute en effet à la baisse généralisée de la fertilité et se voit soutenue par l'explosion des moyens techniques qui facilitent la sélection selon le sexe avant la naissance. Quant à la progression du niveau d'éducation, qui devait théoriquement ralentir la tendance, elle l'a dans certains cas accélérée au moyen d'une augmentation des avortements des bébés filles.
La proportion “naturelle” des naissances est de 105 garçons pour 100 filles : dans certaines régions du monde, on compte désormais 115 naissances de garçons pour 100 filles, voire, ici ou là, de 150 garçons pour 100 filles : des niveaux “proches de la science fiction”, selon Eberstadt. On connaît la récente étude qui évalue à 20 millions le nombre de petites filles manquantes en Asie, dans un processus qui en Chine semble déjà irréversible et qui en Inde tend à le devenir. Mais le phénomène progresse insidieusement en Europe de l'Est et en Amérique latine, et même dans la plupart des pays d'Afrique. Progresse : c'est-à-dire qu'il devient de plus en plus visible.
Que faire ? Selon Eberstadt, l'interdiction légale des avortements sélectifs en Corée-du-Sud a eu l'effet inverse de celui qui était recherché, la pratique étant montée en flèche ; il suggère que seule l'interdiction totale de l'avortement peut mettre un terme à ce problème. Et c'est urgent : le déséquilibre conduira à une aggravation du trafic des femmes et pourrait entraîner des problèmes de sécurité nationale.
Source : ici.
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On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)