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02 décembre, 2014

Royaume-Uni : 40 % des enfants de 11 ans ne vivent pas avec leurs deux parents

Une étude menée au Royaume-Uni sur les « Cohortes du Millénaire » révèle une image inquiétante de la société britannique dont l'élément fondamental – la famille unie et stable – se disloque peu à peu. Et même très vite, si l'on compare ses données avec des enquêtes antérieures.

Portant sur des enfants âgés de 11 ans – 13.000 bébés du début du millénaire – l'enquête des pouvoirs publics montre que parmi eux, seule la moitié vivent encore avec leurs parents mariés à la fin de leur scolarité dans le primaire – sachant que tous les parents ne sont pas mariés au départ. L'étude montre encore que des problèmes de comportement sont liés à cette instabilité. Même si les enfants se disent généralement « heureux ».

Le nombre d'enfants vivant avec leurs deux parents a fondu d'un tiers en l'espace d'une génération. Plus d'un enfant sur trois des 13.000 dont les parcours ont été suivis ont assisté à des crises familiales aboutissant à la séparation de leurs parents avant d'avoir atteint l'âge de 11 ans…

61 % de ces enfants vivent encore avec deux parents à cet âge : il y a deux ans, alors que les enfants avaient 9 ans, ce pourcentage était encore de 85 %. Seuls 50 % des parents sont encore mariés alors que les enfants suivis ont atteint 11 ans : ils étaient 60 % alors que ces enfants étaient tout petits.

Une étude similaire qui a suivi des personnes nées trente ans plus tôt, une génération, donc, née au début des années 1970, montre que 90 % d'entre eux vivaient encore avec leurs deux parents à 11 ans. C'était une époque où les naissances hors mariage étaient bien moins nombreuses, le concubinage était lui aussi moins fréquent.

Il y a pour le moins une corrélation entre le mariage et les chances des enfants d'être avec leurs parents à l'âge de 11 ans, même si les séparations sont elles aussi en augmentation. Les parents concubins ont deux fois plus de risques de se séparer que ceux qui sont mariés, souligne l'enquête.

Parmi les enfants dont les parents se sont séparés, plus d'un sur cinq a des problèmes comportementaux ou émotionnels, soit près de deux fois plus que les enfants dont les parents sont encore ensemble. Le taux de problèmes est encore plus élevé chez les enfants vivant avec un seul parent. Et ce alors qu'ils ne sont pas encore entrés dans l'adolescence.

La perception de leur propre bonheur par les enfants ne rend pas compte de ces faits : les deux tiers des enfants dont les enfants sont séparés se disent « complètement heureux » dans leur vie familiale. Même si ce sont les enfants vivant avec leurs deux parents dans une famille stables se disent les plus heureux. Bref, à 11 ans, l'enfant est subjectivement moins affecté qu'un adulte par les problèmes que peut vivre un parent séparé ou isolé.

Mais les risques comportementaux rendent compte d'une réalité moins rose, directement liée à la crise du mariage.

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09 novembre, 2014

Royaume-Uni : une gynécologue d’origine indienne poursuivie pour avortement sélectif

Prabha Sivaraman
Prabha Sivaraman, 46 ans, comparaîtra le mois prochain devant le tribunal de Manchester and Salford pour avoir accepté de pratiquer un avortement en raison du sexe de l’enfant à naître. Elle est l’une des deux médecins filmés à leur insu au moment d’accepter ce type d’avortement sélectif lors d’une enquête du Daily Telegraph en 2012. « Je ne pose pas de questions. Si vous voulez un avortement, vous voulez un avortement », avait-elle répondu à sa patiente.
Les poursuites ont été engagées par un militant pro-vie, avec le soutien du Christian Legal Centre, après la décision des services de poursuites publiques de la Couronne d’engager une action.
L’acte du médecin a été qualifié dans ces poursuites privées de « conspiration en vue de procurer un poison à utiliser en vue de procurer un avortement ».
L’affaire s’accélère précisément alors qu’un texte destiné à sanctionner les avortements sélectifs réalisés en raison du texte vient d’être adopté par l’immense majorité des membres de la Chambre des communes.
L’autre médecin filmé dans des circonstances similaires pourrait lui aussi faire l’objet de poursuites : un tribunal de Birmingham doit statuer début janvier sur le cas de Palaniappan Rajmohan qui avait accepté le principe d’un tel avortement tout en disant lui-même : « C’est comme de l’infanticide féminin, non ? » Il sera décidé s’il doit faire l’objet d’un appel à comparaître.

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02 novembre, 2014

Royaume-Uni : appel à la dépénalisation totale de l'avortement

Ann Furedi
Il faut en finir avec les lois spécifiques qui encadrent l’avortement, estime la directrice du British Pregnancy Advisory Service (BPAS, service britannique de conseils sur la grossesse et principal pourvoyeur d’avortements en Grande-Bretagne). Dans une tribune publiée par The Independent, Ann Furedi a appelé à la dépénalisation totale de l’avortement qui devrait être « régulé » selon elle comme « n’importe quel autre acte de soins médicaux » : « Aujourd’hui, l’avortement est un fait ordinaire de la vie », assure-t-elle.
La loi britannique autorise l’avortement jusqu’à 24 semaines mais uniquement en cas de danger pour la vie de la mère – un motif qui n’est pour ainsi dire jamais invoqué – ou lorsque certaines circonstances sont réunies, comme le « danger pour la santé mentale de la mère ». Il demeure par défaut un crime qui encourt la réclusion à vie. Mais en pratique, il y a autant d’avortements en Grande-Bretagne qu’en France, à tel point qu’on peut parler d’avortement à la demande, puisque l’on considère quasiment d’emblée que les conditions posées par la loi sont respectées.
Ann Furedi s’explique. Pour elle, il y a deux manières de « mettre fin à une grossesse » : l’accouchement et l’avortement, ce dernier étant à son avis moins dangereux pour la femme. « Grâce aux avancées de la médecine, les risques liés à l’avortement ont diminué à tel point que le fait de mettre fin à la grossesse par l’avortement est presque toujours plus sûr que d’y mettre fin par une naissance à terme », écrit-elle.
Et dans son optique, l’avortement vient pallier les ratés de la contraception.
« Nous trouvons normal de planifier nos familles en utilisant la contraception qui est facilement et gratuitement accessible par la biais de l’assurance maladie (NHS). Mais nous savons que la contraception n’est pas infaillible, nous non plus d’ailleurs. Cela nous réconforte de savoir que l’avortement existe comme solution de secours dans le cadre de la méthode de contraception que nous avons choisie. Les lois existantes n’ont pas d’utilité – et la manière dont l’avortement est procuré aujourd’hui oblige à poser la question : pourquoi s’encombrer d’une loi ? », note Ann Furedi, rappelant que les textes en vigueur sont parmi les plus restrictives au monde sur le papier, mais parmi les plus libérales dans la manière de les interpréter.
Cet appel à la banalisation totale de l’avortement en l’assimilant aux actes médicaux mineurs pratiqués par les médecins s’inscrit dans une logique qui s’étend sur le plan mondial. Ann Furedi exprime cela de manière à la fois brutale et sans langue de bois.
La France a déjà franchi le pas en ôtant l’avortement légal du code pénal pourvu que les délais soient respectés (et encore, sans poursuivre les femmes qui avortent hors délais à l’étranger, ni les organisations qui les y aident), et, dans le cadre de la « loi d’égalité réelle femmes-hommes », en éliminant toute mention de la « détresse » qui était censée justifier les avortements légaux. L’avortement à la demande tel qu’il était pratiqué dans les faits est ainsi devenu une réalité légale. A peine a-t-on été un peu moins franc en évitant de laisser paraître cela comme une banalisation définitive de l’« interruption volontaire de grossesse ».
D’autres pays – comme le Liechtenstein par exemple – s’engagent actuellement sur la même voie. L’Espagne de Zapatero a été pionnière dans l’affirmation du « droit à l’IVG ». On comprend, vu les objectifs actuels du lobby de l’avortement, que la tentative du gouvernement Rajoy de revenir à une « loi de conditions » plutôt qu’à une « loi de délais », ait rencontré une telle levée de boucliers de la part des médias et des politiques. L’étape de la normalisation totale est en effet cruciale pour dénuer définitivement l’embryon de toute protection juridique.

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20 octobre, 2014

Angleterre : même les écoles chrétiennes doivent recevoir des imams !

Une petite école indépendante confessionnelle d’Angleterre est actuellement menacée de voir sa note officielle dégradée, en attendant – en cas de ce que l’on serait tenté d’appeler « obstination dans l’hérésie » – d’être éventuellement fermée pour refus de combattre « l’extrémisme ». Il s’agit – vous l’avez deviné – d’une école chrétienne et le motif de l’inspection négative est le refus de la direction d’inviter un responsable d’une autre religion à y « conduire des assemblées » ou donner des cours. Un imam, par exemple…
Le Christian Institute britannique, cité par le Daily Telegraph, rapporte que les inspecteurs de l’organisme étatique OFSTED ont mis en garde le principal de cette école contre une dégradation de la note « bien » à « adéquat » en raison de son non respect des exigences de « promotion active » de l’harmonie entre les diverses confessions qui oblige les écoles confessionnelles à faire intervenir des représentants d’autres religions. A défaut d’une « démonstration convaincante » de la part de l’école rendant compte des mesures qu’elle prendra pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences, poursuit la mise en garde, elle sera soumise à une nouvelle inspection complète qui pourrait aboutir à une fermeture de l’établissement.
Les nouvelles règles ont été publiées par le gouvernement britannique (conservateur ? mais si !) : elles soulignent que le simple fait d’emmener les enfants dans des lieux de culte de différentes religions ne saurait suffire.
Le Christian Institute a en tout cas été saisi de l’affaire et vient d’adresser une lettre au ministre britannique de l'éducation, Nicky Morgan, qui s’est déjà distinguée en début de mois annonçant la traque de la « promotion d’attitudes extrémistes » dans les maternelles et centre d’accueil pour très jeunes enfants, sous peine de retrait de fonds publics : les écoles britanniques doivent apprendre à leurs élèves de tous âges à s’opposer aux « attitudes négatives et aux stéréotypes ».
La lettre, signée par Simon Calvert, président délégué de l’association de défense des droits des chrétiens, souligne que les nouvelles directives sur la « tolérance » invoquées pour dénoncer l’école britannique « portent atteinte aux droits des enfants, des parents, des professeurs et des écoles d’avoir et de mettre en pratique leurs croyances religieuses ». L’inspection a explicitement désigné l’exemple de l’imam.
De telles aberrations laissent en prévoir d’autres, notamment à propos des croyances aujourd’hui obligatoires sur le « mariage » gay et autres manifestations de la dictature du relativisme. Le Telegraph rappelle le cas d’écoles juives orthodoxes où de récentes inspections ont abouti à l’interrogatoire de jeunes filles venant d’environnements traditionnels pour savoir si on leur enseignant suffisamment ce qu’est le lesbianisme, si elles avaient des petits amis ou si elles savaient d’où viennent les bébés.
D’autres cas concernent des écoles anglicanes et catholiques.
Une porte-parole d’OFSTED a réagi en déclarant que ses inspecteurs « prêtent aujourd’hui davantage attention à la diffusion d’une éducation large et équilibrée par les écoles, afin que les jeunes soient bien préparés à la prochaine phase de leur éducation ou à l’emploi, et à la vie dans la Grande-Bretagne moderne. » « Les inspecteurs vérifieront l’efficacité de ce qui est fait par les écoles pour le développement spirituel, moral, social et culturel de leurs élèves et la manière dont les responsables et directeurs assurent activement la promotion des valeurs britanniques. Cela comprend, entre autres, l’acceptation et l’engagement d’autres fois et croyances, et leur acceptation et appréciation de l’éventail de cultures différents à l’intérieur de l’école et au dehors », a-t-elle conclu.
C’est donc bien l’Etat qui veut définir le bien « spirituel, moral, social et culturel » obligatoire, un bien qui exige le respect du « dogme » relativiste.

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31 décembre, 2013

Une belle histoire pour finir l'année : celle d'un bébé qui a survécu à la RU 486

Shannon Skinner et Anthony Hunt, symboles d'une
génération désorientée – mais ils ont fini par
choisir la vie.
C'est en Angleterre que se passe cette histoire qui se termine bien, un peu douce-amère… Il y a trois mois et demi, Shannon Skinner, 19 ans, de Knowles près de Bristol, découvrait qu'elle était enceinte – pour la deuxième fois. Avec son petit copain, Anthony Hunt, elle élevait déjà leur premier enfant qui avait alors neuf mois. Trop tôt, trop vite : ce deuxième bébé arrivait à un mauvais moment, où le couple rencontrait des problèmes : fallait-il accueillir une nouvelle vie dans ces conditions tout sauf idéales ?

Shannon et Anthony discutent, se posent des questions, et finissent par opter pour un avortement médicamenteux. Les comprimés et le suivi seront fournis par une clinique spécialisée dans la suppression des toutes petites vies : Marie Stopes International. Et Shannon – c'est elle qui le raconte } pleure son bébé.

Mais voilà qu'elle continue de souffrir de nausées matinales, et qu'elle ressent des mouvements en son sein. Les médecins qu'elle consulte assurent que ce sont des effets secondaires de l'avortement médicamenteux. De toute façon, dans la foulée de l'« IVG », Marie Stopes l'a persuadée d'accepter un implant contraceptif, alors ?

Mais Shannon Skinner se pose toujours des questions, fait un test de grossesse à domicile, qui s'avère positif. Quelques semaines se sont déjà écoulées depuis qu'elle a pris ses comprimés de RU 486 ; son médecin lui explique que cela est « normal » après un avortement, et prescrit lui-même un test qui sera négatif.

Le 20 décembre, se sentant toujours mal, elle retourne chez le médecin. Cette fois, il confirme qu'elle est enceinte. Et suggère qu'il s'agit d'un raté de l'implant : ce serait donc la troisième grossesse de Shannon… Le lendemain, elle fait vérifier l'affaire et découvre que c'est en réalité l'avortement qui a raté : le bébé qu'elle porte, une petite fille, en est à vingt semaines !

Mais va-t-elle bien ? C'est l'angoisse de la jeune maman : quel peut être l'état de santé d'un bébé qui a subi un avortement médicamenteux capable de causer des anomalies, et les doses d'hormones contraceptives libérées par l'implant ? Une échographie pratiquée la veille de Noël montre que tout va pour le mieux, mais l'échographiste douche bientôt l'optimisme de sa patiente en annonçant sombrement en s'autorisant à lui dire que la petite pourrait bien développer des anomalies fonctionnelles plus tard.

Bref, le corps médical essaie de se prémunir, n'est-ce pas ? Plusieurs médecins vont se charger de dire à Shannon qu'elle a encore trois semaines pour « choisir », puisque l'avortement est légal en  Grande-Bretagne jusqu'à 24 semaines…

Mais avec son ami, Shannon ne se sent pas le cœur de faire cela au bébé, qui a déjà survécu à tant de périls. « Nous avons décidé de garder le bébé, car nous pensons que ce serait pas bien d'avorter à ce stade. C'est évidemment un petit battant, et nous ne voulons pas lui faire davantage de mal. »

La naissance de cette petite fille-miracle est prévue pour le 7 mai, elle est enfin la bienvenue.

En attendant ses parents se sont plaints à Marie Stopes International, qui s'est contenté de publier un communiqué expliquant que « très occasionnellement, la pilule abortive peut ne pas fonctionner ». L'organisation assure qu'elle en avertit les femmes afin qu'elles puissent faire vérifier si leur avortement médicamenteux s'est fait avec succès « afin qu'un nouveau “traitement” puisse être demandé si nécessaire ».

Mais l'acharnement meurtrier a lui aussi ses ratés !

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05 juin, 2013

Les Lords britanniques adoptent le “mariage” gay

Par 390 voix contre 148, la Chambre des Lords britannique a voté pour que le texte du gouvernement de David Cameron légalisant le « mariage » des couples de même sexe puisse poursuivre sa route parlementaire et passer ainsi à la prochaine étape après la première lecture par les Communes, à savoir l'examen en commission dans la Haute assemblée.

Le texte va désormais recevoir d'éventuels amendements avant de faire l'objet d'un vote d'ensemble, et final de la part des Lords.

Ce vote très majoritaire correspond à une phase du processus législatif de la loi britannique où un texte reçoit (ou se voit refuser) un accord de principe sur l'économie générale du texte.

En l'occurrence, on s'attendait à un vote moins massif.

Mais l'affaire s'est compliquée des craintes de voir le gouvernement invoquer le Parliament Act en cas de rejet du texte – une possibilité qui avait été réclamée par Lord Geoffrey Dear, ancien chef de la police – pour passer outre à l'avis la Chambre des Lords pour imposer l'adoption du texte.

Déjà, de nombreuses exigences légales ont été « oubliées », selon Lord Geoffrey Dear : ainsi le projet de faire légaliser le mariage des couples de même sexe ne figurait pas dans les engagements de campagne des membres du gouvernement et le projet n'a pas davantage figuré dans le Discours de la reine.

Mais les Lords ont eu peur de la « crise constitutionnelle » qui aurait pu naître de leur refus pur et simple du texte, tandis que la large majorité de Lords qui annoncent ne vouloir accepter le texte qu'à certaines conditions craignaient plus précisément de ne plus avoir la possibilité de l'amender.

Ce qui laisse prévoir une bataille plus âpre lorsque le texte sera examiné de manière plus précise.

On peut évidemment l'espérer. Mais force est de constater que les Britanniques sont nettement moins mobilisés contre l'aberration du « mariage » gay que les Français. 


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13 mars, 2013

“Si l'on ne réduit pas l'accès à la pornographie, le nombre de crimes sexuels augmentera”

Assistant Chief Constable Malcolm Graham has a warning for B
Malcolm Graham
Un très haut gradé de la police écossaise, nommé à son poste en décembre dernier, vient de déclarer qu'il y aura davantage de viols et d'agressions sexuelles si l'on n'agit pas contre l'explosion de la pornographie sur internet. Le Chief Constable Malcolm Graham assure que la facilité avec laquelle on peut trouver du matériel pornographique sur le web aboutit à une distorsion de l'attitude des hommes à l'égard des femmes, d'autant que ce sont les jeunes qui surfent régulièrement sur ces pages.

« Des études universitaires montrent actuellement que cela a un impact sur la manière dont les jeunes hommes, en particulier, perçoivent les relations avec autrui et les femmes », a-t-il déclaré.

Ne rien faire, assure-t-i, conduira probablement à une « augmentation du nombre de victimes de crimes sexuels graves », au fur et à mesure qu'en devenant adultes, des jeunes se transformeront en prédateurs sexuels.

La police écossaise, a-t-il dit, veut mener une action éducative dans les écoles pour alerter les garçons à propos de cette question ; il s'agit aussi de reconnaître, ce qui n'est pas assez le cas aujourd'hui selon lui, que le viol est l'un des pires crimes et que ce sont les femmes qui en sont de loin les victimes les plus nombreuses.

On compte aujourd'hui 293 millions de sites internet pornographiques contre 14 millions en 1998… Une recherche sur quatre concerne la pornographie et un site sur dix tombe dans cette catégorie. Quant à l'âge moyen de la première exposition à la pornographie, il est passé de 15 à 11 ans au cours de ces dix dernières années.

La tendance chez les adolescents à filmer leurs « exploits » et à diffuser ces vidéos est également à la hausse, tandis que les viols sont facilités par une augmentation inquiétante de la consommation d'alcool par les jeunes, les jeunes femmes notamment : raison pour laquelle le principal procureur d'Ecosse a invité cette semaine les filles à boire moins pour courir moins de risques. Une déclaration dénoncée comme un préjugé de père-la-morale…

Les déclarations de Malcolm Graham coïncident avec la publication de rapports d'agences gouvernementales britanniques sur l'explosion de l'exploitation sexuelle des femmes et des crimes sexuels, ainsi que le rapporte Ben Johnson sur LifeSiteNews. Le Centre britannique pour la justice sociale vient ainsi d'annoncer que plus de 500 jeunes filles, dont une moitié de Britanniques. L'une de celles-ci, baptisée « Hannah » par la presse, a été violée 90 fois en un seul week-end… Mais il y a aussi des hommes, tel cet électricien roumain retenu prisonnier et violé de manière répétée par les deux hommes qui le « possédaient ».

Un autre rapport cité par Johnson vient de révéler que 4.562 mineurs britanniques – certains à peine âgés de 5 ans – ont commis 5.082 agressions sexuelles sur la période de 2009 à 2012, selon des données partielles des forces de police. La National Society for the Prevention of Cruelty to Children (association nationale pour la prévention de la cruauté à l'égard des enfants) fait clairement le lien entre ces crimes sexuels commis par des enfants et la prépondérance de la pornographie, souligne le journaliste. L'association dénonce la déformation du regard des jeunes sur « ce qui constitue un comportement normal ou acceptable ».

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10 février, 2013

“Mariage” gay : pourquoi maintenant ? Le rôle du Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe


Dans une très intéressante analyse, Christopher Booker du Daily Telegraph attribue l'étonnante concomitance des dossiers du « mariage » des homosexuels en France en en Grande-Bretagne aux exigences du Conseil de l'Europe.

On a beaucoup dit que François Hollande n'était pas personnellement intéressé par cette question – ce que semble confirmer son statut personnel, puisqu'il n'a jamais épousé la mère de ses enfants, mais cela ne l'a pas empêché de faire figurer le « mariage » des homosexuels en bonne place parmi ses engagements de campagne. Et il a la gauche pour lui.

Pour l'Angleterre et le Pays-de-Galles, où la légalisation du « mariage » des homosexuels est en très bonne voie, la donne est très différente : David Cameron a porté cette loi en tant que leader des conservateurs et alors même qu'il avait refusé de s'engager sur ce dossier avant son élection, refusant de l'inscrire à son programme. Résultat : les grands votes sur le « mariage » gay en France et Outre-Manche se seront déroulés à moins de huit jours l'un de l'autre…

Pour Booker, la vraie histoire remonte à 2010, et plus précisément au mois de mars où les 47 pays membres du Conseil de l'Europe se sont mis d'accord sur une recommandation visant à mettre en place des « mesures pour combattre la discrimination sur le fondement de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ». Elle proposait notamment que les pays reconnaissant des partenariats de même sexe accordent à ces derniers le même statut légal qu'aux partenariats entre hétérosexuels. Il n'était pas question de mariage, certes, encore que l'on proposait que les « personnes transgenres » puissent épouser une personne du sexe opposé à celui qu'elles se seraient vu assigner.

Booker poursuit : « Quatre jours avant l'élection générale de 2010, le parti conservateur a publié un dépliant signé par Theresa May [alors ministre de l'Intérieur], dont une section sur les “questions lesbiennes, gay, bi, trans]” promettait que le parti allait “envisager l'opportunité de changer la loi en vue de permettre que les partenariats civils puissent recevoir le nom et la qualification de mariage”. »

La Cour européenne des droits de l'homme
On ne retrouva pas cette promesse dans le « Manifesto » (document de campagne) des Conservateurs, ni même dans les accords de gouvernement de la coalition au pouvoir depuis 2010. Mais en juin 2010, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) affirme que sans qu'il existe une obligation de reconnaître des partenariats de même sexe, le droit de jouir de la vie familiale ne se réduit pas aux couples homosexuels mais peut bien s'appliquer aux couples de même sexe.

Lynne Featherstone
La cour proposait d'attendre qu'un « consensus » emerge parmi les pays membres pour faire reconnaître un droit au « mariage » pour les couples de même sexe appuyé sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Le ministre des égalités libéral démocrate Lynne Featherstone, note Booker, allait alors édicter des directives autorisant la diffusion de « musique religieuse » pendant les cérémonies de partenariat civil, expliquant que cela pouvait constituer une étape vers la légalisation des « mariages » gays. Son parti allait bientôt la soutenir en ce sens.

En décembre 2010, un lobby homosexuel, Equal Love, a soutenu un groupe de couples homosexuels britanniques à lancer une action devant la CEDH en vue de faire donner aux partenariats civils le même statut que le mariage. Une action soutenue également par Peter Tatchell, militant LGBT, pour qui le fait d'écarter les personnes gays du mariage « envoie un signal selon lequel nous sommes socialement et légalement inférieurs »;

En mars 2011, les deux ministres qui ont largement reçu des groupes LGBT publient un document d'intention politique officiel annonçant la volonté de faire progresser l'égalité LGBT en vue d'aboutir au « mariage civil égalitaire ». Ce même document engageait le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) ainsi que la nouvelle instance pour l'égalité de genre (Gender Equality Office) à travailler à la « pleine mise en œuvre » de la Recommandation du Conseil de l'Europe de l'année précédente, avec une date butoir fixée à juin 2013.

Booker souligne qu'en prenant la présidence tournante du Conseil de l'Europe en novembre 2011, le Royaume-Uni a placé cette question en tête des priorités. Mme Featherstone avait déjà promis 100.000 ivres d'argent public à un groupe LGBT à Strasbourg en vue de mettre cette politique en œuvre ; c'est elle qui aura été la principale oratrice d'une conférence à huis-clos du Conseil organisée sous la présidence britannique, le 27 mars suivant, en vue de fixer les plans pour mettre en œuvre cette politique avant la date butoir de juin 2013. Booker cite une déclaration du juge britannique Sir Nicolas Bratza, qui présidait alors la CEDH, affirmant que cette cour était prête à qualifier le « mariage » de couples de même sexe de « droit de l'homme » dès lors qu'un nombre suffisant de pays l'aurait accepté.

« Voilà les vraies raisons pour lesquelles notre Gouvernement a eu besoin de précipiter le vote de la semaine dernière sur le mariage gay. Nous nous sommes engagés à la “pleine mise en œuvre” de la politique du Conseil de l'Europe à ce sujet pas plus tard qu'en juin prochain (d'où la loi similaire dont on précipite actuellement l'adoption en France). Cela aura été un coup politique très réussi du lobby gay, assisté par Featherstone, May et ces institutions européennes de l'ombre qui, de tant de manières, gouvernent aujourd'hui nos vies. Mais pourquoi ne nous a-t-on pas dit de manière plus honnête et ouverte pourquoi tout cela s'est produit ainsi ? », demande Booker. 

Tout cela ne contredit pas mais complète plutôt les accusations de Nigel Farage qui a montré (voir ici sur ce blog) comment l'Union européenne, de manière parallèle, a décidé que tout ce qui serait lié par le biais d'un acte d'état civil dans un pays de l'Union le serait, automatiquement, dans les 27 autres. D'où l'intérêt pour le lobby gay d'obtenir une reconnaissance du « mariage » gay dans des poids-lourds de l'Union afin d'étendre ce droit subrepticement dans l'ensemble de l'UE, en assurant dans le même mouvement un poids suffisant de cette légalisation pour faire considérer le « mariage » gay comme un droit de l'homme qui s'imposera tôt ou tard aux 47 pays du Conseil de l'Europe.

Le déroulé de cette affaire montre aussi (à ceux qui ne l'auraient pas encore compris) que la promotion des droits des couples homosexuels à travers la reconnaissance de partenariats civils, de pacs et autres « alliances civiles » joue un double rôle : celui d'affirmation d'un droit propre à l'existence du couple homosexuel et du caractère « familial » de ce droit lorsque des enfants sont présents, mais aussi celui d'étape vers l'abolition définitive de toute différence entre le mariage naturel et le « mariage-fiction » des couples homosexuels.

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06 février, 2013

Promotion totalitaire du ”mariage” homosexuel par le Parlement européen

Nigel Farage
Un rapport qui devrait être adopté d'ici à la fin de l'année par le Parlement européen imposera la reconnaissance du « mariage » des couples de même sexe dans tous les pays de l'Union europénne, a déclaré Nigel Farage, membre du parlement européen et leader du parti britannique UKIP (United Kingdom Independence Party), formation eurosceptique.

Hilary White de LifeSiteNews rapporte ce matin les propos du député européen, connu pour sa totale allergie à la langue de bois, à l'orée du débat de six heures qui a abouti mardi soir à l'adoption, par la chambre des Communes à Londres, du projet de légalisation du « mariage » gay. Il a souligné que c'est la Cour européenne des droits de l'homme, et non le Parlement britannique qui aura le dernier mot sur les obligations imposées aux différentes religions quant à l'organisation de mariages de couples de même sexe. Mais surtout, il a cité un rapport en instance devant le Parlement européen qui, subrepticement, imposera la reconnaissance du « mariage » gay et de tous les actes d'état civil y afférant dans l'ensemble de l'Union européenne.

Nigel Farage estime que la curieuse concordance des projets de légalisation du « mariage » des couples de même sexe en France et en Grande-Bretagne, où Cameron l'impose contre la volonté de son propre parti, est impulsée depuis Strasbourg. « Beaucoup de gens se sont demandés ce qui a poussé le Premier ministre à engagé cette lutte dont personne ne voulait avec de nombreuses personnes de son propre parti et du pays dans son ensemble. Il n'a pas été clair non plus pourquoi le même débat est mené dans d'autres pays comme la France, où l'opposition va également croissant. Maintenant nous connaissons la réponse. »

La réponse est dans le rapport Luigi Berlinguer, déjà adopté à divers niveaux par des comités du Parlement européen, qui vise à introduire concrètement les exigences du programme de Stockholm dans le droit européen entre 2010 et 2014 : ce programme est une « feuille de route » de l'Union européenne dans le domaine de la justice, de la liberté et de la sécurité au service des citoyens par le biais de la reconnaissance de certains droits dans l'ensemble de l'Union. Il s'agit d'un instrument d'unification du droit, des protections juridiques et des reconnaissances mutuelles des démarches dans les Etats membre, doublé d'un puissant promoteur des droits des minorités, des luttes contre les racismes et de l'accueil des étrangers.

Le rapport Berlinguer, annonce Nigel Farage, devrait être adopté au mois de novembre (je n'ai pas pu vérifier cette affirmation) rend juridiquement contraignant tout mariage ou pacte civil conclu dans un pays de l'UE dans tous les autres Etats membres. « Aux termes du rapport Berlinguer, un couple qui n'a pas le droit de se marier dans son Etat d'origine pourrait se rendre dans un autre Etat membre en vue de s'y marier, sachant qu'à son retour à la maison il devra être considéré comme légalement marié », explique le communiqué de l'UKIP.

Notons en passant que le projet de « mariage » gay en France prévoit explicitement dans son 1er article qu'un étranger originaire d'un Etat ne reconnaissant pas le « mariage » des couples de même sexe peut validement contracter un tel mariage en France…

Le communiqué de l'UKIP explique que le rapport Berlinguer prévoit dans son article 40 d'accorder tous les droits au couples ainsi mariés ou unis – sans nommer le « mariage » gay, mais de manière juridiquement incontestable.

L'article 40 est ainsi rédigé :
« [Le Parlement européen] souligne fortement la nécessité d'assurer la reconnaissance mutuelle des documents officiels émis par les administrations nationales, se réjouit des efforts de la Commission visant à donner aux citoyens de pouvoir d'exercer leurs droits à la liberté de circulation et soutient fortement les plans visant à mettre en œuvre la reconnaissance mutuelle des effets de documents d'état civil ; appelle à des efforts supplémentaires visant à réduire les barrières au bénéfice de citoyens exerçant leur droit à la libre circulation, particulièrement en ce qui concerne l'accès aux avantages sociaux auxquels ils ont droit et à leur droit de vote aux élections municipales. »
Commentaire de Nigel Farage :
« Maintenant nous savons pourquoi David Cameron a proposé cette loi hautement contestée et semeuse de troubles, tirée apparamment de nulle part. 
Si un couple devait se marier en Belgique, en Espagne, au Portugal ou en Suède où le mariage de  même sexe est possible, l'Union européenne dira que ce couple doit obtenir les mêmes droits légaux dans n'importe quel Etat de l'Union où il choisira de s'établir – même si cet Etat s'oppose à l'introduction du mariage de même sexe. Dans son essence, le rapport Berlinguer cherche à établir pour l'ensemble de l'Union européenne un droit au mariage de même sexe. 
Il n'est pas surprenant que le Premier ministre se soit tu à ce sujet, même au prix de la cohésion de son propre parti. Il a bien assez à faire pour forcer ses “backbenchers” (élus de la Chambre sans responsabilités ministérielles) à avaler à la fois sa volonté de maintenir la Grande-Bretagne dans l'UE et son propre désir de faire intervenir l'Etat dans la définition du mariage. Suggérer que les deux questions sont en réalité interconnectées aurait causé un tollé incontrôlable. »
Le rapport Berlinguer a été présenté en 2010. Dès cette date, European Dignity Watch prévenait des effets qu'aurait son adoption sur les 27 pays de l'Union en matière de mariage et d'unions civiles et plus généralement de tout document d'état civil, contrevenant au principe de subsidiarité qui laisse aux Etats la compétence en matière de droit de la famille, et forçant des Etats hostiles au « mariage » des couples de même sexe à le reconnaître.

Bien sûr, un tel « droit au mariage » ouvrirait la porte au « tourisme du mariage homosexuel » ou même au mariage polygame, étant donné que celui-ci est possible aux Pays-BAs par le biais d'un contrat de cohabitation notarié.

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05 février, 2013

“Mariage” gay pour l'Angleterre et le pays de Galles, malgré la révolte des Tories

La Chambre des communes a voté par 400 contre 175 la légalisation du « mariage » des couples de même sexe en cette fin d'après-midi, mais la « victoire » de David Cameron n'est due qu'au concours des travaillistes et des libéraux.

Sur les 303 membres du Parlement conservateurs seuls 130 ont voté le texte, 139 ont voté contre et 30 se sont abstenus. Parmi ceux qui ont voté contre, plusieurs ministres : celui de l'Ecologie, le responsable du Pays de Galles, celui chargé de l'Europe et des responsables des ministères de la Défense et de la Justice. Pourtant Cameron avait lancé un appel passionné pour obtenir le soutien de son camp.

Derrière la victoire idéologique obtenue grâce à la gauche et saluée par Nick Clegg, leader des libéraux-démocrates et Ed Miliband, chef de file des travaillistes, c'est une vraie défaite pour le Premier ministre qui est en quelque sorte mis en minorité au sein de son propre parti et jusque par des membres de son gouvernement.

Son camp l'accuse avec raison d'avoir causé une grave division parmi les siens.

Comme en France, c'est la rhétorique de l'égalité qui a été mise en avant, notamment par des parlementaires ouvertement homosexuels. David Cameron a même affirmé « croire fortement au mariage » qui « aide les gens à s'engager les uns envers les autres ». « Je crois qu'il est bon que les personnes gays puissent se marier aussi. Cela concerne, oui, l'égalité. Mais il s'agit aussi de rendre notre société plus forte. »

Mais en attendant ce sont les perdants des dernières élections qui ont eu une voix déterminante pour faire adopter le « mariage » gay, tandis que les opposants ont été sujets aux menaces et autres manœuvres, comme le vote obligatoire sur certaines parties du texte, pour faciliter son passage. Des conservateurs ont expliqué qu'ils avaient souffert de « discriminations » pour avoir osé exprimer leur opposition et l'un affirme avoir reçu des menaces de mort ; un autre a été qualifié de « nazi » pour la même raison.

Dans un pays où l'on peut choisir entre le mariage religieux et le mariage civil, l'Eglise anglicane est explicitement écartée des célébrations des unions homosexuelles mais de l'avis de Tony Baldry, l'élu conservateur chargé des questions religieuses aux Communes, la Cour européenne des droits de l'homme, une fois saisie, pourrait la contraindre à les célébrer.

Le quart des évêques et des prêtres catholiques ont pour leur part co-signé une lettre au Daily Telegraph indiquant qu'ils craignent d'être victimes de persécutions au sujet du « mariage » gay.

Le texte doit encore franchir plusieurs étapes devant les Communes puis passer devant la Chambre des Lords.

Il ne concerne pas la filiation ni l'adoption, déjà ouvertes aux couples de même sexe liés par un partenariat civil.

Sur son blog, John Smeaton, directeur de la plus importante organisation pro-vie britannique, SPUC, observait aujourd'hui, reprenant les propos de Jean-Paul II un an après l'attentat qui avait failli lui coûter la vie : « Dans les desseins de la Providence il n'y a pas de simples coïncidences. » Et remarque qu'en cette fête de sainte Agathe, l'Evangile du jour contenait un évident avertissement aux élus britanniques : c'est celui des Pharisiens mettant Jésus à l'épreuve, et celui-ci répond : « N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme, et qu'il dit : à cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »

Et il faudrait sans doute ajouter, a contrario, que l'homme n'unisse pas ce que Dieu a séparé : qu'il ne considère pas l'homme comme une femme ni la femme comme un homme !

Il s'agit, soit dit en passant, de l'ancien Ordo…

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03 février, 2013

Royaume-Uni : pressions sur les parlementaires opposés au “mariage” gay

Dernière ligne droite pour la Chambre des communes à Londres : c'est lundi, ou au plus tard mardi qu'elle doit se prononcer sur le projet de loi gouvernemental de légalisation du « mariage » homosexuel en Angleterre et au Pays-de-Galles. Le projet est en l'occurrence porté par David Cameron, Premier ministre conservateur insuflé par le même « vent de l'histoire » que le président François Hollande (mais qui souffle donc le même beau temps et surtout la même pluie dans plusieurs pays simultanément ?). De nombreux membres conservateurs du Parlement ne sont cependant pas d'accord du tout – et subissent, en ce moment même, de lourdes pressions pour voter dans le sens du gouvernement.

A vrai dire le projet de loi devrait être adopté sans difficulté grâce au soutien de la gauche : les travaillistes vont lui apporter leurs voix, et aussi les libéraux-démocrates. David Cameron n'en est pas moins affecté par le problème d'image qui pourrait se poser à lui en cas de défection de ses propres parlementaires.

Aujourd'hui, une vingtaine de responsables de circonscriptions « Tory » ont porté une lettre au Premier ministre au 10, Downing Street, lui demandant de repousser toute décision parlementaire sur la question du « mariage » des homosexuels au-delà des prochaines élections en 2015, notamment pour donner aux électeurs la possibilité de se prononcer sur un « manifeste » sans ambiguïté : la légalisation du « mariage » gay ne correspond à aucune promesse de campagne de la part du Parti conservateur. Ils invoquent le moral en berne au sein du parti, la discorde qui y règne et le découragement des électeurs que le projet risque de provoquer.

Même si les services du Premier ministre récusent le fait d'avoir engagé un plan de racolage – au sens militaire du terme – pour forcer les membres du Parlement récalcitrants à « bien » voter, la tension monte sur le plan médiatique, avec la multiplication de déclarations favorables au « mariage » gay de la part de soutiens habituels du gouvernement britannique. Et il se dit, dans la presse sérieuse, que des secrétaires d'Etat et autres ministres de second rang font le tour des « backbenchers » conservateurs (parlementaires sans portefeuille) qui n'ont pas encore pris leur décision de vote, pour leur expliquer que leurs carrières pourraient bien pâtir s'ils votent contre le Premier ministre.

Le ministre des Affaires étrangères, William Hague, a précisé samedi que ceux qui voteraient contre le « mariage » des couples de même sexe « se trouveraient du mauvais côté de l'histoire ». « Je crois que les temps ont changé, les partenariats civils ont été établis… Dans un laps de temps remarquablement court, ces choses en sont venues à être acceptées », a-t-il remarqué. « Je crois qu'il en sera de même dans cette affaire. »

Le gouvernement a même renoncé, samedi, à introduire une mesure fiscale favorable aux couples mariés dans le Budget de peur que celle-ci apparaisse comme une monnaie d'échange pour obtenir le vote favorable des élus hésitants…

Un bloggueur conservateur, Iain Dale, est même allé jusqu'à écrire que des élus qui n'ont pas révélé leur homosexualité pourraient faire l'objet d'« outing » forcé s'ils ne votent pas dans le bon sens. Annonçant qu'il a noté parmi les parlementaires qui voteront contre, la présence d'homosexuels cachés et de deux élus supposés « hétéros » qui se trouvent actuellement dans des relations gays. « Je ne suis pas un partisan de l'outing forcé, mais l'hypocrisie pure et dure qu'on voit là poussera d'autres à agir différemment », menace-t-il.

Il faut noter qu'au Royaume-Uni la question du « mariage » gay se débat en dehors de toute discussion à propos de la filiation ou de la procréation assistée. Depuis 2008, les couples de même sexe peuvent bénéficier de PMA et d'inséminations artificielles, et les deux partenaires de même sexe sont considérés comme étant les parents légaux de l'enfant qui naît ainsi. Depuis 2010, la « gestation pour autrui » est ouverte aux couples de même sexe, à condition que la mère porteuse ne reçoive pas davantage qu'une indemnisation de ses frais occasionnés par la grossesse.

Autrement dit, le débat britannique se situe pleinement sur le plan de la définition du mariage, de la possibilité (ou plutôt de l'impossibilité)  pour les couples de même sexe d'entrer dans ce contrat, ou cette alliance qui scelle l'union d'un homme et d'une femme, établie en vue de fournir le meilleur cadre à la procréation.

La Coalition pour le mariage a déjà recueilli plus de 630.000 signatures Outre-Manche, et ses études sur la proposition de démanteler le mariage en l'ouvrant aux couples de même sexe insistent sur la perte des libertés qu'entraînerait cette révolution.

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30 janvier, 2013

“Mariage” gay : la fin de l'adultère ? L'exemple britannique

Au Royaume-Uni, où le « mariage » homosexuel est en passe d'être adopté sous une forte pression de David Cameron contre un grand nombre de députés conservateurs, la presse se penche sur l'un des effets  juridiques que cette légalisation pourrait avoir sur le mariage tout court : la disparition du concept d'adultère.

L'adultère demeure une cause de divorce fréquemment invoquée en Angleterre et au Pays-de-Galles même si cette seule justification acceptée jusque dans les années 1920 a été progressivement de plus en plus remplacée par le « comportement déraisonnable » dans le cadre des divorces pour faute.

Il se trouve que pour les couples homosexuels, le concept de fidélité ne ressemble pas en tous points à ce qu'il est pour les couples homme-femme. Mais ce n'est pas la raison pour laquelle la loi sur le « mariage » des homosexuels, dans sa version britannique, a introduit une clause spécifique à leur intention. Après le refus des experts juridiques du gouvernement de définir ce qui constitue un actes sexuel entre personnes de même sexe, il a été décidé que seules les infidélités entre personnes de sexe opposé pourraient être retenues comme constituant un adultère dans le cadre de procédures de divorce. La clause précise que seule « la conduite entre une partie au mariage et une personne du sexe opposé » ne constitue un adultère.

En clair : pas d'adultère dès lors que l'infidélité est constituée par une liaison avec une personne de même sexe, et cela vaudra nécessairement, au nom de l'égalité devant la loi, pour les mariages dits « hétérosexuels ». Si Mme Tartempion a une aventure avec Mlle Trucmuche (ou, puisque nous sommes Outre-Manche, Mrs Thingummybub avec Miss So-and-So), M. Tartempion (Mr Thingummybub) ne pourra pas s'en plaindre pour obtenir le divorce.

Au nom de cette même égalité, des juristes et des parlementaires britanniques ont averti que c'est la notion elle-même d'adultère qui va disparaître des cours de justice, que ce soit par la voie légale ou par la jurisprudence.

De même, pas question pour un partenaire dans le cadre d'un « mariage » homosexuel de demander une annulation pour non-consommation.

Ce qui démontre, soit dit en passant, qu'un couple de même sexe ne peut pas se « marier ».

C'est dire le profond bouleversement que le « mariage » gay va introduire, mettant fin à un système qui s'est affiné par la jurisprudence depuis des centaines d'années et qui a reconnu la faute constituée par 'adultère depuis les temps anglo-saxons, au moins, souligne le Daily Telegraph. Celui cite le membre du Parlement conservateur David Burrowes qui dit à ce propos : 

« Un principe fondamental du mariage a toujours été que celui-ci soit basé sur une fidélité sexuelle exclusive et voilà ce que la redéfinition du mariage va faire disparaître. »

En France, le divorce pour faute a été partiellement démantelé, et l'adultère n'est plus une cause systématique de divorce, ce qui veut dire que les choses s'y sont passées à l'envers : la notion a été largement vidée de son sens avant que des homosexuels ne réclament le droit de se « marier ».

Dans un sens ou dans l'autre, il est évident que le simple fait de toucher au mariage, voire de créer une « alliance civile » avec des droits et devoirs identiques au mariage, hormis la filiation, fera nécessairement et toujours au nom de l'égalité la substance même du mariage.

Au Royaume-Uni, après avoir multiplié les avertissements graves, la hiérarchie de l'Eglise catholique a fait distribuer un million de cartes postales dans les paroisses afin que tous les catholiques fassent directement connaître leur hostilité au projet en écrivant à leur membre du Parlement. Les évêques ont même demandé que lors de leur distribution, on pense à fournir des stylos pour que les cartes puissent être remplies et signées sur place, et à vendre des timbres pour qu'elles soient postées aussitôt.

Le délai avant le vote étant encore plus court que prévu, la plus ancienne association de défense de la vie britannique, SPUC, propose de téléphoner ou d'envoyer des courriels, et propose des argumentaires.

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29 janvier, 2013

Royaume-Uni : si le “mariage” gay devient légal, des professeurs pourraient être licenciés s'ils refusent de l'enseigner

Alors que le Parlement anglais s'apprête à voter, mardi prochain, une loi légalisant le « mariage » des homosexuels, le grand quotidien conservateur The Daily Telegraph vient de publier, à sa une, une mise en garde contre la restriction aux libertés que pourrait entraîner ce bouleversement institutionnel, notamment pour les professeurs qui risquent d'y perdre leur emploi.

Le quotidien affirme que le ministre de l'Education reconnaît en privé que les professeurs refusant de présenter le « mariage » des homosexuels comme bon ou qui écarteraient volontairement des manuels ou des livres de lecture sur le thème de ces « mariages ». Pourquoi ? Parce qu'en dernier ressort, la Cour européenne des droits de l'homme pourrait en décider ainsi.

John Bingham et Tim Ross, signataires de l'article, citent une « source haut placée » au ministère britannique de l'Education qui déclarait que « le Royaume-Uni n'a pas le contrôle » sur ces sujets, au moment même ou le ministre Michael Gove tentait de rassurer l'opinion en affirmant que les professeurs qui ont une vision traditionnelle du mariage ne seraient pas « punis » pour leur refus de promouvoir le « mariage » des homosexuels dans le cadre de leur travail. De fait, plusieurs garde-fous ont été introduits dans la loi présentée par le gouvernement de coalition de David Cameron pour empêcher que des groupes religieux puissent être contraints de célébrer de telles cérémonies contre leur gré.

Mais ce qui est vrai pour les institutions, les organisations, les Eglises, ne l'est pas pour les individus, y compris, selon les opposants au projet, les enseignants, les aumôniers d'hôpitaux et autres personnes détenant des postes officiels. La loi ne prévoit pas l'objection de conscience.

Cela a fait dire à un avocat spécialiste des droits de l'homme, Aidan O'Neill, en réponse à une question de la « Coalition for Marriage » (organisation qui défend le mariage traditionnel) que les écoles pourraient bien se voir reconnaître le droit de licencier des professeurs refusant d'utiliser livres ou manuels qui font la promotion du « mariage » homosexuel, tandis que les parents refusant ce type de cours ne pourraient pas obtenir que leurs enfants n'y assistent pas.

Même si le ministère a multiplié les démentis, il reste en effet, comme le dit la source citée par le Telegraph, « l'incertitude qui est inhérente à ces thèmes ». « Ils sont sous le contrôle de neuf types à Strasbourg, il y a donc une incertitude fondamentale parce que la Grande-Bretagne n'a pas le contrôle. »

Ce ne sont pas des paroles en l'air : tout récemment, la Cour européenne des droits de l'homme a justifié les sanctions et même un licenciement à l'égard de deux personnes opposées aux unions civiles d'homosexuels pour des motifs religieux. La première pour son refus de célébrer ces unions, le second pour refus de soigner les difficultés relationnelles physiques au sein de couples homosexuels… La CEDH a décidé que l'objectif de lutter contre la discrimination à l'égard des homosexuels est est plus important que le principe de protection de la liberté individuelle auquel on peut dès lors porter atteinte.

Donc, même si le ministre n'entend pas poursuivre les contrevenants, rien n'empêche des conseils municipaux ou des responsables locaux de faire du zèle et de mener les récalcitrants jusque devant la Cour de Strasbourg, avec de réelles chances de gagner.

La promotion du « mariage » des homosexuels peut commencer très tôt au Royaume-Uni, même dès la maternelle. La « Coalition for marriage » publie ici un livret montrant des images issues d'albums pour enfants d'âge pré-scolaire. Où l'on va jusqu'à parler des « trois mamans + un papa » de Josh and Jaz… Edifiant.

Le livret rappelle qu'en 2009, des parents chrétiens et musulmans ont été menacés de poursuites pour « absence injustifiée » pour avoir retiré leurs enfants de cours à l'école primaire où l'on utilisait le livre de lecture « gay » King & King.

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16 janvier, 2013

Une douzaine d'évêques, mille prêtres anglais annoncent la “persécution” qu'entraînera le “mariage” homosexuel

Un quart du clergé catholique anglais – 1.054 prêtres et pas moins de treize évêques et responsables de communautés religieuses – ont co-signe une lettre ouverte dans The Daily Telegraph pour mettre en garde contre les conséquences pour les catholiques de la légalisation du « mariage » des couples de même sexe. Le Royaume-Uni, tout comme la France, est dans la dernière ligne droite de l'adoption d'un projet voulu par le Premier ministre conservateur (?) David Cameron et son gouvernement de coalition.



Leur liberté d'expression est menacée, affirment-ils, mais aussi la liberté de pratiquer la foi catholique.

Voici le texte intégral de la lettre, sous le titre « Effets pénaux de la loi sur le mariage homosexuel » :

Monsieur – Après des siècles de persécution, les catholiques ont pu, dans des temps plus récents, exercer les professions (NDLR : judiciaires) et participer pleinement à la vie de de ce pays. 
La légalisation du marriage des couples de même sexe, dût-elle être adoptée, aura de nombreuses conséquences juridiques, en restreignant sévèrement la capacité des catholiques à enseigner la vérité sur le mariage dans leurs écoles, leurs institutions caritatives ou leurs lieux de culte. 
Cela n'a aucun sens de soutenir que les catholiques et les autres pourront encore enseigner leur doctrine sur le mariage dans les écoles et dans d'autres lieux s'ils sont censés en même temps soutenir le point de vue contraire. 
La complémentarité naturelle entre un homme et une femme conduit au mariage, vu comme un partenariat pour toute la vie. Cette union aimante – en raison de leur complémentarité physique – est ouverte aux nouvelles vies et à l'éducation des enfants. 
Voilà ce qu'est le mariage. C'est pourquoi le mariage n'est possible qu'entre un homme et une femme. Le mariage, ainsi que le foyer, les enfants et la vie de famille qu'il engendre, est la fondation et la pierre de construction de base de notre société.
Nous exhortons les membres du Parlement à ne pas avoir peur de rejeter cette législation maintenant que les conséquences en sont plus visibles.
On peut voir toutes les signatures au bas de cette lettre, ainsi que son texte original en anglais, ici.

Le rédacteur-en-chef du Daily Telegraph pour les affaires religieuses a commenté l'événement – car c'en est un, sans précédent par le nombre des signataires – en interrogeant plusieurs initiateurs et figures de proue de cette publication.

Pour les prêtres qui ont été à l'origine de la lettre et les nombreux évêques, pères abbés et confrères qui les ont rejoints, c'est la combinaison des lois d'égalité et autres lois contre la discrimination en raison de l'« orientation sexuelle » notamment, et d'une éventuelle loi sur le « mariage » des couples de même sexe qui, mécaniquement, musèleront les catholiques dans leurs lieux de culte et d'action éducative ou caritative, mais qui en outre les exposeront à des persécutions qui pourront aboutir à les exclure de nombre de métiers ou de professions. La liberté de prêcher pourrait aussi en être menacée, notamment pour les aumôniers militaires, des prisons ou des hôpitaux.

Philip Egan
Le journaliste, John Bingham, cite Mgr Philip Egan, tout nouvel évêque de Portsmouth, pour qui le ton de la lettre est « dramatique », mais en aucun cas « exagéré ». « Cest vraiment Orwellien de vouloir définir le mariage », a-t-il dit, ajoutant que ces mots-là sont durs, mais qu'« une chose comme celle-ci est totalitaire ». Il a ajouté craindre de voir les prêtres arrêtés comme « homophobes » ou « fanatiques ».

Un théologien d'Oxford de renom, le prêtre catholique Andrew Pinsent, signataire de la lettre, renchérit :

« Nous sommes très sensibles à tout cela sur le plan historique car évidemment, la Réforme a commencé en Angleterre à propos du mariage. Henri VIII aurait pu obtenir le pardon pour son adultère mais il n'en a pas voulu, il voulait contrôler le mariage et redéfinir ce qu'était un mariage, et ce qu'il n'était pas. Parce que l'Eglise n'a pas voulu faire de concession sur ce point, trois siècles de grands bouleversements au sein de la société anglaise s'en sont suivis, et du point de vue catholique la vie a été très difficile. Ce que nous craignons maintenant, c'est qu'un maillage de lois est en train d'être mis en place qui violerait notre liberté de conscience. »

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...