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05 septembre, 2014

Prison pour une Irlandaise qui fait l'école à la maison

Ils méritent la prison !
Monica O’Connor a 47 ans et six enfants : cette Irlandaise n’a ni tué, ni volé, elle travaille chez elle, reçu chez elle 22 enfants en tant que famille d’accueil, et exerce la profession d’assistante aux accouchements à domicile, c’est une femme épanouie et ses enfants vont bien. Tous ont été scolarisés à domicile ; deux le sont encore, les plus jeunes. Et c’est là que cette histoire ordinaire de gens heureux dérape, rapporte LifeSite : aux termes d’une nouvelle loi, Monica O’Connor a été condamnée à la prison pour avoir violé ce nouveau texte qui, sans interdire l’école à la maison, l’entoure d’obligations faramineuses.

La peine fut modeste : Monica a passé trois heures en prison, mercredi. Symbolique – mais justement, très symbolique d’une volonté de contrôler les parents chez eux, de ne pas reconnaître en eux les premiers éducateurs de leurs enfants.
Elle a été poursuivie par une toute nouvelle agence de « protection de l’enfance », TUSLA, qui pourrait bien engager de nouvelles poursuites contre Monica l’année prochaine et qui a également fait condamner son mari Edward O’Neill, qui dispense une partie des cours et qui doit encore purger sa peine.
L’ingérence dans la vie familiale est évidente et, au demeurant, interdite par la Constitution irlandaise. Mais celle-ci ne peut être directement invoquée devant les juridictions de première instance. Monica O’Connor a décidé d’en rester là sur le plan judiciaire et de ne pas faire appel : à son avis, TUSLA recherche précisément à donner une telle ampleur à l’affaire et les deux parents ne veulent pas lui donner cette satisfaction.
L’Irlande n’interdit pas l’école à la maison mais depuis l’entrée en vigueur relativement récente de la loi en 2000, les parents qui font ce choix doivent obtenir un permis au terme d’une évaluation de la part des autorités ; tant qu’ils ne l’ont pas les enfants sont considérés comme faisant l’école buissonnière. Depuis peu, la toute nouvelle agence TUSLA a été chargée de vérifier que les parents se conforment à cette loi. Si les parents sont recalés à l’examen ou refusent de suivre le processus, ils sont désormais obligés d’inscrire leurs enfants à l’école locale.
En lançant la procédure contre Monica et Edward O’Neill, les pouvoirs publics tentent selon une association de scolarisation à domicile de faire pression sur tous les parents qui font ce choix, afin qu’ils s’enregistrent.
Monica souligne qu’elle avait accepté sans difficulté d’être évaluée pour pouvoir accueillir des enfants qui n’étaient pas les siens : « Après tout, l’Etat en avait la responsabilité finale. » Mais pour les siens, pas question !
Pour avoir refusé d’enregistrer leurs enfants comme scolarisés à domicile les O’Neill ont déjà écopé d’une amende de 2.000 euros en juin 2013, puis de 1.300 euros en décembre 2013. Refusant de payer, ils ont été condamnés à 10 jours de prison. Monica a été relâchée – en libération conditionnelle – au bout de trois heures, pour « bonne conduite ». Elle devra « rester sobre » et ne pas « fréquenter les pubs », aux termes de sa libération conditionnelle.
Les voyous, on les a à l’œil !

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09 juillet, 2014

La fondation Bill Gates finance la recherche sur une micro-puce contraceptive télécommandable

Une micro-puce contraceptive avec une durée de vie de 16 ans, activable et désactivable par télécommande, à porter sous la peau : c’est la contraception dernier cri à laquelle travaille la start-up MicroCHIPS de Lexington, Massachusetts.  Le projet est déjà bien avancé puisque les tests pré-cliniques sont programmés pour l’année prochaine. Une fois acquise l’autorisation de commercialisation de la part de la Food and Drug Administration, la micropuce pourrait être mise sur le marché américain dès 2018. Demain…
La genèse de l’objet est révélatrice. A l’origine, la recherche sur une micro-puce capable de distribuer des médicaments dans le corps sur une longue durée et grâce à une commande externe remonte aux années 1990. La population visée était celle des femmes âgées ayant besoin de recevoir régulièrement des doses de molécules pour combattre l’ostéoporose.
Il y a deux ans, Bill Gates rendait visite à Robert Langer, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), pour lui demander s’il était envisageable de créer un produit contraceptif utilisable bien au-delà des cinq ans que durent aujourd’hui les implants sous-cutanés, et capable d’être activé et désactivé par la femme elle-même à volonté. Robert Langer avait précisément participé aux travaux sur la micro-puce dont la licence avait été vendue à MicroCHIPS.

Les choses sont allées très vite. Grâce à un financement consenti par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui soutient toutes sortes de programmes de contrôle des naissances, la recherche a déjà abouti à la création d’une micro-puce mesurant 20x20x7 millimètres, à implanter sous la peau des fesses, du bras ou de l’abdomen. Chargée de levonorgestrel, elle peut diffuser 30 microgrammes de l’hormone par jour – le dosage pouvant être modifié par un médecin. L’hormone est logée dans un réceptacle scellé par une membrane hermétique en titane et platine qui, sous l’impulsion d’une petite batterie interne, fond temporairement pour laisser passer la dose de contraceptif quotidienne.
A la femme, ensuite, d’activer ou de désactiver le système d’un simple clic, selon qu’elle veut concevoir ou non…
Merveille de technologie. Mais au-delà même du problème moral du recours à la contraception, et même au-delà de l’aspect potentiellement abortif du levonorgestrel (c’est la molécule utilisée à haute dose dans le cadre de la « contraception d’urgence », ou pilule du lendemain, et elle a un effet anti-nidatoire comme le montre une tribune publiée par LifeSite ici), se pose la question du contrôle des populations qu’autoriserait une telle méthode.
C’est la phase suivante de la recherche sur la micro-puce contraceptive, explique le Dr Robert Farra du MIT : assurer leur encryptage afin que les données circulant par transmission sans fil restent privées et que la puce ne puisse être commandée par un tiers. Il annonce que la communication avec la puce ne pourrait avoir lieu qu’à la distance qui la sépare de la peau. « Vient ensuite l’encryptage sécurisé. Elle empêche un tiers d’essayer d’interpréter les communications ou d’y interférer. »
Mais quelle confiance accorder à cet encryptage ? Même mis en place, il relèvera de manipulations informatiques dont on sait qu’elles peuvent être piratées. Et là le champ est vaste, comme l’a expliqué John Whitehead, avocat constitutionnel et fondateur de l’association libertarienne The Rutherford Institute à LifeSite : un proche, des pirates, des agences publiques travaillant dans l’illégalité – chose à envisager sérieusement puisque « quelle que soit la technologie dont nous disposions, celle du gouvernement est bien plus puissante ». Pour lui il n’y a pas de doute : « Tout ce qui sera émis par cette puce ira dans un fichier gouvernemental. La puce pourrait même “savoir” à quel moment vous avez des relations sexuelles. Donc, il n’y aura pas de respect de la vie privée, non. »
Sans compter que la puce pourrait être activée « d’une façon dommageable », ajoute-t-il, en servant à empêcher certaines personnes ou certaines catégories de personnes d’avoir des enfants.
De fait la commercialisation ou la distribution de la micro-puce contraceptive est présentée comme une aubaine pour les pays en voie de développement.
La recherche coïncide avec un engagement de plusieurs organismes internationaux, gouvernementaux et non-gouvernementaux, de financer des programmes de contraceptifs de longue durée à destination de 120 millions de femmes vivant dans les pays les plus pauvres d’ici à 2020, pour un coût estimé de 4 milliards de dollars (j’évoquais cela sur ce blog en 2012 ici).
Cela concorde avec les explications données à la BBC par Gavin Corley, ingénieur biomédical, qui voit dans l’utilisation contraceptive de cette nouvelle technologie annonciatrice des « médicaments intelligents » une « application humanitaire plutôt que la satisfaction d’un besoin du monde développé ».

ERRATUM : j'avais écrit par erreur que les données circuleraient vers la micro-puce par WIFI : il s'agit en fait d'une communication sans fil au sens large.

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11 février, 2012

Neurosciences : « Conflits et sécurité »… et Big Brother

L'excellent site de veille bioéthique australien BioEdge attire l'attention sur une étude menée par la Royal Society britannique qui se glorifie d'être la plus ancienne académie scientifique en exercice depuis sa fondation en 1660. Celle-ci se penche depuis quelque temps sur les avancées des neurosciences et leurs implications éthiques et vient de publier un rapport sur les liens de nouvelles découvertes en ce domaine avec des applications militaires et de police déjà utilisées ou prévisibles à court ou moyen terme. Document aussi passionnant qu'inquiétant par beaucoup de côtés puisque s'y dessine un avenir de possible manipulation des cerveaux et des potentialités humaines qui même dans les applications présentées par le rapport comme bénéfiques, posent d'importantes questions quant au respect de la personnalité et de la liberté humaine.

Quant à l'usage offensif et malveillant de ces nouvelles connaissances, il semble inévitable, tant il est vrai que toute techique peut servir au bien ou au mal…

A noter dans l'introduction : les savants rédacteurs du rapport affirment qu'ils s'en sont tenus aux faits, applications et recherches dont la réalité est publiquement connue, du matériel qui n'est donc pas « classé » secret-défense, parce que les intéressés en ont fait publiquement état, et précisent : « Les principaux bailleurs de fonds de ce type de travail (les Etats-Unis) sont relativement ouverts à propos de leurs activités et l'on peut donc avancer que ce qu'ils annoncent est fiable. »

Fiable peut-être. Mais complet ?

Parmi les applications positives, le rapport invoque un certain nombre de techniques qui, soit par exploitation de l'imagerie numérique de l'activité cérébrale, soit la stimulation électrique ciblée des zones du cerveau, soit l'administration de substances chimiques, permettent d'améliorer les performances des combattants dans un contexte de conflit, voire de les recruter selon leurs qualités personnelles.

Exemples : étudier l'activité cérébrale des recrues pour savoir s'ils sont plus doués pour la prise de risque, les décisions réfléchies ou la négociation en vue de solutions pacifiques ; s'ils ont des capacités de perception annonçant une meilleure reconnaissance des cibles, etc.

Différentes techniques permettraient dans un avenir qui n'est pas lointain de relier directement le cerveau des acteurs de conflits à des machines pour les diriger par la pensée (le rapport ne pose pas la question si cette lecture de la pensée marche dans les deux sens, permettant une orientation de la pensée !). En tout cas le gouvernement britannique assure que le développement, l'acquisition et l'usage de substances chimiques incapacitantes sont interdits par la loi des traités internationaux, selon le rapport, et ne s'y livrera pas.

Une première application thérapeutique permet de prévoir la création – en moins de dix ans – de prothèses qui puissent être commandées par le cerveau du patient. Mais aussi d'« effacer » des souvenirs pénibles responsables par exemple du stress post-traumatique : si l'on peut ainsi effacer des souvenirs mauvais, qu'est-ce qui empêche de mener plus loin la reprogrammation du cerveau ?

La prise de substances chimiques appropriées permettrait de réduire le besoin de sommeil en temps de conflit, d'améliorer les performances, d'augmenter la résistance au stress ; d'autres techniques de rendre perceptibles ou en tout cas utilisables les perceptions sub-conscientes.

On envisage même d'utiliser une substance comme l'ocytocine (l'hormone qui, pense-t-on, agit en faveur des liens humains puisqu'elle est dégagée lors des relations sexuelles, de l'accouchement et de l'allaitement) pour améliorer la cohésion et diminuer la compétitivité ou la rivalité au sein d'une équipe d'action.

Il y a aussi des applications offensives.

Le rapport cite les substances chimiques qui, administrées individuellement ou collectivement (par exemple  grâce à l'utilisation d'aérosols) pourraient avoir des effets d'ordre divers en agissant directement sur le système nerveux : de l'anesthésie provisoire collective à la détection du mensonge ou (mais c'est plus hypothétique même à moyen terme) à la détection des intentions immédiates d'un individu, voire à la possibilité de provoquer dans des foules des états d'excitation ou de violence. Certaines substances pourraient provoquer une perturbation des ondes du cerveau induisant la confusion généralisée.

Cela en fait des armes chimiques potentielles qu'il serait urgent de réguler par les traités internationaux puisque, non létales, elles ne sont pas nécessairement couvertes par les instruments existants (à supposer que ceux-ci soient respectés).

On imagine aussi l'intérêt que peut représenter un tel arsenal pour le maintien de l'ordre, la répression des émeutes ou la simple maîtrise de manifestations…).

On pense, assure le rapport, que de telles mises en œuvre ne sont pas pour demain puisque la manière dont les personnes, notamment les personnes les plus faibles comme les enfants, les vieillards, etc. réagissent à de telles substances peuvent être très diverses. Le rapport rappelle que l'utilisation d'aérosols contre des preneurs d'otages tchétchènes dans le théâtre Dubrovka à Moscou a provoqué la mort de 129 otages et causé de graves dommages à beaucoup d'autres, d'autant que le gouvernement n'avait pas voulu rendre publique la nature de la substance utilisée.

De nouvelles possibilités d'intervention chimique, souligne le rapport, sont fournies par les nanotechnologies : le cerveau humain est bien protégé des agents extérieurs, infectieux notamment, mais aujourd'hui des composés chimiques comme des peptides introduits dans le sang, incapables normalement de franchir la barrière du cerveau, peuvent la dépasser grâce à la nanotechnologie, confirment des recherches récentes. Les applications ne seraient alors pas seulement thérapeutiques…

Le rapport consacre un chapitre à la Ritaline, médicament largement prescrit aux enfants hyperactifs, beaucoup aux Etats-Unis, moins en France où le corps médical est généralement bien réticent. Des tests cités par le rapport laissent constater que ces drogues améliorent les capacités de mémoire de travail spatiale et de planification, mais non les capacités verbales, et réduisent la circulation sanguine au sein de régions cérébrales sollicitées pour des tâches particulières. Le rapport souligne que les effets à long terme de la Ritaline ne sont pas clairement connues et qu'elle est susceptible de créer des addictions, et peut avoir des effets secondaires cardiovasculaires non désirables.

En attendant de nous arroser de stimulateurs de la violence, de brouiller nos cerveaux ou de nous inciter à une coopération non-concurrentielle avec nos collègues, on pourrait peut-être au moins cesser d'exposer les enfants à de telles manipulations ?

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02 octobre, 2011

Un Etat de l'Inde veut punir les familles nombreuses

Un projet de loi proposé par un commission du gouvernement du Kerala (Inde) envisage de pénaliser les familles ayant plus de deux enfants, rapporte LifeSite. 203 dollars d'amende, ou trois mois de prison pourraient être infligés aux parents contrevenants qui de toute façon auraient à faire à une discrimination publique à l'égard de leur petit troisième, privé de tous les services fournis par les autorités publiques.

Pour faciliter le respect de la loi son promoteur – l'ancien juge de la Cour Suprême, V.R. Krishna – propose de faciliter l'accès à l'avortement « sûr et gratuit » dans les établissements de santé publics, ainsi qu'aux contraceptifs « gratuits et médicalement sûrs ».

La loi viserait aussi, selon le Times de l'Inde, ceux qui vantent la famille nombreuse, en ces termes : « Nulle personne, nulle institution ne s'appuiera sur la religion, la région, une secte, une caste, une secte ni d'autres encouragements à avoir davantage d'enfants ». Ainsi que le divorce facilité, hors-tribunaux.

Des responsables religieux de diverses origines ont vivement critiqué le projet, notamment le conseil des évêques catholiques dont le porte-parole a rappelé que les gouvernements et les lois n'ont pas à s'immiscer dans la décision d'avoir des enfants.

Un spécialiste des études démographiques du Kerala, le Dr Irudaya Rajan, affirme que la commission ferait mieux d'encourager les familles « à avoir au moins deux enfants » : plus d'un tiers des familles du Kerala n'en a qu'un et le Kerala devrait connaître une croissance de population négative d'ici à dix ans… et les mêmes problèmes démographiques que la Chine.

Le porte-parole de la communauté catholique syro-malabare, le P. Paul Thelekat, a jugé le projet « plus inhumain » encore que la politique de la Chine communiste. Et il ajoute, optimiste quant aux aides à la natalité, mais le raisonnement est intéressant :

« En Europe on voit le contraire. Chaque pays de l'Union européenne donne une subside mensuelle à chaque enfant qui naît. Quand le nombre d'enfants du couple croît, ainsi croît la subside : par exemple, pour le premier, 140 euros, pour le deuxième 280 euros et pour le huitième on atteint 1.332 euros par mois. 
Malgré cette mesure, le nombre d'enfants n'augmente pas dans des pays comme l'Allemagne et l'Ukraine. Si le gouvernement allemand mettait en place une imprégnation obligatoire que dirions-nous ? Nous entrons dans la République de la Ferme aux Animaux où Big Brother peut mettre en œuvre des lois en manipulant des animaux du Meilleur des Mondes. 
Nous oublions que la plus importante ressource d'un pays est son peuple. Nous avons des écologistes qui se lamentent de la disparition des tigres et des singes. Y aura-t-il encore des gens dans ce pays lorsque les races d'éteindront ? 
Pour la commission Iyer, les enfants entravent le progrès. C'est cette politique qui a créé une culture de mort en Occident – et l'Occident n'a pas encore réussi à s'en débarrasser. Pourquoi les riches nations occidentales ont-elle une force de travail insuffisante, et se retrouvent-elles avec une population grisonnante ?
Pourquoi les gens riches ont-ils moins d'enfants ? Parce qu'ils aiment ce pays, ou parce qu'ils voient les enfants comme empêchant la recherche d'une vie de plaisirs ?
Les recommandations Iyer vont créer une culture immorale qui est suicidaire parce qu'elle est contre la vie. »
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19 mars, 2011

Etats-Unis : une mère privée la garde de son enfant pour avoir refusé une césarienne

LifeSite nous apprend, par la plume de Matthew Cullinan Hoffman, l'incroyable drame qu'a vécu une femme du New Jersey (Etats-Unis) qui bataille depuis cinq ans pour récupérer la garde de son enfant, enlevé par les autorités de l'Etat en raison du refus de cette maman d'accepter une césarienne lors de sa naissance en 2006.

Cela paraît kafkaïen : la jeune femme, désignée par les initiales « VM » dans l'article exclusif du Daily Mail révélant l'affaire, avait été accusée de maltraitance à l'égard de son enfant au moment de sa naissance par le personnel de l'hôpital Saint-Barnabas de New Jersey parce qu'elle refusait de signer une autorisation pour que le bébé soit mis au monde par césarienne – alors même qu'elle avait déclaré qu'elle donnerait son accord si l'opération devait s'avérer nécessaire pour la santé de son enfant.

Il se trouve que VM avait raison et que le bébé allait naître sans aucun problème et en excellente santé par voie basse – mais aussitôt mis au monde, il lui fut enlevé. Il aura fallu des années de procédures à VM et à son mari, également privé de la garde de sa petite fille, pour obtenir enfin une décision favorable lors d'un deuxième appel, décision du mois d'août qui reste à confirmer par un juge de première instance qui devra rendre une décision révisée.

La Cour supérieure du New Jersey a estimé que les circonstances exceptionnelles requises pour priver des parents de leurs droits à l'égard de leurs enfants n'étaient pas ici réunies : c'est peu de le dire, en effet.

Dans ce cas précis, le personnel de l'hôpital accusait la femme d'avoir fait preuve d'un « comportement agressif et incohérent » qui avait culminé avec le refus de la césarienne – ce qui n'est tout de même pas une raison suffisante pour séparer un enfant de sa mère et de son père.

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22 janvier, 2011

« Big Brother » Bill Gates : enregistrer toutes les naissances pour mieux contrôler la natalité

Le grand bienfaiteur de l'humanité, Bill Gates – vous savez bien que lui et sa femme, Melinda, ont créé une Fondation pour améliorer la santé mondiale et réduire la natalité – a eu une nouvelle idée présentée en novembre dernier au Sommet de la « mHealth Alliance », que vient d'évoquer LifeSite. Il propose d'utiliser la technologie des téléphones portables pour enregistrer chaque naissance pour créer une nouvelle base de données pour la vaccination. Il s'agirait de prendre les empreintes digitales du nouveau-né et de consigner son lieu de naissance, ce qui permettrait de mettre en place des « systèmes pour s'assurer que l'immunisation ait bien lieu ». Et des « avertissements » automatiques pour les parents qui « oublieraient » d'amener leur enfant pour une vaccination.

L'idée d'apparence généreuse est de réduire la mortalité infantile. Objectif déjà partiellement atteint depuis 1960 : on enregistrait alors 20 millions de décès d'enfants avant leur 5e anniversaire, contre 8,5 millions « seulement » aujourd'hui. Gates attribue ce succès à la vaccination des bébés pour les deux tiers, le tiers restant de vies sauvées étant liées à une amélioration de la situation matérielle des parents, selon lui.

Mais l'objectif principal n'est pas en fait de réduire la souffrance des enfants et la tristesse des parents : pour Bill Gates, le bienfait recherché serait une baisse de la natalité. Il a expliqué devant un parterre de 2.000 personnes que les parents ont davantage d'enfants lorsque le taux de mortalité infantile est élevé, il suffit donc de réduire la mortalité pour assurer un taux de natalité plus bas comme on l'a constaté dans l'Occident urbanisé où il est tombé sous le taux de remplacement des populations (le but à atteindre ?).

La Bill and Melinda Gates Foundation finance généreusement le Planning familial et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

En ce qui concerne les campagnes de vaccination, rappelle LifeSite, des cas bien documentés attestent de leur utilisation pour assurer discrètement des stérilisations féminines : ainsi la Cour suprême des Philippines a établi en 1995 que des vaccins anti-tétaniques utilisés lors d'une campagne d'UNICEF contenaient des beta-hCG, qui, administrés de cette façon, conduisent le corps féminin à considérer l'hormone de la grossesse comme un envahisseur lors d'une éventuelle grossesse ultérieure et à la rejeter, et donc à les rendre pratiquement stériles. 3 millions de femmes en âge de procréer avaient reçu ces vaccins lors de campagnes qui les visaient spécifiquement, alors que les hommes étaient deux fois plus nombreux à mourir du tétanos…

La mHealth Alliance où Bill Gates a bénéficié d'une assistance aussi nombreuse et attentive est une création de la Fondation des Nations unies, de la Fondation Rockefeller, et de la Fondation Vodafone qui l'ont lancée en 2009 pour utiliser la puissance des technologies sans fil pour améliorer les questions de santé dans les pays à revenus moyens ou pauvres. Le plan d'aide d'urgence des Présidents des Etats-Unis l'ont rejointe, puis Hewlett Packard en 2010.

Bien sûr, comme tous ces programmes, celui de mHealth propose des solutions et des aides qui sont réellement capables d'aider, de secourir et de soigner. Mais ici avec la certitude que la plupart des donateurs sont des promoteurs de la réduction de la population mondiale par le contrôle de la population, et avec l'idée inquiétante d'une sorte de « mise en ligne » mondiale des données de santé, ce qui est pour le moins à double tranchant.

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15 novembre, 2010

Ottawa : tout ficher, y compris les préférences sexuelles des enfants…

MercatorNet – depuis les antipodes, puisque c'est là qu'est basé cet excellent réseau de blogs d'information pro-famille – s'étrangle devant une nouvelle initiative du ministère de l'Education de l'Ontario et plus précisément du bureau de district des écoles du district d'Ottawa-Carleton. Celui-ci vient de publier le projet d'enquête qui s'adressera aux parents et aux enfants de la zone pour évaluer les conditions de la réussite scolaire. Les jeunes sont invités à y répondre avec l'aide de leur parents, dans le primaire, voire seuls, s'ils sont dans le secondaire. Certes les parents auront l'option de ne pas laisser participer leur progéniture mais pour cela il leur faudra cocher la case correspondante et signer…

Ils auront toute raison de ce faire, pourtant. D'une indiscrétion totale sur de très nombreux points, l'enquête passe carrément les bornes en invitant les jeunes du secondaire, dès le niveau de la 5e en France, à préciser leur « genre » : féminin, masculin, transgenre, ou même « je préfère ne pas le révéler ».


La question suivante leur propose d'identifier leur orientation sexuelle, en précisant qu'ils peuvent en choisir plusieurs. Dans l'ordre : « bisexuel, lesbienne (féminine), transsexuel, gay (mâle), folle, « two-spirited » [travestis dans la culture aborigène américaine], hétérosexuel (“straight”, hétéro), en recherche, préfère ne pas le dire ».


Même sans ces deux « items », l'enquête est d'une indiscrétion monumentale. Le ministère veut tout savoir (même si les enquêtes complétées seront considérées comme « confidentielles » et « anonymes ») : l'origine ethnique, nationale, les langues parlées à la maison, les activités extra-scolaires, la religion, le temps passé quotidiennement à des activités religieuses, les difficultés de comportement ou les « problèmes de santé mentale » comme « l'anxiété », le niveau socio-culturel des parents, le harcèlement ou les pressions subies en raison d'une différence, à l'école ou sur le trajet domicile-école, et toutes les discriminations possibles et imaginables, y compris une présence insuffisante de telle ou telle catégorie de  personnes dans les manuels scolaires et les posters illustrant les classes.

Parents ou enfants sont également invités à préciser si le jeune objet de l'enquête vit avec ses parents biologiques, ou s'il est dans un foyer de n'importe quelle autre configuration, y compris composé de « deux mères » ou de « deux pères ».

Cela se passe de commentaires, non ?

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