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14 juin, 2021

Pakistan : le gouvernement du Pendjab va bloquer les cartes SIM des personnes qui refusent le vaccin anti-COVID

C’est une décision officielle du gouvernement de la province du Pendjab, au Pakistan, même si la date d’entrée en vigueur n’est pas encore fixée : les personnes qui refuseront de recevoir le vaccin anti-COVID verront leur carte SIM bloquée. La mesure concerne l’ensemble de la population de la province à l’heure où le gouvernement fédéral du pays vient de faire savoir que tous les employés des secteurs public et privés devront être pleinement vaccinés d’ici au 30 juin.

« La décision définitive a été prise de bloquer les cartes SIM des téléphones mobiles des gens qui ne se font pas vacciner », a déclaré Syed Hammad Raza, porte-parole du ministre de la santé de la province, le Dr Yasmin Rashid. Mme Rashid a opté pour cette contrainte jeudi dernier, en précisant que le gouvernement du Pendjab utilise toutes les ressources à sa disposition pour assurer que les résidents recevront bien l’agent biologique expérimental.

La seule inconnue, selon la presse pakistanaise, est de savoir à quelle date la mesure qui privera de communications les récalcitrants sera effective.

Une autre mesure, à l’échelle nationale celle-là, a déjà été mise en route avec une échéance ferme à partir de juillet : le gouvernement fédéral cessera de verser leurs salaires à ses employés qui n’auront pas reçu le vaccin anti-COVID. Privés, donc, de leur gagne-pain et de leurs moyens de subsistance.

Une association de défense des droits informatiques, l’antenne indienne du Software Freedom Law Centre, a critiqué la décision sur le blocage des cartes SIM en affirmant qu’il s’agit d’une « mesure régressive qui affecte la liberté d’expression des citoyens ». « Il faut sensibiliser la population à la vaccination, et non la contraindre », a déclaré Prasanth Sugathan à The National.

Mais loin de s’interroger sur la sécurité du vaccin et la liberté des individus à son endroit, Sugathan a insisté sur le fait qu’en cours de pandémie, les téléphones portables jouent un rôle important pour permettre aux personnes de rester en contact et de recevoir des informations. Ainsi souligne-t-on que la sanction pourrait rendre plus difficile l’accès au vaccin alors que le Pakistan a numérisé la plupart des procédures COVID-19.

De fait, prendre rendez-vous pour la vaccination se fait par SMS, tandis que pour signaler des symptômes il faut passer par un numéro d’urgence dédié ;

Mais ce n’est pas la seule absurdité.

La « réticence vaccinale » était importante au Pakistan au début de la campagne de piqûres anti-COVID et par ailleurs la livraison des piqûres a subi des retards ; la vaccination de masse n’a commencé qu’à la fin du mois de mai – avec l’ouverture de 677 centres de vaccination dans le seul Pendjab, par exemple. Le pays s’est engagé à investir 1,1 milliard de dollars pour l’opération, avec l’objectif de vacciner jusqu’à 70 millions de personnes d’ici à la fin de l’année.

Ce qui ne fera jamais qu’un petit tiers de la population totale du pays : 220 millions de personnes.

A l’heure qu’il est, seuls 2,5 millions de Pakistanais ont reçu une vaccination complète. Néanmoins, le ministre Mme Rashid n’a pas hésité à attribuer la forte baisse actuelle de « cas » au Pendjab à la « vaccination massive ».

Au Pendjab, 300.000 personnes ayant reçu la première dose ne sont jamais revenues pour se faire injecter la seconde. « Il se peut que certaines d’entre elles soient mortes avant de recevoir la deuxième dose », a déclaré ingénument un responsable du ministère national de la santé, ajoutant que d’autres avaient pu être infectées après réception de la première dose, entraînant la décision de ne pas revenir pour la seconde, et qu’un troisième groupe avait peut-être tout simplement été affecté par la « propagande négative » autour du vaccin.

Reste la question de savoir comment on peut prétendre sanctionner la part de toute façon importante d’individus qui aura toutes les chances de ne même pas avoir accès au vaccin ? Mais ce n’est pas un détail comme celui-là qui arrête les autorités d’un Absurdistan de plus en plus globalisé.

Au 12 juin 2021, selon les derniers chiffres connus, le Pakistan comptabilisait 942.000 « cas » de COVID-19, et un total de 21.723 décès, soit un mort pour 10,000 habitants. Le Pendjab a officiellement totalisé 10,516 morts attribuées au COVID (cette province réunit environ la moitié de la population du Pakistan). Ces chiffres seraient sous-évalués. Il faudra attendre des statistiques fiables et à jour pour constater l’existence (ou non) d’une surmortalité en 2020 et 2021.

Il faut savoir aussi que les directives officielles du Pakistan sont comme celles en vigueur dans de nombreux pays pour les patients COVID symptomatiques : rester chez soi, prendre du paracétamol, et attendre que la situation respiratoire devienne grave avant d’être hospitalisé.
  uiou

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22 juillet, 2015

Asia Bibi : la Cour suprême suspend son exécution et accepte d'examiner son recours

La Cour suprême du Pakistan vient d'accepter d'entendre le recours d'Asia Bibi, la femme chrétienne condamnée à mort pour « blasphème » pour avoir comparé les attitudes du Christ et de Mahomet après que des compagnes de travail musulmanes eussent refusé le verre d'eau qu'elle leur tendait comme « impur » – haram. La décision suspend l'exécution par pendaison décidée il y a cinq ans, date depuis laquelle la mère de 5 enfants est emprisonnée dans un couloir de la mort. Elle a aujourd'hui 50 ans.

La sentence capitale avait été confirmée par la cour d'appel du Lahore en octobre 2014 et la décision d'aujourd'hui aurait pu marquer la fin de la procédure si les juges avaient décidé re déclarer le recours d'Asia Bibi irrecevable.

Le recours de la jeune femme, qui conteste les accusations de blasphème, sera donc examiné en détail à une date qui reste à déterminer, a fait savoir l'avocat d'Asia Bibi, Saiful Malook. L'avocat de son accusateur, un dignitaire musulman local, a tenté en vain d'empêcher l'examen du recours pour un motif technique : son avocat soutenait qu'il avait été introduit hors délais.

Cette question sera examinée en même temps que les arguments d'Asia Bibi, ont fait savoir les juges.

En même temps que se déroule le volet judiciaire de cette affaire, le mari d'Asia Bibi en a appelé au président du Pakistan Mamnoon Hussain pour obtenir un « pardon » présidentiel ainsi que le droit d'émigrer en France avec son épouse.

La suspension de la sentence de mort autorise en principe Asia Bibi à quitter la prison (alors qu'il ne lui avait même pas été permis d'assister à l'audience de la Cour suprême) mais elle devra y demeurer pour des raisons de sécurité. L'accusation de blasphème est en effet souvent suivie de lynchage, souligne HazteOir en Espagne qui a contribué aux frais de sa défense et qui appelle la pression internationale à rester forte dans la mesure où elle n'est toujours pas en liberté.


A l'heure où siégeait la Cour suprême, HazteOir organisait une manifestation silencieuse et priante devant l'ambassade du Pakistan à Madrid.

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21 juillet, 2013

Honte aux promoteurs homophobes de la contraception !

L'illustration d'un article de l'Express Tribune paru ce dimanche m'a profondément indignée. Cette charge du quotidien pakistanais contre les services publics de planning familial de son pays, incapables, selon le journaliste, d'éviter les deux grossesses non désirées subies en moyenne par les Pakistanaises au cours de leur vie fertile et les 15 000 morts maternelles enregistrées chaque année. Voici l'illustration (tirée d'un site de photos libres de droits) :

 

Non mais je vous le demande ! Est-ce supportable de donner en exemple un modèle aussi ringard, aussi homophobe pour promouvoir les droits des femmes ?

Et ne faudrait-il pas enfin dénoncer l'homophobie fondamentale des programmes de « Planning familial » qui s'adressent, à travers la promotion de la contraception, uniquement à des personnes ayant des relations avec des personnes du sexe opposé ? Il n'y aurait donc pas d'autres modèles familiaux ?


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Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 jan...