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03 juillet, 2024

Liberté de la messe traditionnelle : le vibrant appel de personnalités éminentes au Royaume-Uni dans “The Times”

De nombreuses personnalités du monde de la culture, de la politique, du spectacle et de la « haute société » en général ont signé une « lettre à la rédaction » dans The Times de Londres prenant la défense de la messe tridentine et réclamant le maintien de ce « magnifique patrimoine spirituel et culturel ». Ils se réclament explicitement de l’appel de 1971 qui avait abouti à l’« indult Agatha Christie » autorisant par exception la célébration en Angleterre et au Pays-de-Galles de la « messe de saint Pie V » : comme alors, les signataires sont des catholiques et des non catholiques, des croyants et des non croyants. Et des gens de droite comme de gauche…

Ils se mobilisent pour la liberté de la messe tridentine, cette “cathédrale de textes et de gestes”. Toute l’information et notre éclairage ici : clic !, sur reinformation.tv.

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31 janvier, 2022

Camionneurs de la liberté à Ottawa : l'astucieuse et encourageante analyse d'une journaliste canadienne

C’est avec plaisir que je vous présente ci-dessous les observations, analyses et commentaires astucieux de ma très douée consœur d’origine canadienne, Hilary White, qui vient de les publier sur Twitter. Elle s’émerveille devant l’organisation, le calme, la parfaite gestion d’un événement de grande envergure qui a mobilisé des milliers et des milliers de camions en vue de bloquer le centre d’Ottawa pour reconquérir les libertés ravies au Canadiens sous prétexte de lutter contre la « pandémie du COVID » – en particulier la liberté vaccinale. C’est un message d’espoir et aussi une leçon. Voici ma rapide traduction de ce passionnant « fil Twitter » signé Hilary White, comme toujours remarquable de clairvoyance. – J.S.

*

1) Les personnes qui organisent cet événement ont manifestement une expérience et une 
sérieuse formation en logistique. On n’obtient pas un tel résultat en faisant sauter quelques gars dans leur bahut pour partir dans la nuit.

2) Ils ont fait savoir qu’ils avaient l'intention de rester et la police d’Ottawa a indiqué qu’elle était prête à les laisser rester. Comment ont-ils pu organiser le campement d’un grand groupe de personnes dans leurs cabines de camion pendant des semaines ou des mois sans se préparer minutieusement à répondre à leurs besoins ? Réponse : les camions que nous avons vu rouler sur la Transcanadienne avec des remorques ne roulaient pas à vide. Ils étaient remplis de provisions.

3) Ils sont incroyablement disciplinés quant aux messages véhiculés, d’une manière et avec un niveau d'intelligence que je n’ai jamais vus de ma vie chez aucun organisateur de manifestation. Ils savaient avec précision à quoi il fallait s’attendre de la part des gouvernements provinciaux, fédéraux et municipaux. Ils savaient à quoi s’attendre en détail de la part des médias et des agitateurs/contre-manifestants, ainsi que des personnes introduites dans la foule pour semer le trouble, et ils ont mis en place un protocole bien coordonné, clairement communiqué et strictement appliqué pour y faire face, qui exclut absolument tout affrontement personnel direct ; dès qu’une présence suspecte est identifiée, les manifestants authentiques créent un cordon autour de celle-ci, un espace qui isole cette personne, et UN interlocuteur désigné appelle le membre de la police d’Ottawa désigné comme agent de liaison. Nous avons vu cette méthode fonctionner avec le type qui était la seule personne présente avec une cagoule qui lui couvrait tout le visage, et portant le drapeau confédéré.

4) On m’a signalé que les camionneurs sont arrivés munis de nourriture, de moyens de communication, de fournitures médicales et d’autres types de fournitures de survie, selon une méthode identique à celle utilisée dans les zones de guerre par les casques bleus canadiens qui approvisionnaient les villes assiégées pendant la guerre des Balkans, entre autres. En d’autres termes, on peut voir ici à quoi ressemblaient les opérations logistiques militaires canadiennes à Sarajevo et à Mostar...

5) Ils ont « bloqué » le centre de la ville d'Ottawa, mais cela n’a pas été fait au petit bonheur la chance. Ils l’ont fait en étroite coordination avec la police municipale d'Ottawa pour s'assurer qu’il y ait – 1 – de l'espace pour que les véhicules des secours d’urgence puissent continuer à fonctionner – 2 – de l’espace pour que de très grands groupes de personnes à pied puissent continuer à se rassembler, se rencontrer, parler et marcher ensemble. Ce n’est pas non plus un hasard.

6) Ils ont fait en sorte de répondre aux critiques de manière proactive. Lorsque les opposants ont commencé à hurler que quelqu’un avait recouvert la statue de Terry Fox d’un drapeau, ils ont fait en sorte qu’il y ait une vidéo de manifestants camionneurs clairement identifiables nettoyant soigneusement la statue, et que cette vidéo devienne virale. 

7) Ils sont incroyablement précis dans leurs messages, répondant instantanément et de manière transparente aux accusations, sans jamais chercher à s’excuser. Les organisateurs ont en même temps maintenu une discipline stricte en matière de communication, n’accordant pas d’interviews aux médias institutionnels, tout en restant visibles à titre personnel pour les gens sur le terrain, et en choisissant soigneusement leurs propres débouchés médiatiques :  cf.  @glennbeck
 
8) Ils ont bien anticipé toute tentative éventuelle de les faire taire par l’intermédiaire des policiers, en prévoyant les attaques. Les forces de police de la ville d’Ottawa étant ridiculement petites, des bus entiers de réservistes ont été amenés de Toronto. Puis ceux-ci sont restés là à ne rien faire... Donc, quand les camionneurs ont vu que les policiers avaient un chemin ridiculement long à parcourir pour aller aux toilettes, ils ont déplacé des toilettes portables pour les mettre à leur disposition. Hier, on a appris que quelqu’un avait proposé du foin pour les chevaux de la police. Ce foin a été apporté dans les camions – ils savaient donc qu’ils en auraient besoin.

9) Tout cela me porte à penser que – 1 – cette opération a été méticuleusement planifiée par des experts en logistique formés par des professionnels, mais c’est le genre de formation que l’on ne peut pas obtenir dans le secteur privé – les personnes qui s’occupent de cette opération sont d’anciens militaires – et  – 2 – ils ont un plan plus ambitieux que de simplement garer un tas de camions le long de la rue Wellington en faisant #HonkHonk, et de faire une fête de rue pendant un week-end. Ils ont apporté assez de fournitures pour être là pendant des semaines. Ils ont installé des cantines et des services dans les rues qui ont été bloquées. Ce sont des gens qui savent vraiment ce qu’ils font. 

Ils ne parlent qu’aux personnes avec lesquelles ils ont choisi de parler. L'un d'entre eux était Glenn Beck : « Tout le monde en a marre. »

Et ils ne veulent pas seulement parler du Canada...

Il n’y a désormais plus le moindre doute dans mon esprit que le fait que #freedomconvoy2022 soit devenu mondial en une seule et même semaine n’est pas une coïncidence.

10) Si les camions sont déjà partis en Australie, il n’y a aucune chance que ce soit sur un coup de tête. L’été australien constitue un environnement tout aussi difficile pour la logistique que les prairies canadiennes en hiver. On ne fait pas une chose pareille au pied levé...

11) Le dernier point est que les mèmes sont la clef. Tout cela ressemble à une sorte de farce, et une sacrée bonne farce qui plus est. Cela me rappelle cette vieille blague d’ingénieur universitaire qui consiste à laisser une coccinelle Volkswagen en marche dans le bureau du doyen (ou comme cela s'est passé dans la vraie vie, la fois où le département d'ingénierie de l'UBC a suspendu une coccinelle VW au pont Lionsgate à Vancouver). Je pense que le seul pays au monde où l’on aurait pu inventer une telle chose est le Canada, en sachant exactement comment cela serait pris par le reste du monde. Les réactions d’étonnement devant le fait que les Canadiens « placides » et » pacifiques » aient enfin craqué et se soient lancés dans cette riposte franchement hilarante, qui a rempli le monde d’espoir, tel un rayon de soleil perçant les fumées du Mordor, EST précisément LE MESSAGE. Les Canadiens sont en fait les seuls au monde à avoir si profondément ancrée dans leur caractère national la capacité de rire d’eux-mêmes, de leurs dirigeants et de leur propre souffrance, qu’ils pourraient faire reculer les ténèbres de l’enfer en riant. Les mèmes sont un élément très important de la manifestation – et beaucoup se rendent compte que le sombre cauchemar dans lequel ils étaient plongés – le profond sentiment de désespoir qui a asservi le MONDE ENTIER pendant deux ans, a subitement commencé à se dissiper. Nous nous réveillons d’un cauchemar et nous nous rappelons que le monde est bon, que les gens sont forts et libres, que l’âcre tristesse du Monde à l’Envers ne correspond pas au monde qui nous a été donné par Dieu, et que nous ne sommes pas obligés d’y vivre. Nous pouvons tout simplement dire non. Nous sommes déjà libres.



© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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31 décembre, 2020

Bonne et sainte année 2021 ! Je nous souhaite à tous bon sens, liberté et courage

Chers lecteurs et abonnés du “Blog de Jeanne Smits”,

Voici venue l’heure des vœux… et d’un certain embarras. Car nous nous sommes tous souhaité une bonne année 2020 à pareille époque, il y a douze mois, et le résultat fut – comment dire – en-deçà de nos espoirs. Pour ne pas dire désastreux.

Combien de fois n’ai-je entendu la formule : « Bonne année – et la santé, surtout, c’est le plus important ! » M’est avis que cette focalisation hygiéniste, qui n’est certes pas récente, a pu donner des idées à ceux qui nous gouvernent. En 2020, le commun des mortels craint avant tout pour sa peau, à en croire ces échanges si convenus. Cela s’est avéré avec la réussite de la dictature de la peur, alors qu’il n’a pas été enregistré en France une surmortalité significative sur l’ensemble de l’année 2020 par rapport à 2019.

Nous avons perdu le sens des choses. Ce blog qui se veut au service de la culture de vie, notamment par l’identification et l’explication de tout ce qui sert la culture de mort, ne vise pas seulement la défense de la vie biologique, même si le respect de la vie de la conception à la mort naturelle fait partie de son identité. Ce qui importe avant tout, c’est Dieu et sa loi (qui est loi d’amour), et le salut éternel des âmes.

Celui-ci semble avoir été oublié, même des plus hautes instances de l’Eglise, au cours de cette funeste année 2020 : on nous a parlé de solidarité, du devoir de nous « protéger » les uns les autres, on nous a privés trop longtemps de la messe, on a fait comme si la seule catastrophe irrémédiable était la maladie et la mort (et le décès du COVID. On peut tranquillement mourir d’autre chose).

Que nous réserve 2021 ? Hélas, même si nous changeons d’année, la logique infernale qui s’impose depuis mars à la plus grande partie du monde ne semble pas devoir s’inverser, sauf si les peuples reprennent leur vie en mains ; sauf, surtout, si nous savons implorer le ciel qui seul peut mettre les choses à l’endroit.

Je m’accroche pour ma part à quelques certitudes : en fin de compte, tout concourt à la gloire de Dieu ; tout est grâce, même nos échecs apparents ; Notre Dame nous tient sous sa maternelle protection, elle qui disait à saint Juan Diego, à Guadalupe :

« Écoute-moi bien, mon petit, le plus petit, et mets bien ceci dans ton cœur : ce qui t'afflige, ce qui t’effraye n’est rien. Que ton visage ne se trouble aucunement, non plus que ton cœur. Ne crains pas cette maladie, ni aucune autre épreuve, n’aie nulle angoisse, nulle peine. Ne suis-je pas là moi qui suis ta mère ? N’es-tu pas sous mon ombre, sous ma protection ? N’est-ce pas moi qui suis ta santé ? N’es-tu pas au creux de mon manteau, dans mon giron ? Que te faut-il de plus ? Non, n’aie nulle angoisse, aucune amertume… »

2021 sera ce que nous en ferons. Pour cela il nous faut : bon sens, verité et liberté – on ne peut avoir vraiment la seconde sans servir d’abord la première –, courage, et un juste sens des priorités.

C’est donc ce que je vous souhaite… Mais surtout, le paradis à la fin de vos jours. Car c’est cela, le plus important !

Jeanne Smits

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Cette année, j’ai publié 160 articles originaux, avec en particulier de nombreuses traductions autorisées de textes du cardinal Raymond Burke et de Mgr Carlo Maria Viganò, qui me semblent indispensables en ce temps de crise que nous vivons.

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28 août, 2020

Masques et hauts de bikinis : réflexion sur la liberté et la modestie

Le soutien officiel du ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin, aux trois femmes à qui des gendarmes avaient poliment demandé de se rhabiller à Sainte-Marie-la-Mer près de Perpignan le 20 août, alors qu’elles bronzaient seins nus sur la plage, est significatif des temps que nous vivons. La liberté est descendue d’un cran de plus d’une façon : le masque est obligatoire mais se dorer « topless » au soleil est un droit, tandis que sur le plan moral, la liberté a cédé le pas au libertinage.
Et ce n’est pas un hasard si cette histoire fait gloser la presse nationale et internationale au moment où la contraception est devenue totalement gratuite en France… pour les adolescentes de quatorze ans et moins.
A propos de l’incident, Darmanin tweetait mardi : « C’est sans fondement qu’il a été reproché à deux femmes leur tenue sur la plage. La liberté est un bien précieux. Et il est normal que l’administration reconnaisse ses erreurs. »
Il a osé écrire cela au moment où de plus en plus de localités en France rendent le port du masque obligatoire en raison de la crise du COVID-19, alors même qu’à l’aune de la population et des chiffres des mois de mars et avril les réanimations et les décès restent très faibles. Dès ce vendredi il faudra le porter dans tout Paris, ainsi que dans les écoles et les universités lors de leur réouverture en septembre – même en vélo ou en faisant du sport, ce qui va encore davantage contre le bon sens.
Au moins les choses sont-elles claires : ordonner aux citoyens de se couvrir le visage en dépit des nombreuses questions sur l’efficacité d’un masque par rapport une épidémie qui cause aujourd’hui très peu de décès par rapport à une population de 68 millions d’habitants peut être obligatoire, et ne constitue pas une atteinte à la «  liberté, ce bien précieux », mais demander aux femmes de s’abstenir de prendre des bains de soleil seins nus est une mesure tyrannique.
La liberté pour une femme d’être à moitié nue sur la plage s’avère être ainsi une affaire d’importance nationale. Et il y a des méchants que toute la presse dénonce : cette famille qui à Sainte-Marie-la-Mer, s’est plainte de voir une sexagénaire topless à côté d’elle sur la plage. Les enfants en étaient « choqués »… Est-ce un crime ?
Pire ! C’est de la « pudibonderie », selon les journaux et la majorité des commentateurs sur les réseaux sociaux. Cette famille aurait les idées mal tournées. A croire que personne n’a jamais entendu un homme commenter grassement l’anatomie des femmes… D’ailleurs, le bronzage seins nus était une revendication féministe dans les années 1960, alors qu’aujourd’hui, il séduit de moins en moins les femmes de moins de 50 ans, notamment par lassitude des remarques de ces messieurs.
Mais la France se veut libertine. Sur la plage, et à Sainte-Marie-la-Mer en particulier, la pratique n’est pas considérée comme de « l’exhibitionnisme sexuel », comme c’est le cas partout ailleurs. Certes les municipalités peuvent l’interdire sur leur littoral, le fait étant alors passible d’une amende de 38 euros. Mais dans le principe, le bronzage seins nus est donc un droit. Aux plus gênés… d’aller se rhabiller.

Fausse dialectique

En réalité, les commentaires sur l’affaire montrent qu’une fausse dialectique est entrée en jeu (comme souvent). Le consensus général semble être que la famille qui a souhaité voir ces femmes de se couvrir devait être musulmane. La modestie, surtout féminine, a été assimilée au fil des ans en France à la culture islamique, d’autant plus facilement que cette population choisit de plus en plus de faire porter le foulard aux femmes et œuvre à la promotion du « burkini » ( ces maillots de bain très couvrants assortis d’un couvre-chef) dans les piscines publiques. Le burkini, affirmation d’une identité culturelle et islamique conquérante, est de plus en plus fréquent sur les plages.
Résultat : on en vient à considérer le fait de tolérer les tenues indécentes comme une preuve de modernité, de progressisme et de liberté, mais aussi comme un signe de non acceptation de lois et coutumes islamiques qui sont en effet étrangères à la culture européenne, et donc chrétienne. Et à la vérité.
Nous en sommes arrivés à un point où non seulement certaines féministes et la gauche progressiste affirment le « droit » des femmes à se tenir publiquement torse nu au bord de la mer, ou à porter les plus minuscules des mini-jupes et des hauts qui révèlent tout : les principaux partis politiques français ont fustigé la gendarmerie pour avoir appelé trois femmes à se couvrir, non événement s’il en est.
Le Rassemblement national de Marine Le Pen n’a pas été en reste : Jean Messiha, responsable de la recherche et de l’argumentaire du parti a défendu le bain de soleil topless sur la chaîne de télévision française CNews, demandant si le présentateur de l’émission connaissait beaucoup de familles françaises qui demandent aux femmes de se couvrir la poitrine sur la plage. Il a accusé les gendarmes qui l’ont fait d’être des « zombies collabos ».
C’est une attitude qui gagne du terrain depuis un bon moment. Dans une chronique du 9 septembre 2019, Ivan Rioufol, chroniqueur au Figaro, illustrait le rejet actuel de toute volonté de modestie et de décence par leur assimilation à la charia dans une chronique intitulée: « La mini-jupe, vaincue par la mode pudique ». Il y déplorait le goût, pour ne pas dire la soumission des maisons de haute couture telles Balenciaga, Dior et Givenchy qui présentaient alors leurs nouvelles collections de robes et de jupes coupables de « frôler les genoux » voire de descendre jusqu’aux chevilles sous des « blouses volumineuses ».
Il attribuait ce style exclusivement au « code islamique » qui éloigne selon lui peu à peu les femmes occidentales du « culte du corps légué par la civilisation gréco-latine ». Parce que les mœurs d’importation conduisent à couvrir, cacher, emballer la femme, il écrivait que « dans ce contexte, la ‘mode pudique’ prend le risque de conforter une vision dégradante de la femme tentatrice… »
Et de proposer un modèle de « vraie résistante » : Ivan Rioufol n’a-t-il pas  demandé à ses lecteurs d’écouter Laetitia Casta expliquer pourquoi elle a posé nue pour Elle l’été dernier ? « Quand on arrive au monde on est nue. (…) Je suis atterrée par la vengeance d’un certain puritanisme (…) Finalement, la nudité est un acte de rébellion », disait-elle.
Ainsi, la modestie traditionnelle, la décence catholique et la sage prudence recommandant aux femmes d’éviter les vêtements indécents et les attitudes qui peuvent faire tomber autrui, sans pour autant compromettre l’élégance et la beauté, sont ridiculisées et même jetées aux orties en réaction à la burqa.
On n’y gagne ni en vertu ni en équilibre.

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27 avril, 2016

Hans Küng ravi de l’« espace de liberté » ouvert par “Amoris laetitia” ; le pape serait d’accord pour discuter le dogme de l’infaillibilité

Le théologien hétérodoxe suisse Hans Küng a exprimé sa satisfaction devant l'Exhortation apostolique Amoris laetitia du pape François, ajoutant que le pape lui-même avait répondu à sa demande d'ouvrir le débat sur la doctrine catholique de l'infaillibilité pontificale. La lettre du pape, qui contiendrait des ajouts manuscrits, n'a pas été présentée à la presse par Hans Küng par respect pour la « confidentialité » de cette correspondance.
Il a écrit dans une déclaration publiée par plusieurs médias internationaux qu'il « n'aurait pas pu prévoir le grand espace de liberté que le pape François allait ouvrir dans son exhortation apostolique post synodale Amoris laetitia. »
Pour Hans Küng, c'est d'emblée, dans l'introduction, que le pape François ouvre les portes en déclarant que « tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être résolus par des interventions du magistère ». Le pape, écrit Küng, « s'oppose clairement à une “morale bureaucratique froide” et il s'oppose à ce que les évêques continuent de se comporter comme les “contrôleurs de la grâce”. Il considère que l'Eucharistie n'est pas une récompense pour les parfaits mais un “aliment pour les faibles”. Il cite fréquemment les déclarations du synode des évêques et des conférences épiscopales nationales, il ne veut pas continuer d'être le seul porte-parole de l'Eglise », écrit le théologien plusieurs fois condamné.
Il poursuit : « Tel est le nouvel esprit que j'ai toujours espéré trouver de la part du magistère. Je suis convaincu de ce que, enfin, le dogme de l'infaillibilité lui-même, question fondamentale et décisive au sein de l'Eglise catholique, pourra être débattu avec un esprit libre, ouvert, et loin de tout préjugé. Je suis profondément reconnaissant au pape François de nous offrir cette possibilité. »
Le père Küng espère que les évêques, « les théologiennes et les théologiens » fassent leur cet esprit.
Il affirme que son appel au pape François, publié le 9 mars 2016, a ainsi reçu, au lendemain de Pâques, par le biais de la nonciature à Berlin, une réponse personnelle datée du dimanche des Rameaux (le 20 mars). Il dit toute sa reconnaissance de voir que sa question n'est pas « restée dans le vide », et que le pape n’ait pas confié la rédaction de la réponse un secrétaire, voire au cardinal secrétaire d'État. Küng se glorifie de ce que le pape s'adresse à lui avec les mots manuscrits : « Chers confrère ». Il estime, en somme, avoir été pris au sérieux en appelant au dialogue théologique parce que l'Eglise du XXIe siècle, « semper reformanda », doit pouvoir approfondir un « dialogue constructif avec les autres Eglises chrétiennes et avec la société postmoderne ».
« Le pape François ne pose aucune limite. De cette manière, il répond à mon désir d'ouvrir un débat libre sur le dogme de l'infaillibilité. Personnellement, j'en conclus que ce nouvel espace de liberté doit être utilisé pour avancer dans la clarification des déclarations dogmatiques controversées au sein de l'Eglise catholique et dans les autres Eglises chrétiennes », écrit Küng.
On arrive ici à une situation paradoxale. D'un côté, certaines affirmations de l'Exhortation post-synodale, appuyées sur des citation tronquées à l'occasion, offrent aux théologiens hétérodoxes comme lui des motifs de réjouissance puisqu'il y voit une occasion de contester l'enseignement multiséculaire de l'Eglise, chose qu'il a beaucoup faite tout au long de sa vie – mais cette fois avec l'autorité du souverain pontife. A telle enseigne qu'il lui est interdit d'enseigner la théologie dans le cadre catholique officiel.
De l'autre, il relativise cette même autorité pontificale qui lui donne et lui reconnaît cette liberté de discussion.
Mais quoi qu'il en soit, si les citations et l'esprit général de la lettre que Hans Küng dit avoir reçue du pape François sont telles qu'il les décrit, les partisans d'une « modernisation » de la morale, et partant, de la doctrine de l'Eglise, peuvent en effet se frotter les mains. Cela justifierait à tout le moins l'interprétation non conforme à la tradition de l'Eglise qu'ils en font à grand renfort d'écho médiatique – chose que le catholique ne peut se permettre, quand bien même le texte de l’Exhortation serait trompeur, ambigu ou erroné.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...