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31 décembre, 2020

Bonne et sainte année 2021 ! Je nous souhaite à tous bon sens, liberté et courage

Chers lecteurs et abonnés du “Blog de Jeanne Smits”,

Voici venue l’heure des vœux… et d’un certain embarras. Car nous nous sommes tous souhaité une bonne année 2020 à pareille époque, il y a douze mois, et le résultat fut – comment dire – en-deçà de nos espoirs. Pour ne pas dire désastreux.

Combien de fois n’ai-je entendu la formule : « Bonne année – et la santé, surtout, c’est le plus important ! » M’est avis que cette focalisation hygiéniste, qui n’est certes pas récente, a pu donner des idées à ceux qui nous gouvernent. En 2020, le commun des mortels craint avant tout pour sa peau, à en croire ces échanges si convenus. Cela s’est avéré avec la réussite de la dictature de la peur, alors qu’il n’a pas été enregistré en France une surmortalité significative sur l’ensemble de l’année 2020 par rapport à 2019.

Nous avons perdu le sens des choses. Ce blog qui se veut au service de la culture de vie, notamment par l’identification et l’explication de tout ce qui sert la culture de mort, ne vise pas seulement la défense de la vie biologique, même si le respect de la vie de la conception à la mort naturelle fait partie de son identité. Ce qui importe avant tout, c’est Dieu et sa loi (qui est loi d’amour), et le salut éternel des âmes.

Celui-ci semble avoir été oublié, même des plus hautes instances de l’Eglise, au cours de cette funeste année 2020 : on nous a parlé de solidarité, du devoir de nous « protéger » les uns les autres, on nous a privés trop longtemps de la messe, on a fait comme si la seule catastrophe irrémédiable était la maladie et la mort (et le décès du COVID. On peut tranquillement mourir d’autre chose).

Que nous réserve 2021 ? Hélas, même si nous changeons d’année, la logique infernale qui s’impose depuis mars à la plus grande partie du monde ne semble pas devoir s’inverser, sauf si les peuples reprennent leur vie en mains ; sauf, surtout, si nous savons implorer le ciel qui seul peut mettre les choses à l’endroit.

Je m’accroche pour ma part à quelques certitudes : en fin de compte, tout concourt à la gloire de Dieu ; tout est grâce, même nos échecs apparents ; Notre Dame nous tient sous sa maternelle protection, elle qui disait à saint Juan Diego, à Guadalupe :

« Écoute-moi bien, mon petit, le plus petit, et mets bien ceci dans ton cœur : ce qui t'afflige, ce qui t’effraye n’est rien. Que ton visage ne se trouble aucunement, non plus que ton cœur. Ne crains pas cette maladie, ni aucune autre épreuve, n’aie nulle angoisse, nulle peine. Ne suis-je pas là moi qui suis ta mère ? N’es-tu pas sous mon ombre, sous ma protection ? N’est-ce pas moi qui suis ta santé ? N’es-tu pas au creux de mon manteau, dans mon giron ? Que te faut-il de plus ? Non, n’aie nulle angoisse, aucune amertume… »

2021 sera ce que nous en ferons. Pour cela il nous faut : bon sens, verité et liberté – on ne peut avoir vraiment la seconde sans servir d’abord la première –, courage, et un juste sens des priorités.

C’est donc ce que je vous souhaite… Mais surtout, le paradis à la fin de vos jours. Car c’est cela, le plus important !

Jeanne Smits

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Cette année, j’ai publié 160 articles originaux, avec en particulier de nombreuses traductions autorisées de textes du cardinal Raymond Burke et de Mgr Carlo Maria Viganò, qui me semblent indispensables en ce temps de crise que nous vivons.

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19 juin, 2015

Belgique : « Laura », 24 ans, sera euthanasiée cet été. Elle est en excellente santé

La Belgique est en train de devenir folle. Et ceux qui prévenaient, lorsqu’elle adoptait l’une des premières lois d’euthanasie au monde, qu’elle s’engageait sur une pente glissante qui l’enfonce de plus en plus loin dans l’horreur voient leurs avertissements confirmés. La dernière histoire en date est contée par De Morgen, qui a rencontré « Laura », 24 ans, candidate à l’euthanasie. Elle est en excellente santé physique. De nombreux amis l’entourent. Elle apprécie de sortir – au théâtre notamment – et elle aime le bon café. Sa vie prendra fin cet été. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie de vivre. Les dépressions la tourmentent : depuis trop longtemps, elle s’imagine que « vivre, ce n’est pas son truc ».
L’histoire de la jeune femme est terrible. Elle naît dans une famille qui éclatera du fait de la violence et de l’alcoolisme de son père : la séparation s’imposera en raison du dangercet la petite passera beaucoup de temps chez ses grands-parents maternels, qui lui offrent sécurité, affection, structure. Malgré tout, dès la grande section, elle se demande se qu’elle fait sur terre. A six ans, elle rêve de se tuer. C’est le début d’un long tunnel, qui passera par l’automutilation, l’incompréhension, les souffrances.
Laura a besoin de croire que ce n’est pas son enfance chaotique qui lui a donné ce désir d’autodestruction : « Même si elle a contribué à ma souffrance, je suis convaincue que j’aurais eu ce désir de mort si j’avais grandi dans une famille tranquille et stable. Je n’ai tout simplement jamais voulu vivre. »
Après une scolarité difficile, marqué par les comportements autodestructeurs dont la gravité n’a pas frappé les responsables de l’école, « Laura » se lance dans le théâtre, emménage avec une amie : « J’avais tout en fait : un appartement sympa, une passion amoureuse très agréable, j’étais occupée à plein temps par le théâtre ». La voilà donc au sein d’une relation homosexuelle qu’elle lâche après s’être disputée avec son amie en raison de sa dépression.
A ce moment-là un psychiatre la met au défi de se faire interner, en abandonnant le théâtre. Elle se laisse convaincre et découvre une vie « lourde » : ses automutilations augmentent en intensité, elle se frappe contre les murs. Elle a l’impression d’abriter un monstre qui cherche à s’échapper de son corps. L’agressivité, la colère, la douleur ne sont en rien soignés par les psychiatres et Laura est une patiente si difficile qu’elle est régulièrement renvoyée chez elle pour que le personnel puisse souffler.
C’est à l’asile psychiatrique qu’elle rencontre « Sarah », qui organise précisément sa propre euthanasie. « Laura » est séduite : les deux femmes parlent de la mort et elle décide de réclamer elle aussi une piqûre mortelle.
Entre la demande et l’exécution, il faut compter entre un an et dix-huit mois. Laura l’a faite ; l’échéance est pour l’été. Il lui a fallu d’abord acquérir la conviction – à l’aide de sa thérapie – que son enfance n’était pas la cause de ses souffrances, mais quelque chose qu’elle porte en elle.
Poignant récit… Abîmée par la vie, par la désespérance qui la hante, par on ne sait quelles thérapies et autres pédagogies qui ont peut-être aggravé sa situation. Laura ne se supporte pas… Elle souffre d’un mal de notre temps, lié à l’identité et à l’être.
Trois médecins ont décidé qu’elle souffrait de manière insupportable et qu’elle doit pouvoir mourir.
A l’heure actuelle, Laura s’efforce d’offrir à ses proches – sa mère, ses grands-parents – le plus de présence possible. Et elle organise tout : sa mort dans le studio où elle passe deux jours par semaine, ses funérailles… « Je trouve cela agréable d’y penser. » Elle prépare ses dernières paroles.
Voilà où mène l’autonomie du patient, poussée à l’extrême.
Voilà où mène la faillite d’un système qui ne sait plus donner de raisons de vivre.


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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...