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18 février, 2012

Le Brésil poussé à légaliser l'avortement par un comité de l'ONU

Le gouvernement de Dilma Rousseff a été dénoncé hier par des experts de l'ONU qui l'accusent de n'avoir pas agi pour éviter la mort de 200.000 morts par an à l'occasion d'avortements à risque (ces chiffres invraisemblables sont ceux cités par le Jornal do Comercio). C'est à l'occasion de la 51e session du Comité pour l'élimination de la discrimination contre les femmes (CEDAW) a demandé au gouvernement brésilien, mis sur le gril au cours d'une séance de cinq heures, de mettre fin à la pénalisation de l'avortement qui selon ses « experts » est directement responsable de l'hécatombe annoncée.

La Suissesse Patricia Schulz a ainsi déclaré : « Que comptez-vous faire de ce problème politique énorme que vous avez ? » Elle faisait allusion aux actuelles dissensions autour de la question de l'avortement : la nouvelle présidente, Dilma Rousseff, s'est dite personnellement favorable à l'avortement mais a dû, pour se faire élire, s'engager à ne pas le légaliser sous la pression de l'opinion publique, tandis que la nouvelle ministre aux droits des femmes, Eleonora Menicucci, a avoué avoir été formée à pratiquer des avortements et à en avoir subi elle-même deux pendant son passé de terroriste armée en Colombie.

C'est précisément Eleonora Menicucci qui a été envoyée à Genève pour présenter le point de vue du gouvernement brésilien… Elle s'est engagée à ne pas parler de ses opinions personnelles sur le sujet et n'a consacré que deux minutes à répondre aux injonctions de CEDAW sur la légalisation de l'avortement.

Eleonora Menicucci. Elle sait faire
des avortements, elle en a subi deux, et
elle a avoué des liaisons lesbiennes.
Elle fut aussi terroriste armée.
Et aujourd'hui ? Ministre brésilienne
 des Politiques pour les femmes. 
L'opposition du gouvernement du Brésil à l'avortement se montre ainsi encore plus ambiguë que par le passé. Eleonora Menicucci a déclaré devant le CEDAW que l'avortement était au nombre des 5 premières causes de mortalité féminine dans le pays, tandis qu'une représentante du ministre de la Santé a tenu à souligner que 60 établissements y sont accrédités pour réaliser les avortements dans les conditions actuelles de dépénalisation (viol, malformation fœtale…), et que ce réseau sera élargi.

Notez au passage le paradoxe – apparent. Les promoteurs de l'avortement annoncent toujours qu'il faut légaliser l'avortement dans les cas extrêmes pour préserver la santé des femmes, c'est donc déjà le cas au Brésil. Les pressions de CEDAW montrent que cela n'est jamais qu'une exigence d'étape. C'est avec la même virulence qu'on demande maintenant une libéralisation de la loi… pour préserver la santé des femmes.

Quoi qu'il en soit la réponse  de la représentante du Brésil n'a pas satisfait les « experts », qui font le maximum pour promouvoir l'avortement tout en sachant qu'ils n'en ont pas le droit. Ainsi Magaly Acocha a insisté pour dire que le Brésil ne peut pas se justifier à travers ses dissensions internes alors qu'« il y a des morts ». « Le Comité de l'ONU ne peut pas promouvoir l'avortement. Mais nous voulons que l'Etat garantisse aux femmes le droit de veiller sur leurs propres vies. »

Eleonora Menicucci n'a évidemment pas pris la franche défense de la position de son gouvernement, se bornant à dire que l'affaire ne concernait pas ce dernier mais le Congrès brésilien où une loi est actuellement en discussion : « Nous savons notre responsabilité quant à la prévention des morts féminines et maternelles. »

Le comité onusien n'a pas été totalement rasséréné. Car une autre proposition de loi est en train est en discussion devant la Chambre pour inscrire dans le droit brésilien un véritable statut de l'enfant à naître. «  Une femme ne peut pas être seulement la barque où grandit le fœtus. On ne peut pas donner la totale priorité au bébé et laisser la femme de côté », a déclaré Patricia Schulz. Approuvée aussitôt par Magaly Arocha : « Si le Congrès devait approuver cela, nous serions en présence d'une immense régression de nos droits reproductifs. »

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© leblogdejeannesmits

08 novembre, 2011

Le Pérou condamné par un comité onusien pour avoir refusé un avortement thérapeutique

Le comité d'experts chargé de veiller au respect de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (connue sous son acronyme CEDAW), a sanctionné lundi le Pérou pour non-fourniture d'un avortement « thérapeutique » sur une fillette de 13 ans tombée enceinte en 2007 à la suite de viols répétés. La non légalisation de l'avortement au moins dans certains cas est ici ouvertement présentée comme une « violation des droits humains ».

Sans que rien dans la lettre de CEDAW n'oblige en quoi que ce soit les Etats signataires à prévoir une dépénalisation ou une fourniture d'avortements dans quelques circonstances que ce soit, l'agence onusienne crée ainsi une obligation à travers la décision de personnes qui imposent leur interprétation unilatérale du droit international. C'est un exemple typique de la tactique d'intimidation utilisée à l'égard des Etats qui refusent de se soumettre aux lobbies du féminisme et de l'avortement. On fait croire à l'existence d'un « droit coutumier » et interprétatif imaginaire pour les faire apparaître comme des hors-la-loi qui refusent les règles de la communauté internationale.

L'affaire L.C. c/ Pérou est à cet égard tout à fait caractéristique. Aux côtés de la petite jeune fille dont le destin tragique est aujourd'hui exploité pour la culture de mort se trouvaient le Center for Reproductive Rights ainsi que Promsex, un organisme de défense des « droits sexuels et reproductifs » basé au Pérou, qui ont soutenu et sans aucun doute financé l'affaire jusque devant le pseudo-tribunal de CEDAW.

Ce sont aujourd'hui ces organismes qui crient victoire et se réjouissent bruyamment d'avoir obtenu une compensation pour la petite jeune fille, marquée à vie par la tragédie qui l'a frappée.

Car – j'avais presque oublié de vous le dire – comme dans bien des affaires de ce type, celle qui a été choisie pour attirer l'intérêt des médias internationaux et faire avancer le faux droit à l'avortement est un de ces fameux « cas limite » que l'on utilise pour tenter d'ébranler les convictions les plus solides.

La petite L.C., donc, avait été violée pendant deux ans d'affilée par un voisin de 34 ans, avant de s'apercevoir de sa grossesse en 2007, selon un premier document mis en ligne en 2009 par le Center for Reproductive Rights. Habitant un quartier pauvre, elle avait même été violée sur une période de quatre ans par plusieurs hommes, affirme le compte-rendu de la décision publié par CRR hier.

C'est cela, en réalité, l'énorme tragédie de sa vie, la méconnaissance de sa dignité, l'abominable abus qui ne mobilise pas, semble-t-il, les chantres des droits de l'homme. Qu'on ait pu ainsi abuser d'elle pendant deux, voire quatre ans sans qu'il ne se passe rien est en réalité bien plus grave que le fait qu'elle soit tombée enceinte.

En découvrant sa grossesse, la jeune fille a tenté de se suicider en sautant d'un toit d'immeuble. Elle a survécu à sa chute mais elle était gravement blessée à la nuque. Des voisins l'avaient emmenée d'urgence à l'hôpital.

A en croire le compte-rendu fait par les lobbies qui l'ont défendue, les médecins ont constaté que la colonne vertébrale de L.C. était endommagée et qu'une opération d'urgence s'imposait pour aligner immédiatement les vertèbres. Mais du fait de son état de grossesse, ajoute le dossier, et bien que la loi péruvienne autorise l'avortement en cas de danger pour la vie ou la santé de la mère, et de grossesse résultant d'un viol, les médecins et les autorités se sont refusés à réaliser l'opération. Les proches de la fillettes réclamèrent un « avortement thérapeutique » mais leur demande fut rejetée.

Il y a dans cette affaire un élément qui paraît pour le moins curieux : en l'occurrence, si l'opération sur la colonne vertébrale entraînait un risque pour le fœtus mais était à ce point urgente et nécessaire, rien n'empêchait de la pratiquer même si elle pouvait avoir pour effet indirect et non voulu de causer la mort de l'enfant. Ça, c'est le point de vue catholique, qui n'oblige même pas à s'appuyer sur une loi qui, abusivement, autorise la mise à mort d'un enfant à naître en vue d'une fin en soi bonne, sauvegarder la santé de la mère.

Peut-être y a-t-il eu là erreur de jugement des médecins – mais elle porterait sur le refus d'une opération qui en soi, n'est pas un avortement.

Et peut-être pas. Car les détails médicaux de l'affaire ne sont évidemment pas disponibles et personne ne parle de rapports d'experts à propos de la suite.

Elle fut tout aussi dramatique. La fillette, du fait de la gravité de ses blessures, subit une fausse couche spontanée quatre mois plus tard. On l'opéra alors en expliquant que les chances de réussite seraient minimes. De fait l'opération ne fit quasiment pas d'effet et la jeune fille resta paralysée des quatre membres, et elle reste en fauteuil roulant.

Beaucoup de questions restent cependant ouvertes. Y avait-il une chance de sauver la jeune fille de la paralysie, même en l'opérant tout de suite alors qu'elle était enceinte ? Selon un médecin expert contacté par C-Fam en 2009, au moment où l'affaire était transmise à CEDAW selon une procédure quasi-judiciaire ouverte aux citoyens de pays signataires d'un protocole ancillaire, cela était douteux. Le Dr Edmundo Calva soulignait alors que les nerfs de la colonne vertébrale n'ont pas la capacité de se régénérer dès lors qu'ils ont été détruits.

L'état de santé de la fillette a-t-il été aggravé par le fait que des voisins l'ont transportée jusqu'à l'hôpital sans attendre des personnels de santé compétents ? Y avait-il seulement possibilité de disposer d'urgentistes qualifiés et ne serait-ce pas alors ce défaut qui a laissé le cas de l'enfant sans espoir ?

En quoi l'avortement thérapeutique aurait-il augmenté les chances de survie de la jeune fille ?

Y a-t-il eu raison précise – médicale – pour laquelle la chirurgie d'urgence n'a pas eu lieu ?

Autant de questions que les communiqués triomphalistes ne posent même pas.

On sait seulement que le Pérou se voit enjoindre de modifier sa législation sur l'avortement en cas de viol et d'agression sexuelle pour que les femmes puissent y avoir accès en s'abritant derrière une interprétation bien plus large, de mettre en place des mécanismes permettent dans les faits l'accès aux « services d'avortement » quand la vie ou la santé d'une femme est en danger, de mettre en place des services de « santé reproductive » pour les adolescentes.

Pour la jeune fille elle-même, CEDAW demande une compensation financière à la fois économique et morale, ainsi qu'une aide spécifique pour les soins qui pourraient lui permettre de recouvrer l'usage de ses membres.

Ce que les communiqués triomphalistes ne disent pas (il faut aller le lire sur C-Fam) c'est que les avis du comité de CEDAW ne lient nullement les Etats : ce sont précisément des avis. De fait une décision similaire a été rendue par l'organisme, également à l'encontre du Pérou condamnée en 2005 pour avoir obligé une adolescecnte, K.L., de mener à bien une grossesse alors que son bébé était anencéphale et qu'il est mort quatre jours après sa naissance. Il n'y a pas eu d'effet sur la loi péruvienne.

Mais le danger de l'avis de CEDAW est ici double. D'une part, celui – général – du message qu'il envoie de manière toujours plus insistante au monde : l'accès à l'avortement est un « droit humain » et les Etats sont juridiquement obligés de le mettre en œuvre, selon le principe du « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». Et dans le cas particulier du Pérou, les récents changements à la tête de l'Etat laissent prévoir une utilisation de l'avis au service de la culture de mort : l'ex-ministre de la Santé, Oscar Ugarte, assure ainsi qu'il avait préparé une révision de la loi sur l'avortement thérapeutique que son gouvernement avait repoussé, mais le plan est prêt. L'avis de CEDAW pourra agir comme levier.

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10 mai, 2010

Les évêques d'El Salvador se mobilisent contre un programme de l'ONU

C'est très officiellement que les évêques d'El Salvador ont demandé au gouvernement de leur pays de ne pas ratifier le protocole de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), en soulignant que les propositions de la commission onusienne chargée de son  application « méconnaissent les principes » qui sont « à la base de la famille et de la société ».

L'archevêque de San Salvador, Mgr José Luis Escobar Alas, a indiqué dimanche que la demande avait pris la forme d'une lettre envoyée au président Mauricio Funes et à sa femme ainsi qu'aux 84 élus de l'Assemblée législative.

Tout en assurant vouloir lutter contre les discriminations, les évêques salvadoriens assurent que la ratification « peut entraîner comme conséquence gravissime des atteintes à l'existence et à la dignité de la femme elle-même » : en abandonnant des compétences à un « pouvoir supranational », souligne Mgr Escobar Alas, El Salvador ouvrirait la porte à ce que la commission CEDAW intervienne comme elle le fait déjà dans d'autres nations, « avec une ligne idéologique tordue, avec des propositions qui méprisent les principes de base qui sont le fondement de la famille et de la société ».

Cette convention « considère la maternité comme un stéréotype qu'il faut éradiquer, elle recommande que l'on cesse de célébrer la fête des mères », a-t-il déclaré à la presse pour expliquer son intervention.

Source : Radio Vaticano.

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19 janvier, 2007

Pression sur la Pologne

Le Comité officiel des Nations unies, CEDAW, la Convention pour l’élimination de tout forme de discrimination à l’égard des femmes, dont la 37e session est actuellement en cours à New York, passe au peigne fin les politiques des pays membres afin de vérifier si les « stéréotypes » ne continuent pas d’y sévir. Les Etats signataires s’engagent en effet à mettre en œuvre « une politique d’intégration des questions sexospécifiques dans toutes leurs stratégies politiques », le but étant d’instaurer une totale égalité entre hommes et femmes et un semblable accès au marché du travail.

Objectif doublé par la politique européenne qui vise à intégrer 80 % des femmes au marché de l’empoi, tout en parvenant à une répartition équilibrée des obligations entre hommes et femmes…

La lecture, ici, de l’audition de la délégation polonaise, le 16 janvier, et de son interrogatoire par une série d’expertes de différents pays du monde mérite une lecture attentive, tant elle montre le sens des pressions exercées par cette puissante organisation internationale pour promouvoir son programme qui est au fond celui de l’idéologie du genre. Celle-ci repose sur l’idée que les différences entre homme et femme sont d’ordre culturel (et doivent, mais cela n’est pas ouvertement dit ici) être transcendées dans le libre choix de l’orientation sexuelle. On notait ainsi l’insistance de la délégation polonaise à reconnaître « qu’en Pologne les femmes étaient toujours perçues comme responsables du foyer, alors que les hommes sont considérés comme ceux qui subviennent par leur travail aux besoins de la famille ». Et ce spécialement dans les zones rurales, où les femmes manquent d’informations sur leurs droits.

Plusieurs questions posées à la délégation polonaise portent sur l’accès à la contraception (on reproche au gouvernement polonais de ne promouvoir que la régulation naturelle des naissances – à tort d’ailleurs). La déléguée croate devait ajouter une dimension ubuesque à l’interrogatoire en exprimant « sa consternation quant à l’existence de foyers accueillant les mères célibataires ou enceintes ». « Mais qu’en est-il des femmes qui ne sont ni célibataires, ni enceintes, mais qui ont besoin d’une aide ? », a-t-elle demandé.

Outrepassant ses droits théoriques, le Comité, par la voix des expertes, a également posé des questions sur l’accès à l’avortement, sur les médecins qui refuseraient de pratiquer les avortements qui demeurent légaux dans certaines circonstances (sont-ils radiés, demanda la Cubaine). La Croate voulait savoir la quantité d’avortements clandestins : en Pologne le nombre avancé varie selon les sources, tournant autour de 30 000 ou 40 000 par an selon les unes et atteignant jusqu’à 80 000 et même 200 000 selon des ONG (probablement celles qui militent pour la légalisation, NDLR).

C’est en somme une pression continue reposant sur l’idée que légaliser l’avortement est bien et conforme aux normes de la communauté internationale. Selon le site pro-vie LifeSite, la déléguée polonaise répondit que « tout avortement est une tragédie » et que le premier souci de son gouvernement est de créer les conditions qui permettront aux femmes de compter sur l’assistance les assurant de pouvoir concevoir et élever des enfants dans de bonnes conditions. Ces propos sont apparemment transcrits de façon sibylline dans le rapport officiel de la réunion : « Notre problème est que le Gouvernement n’est pas en mesure d’offrir des prestations appropriées aux femmes seules, enceintes et isolées, a-t-elle indiqué. »

On reste tout de même pantois devant les questions agressives posées – par exemple – par l’experte chinoise ou cubaine dont les compatriotes féminines vivent dans des conditions autrement plus condamnables…

18 novembre, 2006

Nicaragua : promulgation de la loi anti-avortement

Le président de la République du Nicaragua a fait savoir par un communiqué officiel ce samedi que la loi interdisant toute forme d’avortement volontaire avait été contresignée par lui le vendredi 17 novembre, en présence de représentants des Eglises catholique et évangélique. La loi, qui sera publiée au Journal officiel grâce à cette approbation présidentielle, met fin à plus de 100 ans d’exceptions légales autorisant l’avortement dans des cas limités. Exceptions d’interprétation de plus en plus large, évidemment.

Il faut souligner que la nouvelle législation a été démocratiquement adoptée par le Parlement, par 52 députés sur 91 : l’initiative précisait qu’il fallait mettre fin à l’avortement dit « thérapeutique » afin qu’au Nicaragua, « l’on ne continue pas de réaliser des actes délictueux sous couvert d’avortement thérapeutique ».

Les Eglises, et notamment la Conférence des évêques du Nicaragua, s’étaient engagés dans ce combat au moment où il était au contraire question d’assouplir la loi. Ils ont expliqué leur choix au nom du « renforcement du droit inviolable à la vie », précise le communiqué de la Présidence de la République. La Constitution du pays établit que le droit à la vie est inviolable pour la personne humaine et que la vie est le noyau fondamental de la société.

Précisons que ce n’est pas parce que la décision a été démocratiquement adoptée qu’elle est juste : elle l’est parce qu’elle respecte un bien qui dépasse l’homme et qui s’impose à lui, quelle que soit la loi positive en vigueur. Il n’empêche : sans surprise, ce sont les tenants du respect de la volonté populaire et de l’Etat de droit qui s’insurgent contre cette procédure, irréprochable en théorie – à leurs yeux du moins – qui crient le plus fort au scandale.

Source : ici .

02 novembre, 2006

A propos du Nicaragua...

On apprend via C-Fam Friday Fax qu'outre les diverses organisations internationales qui ont fait pression sur le Nicaragua pour empêcher le vote démocratique sur la repénalisation de l'avortement, l'un des organismes les plus puissants de l'ONU est intervenu directement dans cette affaire. Il s'agit du CEDAW (Comité pour l'élimination des discriminations à l'égard des femmes), dont l'une des vice-présidentes, Silvia Pimentel, a adressé une lettre de menaces au Parlement du Nicaragua. Ladite lettre était écrite au nom de l'ensemble du Comité.

Elle reprochait principalement au texte, qui a depuis été adopté, de porter l'empreinte "des hiérarchies de l'Eglise catholique et de certaines Eglises évangéliques" : les autorités religieuses avaient en effet été consultées.

Selon le CEDAW, le Nicaragua a ainsi violé sa propre Constitution d'"Etat indépendant, libre, souverain, unitaire et indivisible" qui "n'a pas de religion officielle". Il aurait fallu, assurait-il, recommencer toutes les discussions à zéro afin de permettre aux décisions législatives d'être prises dans le cadre de l'Etat laïc.

 
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