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28 août, 2014

El Salvador : pas de grâce pour 17 mères infanticides, dit le médecin légiste

José Miguel Fortin
Le directeur de l’Institut de médecine légale d’El Salvador s’est opposé à la demande de grâce
formulée par dix-sept femmes condamnées à la prison pour infanticide, dix-sept femmes qui servent de porte-drapeaux aux associations féministes qui réclament la légalisation de l’avortement dans ce pays d’Amérique centrale.
J’avais rapporté ici les conclusions de l’enquête d’une journaliste indépendante à propos de ces femmes supposées avoir été condamnées pour avoir avorté dans des circonstances qui auraient dû les exonérer de toute peine, voire pour avoir simplement subi une fausse couche. Une agit-prop qu’avaient soutenu le Groupement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement thérapeutique, éthique et eugénésique et Amnesty International. Evagelina Pilar del Sol a pu constater que ces femmes condamnées à 30 ou 40 années de prison ne l’avaient nullement été pour des avortements, mais bien pour des infanticides particulièrement sordides sur des nouveau-nés.
José Miguel Fortin, directeur de l’Institut de médecine légale de San Salvador, a confirmé les conclusions de cette enquête journalistique sur le plan médical et légal, assurant qu’il n’y avait eu ni naissances prématurées, ni complications obstétriques, ni urgence pour la vie de ces femmes comme le soutiennent les mouvements féministes.
« On a prélevé les poumons de ces bébés, on les a mis dans du liquide et ils ont flotté. C’est l’une des nombreuses preuves que les bébés sont bien nés. » Ils ont été tués délibérément après leur naissance.
« Ce n’est pas une affaire de fleurs langoureuses qui se fanent, comme l’a dit une de leurs publicités. Ce qu’il faut dire, c’est que ces femmes ont beaucoup de chance de vivre dans un Etat où la peine de mort n’existe pas, parce que ces personnes, dans n’importe quel lieu aux Etats-Unis, auraient été confrontées à la peine de mort », a déclaré José Miguel Fortin. « On prétend que ce sont 17 personnes victimes d’un système d’oppression, qui ont été condamnées en raison de complications obstétriques. C’est le premier grand mensonge. Il s’agit en vérité de 17 personnes qui ont été condamnées pour avoir assassiné leurs enfants. »
Une commission législative se penche elle aussi sur la demande de grâce formulée début avril en faveur de ces 17 femmes. Ernesto Angulo, son président, a fait savoir que d’ores et déjà quinze cas ont été étudiés et que pour 12 d’entre eux, la demande de grâce a reçu un avis défavorable. Il a précisé que le dernier dossier étudié était celui d’un bébé qui a vécu 20 minutes au cours desquelles il n’a cessé de pleurer ; il ne s’est tu – définitivement – que sous des coups de machette qui l’ont tué.

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25 juillet, 2014

Propagande pour l'avortement au Salvador : toujours le mensonge

L'agit-prop en faveur de l'avortement légal est en marche au Salvador où des organisations féministes brandissent le cas de 17 femmes emprisonnées, disent-elles, pour avoir avorté – et encore, spontanément. Au début du mois une manifestation de cent femmes devant l'ambassade salvadorienne au Nicaragua a même eu lieu pour demander leur libération.

L'affaire court depuis le début de l'année et a déclenché, fin mai, une enquête de la part de l'organisme officiel de protection des droits humains du Salvador (PDDH) a qui le Groupement citoyen pour la dépénalisation de l'avortement thérapeutique, éthique et eugénésique avait remis le dossier de chacune des 17 femmes.

Elle reçoit un écho international avec la mobilisation d'Amnesty International qui a lancé une campagne pour la légalisation au Salvador sous l'intitulé « Mon corps, mes droits ».

Une journaliste salvadorienne a lancé une contre-attaque en publiant une tribune dans le média en ligne elsalvador.com sur la réalité de ces 17 cas : toutes les femmes incarcérées, condamnées à de lourdes peines de 30 ou 40 ans, l'ont été pour « homicide » et non avortement, assure Evangelina del Pilar de Sol.

Il s'est agi systématiquement d'infanticides sur des nouveau-nés, tués après leur naissance à terme : noyés, asphyxiés dans des sacs en plastique, frappés à coups de couteau ou frappés tout court. Ils ont été retrouvés dans des cartons, des sacs en plastique,  des fosses septiques, l'un a même été retrouvé avec ses entrailles mangés par des animaux. La journalistes qui l'affirme commente : « Ce sont des assassinats aggravés, pas des avortements ! »

Les manipulatrices de l'opinion font croire, ajoute l'article, que les femmes en question ont été condamnées pour des « avortements spontanés », des fausses couches donc dont elles ne porteraient aucune responsabilité. La manœuvre est d'autant plus grossière que la peine pour l'avortement est fixée, au Salvador, à 2 à 8 ans d'emprisonnement, alors que les « héroïnes » mises en avant dans cette campagne purgent des peines bien plus longues qui correspondent en effet à l'assassinat.

La journaliste interpelle les députés salvadoriens en se disant prête à apporter les preuves de ce qu'elle avance, se bornant dans sa tribune libre à donner rapidement le détail de quatre des dis-sept dossiers.

Les scènes ou autopsies décrites sont horrifiques, comme celle de ce nouveau-né mis au monde par Cinthia Marcela Rodriguez, chez qui ont été trouvé plusieurs plaies causées par un couteau et même une estafilade de 9 cm de profondeur dans le cou. L'état des poumons prouve qu'il a respiré à la naissance. C'est donc cela, un « avortement spontané », selon les féministes ?

Les hispanophones trouveront la suite de l'article ici.

Infocatolica note que ce que veulent les féministes n'est pas la libération de ces femmes, mais la dépénalisation de l'avortement.


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30 mai, 2013

El Salvador : l'enfant à naître de Beatriz aura la vie sauve

48 jours après le déclenchement d'une procédure pour obtenir un avortement dépénalisé sur une jeune femme malade, la chambre constitutionnelle de la Cour suprême de justice (CSJ) d'El Salvador a rejeté définitivement, mercredi, la demande par un jugement majoritaire, en affirmant qu'aucune atteinte n'avait été portée à ses droits.

Beatriz, 22 ans, actuellement enceinte de 25 semaines, déjà mère d'un petit garçon de deux ans, a sollicité l'« avortement thérapeutique » pour deux raisons : atteinte de lupus, ses jours seraient menacés par la poursuite de la grossesse, et son enfant est anencéphale et « mourra » donc à la naissance, ainsi que l'affirme la presse salvadorienne. Et avec elle, une nuée de pasionarias de l'avortement et du féminisme qui mènent campagne pour enfoncer un coin dans les lois intégralement pro-vie du Salvador.

Le double motif ne manque pas d'interpeller : en fallait-il autant ? Ou bien cherchait-on simplement de faire d'une pierre deux coups ?

Quoi qu'il en soit, la Cour a totalement blanchi le chef de service hospitalier qui avait, d'emblée, refusé l'avortement à Beatriz, en soulignant que l'état de santé de la jeune femme a été constamment sous étroite surveillance, et que celle-ci est stable. Il appartient aux médecins, ont-ils ajoutés, de prendre toutes les décisions, voire les risques propres à leur profession, aussi bien qu'ils le peuvent compte tenu des données actuelles de la science médicale et des examens qu'ils doivent réaliser sur leur patients, pour « garantir la vie tant de la mère que de son enfant à naître ».

C'est d'ailleurs là le motif fondamental de cette décision « pro-vie » : la Constitution salvadorienne impose la protection de l'être humain « dès l'instant de la conception ». Les juges ont souligné que les droits de la mère ne pouvaient donc l'emporter sur ceux de l'enfant à naître – ni l'inverse.

Malgré des appréciations légèrement divergentes, tous les juges étaient d'accord pour affirmer leur opposition à l'avortement. L'un d'entre eux a souligné que Beatriz n'a jamais été en danger de mort ; le laps de temps écoulé entre sa demande et l'arrêt de la Cour, ainsi que le fait qu'elle ait pu venir tranquillement pour être entendue par les juges à la mi-mai le confirment.

Fin avril, la Conférence épiscopale d'El Salvador avait dénoncé la « manipulation » de l'affaire Beatriz. Son communiqué du 27 avril soulignait que la résistance à la demande d'avortement de « Beatriz » ne viole aucun droit constitutionnel, car elle cherche à protéger la vie à naître : « Les médecins doivent sauvegarder la vie de la mère et de son enfant, en mettant en œuvre les procédures médicales adéquates et éthiques. Ce cas ne doit pas être utilisé pour légiférer contre la vie humaine, spécialement contre l'enfant à naître. »

Les juges n'ont pas dit autre chose en rappelant à plusieurs reprises que les médecins, confrontés à une femme enceinte en difficulté, doivent tout faire pour tenter de sauver les deux vies.

Et la manipulation est encore plus évidente si l'on considère qu'aucune preuve attestant du danger de mort où se trouverait Beatriz, comme la presse le répète pourtant, n'a été produite au cours de la procédure. Et que la jeune femme elle-même, selon le directeur de l'Institut de Médecine Légale qui s'était lui aussi prononcé contre l'avortement il y a quelques jours, n'a pas été correctement informée des procédures de soins dont elle pourrait bénéficier sans passer par la mise à mort de son enfant : « Il est faux qu'il y ait un dilemme entre sa vie et celle de son enfant. Les deux peuvent et doivent être sauvées. »

L'AFP rend compte de cet arrêt en donnant une large place aux institutions et aux organisations féministes qui crient au scandale.

Dès le lendemain de la décision, rendue mercredi soir,  la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), liée à l'Organisation des Etats américains (OEA), a ordonné à l'Etat du Salvador « d'adopter et de garantir de manière urgente toutes les mesures nécessaires » pour sauvegarder la vie de la jeune femme. « En raison de l'état de santé de la mère, cette grossesse menace sa vie », a estimé la CIDH dans un communiqué publié à San José.

L'idéologie est décidément plus importante que le dossier médical.

Et l'imagerie déployée par les partisanes de la mort pour l'enfant de Beatriz trop blasphématoire pour que je la reproduise ici.


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29 avril, 2013

El Salvador : montage pour faire autoriser l'avortement contre la loi

Le lobby de l'avortement veut la peau des lois pro-vie au Salvador. Une affaire présentée comme tragique est aujourd'hui exploitée par les médias internationaux pour obtenir une exception d'avortement en cas de « danger pour la mère ». Son cas a été porté devant la Cour suprême de justice afin que celle-ci, par voie jurisprudentielle, défasse ce que la loi votée par la majorité a fait.

Intéressante situation : vous imaginez ce qui se passerait si en France, la Cour de cassation décidait soudain à l'inverse que les droits de l'homme (du père) sont méconnus par la les lois autorisant l'avortement et qu'il faut donc qu'un père légitime puisse avoir la possibilité d'empêcher une IVG ?

Ou encore : imaginez qu'une fois la loi sur le « mariage pour tous » entrée en vigueur, le Conseil d'Etat entérine le refus d'une majorité de maires de célébrer des mariages d'homosexuels au motif que leur objection  de conscience est pleinement acceptable devant l'absurde ?

Bon, revenons à la réalité.

En l'occurrence, il s'agit d'une femme dont l'identité demeure inconnue, appelée « Beatriz » par la presse, enceinte de 20 semaines. A 22 ans, elle a déjà un petit garçon de 2 ans. L'enfant qu'elle attend, selon la presse, est anencéphale et mourra à la naissance, toujours selon la presse. Quant à elle, atteinte d'un lupus érythémateux discoïde, une maladie qui affaiblit le système immunitaire, elle se trouve à l'hôpital en raison de son état de santé. Et « le développement de sa grossesse peut conduire à mettre sa vie en péril en raison de son problème de santé », souligne la presse.

Ce n'est donc pas encore le cas.

Peu importe. Les organisations féministes, des journaux salvadoriens et internationaux, la BBC, bref, tout le monde convenable s'est mis d'accord pour demander la peau du bébé. Le tout « pour sauver la vie de la mère » : « Il ne s'agit pas du désir d'une femme qui veut avorter, il s'agit pour elle de sauver sa vie », a ainsi déclaré à l'AFP la représentante de l'association de femmes « Las Dignas ».

C'est « Beatriz » qui a déposé un recours devant la Cour suprême et la presse répète en boucle qu'il s'agit juste d'obtenir que le médecin qui pratiquera ce juste « avortement thérapeutique » n'encoure pas « jusqu'à 50 ans de prison »…

Peu importe que l'avortement ne soit pas puni de 50 ans de prison au Salvador : c'est un délit, non un crime selon la loi pénale et encourt un maximum de 10 ans. Vous direz que ce n'est pas rien – mais alors pourquoi gonfler ainsi les chiffres ?

Pour l'association féministe CEMUJER, « C'est un combat très difficile, mais nécessaire, car s'il est bien certain que l'avortement est considéré comme in délit, le fait de ne pas sauver la vie l'est aussi. »

Ainsi se résume en quelques mots l'argument opposé non seulement aux lois pro-vie, mais aussi aux objecteurs de conscience qui ne veulent pas pratiquer l'intervention et que l'on cherche à contraindre en les rendant responsables des morts maternelles là où l'avortement serait supposé  avoir « sauvé la vie » de la mère.

La réalité semble bien moins dramatique que ce disent les organisations féministes dont le seul objectif est d'enfoncer un coin dans les lois et la Constitution pro-vie d'El Salvador.

La Conférence des évêques du Salvador s'est fermement élevée contre la manipulation. Son communiqué du 27 avril souligne que la résistance à la demande d'avortement de « Beatriz » ne viole aucun droit constitutionnel, car elle cherche à protéger la vie à naître : « Les médecins doivent sauvegarder la vie de la mère et de son enfant, en mettant en œuvre les procédures médicales adéquates et éthiques. Ce cas ne doit pas être utilisé pour légiférer contre la vie humaine, spécialement contre l'enfant à naître. »

Et de rappeler que la Constitution de leur pays reconnaît comme personne humaine « tout être humain depuis l'instant de la conception », ce qui interdit de porter atteinte à cette « vie humaine innocente ».

La présidente de la fondation Si à la vida (Oui à la vie), a parlé d'une situation « très grave », une affaire à laquelle une énorme publicité est donnée alors même que de nombreux détails ne sont pas accessibles à la presse. Ainsi l'identité de la jeune femme, mais aussi son état de santé réel ne font l'objet d'aucune déclaration.


Mais, « Officieusement, les médecins de la maternité ont pris contact avec l'Association bioéthique d'El Salvador (ABIOES) et ont fait savoir que Beatriz est dans un état stable, raison pour laquelle ils n'ont vu aucune raison d'intervenir ni même de l'admettre à l'hôpital », souligne Georgina de Rivas.

La vie de la jeune femme n'est donc pas en danger. Il n'y a pas péril en la demeure. L'urgent est de ne pas intervenir. Ce qui pourrait donner le temps à Beatriz de mener sa grossesse jusqu'à la viabilité théorique de l'enfant, date à laquelle la naissance pourrait être déclenchée sans inconvénient éthique.

Il y a donc montage.

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07 février, 2012

L'évêque de San Salvador fait retirer une œuvre d'art comportant un symbole maçonnique

Au départ, Mgr José Luis Escobar Alas, evêque de San Salvador (El Salvador) ne pensait pas vraiment de mal d'une mosaïque ornant le fronton de sa cathédrale. L'œuvre de Fernando Llort, 2 700 azuléjos représentant sur le mode naïf des thèmes de l'artisanat local donnaient un peu de vie – sans le moindre génie – à la façade en béton d'une des plus laides cathédrales du monde comme le disent sur place ses contempteurs (mais après Evry, s'il vous plaît !). Mais les carreaux se décoloraient et menaçaient de tomber, uns situation engageant la responsabilité de l'Eglise : juste après les festivités du 1er janvier, on tendit une grande bâche devant la cathédrale et la mosaïque fut retirée, morceau par morceau. Interpellé, l'évêque de San Salvador expliqua qu'il aimait bien l'œuvre et qu'on pourrait peut-être la remonter à l'intérieur de l'édifice.

Mais il vient de changer d'avis, après qu'on eut attiré son attention sur le fait que la mosaïque, réalisée en 1997 ans pour célébrer les accords de paix qui mirent fin à la guerre civile en 1992, sous le titre « L'harmonie de mon peuple », comporte un symbole maçonnique, le triangle avec l'œil illuminé.

« Une œuvre d'art comme celle-là ne peut se trouve sur un temple catholique », a-t-il jugé. Expliquant qu'elle y avait été laissée de longues années parce qu'il n'avait jamais prêté attention au symbole. (Encore un auditif qui ne voit que ce qu'il met en paroles !)

« La raison pour laquelle on ne peut pas remonter l'ancienne mosaïque ni une nouvelle similaire, est  la sécurité des personnes, puisque, selon les normes de l'Eglise catholique, il ne peut y avoir sur le temple que des œuvres d'art qui élèvent la foi des personnes qui les voient – des œuvres d'art sacré, ce que la mosaïque n'était pas – ; et pour finir, aucune œuvre d'art placée dans un temple ne doit servir de propagande commerciale pour son auteur », a fermement rappelé Mgr Escobar Alas.

Un collectif d'artistes est en train de demander à l'Assemblée législative d'imposer le retour de la mosaïque de Llort.

La cathédrale (qui abrite les restes de Mgr Oscar Romero) n'est pas bien belle, peut-être, mais alors la mosaïque…



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16 avril, 2011

El Salvador : la Cour suprême rend un arrêt favorable à la vie

La chambre constitutionnelle de la Cour suprême d'El Salvador vient de rejeter des demandes visant à obtenir que des exceptions soient légalement établies pour dépénaliser l'avortement en certains cas. Les demandeurs espéraient faire déclarer inconstitutionnel l'article 133 du code pénal du Salvador qui interdit toute destruction volontaire d'un embryon humain, l'embryon étant par ailleurs reconnu comme étant un « être humain » par la Constitution salvadorienne.

Pour les demandeurs qui espéraient voir établie une liste de cas dans lesquels l'avortement serait légalisé d'office – comme le viol, danger pour la santé de la mère, malformation fœtale – le fait de considérer les embryons et fœtus comme sujets de droits fondamentaux doit rencontrer les limites imposées par la Constitution, et qui exigent de reconnaître aussi les droits de la femme qui « loge » un embryon ou un fœtus en son sein, pour la protection de leur santé et de leur liberté dans certains cas.

La Cour n'a pas voulu entrer dans cette voie, se basant sur une décision antérieure du 20 novembre 2007 qui affirmait certes le droit du législateur de prévoir des exceptions, mais qui renvoyait aussi aux « cas de nécessité » qui permettent déjà de ne pas poursuivre un avortement dans des cas d'espèce particuliers et qui en aucun cas ne peuvent faire l'objet d'un catalogue établi par la Cour suprême, cette compétence relevant du seul législateur qui ne saurait y être contraint.

« On ne peut pas considérer comme une omission législative, c'est-à-dire comme un défait de régulation, le fait que l'ensemble normatif en vigueur ne satisfasse pas à la vision personnelle des demandeurs sur la manière la plus adéquate de réguler les conditions de l'avortement. »

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07 novembre, 2010

El Salvador : l'ONU fait pression pour l'avortement


El Salvador reste lui aussi sous le coup de l’agitation pro-avortement, qui n’a rien de fortuit et qui émane des organisations internationales et des ONG. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU vient ainsi de faire pression sur le pays latino-américain pour qu’il légalise la mise à mort de l’enfant à naître en passant par une première étape : « Prendre des mesures pour empêcher que les femmes qui s’adressent aux hôpitaux publics soient dénoncées par le personnel médical ou administratif pour avoir commis le délit d’avortement. »

L’argumentation des pro-avortement se situe comme d’habitude à un niveau qui frappe les sentiments en un point bien calculé – et empêche de réfléchir.

Ici l’idée est la suivante : il serait répugnant de condamner et d’emprisonner une femme qui, dans sa détresse, aurait eu recours à l’avortement.

Cette répugnance, ne nous y trompons pas, s’inscrit dans l’idée chrétienne encore largement répandue du pardon et de la miséricorde, en même temps qu’elle prend acte de la souffrance ce la femme qui a infligé à elle-même la pire des punitions en prenant elle-même la responsabilité de la mort de son propre enfant.

Reste l’injustice objectivement commise à l’égard de cet enfant… L’opportunité d’une peine pénale infligée dans de tels cas à la mère se juge aussi par rapport à cette injustice et par rapport à son pouvoir dissuasif, pour mieux encore protéger la vie naissante dans les pays où l’avortement demeure un délit. Question prudentielle où il faut tenir compte de la situation du pays, du contexte légal et de celui de l’opinion, de la bonne ou de la mauvaise formation générale des consciences et, bien sûr, dans les cas concrets , des circonstances atténuantes comme les pressions des proches et la situation personnelle de celle qui choisit d’avorter.

Tout cela pour dire que cette question ne peut pas être résolue par une phrase lapidaire du genre : « Mais vous voulez envoyer des femmes en prison ! »

La Commission des droits de l’homme de l’ONU fait à peu près cela en créant immédiatement une image subliminale : celle de femmes se vidant de leur sang à la suite d’un avortement clandestin et qui n’osent pas demander les secours d’urgence dont elles ont besoin, de peur d’être dénoncées à la police. Ou encore celle de femmes qui, une fois tirées d’affaire à l’hôpital, sont aussitôt remises à la police.

Or cela n’existe pas au Salvador…

Pour la Fondation Si à la Vida (Oui à la vie), Regina Cardenal a rappelé que la manipulation n’est pas neuve. « Il y a quelques années dans le New York Times avaient paru une série de mensonges sur les lois » du Salvador ; le journal affirmait même que des femmes condamnées à 30 ans pour avortement croupissaient en prison. « Nous avions vérifié : il n’y avait pas même une femme condamnée. Ils se servent de mensonges parce que l’avortement est un business, et c’est pourquoi les pressions ne sont pas près de s’arrêter. »

Regina Cardenal, rappelant que le président Mauricio Funes avait désavoué la directrice de l’Institut salvadorien pour le développement de la femme, Julia Evelyn Martinez, qui avait pris sur elle de signer le Consensus de Brasilia en s’engageant auprès des organismes internationaux à ce que le Salvador modifie ses lois pour légaliser l’avortement. Mme Cardenal rappelle que ce sera bien difficile à quiconque « car pour ce faire, il faudrait modifier la Constitution, chose très compliquée à l’heure actuelle » puisqu’elle reconnaît toute personne humaine dès l’instant de la conception.

De son côté, l’avocate pro-vie Georgina Rivas a déploré auprès d’ACIPrensa les manœuvres d’organisations internationales qui existent théoriquement pour protéger l’humanité et qui se dressent maintenant contre elle. « La preuve d’une erreur aussi profonde est que l’on veut promouvoir la liberté de la femme de faire du tort à son propre corps, à son psychisme, à son esprit et à son don le plus précieux, cette vie qu’elle porte en son ventre. »

Source : ACIPrensa.

01 septembre, 2010

93 % des Salvadoriens contre l'avortement

Selon une enquête réalisée au Salvador par JBS Opinion Publica 93 % des personnes interrogées se sont dites opposées à une modification constitutionnelle autorisant l'avortement. Elles sont 76 % à approuver la décision du président Mauricio Funes de dénoncer la signature du « consensus de Brasilia » par une représentante d'une organisation féministe au nom d'El Salvador.

Un tiers des personnes qui s'opposent à la dépénalisation de l'avortement a affirmé que c'était parce que « nous avons tous droit à la vie », 20 % que seul Dieu est maître du moment de la fin de la vie ; 18 % ont déclaré que l'avortement est la mise à mort d'un être sans défense et 12 % qu'il s'agit d'un crime.

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24 juillet, 2010

El Salvador : le vrai visage de l'UNICEF

Une journaliste pro-vie du Diario Hoy à El Salvador, Julia Regina de Cardenal, dénonce l'UNICEF (l'organisme de défense de l'enfance de l'ONU) pour son parrainage et sa participation  la diffusion d'une série télévisée nicaraguayenne qui fait la promotion du désordre moral auprès des jeunes, et qui est programmée dans son pays depuis le 1er juin. « SEXto Sentido » (Sixième Sens)  est diffusée à une heure où les enfants regardent le petit écran ; le programme « valorise la promiscuité, la prostitution comme une manière pour les jeunes filles de gagner leur vie, l'homosexualité et toutes sortes de désordres sexuels ».

Julia Regina de Cardenal se demande quelle peut bien être « l'obsession » des organismes internationaux qui investissent « de telles quantités d'argent pour pervertir nos enfants ». Le message qu'ils subventionnent à l'intention des adolescents est celui-ci, selon la journaliste : « Le sexe est un jeu amusant, qu'il faut explorer en recherchant le plaisir, sans se préoccuper de ses conséquences pour la santé physique, psychique, mentale, spirituelle, familiale, sociale, culturelle, etc. »

Elle rappelle qu'à l'heure où son pays traverse une grave crise marquée par la violence et le terrorisme et une « brutalité sans précédent », eux-même déclenchés par la perte des valeurs morales, la dislocation des familles et la permissivité pour la jeunesse. Le parrainage de l'UNICEF n'en est que plus « insensé et inadmissible », aux antipodes des véritables besoins des enfants salvadoriens que sont la santé, l'alimentation, la sécurité et l'éducation.

La Fondation « Si a la Vida » ( oui à la vie) dont Julia Regina de Cardenal est responsable avait proposé à l'UNICEF un projet destiné à « promouvoir les valeurs morales au niveau national » : il n'y eut même pas de réponse ». « Est-ce qu'ils n'ont de l'argent que pour faire la promotion des anti-valeurs ? C'est la chose la plus destructrice qu'ils puissent faire », souligne la journaliste, citée par ACIPrensa.

Elle dénonce en même temps les autorités locales salvadoriennes qui ont autorisé la diffusion de la série télévisée et encourage les parents à contacter les responsables pour s'élever contre cette « perversion des enfants par la télévision ».

« Il est de la responsabilité de tous les parents de mettre un terme à ce bombardement en règle contre nos droits d'éducateurs premiers, principaux, auxquels nul ne saurait se substituer, de nos enfants ; contre le droit de protéger leur innocence ; contre notre foi et notre identité personnelle. »

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10 mai, 2010

Les évêques d'El Salvador se mobilisent contre un programme de l'ONU

C'est très officiellement que les évêques d'El Salvador ont demandé au gouvernement de leur pays de ne pas ratifier le protocole de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), en soulignant que les propositions de la commission onusienne chargée de son  application « méconnaissent les principes » qui sont « à la base de la famille et de la société ».

L'archevêque de San Salvador, Mgr José Luis Escobar Alas, a indiqué dimanche que la demande avait pris la forme d'une lettre envoyée au président Mauricio Funes et à sa femme ainsi qu'aux 84 élus de l'Assemblée législative.

Tout en assurant vouloir lutter contre les discriminations, les évêques salvadoriens assurent que la ratification « peut entraîner comme conséquence gravissime des atteintes à l'existence et à la dignité de la femme elle-même » : en abandonnant des compétences à un « pouvoir supranational », souligne Mgr Escobar Alas, El Salvador ouvrirait la porte à ce que la commission CEDAW intervienne comme elle le fait déjà dans d'autres nations, « avec une ligne idéologique tordue, avec des propositions qui méprisent les principes de base qui sont le fondement de la famille et de la société ».

Cette convention « considère la maternité comme un stéréotype qu'il faut éradiquer, elle recommande que l'on cesse de célébrer la fête des mères », a-t-il déclaré à la presse pour expliquer son intervention.

Source : Radio Vaticano.

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30 novembre, 2006

L’avortement pour réduire la mortalité maternelle ?

L’adoption par le Nicaragua d’une loi interdisant toute forme d’avortement a conduit nombre d’organisations internationales à faire pression sur cet Etat pour violation du droit des femmes (voire des droits de l’homme). Le Dakota du Sud vient de rejeter par référendum une loi interdisant totalement l’avortement ; la Pologne fait également des tentatives en ce sens et les députés du Chili viennent de rejeter une proposition socialiste de libéralisation de « l’IVG ». Bref, il est des pays où l’on ne se contente pas du statu quo, d’autres où l’on refuse les pressions internes et externes, et cela rend les gros médias fous.

Scandale ! Au XXIe siècle, des législations nationales continuent d’interdire – ou le font de nouveau – les interventions indispensables pour sauver la vie de la mère ! Vu comme cela, on serait tenté de hurler avec les loups ; de se demander si en certains cas, il n’est pas terriblement inhumain de « « préférer » la vie un embryon de quelques semaines à celle d’une femme dans la force de l’âge, ayant éventuellement d’autres enfants… Ainsi tire-t-on des larmes dans les chaumières, et c’est un jeu passablement cynique. Car on nous assène le fait brut, apparemment incontestable : des femmes vont mourir à cause de ces lois.

Mais existe-t-il vraiment beaucoup de cas où un avortement direct peut sauver la vie d’une femme enceinte ? Aujourd’hui, dans un pays ayant des services médicaux corrects, il semblerait qu’il n’y en ait… aucun. L’Irlande est de ces pays : en 1992, un groupe de gynécologues parmi les plus reconnus déclarait publiquement : « Nous affirmons qu’il n’existe pas de circonstance médicale qui justifie un avortement direct, ce qui veut dire : aucune circonstance où la vie de la mère ne peut être sauvée que par l’arrêt volontaire de la vie de son enfant à naître. » Déclaration d’autant plus intéressante que l’Irlande affiche l’un des taux de mortalité maternelle les plus bas du monde, sinon le plus bas (chiffres de l’Organisation mondiale de la santé en 2003), tandis qu’au Royaume-Uni, où l’avortement est légal jusqu’à 24 semaines, le nombre de morts maternelles est plus de cinq fois plus élevé…

Quelles sont donc les conditions périlleuses pour la mère ? Le cancer, par exemple. Mais rien n’oblige un médecin à ne pas appliquer un traitement indispensable qui peut avoir pour effet la mort de l’enfant à naître. En Irlande, où tout avortement direct est pourtant interdit, un médecin peut même être poursuivi s’il refuse un traitement nécessaire à la survie d’une femme enceinte qui le demande : c’est que dans ce cas, la mort de l’enfant à naître n’est en aucun cas recherchée pour-elle même, elle n’est que l’effet secondaire, attendu mais non voulu.
Certes des mères peuvent en toute connaissance de cause refuser un traitement dont l’issue serait fatale pour leur enfant, et offrir leur propre vie pour que celui-ci vive. Ce fut le cas de Jeanne Beretta-Molla. Son sacrifice fut héroïque ; il fut reconnu comme tel lors de sa canonisation en 2000. Mais ce n’est pas un sacrifice obligatoire.

Autre cas de danger potentiel pour la mère : la grave faiblesse cardiaque. Dans les pays de médecine avancée, l’aide experte des soignants permet de sauver et l’enfant et la mère. Dans les pays de médecine rudimentaire, ce n’est pas l’avortement qui empêchera les facteurs de risques de jouer à plein à tout moment de la grossesse…

Reste le cas de la grossesse ectopique : celle où l’embryon se fixe ailleurs que sur la paroi de l’utérus, avec une chance quasi nulle de survie. Est-il légitime de mettre fin à ce genre de grossesse ? Oui, répondent des médecins, car une fois de plus ce n’est pas la mort de l’enfant qui est recherchée, mais la sauvegarde de la vie de la mère dans des conditions où la grossesse n’a pour ainsi dire aucune chance d’être menée à bien puisque, si le tout-petit se développe, sa mère en mourra rapidement. C’est comme si on mettait un rôti à cuire au frigo : on ne peut pas parler d’une grossesse car il ne peut y avoir de développement normal, l’intervention pour sauver la mère se justifie pleinement, comme le disait un médecin.

Les sectateurs de l’avortement avancent désormais le cas d’El Salvador où, semble-t-il, l’excès de zèle d’un Procureur de la capitale conduit les hôpitaux à refuser toute intervention en cas de grossesse ectopique si le décès de l’embryon n’est pas constaté ou une rupture de trompe diagnostiquée. Vrai ou faux, c’est ce qui se raconte (même si l’on trouve des compte-rendus d’expérience de soins donnés dans ce cadre dans un hôpital de San Salvador qui ne laissent aucun doute quant à la volonté de sauver les mères affectées). La disparition du sens moral joue parfois dans les deux sens ; d’une part, on avorte par millions, de l’autre on ne comprend plus, par exemple, la différence entre un acte directement voulu et recherché, et les conséquences indirectes et donc non voulues.

Cet article de Jeanne Smits a paru dans Présent daté du 30 novembre.

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