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04 août, 2015

Gill Pharaoh, 75 ans, en pleine santé, obtient le suicide assisté en Suisse parce que la vieillesse est « épouvantable »

Gill Pharaoh, 75 ans, était infirmière, et même infirmière de soins palliatifs. Elle vient de mettre fin à sa vie dans une clinique liée à l’association « Lifecircle » qui travaille avec l’établissement « Eternal SPIRIT » à Bâle. Cette femme britannique, mère de deux enfants et vivant avec un compagnon, n’était atteinte d’aucune maladie grave. Elle ne prenait aucun médicament et était, au fond, en très bonne santé malgré quelques épisodes de mal au dos et des acouphènes. La seule raison de sa mort choisie : elle ne voulait pas se transformer en « vieille dame boitillante ». La vieillesse, dit-elle encore, est « épouvantable ».
Le suicide assisté s’est déroulé le 21 juillet dernier, sans doute après un parcours imposé par l’association « Lifecircle » qui affirme « défendre la vie » et qui à ce titre « ne propose pas d’aide au suicide », mais qui « par conséquent » (sic) « travaille avec la Fondation Eternal SPIRIT pour aider les personnes dont la souffrance est devenue insupportable, pour qu’elles puissent décider pour elles-mêmes de leur vie et de leur mort, en choisissant la mort volontaire assistée. »
Ladite Fondation n’assiste que les membres encartés de LifeCircle et possède son propre organe d’évaluation des demandes, parfois par le biais du recours à un médecin extérieur.
Gill Pharaoh, répétons-le, n’avait pas d’autre « souffrance épouvantable » que la conscience de régresser et la connaissance intime des difficultés de la vieillesse fréquemment côtoyées au titre de son métier d’infirmière des soins palliatifs.
Elle qui avait écrit deux livres sur les soins pour les personnes très âgées se sentait simplement en bout de course et elle voulait « agir tant qu’elle le pouvait encore », persuadée que les choses ne pouvaient plus aller mieux. « J’ai tant d’amis dont les partenaires sont évidemment un poids. Je sais qu’il ne faudrait pas le dire mais j’ai dans la tête l’image mentale de ce qu’il suffit, à mon âge, de se casser le col du fémur, après quoi on dégringole très vite », a-t-elle expliqué dans une interview qu’il faut bien qualifier de militante, à quelques semaines de la date programmée de son suicide.
Elle-même se sentait diminuer « d’une manière presque imperceptible » en vieillissant. Elle ne voulait en aucun cas imposer à ses enfants son éventuelle dépendance : « Beaucoup de personnes âgées s’attendent à obtenir, voire exigent de l’aide de la part de leurs enfants mais à mon avis il s’agit d’une manière de voir à la fois très égoïste et déraisonnable. » « Si vous travaillez dans une maison de soins et que vous êtes face à des personnes incontinentes, qui jurent, qui déambulent dans les pièces et de servent de tout, c’est très difficile. Ce n’est pas un travail auquel vous prenez plaisir », ajoutait-elle
D’où le voyage en Suisse. Elle était accompagnée de son partenaire, John : la veille du suicide, ils se sont promenés en ville, ont fait un bon repas sur les bords du Rhin. Le suicide a eu lieu comme prévu, après quoi John a confirmé aux deux filles de Gill que leur mère était morte.
Mme Pharaoh a elle-même organisé la cérémonie « humaniste » qui aura lieu ce mois-ci.
La décision de Gill Pharaoh, largement commentée par la presse britannique – et pas de manière très négative – s’inscrit dans une mobilisation médiatique en faveur du choix de mourir et de la rédaction de directives anticipées (les fameux « testaments de vie »).
Un sondage en ligne laisse penser que le discours soit efficace – même s’il faut tenir compte des limites évidentes de ce genre de sondage « ouvert » où chacun donne son avis, sans souci de pondérer les résultats. 44 % des répondants affirment qu’ils n’envisageraient le suicide qu’en cas de « maladie en phase terminale », mais un total de 26 % de personnes répondent « oui » (16 %) ou « peut-être » à la question : « Envisageriez-vous l’euthanasie en étant en bonne santé ? »
C’est à peine moins que le pourcentage (27 %) de personnes qui n’envisageraient l’euthanasie en aucun cas.

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08 septembre, 2014

80 % des Brésiliens sont opposés à la légalisation de l’avortement

Une écrasante majorité de Brésiliens est opposée à la dépénalisation de l’avortement, s’il faut en croire un sondage réalisé par l’institut Ibope pour le journal O Estado de São Paulo et O Globo TV : 79 % des personnes interrogées se sont prononcées contre, seuls 16 % soutiennent ce projet qui refait surface de loin en loin dans la vie politique brésilienne, et sur lequel la présidente Dilma Rousseff a dû se montrer discrète. Le groupe des 16-24 ans s’oppose à l’avortement à 77 %.
C’est une proportion énorme de quelque manière que l’on retourne les chiffres. Bien sûr, un sondage ne vaut que ce qu’il vaut, et dans le cas présent il ne semble pas qu’on ait publié les conditions dans lesquelles il a été réalisé ni la taille de l’échantillon retenu. Il est évidemment impossible d’avoir une réponse exacte au pourcent près… Mais de tels résultats ne peuvent mentir dans les grandes lignes, et ce d’autant plus qu’ils vont à l’encontre de la pensée dominante et de la tendance médiatique répandue dans la plupart des pays de tradition chrétienne de soutenir les options les plus progressistes.
A quoi s’ajoute, au Brésil comme dans tant d’autres pays d’Amérique latine, la pression considérable des groupes féministes pour faire légaliser l’avortement par le biais des « cas limites » – qu’on se souvienne du cas de la petite fille de Recife !
C’est en réalité sur l’ensemble des sujets de société que les Brésiliens, tels que les dessine ce sondage, ont exprimé des opinions conservatrices, voire très conservatrices. Comme pour l’avortement, 79 % des sondés contre 16 % se sont prononcés contre la dépénalisation du cannabis. 80 % soutiennent la réduction de l’âge de la majorité pénale.
Le rejet du « mariage » gay est un peu moins spectaculaire dans un pays où la pression des lobbies LGBT est importante et où les lois d’égalité atteignent des niveau de terrorisme intellectuel impressionnants : tout de même, ce sont 53 % des sondés qui ne sont pas d’accord, contre 40 % qui les soutiennent. Même en tenant compte des marges d’erreur, l’image reste claire.
A l’heure actuelle les « mariages » de couples de même sexe sont possibles au Brésil du fait d’une résolution du Conseil national de la justice qui a court-circuité le pouvoir législatif en obligeant les notaires à enregistrer ces unions, mais aucun parti politique majeur n’ose seulement porter le projet dans son programme électoral.

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03 juillet, 2014

Pérou : la dépénalisation effective de l'avortement “thérapeutique” durement critiquée par l'Eglise

Le cardinal Cipriani avec le pape François
Au Pérou, alors qu’un protocole d’application vient de rendre possible dans la pratique l’avortement dit « thérapeutique » – légal sur le papier depuis 90 ans ! – l’Eglise catholique ose s’y opposer fermement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a qualifié le texte, entré en vigueur dimanche dernier, de « guide pour tuer », ajoutant qu’il aboutirait à une « massification » de l’avortement dans ce pays.
La ministre de la Santé, Midori de Habich, avait assuré vendredi dernier que les cas couverts par protocole – risque de mort pour la femme, gestation inférieure à 22 semaines, situation évaluée par une commission médicale – s’élèvent aujourd’hui à quelque 15 ou 20 par an.
Mais déjà la ministre de la Femme et des Populations vulnérables, Carmen Omonte, a laissé comprendre que l’invocation de ces cas extrêmes (réels ou supposés) n’est qu’un premier pas. Ou un paravent. « Nous avons des maladies chroniques comme le cancer, le diabète avancé, les défaillances rénales et hépatiques et d’autres pathologies qui, en conjonction avec la grossesse, exposent les femmes à la mortalité et à la morbidité maternelle. Le protocole permettra de sauver la vie et d’éviter des dommages graves et permanents à la santé des femmes du pays », a-t-elle expliqué.
Il ne s’agirait donc déjà plus de sauver dans l’urgence les rares femmes menacées de mort alors qu’elles sont enceintes mais bien d’éviter un risque indéfini, et même un risque de maladie.
On comprend que la mise en garde du cardinal correspond d’ores et déjà à une réalité. Et il ne cesse de le répéter depuis que l’entrée en vigueur du protocole a été annoncée, soulignant que le champ d’application du nouveau texte va s’étendre à de nombreuses pathologies.
Premiers responsables : le président de la République péruvienne, Ollanta Humala, et sa femme, Nadine Heredia. Le cardinal Cipriani Thorne les a ouvertement accusés d’avoir failli à leur parole, donnée dans sa résidence au cours de la campagne présidentielle 2011 : ils s’étaient engagés à ce que le thème de l’avortement ne vienne pas à l’ordre du jour pendant leur mandat.
Trois ministres : les deux précitées ainsi que le ministre de la justice, Daniel Figallo, ont présenté le « Guide technique pour la dépénalisation de la procédure de soins intégraux des femmes enceintes dans l’interruption volontaire pour raison thérapeutique de la grossesse de moins de 22 semaines », qui avait nécessairement l’aval du couple présidentiel. Un « guide technique pour tuer un être humain », a souligné Cipriani Thorne.
Le cardinal, s’exprimant lors de l’émission « Dialogues de Foi » à la télévision publique RPP, a également accusé la pression du lobby international de la mort en interpellant la ministre de la Santé : «  La décision de la ministre a beaucoup à voir avec la pression internationale d’institutions qui sont en train d’imposer ce guide d’une manière impérialiste. Réglez donc d’abord le problème de la grève des médecins ! »
Il a demandé en cette même occasion aux mères de « ne pas permettre qu’on leur fasse signer la mort de
Midori de Habich, ministre de la Santé
leurs enfants ». « Ayez du couage ! La vie est entre les mains de Dieu, il existe toujours une manière médicale de sauver la mère et l’enfant. »
Plus explicite encore : « Je n’aimerais pas être dans la peau de la ministre (de Habich) car tôt ou tard nous serons jugés par Dieu. »
Mardi, la conférence épiscopale du Pérou a réagi à son tour en affirmant dans un communiqué que « la porte est ouverte, pour la première fois dans l’histoire du Pérou, à l’avortement, c’est-à-dire à l’assassinat d’une vie humaine innocente ». « Cette norme ministérielle, outre qu’elle est immorale, est aussi inconstitutionnelle et illégale », souligne le communiqué, demandant au président Humala de l’abroger.
Les évêques du Pérou ont ajouté que dans « l’ordonnancement légal péruvien, en accord avec le droit international, aussi bien la mère enceinte que l’enfant conçu ont le même droit à la vie, à la protection de la part de l’Etat et au respect de leur dignité ».
Ces prises de position claires – et depuis longtemps – portent des fruits dans l’opinion publique, même si elles sont impuissantes à faire arrêter le rouleau compresseur de la culture de mort. Un sondage commandé par RPP Noticias, réalisé auprès de 1 450 Péruviens majeures des cinq zones urbaines du Pérou, révèle aujourd’hui que la population adhère dans sa grande majorité aux prises de position de l’Eglise catholique sur les sujets dits « controversés » dans nos sociétés post-modernes.
Le cardinal Cipriani lui-même, aux termes de l’enquête, recueille à l’échelle nationale 57 % d’opinions favorables quant à son « labeur pastoral », ce qui n’est pas rien pour un prélat issu de l’Opus Dei, et réputé conservateur : un chiffre qui passe à 62 % chez les habitants de Lima.
83 % des Péruviens sont d’accord pour que l’Eglise catholique donne son avis sur l’éducation, 79 % pensent qu’elle doit s’exprimer sur l’avortement, 75 %, sur la sexualité, et 60 % sur l’union civile entre personnes de même sexe.
On sait les limites inhérentes aux sondages mais les chiffres sont tout de même importants, à rapporter au fait que 77 % des Péruviens sont catholiques, 16 % évangélique, les autres se réclamant d’autres religions.
Il n’est pas inutile de savoir, enfin, que la ministre de la Femme et des Populations vulnérables, Carmen Omonte, a directement fait le lien entre l’approbation du guide et le Plan national pour l’égalité de genre 2012-2017, dont il constitue une mise en œuvre, a-t-elle déclaré.


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12 août, 2013

87 % des Brabançons pour la fin de vie volontaire

Sans croire à l’exactitude et à la scientificité absolue des sondages, on peut quand même s’arrêter quelques instants sur cette enquête réalisée auprès de 4 000 Brabançons néerlandais à propos de l’euthanasie et du suicide assisté. 87 % « des Brabançons », affirme le commanditaire du sondage Omroep Brabant, estiment que chacun doit pouvoir choisir le moment de son propre décès. Ils sont même 97 % à approuver le suicide assisté en faveur de personnes atteintes de souffrances physiques insupportables et sans espoir d’amélioration.

Ces chiffres extrêmement élevés – et ce même en tenant compte de la marge d’erreur des sondages – sont le signe de l’efficacité remarquable du matraquage médiatique en faveur de a mise à mort des malades, des faibles, des inutiles, et de l’important travail de sape réalisé par les lobbies de l’euthanasie aux Pays-Bas.

Pour ce qui est des personnes en voie de devenir démentes, c’est-à-dire ne souffrant d’aucune maladie causant des souffrances physiques plus ou moins importantes, les sondés sont 89 % à penser qu’elles devraient pouvoir bénéficier du suicide assisté – c’est énorme. Il suffit, selon les sondés, que les candidats aient indiqué avant que leur maladie ne progresse trop qu’ils ne souhaitent pas vivre si la démence s’aggrave.

On les voit venir. Tout le monde sait que les frais de santé, de garde, d’hébergement des personnes âgées dépendantes et démentes représentent une lourde charge…

Seul le cas du suicide assisté pour les personnes « fatiguées de vivre » – l’un des derniers thème d’agitation en date des partisans de la mort sur commande – emporte un peu moins l’adhésion des Brabançons des Pays-Bas, mais ils sont tout ce même 64 % à l’approuver pour ceux qui trouvent que leur vie « n’a plus de sens », soit que des affections liées à la vieillesse leur paraissent trop pesantes, soit que la solitude ou la dépendance physique les fasse souffrir..

Et si 85 % des interrogés estiment que le médecin de famille devrait pouvoir prêter assistance pour aider au suicide, ils sont tout de même 37 % à penser qu’un membre de la famille ou un proche devrait pouvoir pousser l’intéressé vers la mort, et 78 % à vouloir exempter ces derniers de toute responsabilité pénale dans ce cadre.

Et plus de la moitié estiment même que chacun devrait pouvoir accéder à un moyen de mettre fin à ses propres jours – c’est la revendication du militant de l’euthanasie australien Philip Nitschke qui aimerait voir la fameuse « pilule de Drion » en vente dans toutes les pharmacies, voire stockée dans l’armoire à pharmacie familiale en cas de besoin.

Les médias brabançons s’étonnent de l’acceptation publique de l’euthanasie et du suicide assisté dans la province, pourtant à forte majorité catholique : cette acceptation atteint ou dépasse selon les thèmes celle enregistrée dans la province de Hollande du Nord à majorité protestante et supposée moins conservatrice.

D’où l’effroi du curé de la cathédrale Saint-Antoine de Breda, le P. Steven de Koning, devant ces chiffres – mais il précise que ceux-ci ne correspondent nullement à ce qu’il perçoit dans la pratique, surtout lorsque les personnes se trouvent elles-mêmes en situation de maladie ou de vieillesse : elles montrent alors au contraire qu’elles tiennent fortement à la vie. Et il affirme qu’il faudrait donc remettre toutes ces discussions à plat pour qu’à la fois, on fasse tout pour que les gens puissent mourir dans les meilleures conditions possibles mais sans permettre que l’on mette volontairement fin à la vie humaine, qui est un don de Dieu.

Voilà qui donne un autre éclairage à ce sondage dont l’intérêt principal, qu’il reflète la réalité de l’opinion ou non, est sans aucun doute de peser sur elle pour promouvoir l’idée que mettre fin à sa propre vie et à sa propre convenance est une bonne chose.

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20 mars, 2013

Les Flamands se mettent à préférer l'euthanasie à la démence

Une enquête réalisée par le Centre d'expertise de la démence de Flandres, en Belgique, révèle que près de la moitié des Flamands choisirait l'euthanasie s'ils devaient apprendre qu'ils étaient en train de devenir déments. Les commanditaires de l'enquête ont fait connaître leur préoccupation face à cette situation, rappelant que pas plus que le cancer, la démence n'est aujourd'hui un arrêt de mort.

En attendant la publication des résultats complets de l'enquête, il a déjà été indiqué à la presse que sur les 1.050 Flamands en bonne santé, 42 % ont répondu « oui » à la question de savoir s'ils se feraient euthanasier s'ils devaient faire l'objet d'un diagnostic de démence.

Une proportion que les spécialistes médicaux et experts de la démence jugent « inquiétante », voire « choquante ».

Mais elle correspond à l'environnement médiatique : la presse belge a donné beaucoup de publicité au cas du poète Hugo Claus qui a choisi de se faire éliminer dès qu'il s'est su atteint d'Alzheimer (j'en parlais ici). Et, comme le souligne un chercheur à l'Université catholique de Louvain, « le regard de la société sur la démence est très négatif. Nous portons systématiquement toute l'attention sur la dernière phase de cette maladie du cerveau. La dégradation constatée nous insuffle de la peur. Au moment de recevoir le diagnostic, on l'assimile à un arrêt de mort. » Après le diagnostic, souligne une autre spécialiste, il reste 7 à 10 années à vivre…

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30 août, 2012

Chers lecteurs, j'aimerais mieux vous connaître !

“Que pensez-vous du Blog de Jeanne Smits ?”

Etes-vous un lecteur assidu de ce blog ? Ou n'y passez-vous que de loin en loin, voire par hasard ? Quoi qu'il en soit, vous y êtes le bienvenu et j'aimerais avoir une meilleure idée de vos attentes et de votre satisfaction (ou non !) par rapport à ce que je publie ici depuis plus de cinq ans maintenant…

J'ouvre donc un petit sondage : rassurez-vous, cela va très vite, dix petites questions et le tour sera joué.

Il sera en ligne jusqu'au samedi 14 septembre dans l'après-midi.

Cliquez ici pour répondre au sondage.

Merci d'avance pour votre participation !

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01 septembre, 2010

93 % des Salvadoriens contre l'avortement

Selon une enquête réalisée au Salvador par JBS Opinion Publica 93 % des personnes interrogées se sont dites opposées à une modification constitutionnelle autorisant l'avortement. Elles sont 76 % à approuver la décision du président Mauricio Funes de dénoncer la signature du « consensus de Brasilia » par une représentante d'une organisation féministe au nom d'El Salvador.

Un tiers des personnes qui s'opposent à la dépénalisation de l'avortement a affirmé que c'était parce que « nous avons tous droit à la vie », 20 % que seul Dieu est maître du moment de la fin de la vie ; 18 % ont déclaré que l'avortement est la mise à mort d'un être sans défense et 12 % qu'il s'agit d'un crime.

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08 mars, 2010

Réflexions sur le sondage IFOP-Alliance pour les droits de la vie sur l'avortement


Les sondages sont des armes à double tranchant. L’Alliance pour les droits de la vie (ADV) vient d’en réaliser un avec l’IFOP, publié jeudi dans la Croix, dont on retiendra avec tristesse que 85 % des 1 006 femmes interrogées par internet, échantillon « représentatif » de la population féminine majeure, se disent « favorables » au « droit à l’interruption volontaire de grossesse ». C’est ce que retiendront les « pro-mort », c’est ce qu’ils balanceront à la tête de ceux qui osent émettre des réserves face à la loi barbare qui autorise le massacre des tout-petits. 7 % sont défavorables, 8 % « ne se prononcent pas ».


Hélas, c’est aussi le fait qui « justifie » la frilosité d’une part des gens de bonne volonté qui se mobilisent contre l’avortement. Le sondage de l’ADV magnifie ainsi ce qui constitue la victoire la plus perverse, la plus sournoise, la plus efficace du lobby de la mort : la perte généralisée de la conscience de ce qu’est le « crime abominable » de l’avortement. Comment en serait-il autrement, quand l’éducation sexuelle, l’éducation civique, le matraquage médiatique, le discours médical dominant (et l’absence de formation chrétienne dans un pays ravagé par le manque de formation religieuse de ses générations « décatéchisées ») ne cessent de présenter l’avortement au « mieux » comme un mal nécessaire, au pire comme un droit.


Mais le sondage de l’ADV est aussi parvenu à mettre au centre de l’actualité le fait que l’avortement est, toujours et malgré tout, perçu comme une souffrance et un mal. 61 % des femmes interrogées, confrontées à l’affirmation selon laquelle il y a en France un avortement pour quatre naissances, estiment qu’il y a « trop d’avortements » dans ce pays. Pas moins de 83 % estiment, peu ou prou, que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes ». Elles sont autant à penser que le livret officiel d’information remis aux femmes demandant l’« IVG » devrait donner « le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères ». 67 % – c’est vraiment beaucoup dans le contexte actuel – sont favorables à ce que l’on fasse connaître à celles qui auraient de « lourdes difficultés personnelles pour élever leur enfant, la possibilité de le confier à l’adoption dès la naissance ». Et le discours officiel du « tout contraceptif » ne convainc pas tout le monde : comme cause de l’augmentation des avortements chez les mineures, les premières citées sont les « relations sexuelles trop précoces » et « la défaillance des parents concernant l’éducation affective et sexuelle ».


Sur ce point, le sondage IFOP-ADV est d’ailleurs bien timoré : il ne cite pas comme réponse possible l’usurpation des droits des parents en la matière par l’anti-« éducation sexuelle » obligatoire dans les écoles.


Les leçons de ce sondage sont certes qu’il faut aider les femmes à garder leur enfant, et qu’au fond elles le souhaitent. Mais il renvoie aussi les défenseurs de la vie à leur responsabilité urgente de faire connaître la vérité sur l’avortement. Appeler les choses par leur nom est aussi un moyen d’aider les femmes à surmonter la souffrance indicible que leur inflige leur « droit » d’avorter.


Article extrait de Présent du samedi 6 mars 2010.


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15 mai, 2007

Le Brésil contre l'avortement

Le président Lula a réitéré aujourd'hui son opposition (seulement) personelle à l'avortement, après la fin de la visite de Benoît XVI dans son pays, mais il continue d'affirmer que sa dépénalisation constitue une affaire de santé publique que son gouvernement pourra promouvoir à sa guise.

ACI Prensa publie aujourd'hui les résultats d'un sondage Datafolha réalisé les 19 et 20 mars auprès de quelque 6 000 personnes de plus de 16 ans dans 236 villes à travers le pays. Il en ressort :

- que 82 % des athées déclarés sont opposés à la dépénalisation de l'avortement ; 80 % sont contre tout élargissement des exceptions, refusant l'intervention même en cas d'anencéphalie.

- que les pratiquants des religions afro-brésiliennes ne sont pas aussi nombreux que les athées à refuser la légalisation de l'avortement.

- que 90 % de la population est de toute façon à la libéralisation totale, tandis que 74 % ne veulent ni d'exceptions nouvelles ni d'une modification de la loi en vigueur.

Autrement dit, la défense de la vie n'est pas un thème religieux.

On peut être sûr, en revanche, que l'entrée en vigueur d'une loi de dépénalisation ferait disparaître cette quasi unanimité, en habituant les consciences au mal...

04 février, 2007

Portugal : le “non” gagne du terrain

A une semaine du référendum du 11 février qui cherche à faire de l'avortement un droit sans conditions jusqu'à 10 semaines de grossesse, le « non » progresse dans les sondages, pour atteindre 43,7 % des intentions de vote, contre 51,3 pour le « oui », selon une enquête réalisée du 31 janvier au 2 février publié par le Correio da Manhã. Le « non » a gagné 13,9 % en deux semaines : il y a quinze jours, il plafonnait à 29,8 %.

Malgré des moyens beaucoup moins importants et l'absence de soutien des grands partis politiques portugais, la campagne pour le « non » a su non seulement convaincre le plus grand nombre d'indécis (passés de plus de 14 % à 5 %), dont le nombre baisse mais encore des électeurs qui pensaient voter « oui » dans un premier temps (en décembre, le « oui » semblait inéluctable, avec 64,1 % d'intentions de vote.

En revanche l'abstention gagne elle aussi du terrain et atteindrait 47,7 %.

Le sondage est bien sûr entâché d'une marge d'érreur incroyablement évaluée à 0,02 points.

Rappelons que les sondages, s'ils peuvent donner l'idée d'une tendance, ne donnent en aucun cas une vision exacte de la réalité du vote au jour J.

 
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