30 septembre, 2010

Matraquage des consciences : à Singapour, l'Etat s'ingère dans l'éducation catholique

Cela faisait 23 ans que les écoles catholiques de Singapour dispensait un cours d'éducation à l'affectivité et à la sexualité fondée sur les principes moraux chrétiens. Elaboré par la Family Life Society (membre de Human Life International, organisation pro-vie catholique qui a la particularité d'être très claire sur les questions de contraception) le programme avait obtenu l'agrément des services d'éducation officiels.

LifeSite rapporte que le ministère de l'Education de Singapour vient de retirer son agrément, rendant obligatoire dans toutes les écoles secondaires, qu'elles soient publiques ou privées, un cursus qui met lourdement l'accent sur le recours au préservatif.

Exit donc le programme de « Célébration de la vie » ( Celebration of Life, COL) qui veut apprendre aux jeunes le sens de leur responsabilité personnelle vis-à-vis d'eux-mêmes et de ceux envers qui ils s'engageront ? C'est ce que voudrait le gouvernement de Singapour dont le nouveau programme s'appelle, cela ne s'invente pas, « Abattre les barrières » (Beaking down Barriers, BDB). Qui parle de MST, du SIDA, de la contraception « d'un point de vue sanitaire », avec une approche multimédia du préservatif qui est largement présent dans la vidéo qui fait partie du cursus obligatoire.

Des parents catholiques de Singapour se sont d'ores et déjà réunis en association, la « Lejeune society », qui a pour objectif de contester la mise en place du programme et qui a déjà entamé un travail d'information de grande envergure pour alerter tous les parents sur le caractère inacceptable du cursus, et plus particulièrement de son élément visuel intitulé « The Sex Files ». La Lejeune society montre clairement le caractère contraire de cette promotion du safe sex (sexe sans danger). « C'est un programme dangereux et immoral fondé sur la théorie frelaté selon laquelle le préservatif protégerait de manière adéquate contre le sida (…) plutôt que d'insister sur la nécessité de l'abstinence en dehors du mariage et de la fidélité à l'intérieur de celui-ci comme seule éducation vraie et sûre en mesure de prévenir cette maladie contagieuse. »

Interrogé par LifeSite, Louis Figueroa, de la Lejeune Society, a expliqué qu'il invite les parents à exiger de voir la vidéo et à prendre connaissance de la clause du programme qui permet (tout de même !) aux parents de demander que leur enfant ne participe pas aux cours : « Les parents ont le droit d'user de leur autorité parentale », souligne-t-il, estimant de son devoir de leur montrer comment l'on peut et doit résister à tentative de conduire les jeunes vers la culture de mort. Il les invite également à se manifester auprès de la hiérarchie catholique.

On est  loin, très loin de la passivité qui a cours en France où la contraception et le planning familial sont largement présents dans les manuels scolaires obligatoires des classes de 4e, et où l'avortement est présenté comme un droit aussi bien dans les programmes d'éducation civique que dans les cours de « SVT » de 3e…

Au fait, pourquoi « Lejeune Society » ? En hommage au Pr Jérôme Lejeune, dont la mémoire est ainsi honorée à l'autre bout du monde.

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29 septembre, 2010

Vers l'avortement obligatoire ? Le Conseil de l'Europe débattra le 7 octobre d'un texte restreignant l'objection de conscience

Je l'avais annoncé sur ce blog, le 22 juin dernier, et aussi dans Présent : l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) venait de programmer le débat sur le rapport McCafferty, visant à obliger dans certaines circonstances les médecins objecteurs de conscience à participer à la pratique de l'avortement, pour la Session plénière du 4 au 8 octobre.

Le Centre européen pour la loi et la justice (ECLJ), qui intervient en tant qu'ONG agréée auprès de plusieurs institutions internationales, dont l'APCE, avait lancé une alerte dès le mois de novembre 2009, relayée ici sur ce blog le 21 novembre 2009.

Le débat venant d'être fixé au 7 octobre – fête du Rosaire ! – plusieurs organes d'information viennent d'évoquer longuement cette affaire qui se trame depuis des mois devant l'APCE.

Il s'agit notamment de Liberté politique, qui analyse ici le propos des socialistes européens, et de l'agence Zenit, qui en parle ici.

C'est une affaire vraiment cruciale. Pour la comprendre, il faut saisir le mécanisme d'action des promoteurs de la culture de mort. En faisant voter un rapport par une Assemblée parlementaire qui réunit certes les représentants de 47 pays de la « région » (au sens très large !) européenne, on ne change pas les droits nationaux du jour au lendemain. La résolution qui peut en sortir n'a pas une véritable force contraignante, assortie de sanctions ou de menaces d'intervention armée (!).

En revanche, un tel acte joue un rôle indiscutable pour façonner le droit, et ce doublement. D'une part, dans la pratique, on s'aperçoit que les recommandations et autres résolutions de ces instances supra-nationales induisent des propositions conformes de la part des équipes politiques au pouvoir dans les Etats membres, propositions qui sont à court ou à moyen termes intégrées dans le droit national. Les exemples de la lutte contre l'homophobie ou contre toute forme de discrimination en sont des exemples très clairs ; la pression dans ces domaines se constate aussi bien en Europe qu'aux Amériques où l'on tente d'imposer des « lois d'égalité » toujours plus ubuesques, avec des variantes mais toujours sur le même socle que l'on a pu voir affirmé dans telle ou telle assemblée internationale. Dans les faits, donc, on peut parler d'une action efficace d'une assemblée comme l'APCE lorsqu'elle entérine des projets de cette sorte, elle les rend « acceptables » voire « souhaitables » au niveau international.

D'autre part, une forme de contrôle a posteriori existe bel et bien. Pour le Conseil de l'Europe, par le biais du contrôle du respect de la Convention européenne des droits de l'homme, la Cour européenne des droits de l'homme est régulièrement saisie d'affaires de ce type et il est certain que les « décisions » de l'APCE sont des éléments pris en compte par les juges, même si par miracle ils ne statuent pas toujours dans le sens le plus mauvais. Ce qui façonne à son tour la jurisprudence nationale dans les Etats membres. Cela ne va pas très vite. Mais sûrement…

Il y a une tendance dans la presse française à se focaliser sur les affaires et affrontements politiques qui se jouent sur le devant de la scène, et peu finalement sont les médias qui s'intéressent à ce qui se trame au niveau européen. (Il y a des exceptions notables : il faut lire par exemple le blog d'Yves Daoudal et son Daoudal-Hebdo qui sont très riches en ce domaine).

Ainsi, par exemple, l'alerte lancée par l'ECLJ en novembre dernier aurait pu et aurait dû susciter une mobilisation immédiate dans l'ensemble de l'Europe parmi les gens de bonne volonté, d'autant que la trame essentielle de cette tentative d'atteinte spectaculaire aux droits des médecins et à la justice tout court était accessible à tous : internet permet que personne ne soit obligé d'ignorer ce genre de projets (je ne dis pas qu'il n'en existe pas d'autres, plus discrets, mais au moins reconnaissons ceux qui ont publiés au vu et au su de tout le monde).

Il n'est certes pas trop tard pour bien faire. Zenit donne le lien vers la liste des députés et délégations à l'APCE (ici), où chacun peut réagir directement. Vous pouvez également vous manifester auprès de Riposte Catholique qui est bien placé pour centraliser et faire suivre un mouvement de protestation, décuplant sa force par la mise en évidence d'un mouvement de masse :


Ecrire à l’adresse courriel suivante :
riposte.catholique@yahoo.fr ;

Ou à cette adresse postale :


Riposte catholique
18-24 quai de la Marne
75164 PARIS CEDEX 19.

Je reproduis également le début de mon message de juin dernier, pour rappeler la gravité de ce qui se passe :

22 juin, 2010
Vers l'avortement obligatoire ? L'ACPE veut restreindre le droit d'objection de conscience
ALERTE ! 


La commission de santé de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe va présenter à l'automne devant celle-ci un projet de résolution visant à encadrer et donc à limiter le droit à l'objection de conscience reconnu aux personnels médicaux, particulièrement dans le domaine de la « santé génésique » ou de la « santé reproductive » (les deux termes sont employés) et dans l'intention de garantir à toutes les femmes l'accès à toute « l'offre » en ce domaine. Le projet a été mis en ligne sur le site de l'APCE lundi soir. Il devrait être débattu lors de la Session plénière du 4 au 8 octobre prochains par les élus des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe. 


Le texte, rédigé par Christine McCafferty (Royaume-Uni, socialiste), entend répondre à une pratique qui se développe, fondée sur des convictions religieuses, morales ou philosophiques, afin d'éviter qu'il n'empêche un patient – et surtout une patiente – « à recevoir un traitement légal dans un délai approprié ». Le préambule du projet précise : « L’Assemblée s’inquiète tout particulièrement de la manière dont la non-réglementation de cette pratique touche disproportionnellement les femmes, notamment celles qui ont des bas revenus ou qui vivent dans les zones rurales. »

 
On pense immédiatement à l'avortement, et éventuellement à l'euthanasie, mais pas seulement. La référence à la notion large de santé génésique renvoie également à la distribution et à la prescription de moyens contraceptifs et contragestifs, comme la pilule du lendemain, à la procréation assistée, au diagnostic pré-implantatoire et prénatal, auxdépistages prénataux qui ne débouchent que sur des conseils d'avorter…

Le projet de résolution de propose pas de supprimer purement et simplement le droit à l'objection de conscience : procédé trop grossier, trop voyant. (Lire la suite ici.) 

28 septembre, 2010

27 novembre : Benoît XVI invite les catholiques du monde entier à une Veillée pour la vie

Le samedi 27 novembre, en la basilique Saint-Pierre de Rome, Benoît XVI marquera le début de la nouvelle année liturgique aux premières vêpres du premier dimanche de l'Avent par la célébration d'une Veillée pour toute vie humaine naissante. Le Saint-Père a demandé que « tous les évêques diocésains (ou leurs équivalents) de chaque église particulière président des célébrations analogues, impliquant les fidèles dans leurs paroisses, leurs communautés religieuses, leurs associations et leurs mouvements.

La congrégation pour le Culte divin a proposé les grandes lignes de ces veillées, avec le Conseil pontifical pour la famille.

Aux Etats-Unis la Conférence épiscopale vient de publier un communiqué demandant que de telles veillées soient organisées, soit par l'office des complies, le rosaire et le Salut du Saint-Sacrement, auxquels pourra s'ajouter une procession mariale, soit par une version simplifiée (pas de rosaire ou bien, pour la deuxième option, pas de complies), étant donné que la veillée coïncide aux Etats-Unis avec la fête nationale de « Thanksgiving » et que l'organisation des messes pourrait être compliquée.

Le cardinal américain Daniel DiNardo, dans un autre communiqué publié aujourd'hui par la Conférence des évêques des Etats-Unis, souligne que cette demande du pape Benoît XVI « est sans précédent » : il exhorte « tous les catholiques, qu'ils soient chez eux ou ailleurs en raison des jours fériés de Thanksgiving, à s'associer à cette oraison spéciale, dont  le propos, d'un commun accord avec le Saint-Siège, est de remercier le Seigneur de s'être livré pour le monde, et pour son Incarnation qui a élevé la dignité de la vie humaine, et d'invoquer la protection du Seigneur sur tout être humain appelé à l'existence. »

Je cherche pour l'heure en vain, sur internet, une trace de cette demande du Saint-Père en langue française.

Mais rendez-vous est pris.

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Belgique : une proposition de loi pour l'euthanasie des mineurs

La sénatrice belge Christine Defraigne a proposé vendredi dernier d'étendre la possibilité de recours à l'euthanasie au mineurs âgés de plus de 15 ans, dans des conditions qu'elle annonce « très strictes » : consultation de deux confrères par le médecin de l'intéressé, celui-ci devant être très proche de la mort et avoir un état de conscience suffisant pour donner son accord. Un entretien avec les parents serait aussi prévu.

Les « conditions strictes » servent souvent de rideau de fumée lors d'une révolution législative : ainsi, déjà, on dérive du cadre posé en 2002 qui réservait l'euthanasie aux majeurs consentants.

Comme souvent aussi on part de transgressions plus ou moins caractérisées – ici, des euthanasies qui ont été effectivement constatées en Belgique sur des mineurs – pour obtenir une législation encore plus libérale et en supprimant du même coup l'illégalité. Il y a de la demande, dit en substance Christine Defraigne, il faut donc y apporter une réponse. Elle ajoute que la loi ouvre le droit à l'euthanasie aux mineurs émancipés dès 15 ans, et le refuse aux mineurs presque majeurs de 17 ans et demi (qui n'ont pas envie d'attendre leur 18e anniversaire).

Il semblerait que la proposition n'ait pour l'heure aucune chance de passer. Mais pour s'opposer au projet de Mme Defraigne, on n'invoque pas la malice intrinsèque de l'euthanasie ni les difficultés propres à l'adolescence, parfois propice au désespoir, mais le manque de discernement des mineurs qui ne sont pas non plus jugés aptes à prendre les décisions qui relèvent de l'autorité de leurs parents. Donc, le problème serait que l'euthanasie ne serait pas assez volontaire. Comme les enfants « désirés » et les « interruptions volontaires de grossesse » ? Le langage est toujours le même…

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Des contraceptifs pour les pauvres aux Philippines – et ce n'est pas du racisme, ça ?

Le président philippin Benigno Aquino, la cinquantaine, célibataire et sans enfants – lui-même fils de Corazon, l'ancienne présidente qui avait gravé dans le marbre constitutionnel la protection de la vie dès la conception – a fait savoir lundi que son gouvernement va fournir des moyens contraceptifs gratuits aux couples pauvres qui en feront la demande. Plutôt que de les aider à être moins pauvres, donc, on préférera les empêcher d'avoir des enfants systématiquement présentés comme une charge et non comme une richesse. Il s'exprimait devant des Philippins expatriés à San Francisco, aux Etats-Unis.

Encore heureux, Benigno Aquino a précisé qu'il refusait de « s'embarquer dans une situation où les couples seraient forcés d'aller dans telle direction plutôt que telle autre », puisque le nombre d'enfants désirés et la méthode de régulation des naissances employée relève du choix personnel. Mais d'ajouter : « Ils portent la responsabilité des enfants qu'ils mettent au monde et le gouvernement est prêt à les assister » (sous-entendu, à ne pas en avoir).

LifeSite, commentant l'information, souligne que la déclaration du président philippin arrive trois jours après la signature d'un accord d'assistance financière entre les Etats-Unis et les Philippines portant sur 434 millions de dollars pour aider le gouvernement philippin à « combattre la pauvreté et à freiner la corruption ». Il y a fort à parier que ce n'est pas un « coq à l'âne », mais la mise en évidence d'engagements pris pour obtenir la somme promise. Ce ne serait pas la première fois (litote) qu'une aide internationale soit conditionnée par la promotion de la contraception dans le pays assisté…

En tout cas ce constat a conduit le P. Melvin Castro, directeur exécutif de la Commission épiscopale catholique pour la Famille et la Vie, à affirmer que la déclaration d'Aquino a tout cédé à l'idéologie américaine pour l'argent.

« Et c'est pour une bien petite somme, si on la compare aux valeurs morales que nous allons perdre. Apparemment, pour cette somme ridicule qui prétend lutter contre la pauvreté, nous recommençons à vendre l'âme philippines. C'est tout simplement triste. »


L'Eglise philippine s'attendait à une telle déclaration, a précisé le P. Castro dans une interview au Philippine Daily Inquirer citée par LifeSite: dès l'annonce de la signature de l'accord de subvention, elle redoutait qu'un plan pour fournir des contraceptifs aux pauvres ne soit annoncé.

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27 septembre, 2010

Pas de lien entre l'avortement et la dépression chez les adolescentes ?

Cette histoire – contrairement aux études qui établissement un lien entre l'avortement et la dépression, l'avortement et le suicide, l'avortement et l'usage de drogues, etc., dont la grosse presse ne parle pas – a reçu une importante couverture médiatique au cours du week-end. On nous expliquait (par exemple ici, dans le Washington Post), que sur la foi d'une étude longitudinale auprès de 289 jeunes femmes qui, pour 69 d'entre elles, avaient subi un avortement au moins pendant l'adolescence, on ne semble pas pouvoir parler d'un risque accru de dépression ou de mauvaise estime de soi lié à l'avortement.

Ce journal-là en tirait argument pour dire qu'il faudrait en finir avec les législations particulières de certains Etats des Etats-Unis imposant du conseil psychologique préalablement à l'avortement, voire des mises en garde contre les conséquences négatives de l'acte.

LifeNews vient de publier un article critique sur cette étude, notant qu'il pose de multiples problèmes même s'il émane de chercheurs à réputation mondiale dans le domaine de la « santé reproductive » des adolescents. L'étude, publiée par le journal du Guttmacher Institute (naguère lié au Planning familial), affirme par la bouche de Jocelyn Warren d'Oregon State University que l'on savait déjà que la grossesse adolescente est facteur de risque aggravé de dépression et de mésestime de soi, mais qu'il n'en va pas de même lorsque ces jeunes filles choisissent d'avorter.

Pour Priscilla Coleman, professeur d'études du développement humain et de la famille à Bowling Green university, interrogée par LifeNews, l'étude peut difficilement être considérée comme impartiale vu qu'elle émane d'un organisme aussi proche du Planning familial (premier pourvoyeur mondial d'avortements). Surtout, le nombre très réduit de cas étudiés ne permet pas d'aboutir à des résultats statistiquement significatifs.

Mais il faut attendre la page 234 du rapport pour lire que « l'absence de lien entre l'avortement et nos résultats pourraient refléter d'autres facteurs, y compris la taille insuffisante de l'échantillon pour détecter un effet ». Il va de soi que les articles de presse sur le sujet ne citaient pas cette page 234…

Priscilla Coleman ajoute que les chercheurs n'ont pas classé les grossesses selon des catégories justes et qu'ils ne semblent pas non plus avoir déterminé si elles présentaient des troubles mentaux.

On aurait pu prendre un groupe de contrôle chez des jeunes femmes ayant mené une grossesse non désirée à terme, selon des données qui sont disponibles, plutôt que chez celles n'ayant pas été enceintes du tout. On n'a pas non plus recherché quelles jeunes femmes avaient ou non eu recours à des services de conseil professionnels, ce qui aurait permis une mesure bien plus précise de la détresse psychologique que la mesure des symptômes de détresse rapportés par les intéressées elles-mêmes.

Mme Coleman a mené une étude similaire, publiée en 2006, avec des jeunes filles ayant avorté et un groupe de contrôle de jeunes filles ayant mené une grossesse non voulue à terme, qui a permis d'établir un lien entre l'usage de la marijuana, le recours au conseil pour des problèmes émotionnels ou psychologique, et des troubles du sommeil chez celles ayant avorté.

Elle a pu constater que dans l'étude du Guttmacher Institute qui reçoit aujourd'hui beaucoup de retentissement médiatique, il n'a pas été tenu suffisamment compte des autres variables qui n'ont pas été éliminées pour isoler l'effet de l'avortement. Par ailleurs la mesure de la dépression et de la mésestime de soi reposait sur des questionnaires trop succincts (respectivement 9 et 4 questions), ne donnant que des « résultats superficiels ».

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Les méfaits cachés de l'avortement : un évêque américain parle clair

Je pourrais vous donner quelques extraits de la chronique de Mgr Thomas G. Doran, évêque de Rockford (Illinois) dans le plus récent numéro de son journal diocésain,  The Observer. Mais ce serait passer à côté du sel de cette intervention très politiquement incorrecte qui mérite qu'on s'y arrête un peu. Au travail, donc, pour traduire ! Que les évêques le sachent : nous avons besoin de tels pasteurs. Sans eux, nos sociétés sont anesthésiées : en matière publique et politique, certains en sont à se demander – qu'ils aient ou non des convictions personnelles fortes sur le sujet, mais même s'ils en ont – s'il est « payant » de dire ces vérités sur le respect de la vie, de peur de ne pas être élu ou entendu…


Cela est tellement peu payant que la simple affirmation de vouloir abroger la légalisation de l'avortement – la loi Veil mais aussi les lois qui l'aggravent – vous ferme à peu près sûrement l'accès aux gros médias, aux sièges des élus, aux éditeurs en vue. Mais la prudence exige aussi de dire la vérité, surtout lorsqu'elle est aussi lourde de conséquences que celle de la mise à mort légale de nos propres concitoyens.


Voici donc cette chronique de Mgr Doran. Elle se situe dans le vif de l'action, dans l'actualité des militants pro-vie qui, aux Etats-Unis comme ici, risquent le harcèlement judiciaire parce qu'ils sont les empêcheurs de tourner en rond de la culture de mort…


La pratique de l'avortement dans notre pays 
et notre cité présente des dangers cachés
Mgr Doran avec Benoît XVI. Photo : site du diocèse
Une vieille histoire raconte qu'un prêtre et professeur monta un jour en chaire pour prêcher sur le suicide et qu'il se lança ainsi: « Le suicide n'est pas seulement un péché mortel, il est aussi très dangereux. » On pourrait dire la même chose, avec quelque raison, sur l'avortement procuré ; c'est un péché mortel et c'est très dangereux. Au moins les catholiques pratiquants savent que c'est peccamineux, et bien d'autres chrétiens le disent aussi.
Dans notre société décadente et moralement relativiste, beaucoup de gens considèrent la mise à mort d'un enfant à naître comme n'ayant absolument aucune importance. Ce qui est caché aux yeux de ceux qui ne se doutent de rien, cependant, c'est que, non seulement pour ses victimes mais aussi pour ceux qui le pratiquent et pour les sociétés qui le permettent, l'autorisent et le réglementent, l'avortement est extrêmement dangereux.
Nous sommes tous conscients de la situation financière périlleuse dans laquelle des hommes politiques corrompus des deux côtés ont précipité notre pays. Nos suzerains du Congrès sont particulièrement agacés par les soi-disant droits : Medicare, Medicaid, la Sécurité sociale et d'autre choses semblables comme l'indemnisation du chômage et les différentes sortes d'aide gouvernementale. Ce que l'on ne nous dit jamais, c'est que la raison pour laquelle ces droits deviennent insupportable pour les contribuables est qu'il y a de moins en moins de gens pour contribuer des fonds par le biais de leurs impôts pour supporter la charge de ces bénéfices nécessaires sur lesquels en sont venus à compter tant de personnes de notre société. Notre population vieillit rapidement parce que le nombre d'enfants qui y naissent devient plus petit et encore plus petit et encore plus petit, par rapport à la taille de notre pays.
Depuis qu'une Cour suprême païenne, outrepassant à la conscience chrétienne multi-séculaire, a décidé de  tuer des enfants en 1973, des millions d'entre eux ont été massacrés sans jamais voir la lumière du jour, ne serait-ce qu'un court instant. L'avortement rend grossier, aussi, notre discours moral, et brutalise notre peuple.
On dit que même l'Allemagne nazie n'était pas tout aussi insensible à l'égard de la vie naissante que notre  pays ne l'est devenu par la décision de juges non élus. L'avortement a contribué à faire traiter les femmes comme des objets, plutôt que comme sujets de droits et de devoirs, nous a rendus plus insensibles pour ce qui regarde la commission de crimes moins importants et constitue une balle d'arme à feu qui vise au cœur du mariage et de la vie de famille. Il a ruiné la confiance que nous faisions aux médecins, aux infirmières et à l'industrie des soins. Pour dire les choses vite, l'avortement procuré pourrait bien sonner le glas de notre société.
Comme d'autres formes d'activité illégale justifiée ou bénéficiant des clins d'œil du gouvernement, l'avortement procuré est, pour les tueurs et ceux qui les soutiennent, immensément profitable. Les avortoirs sont des mines d'or pour ceux qui les font fonctionner. Des médecins et des chirurgiens tueurs, , au mépris du serment d'Hippocrate, font des centaines de kilomètres pour assassiner quelques enfants, et vous pouvez être sûr que ce genre de médecin ou d'infirmière ne travaille pas pour rien.
Beaucoup de gens courageux ont pris à bras-le-corps la cause pro-vie, et l'une des choses dont nous nous sommes aperçus qu'elle sont du meilleur secours pour dissuader les mères qui sont en chemin pour aller faire tuer leurs enfants, ce sont les échographies de l'enfant reposant dans leur sein. A cette fin, les militants pro-vie de Rockford, bravant le harcèlement de ceux que l'on paie pour protéger les avortoirs des risques financiers, se sont arrangés pour proposer des échographies gratuites aux mères des enfants condamnés dans l'espoir que certaines d'entre elles, et même le plus possible d'entre elles, puisse être dissuadées d'accomplir leur projet.
Récemment les employés des avortoirs et ceux chargés publiquement de les protéger ont trompé les gens qui fournissent ces services, ici, pour leur faire croire qu'ils avaient l'autorisation de le faire, puis les ont refoulés au motif qu'ils n'avaient pas payé les droits de licence pour le faire, des droits dont, pour autant que je sache, on ne leur avait rien dit au départ. J'ai des informations fiables pour dire que les responsables de la police n'ont aucunement participé à cette déception.
Lors d'une réunion du conseil municipal, lundi soir, le maire de Rockford, l'honorable Lawrence Morrissey, a dit que le département judiciaire assisterait les personnes pro-vie pour les aider à fournir les licences nécessaires à ceux qui fournissent ce service, sur paiement des droits dont la levée a été décidée par nos politiciens pour cette licence. Les militants pro-vie de ce diocèse sont des gens courageux qui endurent bien des inconforts, la raillerie et l'opprobre de la part de ceux qui font fonctionner et qui travaillent à l'avortoir local. Et ces gens ne doivent pas faire l'objet de notre mépris. Comme nous le dit l'Evangile de dimanche dernier, ceux qui servent mammon doivent haïr Dieu. Ils ont choisi le maître auquel ils rendent hommage, et leur maître les récompense avec d'importants gains matériels.
Il y a une semaine ou deux, un membre du mouvement pro-vie a tenté d'informer le conseil municipal des anomalies de la situation. Je ne sais pas ce qu'il en est sorti. Il faut dire, et avec bien des larmes, qe nous ne nous fions pas à nos législateurs publics pour donner grand chose en matière de conduite éthique (ne parlons même pas d'une conduite moralement droite) mais peut-être un peu de bien a-t-il pu être fait. En attendant, je demande à tous les fidèles du diocèse de prier pour les gens pro-vie ici, à Aurora et à travers le diocèse, afin que nous puissions grâce aux échographies dissuader quelques mères de plus de détruire les enfants qui ont reçu de Dieu le grand don de la vie. Bien des choses se produisent dans ce monde pour lesquels aucune explication rationnelle n'existe…
Parlant des enfants, au 18e chapitre de l'Evangile de Matthieu, nous lisons qu'Il appela un enfant près de lui, le plaça au milieu d'eux et leur dit : « « Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux… Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il reçoit… Prenez garde de mépriser aucun de ces petits », dit-il, avant d'ajouter cette phrase effrayante : « car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 18:10). Insensés, vraiment, sont ceux qui oseraient provoquer la colère des anges.
Nous prions donc pour les gens pro-vie du diocèse de Rockford, pour bénir et encourager leurs efforts visant à extirper d'entre nous et même de la société en général le danger de l'avortement procuré. Nous prions pour qu'ils soient saufs, et pour que Dieu leur accorde ses grâces les plus choisies.
Mgr Thomas Doran, évêque de Rockford, Illinois. 

26 septembre, 2010

« Journée mondiale de la contraception »

C'était ce dimanche 26 septembre et il n'est pas inutile de donner la liste des principaux promoteurs de la contraception accessible et pour ainsi dire gratuite pour tous ( ou plutôt pour tous) – les voici, d'après le site your-life.com :


  • Asian Pacific Council on Contraception (APCOC)
  • Centro Latinamericano Salud y Mujer (CELSAM)
  • European Society of Contraception and Reproductive Health (ESC)
  • German Foundation for World Population (DSW)
  • International Federation of Pediatric and Adolescent Gynecology (FIGIJ)
  • International Planned Parenthood Federation (IPPF)
  • Marie Stopes International (MSI)
  • Pan American Health and Education Foundation (PAHEF)
  • The Population Council
  • The United States Agency for International Development (USAID)

A qui s'ajoutent PSI, un groupe d'aide au tiers monde particulièrement actif dans le domaine de la contraception, financé notamment par les gouvernements des Pays-Bas, de l'Allemagne et des Etats-Unis, et Beyer-Schering – fabricant.

Ce dernier a par exemple organisé une série de symposiums au Pakistan pour faire progresser l'usage des contraceptifs dans ce pays pauvre comme ailleurs, afin d'aboutir à ce qu'un jour « chaque grossesse soit désirée ». Ces réunions menées par des gynécologues professionnels visaient à « informer » les femmes sur l'accès aux formes modernes de contraception dont la diffusion présente du point de vue de Bayer l'avantage non négligeable d'augmenter la production et la vente. Dans le cas de la pilule classique, c'est même un système tout aussi intéressant que l'abonnement au téléphone mobile ou à internet : une clientèle multiple et susceptible de rester parmi les payeurs pendant plusieurs années.

Au même moment ou presque, la FDA (Food and Drug Administration) américaine approuvait vendredi une nouvelle pilule contraceptive orale dévelopée par Bayer : Beyaz offre la particularité de contenir du folate (acide folique), substance censée protéger les enfants à naître des risques de spina bifida par exemple. Ainsi les femmes en âge d'avoir des enfants peuvent-elles éviter d'en avoir tout en prenant un supplément d'une substance protectrice du fœtus afin de ne pas être prises de court si elles décident d'arrêter la pilule en vue d'une grossesse (désirée, forcément !) sans prendre la précaution d'aller d'abord voir un médecin pour des conseils pour la période de pré-conception.

On ne fait pas plus ubuesque, mais voilà qui laisse deviner dans un avenir qu'on espère lointain autant de contrôle et de suivi médical des femmes qui veulent concevoir que des femmes qui sont déjà enceintes…

Je lis enfin sous la plume de Nicholas Kristof, deux fois « Pulitzerisé » et éditorialiste en titre du New York Times depuis 2001, que le monde attend sa révolution contraceptive pour passer du préservatif façon téléphone portable du début des années 1990 à celui qui aura la facilité d'utilisation et l'efficacité – toutes proportions gardées – du smartphone contemporain.

Plus facile d'accès et moins cher, voilà le rêve de Kristof pour qui les remèdes contre la calvitie bénéficient aujourd'hui d'une recherche mieux dotée que les contraceptifs modernes (et tant pris si les principales organisations supranationales ou non-gouvernementales en font leur cheval de bataille), et que les recherches se font attendre.

Toutefois il y a lieu d'espérer, selon ce journaliste spécialisé dans la pauvreté dans le monde : on annonce un anneau vaginal imperceptible capable de rester efficace un an au lieu d'un mois actuellement – la recherche est commanditée par le Population Council qui reçoit des dons importants d'organismes gouvernementaux ou non et d'individus. Prix modique : 5 à 10 $.

D'autres imaginent les mêmes anneaux avec des microbicides pour éviter les MST, ou les mêmes avec des substances capables de diminuer le risque de cancer du col. Kristof se réjouit aussi de l'apparation d'un nouvel implant contraceptif, Sino-implant, qui lâche des hormones pendant 4 ou 5 ans et ne coûte que $ 3. Déjà utilisé sur quelque 100.000 femmes chinoises et pakistanaises en 2009, il semblerait que ce contraceptif sous forme de bâtonnets insérés sous la peau par un médecin ne causent aucun effet indésirable, en tout cas pour autant qu'on puisse le savoir avec si peu de recul.

Mais qu'attendent les écolos pour protester contre cette débauche d'hormones relâchés dans la nature après être passés (avec quels effets secondaires) dans les corps des femmes ?

Eh bien, ils seront peut-être plus séduits par une nouvelle forme de stérilisation masculine développée en Inde par laquelle on bouche temporairement les conduits permettant la circulation des spermatozoïdes et qu'une simple injection de solvent permet de dégager… Ou encore la recherche – en France – sur des sous-vêtements masculins qui auraient pour effet mécanique de réchauffer le sperme dans les testicules, le faisant « cuire » jusqu'à le tuer. Inoffensif là encore – assure la Fondation Bill et Melinda Gates, très intéressée.

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25 septembre, 2010

Mexique : des cardinaux sont accusés d'homophobie. Mais il ne se rétracteront pas

Le conseil national de prévention de la discrimination (CONAPRED), saisi par de multiples plaintes après des déclarations de cardinaux mexicains sur le mariage homosexuel et l'avortement légalisés à Mexico, a décidé que l'un d'entre eux s'était rendu coupable d'un délit et que l'autre devait entrer dans une procédure de conciliation avec l'instance.

Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, archevêque de Guadalajara, avait accusé le gouverneur de Mexico et des groupes de pression internationaux d'avoir « alimenté » les ministres de la Cour suprême qui ont déclaré constitutionnels le mariage et l'adoption homosexuels. Il avait également eu des mots durs pour le comportement homosexuel, utilisant des mots comme « maricones » (pédés) ou « lesbianas » (lesbiennes) pour qualifier ces personnes qui venaient au terme d'une campagne réussie d'imposer tout de  même une redéfinition du mariage que la plus grande part de la société et le sens commun réprouvent.

Sur plainte du collectif gay et lesbien, le CONAPRED a jugé que ses propos « peuvent promouvoir l'homophobie et avoir des répercussions sur l'exercice des droits et des libertés dans des conditions d'égalité ». Il ajoutait que le cardinal Sandoval avait refusé ses demandes d'informations et ses invitations à la conciliation.

La procédure devrait donc suivre son cours.

De leur côté le cardinal Norberto Rivera Carrera, archevêque de Mexico et primat du Mexique, ainsi que le porte-parole de l'archidiocèse, le P. Hugo Valdemar Romero, ils sont invités par le CONAPRED à entrer en « dialogue » avec lui et à publier un communiqué pour clarifier l'attitude des prélats à l'égard du mariage gay et pour rappeler le respect dû à toute personne, sans discrimination.


Ce qu'avait dit le cardinal Rivera – qui récuse fermement toute accusation de « discrimination » – relève du jugement moral fondé sur la doctrine de l'Eglise. De multiples plaintes ont visé auprès du CONAPRED son communiqué déclarant que la reconnaissance du mariage homosexuel constitue une « réforme légale immorale » en rappelant que l'Eglise catholique ne peut cesser « d'appeler le mal, mal ». « Une telle activité immorale ne peut jamais constituer l'équivalent de l'expression sexuelle de l'amour conjugal, parce que cela met en péril la dignité et les droits de la famille qui constitue le bien commun de la société ».

Dans sa réponse au CONAPRED, le cardinal Rivera et le père Valdemar ont maintenu leurs positions et refusé « de participer au processus de conciliation » par la loi. Ils estiment ne pas avoir violé le « droit à la non discrimination » et avoir exercé leur propre droit à liberté d'expression et à la liberté religieuse. Ils ont accepté en revanche le principe du dialogue et de la publication d'un communiqué.

Le CONAPRED, dans un communiqué, déclare respecter cette liberté de s'exprimer sur les affaires d'intérêt général comme le mariage entre personnes de même sexe, mais estime qu'elle est constitutionnellement encadrée et limitée par les droits des tiers : « On ne peut donc justifier des expressions qui portent atteinte à la dignité des personnes. » Et de citer le catéchisme de l'Eglise catholique qui affirme le devoir d'accueillir les personnes homosexuelles avec respect et d'éviter à leur égard toute « discrimination injuste ».

Pourtant il s'agit bien d'enfreindre le droit des évêques d'enseigner la vérité sur l'homme, ses devoirs et ses droits. Le cardinal Rivera le souligne lorsqu'il rappelle que sa position est fondée sur le Credo catholique, « c'est-à-dire, sur notre conscience ».


24 septembre, 2010

L'Eglise copte condamnée pour sa doctrine sur le divorce…

Un tribunal administratif égyptien vient de donner tort au pape copte orthodoxe, Shenouda III, poursuivi par un homme d'affaires, Magdi William, qui lui reproche de ne pas lui avoir fourni un certificat de mariage en vue d'une nouvelle union après son divorce de l'actrice Hala Sedki (Le Chaos). Le chef spirituel des Coptes orthodoxes d'Egypte s'est vu condamné à des dommages-intérêts de 19.500 livres égyptiennes environ au titre du préjudice subi par le demandeur.

En fait, il est condamné pour son refus de modifier le principe selon lequel le divorce est interdit (une interdiction qui dans cette Eglise séparée de Rome n'est pas applicable dans les cas d'adultère avéré ou de conversion religieuse).

Le pape Shenouda III a au contraire menacé de réduire à l'état laïc tout prêtre qui autoriserait un divorcé à se remarier en dehors de ces cas de figure, plutôt que de se plier à l'injonction judiciaire qui lui avait déjà été faite d'accorder un permis de remariage au requérant dans cette affaire.

Le demandeur a donc réactivé la justice dans cette affaire de principe. En Egypte, en effet, l'état civil est du ressort des communautés religieuses, selon leur droit propre, et c'est de la religion de l'intéressé que dépend la compétence pour inscrire les événements de sa vie dans les registres communautaires.

Il est impossible de ne pas voir dans cette affaire une tentative de nivellement du droit, et plus exactement d'alignement de la minorité chrétienne sur le droit de la majorité musulmane qui possède le droit de divorce et de remariage. La logique n'est pas laïciste : il s'agit plutôt de rendre les chrétiens « sharia compliant » pour reprendre le terme qui définit – par exemple – toute opération bancaire ou autre conforme aux règles de la loi islamique.

Shenouda III, jusqu'ici, a tenu bon.

Mais on remarquera combien l'offensive judiciaire contre l'Eglise catholique est tenace et semblable : c'est hier que je rendais compte ici de la condamnation de l'Eglise catholique allemande par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir licencié un organiste et chef de chœur qui s'était discrèteent remis en ménage alors qu'il était séparé de sa femme…

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Politique de l'enfant unique en Chine

Cette dépêche de l'AFP, signée Marianne Barriaux, lève un peu du voile sur la politique de l'enfant unique en Chine, avec des mots poignants.

Pékin — Le 25 septembre 1980 entrait en vigueur dans la Chine communiste la politique draconienne de l'enfant unique. Trente ans plus tard, le pays le plus peuplé du monde vieillit vite et tente d'assouplir le contrôle des naissances.
Sans lui, la population chinoise, de 1,3 milliard d'habitants, compterait 400 millions d'âmes en plus aujourd'hui, selon la Commission nationale du planning familial.
C'est dire si cet interventionnisme coercitif a façonné la société actuelle, avec des foyers dans une configuration "4-2-1" fréquente, c'est-à-dire qu'un enfant unique cohabite avec ses deux parents et ses quatre grands-parents.
Han Mei est l'une des nombreuses femmes chinoises à avoir subi les risques et les sanctions imposés par cette politique… (Lire la suite)

Le planning familial menace la croissance à Shanghai

Lu sur ShanghaiNews.net : la capitale commerciale de la Chine a « évité » la naissance de quelque sept millions d'enfants au cours de ces 30 dernières années grâce à sa politique de planning familial qui désormais a des effets négatifs sur la ville dont la population est majoritairement âgée. Shanghai ne compte que 1,17 million d'enfants inscrits à l'état civil âgés de 14 ans ou moins en 2009.

Si la tendance n'est pas inversée, la population vieillira encore de manière significative au détriment de la population active, assure la commission de la population et du planning familial à Shanghai. Au manque d'enfants s'ajoute l'allongement de la durée de vie qui atteint désormais une moyenne de 81,73 ans. Les plus de 60 ans représentent déjà 22,5 % de la population enregistrée dans la ville, soit 3,16 millions de personnes. La proportion passera à 28,1 % en 2015, 34,1 % en 2020 et 38 % en 2030.

Pendant ce temps la proportion d'enfants atteint un niveau « dangereusement bas », selon la commission… qui a imposé la politique de contrôle drastique de la population dans la région.

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23 septembre, 2010

Un Etat d'Australie vote contre l'euthanasie

24 voix contre 11 : invités à voter en conscience plutôt que de suivre les injonctions de leurs partis, les parlementaires de l'Etat australien de West Australia ont rejeté la proposition de loi d'un élu tendant à légaliser l'euthanasie pour toute personne âgée de plus de 21 ans, en phase terminale et en pleine possession de ses moyens intellectuels.

La proposition émanait d'un élu écologiste, Robin Chapple. Elle prévoyait une évaluation de chaque cas par deux médecins étrangers au dossier et expérimentés, un troisième aurait en cas de feu vert été chargé de réévaluer le cas avant d'administrer la piqûre mortelle.

Robin Chapple continue de soutenir qu'entre 85 et 90 % des « West-Australians » soutiennent son projet et il prétend que si les élus suivaient l'opinion publique, l'euthanasie serait légalisée par un vote-tsunami.

L'agit-prop en faveur de l'euthanasie est très forte en Australie en ce moment mais elle ne parvient pas à faire bouger les lignes de défense du législateur. C'est une nouvelle encourageante, d'autant qu'une autre victoire vient d'être remportée avec la décision des chaînes privées de ne pas diffuser une publicité pro-euthanasie commandée par l'activiste Philip Nitschke, qui s'illustre à travers le monde en faisant la promotion du suicide assisté. Les chaînes commerciales australiennes ont estimé que la publicité contrevenait à leur code de bonnes pratiques dans la mesure où elle consistait à promouvoir le suicide.



« J'ai tout choisi dans la vie… Mais je n'ai certainement pas choisi d'être malade en phase terminale. Je n'ai pas choisi d'imposer cela à mes proches. J'ai fait mon dernier choix : J'ai seulement besoin que le gouvernement m'écoute », dit l'acteur. Suit l'indication : « 85 % des Australiens sont en faveur de l'euthanasie volontaire. »

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La Cour européenne des droits de l'homme, les Eglises et les licenciements pour causes morales

Deux poids et deux mesures… Selon que vous serez mormon ou catholique !
Deux arrêts de chambre de la Cour européenne des droits de l'homme à la matière voisine ont donné lieu, aujourd'hui, à des décisions contraires. Il s'agissait de licenciements consécutifs à une conduite non conforme aux exigences morales des employeurs : l'Eglise mormone et l'Eglise catholique. L'employé de l'Eglise mormone a perdu son recours, celui de l'Eglise catholique a obtenu gain de cause.

 Dans la première affaire, Obst c. Allemagne, un membre de l'Eglise mormone, Michael Obst, avait été renvoyé en décembre 1993 après qu'il eut avoué à son pasteur que son mariage battait de l'aile et qu'il avait eu une liaison extra-conjugale avec une autre femme. Il était alors depuis près de huit ans directeur pour l'Europe au département des relations publiques. C'est sur le conseil de son pasteur qu'il avait avoué sa faute à son supérieur hiérarchique qui le licencia sans préavis quelques jours plus tard.

Au terme des habituels péripéties judiciaires qui donnèrent lieu à des décisions d'abord favorables à l'employé, affirmant la nullité du licenciement, puis à des décisions favorables à l'Eglise mormone au motif que la crédibilité de celle-ci était menacée. Michael Obst demandait donc à la Cour européenne de dire que son employeur n'avait pas respecté l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme qui protège le respect de la vie privée, et que les cours allemandes avaient méconnu ce droit.

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé que les juridictions allemandes avaient « pris en compte tous les éléments pertinents et ont précédé à une mise en balance circonstanciée et approfondie des intérêts en jeu ». Soulignant que c'était l'intéressé lui-même qui avait informé ses supérieurs hiérarchiques, elle a ajouté que M. Obst, né mormon, « était ou devait être conscient, lors de la signature du contrat de travail, de l'importance que revêtait la fidélité maritale pour son employeur » et que sa position publique lui donnait des « obligations de loyauté accrues ».

Donc, l'Eglise mormone avait eu raison !

Pour Bernhard Schüth, organiste et chef de chœur à la paroisse catholique Saint-Lambert à Essen depuis le milieu des années 1980, les choses se passèrent d'une façon un peu différente, en ce que ce n'est pas l'intéressé qui alla avouer des faits gênants à ses supérieurs. Séparé de sa femme en 1994, il se remit en ménage sans en avertir ses employeurs : ce sont ses enfants qui au jardin d'enfants révélèrent en juillet 1997 que leur père « allait être à nouveau papa » (comme le dit le communiqué de presse). Convoqué par le doyen, Bernhard Schüth eut un premier entretien ; puis il fut informé qu'il devrait quitter son poste après un délai assez long, à compter d'avril 1998 car s'étant mis en ménage avec une autre femme, outre l'adultère, il « s'était aussi rendu coupable de bigamie ».

Le parcours de M. Schüth devant les juridictions allemandes ressemble en tous points à ceux de M. Obst.

C'est la CEDH qui a pris une décision inverse dans son cas au terme d'une argumentation bizarre qui reproche aux juridictions allemandes d'avoir repris sans sembler l'avoir suffisamment examiné l'argumentation de l'Eglise catholique selon laquelle organiste et chef de chœur, et sans avoir mentionné la « protection juridique » dont devait jouir la « protection juridique dont celle-ci bénéficiait », se bornant à évaluer son « intérêt d'être maintenu dans son emploi ».

Comme le dit la CEDH, celle-ci « admet que, en signant son contrat de travail, M. Schüth a accepté un devoir de loyauté envers l’Église catholique qui limitait jusqu’à un certain degré son droit au respect de sa vie privée, mais précise que l’on ne saurait interpréter sa signature de ce contrat comme un engagement personnel sans équivoque de vivre dans l’abstinence en cas de séparation ou de divorce ».

Elle ajoute :

« Le fait qu’un employé ecclésiastique licencié n’ait que des possibilités limitées de trouver un nouvel emploi revêt une importance particulière. Cela est d’autant plus vrai lorsque la formation de cet employé revêt un caractère si particulier qu’il lui est difficile, voire impossible, de trouver un nouveau poste en dehors de l’Église employeur, ce qui est le cas de M. Schüth, qui travaille aujourd’hui à temps partiel pour une paroisse protestante. A cet égard, la Cour note que la réglementation de l’Église protestante concernant les musiciens d’église ne permet l’embauche d’une personne qui n’est pas membre d’une Église protestante que de manière exceptionnelle et uniquement dans le cadre d’un emploi secondaire. »


Donc : absence de violation de l'article 8 dans le cas de M. Obst, violation dans le cas de M. Schüth.

La contradiction est flagrante et il faut en montrer les éléments constitutifs.

Dans le premier cas, celui de Michael Obst, il y a violation privée des lois morales du mariage selon l'Eglise mormone, avouée volontairement à un pasteur, sans scandale public, le tout entraînant un licenciement abrupt assorti d'une excommunication de la communauté dont l'intéressé fait partie depuis sa naissance. La CEDH n'y trouve rien à redire.

Dans le deuxième cas, celui de Bernhardt Schüth, il y a au moins une forme de dissimulation, un état de vie qui, connu, constituait un scandale public. Mais si la « triche » conjugale est généralement mal vue, la discipline morale de l'Eglise à propos du remariage ou du concubinage des divorcés est ridiculisée et combattue par les médias et battue en brèche par les lois…

Elle est là, la logique de cette contradictions.

On notera que la Cour retient la difficulté pour un organiste catholique de trouver un nouveau travail ailleurs (rien de tel pour le chargé de relations publiques mormon qui était censé, vu son jeune âge, pouvoir retrouver rapidement un nouvel emploi), sans trouver matière à critique dans le dispositif que l'on pourrait estimer discriminatoire de l'Eglise protestante qui ne permet pas l'embauche à titre principal d'un musicien non protestant, alors même qu'il ne se trouve pas dans une fonction de « conseil ou de direction » ou de « travail à la catéchèse ».

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22 septembre, 2010

Alzheimer : 1 % du PIB mondial

La maladie d'Alzheimer et les autres formes de démence représentent 1 % des dépenses de l'économie mondiale, selon une étude menée par un groupe d'experts internationaux. Prenant en compte les dépenses de soins, de maisons d'accueil et de personnels de santé, l'étude affirme que le coût de ces maladies dégénératives devrait atteindre 604 milliards de dollars : « si Alzheimer était un pays »,  l'équivalent d'un PIB au 18e rang mondial;

« C'est un appel à se réveiller », a déclaré le Dr Daisy Acosta, présidente d'Alzheimer's Disease International : « La maladie d'Alzheimer et les autres formes de démence représentent à elles seules la crise de santé et la crise sociale les plus significatives du XXIe siècle. Les gouvernements mondiaux sont dans un état de triste impréparation devant les bouleversements sociaux et économiques qui seront causés par cette maladie. »

Alors, on fait quoi ? On tue ?

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Royaume-Uni : garde à vue pour avoir montré ce qu'est un avortement

L'image qu'ils brandissaient le mois dernier auprès d'un avortoir à Brighton (Angleterre) leur a valu une garde à vue de 15 heures : Andy Stephenson et Kathryn Sloane s'étaient permis de brandir une bannière de 2 m de large montrant la photo d'un fœtus avorté à 8 semaines, soit bien en deça de la limite légale au Royaume-Uni (24 semaines) et même en France (12 semaines de gestation). Image terriblement dure…

Tellement insoutenable que les responsables du British Pregnancy Advisory Service, organisme public qui procure des avortements aux frais des contribuables, a appelé la police, affirmant que leurs patientes étaient « traumatisées et mal à l'aise » à la vue de cette image. Les deux militants pro-vie, dont l'action se limite à tenir l'image à la vue du public, silencieusement, ont été sommés de remballer leur « visuel », ce qu'ils ont fait – remplaçant immédiatement celui-ci par une photo d'un fœtus avorté à dix semaines. Ils ont alors été embarqués au poste et placés en cellule pour n'être interrogés que vers minuit et relâchés encore trois heures plus tard.

Ils devraient prochainement apprendre s'ils feront l'objet de poursuites pour avoir « harassé, alarmé ou causé de la détresse » aux termes de la loi sur l'ordre public, chose que ces deux chrétiens convaincus récusent absolument puisqu'ils estiment n'avoir transgressé aucune loi.

Quoi que l'on puisse penser par ailleurs de leur choix militant de montrer des photos de l'avortement, cette affaire est très révélatrice. Elle montre que les fournisseurs d'avortement ne veulent pas que la réalité de cet acte soit montrée à leurs patientes : pour ne pas les « traumatiser », disent-ils. Mais alors, c'est que l'avortement n'est pas la chose anodine qu'on voudrait leur faire croire, si la simple vue du produit d'un avortement est de nature soit à dissuader la femme d'avorter, soit de lui donner des regrets, voire de la mettre dans un réel état de détresse si elle l'a déjà fait !

Je suis pour ma part partagée sur le fait de montrer ces images, en tout cas lorsqu'elles sont particulièrement reconnaissables et violentes, non parce que je ne crois pas à l'efficacité de la démarche, mais parce qu'il y a des enfants innocents qui pourraient les voir et, apprenant de quelle manière des mamans font traiter leurs bébés, perdre leur confiance et être gravement troublés.

Mais il faut bien reconnaître qu'en notre époque qui réagit bien plus à l'image qu'à la parole (et ce n'est pas un progrès !), et qui marche bien plus au sentiment et à la réactivité émotionnelle qu'au raisonnement, c'est peut-être le seul moyen de faire changer l'opinion publique, en tout cas chez le plus grand nombre. Les Priests for Life du P. Pavone aux Etats-Unis le disent depuis longtemps : L'Amérique ne rejettera pas l'avortement tant qu'elle n'aura pas vu l'avortement. Sur leur site, vous trouverez au premier niveau des images ultrason d'un tout petit de 6 semaines, et derrière un lien, des photos de fœtus avortés à tous les stades de la grossesse. Choquant ? Oui. Mais 7 millions de victimes plus tard en France, et 7 millions au Royaume-Uni, et encore plus aux Etats-Unis depuis la légalisation de l'avortement, a-t-on le droit de faire comme si de rien n'était ?

Les deux militants britanniques qui risquent désormais un procès ont fait le choix de choquer de manière encore plus directe. S'ils avaient fait l'équivalent il y a quelque 70 ans en Allemagne pour montrer des images  des gens torturés et mis à mort dans les camps, nul doute qu'ils eussent été aussi incarcérés – avec moins de ménagements qu'au pays de l'habeas corpus. Mais on les traiterait en héros aujourd'hui…

Leur organisation, Abort '67,  a mis en ligne des films de procédures d'avortement. Attention, ils vous sautent à la figure dès quelques secondes après l'ouverture du site (ici). Elles sont totalement insoutenables.

Comment est-il possible en tant que médecin de pratiquer de tels actes et de ne pas en cauchemarder toutes les nuits ?

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21 septembre, 2010

Une chaîne humaine pour la vie aux Etats-Unis

On attend des millions de participants à la prochaine édition de la « Chaîne pour la vie » qui réunit annuellement les opposants à l'avortement depuis 1985, date à laquelle 2.000 personnes avaient manifesté ainsi en se tenant par la main dans la ville rurale de Yuba City, en Californie.

Ce sont maintenant 1.500 villes de l'ensemble des Etats-Unis qui organisent leur chaîne humaine, la plupart devant se former l'après-midi du premier dimanche d'octobre, rendez-vous désormais traditionnel, d'autres organisant leur manifestation priante un peu plus tard.

L'initiative est clairement chrétienne (et non catholique), centrée sur la prière, évitant toute manifestation politique : les textes des pancartes sont imposés pour éviter que des images choquantes puissent dissuader des paroissiens moins engagés de s'ajouter aux effectifs. Les organisateurs insistent sur la nécessité d'une atmosphère recueillie, sans « interaction » inutile avec les passants ou les automobilistes, et même priante.

L'objectif est certes d'en finir avec l'avortement légal mais aussi d'attirer l'attention du pays entier sur le fait que l'avortement tue un être humain, de mobiliser des gens qui par la suite vont souvent s'engager dans d'autres activités pro-vie et de leur permettre de travailler en réseau.

A Yuba, au bout de plusieurs années de ces manifestations pacifiques, soutenues par des veillées de prières, des campagnes de publicité, des manifestations devant des cliniques et des campagnes d'information de personne à personne sur la réalité de l'avortement, les établissements d'avortement chirurgical ont fermé leur portes dès 1990.

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Objectifs du millénaire : lobbying pour l'avortement

Les Nations unies discutent en ce moment de la meilleure manière d'atteindre les « Objectifs du Millénaire », où il sera notamment question de baisse de la mortalité maternelle et infantile. Elu pro-vie américain, Chris Smith a mis en garde contre la nouvelle position de l'administration Obama qui pourrait bien infléchir une situation précaire au niveau de l'ONU. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a en effet publiquement déclaré que l'accès à l'avortement « sans danger » fait partie de la « santé reproductive » qui est au centre des discussions onusiennes sur la santé des femmes et des mères.

On touche ici du doigt la réalité et l'importance d'une bataille sémantique qui fait rage depuis des années dans les instances supranationales : en inscrivant le droit à la santé reproductive dans les instruments internationaux, oblige-t-on pour autant les Etats à assurer l'accès à « l'avortement sans danger » (c'est-à-dire légal) ? La mobilisation tenace de l'Eglise catholique a permis d'éviter que ce ne soit le cas : appelés à l'action et à la résistance commune sur ce chapitre, plus de 125 pays qui interdisent ou restreignent sévèrement la possibilité d'avorter ont réussi à maintenir l'exclusion de l'avortement.

Ce sont les « ONG » féministes, officiellement reconnues, qui se chargent de la promotion de l'avortement à travers le monde ; elles ont d'ailleurs recours, faute de succès sur le plan des textes conventionnels et des traités, à des pressions directes sur les pays en établissant la fiction d'une obligation de respecter le « droit » à l'avortement.

Je lis sur un blog consacré au Sommet en cours à New York (le blog est publié par The Guardian et parrainé par la Bill and Melinda Gates Foundation) que Make Women Matter a diffusé un petit film sur une infirmière, Glenda Bateman, qui raconte sobrement la mort par septicémie, en Afrique du Sud, d'une jeune femme de 19 ans qui s'était fait avorter illégalement (avant la légalisation) . Le fait est tragique. La conclusion, elle, extrapolée, par cette infirmière qui revendique son travail dans le champ de l'avortement : « Il est grand temps que les femmes aient accès à la santé sexuelle partout dans le monde. » On comprend mieux de quoi il s'agit en notant que Make Women Matter est une initiative de Marie Stopes International, fournisseur mondial d'avortements qui a produit une série de vidéos en ligne pour appuyer les campagnes de légalisation.

A la fin de la vidéo comme en bas du site Internet, on aperçoit… le drapeau de l'Union européenne. Partenaire officiel…

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20 septembre, 2010

Amas de tissus ? Ou petit d'homme ?


La toute petite chose que vous voyez ci-contre est… ne pourrait être autre chose… qu'un être humain. Personne ne pourrait s'y tromper. Cet embryon ne ressemble pas à un cochon, ni à un singe, et encore moins à un « amas de tissus ». Il a 6 semaines de gestation. Un petit être humain qui ne cherchait qu'à grandir. On voit parfaitement sa forme, sa grosse tête de bébé en devenir, ses doigts qui se forment déjà, ses yeux, on devine le cœur qui bat. Dans sa petite bulle de spationaute, il était protégé du monde extérieur, pour grandir.

Hélas, ce tout petit d'homme ne vivra pas : grossesse ectopique, il y a eu rupture de trompe et la médecine n'est pas (encore ? cela semble difficile à envisager) capable de réimplanter l'embryon si celui-ci reste intact après l'accident. Mais le médecin qui l'a trouvé en opérant la maman a été tellement ému qu'il l'a photographié et qu'il a posté cette photo sur Internet.

Car comment dire que l'avortement ne tue pas devant cette réalité bien visible, devant cet être qui est « des nôtres », qui est de notre espèce, qui pose la question de notre responsabilité à l'égard de notre semblable, fût-il tout petit ?

Merci au site irlandais TruthTv pour avoir diffusé ce beau document, sous le titre : « Qui pourrait nier l'humanité de ce bébé ? »

Un archevêque argentin parle clair contre la dépénalisation de l'avortement

Voilà des nouveaux prêtres qui auront entendu des vérités crues.

Mgr Alfonso Delgado, archevêque de San Juan de Cuyo en Argentine, a ordonné samedi soir 3 prêtres et 5 diacres, première « fournée » de cette taille depuis 25 ans et première ordination depuis fort longtemps où les nouveaux prêtres avaient suivi l'ensemble de la formation dans le séminaire diocésain. La journaliste de la presse locale de San Juan de Cuyo, en Argentine, y a vu un « discours de haut vol », « clairement dirigé vers la classe politique ».

L'archevêque a réagi avec force à la récente légalisation du « mariage » homosexuel (ils appellent cela le « mariage égalitaire » ouvert à tous avec tous !), évoquant les « agressions contre la famille qui surgit de l'union profonde d'un homme et d'une femme en vue d'un projet d'amour qui veut durer pour toujours ». « Cela est inscrit dans la nature même des choses. Le vrai mariage ne peut exister qu'entre un homme et une femme. Si par le jeu des lois les hommes disent autre chose, cette écriture sur le papier ne change pas la véritable nature des choses », a-t-il rappelé.

A ce propos il a durement critiqué les législateurs « qui sont allés contre le peuple qui les a élus » : « Le peuple saura garder la mémoire de cette agression, quand le moment viendra ! »

Mgr Delgado réagissait aussi aux récentes manœuvres du ministère de la Santé argentin qui a diffusé sur son site internet une circulaire libéralisant les conditions où l'avortement peut se pratiquer sans encourir des poursuites pénales : par exemple, en cas de viol dont l'existence est attesté par une simple déclaration de la femme. Devant le tollé provoqué, la circulaire a été entre-temps retirée mais le ministère estime que sa teneur demeure d'actualité.

C'est un « permis de tuer », un « crime de lèse-humanité, promu par le pouvoir de l'Etat ».

« Si par absurde il y avait vraiment intérêt à dépénaliser des délits, il vaudrait même mieux qu'ils légalisent, par exemple, les pots-de-vin, si fréquents dans les sphères du pouvoir politique. Mais par pitié, qu'ils ne jouent pas avec la mort de vies humaines. (…) A San Juan, nous sommes d'avis qu'il n'y a pas un Sanjuanino de trop. Mais il semblerait que pour certains politiques, législateurs ou gouvernants, ils sont en trop, ces êtres humains qui ne votent pas encore et qui ne peuvent faire partie de leur clientèle. »


« N'ayez pas peur, a-t-il lancé aux nouveaux ordonnés, d'exercer avec courage votre propre citoyenneté. Encouragez les législateurs qui soutiennent la vie et faites l'impossible pour éviter que les autres représentants du peuple ne se convertissent en complices d'un horrible massacre d'être humains, d'un nouveau génocide sur la terre argentine. »


Ces paroles très fortes sont d'autant plus importantes que l'Argentine ne fait pas – même si c'est l'objectif du lobby avorteur – à un processus explicite de légalisation de l'avortement en tant que « droit » : il s'agit simplement de ne pas poursuivre les avortements dans certains « cas limites ».

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19 septembre, 2010

Avortement légalisé : pressions sur le Nicaragua

Cela ne fait pas si longtemps que le Nicaragua, en plein accord avec sa population chrétienne et majoritairement catholique, interdisait l'avortement en faisant disparaître les exceptions de dépénalisation introduites dans le code pénal au fil des ans. Je découvre via LifeSite cette tribune d'Adolfo Miranda Saenz qui met en garde ses compatriotes contre un projet de loi qui prétend réintroduire la culture de mort au Nicaragua, et même en l'aggravant.

Il s'agit de la « loi de santé sexuelle et reproductive » présentée par des députés issus de tous les partis nicaraguayens le 25 mai dernier : elle ferait rétablir l'avortement légal en y ajoutant le « mariage » homosexuel et l'adoption homosexuelle, au nom de la protection des lésions causées par l'avortement dangereux (non légalisé, dans le jargon féministe) et du droit d'avoir des enfants si et quand on le veut.

La légalisation de l'avortement, aux termes du projet de loi, serait applicable pour « n'importe quelle cause » jusqu'à 22 semaines d'aménorrhée, « et (ou) si le produit de la conception pèse moins de 500 grammes et présente une  longitude céphalo-caudale inférieure à 25 cm » : on parlerait ainsi d'avortement thérapeutique « pour sauver la santé physique ou mentale de la mère si celle-ci était menacée par la grossesse ou par l'accouchement » : « Ils laissent le concept de “santé mentale ” tellement ouvert qu'il pourrait même désigner la préoccupation face à une grossesse non désirée », note l'auteur.

La loi prévoit la promotion du préservatif et des contraceptifs, notamment à travers des programmes d'information dans « toutes les unités éducatives, publiques ou privées », l'éducation sexuelle devant commencer dès le premier niveau de la maternelle, chez les tout petits de 3 ans…  « Les petits enfants de trois ans seront instruits du sexe avant d'apprendre les lettres, on leur enseignera que “la sexualité est la capacité de jouir d'une vie sexuelle satisfaisante et sans risque, qui n'inclut pas comme élément indispensable la procréation” ».

Le mariage homosexuel serait légalisé au motif que chacun devrait avoir le droit de « rechercher sa satisfaction sexuelle selon ses besoins et ses préférences » et que ce droit doit être « exercé pleinement ». D'où des dispositions pour protéger l'orientation sexuelle : « En ce qui concerne l'éducation préscolaire de la sexualité, il faut arriver à ce que le garçon et la fille apprennent à assumer leur propre condition sexuelle sans être et sans se sentir discriminés. »

Adolfo Miranda Saenz invite catholiques et évangéliques (nombreux au Nicaragua) à se battre contre cette loi, qui a hélas reçu le soutien de plusieurs députés chrétiens.

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Le ministre espagnol de l'éducation reconnaît que l'éducation sexuelle est affaire d'idéologie

Angel Gabilondo était l'invité, le 16 septembre, du Déjeuner d'information d'EuropaPress à Madrid. Interpellé par des catholiques et des défenseurs de la famille sur la question de « l'éducation sexuelle et affective » rendue obligatoire par le gouvernement socialiste espagnol et qui risque de prendre des proportions encore plus inquiétantes avec la nouvelle loi d'avortement et de santé sexuelle en vigueur depuis début juillet, le ministre de l'Education espagnol a déclaré qu'il « n'y a pas de matières éducatives qui soient de la compétence exclusive des familles » : « L'éducation affective, celle des sentiments, sexuelle… nous devons la faire conjointement entre les familles et la communauté éducative ». « La communauté éducative, qui comprend les parents et les professeurs, doivent enseigner ensemble, et je ne partage pas l'opinion selon laquelle il y a des affaires où seule la famille doit éduquer ».

Il ajoutait alors qu'il s'agit d'un « choix idéologique ».

Que les parents et les enseignants doivent pouvoir collaborer en matière d'éducation, nul ne le conteste. Mais on est ici dans un contexte d'affrontement et d'opposition, puisque précisément de très nombreux parents en Espagne sont catastrophés par la soi-disant éducation civique, sexuelle, affective que l'école prétend dispenser à leur progéniture en contradiction totale avec leurs convictions.

La déclaration du ministre, bien comprise (et bien mise en évidence par sa propre référence au « choix idéologique ») signifie donc que les parents n'ont pas un droit prioritaire sur les choix éducatifs ; pire, que les enseignants sont fondés à apprendre aux jeunes le contraire de ce que souhaitent les parents, parce qu'ils auraient un « droit » partagé sur l'éducation.

Angeles Eyries, porte-parole des Professionels pour l'Ethique (PpE) était à ce déjeuner ; HazteOir rapporte que Gabilondo avait fait « tout une déclaration de principes en reconnaissant que sa politique éducative est dictée par l'idéologie. Et en effet, tout comme cela se passe avec les matières d'éducation à la citoyenneté et d'éducation sexuelle obligatoire, le gouvernement impose son éducation morale par dessus les convictions des parents ».

Luis Carbonel, président de la Confédération des parents catholiques, ajoutait dans La Razon que l'on ne peut mettre sur le même plan le droit d'éduquer des professeurs et celui des parents : « Les professionnels et les familles doivent toujours éduquer ensemble – dans la mesure seulement les professeurs respectent le droit constitutionnel des parents d'éduquer selon leurs principes et leurs convictions, un droit qui actuellement se trouve violé », d'autant qu'à l'école, le gouvernement et les agents éducatifs n'ont qu'un droit subsidiaire.

Je ne désespère pas d'entendre un jour un responsable d'association familiale ou même un évêque français rappeler que les programmes d'éducation sexuelle en France sont intolérables, et que leur mise en œuvre jusque dans les écoles catholiques sous contrat est un énorme scandale.

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La pilule du lendemain ? D'abord un bien de consommation !

Cela a beau être dans la logique des choses, j'ai tout de même été choquée par cette dépêche diffusée le 17 septembre par « OfficialWire » auprès des grandes agences de presse à propos du « Marché de la contraception d'urgence en Espagne ».

C'est là qu'il faut aller pour obtenir une « analyse détaillée du marché des biens de consommation » pour les ventes de la contraception d'urgence, dont le rapport rappelle qu'elle est en vente libre dans les pharmacies depuis 2009 par la grâce du gouvernement de Zapatero. Mais parmi les 17 régions autonomes d'Espagne, seule la province autonome de Catalogne a immédiatement autorisé la mise en vente de ces pilules pour un chiffre d'affaires qui atteint « seulement » 0,8 million d'euros en 2009.

En commandant le rapport de companiesandmarkets.com on peut apprendre quelles sont les sociétés qui se sont déjà lancées dans la vente des pilules du lendemain en Espagne, quelles sont les courbes de vente de 2005 à 2009, quel est l'état du marché et quelles sont les évolutions prévues d'ici à 2014. Le tout à destination des industriels qui veulent connaître l'état de la concurrence et identifier les secteurs en pleine croissance. Pour établir son plan quinquennal ?

Le rapport, lui, porte la date du 28 avril 2010. Il est disponible ici au prix de 675 €.

675 € pour savoir si on peut gagner beaucoup d'argent en allant vendre cette « contraception d'urgence », potentiellement mortelle pour l'embryon…

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18 septembre, 2010

Droits des « transgenre » au Parlement européen

A l"initiative des Verts, de Marije Cornelissen, député européen du groupe « Gauche verte », du Comité pour les droits des femmes et l'égalité de genre, et de l'Intergroupe du Parlement européen pour les droits LGBT ont organisé une conférence à Bruxelles, le 1er septembre. La journée s'est déroulée dans l'enceinte du Parlement européen et sans engager celui-ci en tant que tel y était tout de même reçu avec les honneurs, d'autant que les résolutions pro-LGBT ne sont pas rares dans cette instance de l'Union européenne.

C'est bien comme cela que fonctionne le « lobbying » : la pression pour obtenir des changements législatifs qui à moyen ou à long terme s'imposeraient à l'ensemble des pays de l'Union.

Je lis à ce propos sur yagg.com (et cela mérite d'être cité, ne serait-ce que pour le coup d'œil sur la novlangue employée) :
Les choses ne vont pas assez vite
À l’issue des rencontres, la présidente de la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres, la députée européenne suédoise Eva-Britt Svensson a estimé que l’Union européenne devrait songer à changer la législation sur les droits des personnes transgenres parce que “les choses ne vont pas assez vite”, rapporte TheParliament.com. “Nous devons améliorer notre savoir-faire et notre expertise au sein des institutions décisionnaires afin de lutter contre la discrimination à laquelle sont toujours confrontées les personnes transgenres dans la société, a-t-elle déclaré. Nous sommes en 2010, et des gens sont toujours victimes de discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et le genre. (…) Nous devons travailler sur ces questions au Parlement. (…) En tant que député-e-s européen-ne-s nous avons notre mot à dire sur les décisions prises par l’UE, mais nous devons aussi faire pression au niveau national.”
Pour sa part, Raül Romeva i Rueda, le vice-président de l’Intergroupe sur les droits LGBT du Parlement européen et également membre de la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres, a souligné l’importance de poursuivre les auteur-e-s de violences transphobes et la nécessité pour les militants LGBT de donner plus de place au “petit T” par rapport au “grand G”. “Il est crucial d’agir, c’est une urgence, a insisté Raül Romeva i Rueda. Dans de nombreux pays c’est une question de vie ou de mort, pas une simple interrogation philosophique.”

17 septembre, 2010

Militantisme homosexuel en Équateur : la critique est-elle encore permise ?


L’AFP rapporte l’affaire du baiser de deux joueuses de l‘équipe de football lesbienne (sic) du quartier de La Floresta, à Quito, en Equateur : une scène intervenue en juillet 2009 dans ce quartier ouvrier du nord-est de Quito. A l’issue d’un match, les joueuses du Club Guipuzcoa, fondé en 2005 et en grande partie composé de lesbiennes, étaient montées dans les tribunes pour assister à la rencontre suivante.


Une fan d’une autre équipe avait alors filmé les membres du club qui, par défi – c’est-à-dire par provocation – s‘étaient embrassées devant la caméra. Le baiser – non pas « volé », comme l’écrit l’AFP, mais volontairement échangé pour choquer – avait déclenché la colère de spectateurs qui les avaient forcées à quitter les lieux.


« Elles en avaient assez (d‘être stigmatisées, NDLR) et ont décidé de faire parler d’elles. C‘était le baiser du repos face à tant d’agressions », explique Karen Barba, une étudiante en droit de 26 ans engagée dans la défense des droits des lesbiennes et capitaine de l’équipe amateur.


Les organisateurs du championnat de La Floresta ont alors décidé d’expulser le club pour un an, une sanction visant l’acte « obscène » de l‘équipe, un « attentat contre la moralité et les bonnes mœurs ».


Que n’ont-ils pas fait là ! Après son expulsion en 2009, le club a saisi la justice et le « défenseur du peuple » (institution chargée du respect des droits de l’Homme, NDLR), obtenant des décisions favorables à sa réintégration. La justice a aussi tranché en faveur de l‘équipe à plusieurs étapes de la procédure dont la dernière péripétie s’est produite il y a quelques jours : dans un arrêt rendu le 9 septembre le juge concerné a estimé que la ligue de la Floresta avait porté atteinte « au droit au sport » et aux articles de la Constitution qui interdisent la discrimination à l‘égard des femmes et des lesbiennes.


Mais la ligue continue à résister. Felix Zambrano, son avocat, affirme que les joueuses n’ont pas été expulsées en raison de leur orientation sexuelle, mais des actes obscènes commis, comme « s’embrasser et caresser des parties intimes de leur anatomie en public ».
Pour l’AFP, l’incident somme toute incroyablement mineur, mais que la presse mondiale monte en épingle, a surtout « mis en lumière les tabous qui affligent encore la société équatorienne, profondément catholique, pour ce qui touche à l’homosexualité, dépénalisée en 1998 ».


« Il y a un décalage entre le rythme socioculturel et le cadre légal. La jurisprudence existe, il faut maintenant travailler pour construire un nouvel imaginaire » collectif, explique l’anthropologue Maria Virgina Herdoiza.


En chasser, donc, toute idée de morale chrétienne. Ce fait divers se voudrait en effet le précurseur de bien d’autres, avec au bout la reconnaissance jurisprudentielle et légale de sanctions à l’égard de ceux qui se montrent incommodés par des manifestations d’affection explicites et publiques de la part d’homosexuels (et même « d’« hétéros », d’ailleurs, lorsqu’ils passent les bornes).


Source : www.present.fr

Philippines : avortement = excommunication

L'archevêque de Manille, le cardinal Gaudencio Rosales, a publié une lettre pastorale que les prêtres de l'archidiocèse sont tous invités à lire en chaire ce dimanche pour rappeler que l'avortement est un « crime contre la vie ». Le prélat réagit ainsi contre une vague d'abandons de bébés avortés (et d'un bébé retrouvé vivant dans une poubelle) auprès de diverses églises dans cette région des Philippines.

Plusieurs fœtus avortés emballés dans des sacs en plastique ont été retrouvés ces derniers temps soit sur la voie publique ou encore dans la cathédrale de Manille ou sur le parvis d'une autre église.

Voici la traduction de cette lettre qui rappelle le caractère automatique de l'excommunication en cas de coopération avec l'avortement volontaire:
Avec, peut-être, une intention malveillante, le côté le plus laid de la vie revient sur le devant de la scène dans notre pays alors que la fréquence des fœtus avortés est publiquement exposés. Le fait de placer et exhiber des fœtus humains avortés dans des lieux publics n'est pas bien vu dans d'autres  cultures, et les personnes décentes refusent d'en faire autant.
Tu ne tueras pas ! L'avortement délibérément procuré est un mal moral et l'Eglise catholique attache la peine canonique de l'Excommunication à ceux qui le procurent et à ceux qui aident à l'obtenir (canon 1398).
Si l'exposition de fœtus humains rejetés n'est pas faite avec une intention malveillante, alors la simple pratique de l'avortement qui se développe est le symptôme d'une grave décadence morale et de la conduite irresponsable qui désormais menacent gravement le pays.
Les vies humaines sont toujours précieuses aux yeux de Dieu et chaque violation de cela sera de son ressort car Il a dit  : « La vengeance m'appartient… Il vengera le sang de ses serviteurs » (Gen. 4:15 et Deut. 32:43). L'avortement est un péché grave contre une vie sans défense  ; c'est pour cela que la peine canonique sévère qui punit le ou les responsables est l'Excommunication.
Les grossesses non voulues pourraient être évitées si les gens étaient moins égoïstes, plus disciplinés et mieux capables de se contrôler, s'ils avaient une volonté forte et étaient capables de faire des sacrifices. Voilà des vertus dont on a grand besoin dans un pays de gens disciplinés.
Des raccourcis vers le progrès, même à travers de nouvelles lois, ne peuvent compenser les valeurs abandonnées. La vie humaine, créée à l'image de son Créateur (Gen. 1:27), la source véritable des droits et de la dignité de la personne humaine, doit toujours être respectée et défendue.
Dans les églises où se produisent des expositions de fœtus, on fera des prières spéciales et des actes de réparation pour les péchés des responsables, dans les chapelles de prière et d'adoration de ces églises. Priez, et incluez dans vos prières les prières spéciales à SAINT MICHEL ARCHANGE, pour les coupables et pour les instigateurs de ce péché très grave contre la vie des innocents.
Que Marie, Mère de la Vie, intercède pour tous ceux qui attachent de la valeur au caractère sacré de la vie.
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Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 jan...