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29 septembre, 2010

Vers l'avortement obligatoire ? Le Conseil de l'Europe débattra le 7 octobre d'un texte restreignant l'objection de conscience

Je l'avais annoncé sur ce blog, le 22 juin dernier, et aussi dans Présent : l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) venait de programmer le débat sur le rapport McCafferty, visant à obliger dans certaines circonstances les médecins objecteurs de conscience à participer à la pratique de l'avortement, pour la Session plénière du 4 au 8 octobre.

Le Centre européen pour la loi et la justice (ECLJ), qui intervient en tant qu'ONG agréée auprès de plusieurs institutions internationales, dont l'APCE, avait lancé une alerte dès le mois de novembre 2009, relayée ici sur ce blog le 21 novembre 2009.

Le débat venant d'être fixé au 7 octobre – fête du Rosaire ! – plusieurs organes d'information viennent d'évoquer longuement cette affaire qui se trame depuis des mois devant l'APCE.

Il s'agit notamment de Liberté politique, qui analyse ici le propos des socialistes européens, et de l'agence Zenit, qui en parle ici.

C'est une affaire vraiment cruciale. Pour la comprendre, il faut saisir le mécanisme d'action des promoteurs de la culture de mort. En faisant voter un rapport par une Assemblée parlementaire qui réunit certes les représentants de 47 pays de la « région » (au sens très large !) européenne, on ne change pas les droits nationaux du jour au lendemain. La résolution qui peut en sortir n'a pas une véritable force contraignante, assortie de sanctions ou de menaces d'intervention armée (!).

En revanche, un tel acte joue un rôle indiscutable pour façonner le droit, et ce doublement. D'une part, dans la pratique, on s'aperçoit que les recommandations et autres résolutions de ces instances supra-nationales induisent des propositions conformes de la part des équipes politiques au pouvoir dans les Etats membres, propositions qui sont à court ou à moyen termes intégrées dans le droit national. Les exemples de la lutte contre l'homophobie ou contre toute forme de discrimination en sont des exemples très clairs ; la pression dans ces domaines se constate aussi bien en Europe qu'aux Amériques où l'on tente d'imposer des « lois d'égalité » toujours plus ubuesques, avec des variantes mais toujours sur le même socle que l'on a pu voir affirmé dans telle ou telle assemblée internationale. Dans les faits, donc, on peut parler d'une action efficace d'une assemblée comme l'APCE lorsqu'elle entérine des projets de cette sorte, elle les rend « acceptables » voire « souhaitables » au niveau international.

D'autre part, une forme de contrôle a posteriori existe bel et bien. Pour le Conseil de l'Europe, par le biais du contrôle du respect de la Convention européenne des droits de l'homme, la Cour européenne des droits de l'homme est régulièrement saisie d'affaires de ce type et il est certain que les « décisions » de l'APCE sont des éléments pris en compte par les juges, même si par miracle ils ne statuent pas toujours dans le sens le plus mauvais. Ce qui façonne à son tour la jurisprudence nationale dans les Etats membres. Cela ne va pas très vite. Mais sûrement…

Il y a une tendance dans la presse française à se focaliser sur les affaires et affrontements politiques qui se jouent sur le devant de la scène, et peu finalement sont les médias qui s'intéressent à ce qui se trame au niveau européen. (Il y a des exceptions notables : il faut lire par exemple le blog d'Yves Daoudal et son Daoudal-Hebdo qui sont très riches en ce domaine).

Ainsi, par exemple, l'alerte lancée par l'ECLJ en novembre dernier aurait pu et aurait dû susciter une mobilisation immédiate dans l'ensemble de l'Europe parmi les gens de bonne volonté, d'autant que la trame essentielle de cette tentative d'atteinte spectaculaire aux droits des médecins et à la justice tout court était accessible à tous : internet permet que personne ne soit obligé d'ignorer ce genre de projets (je ne dis pas qu'il n'en existe pas d'autres, plus discrets, mais au moins reconnaissons ceux qui ont publiés au vu et au su de tout le monde).

Il n'est certes pas trop tard pour bien faire. Zenit donne le lien vers la liste des députés et délégations à l'APCE (ici), où chacun peut réagir directement. Vous pouvez également vous manifester auprès de Riposte Catholique qui est bien placé pour centraliser et faire suivre un mouvement de protestation, décuplant sa force par la mise en évidence d'un mouvement de masse :


Ecrire à l’adresse courriel suivante :
riposte.catholique@yahoo.fr ;

Ou à cette adresse postale :


Riposte catholique
18-24 quai de la Marne
75164 PARIS CEDEX 19.

Je reproduis également le début de mon message de juin dernier, pour rappeler la gravité de ce qui se passe :

22 juin, 2010
Vers l'avortement obligatoire ? L'ACPE veut restreindre le droit d'objection de conscience
ALERTE ! 


La commission de santé de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe va présenter à l'automne devant celle-ci un projet de résolution visant à encadrer et donc à limiter le droit à l'objection de conscience reconnu aux personnels médicaux, particulièrement dans le domaine de la « santé génésique » ou de la « santé reproductive » (les deux termes sont employés) et dans l'intention de garantir à toutes les femmes l'accès à toute « l'offre » en ce domaine. Le projet a été mis en ligne sur le site de l'APCE lundi soir. Il devrait être débattu lors de la Session plénière du 4 au 8 octobre prochains par les élus des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe. 


Le texte, rédigé par Christine McCafferty (Royaume-Uni, socialiste), entend répondre à une pratique qui se développe, fondée sur des convictions religieuses, morales ou philosophiques, afin d'éviter qu'il n'empêche un patient – et surtout une patiente – « à recevoir un traitement légal dans un délai approprié ». Le préambule du projet précise : « L’Assemblée s’inquiète tout particulièrement de la manière dont la non-réglementation de cette pratique touche disproportionnellement les femmes, notamment celles qui ont des bas revenus ou qui vivent dans les zones rurales. »

 
On pense immédiatement à l'avortement, et éventuellement à l'euthanasie, mais pas seulement. La référence à la notion large de santé génésique renvoie également à la distribution et à la prescription de moyens contraceptifs et contragestifs, comme la pilule du lendemain, à la procréation assistée, au diagnostic pré-implantatoire et prénatal, auxdépistages prénataux qui ne débouchent que sur des conseils d'avorter…

Le projet de résolution de propose pas de supprimer purement et simplement le droit à l'objection de conscience : procédé trop grossier, trop voyant. (Lire la suite ici.) 

14 décembre, 2009

Moins de mortalité maternelle dans les pays où l'avortement est interdit ou limité

Parfois le diable porte pierre. Le rapport annuel du Forum économique mondial sur le « l'écart entre les genres », qui voit le salut de l'humanité et de l'économie dans la stricte égalité entre  hommes et femmes sur le marché du travail, comporte un dernier chapitre sur la mortalité maternelle. Il en ressort, signale C-Fam, que les pays qui intedisent ou restreignent l'accès à l'avortement ne sont pas ceux où la mortalité maternele est la plus élevée, loin de là. Pourtant, à en croire les avocats de l'avortement légal et si possible gratuit, c'est pour la santé des femmes et pour la préservation de leur vie que l'avortement doit être imposé comme un droit.

Championne toutes catégories, l'Irlande - où l'avortement direct est toujours interdit - n'enregistre qu'un décès maternel pour 100.000 naissances (contre 8 en France... et 1.500 au Tchad). Au total, un demi million de femmes meurent chaque année en donnant la vie. Sans surprise, c'est dans les pays d'Afrique sub-saharienne que survient la moitié de ces morts maternelles, plus un tiers en Asie du Sud. On continue de nous dire que ces pays ont besoin de plus de contraception et de l'avortement légal pour commencer à se hisser au rang des pays développés, mais le fait est qu'ils ont surtout besoin d'aide aux mères et d'infrastructures médicales adéquates. Le rapport est d'ailleurs obligé de constater que "quelque 80 % des morts maternelles pourraient être évitées si les femmes avaient accès aux services de maternité essntiels et aux soins sanitaires de base.

Parmi les pays africains, le mieux placé - et de loin - se trouve être l'Ile Maurice (15 pour 100.000) où le statut de l'enfant à naître est parmi les mieux protégés et où, ajouterai-je, la régulation naturelle des naissances a été officiellement promue depuis 1963 plutôt que les pratiques contraceptives. L'Afrique du Sud, pays à l'image plus moderne mais aux lois très libérales sur l'avortement compte 400 morts maternelles pour 100.000.

C-Fam souligne également qu'en Amérique du Sud, où les chiffres varient entre 16 et 290 (en Bolivie) et 470 (en Guyane), c'est le Chili où la vie de l'enfant à naître bénéficie d'une protection constitutionnelle que le meilleur score est atteint. En Guyane, l'avortement est un « droit » quasiment sans restriction depuis 1995, observe C-Fam.

En Asie, le Népal où l'avortement est quasi totalement libre compte 830 morts maternelles sur 100.000, tandis que le Sri Lanka, dénoncé par les lobbies pro-avortement comme ayant un des systèmes les plus restrictifs au monde n'en compte que 58, à peine plus qu'en Croatie (7 pour 100.000) où l'avortement reste légal mais est devenu totalement marginalisé.

Les Etats-Unis, où les lobbies pro-avortement comme le Guttmacher Institute continuent de faire pression pour faire légaliser l'avortement au nom de la survie des femmes, comptent quant à eux 11 morts maternelles pour 100.000 naissances, se trouvant en 33e position au même rang que le Portugal ou le Belarus.

Et la Pologne, bête noire de l'Europe pour ses lois anti-avortement ? On y compte 8 morts maternelles pour 100.000

Qu'on cesse donc d'imaginer une corrélation entre la santé des femmes et le libre accès à l'avortement : les faits la démentent.

© leblogdejeannesmits.

18 septembre, 2009

L’ « éducation à la sexualité » selon l’UNESCO : l’aveu

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

L’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) vient de publier un projet de rapport présentant les Lignes directrices internationales sur l’éducation de la sexualité qui sera, selon toute vraisemblance, adopté par les Nations unies à New York en octobre prochain. C’est un véritable programme totalitaire qui s’intéresse aux moindres détails, y compris sémantiques, de ce que les jeunes de 5 (oui, cinq !) à 18 ans, devront savoir sur le sexe sans jamais avoir même pensé à le demander. L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis depuis la fin août ; en France, on en a vaguement parlé sur France-Info pour ricaner à propos de la pruderie américaine ; le Salon beige a indiqué l’existence du scandale dès le 1er septembre.

Scandale, oui : derrière un paravent de bonnes intentions affichées tout au long de ce document-projet de 98 pages, officiellement visé par l’UNESCO et l’engageant donc totalement, il s’agit bel et bien de promouvoir l’amoralité absolue, l’indifférentisme culturel, l’idéologie du genre et le libre accès à l’avortement présenté comme un « droit des femmes ».

C’est ce point qu’il faut relever tout d’abord : on sait qu’une guerre sémantique est livrée sans scrupules par des groupes de pression au sein des institutions onusiennes pour faire accepter l’idée que l’avortement est un « droit », et même un « droit de l’homme » au sens des droits protégés par les instruments internationaux. Opposables aux Etats. Opposables aux objecteurs de conscience. Aune à laquelle on jugera le caractère « démocratique » d’un pays. Tous n’étant pas d’accord là-dessus, ces « droits » sont depuis quelques décennies revendiqués de manière indirecte sous la demande de protection et de promotion des « droits reproductifs » ou de la « santé génésique », de manière discrètement avouée par les partisans de l’avortement légal et sous le feu nourri des Etats qui demeurent attachés au respect de la vie qui font tout pour que le « droit à l’avortement » n’acquière pas un statut en droit international

Le document de l’UNESCO, lui, ne prend pas la peine de se cacher. Un rapport régional de l’instance, publié en Thaïlande, avait affirmé dans une certaine clandestinité, en 2003, que l’avortement devait devenir universellement accessible dans des conditions de légalité, de sécurité, d’accessibilité totales. Le rapport achevé fin juin à Paris, où siège l’UNESCO, a au contraire fait l’objet de présentations publiques ; et il ne laisse aucune place ni au doute, ni à la moindre négociation : l’avortement est régulièrement présenté comme faisant partie du chapitre des « droits reproductifs ». Parmi les « objectifs d’apprentissage » à atteindre dans le groupe des 15-18 ans, figure l’argumentaire pour « promouvoir le droit et la possibilité d’accès à l’avortement sûr » (sous-entendu : légal). Les 12-15 ans doivent pour leur part réfléchir sur « la définition de l’avortement, les raisons le justifiant et sa légalité ».

On peut continuer avec le matraquage sur le caractère sûr et sans conséquences néfastes de l’avortement médicalisé ; les 12-15 ans étant invités à apprendre tout sur l’accès à l’avortement sûr et aux soins post-abortifs dans le cadre de l’étude des moyens efficaces pour éviter une grossesse.

Comme cela, au moins, les choses sont claires. Elles démentent l’objectif affiché qui consiste à dire qu’il vaut mieux que les jeunes soient correctement informés, et dans un total respect des valeurs culturelles différentes, à propos de la sexualité et des situations auxquelles ils risquent d’être confrontés, plutôt que d’entendre n’importe quoi de la part de leurs camarades. (Mais on balaie explicitement l’objection des parents qui revendiquent le droit de transmettre eux-mêmes l’information sur l’acte procréateur – c’est la procréation qui est taboue !)

Tout est à lire pour saisir comment les organismes comme l’UNESCO, avec le plein appui du Fonds des Nations unies pour la population et demain, probablement, de l’ONU elle-même, entendent détricoter peu à peu les « réticences » des pays encore attachés à des valeurs traditionnelles et pour court-circuiter le rôle des parents. Pour faire avaler la pilule, le document répète volontiers que chaque pays y puisera ce qu’il voudra, compte tenu notamment de ces divergences culturelles.

Oui, mais… Le luxe de recommandations et de détails contenus dans les 98 pages du projet permet de conclure au caractère totalitaire de l’œuvre. Les auteurs ne demandent-ils pas aux pouvoirs publics de se jeter totalement dans la balance pour imposer un programme d’éducation sexuelle afin que les parents soient bien conscients qu’il est « institutionnel » ? Ne demandent-ils pas de progresser lentement avant d’aborder les sujets les plus « sensibles » (pour ne pas dire scabreux) ? Ne soulignent-ils pas l’importance du jeu de rôle et de la dynamique de groupe dans l’enseignement à dispenser – une technique dont les psychologues connaissent la redoutable efficacité ?

Le message est toujours le même : tout est permis du moment que l’on y trouve personnellement une satisfaction et que l’on soit armé pour éviter la plus terrible conséquence de l’acte amoureux : la naissance d’un enfant, l’apparition d’un petit Cupidon qui scelle le lien entre les deux amants. Tout est permis au nom des « droits » humains, voulus comme fil rouge de leur rapport par les auteurs.
Bien sûr, le lecteur critique achoppera d’abord sur le programme d’« éducation » proposé aux enfants de 5 à 8 ans. On part des valeurs familiales (la « famille » multiple, puisqu’il est explicitement fait mention des couples du même sexe), du devoir de respecter chacun – et spécialement les séropositifs HIV… – du droit de choisir son époux ou son épouse, pour aboutir assez rapidement aux « stéréotypes de genre » (dans le chapitre « La construction sociale du genre »), à la masturbation, aux comportements amoureux des adultes et à leur description physiologique, aux enfants qui doivent être « voulus »…

Après un tel catalogue, on se doute que le curriculum proposé aux autres groupes (les 9-12 ans, les 12-15 ans et les 15-18 ans) sont pareils mais simplement un peu plus explicites à chaque fois, plus outranciers et plus axés sur le droit absolu des jeunes d’être « informés » et d’être médicalement suivis à l’insu de leurs parents.
Il y a d’ailleurs une bien triste progression dans chacun des parcours : on part de la famille et de son importance pour aboutir aux besoins des séropositifs de trouver un véritable soutien, un affectueux secours au sein de leur famille… lorsque leur « bulle » sexuelle aura éclaté, serait-on tenté de dire.

En même temps, par le biais d’un dénigrement plus ou moins ouvertement affirmé, le projet de « directive » de l’UNESCO dénonce l’inefficacité des programmes d’éducation à l’abstinence : puisque l’objectif est de « sauver des vies » et de « sauver des jeunes » des dangers des maladies sexuellement transmissibles et du « risque » de donner le jour à un nouvel être humain, arrivera le jour où ces enseignements fondés sur une loi de la nature humaine pourront bien être interdits

Tout cela vous a-t-il indigné ? Eh bien, dans une mesure certaine, quoique succincte, ces « lignes directrices » sont déjà bien respectées en France, en tout cas dès le niveau des programmes du collège. Mais on peut toujours dégringoler plus bas…

Source : Présent

21 décembre, 2006

ONU : le Vatican ne signe pas la convention sur les handicapés

Le représentant du Vatican à l'ONU a refusé de signer la Convention sur les droits des personnes handicapées en expliquant qu'il ne pouvait apporter le soutien du Saint-Siège à un texte qui, pour la première fois, officialise les termes de « santé reproductive », que le Vatican combat pied à pied dans toutes les négociations internationales de textes concernant les droits des personnes.

C'est l'article 25 cité plus bas qui exige la protection de la « santé sexuelle et génésique » des personnes handicapées (sexual and reproductive health en anglais), des termes que le lobby de la culture de mort cherche à imposer de façon récurrente dans les instruments internationaux parce qu'elle les fait recouvrir le droit au libre accès à la contraception et à l'avortement.

Certes, une quinzaine d'Etats ayant voté la Convention ont formulé des réserves explicites, précisant qu'un aucun cas les termes employés ne devaient être entendus comme recouvrant le droit à l'avortement légal, ce qui complique un peu la tâche de ceux qui les utilisent précisément à cette fin. Il s'agit, outre le Vatican et les Iles Marshall, des Etats-Unis, du Canada, du Pérou, du Honduras, de l'Ouganda, de l'Egypte, de l'Iran, du Nicaragua, de la Libye, du Costa Rica, des Philippines, de la Syrie et d'El Salvador.

Mgr Celestino Migliore, représentant du Saint-Siège, ne s'est pourtant pas contenté de cette restriction explicite, commentant :

« Nous nous sommes opposés à l'inclusion d'une telle phrase dans cet article parce que dans certains pays, les services de santé génésique comprennent l'avortement, niant ainsi le droit inhérent à la vie de chaque être humain affirmé dans l'article 10 de la Convention. (...) Il est assurément tragique que, là où un défaut du foetus est une condition ouvrant droit à la proposition ou à la pratique de l'avortement, c'est précisément la Convention qui a été élaborée pour protéger les personnes handicapées face à toute discrimination par rapport à leurs droits, puisse être utilisée pour dénier le très fondamental droit de vivre de personnes à naître handicapées. »

En d'autres termes, le Saint-Siège ne signera que lorsque le droit de vivre des handicapés affirmés dans l'article 10 sera respecté par toutes les parties.

Source : ici.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...