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25 août, 2012

Euthanasie : une clinique de “sortie” dans les îles Fiji ?


Le partisan du « droit de mourir » australien Philip Nitschke a fait savoir vendredi qu’il veut fonder une clinique de suicide assisté à Fiji, où le gouvernement envisagerait sérieusement selon lui de donner son feu fert au projet. Le modèle est tout trouvé : c’est la clinique Dignitas en Suisse qui accueille, moyennant de jolies sommes, une majorité de touristes du suicide…

Nitschke met en avant les économies que pourraient réaliser les clients venant de la zone Asie-Pacifique qui s’épargneraient les frais mais aussi les tracas d’un voyage vers la Suisse, la logistique s’avérant d’autant plus compliquée que le patient est malade. Pour les îles Fiji, les retombées seraient importantes puisque le service s'adresse plutôt à des personnes riches et qu'il doit comprendre service funéraire, enterrement, etc. Sans compter les séjours des proches venant sur les tombes de leur cher disparu…

« Le processus est très humain, et un pays qui montre quelque compassion ou intérêt pour ses voisins pourrait, à mon avis, envisager une telle idée », a-t-il déclaré à ABC Radio. Et le service serait réservé aux patients gravement atteints, et jugés sains d’esprit par un psychiatre.

En annonçant que son projet avait été bien accueilli, Nitschke a cependant brûlé les étapes, ou vendu la peau des vieux avant de les avoir tués. Une information de dernière minute m'apprend que le procureur général de Fiji, nation profondément chrétienne et conservatrice, a précisé que si, selon la procédure habituelle, une demande a été adressée à Nitschke pour obtenir des détails supplémentaire, « il n'y a pas de plan en vue d'établir un tel service ».


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© leblogdejeannesmits

26 septembre, 2011

Australie : Nitschke marque un point pour l'euthanasie

Le Dr Philip Nitschke, promoteur du « kit euthanasique » au Nembutal (pentobarbital), vient d'obtenir de la Therapeutic Goods Administration  (Agence du médicament australienne) le droit d'importer cette molécule en vue d'« aider à mourir » une femme du South Australia qui, selon le docteur-la-mort, souffre d'une maladie neuro-motrice.

La molécule sera importée d'Europe et le Dr Nitschke espère pouvoir la fournir à sa cliente au plus vite.

Il semble que l'affaire n'aille pas sans hypocrisie : le médecin a précisé que le médicament lui sera fourni avec des instructions précises. « Il doit l'aider à dormir. Si elle ne respecte pas ces instructions, elle saura que cela comportera des dangers significatifs. La patiente devra également signer une notification obligatoire indiquant qu'elle est consciente des risques associés à la prise de plus d'un cachet par nuit pour l'aider à dormir. »

La Therapeutic Goods administration a approuvé l'importation du Nembutal pour les patients de « catégorie A » dans deux Etats d'Australie (New South Wales et South Australia) : des patients dont l'espérance de vie est estimée  à « quelques mois ». On imagine mal qu'il s'agisse seulement de leur fournir un somnifère…

Néanmoins le Dr Nitschke craint un « piège » : l'administration lui a notifié qu'en cas de non respect de la « bonne pratique médicale », il s'exposerait à une « action judiciaire ». Et donc, estime-t-il, à des poursuites pénales.

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30 juillet, 2011

Euthanasie et maladies dégénératives : comment la terreur s'installe

Le « prêcheur » pro-euthanasie australien, le Dr Philip Nitschke, partisan de la présence de la « pilule de Drion » dans les armoires à pharmacie des personnes âgées pour qu'elles puissent mourir à leur convenance, a tenu ce mois-ci une réunion publique suivie d'un séminaire à huis-clos dans la ville australienne de Bendigo. L'un des thèmes principaux était le suivant :

« Faire des choix dans le contexte d'Alzheimer et de la démence. »


Le bon docteur Nitschke veut attirer l'attention sur le fait que les patients qui en souffrent se voient limités dans leurs choix – notamment celui de mourir – et souligner qu'à l'heure actuelle en Australie, l'euthanasie pratiquée sur une personne qui en souffre risquera davantage d'être qualifiée de « meurtre ».

Signalons (car cela ne manque pas de sel) que le séminaire à huis-clos à ce propos était réservé aux plus de 50 ans en pleine possession de leurs moyens intellectuels.

L'excellent site sur l'euthanasie Careful, du réseau australien MercatorNet, commentait hier le nouveau « cirque Nitschke » qui a pris les routes en Australie en expliquant qu'il annonce une « gestion stratégique par la terreur » de la question de la démence.

Nitschke, souligne l'auteur  de l'article, Paul Russell, ne cherche nullement à soulager les malades d'Alzheimer et les personnes âgées démentes, mais à faire du marketing en s'appuyant sur l'une de nos plus grandes peurs ; que nous soyons nous-mêmes un jour victimes de ces maladies dégénératives. « Il se focalise sur nos peurs naturelles et cela relève de la démographie : il vise un auditoire qui a le plus de chances d'acheter ce qu'il propose à la vente. » Laisser piquer les vieux incapables de prendre des décisions eux-mêmes : il s'agit d'aggraver encore un peu la proposition de légalisation de l'euthanasie en cours dans le South Australia…


Philip Russell s'interroge aussi sur l'interdiction faite aux moins de 50 ans d'assister au séminaire. Sans doute, imagine-t-il, pour éviter à Nitschke de se voir chasser de Bendigo comme un vulgaire marchand d'huile de vipère… Mais aussi :

« Et quid de notre jeunesse ? Que pensons-nous qu'il arrive dans les esprits d'adolescents en pleine incertitude lorsqu'ils entendent le message qui sonne clairement dans le boniment de Nitschke selon lequel certaines personnes auraient avantage à être mortes ? Dans l'Oregon, après la légalisation du suicide assisté par médecin, les suicides par d'autres méthodes ont augmenté au lieu de diminuer, contrairement à ce qui avait été prédit. (…)


« Pensez-y. Si l'euthanasie et le suicide assisté sont légaux, pensez-vous vraiment que les traitements excellents, mais souvent chers et parfois chronophages qui sont actuellement disponibles constitueront réellement une option si une solution moins chère et plus facile existe ? Certes, peut-être que personne de votre connaissance serait assez dur pour suggérer à un parent malade que la mort serait une meilleure solution, mais de manière subtile, dans ces circonstances-là, les gens peuvent en venir à penser qu'ils ont le devoir de mourir. C'était là sans aucun doute l'opinion de la baronne britannique Lady Warnock qui osa, il y a quelques années, annoncer à une assemblée de personnes en phase précoce de démence qu'elles faisaient peser une pression inacceptable sur les comptes publics et qu'elles avaient le “devoir de mourir”. Ce sont l'euthanasie et le suicide assisté qui limitent les choix, et non Alzheimer ou la démence.


« Nos vieillards, ceux qui son fragiles, les handicapés ont le droit de savoir qu'ils seront toujours soignés, et non tués. »


Je rappelle qu'aux Pays-Bas, l'euthanasie des personnes en voie de devenir démentes entre doucement dans les mœurs et est approuvée par la commission de suivi et de contrôle des actes euthanasiques. J'en parlais dès l'an dernier ici, je montrais la progression ici, et donnais un exemple frappant (mais il concerne un Britannique « suicidé » en Suisse, ici.

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10 mai, 2011

Le suicide à deux, c'est mieux ! En Australie, le Dr Nitscke assume…

Le « Dr Suicide » australien, Philip Nitschke, a fait publiquement savoir que c’était lui qui avait expliqué à un couple qui vient de se tuer dans la cadre d’un pacte au suicide comment se procurer la  substance létale qui leur a permis de mettre leur projet à exécution. Don et Iris Flounders s’étaient rendus au Mexique il y a trois ans sur ses indications pour s’y procurer du Nembutal, une substance utilisée par les vétérinaires et qui se trouve être d’accès facile dans ce pays d’Amérique centrale pour les membres du groupe fondé par Nitschke, Exit International.

Du coup Nitschke défie la police australienne de le poursuivre dans cette affaire, tout en s’amusant de la difficulté qu’il y aurait à prouver sa complicité simplement parce qu’il leur a expliqué comment aller au Mexique…

Le domicile des Flounders avait été perquisitionné par la police quelques jours après leur retour mais le Nembutal était trop bien caché.

Au sein du couple, seul l’un des deux « suicidés » était affecté d’une maladie incurable : Don, 81 ans, souffrait d’un mésothéliome – un cancer rare et virulent – Iris, 88 ans, elle, était seulement incommodée par les bruits élevés et souffrait d’acouphènes.

Ils avaient d’emblée décidé qu’ils partiraient ensemble, Iris assurant qu’elle n’avait pas envie de vivre sans son mari. Le mari, lui, en avait assez de ne plus jamais quitter les quatre murs de sa chambre. Leurs enfants étaient au courant de leur décision et avaient proposé à Iris de la prendre avec eux après la disparition de Don, mais elle avait refusé.

30 mars, 2011

Nitschke et la mort

Cette charmante image de Philip Nitschke, le « Dr Euthanasie» australien, le montre avec sa vieille mère…
Source photo :  L'Australian, via MercatorNet.
Gweneth Nitschke a 90 ans – et un fils qui, le cas échéant, est prêt à raccourcir un peu le restant de ses jours si tel est son bon vouloir. Le bon vouloir de qui ? La langue française ne permet pas de le devibner d'après ce que je vous en ai dit ; il semblerait que l'ambiguïté corresponde en l'occurrence à une réalité puisque la mère partage les options de son fils, qui colporte son discours pour la « mort choisie » un peu partout dans le monde anglophone. Observez la cravate noire : l'équipement est complet.

Le Dr Nitschke, actif dans la mise au point d'un kit euthanasique à utiliser chez soi, est actuellement à la recherche d'un bon lieu pour ouvrir une « clinique de suicide » dans sa ville natale d'Adelaide, Australie, où les candidats au grand départ pourraient dans un premier temps venir se renseigner, se fournir en substances létales. Gérée par Exit International, réservée aux seuls résidents du territoire, la clinique pourrait être opérationnelle en moins d'un mois mais ne fournirait l'ensemble de ses services que dans l'éventualité de l'adoption d'un texte libéralisant l'euthanasie dans le South Australia.

Le projet de loi en cours se borne à dépénaliser l'euthanasie qui resterait délictueuse, en fournissant un moyen de défense légal aux médecins qui achèverait la vie d'un patient en phase terminale dont les souffrances ne pourraient être allégées.

Un petit pas sur le papier, mais comme toujours la « dépénalisation » est une grande porte ouverte vers de nouvelles dérives et le Dr Nitschke a tenu à le souligner lui-même : le vote d'un texte minimaliste dans l'Australie du Sud permettrait aux autres territoires australiens de choisir une forme similaire de transgression contrôlée – pour combien de temps ?

Ce qui est sûr, c'est qu'au contraire des projets légalisant purement et simplement l'euthanasie qui n'ont pas réussi à passer la barre des votes dans les assemblées des territoires australiens, le projet en cours est loin de rencontrer une opposition aussi ferme et l'on s'attend à un vote serré dans les semaines à venir.

La clinique projetée par Nitschke servirait notamment à instruire et entourer des médecins qui, pour l'heure, ne sont pas à l'aise avec l'idée de donner la mort à leurs patients.

Une information à rapprocher de cet autre rapport de MercatorNet qui fait état du pourcentage d'étudiants en médecine en Australie qui sont d'accord avec le principe de « l'euthanasie volontaire » : ils étaient 49,5 % en 2008-2009 contre 16,3 % en 2001, alors que l'approbation du public australien en général est passé de 49 à 62 % de 2000 à 2009.

Et pour revenir à Gweneth, 90 ans : elle a déclaré être de tout cœur d'accord avec la mise en place d'une clinique spécialisée telle que la rêve son fils. « J'ai vu souffrir des amis. Si je me trouvais ainsi en phase terminale, j'aimerais pouvoir choisir ce que je ferais. Je m'attends à vivre jusqu'à voir s'ouvrir une clinique qui aide les gens à exercer leur droit de choisir leur mort. J'espère voir ce jour, et j'espère qu'il viendra vite. »

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06 mars, 2011

Australie : vers une clinique d'euthanasie ?

Après les projets annoncés aux Pays-Bas et en Belgique, l'Australie envisage à son tour de mettre en place une clinique d'euthanasie. La proposition est portée par le « Dr Suicide » australien, Philip Nitschke, victime d'un accueil plutôt glacial lors de sa récente tournée de présentation de l'euthanasie et du suicide assisté dans les îles britanniques.

Le Dr Philip Nitschke, directeur d'Exit International estime que le projet devrait aboutir dans la foulée de l'adoption attendue – en tout cas par lui – de lois d'euthanasie en Australie, avec le soutien, notamment,  dans l'Etat de Tasmanie, du Premier ministre Lara Giddings.

Tout est donc prêt dans l'esprit des euthanasieurs et il ne reste plus qu'à trouver le lieu idéal : les villes de Hobart et d'Adelaide sont pressenties.

Mais à la différence de ce que l'on envisage en Belgique ou aux Pays-Bas, où l'euthanasie est déjà légale, le modèle australien proposerait non pas un lieu où l'on va pour se faire tuer dans les plus brefs délais, mais des centres… on n'ose dire de soins ou de santé ! – où conseils, informations et médicaments seraient accessibles pour pouvoir mettre fin à ses jours au sein du foyer familial.

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23 septembre, 2010

Un Etat d'Australie vote contre l'euthanasie

24 voix contre 11 : invités à voter en conscience plutôt que de suivre les injonctions de leurs partis, les parlementaires de l'Etat australien de West Australia ont rejeté la proposition de loi d'un élu tendant à légaliser l'euthanasie pour toute personne âgée de plus de 21 ans, en phase terminale et en pleine possession de ses moyens intellectuels.

La proposition émanait d'un élu écologiste, Robin Chapple. Elle prévoyait une évaluation de chaque cas par deux médecins étrangers au dossier et expérimentés, un troisième aurait en cas de feu vert été chargé de réévaluer le cas avant d'administrer la piqûre mortelle.

Robin Chapple continue de soutenir qu'entre 85 et 90 % des « West-Australians » soutiennent son projet et il prétend que si les élus suivaient l'opinion publique, l'euthanasie serait légalisée par un vote-tsunami.

L'agit-prop en faveur de l'euthanasie est très forte en Australie en ce moment mais elle ne parvient pas à faire bouger les lignes de défense du législateur. C'est une nouvelle encourageante, d'autant qu'une autre victoire vient d'être remportée avec la décision des chaînes privées de ne pas diffuser une publicité pro-euthanasie commandée par l'activiste Philip Nitschke, qui s'illustre à travers le monde en faisant la promotion du suicide assisté. Les chaînes commerciales australiennes ont estimé que la publicité contrevenait à leur code de bonnes pratiques dans la mesure où elle consistait à promouvoir le suicide.



« J'ai tout choisi dans la vie… Mais je n'ai certainement pas choisi d'être malade en phase terminale. Je n'ai pas choisi d'imposer cela à mes proches. J'ai fait mon dernier choix : J'ai seulement besoin que le gouvernement m'écoute », dit l'acteur. Suit l'indication : « 85 % des Australiens sont en faveur de l'euthanasie volontaire. »

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27 juillet, 2010

Pays-Bas : on reparle de suicide assisté

Depuis samedi, les partis libéraux et chrétien-démocrate discutent de nouveau avec le PPV, le parti anti-immigrationniste de Geert Wilders en vue de former un nouveau gouvernement. Cela permettra peut-être d'éviter la réalisation du souhait de l'ancien ministre de la Santé, Mme Els Borst, et du sénateur libéral Heleen Dupuis, de légaliser le suicide assisté pour les gens « fatigués de vivre ». Les deux femmes politiques appelaient de leurs vœux la formation d'un gouvernement « violet » (libéraux, gauche socialiste et écolos) pour faire progresser ainsi le dossier « euthanasie » mené à bien en son temps par ladite ministre.

Même si ces vœux restent à l'état d'hypothèse il ne faudrait pas méconnaître leur importance. Comme je l'ai signalé plusieurs fois dans ce blog un mouvement se dessine clairement aux Pays-Bas pour faciliter la mise à mort des personnes âgées démentes et des personnes conscientes mais qui estiment leur vie « achevée ». La propagande progresse, que ce soit dans les médias ou auprès des particuliers par le biais d'ateliers qui se tiennent à travers le pays. Des politiques lui apportent leur soutien. Après, c'est une question de patience et d'années…

Ici, donc, c'est l'éventuelle absence de partis chrétiens du futur gouvernement de coalition qui est présentée comme  « fenêtre » pour introduire une nouvelle aggravation de la culture de mort. La Gauche Verte (GroenLinks) et D66, petit parti social-démocrate, ont inscrit le débat « politique et sociétal » sur le suicide assisté dans leur programme et le VVD, parti libéral qui sert de pivot pour les tractations politiques actuelles, le choix du moment de la mort relève du droit individuel et non des lois de la majorité.

En fait de « fenêtres », les deux précédents cabinets « violets » ont présidé aux Pays-Bas à l'adoption de la loi sur le mariage gay et sur l'euthanasie…

Pour Heleen Dupuis, un nouveau cabinet de cette tendance « offrira certainement une occasion » pour lever l'interdiction du suicide assisté, ce en quoi Els Borst lui donne « totalement raison ». Mais celle-ci ne pense pas que cela se fera dans l'immédiat : « Il nous a quand même fallu trente ans pour parvenir à l'actuelle législation sur l'euthanasie », rappelle l'ancien ministre, arguant que les modalités sont compliquées à mettre en place.

Mme Dupuis, elle, plaide ouvertement pour la « pilule de Drion », pilule-suicide dont la réalisation progresse et aurait même abouti, à en croire le Dr Philip Nitschke, propagandiste australien de la « mort paisible » qui annonçait en décembre que son kit euthanasique était en train de devenir le cadeau de Noël dernier cri (ou dernier râle ?) entre époux vieillissants.

Heleen Dupuis, elle, est (un peu) moins laxiste : « Mettre fin à sa vie, on ne doit jamais pouvoir le faire sur un coup de tête. Il faut fixer des conditions, des médecins doivent être impliqués dans l'administration du médicament. Mais l'interdit légal de l'aide au suicide doit changer. »

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