29 décembre, 2009

Premier « mariage » gay en Argentine

La première union « matrimoniale » de personnes de même sexe en  Amérique latine a eu lieu lundi en Argentine, dans la ville la plu australe du monde, Ushuaïa. La paire candidate au « mariage » s'était vu opposer un premier refus en avril mais avait promis de parvenir à passer contrat avant la fin de l'année. Alex Freyre et José Maria di Bello ont fini par trouver un officier public arrangeant en la personne de la « gouverneure » de la Terre de Feu, Fabiana Rios (ci-contre) qui avait fait des déclarations publiques en faveur du « mariage » homosexuel et qui avait signé en faveur de projets de loi visant à le légaliser.

Si les deux jeunes hommes, décrits comme « flamboyants » par la presse d'Amérique latine, s'attendent à des tentatives pour faire déclarer nulle leur union, ils envisagent tout de même d'engager des actions pénales contre le juge qui avait refusé de l'enregistrer au Régistre civil, Martha Gomez Alsina, et au maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, qui avait refusé qu'il soit obtempéré dans sa ville à une décision de justice administrative de la juge Gabriela Seijas donnant raison aux candidats au mariage.

L'événement a pu avoir lieu en raison d'un décret de Fabiana Rios qui vise personnellement Freyre et di Bello et qui, par conséquent, ne devrait ouvrir aucun droit à d'autres couples désireuses de se « marier » au bout du monde. Mais l'attitude des deux époux, qui ont multiplié les conférences de presse et les contacts de presse dans les heures suivant leur union légale, indique clairement que la publicité est recherchée et on voit mal comment elle peut vouloir servir à autres chose qu'à faire progresser cette cause de certains homosexuels sud-américains.

L'avocat Alberto Solanet, ex-président de l'association argentine des juristes catholiques, a commenté : « Le mariage est entre un homme et une femme et Rios n'y peut rien changer », ajoutant que « le militantisme homosexuel a dynamité les principes de base du mariage ». « Plus rien ne nous étonne dans ce pays, la dégradation morale qui existe en Argentine est des plus graves », a-t-il ajouté, rappelant que « personne n'empêche les homoexuels de se marier, ce que l'on ne permet pas c'est à un homme d'épouser un homme et à une femme d'épouser une femme ». Il estime que Fabiana Rios peut se voir dénoncée pour non accomplissement de ses devoirs de fonctionnaire. A propos de la communauté homosexuelle, il a déclaré :

« Ce qui les intéresse, c'est qu'on les reconnaisse comme menant une forme normale de vie, mais elle ne pourra jamais l'être. Il ne faut pas se perdre en euphémismes, la famille est fondée sur le mariage et le mariage se constitue entre un homme et une femme. »

Le curé local à Ushuaia a dénoncé le « mariage » et assuré qu'il apporterait toute précision nécessaire sur cette affaire à ceux dont il porte la responsabilité dans sa paroisse.

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L'archevêque de Valence (Espagne) : l'avortement, “l'injustice la plus grande de l'histoire”

De retour de Madrid où il avait accompagné des milliers de familles de son diocèse à la messe de la Sainte Famille qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes, l'archevêque de Valencia a célébré la messe des Saints Innocents, lundi, « pour les victimes innocentes de l'avortement ». Mgr Carlos Osoro a dénoncé l'attitude des « pays occidentaux, où l'on nous remplit  les oreilles en parlant des droits de l'homme et où l'on fait le maximum pour que la paix et la réconciliation ne se construisent » :

« La reconstruction ne se fera jamais tant que la vie humaine ne sera pas respectée depuis son tout commencement et jusqu'à sa fin naturelle. »

La messe avait été organisée à la demande des Jeunes « Pro Vida » de Valence et rassemblait des centaines de personnes.

A cette occasion l'archevêque a été particulièrement précis dans sa dénonciation du crime de l'avortement.

« En mettant en cause la vie, on remet en cause la liberté en elle-même, et l'on instaure l'injustice la plus profonde qui puisse exister, celle qui ôte la vie à ceux qui sont le plus sans défense. » C'est la « dictature la plus terrible qui puisse exister », parce qu'elle « détruit les plus faibles », « l'injustice la plus grande de l'histoire ».

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Le cardinal Rouco Varela à Madrid : “L’avenir de l’Europe passe par vous, chères familles chrétiennes !”

Des milliers et des milliers de familles (plusieurs centaines de milliers selon HazteOir) ont participé dimanche à la manifestation catholiques des familles à Madrid à l'occasion de la fête de la Sainte Famille (voir ici la note du Salon beige).

L’homélie du cardinal Rouco Varela lors de la messe pour la Fête des familles sur la place de Lima, à Madrid, dimanche, est intégralement en ligne ici en espagnol. Je vous propose ma traduction de ses passages les plus importants de ce texte où le cardinal a voulu rappeler aux familles chrétiennes qu’elles doivent contempler « la Sainte Famille de Nazareth comme le modèle indépassable et décisif pour pouvoir vivre pleinement la richesse de la grâce du mariage chrétien ». Accompagnant l'exhortation spirituelle, les mots sur l'inexistence de l'avenir de l'Europe sans l'accueil des enfants par les familles chrétiennes méritent d'être particulièrement salués.



« Chères familles chrétiennes, vous êtes très conscients, y compris en vertu de votre propre expériences de la vie dans le mariage et au sein de votre propre famille, de ce que cet autre langage sur les divers modèles de la famille qui semble dominer et soumettre sans admettre aucune réplique, la mentalité et la culture de notre temps, ne correspond pas à la vérité naturelle de la famille, telle qu’elle a été donnée à l’homme “depuis l’origine” de la création, et que pour cette raison il est incapable de résoudre la problématique si souvent cruelle et douloureuse des échecs matériels, moraux et spirituels qui affligent aujourd’hui l’homme et la société européenne de notre temps, d’une gravité telle qu’on en a peu connu de semblable à travers l’histoire. »


Rappelant l’enseignement de Jean-Paul II et de Benoît XVI sur la nécessaire ouverture à la vie au sein d’une famille fondée sur le « mariage entre un homme et une femme, cellule primordiale et vitale de la société », le cardinal poursuivait :
« Vous savez demander pardon et vous vous pardonnez. Savez-vous vous élever et vous sanctifier mutuellement ? (…) Où et en qui les enfants qui vont naître, les handicapés, les malades, ceux qui sont rejetés… pourront-ils trouver le don de la vie, sinon en vous, pères et mères des familles chrétiennes ? Existe-t-il qui que ce soit d’autre qui sache répondre mieux et plus efficacement aux situations dramatiques vécues par les chômeurs, les anciens, ceux qui sont angoissés par la solitude physique et spirituelle, ceux qui sont brisés par les déceptions et les échecs sentimentaux, matrimoniaux, familiaux, que la famille véritable, celle qui est fondée sur la loi de Dieu et l’amour de Jésus-Christ ? »

Le cardinal Rouco Varela insistait ensuite sur la vie familiale qui doit de centrer sur la vie sacramentelle et spécialement l’Eucharistie, « source et sommet » de toute la vie chrétienne, et montre comment Marie et Joseph ont porté à la perfection l’acceptation amoureuse de la volonté de Dieu pour leur famille, bien qu’elle fût humainement difficile à comprendre, surtout dans les épreuves comme l’épisode de Jésus perdu au Temple, puis, pour Marie, au moment où « la Mère et le fils étaient expropriés sur l’autel d’un Amour plus grand », la Croix. « De cet amour de Marie et Joseph, amour de total abandon à Dieu, et à cause de de cela d’une fécondité humainement inimaginable, surnaturelle !, surgit la famille où naît, grandit et demeure le Sauveur de l’homme »…





« Le panorama que présente la réalité de la famille dans l’Europe contemporaine n’est pas précisément encourageant. Le diagnostic préoccupant de l’état de santé de la famille européenne, fait en octobre 1999 par la IIe Assemblée spéciale pour l’Europe du Synode des évêques, recueilli ensuite par Jean-Paul II et détaillé et commenté par lui dans l’Exhortation post-synodale “L’Eglise en Europe”, s’est aggravé de plus en plus. L’actualité de la famille et du mariage dans les pays européens est marquée par le divorce juridiquement facilité dans des proportions extrêmes inimaginables il y a encore peu, jusqu’à l’assimiler à la répudiation ; par l’acceptation croissante de l’affaiblissement – quand il ne s’agit pas de l’élimination pure et simple – d’abord culturel, puis légal du mariage vu comme union irrévocable entre un homme et une femme dans une communion intime de vie et d’amour, ouverte à la procréation ; par la progression, apparemment inévitable, des ruptures matrimoniales et familiales aux conséquences dramatiques et bien connues qu’elles entraînent pour le sort et le bien des enfants et des jeunes. A cette situation est venue s’ajouter la crise économique, avec ses conséquences inévitables de chômage et du sous-emploi qui se surajoutent à la crise du mariage et de la famille déjà si répandue.


« Le droit à la vie de l’enfant qui est encore dans le sein de sa mère – le “nasciturus”, se voit malheureusement éliminé de la conscience morale d’une part toujours plus importante de la société, et aussi dans la législation qui accompagne et stimule cela à travers un supposé droit à l’avortement pendant les premiers mois de la grossesse. La vie des personnes avec des incapacités diverses, celle des malades en phase terminale et des anciens, si elles ne se trouvent pas dans un entourage familial protecteur, est chaque jour plus menacée. C’est un panorama à première vue sombre et désolant. Mais seulement à première vue ! Dans les profondeurs s’allument les signes lumineux de l’espérance chrétienne : vous êtes ici, chères familles chrétiennes d’Espagne et de toute l’Europe, pour donner témoignage de cette espérance et la confirmer ! Avec le “oui” joyeux de votre mariage, le “oui” à votre famille, perçue et édifiée chrétiennement comme représentation vivante de l’amour de Dieu – amour d’oblation et d’offrande, offert et fécond également dans “votre chair” ; avec votre “oui” au mariage et à la famille comme “le sanctuaire de la vie” et fondement de la société vous êtes en train de retracer le sillon qui rend possible le véritable devenir de l’Europe du présent et de l’avenir. Sans vous, chères familles chrétiennes, l’Europe n’aurait presque plus d’enfants, ou, ce qui est la même chose, sans l’avenir de la vie. Sans vous, l’Europe n’aurait plus l’avenir de l’amour, expérimenté et exercé gratuitement ; elle perdrait la richesse de l’expérience d’être aimé pour ce que l’on est et non pour ce que l’on a. L’avenir de l’Europe, son avenir moral, spirituel et même biologique, passe par la famille s’accomplissant dans sa primordiale et pleine vérité. L’avenir de l’Europe passe par vous, chères familles chrétiennes ! »
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22 décembre, 2009

Noël et les enfants à naître à Lisbonne

Pour sa Xe édition, l'initiative « Crèche dans la ville » à Lisbonne a connu son temps fort, dimanche, avec la bénédiction de femmes enceintes dans la basilique des Martyrs dans le centre commerçant historique. Elles étaient près de trente à recevoir la bénédiction de Mgr Anacleto Oliveira, évêque auxiliaire de la capitale portugaise, qui faisait remarquer :

« A cette cérémonie participent davantage de personnes qu'on n'en voit. Et ce sont celles qu'on ne voit pas qui sont au centre de l'attention. »

« Crèche dans la ville » vise à rendre la fête de Noël plus visible dans la cité à travers différents événements qui vont de la fabrication de crèches par les enfants à une procession à travers les rues du Baixo Chiado, « le chemin de la Joie » qui rappelle le voyage de la Sainte Famille jusqu'à Bethléhem en passant par quatre stations où sont lus des extraits de l'Ecriture sainte. C'est à l'issue de cette marche que se donne la bénédiction aux femmes enceintes, avec les mots « vous êtes bénies parmi les femmes ».

Pourquoi bénies ? Parce que la fécondité, l'arrivée d'un nouvel enfant sont des bénédictions, elle sont toujours perçues ainsi tout au long de l'histoire du Salut. Il n'y a pas une seule remarque négative à propos de la naissance d'un enfant dans toute la Bible...

Centrée sur l'attente de l'Enfant divin, l'initiative « Crèche dans la ville » qui bénéficie du soutien de plusieurs paroisses lisboètes participe aussi à l'annonce de prières pour les enfants à naître auprès des avortoirs. Lundi, à 14 h, avec la « Mission mains levées », eut lieu pour la première fois un rassemblement intitulé « prier avec les anges », devant la Clinica dos Arcos où se pratiquent le plus grand nombre d'avortements à Lisbonne. Elle s'ajoutait aux veillées mensuelles qui ont lieu tous les 25 au soir depuis la légalisation de l'avortement au Portugal.

Sur son site, la Mission mains levées propose plusieurs témoignages filmés de personnes ayant renoncé à avorter grâce à leur rencontre avec ses représentants auprès des cliniques d'avortement.

Et quels sont donc ces « martyrs » honorés dans la Basilique qui fut au centre des ces événements ? Eh bien, les croisés français, anglais et allemands qui en 1147 moururent lors de la prise de Lisbonne sur les mauresques... L'église d'origine, datant du temps d'Afonso Enriques (mort en 1185), a été remplacée par un édifice néo-baroque après le tremblement de terre de Lisbonne qui le détruisit en 1755.

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Des mouroirs pour les non-mourants ? Aux Pays-Bas, un jour peut-être...

C'est en tout cas ce que souhaite la NNVE (Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire) : que les « hospices », lieu de fin de vie pour les malades en phase terminale, puissent accueillir aussi les personnes en voie de devenir démentes ou souffrant de maladies psychiatriques chroniques. L'idée étant que ces personnes ayant un désir de mort puissent bénéficier de l'accompagnement de ces mouroirs (« maisons pour mourir » comme on les appelle franchement aux Pays-Bas) au moment d'ingérer les substances létales qu'elles auront pu rassembler.

La NNVE ne peut être considérée aux Pays-Bas comme un groupe marginal, puisque l'euthanasie y a été légalisée et qu'elle fait même partie de la vie ordinaire de ces « hospices » que l'on aurait pu croire voués aux soins palliatifs.

En annonçant pour 2010 une « étude de faisabilité » sur ce nouveau thème l'association annonce clairement sa volonté de peser sur une pratique qui demeure pour le moment bien éloignée de son vœu, puisque les trois quarts des hospices déjà contactés - sur les 185 établissements qui ont répondu à un pré-enquête lancée auprès des 204 existant au total et représentant 965 lits - ont fait savoir qu'ils n'y étaient pas favorables, et qu'aucun ne la permet aujoud'hui. Revers de la médaille : un quart seraient donc prêts à accueillir en vue 'une mort prochaine des gens souffrant de maladies de l'intelligence ou même tout simplement fatiguées de vivre, puisque cette catégorie est également visée par la NNVE.

Si rien n'est donc joué actuellement, on apprend tout de même à l'occasion de cette étude que 42 % des hospices se disent prêts à l'avenir à accueillir des personnes qui estiment leur vie achevée et qui souhaitent arrêter de boire et de manger.

100 % des mouroirs néerlandais acceptent déjà le principe de la « sédation palliative », pratique plus proche de l'euthanasie que des soins palliatifs puisqu'elle peut consister non point en l'administration de médicaments ayant pour objectif, par la diminution médicale de l'état de conscience, de soulager des souffrances insupportables, et qui peut indirectement hâter la mort, mais précisément dans le retrait de toute forme de nourriture et d'hydratation, accompagné de ces mêmes  « soins » destinés à éviter les souffrances liées à ce retrait, en vue d'une mort annoncée.

98 % des hospices annoncent ainsi que le patient en phase terminale peut lui-même choisir le retrait de toute alimentation ce qui est défendable lorsque l'alimentation ne sert plus à rien ou cause des souffrances inutiles, mais qui s'apparente à l'euthanasie ou au suicide assisté dans les autres cas.

Cette ambiguïté permet aux Pays-Bas d'afficher des taux d'euthanasie à peu près stables alors même que la sédation palliative devient de plus en plus fréquente, jusqu'à constituer la norme dans certaines situations.

L'accompagnement de la fin de vie y a pris d'ailleurs un tour généralement ouvert à l'idée d'abréger les jours des patients qui viennent mourir à l'hospice puisque, selon l'enquête de NNVE, 80 % des « maisons pour mourir » autorisent les médecins à pratiquer l'euthanasie ou à fournir une aide au suicide.

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21 décembre, 2009

Obamacare adopté au Sénat

Le revirement de Ben Nelson (voir posts précédents) a mis fin à la tentative d'obstruction (« filibuster ») de l'adoption du plan de santé Obama par le Sénat. C'est dans la nuit de dimanche à lundi que le texte a été voté par 60 votes contre 40 le texte gravement amendé dans le sens du financement public de l'avortement aux Etats-Unis.

Pour National Right to Life le texte amendé ne crée pas du tout un mur étanche (« firewall ») entre fonds publics et fonds privés, comme le prétend l'auteur principal du jeu d'amendements, Harry Reid, mais une « simple astuce comptable » qui n'est pas cohérent avec les systèmes fédéraux actuellement en vigueur. La mesure (dont rien ne dit qu'elle laisserait le choix aux assurés de ne pas payer des cotisations destinées à financer l'avortement) est en outre dépendante d'un autre amendement à renouvellement annuel.

En cas de blocage de celui-ci au niveau fédéral, NRLC souligne que « les exigences comptables de l'amendement Reid s'évaporeraient automatiquement, et les assureurs pourraient rembourser les avortements volontaires à l'aide de subsides fédérales sans même recourir à des manœuvres comptables ».

Source : LifeNews.com.

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Obama permet déjà le financement de l'avortement

Par un acte budgétaire portant sur plus d'un million de millions de dollars de fonds publics pour 2010, Barack Obama a donné le feu vert mercredi au District of Columbia (Washington DC) pour financer l'avortement en faveur des femmes à faibles revenus, levant l'amendement Dornan qui dépuis 13 ans l'interdisait sauf en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère.

L'acte débloque également quelque 700 millions de dollars en faveur du «planning familial » promu à l'étranger par des groupes qui y associent l'avortement, ou de groupes fournissant directement, toujours à l'étranger, des avortements, comme le Planning familial international. Le Fonds des nations unies pour la population est également bénéficiaire à hauteur de 55 millions, qui a soutenu et assisté la Chine dans son violent programme de l'enfant unique.

Pour autant Obama n'a pas révoqué la « politique de Mexico City », qui écarte les organismes faisant la promotion de l'avortement ou le fournissant de subsides publiques, au niveau fédéral.

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L'Obamacare progresse avec un amendement faussement pro-vie

Contrairement à ce qui est affirmé ici et là, les derniers développements autour de « l’Obamacare » n’assurent pas à cette mise en place d’un système de santé socialisé aux Etats-Unis l’exclusion de la couverture des dépenses liées à l’avortement.


Le revirement du sénateur démocrate supposé pro-vie Ben Nelson, du Nebraska, samedi matin, a en effet changé la donne : une série de compromis a entraîné son soutien au plan Obama, assurant à la loi une quasi certitude d’être adoptée, puisqu'il apporterait, sauf surprise venant d'autres sénateurs, la 60e voix nécessaire.

Le texte de compromis prévoit simplement une possibilité pour les Etats de se soustraire au principe de la couverture des frais d’avortement et prévoit un nouveau plan de caisses séparées mais alimentées par les fonds publics pour cette couverture.

Le Family Research Council (FRC) et le Comité national de Right to Life ont tous deux souligné et dénoncé le fait que ce texte, même dans sa nouvelle mouture, pose clairement le principe de l’utilisation de fonds publics pour la couverture de l’avortement volontaire. Les pro-vie parlent d’astuces qui ressemblent à ceux du texte d’origine. Tom McClusky, au nom de FRC, a commenté samedi auprès de LifeSiteNews :

« J’espère qu’il n’est pas trop tard pour le sénateur Nelson de brader ses principes pro-vie. Aucun sénateur, aucune organisation qui soutient cet amendement de manager [un amendement ou une série d’amendements acceptés d’avance par les deux parties en présence à travers celui qui pour chaque côté “gère” le débat sur un texte] ne peut d’aucune façon se dire pro-vie, car il fait du gouvernement fédéral le financier de l’industrie de l’avortement. »

Au bout du compte, en effet, commente LifeNews.com, ce sont bien des fonds fédéraux qui apporteront des subsides aux plans d’assurance maladie privés qui couvrent l’avortement.

National Right to Life souligne ainsi que les votes en faveur de ce texte seront comptés par cette association comme favorables à « une législation qui permet au gouvernement de financer des contrats d’assurance privée qui couvrent l’avortement volontaire, de sanctionner des plans muti-Etats qui couvrent l’avortement volontaire, et de donner aux responsables fédéraux le pouvoir d’imposer à des plans privés de couvrir l’avortement volontaire même s’ils n’acceptent pas des assurés bénéficiant de subsides publiques ».

Selon Charmaine Yoest d’Americans United for Life, l’amendement de compromis résultant des négociations de deux démocrates, Ben Nelson et Harry Reid, « fournit une protection de la conscience inadéquate, dans la mesure où il n’interdit pas à quelque entité gouvernementale ou à quelque plan que ce soit (fédéral, d’un Etat ou local) de discrimination envers des fournisseurs de soins de santé qui ne veulent pas participer à l’avortement ». Par le mécanisme de l’opt out (possibilité de se soustraire au mécanisme), ajoute-t-elle, « les Etats devront agir s’il veulent empêcher le financement de plans couvrant l’avortement chez eux, ce qui aboutit à mettre sens dessus dessous l’approche fédérale traditionnelle sur l’avortement ».

Sources : LifeSiteNews et LifeNews.

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19 décembre, 2009

Majesté, ne signez pas !

Dès l'adoption en première lecture par le Congrès des députés espagnols de la loi sur la santé sexuelle et l'interruption volontaire de la grossesse, une « plateforme citoyenne » s'est constituée en Espagne pour supplier le roi Juan Carlos de ne pas y apposer, le moment venu, sa signature. L'adoption définitive de la loi, après son passage au Sénat en février et sa relecture par les députés, est prévue pour dans trois mois. Le site majestadnofirme.com (Majesté, ne signez pas !), une initiative de « Religion en liberté », présente cette lettre que l'on peut signer en ligne.

Majesté :
Tout au long de votre règne vous avez montré aux Espagnols que vous êtes une personne courageuse, attentive aux inquiétudes de votre peuple, qui souffrez avec ceux qui souffrent.
C'est pourquoi je me dirige vers vous, vous tenant pour le dernier recours qui nous reste pour empêcher ce qui, sans aucun doute, constituera l'une des plus grandes injustices qui se seront commises au cours de l'histoire de l'Espagne. Je parle ici de la loi de santé sexuelle et reproductive et d'interruption volontaire de la grossesse, plus connue comme loi de l'avortement.
Je n'ai pas la prétention d'insister sur ce que, certainement, vous savez déjà : depuis le moment de la conception il y a une vie humaine, distincte de celle de sa mère, qui a tous les droits possibles de vivre, et contre ce droit suprême de la vie il n'est pas possible de mettre en avant un quelconque autre droit.
Il existe beaucoup d'autres solutions que l'on peut offrir aux femmes confrontées à une grossesse imprévue, mais seule votre action pourra rendre possible un consensus là-dessus. Pour sortir de ce problème, les mères ont besoin de toute la protection de l'Etat et il ne faut pas qu'elles soient conduites à commettre une terrible erreur, qui entraîne de graves conséquences physiques et psychologiques et qui les accompagnera pendant le restant de leurs jours.
Vous savez aussi que nous avons manifesté dans les rues, que la plus grande partie de la population espagnole considère l'avortement comme une catastrophe et comme un attentat contre la dignité de la femme enceinte et non pas, selon ce que prétend cette loi, comme un droit.
Ni le gouvernement, ni nos représentants au parlement n'ont été capables de comprendre, par intérêt politique ou par couardise, ce que n'importe quel être humain avec un minimum de sensibilité peut savoir : la vie humaine est sacrée et elle l'est d'autant plus qu'elle ne peut pas se défendre elle-même.
S'il vous plaît, Majesté, ne sanctionnez pas par votre signature ce nouvel holocauste. Même si cette courageuse décision doit vous causer des ennuis, sans votre signature la loi n'entrera pas en vigueur. Vous épargnerez ainsi beaucoup de douleur et de souffrances à des milliers de femmes, et, ce qui est le plus important, vous sauverez un nombre incalculable de vies qui n'ont pas la possibilité de se défendre.
Avec l'espoir d'être écouté, je prends respectueusement congé.
Plusieurs responsables des principales associations pro-vie espagnoles ont déjà signé ; leurs noms sont affichés sur le site.

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18 décembre, 2009

Les députés espagnols adoptent la loi sur l'avortement en première lecture

La loi socialiste ouvrant aux femmes en Espagne un plein droit à l'avortement jusqu'à 14 semaines de gestation (en France, c'est 12 semaines) a été votée jeudi par 184 députés sur les 343 présents au Congrès, soit 8 petites voix de plus que le minimum requis de 176. 158 députés ont voté contre : ceux du principal parti d'opposition, Partido Popular, de la Coalition des Canaries, de l'Union démocratique de Catalogne, quatre sur six élus de Convergence et les élus UPN (Union du peuple de Navarre) et UPyD Une seule élue s'est abstenue. Au résultat, toute la gauche a applaudi.


Pendant ce temps Zapatero s'envolait pour Copenhague pour « sauver la planète »…

Le texte doit maintenant passer devant le Sénat avant son adoption définitive en deuxième lecture par le Congrès.

Pendant les débats et les commissions qui ont précédé le vote, le texte d’origine a été aggravé, comme le signalait avant le vote l’élu PP Santiago Cervera : non seulement l’avortement y est totalement libre jusqu’à quatorze semaines, mais les conditions initialement prévues pour les avortement « médicaux » ou liés à un « risque psychologique » pour la mère ont été allégées, l’avis d’un médecin étant suffisant au lieu des deux prévus par le texte initial. On retombe ainsi dans le régime actuel qui a donné lieu à tant d’abus et que la nouvelle loi – disaient ses partisans se réclamant du christianisme – allait améliorer.

Si l’obligation d’informer au moins un des deux a été maintenue pour les mineures de 16 et 17 ans contrairement à ce que prévoyait le texte initial, l’amendement en question ouvre largement une porte de sortie car il suffira que la mineure fasse oralement état d’un conflit familial pour pouvoir s’y soustraire.

A également été ajoutée pour les étudiants en médecine l’étude obligatoire de la pratique de l’avortement. Quant aux informations à donner aux femmes voulant avorter, elles leur seront données dans une enveloppe fermée et non de vive voix.

La loi s’intitule officiellement « Loi organique de santé sexuelle et reproductive et d’interruption volontaire de la grossesse ». Si heureusement le texte distingue clairement entre les deux notions – l’inclusion de la seconde dans la première fait l’objet d’une bataille sournoise dans la sphère du droit international – elle impose aussi « l’éducation sexuelle » à tout va, à tous les niveaux et sous le contrôle de l’Etat, et pose en droit l’accès universel aux moyens contraceptifs financés par les autorités publiques. Elle évoque dans son préambule la résolution du Parlement européen 2001/2128 qui recommande aux Etats membres la conduite à tenir en ces matières en déplorant entre autres l’inégalité dans l’accès à l’« IVG ».

On y parle notamment d’un « droit à la maternité librement décidée » dans le cadre d’une « vie sexuelle en pleine sûreté », qu’on atteindra grâce à une « éducation sanitaire intégrale et dans une perspective de genre sur la santé sexuelle et la santé reproductive » fournie à tous mais « spécialement aux jeunes » par les « pouvoirs publics ».

« L’accès garanti à l’interruption volontaire de grossesse » suppose une « interprétation favorable pour la protection et l’efficacité des droits fondamentaux de la femme qui sollicite l’intervention, en particulier son droit au libre développement de la personnalité, à la vie, à l’intégrité physique et morale, à l’intimité, à la liberté idéologique et à la non discrimination », affirme le texte.

Le journal La Razon signale l’attitude ambiguë du Parti nationaliste basque (PNV) qui tout en se déclarant favorable au « non » à l’avortement a voté le texte, ses six élus contribuant ainsi fortement à le faire passer, en se congratulant sur sa propre « vaillance » qui l’a conduit à « ne pas se permettre le luxe de fermer les yeux devant l’avortement ». D’autres catholiques affirmés (deux du CIU, le socialiste catholique Bono) ont achevé de faire pencher la balance.

Le « quotidien de référence » à l’espagnole, El Pais (« Le Monde ») a salué le vote « consensuel » et la « large avance » des oui pour cette loi qui met l’Espagne au même niveau que la plupart des autres pays européens ; une « loi qu’il aura fallu attendre 24 ans ». Heureux que l’objection de conscience ait été réservée aux seuls individus, le quotidien commente : « Seul le temps dira si l’on arrivera ainsi à casser la dynamique actuelle de certains hôpitaux et de communautés autonomes entières où pas une seule intervention n’est pratiquée ». L’autonomie c’est bien, mais jusqu’à un certain point seulement… El Pais estime enfin que le résultat obtenu « démontre la perte d’influence de la Conférence épiscopale espagnole qui a sorti l’artillerie lourde contre le projet gouvernemental ».

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Cour suprême irlandaise : un donneur gay obtient un droit de visite

La Cour suprême d'Irlande a décidé, le 10 décembre, qu'un homosexuel qui avait donné ses gamètes pour permettre à l'une des partenaires d'un couple de lesbiennes ami de tomber enceinte doit avoir un droit de visite sur l'enfant qui est né de cette... manipulation. L'homme en question s'était brouillé avec les deux concubines : après avoir dans un premier temps eu accès à l'enfant en tant qu'« oncle », la relation s'était détériorée et il avait entamé une action en justice en apprenant que les deux femmes allaient émigrer en Australie.

Au cours de la procédure le requérant s'était vu opposer un refus au motif (bizarre) que le couple de lesbiennes constituait une famille de facto au regard de la Convention européenne des droits de l'homme.

Sans aller jusqu'à lui accorder un droit de garde, la Cour suprême irlandaise a tenu compte de la réalité du lien parental en affirmant ses droits naturels de voir l'enfant dont il est effectivement le père.

En même temps elle a jugé que le garçon au centre de ce conflit bénéficie d'un foyer stable et aimant.

Le juge, Susan Denham, a néanmoins affirmé que l'enfant avait intérêt à être en relation avec son père.

Où l'on arrive à une situation étrange : le Gay and Lesbian Equality Network estime que le couple de lesbiennes ne dispose pas ici de la protection légale à laquelle il a droit, tandis que la presse gay approuve plutôt le fait que les droits du père soient reconnus.

On en est à faire une distinction entre le  « donneur de sperme » qui n'a aucun droit et le « père » qui a cru en un arrangement à l'amiable en fournissant du matériau génétique pour susciter son enfant. Le vrai problème est bien là : dans l'autorisation légale de la procréation in vitro qui permet toutes ces dérives.

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Couple de lesbiennes : la justice refuse un droit de visite.

Le juge des affaires familiales du tribunal d'Avignon a refusé de donner un droit de visite à une femme homosexuelle qui veut avoir un accès légal à l'enfant né de son ancien compagne. Celle-ci avait fait appel à un ami commun du couple pour tomber enceinte, juste avant que les deux lesbiennes ne signent un PACS. Elles avaient rompu un an plus tard, et la question de la garde de la petite fille née dans ces circonstances pour elle terribles ne s'était même pas posée, puisque sa mère biologique apparaît seule dans son état civil, côté mère. Son père biologique a pour sa part bien obtenu un droit de visite.

Curieusement, si l'on en croit l'avocat de la jeune femme déboutée jeudi, c'est la présence du père qui empêche l'octroi d'un droit de visite à l'ex-compagne, le juge estimant qu'en France un enfant ne peut avoir que deux parents, et non pas trois. Comme si le principe de la possibilité d'un droit de visite parental ne pouvait être d'emblée refusé à un partenaire homosexuel.

Alors que la loi sur le statut du beau-parent piétine (ici l'analyse de Christian Vanneste publiée sur son blog le 8 décembre), c'est une décision qui laisse quand même des portes ouvertes et dont on peut supposer qu'elle donnera lieu à une plus longue procédure.

Récemment, dans le Vermont, l'ex-compagne lesbienne de la mère biologique d'une petite fille en a obtenu la pleine garde au motif que la mère biologique lui refusait un droit de visite.

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A Copenhague, la politique de l'enfant unique sur le devant de la scène

L’ironie de la situation n’est pas mince : en fin de semaine dernière, ce sont les délégués chinois au sommet de Copenhague sur le climat qui ont porté l’affaire du contrôle de la population sur le devant de la scène, se plaignant de ce que cette « solution » (finale ?) n’ait pas jusqu’ici été au centre des préoccupations. Ironie parce que la Chine est aujourd’hui l’un des deux principaux pollueurs mondiaux – avec les Etats-Unis – et que toutes sortes d’exceptions lui sont consenties pour qu’elle s’impose encore davantage comme « l’atelier de la planète ».


Zhao Baige, vice-ministre de la Commission nationale chinoise de la population et du planning familial, citée par China Daily, assurait donc à Copenhague que la Chine avait apporté une immense contribution au bien-être global par sa politique de l’enfant unique, en empêchant 400 millions de naissances, soit 18 millions de tonnes d’émissions carbone en moins par an.

« Je ne dis pas que ce que nous avons fait est 100 % bien, mais je suis certaine que nous allons dans la bonne direction et qu’aujourd’hui 1,3 milliard de personnes en tirent le bénéfice », a-t-elle ajouté pour encourager les autres à suivre le bel exemple chinois.


Elle n’a évidemment pas évoqué les stérilisations forcées, les avortements sous la contrainte, le génocide des petites filles et toutes les horreurs qui expliquent sans doute le taux record de suicides féminins dans l’Empire du Milieu. Elle a simplement reconnu que des problèmes existent : la population chinoise vieillit, la population active se rétrécit et le manque de filles laisse prédire des difficultés encore plus importantes.

Dernièrement, le Fonds des nations unies pour la population avait levé le tabou qui a maintenu dans une certaine discrétion le propos des écologistes les plus extrêmes en prônant lui aussi une diminution de la population mondiale : voir ici et ici.

Source : Présent du 17 décembre 2009.

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17 décembre, 2009

Des pilules euthanasiques comme cadeau de Noël ?

En Australie, c'est le dernier cri (ou peut-être le dernier soupir...). Selon le Dr Philip Nitschke, promoteur de l'euthanasie et de la « pilule paisible » développée par son association Exit, les kits euthanasiques figurent déjà parmi les cadeaux de Noël que s'offriront les vieux couples australiens cette année.

Le nembutal, utilisé pour achever les animaux ets interdit pour l'usage humain, du moins en Australie. Si ce qu'a déclaré Nitschke mercredi lors d'un séminaire sur les méthodes de suicide pour les personnes en phase terminale à Tweed Heads (Australie) – comment vous tuer proprement et sans douleur – est exact, ces vieux couples ont accès à la forme liquide de la molécule qui serait ainsi importée pour être mise sous le sapin (ou pour les mettre dedans, au choix...), en attendant l'aboutissement des travaux promus par Exit sur la stabilisation du nembutal sous forme de « pilule paisible » que l'on pourra garder dans son armoire à pharmacie pendant 50 ans, sa durée de péremption.

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16 décembre, 2009

Les hommes politiques pro-avortement ne peuvent représenter les catholiques (Dom Cardoso Sobrinho)

L'évêque émérite d'Olinda e Recife, Mgr José Cardoso Sobrinho, vient d'adresser à l'auteur d'un « Catéchisme contre l'avortement », le prêtre brésilien P. David Francisquini, une lettre de félicitations où il rappelle quelques principes de base aux catholiques et aux hommes de bonne volonté. Combien d'hommes politiques en France peuvent bien nous représenter ?

Je vous propose la traduction intégrale de cette lettre :

Très révérend Père David Francisquini,


Je vous félicite pour la très opportune publication du livre Catéchisme contre l’avortement et j’espère que beaucoup de voix s’uniront à la vôtre pour proclamer avec courage que la Loi de Dieu est au-dessus de n’importe quelle loi humaine. Il est vraiment très préoccupant, le silence de tant de personnes – principalement celui des personnes qui exercent l’autorité publique – devant cette tragédie qui continue de se produire, tous les ans, dans le monde entier : l’élimination de la vie d’environ cinquante millions d’êtres humains innocents et sans défense. Le silence peut être interprété comme une acceptation tacite et peut constituer une complicité avec la pratique de l’avortement.

Les citoyens honnêtes ne peuvent collaborer – à travers leur vote démocratique – avec cette tragédie en participant à la remise de charges publiques à des candidats qui défendent l’avortement, le divorce et d’autres violations de la Loi de Dieu. De tels candidats ne peuvent représenter les catholiques ou les chrétiens, ni n’importe quel citoyen honnête.

Parmi tant de documents officiels de notre sainte Eglise, rappelons ce que dit le Catéchisme de l’Eglise catholique, texte officiel signé par le pape Jean-Paul II : « La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis l’instant de la conception. Dès le premier moment de son existence, l’être humain doit voir reconnus ses droits en tant que personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à al vie… » (n° 2270).

Très estimé Père David, je vous renouvelle mes félicitation et vous présente mes fraternelles salutations.
Dom José Cardoso Sobrinho
(La version anglaise de son inteview que j'avais recueilie pour "Présent" est ici.)

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Un film sur l'homosexualité pour les CM1-CM2

C'est approuvé par l"Education nationale... Voir ici, sur le blog de “Monde et Vie”. Et ici sur Le Salon Beige.

15 décembre, 2009

Le suicide assisté par la petite porte au Royaume-Uni

Cela fera bientôt trois mois que les médecins britanniques ont été invités à s'exprimer sur la manière dont les personnes ayant « aidé » un proche ou un patient à mourir doivent être traités par la justice. La consultation a été lancée par le plus haut responsable du déclenchement des poursuites publiques, Keir Starmer, qui a officiellement publié des directives par intérim permettant déjà de voir dans quelles circonstances on risque le plus de devoir répondre d'un tel acte devant la justice, et dans quelles circonstances le classement sans suite est l'issue la plus probable.

Un groupe de médecins chrétiens - le Christian Medical Fellowship qui regroupe quelque 4.500 médecins - vient de faire savoir que les membres de cette association ont décidé de ne pas participer à la consultation publique, affirmant qu'ils ne peuvent en conscience participer à ce débat dont l'issue la plus probable sera la lente mise en place d'une jurisprudence favorable au suicide assisté.

« Nous craignons que la publication de telles directives n'entraîne le risque très réel de conduire au fil des ans à la sanction légale de la pratique du suicide assisté. Le droit coutumier se constituerait à travers cette jurisprudence, et une loi statutaire suivrait immanquablement. La légalisation de l'euthanasie suivrait ou accompagnerait inévitablement cela. Le Parlement aura de fait été court-circuité par un processus administratif, et une telle chose ne devrait jamais se produire dans une société démocratique. »

Le Christian Medical Fellowship invoque l'exemple des Pays-Bas où le refus de poursuivre des médecins ayant aidé leurs patients à mourir a abouti à des directives et enfin à une loi en 2002. Son représentant, Peter Saunders, rappelle que l'opposition de ces médecins à l'euthanasie et au suicide assisté est une affaire de principe : « Notre certitude médicale qu'ils ne sont jamais nécessaires signifie que nous ne pouvons pas collaborer dans ce processus. »

D'emblée, en septembre, les évêques catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles avaient mis en garde contre l'idée qu'une absence probable de poursuites puisse être considérée comme exonérante, ajoutant que le projet de directives de Keir Starmer ne protégeaient ni les plus faibles, ni ceux qui crient au suicide comme un appel à l'aide, ne les grands malades. Ils dénonçaient aussi le fait que les directives proposées considèrent les proches d'une personne affaiblie, gravement malades, très âgée comme cherchant toujours à la soutenir. « Au contraire, les crimes de violence sont très fréquemment commis par une connaissance de la victime, assez fréquemment, même, par quelqu'un de sa propre famille. » Et de mettre en garde contre les dérives prévisibles de la démarche.

Le site BioEdge signale cette semaine une autre mise en garde, celle d'un expert mondial de l'euthanasie, le Pr John Keown de l'Iinstitut d'éthique Kennedy de Georgetown University soulignant que les directives proposées ne mettent pas assez en évidence le fait que l'euthanasie est un acte sérieux qui fait encourir 14 ans de prison, tout en donnant l'impression qu'il existe désormais des « exceptions » à la loi : « La justice doit être tempérée par la miséricordre et  non subvertie par elle », avertit-il.

Le document publié le 23 septembre dernier par le Directeur des poursuites publiques pour l'Angleterre et le Pays de Galles  (voir ici) commence, comme la plupart des textes de ce type, par de belles déclarations de principe sur le droit du Parlement, le maintien du caractère délictuel de l'assistance au suicide, mais rappelle aussitôt que les poursuites ne suivent jamais automatiquement tout acte désigné comme contraire à la loi. Il s'agit pour les autorités, après les enquêtes policières qui s'imposeraient, de déterminer si les poursuites sont effectivement conformes à l'intérêt public, la demande répétée d'aide au suicide et l'évidence d'une motivation compassionnelle n'étant pas suffisantes en elle-même pour les rendre sans objet.

Le document propose 16 critères militant en faveur des poursuites :

La victime était mineure - Elle était incapable mentalement de prendre une décision informée - Le désir de suicide était sujet à des variations - Il n'y avait pas de demande de suicide sans équivoque - La demande n'était pas formulée par la personne elle-même - La victime ne souffrait pas d'une maladie en phase terminale, d'un handicap sévère et incurable, d'une maladie dégénérative sévère - Le suspect pouvait n'avoir pas agi par compassion mais dans l'espoir de tirer un bénéfice de son acte pour lui-même ou un de ses proches - Le suspect avait fait pression sur la victime - La victime était en mesure de se suicider sans aide - Le suspect n'était pas l'époux, le partenaire ou un proche ami personnel - Le suspect était inconnu de la victime, apportant par exemple une information par le biais d'un site internet - Le suspect avait aidé plusieurs victimes, celles-ci ne se connaissant pas - Le suspect avait reçu un paiement - Le suspect savait que la victime voulait se suicider dans un lieu public - Le suspect était membre d'une organisation vouée à fournir un lieu où commettre le suicide.

Et voici les 13 critères ouvrant la voie au classement sans suite :

La victime avait la ferme et claire volonté de se suicider - Cette volonté était clairement exprimée auprès du suspect - La demande était personnelle - La victime souffrait d'une maladie en phase terminale, d'un handicap sévère et incurable, d'une maladie dégénérative sévère - Le suspect était mû par la compassion - Le suspect était l'époux, le partenaire ou un proche ami personnel de la victime - L'aide apportée était de petite importance - Le suspect était dans l'impossibilité physique de se suicider seule - Le suspect avait essayé de l'en dissuader - La victime connaissait les possibiltés de traitement et de soins - La victime avat déjà essayé de se suicider - Les actions du suspect portaient la marque d'une assistance apportée à regret à la victime qui insistait - Le suspect avait apporté son aide à l'enquête de police.

Suit une enquête que l'intéressé doit remplir en approuvant les critères proposés, puis en les hiérarchisant en donnant à certains d'entre eux un poids prépondérant, dans un sens ou dans l'autre.

On l'aura vu, les critères choisis par Keir Starmer sont déjà largement orientés.

Et comme d'habitude, c'est un fait divers qui a déclenché l'affaire : en l'occurrence le cas de Debbie Purdy, relativement jeune encore et atteinte de sclérose en plaques, qui a mené une bataille judiciaire pour s'assurer que son mari ne serait pas poursuivi s'il l'aidait à s'envoler en Suisse pour s'y « faire » suicider. Elle s'était plainte de ce que la loi n'était pas assez claire, et a obtenu en 2008 que soit engagée la démarche de « clarification » aujourd'hui en cours.

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14 décembre, 2009

Moins de mortalité maternelle dans les pays où l'avortement est interdit ou limité

Parfois le diable porte pierre. Le rapport annuel du Forum économique mondial sur le « l'écart entre les genres », qui voit le salut de l'humanité et de l'économie dans la stricte égalité entre  hommes et femmes sur le marché du travail, comporte un dernier chapitre sur la mortalité maternelle. Il en ressort, signale C-Fam, que les pays qui intedisent ou restreignent l'accès à l'avortement ne sont pas ceux où la mortalité maternele est la plus élevée, loin de là. Pourtant, à en croire les avocats de l'avortement légal et si possible gratuit, c'est pour la santé des femmes et pour la préservation de leur vie que l'avortement doit être imposé comme un droit.

Championne toutes catégories, l'Irlande - où l'avortement direct est toujours interdit - n'enregistre qu'un décès maternel pour 100.000 naissances (contre 8 en France... et 1.500 au Tchad). Au total, un demi million de femmes meurent chaque année en donnant la vie. Sans surprise, c'est dans les pays d'Afrique sub-saharienne que survient la moitié de ces morts maternelles, plus un tiers en Asie du Sud. On continue de nous dire que ces pays ont besoin de plus de contraception et de l'avortement légal pour commencer à se hisser au rang des pays développés, mais le fait est qu'ils ont surtout besoin d'aide aux mères et d'infrastructures médicales adéquates. Le rapport est d'ailleurs obligé de constater que "quelque 80 % des morts maternelles pourraient être évitées si les femmes avaient accès aux services de maternité essntiels et aux soins sanitaires de base.

Parmi les pays africains, le mieux placé - et de loin - se trouve être l'Ile Maurice (15 pour 100.000) où le statut de l'enfant à naître est parmi les mieux protégés et où, ajouterai-je, la régulation naturelle des naissances a été officiellement promue depuis 1963 plutôt que les pratiques contraceptives. L'Afrique du Sud, pays à l'image plus moderne mais aux lois très libérales sur l'avortement compte 400 morts maternelles pour 100.000.

C-Fam souligne également qu'en Amérique du Sud, où les chiffres varient entre 16 et 290 (en Bolivie) et 470 (en Guyane), c'est le Chili où la vie de l'enfant à naître bénéficie d'une protection constitutionnelle que le meilleur score est atteint. En Guyane, l'avortement est un « droit » quasiment sans restriction depuis 1995, observe C-Fam.

En Asie, le Népal où l'avortement est quasi totalement libre compte 830 morts maternelles sur 100.000, tandis que le Sri Lanka, dénoncé par les lobbies pro-avortement comme ayant un des systèmes les plus restrictifs au monde n'en compte que 58, à peine plus qu'en Croatie (7 pour 100.000) où l'avortement reste légal mais est devenu totalement marginalisé.

Les Etats-Unis, où les lobbies pro-avortement comme le Guttmacher Institute continuent de faire pression pour faire légaliser l'avortement au nom de la survie des femmes, comptent quant à eux 11 morts maternelles pour 100.000 naissances, se trouvant en 33e position au même rang que le Portugal ou le Belarus.

Et la Pologne, bête noire de l'Europe pour ses lois anti-avortement ? On y compte 8 morts maternelles pour 100.000

Qu'on cesse donc d'imaginer une corrélation entre la santé des femmes et le libre accès à l'avortement : les faits la démentent.

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12 décembre, 2009

A, B et C contre Irlande : le compte-rendu complet


Exceptionnellement, je vous offre ici l'intégralité des articles parus dans Présent de vendredi sur l'affaire des Irlandaises qui tentent d'imposer un « droit à l'avortement » par le biais de la Convention européenne des droits de l'homme.

Cour européenne des droits de l’homme

Offensive pro-avortement à Strasbourg

 Trois Irlandaises, « A », « B », et « C », toutes trois confrontées à une grossesse non désirée, toutes trois dans des circonstances difficiles, ayant toutes les trois pris la décision d’aller avorter au Royaume-Uni et victimes, chacune, de complications post-abortives, ont fait demander à la Cour européenne des droits de l’homme de reconnaître qu’elles avaient subi une violation de leurs droits humains du fait de l’interdiction de l’avortement en Irlande.


L’audience s’est déroulée le mercredi matin, 9 décembre ; j’y étais.


C’est une affaire non seulement symbolique, mais surtout potentiellement désastreuse pour le droit du respect de la vie que l’Irlande défend contre les vents et marées de l’européisme. Un « oui » de la Cour signifierait l’impossibilité juridique pour les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe de poser des restrictions importantes à l’avortement, en établissant que l’interprétation juste de la Convention européenne des droits de l’homme comporte un « droit » à l’avortement.


La Cour européenne des droits de l’homme est précisément chargée de vérifier la bonne application de la Convention par les Etats qui l’ont signée. C’est un rôle qu’elle a déjà exercé contre la liberté de l’enseignement en Allemagne, contre les crucifix dans les écoles publiques italiennes, et pour l’accès à l’avortement en Pologne, dans une affaire dont celle en cours est une sorte de prolongement aggravant.


LES FAITS

• « A » est une ressortissante irlandaise, déjà mère de quatre jeunes enfants. Au moment des faits, ceux-ci étaient placés par les services sociaux tandis que « A », dans une situation de grande pauvreté, suivait avec succès une cure de désintoxication alcoolique. Elle s’est trouvée enceinte à la suite de rapports avec un homme qu’elle croyait infertile. Pensant que cette nouvelle grossesse aurait un effet négatif sur ses démarches en cours avec les services sociaux pour récupérer ses quatre autres enfants, « A » décida de se rendre en Angleterre où les services de santé refusèrent de prendre à leur charge les frais de l’avortement. L’intervention fut retardée de 3 semaines, le temps de trouver un prêteur disposé à lui fournir la somme nécessaire pour couvrir les frais.

A son retour en Irlande, « A » souffrit de douleurs, de nausées et de saignements pendant quelque neuf semaines après l’avortement, mais n’osa pas consulter du fait que l’avortement y est interdit.

• « B » est également irlandaise. Célibataire, voulant éviter une grossesse à la suite de rapports sexuels, elle prit la « pilule du lendemain » mais devait apprendre que celle-ci n’avait pas empêché la grossesse. Pire : le recours à cette « contraception d’urgence » lui faisait courir le risque « substantiel », selon deux médecins consultés, que la grossesse soit ectopique, c’est-à-dire se développe hors de l’utérus, mettant en danger la vie de la mère.


(Précisons que dans ce cas les manœuvres médicales nécessaires pour sauver la mère, qui aboutiraient à la mort de l’enfant conçu mais sans intention de le tuer sont moralement irréprochables et, en droit irlandais, parfaitement légales.)

Ne voulant pas courir le risque de devenir mère célibataire ni de subir les risques d’une éventuelle grossesse ectopique, « B » se rendit elle aussi en Angleterre pour se faire avorter. Mais à ce moment-là elle savait, naturellement, que la grossesse n’était pas extra-utérine – comme l’indique d’ailleurs le sommaire de l’affaire distribué aux personnes présentes à l’audience –, sans quoi l’avortement n’eût pas été la procédure indiquée.

A son retour en Irlande, « B » devait elle aussi connaître des suites pathologiques, des saignements sous formes de caillots. Craignant la réaction des médecins irlandais, elle se rendit de nouveau en Angleterre pour se faire soigner.

• « C ». Cette ressortissante lituanienne sortait d’un cancer déclaré trois ans plus tôt. Elle était en rémission. Elle se trouva elle aussi « enceinte sans intention » mais ignorant tout de sa grossesse, subit une série d’examens contre-indiqués en ce cas, pour vérifier son état de santé. Craignant une réactivation de son cancer, elle chercha un avis médical sur les effets possibles de la grossesse sur l’évolution de sa maladie et voulut savoir en outre si les examens subis pouvaient avoir un effet néfaste sur son enfant à naître. Deux médecins consultés dirent n’être pas en mesure de donner des réponses certaines.

Elle décida donc elle aussi de se rendre en Angleterre. La grossesse étant encore à un stade très précoce elle souhaitait un avortement chimique mais cette procédure lui fut refusée au motif qu’il serait impossible d’assurer le suivi médical sur place. Elle attendit donc huit semaines, pour pouvoir subir un avortement chirurgical – qui lui, donc, n’exigerait aucun suivi ?

Le fait est que, de retour en Irlande, « C » présenta les complications d’un avortement incomplet et souffrit d’hémorragies et d’infection.

Le dénominateur commun de ces trois dossiers se trouve quand même dans l’existence de complications à la suite d’une prise de contraception d’urgence et de trois avortements réputés « sûrs et légaux », comme ils sont censés l’être en Angleterre. Cet aspect des choses n’a évidemment pas été souligné par les avocats de « A, B et C »… Il n’est pas allégué que l’une ou l’autre de ces trois femmes ait réellement été dans une situation de danger mortel ni du fait de la grossesse, ni du fait de l’avortement, mais il est clair que les réelles difficultés médicales ont été consécutives dans les trois cas à la réalisation de l’intervention.

LE COMPTE-RENDU D'AUDIENCE

On ressent comme un malaise à l’entrée de l’étrange fabrique de métal et de verre qui abrite les plus hauts « sages » des droits de l’homme. C’est une justice distante ; n’y entre pas qui veut, les visites ne sont possibles que sur réservation et en groupe. Les audiences sont certes publiques, mais il faut annoncer sa venue et attendre son inscription sur la liste des personnes agréées. Barricadés derrière des sas et des portiques de sécurité, les cerbères de service filtrent les entrées. Même les fonctionnaires de la Cour pestent devant l’affluence : ils sont obligés d’attendre avec les autres le jeu d’ouverture et de fermeture alternée des successives portes d’entrée. Les étudiants – ils sont nombreux en cette matinée de décembre à être là en voyage d’école – ont la priorité. Comme si le spectacle était plus important que l’affaire en cours…


Mais il y a de la nervosité dans l’air. N’attend-on pas une manifestation pro-vie aux abords de la Cour ? Certes, les juges n’entendront ni ne verront rien, leur anti-« saint des saints », occupant toute la base d’une colonne tronquée, est bien loin des accès aux bâtiment et des gens ordinaires. A vrai dire, peu de pro-vie ont pu faire le voyage de Strasbourg. Ils seront au bout du compte une quinzaine à porter pacifiquement, toute la matinée, des pancartes contre l’avortement, cet avortement qui « tue les bébés dont l’Europe a besoin », au pied des marches du Palais des Droits de l’Homme. Il s’y trouve quelques jeunes Français ayant pu se libérer de leurs obligations sur place ; six Irlandaises de « Youth Defense » venues exprès pour un aller-retour de 24 heures. « Il fallait que nous soyons là pour défendre le droit souverain de l’Irlande d’avoir une législation pro-vie », me dira l’une d’entre elles quand je l’interrogerai à la fin de l’audience. Dérisoire ? Mais non. Ce n’est pas le nombre qui fait le droit et encore moins la justice. Curieusement, c’est aussi l’opinion des parties au procès…

Le poids de la CEDH

Pour comprendre l’importance de cette affaire, il faut mesurer l’impact que peut avoir un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Statuant pourtant sur des cas particuliers, les juges issus des 47 pays que comporte le Conseil de l’Europe ont la possibilité d’influencer profondément le droit et son interprétation dans les pays membres puisqu’ils fixent une jurisprudence qui s’appliquera à tous. On l’a vu en France avec l’affaire de l’autorisation d’adoption demandée par une lesbienne vivant en couple : c’est la CEDH qui a donné raison à la fameuse Emmanuelle B. en 2008 ; munie de ce sésame, elle a obtenu, il y a peu, son agrément de la part d’une juridiction française après s’être longtemps heurtée à des refus. Le droit a réellement basculé sous la pression de cette « plus haute juridiction ».

Dans l’affaire A,B et C contre Irlande, la barre a été placée très haut puisque de sa propre autorité, la Cour a décidé de l’entendre dans sa formation la plus importante, la « Grande Chambre » composée de 17 juges et 3 suppléants. Contrairement à ce qui se passe lorsque les affaires sont entendues par des « Petites Chambres » (ce fut le cas pour l’affaire des crucifix en Italie), la décision rendue sera définitive, n’étant pas susceptible de cette forme « d’appel » que constitue sa réévaluation possible par la Grande Chambre. Que la procédure la plus solennelle ait été choisie d’emblée peut constituer, remarquent les observateurs sur place, un mauvais présage pour le droit de la vie, sans que cela soit certain : il peut s’agir plus simplement de l’importance accordée par la Cour a un dossier touchant à une matière extrêmement sensible et médiatisée.

Une affaire mal engagée

Au fond de la grande salle au décor parfaitement impersonnel et froid, siégeant loin du public, les vingt juges avec leurs robes au rabais entrent en file indienne, annoncés – « La Cour ! » – par un huissier habillé en pékin. Le pouvoir est entre leurs mains. Pour le commun des mortels, ce sont des inconnus, hormis peut-être le président, Jean-Paul Costa. J’ai beau lire leurs noms sur le diagramme distribué aux visiteurs – vingt noms, autant de nationalités allant de l’Arménie à l’Irlande et de l’Azerbaïdjan à Chypre, en passant par le Royaume-Uni et la Moldavie – je n’arrive pas à me défaire de m’impression de me trouver dans l’antre d’un « super-pouvoir » anonyme. L’architecture y fait certes beaucoup. Les débats se déroulent en anglais. On est à Strasbourg, mais la « francité » s’arrête là.

Ce sont les représentants du gouvernement irlandais qui ont ouvert le feu. Pourquoi parlent-ils en premier, alors qu’ils sont, techniquement, si l’on peut dire, les « prévenus » ? Sans doute parce que d’ordinaire, la CEDH n’accepte d’examiner une affaire que si tous les recours nationaux (les « remèdes domestiques » dit l’expression anglaise) sont épuisés et que dans ce cas, elle intervient à la suite d’un recours contre une décision défavorable. Ici, les recours nationaux sont inexistants.

Telle est d’ailleurs l’une des principales observations faites pour l’Irlande, par Paul Gallagher, Procureur général : ni A, ni B, ni C n’ont entrepris la moindre démarche juridique en Irlande où, pourtant, avant l’avortement, il est possible de s’adresser aux tribunaux, qui examinent en urgence les demandes d’intervention en cas de danger pour la vie de la mère, l’égale protection de la mère et de l’enfant à naître ayant été affirmée par un amendement à la Constitution. Il n’y a rien dans les dossiers : pas d’avis de médecins sur les risques auxquels elles disent avoir été confrontées, pas de jugement, pas l’ombre de commencement d’une preuve d’application des lois et de la Constitution irlandaises dans un sens trop restrictif et défavorable, comme elles l’allèguent, pas de faits ! Uniquement des sentiments, la « peur » de subir la « honte », la « stigmatisation », la « répression »…

L’affaire est décidément très mal engagée sur le plan juridique et c’est ce qui me fait croire que la CEDH ne peut donner raison aux requérantes, et qu’elle peut même rendre une telle décision non défavorable à la vie en s’en tenant simplement à une appréciation technique.

Mais si elle juge autrement, si elle fait droit aux demandes d’A, B et C on saura qu’il se sera agi d’une décision véritablement idéologique, engagée… Et il faudra que cela se sache. Qui le dira, sinon Présent ?

Paul Gallagher avait d’emblée souligné, rappelant la jurisprudence de cette même Cour mais aussi l’avenant au traité de Lisbonne qui permet à l’Irlande de rester souveraine quant aux questions relatives au respect de la vie, que « l’approche irlandaise est internationalement reconnue et respectée ». La diversité des législations et des normes nationales est inscrite dans le texte même de la Convention européenne des droits de l’homme : ici, au contraire, « on cherche l’alignement de la loi irlandaise sur celle d’autres pays contractants ». Pour Gallagher, au détour de l’action entreprise pour « A, B et C » c’est une véritable actio popularis qui est menée, visant à peser sur le droit souverain d’un pays membre en faisant de la CEDH un « forum politique » – alors que, référendum après référendum, les Irlandais ont rejeté la légalisation de l’avortement.

Cet aspect fut rappelé par le principal conseil de l’Irlande dans cette affaire, Me O’Donnell. Il souligna que l’avortement reste en général pénalisé dans la plupart des pays s’il n’est pas pratiqué dans les conditions légales. Et dénonça la démarche des requérantes qui invoquent un sondage d’opinion irlandais favorable à l’« IVG » à l’appui de leur demande : « Le consensus international et les sondages d’opinion sont l’antithèse de la protection des droits qui doivent parfois être interprétés contre la volonté populaire. »


Ce que veulent A, B et C

Il m’a semblé, en écoutant les deux avocates d’A, B et C que leur démarche peu juridique était en réalité consciente et organisée. Comme toujours dans les manœuvres de légalisation de l’avortement, on choisit des cas où la misère et les difficultés exceptionnelles sont mises en avant, exploitées (lire à ce sujet L’affaire Jane Roe de Daniel Hamiche) : le but étant de tordre le droit, il est plus intéressant de le faire d’emblée. Donc, Me Julie Kay – au fort accent américain – est venue expliquer comment ses clientes n’avaient pas les moyens, ou pas le courage de se frotter aux institutions irlandaises tellement inhumaines : la CEDH devra le reconnaître et, en quelque sorte, condamner tout le système d’un seul tenant. (Au fait, comment ont-elles eu le moyen d’engager cette coûteuse procédure devant la CEDH ?)

A, B et C se plaignaient, donc, à travers la voix de leurs conseils militants, d’avoir subi des atteintes à leur droit de vivre (pour « C »), d’être victimes d’une législation qui les « stigmatise » et les « humilie » ; elles faisaient valoir que la loi nationale irlandaise sur l’avortement manque de « précision » et que l’expression constitutionnelle « enfant à naître » est trop « vague », et enfin qu’elles avaient dû subir le « coût excessif » et le « traumatisme » d’un voyage à l’étranger pour avorter.

Anonnant sa plaidoirie, Julie Kay parla de « sentiments », de « peurs », de la « clandestinité » à laquelle avaient été acculées ses clientes. Mais elle l’acheva en martelant une récente résolution du Conseil de l’Europe en faveur de l’avortement, la démarche du Commissaire aux droits humains qui en 2007 était allé prêcher l’avortement légal à l’Irlande… C’est bien cela, ainsi que la décision favorable à l’avortement rendue par la CEDH en 2007, mais dans un cas d’appréciation individuelle (Tysiac contre Pologne), qui laisse craindre le pire dans cette affaire qui pourrait devenir le Roe v. Wade européen.

Affaire tellement cruciale que trois associations pro-vie ont pu soumettre des conclusions à la Cour en tant que « tierces parties ». A l’image du mécanisme des « amicus briefs » qui aux Etats-Unis permet à des personnes morales ou physiques qui ne sont pas directement parties à l’affaire d’y apporter l’éclairage de leur expertise, cette démarche a permis au Centre européen pour la loi et la justice (ECLJ), à la Société pour la protection des enfants à naître britannique (SPUC) et à l’Alliance Defence Fund de soumettre aux juges une argumentation très serrée qui avertit les juges du fait qu’en accédant à la demande d’A, B, et C ils créeraient de toutes pièces un « droit à l’avortement » qu’aucun instrument international ne reconnaît ni n’impose. Nous en reparlerons.

Mais retournons dans la salle d’audience. Les plaidoiries sont terminées, les juges ont repris leur file indienne pour quitter les lieux, requérants et défendeurs se lèvent et se saluent. Julie Kay s’est levée, se retourne. Mon intuition se confirme. Julie Kay est enceinte. Visiblement très enceinte. Comment a-t-elle pu plaider pour la mort de l’enfant à naître ?

Autre détail, plus souriant : c’était mercredi la fête de saint Juan Diego, le voyant de Guadalupe, où Notre Dame apparut enceinte ce qui fait d’elle la protectrice des enfants à naître.

La date de publication de l’arrêt de la Cour n’a pas été précisée mais n’aura certainement pas lieu avant une dizaine de semaines.


 
Articles parus dans Présent du Vendredi 11 décembre 2009


Huit pères de famille russo-germaniques emprisonnés pour refus d'éducation sexuelle à l'école

Quelque huit pères de famille baptistes russo-germaniques, rapporte LifeSiteNews, ont été condamnés à des peines de prison à Salzkotten, en Allemagne, pour avoir refusé que leurs enfants assistent aux cours d'éducation sexuelle organisés dans les écoles primaires de leurs enfants et pour les avoir empêchés de participer à une production théâtrale intitulée Mein Körper gehört mich (Mon corps est à moi) qui, sous couleur d'alerter les enfants sur les abus sexuels, leur fait intégrer la notion que tout ce qui leur est sexuellement agréable est bien et leur enseigne le comment des relations sexuelles.

Dans un premier temps, les familles avaient été frappées de lourdes amendes qu'elle avaient refusé de payer parce que ces amendes avaient été prononcées sous la forme de « Bussgeld », littéralement « argent de la repentance » qui indique de la part du payeur une forme de « contrition » par rapport au délit. Les huit familles ont estimé que le paiement de ces amendes constituerait une reconnaissance de culpabilité.

Les pères de familles en question viennent d'être condamnés à de courtes peines d'emprisonnement ; l'un d'entre eux a déjà passé sa période de 7 jours derrière les barreaux et a été relâché.

C'est une loi du Troisième Reich qui rend les parents punissables s'ils ne scolarisent pas leurs enfants et l'école à la maison subit une interdiction généralisée.

Les familles de Salzkotten sont défendues par un groupe chrétien, International Human Rights Group, et par un organisme allemand de défense des parents qui font l'école à la maison, SchuzH. Leur combat est fondé sur le droit des parents de choisir l'éducation de leurs enfants et de leur transmettre les valeurs philosophiques et morales qui sont les leurs. Ils insistent sur leur droit particulier et antérieur à celui de l'Etat de choisir d'éduquer leurs enfants à la chasteté.

On peut lire la requête qui est en cours de présentation devant la Cour européenne des droits de l'homme au nom d'une des familles sur le site de l'Alliance Defense Fund (en anglais), qui donne beaucoup de détails.

Dans une affaire voisine déjà venue devant la Cour européenne des droits de l'homme (affaire Konrad contre Allemagne) la CEDH jugeait en septembre 2006 que l'Allemagne pouvait à bon droit interdire l'école à la maison et les écoles de parents - y compris moyennant le recours à la force publique - au nom du « pluralisme » et du « respect des convictions religieuses » (celles des autres). « Considérant le pouvoir de l'Etat moderne, c'est avant tout à travers l'enseignement d'Etat que ce but doit être atteint », avait-elle assuré, pour la « préservation de la société démocratique ». J'avais longuement commenté cette décision dans Présentdu 6 octobre 2006.

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La loi sur l'avortement a passé la barre de la Commission parlementaire espagnole de l'Egalité

On fait état dans la presse française d'amendements qui rendraient la loi proposée par le gouvernement Zapatero un peu moins favorable à l'avortement. Les Espagnols pro-vie en sont moins convaincus.

Certes, la formule amendée ne prévoit plus que la mineure de 16 ans révolus puisse systématiquement se passer du consentement de ses parents pour avorter. En définitive, il suffira de prévenir un seul des parents. Et encore cela ne sera-t-il pas obligatoire si la jeune fille peut faire état de « danger certain de violence familiale, de menaces, coercicitions, mauvais traitements, de désarroi... » En fait, ce sont les nationalistes basques qui ont voulu rétablir les droits l'autorité parentale. Et en définitive, derrière son rétablissement partiel l'exception est déjà opérationnelle pour éviter de toute façon son respect.

D'autre part, les médecins et infirmières auront droit, aux termes du texte amendé, à l'objection de conscience, mais individuelle seulement, afin d'éviter que des services hospitaliers en bloc ne refusent de pratiquer des avortements. L'objection se fera par déclaration écrite. Pour les négociateurs socialistes, c'est une demi-concession : il s'agit d'assurer que les femmes n'aient pas à s'éloigner de l'hôpital de leur région pour obtenir un avortement. L'avancée pour les droits de la vie s'avère bien minime.

On apprend en outre (via COPE : vidéo incluse) que lesdites négociations se sont passées dans des conditions ahurissantes : personne n'avait l'air au courant de ce que le texte amendé disait exactement, on se repassait les feuilles, on parlementait à voix basse pour obtenir des éclaircissements... Jusqu'à ce que Carmen Calvo, à la tête de la Commission de l'Egalité, sonne la fin des bavardages en affirmant qu'on ne débate plus puisque des débats, il y en avait eu bien assez précédemment. Savent-ils au moins ce qu'ils ont voté ?

Les minimes toilettages de la loi ne doivent pas cacher son image d'ensemble, qui est de faire de l'avortement un droit absolu de la femme, qui impose l'éducation sexuelle dès 6 ans, qui fait progresser l'Espagne sur la voie de la barbarie. Elle prévoit notamment que médecins, infirmières et tous ceux se préparant à des carrières sanitaires devront au cours de leur cursus de formation apprendre comment se pratique un avortement. Furieux, les Médecins pour la vie, l'association Nasciturus et les Universitaires pour la vie ont appelé à une manifestation pacifique devant l'université Complutense lundi à 14 h. Ils affirmeront que la communauté universitaire rejette le fait qu'on veuille légalement obliger médecins et infirmières à étudier comment se pratique l'avortement, et attireront l'attention sur le fait que la loi instituera de fait une « liste noire » des objecteurs de conscience.

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11 décembre, 2009

Le secrétaire de la Conférence des évêques d'Espagne estime que l'avortement doit rester un délit

Voici la retranscription traduite des propos de Mgr Juan Antonio Martinez Camino lors d'une conférence de presse, aujourd'hui, évoquée par le Forum catholique et Le Salon beige : où l'on voit que le secrétaire général de la Conférence des évêques d'Espagne, son représentant officiel en l'occurrence, ne pratique pas la langue de bois.

« Oter la vie à un être humain innocent, c’est quelque chose qui l’on ne peut jamais admettre moralement. Et les lois ont l’obligation de protéger ce droit-là aussi. C’est vrai : le péché gravissime de l’avortement est bien un péché. Et il faut le dire : c’est vrai, le péché est une chose, le délit en est une autre. Et c’est vrai, tout ce qui est péché ne doit pas nécessairement être aussi un délit. Cela est vrai aussi…


« Mais… On ne peut comprendre comment le fait d’ôter la vie à un être humain innocent, quelque chose qui porte atteinte de manière si substantielle à la dignité et aux droits fondamentaux de l’être humain, pourrait ne pas être en même temps un délit.

« (…) Pour poser la question un peu différemment : une législation civilisée peut-elle considérer que le fait d’ôter la vie à un être humain innocent n’est pas un délit ?


« Dans ce cas, dans ce cas du très grave péché qu’est l’avortement, il s’agit bien d’une situation qui ne peut être légalement justifiée.

« Ce projet de loi constitue une grave régression par rapport à l’actuelle législation de dépénalisation qui est déjà en elle-même injuste. Ce projet de loi aggrave encore davantage la situation. Il déprotège encore davantage les droits de ceux qui vont naître.


« Ce projet de loi, malheureusement, s’inscrit dans ce contexte de politiques contraires à la vie humaine, de politiques qui ne favorisent pas le droit à la vie. Pire : elles donnent cours légal aux graves atteintes portées contre lui. »
Source (avec liens vidéo et audio) : COPE.

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10 décembre, 2009

CEDH : A,B,C contre Irlande, une affaire mal engagée

Voici quelques points forts de cette audience qui s'est déroulée mercredi matin devant la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme. Reportage complet dans Présent daté de demain et déjà disponible en ligne pour nos abonnés.

• Les trois requérantes, restées anonymes, qui estiment avoir été contraintes d'aller avorter au Royaume-Uni pour éviter le poids d'une législation qui les « stigmatise » et les « humilie », ont essayé de faire valoir à travers la voix de leurs deux conseils leur opinion selon laquelle la loi irlandaise sur l'avortement manque de « précision » et que l'expression l’expression constitutionnelle « enfant à naître » est trop « vague », personne ne sachant définir quand commence la vie...

• Chacune des requérantes a subi des complications après l'avortement : saignements, infections, douleurs... Chacune dit avoir eu peur de consulter en Irlande du fait de l'interdiction de l'avortement. Leurs avocats assurent que les médecins ne les auraient pas aidées avant pour attester des risques pour leur vie qu'aurait entraînées une grossesse - cas où, en Irlande, une intervention ayant pour conséquence mais non pour but recherché la mort de l'enfant à naître est permise. Les médecins risquent la prison à vie !, assura ainsi Me Julie Kay. En fait, de mémoire d'homme vivant, aucun médecin n'a jamais été poursuivi pour avoir donné son avis médical dans une telle affaire et les directives irlandaises sur l'assistance médicale aux femmes prévoient expressément que celles souffrant de suites post-abortives doivent être soignées avec humanité et compétence.

• En fait le dossier d'A, B et C est vide. Elles n'ont pas « épuisé les recours » comme l'exige la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Elles n'ont apporté aucune preuve de l'absence de solutions à leurs problèmes. Aucune attestation de refus d'un médecin, aucune décision de justice. C'est la première et même la seule chose que devraient constater les juges pour déclarer la demande irrecevable. Le fera-t-elle ? C'est toute la question : juger en droit, ou juger en idéologues.

• Dans la jurisprudence Tysiac, une Polonaise a déjà obtenu des indemnités pour ne pas avoir pu avorter, mais dans son cas les juges ont considéré que les médecins polonais n'avaient pas correctement appliqué les procédures prévues pour la loi polonaise en vue d'un avortement légal. Ici c'est la loi irlandaise elle-même qui est contestée, à travers des cas choisis précisément en raison du contournement de la loi qui est leur dénominateur commun. C'est certainement une manœuvre du lobby de la culture de mort.

• Les conseils de l'Irlande (avocat général, principal conseil) ont mis en avant le fait que dans certains cas l'avortement est possible en Irlande (danger pour la vie de la mère) et ont également souligné que peu à peu les directives concernant la possibilité d'avorter à l'étranger et l'information qui peut être fournie à cette fin permettent aux femmes d'exercer leur droit. C'est peut-être une argumentation tactique, mais elle m'a paru décevante et même risquée...

• Julie Kay, avocate de A, B et C était... enceinte ! Visiblement enceinte. Je n'arrive pas à comprendre - psychologiquement - comment elle a pu plaider dans cet état pour la mise à mort légale de l'enfant à naître...

• C'était mercredi la saint Juan Diego, le voyant de Guadalupe ? Un signe ? En tout cas un appel à la prière...

• L'arrêt de la cour sera rendu par écrit, pas avant 10 semaines au moins.

• Intervenant comme tierces parties, ECLJ, Alliance Defense Fund, et SPUC ont présenté de très intéressantes conclusions conjointes, œuvrant ainsi efficacement pour que la voix de la vie soit entendue dans une affaire qui comporte le risque d'affecter le droit des 47 pays parties à la Convention européenne des droits de l'homme. Honneur à ces organisations remarqubles !

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09 décembre, 2009

Cour européenne : j'étais à l'audience ABC c/ Irlande

Trois jeunes femmes « contraintes » d'aller avorter au Royaume-Uni poursuivent la République d'Irlande pour violation de leurs droits humains.

J'étais ce matin à l'audience. Reportage complet demain dans Présent.

Devant les bâtiments de la Cour européenne des droits de l'homme, une quinzaine de jeunes, dont six venus spécialement d'Irlande représentant la dynamique association « Youth Defence », ont manifesté toute la matinée, portant des pancartes contre l'avortement :

« L'avortement tue les bébés dont l'Europe a besoin... »

L'affaire des requérantes irlandaises me paraît mal engagée. Hélas, ce n'est pas une assurance de succès pour les pro-vie...

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08 décembre, 2009

Pays-Bas : euthanasie acceptée pour une affection non terminale

Un médecin spécialiste de la pratique de l'euthanasie en Belgique, le Dr Marc Cosyns, a bénéficié d'un non-lieu de la part du juge d'instruction qui instruisait une plainte l'accusant de meurtre sur la personne d'une femme de 88 ans qu'il avait mise à mort à sa demande en janvier 2008. Le juge a décidé que le médecin avait correctement suivi toutes les procédures et respecté les conditions pour pouvoir pratiquer une euthanasie légale.

Mais il y avait une originalité dans cette affaire : sa patiente n'était nullement en phase terminale. Son propre médecin de famille s'était clairement opposée à la demande d'euthanasie ; c'est pour cela qu'elle avait pris rendez-vous avec le Dr Cosyns pour lui faire part de ses « souffrances insupportables ».

Le fils de la vieille dame avait, du coup, porté plainte.

Le juge d'instruction n'a pas voulu l'entendre, à la grande satisfaction du Dr Cosyns qui voyait cette accusation de meurtre comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête (il n'en souffrait pas assez, toutefois, pour demander lui-même une piqûre létale...), et il a commenté :

« Aussi bien chez les patients que chez leurs proches, il existe encore bien des malentendus à propos de l'euthanasie en cas d'affection non terminale, mais on peut bel et bien la faire. »
Source : www.rorate.com.

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Ça ne s'invente pas : les hétéros, les LGBT et la crise

C'est une très sérieuse étude marketing réalisée par l'institut Harris-Interactive avec Witeck-Combs Communications qui nous le dit : alors que les informations sur la crise économique continuent de faire la une des informations, 34 % des foyers « lesbiennes-bi-gay-trans » estiment que la situation financière de leur foyer va s'améliorer dans les six prochains mois, contre 17 % des couples « hétérosexuels ». En mars, les pourcentages étaient de 25 % pour les LGBT, contre 19 % pour les « hétéros ».

Pour les courses de Noël, c'est bingo encore pour les LGBT qui sont 29 % à prévoir des dépenses en augmentation par rapport à l'année dernière contre 9 % des adultes « hétérosexuels ». 35 % des LGBT espèrent faire des économies grâce aux soldes et promotions, contre 65 % des « hétéros ». Plus radins, ces derniers ? Je n'y crois pas...

Qu'est-ce que tout cela veut dire, alors ? Pas grand-chose, bien sûr, si ce n'est que les couples LGBT sont considérés comme une cible de marketing intéressante du fait de leur pouvoir d'achat plus élevé. Quoique... Wesley Combs, président de Witeck Combs a fait observer que sa société « reconnaît évidemment que les foyers LGBT ne sont pas plus aisés que les autres » – mais il encourage les partisans du « marketing intelligent »  qui savent répondre au « pouvoir d'achat LGBT » à profiter de leur optimisme pour être aux premières places devant leurs concurrents à la fin de cette saison des fêtes.

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Pas assez “multiculti” : à La Haye, la Haute école se passe de sapin...

C'est Noël, mais chut !, il ne faut surtout pas que ça se sache... A la Haute école de La Haye (Haagse Hogeschool), établissement de prestige aux Pays-Bas, la direction s'est aperçue cette année que le corps professoral compte 12 % de « non-Occidentaux », tandis que 30 % des étudiants viennent eux aussi de régions non... Non chrétiennes, bien sûr. Mais ça ne se dit pas non plus.

Eh bien, la direction a donc renoncé cette année, comme elle le faisait jusqu'à Noël dernier, pourtant, à décorer son hall central d'un beau sapin, qui « ne cadre pas avec le caractère international et divers de l'école ». A la place, des guirlandes en papier et des loupiotes électriques, censées illustrer le thème central des fêtes, « chaleur et lumière » (ça ne s'invente pas !) ont du mal à convaincre les étudiants.

Ils ont même été tellement mécontents que certains veulent aller acheter un sapin de leur poche pour décorer l'entrée de leur école. Miracle : le service de communication de l'établissement a fait savoir que cela ne poserait pas de problème, ajoutant que personne ne s'était attendu à une telle agitation : « Apparemment, les étudiants sont quand même plus traditionnels que nous ne le pensions... »

Exit donc le politiquement correct. Mais point trop. Puisque la crèche, qui donne sa raison d'être au sapin, n'est même pas envisagée !

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Le cardinal de Madrid Rouco Varela prêche pour la vie en la vigile de l'Immaculée Conception

C'était dans la cathédrale de la Almudena, hier soir.

Extraits :


« La vie est un don de Dieu depuis les débuts de la Création, don récupéré et restaure dans toute sa vakeur par l'offrande de son Corps et de son Sang faite par amour par le Fils de Dieu et le Fils de Marie au Père de toute miséricorde. La vie que reçoit l'homme de manière sacrée et gratuite par la création, apparaît aujourd'hui à la lumière de Jésus-Christ, rédempteur de l'homme, comme un don pour vivre la plénitde de l'amour qui mûrit dans le temps et fleurit glorieusement dans l'éternité : comme l'amour le plus grand qui vainc véritablement et radicalement la mort ! Méconnaître, déprécier, maltraiter et éliminer physiquement la vie de l'homme, quelle que soit la situation où il se trouve depuis le moment de sa conception jusqu'à celui de sa mort naturelle, implique la méconnaissance, le rejet et la destruction du don de la vie dans sa totalité. Cela signifie rejeter le Christ, l'Auteur de la nouvelle vie. Cruelle version contemporaine du péché originel... Une radicalisation suprême du refus de Dieu, dans la rébellion contre Lui.


« Que peut-il arriver dans l'avenir à une société qui accpete l'avortement et le facilite, qui se laisse dévoyer vers la pente inhumaine et immorale de l'euthanasie, si ce n'est de devenir une bien mal nommée civilisation où la mort triomphe sous toutes ses formes ? »


Appelant tous les présents à dire un « oui inconditionnel » à l'Evangile de la Vie, le cardinal Rouco Varela a terminé son homélie en reprenant la prière de Jean-Paul II qui clôt Evangelium vitae, présentée ainsi :

« La célébration de la solennité de l'Immaculée conception en cette année 2009, qui se trouve immergée dans une situation profondément critique, pas seulement sur le plan économique, mais aussi culturelle, morale et religieuse; exige des chrétiens, et spécialement des jeunes et des familles, d'abord un engagement sérieux, cohérent et courageux pour la vie, et ensuite le recours fréquent et persévérant à la prière dirigée et confiée à l'amour maternel de Marie la Toute Sainte, notre Mère, Vierge Immaculée et très pure, Mère de la vie. »
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Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 jan...