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22 mars, 2012

« Blâme » pour l’instituteur de Morsang-sur-Orge. Et une scandaleuse occultation médiatique !

Un simple blâme, c’est la seule sanction qui frappe l’instituteur de Morsang-sur-Orge pour avoir lu une scène de viol particulièrement abominable à des enfants âgés de 9 à 11 ans en classe de CM1-CM2, à l’école Cachin.

Cette sanction disciplinaire, au caractère de « réprimande », sera inscrite pendant deux ans au dossier de l’enseignant, avant d’en disparaître, et elle n’entraîne aucune conséquence négative. Elle permet à l’enseignant de conserver tous ses avantages. Et de rester à son poste. Ainsi l’a indiqué mardi l’inspecteur d’académie de l’Essonne, Christian Wassenberg, au Parisien, qui publie cela sous forme d’écho laconique. Une concertation avec les « parents indignés », ajoutée au fait « qu’il n’y avait pas d’autre élément négatif au dossier », a permis que l’éloignement du professeur de l’école en question ne soit pas jugé « utile ».

Fermez le ban.

L’affaire qui avait agité les médias nationaux au retour des vacances de février reçoit ainsi un enterrement de première classe. Même les quelques lignes que lui consacre la presse locale gardent un silence absolu sur le nom et la fonction de l’instituteur blâmé. Or il s’agit de Pascal Noury, maire DVG de Morangis.

Pourquoi ce silence ? Pourquoi cette occultation ? Au moment où l’affaire a pris une dimension nationale, on n’a lu cette information qu’une fois, dans Le Parisien, puis elle a disparu pour n’être plus évoquée désormais que dans des blogs… et dans Présent. Et cela continue. Le black-out fonctionne. Tout est minimisé.

Pourtant ce n’est pas rien. Pascal Noury a lu à haute voix, devant des gamins de l’école primaire, la première version de Betty Coton de Corinne Albaut publiée chez Actes Sud en 2005. Histoire de négriers et d’esclavage à l’écriture volontairement brutale. Les enfants sont rentrés chez eux traumatisés après avoir entendu – dans les moindres détails crus – comment l’héroïne, Badi, était contrainte par son jeune maître blanc à des attouchements sexuels, avant d’être violée et mutilée avec un coupe-papier.
Pascal Noury est père de famille et grand-père. Il est maire d’une ville de 12 000 habitants. Costume-cravate, carrière politique assortie de quelques gratifications. Sa position de maire lui donne accès à une rémunération brute de 2 470,95 euros par mois. Il est actuellement 6e vice-président de la communauté d’agglomération Europe-Essonne, chargé du développement économique. Il détaille lui-même sa carrière sur le site de « Morangis pour tous 2009 » :

« Après avoir exercé le métier d’instituteur puis de directeur d’école pendant 25 ans, il est devenu conseiller au cabinet du ministre de l’enseignement professionnel puis du ministre du logement en charge des relations avec les parlementaires et les élus locaux. Après une année chez un bailleur privé de la Région Nord Pas-de-Calais, en qualité de chargé de mission pour les questions de sécurité et des projets relevant de la politique de la Ville, il souhaite revenir en Essonne où il devient conseiller technique au cabinet de Michel Berson, président du Conseil Général. A ce poste, il suit pendant trois ans, les dossiers de l’aménagement du territoire, des contrats avec les communes, de l’environnement et des déplacements. En novembre 2006, (…) il prend la fonction de directeur du projet de rénovation urbaine de la Ville d’Epinay-sous-Sénart. »

Que fait donc Pascal Noury à l’école Cachin de Morsang-sur-Orge, outre y lire des scènes pornographiques à des enfants de moins de 11 ans ? Il y a repris son premier métier, à quart-temps semble-t-il, sans doute – suppose-t-on – pour conserver des avantages acquis en tant que fonctionnaire de l’Education nationale. Cela ne lui sera pas enlevé. Quoi qu’il ait fait.

L’an dernier, Philippe Isnard s’est trouvé dans une situation qui n’est pas sans rapport. Il avait montré à des élèves de seconde, dans le cadre d’un de ces débats de société qu’il est tenu d’organiser, un film montrant des « produits d’avortement ». Une cabale avait été montée contre lui par des parents proches du Planning familial. En mars dernier la sanction est tombée : révocation sans indemnités, sans chômage, sans retraite, sans rien.




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06 août, 2010

Espagne : guide le l’objection de conscience

Moins d’un mois après l’entrée en vigeur de la loi d’avortement en Espagne, quatre organismes pro-vie ont publiquement présenté le premier « Guide d’objection de conscience sanitaire à l’avortement » qui veut venir en aide à tous les personnels de santé qui peuvent être impliquées dans une affaire d’avortement légal. Réalisé par le Centro Juridico Tomas Moro, l’Association nationale pour la défense de l’objection de conscience, Derecho à Vivir (Droit de vivre) et HazteOir.org, le guide arrive à point alors que plusieurs communautés autonomes d’Espagne ont déjà cherché à entraver les droits de professionnels qui se refusent en conscience à participer au massacre de dizaines de milliers d’êtres humains.

L’une des principales difficultés vient de ce plusieurs catégories de professionnels ne savent pas si elles peuvent légalement invoquer leur droit à l’objection de conscience alors qu’elles sont appelées à y coopérer : médecins, anesthésistes, travailleurs sociaux et fonctionnaires administratifs…

Aux deux groupes de personnes traditionnellement présentées comme les victimes de l’avortement, les enfants à naître et leurs mères, le guide en ajoute un troisième : celui des services médicaux forcés légalement à collaborer à la mise à mort de milliers d’êtres humains innocents.

Pour Javier Perez-Roldan, du centre Thomas More, il ne peut être question d’avoir à figurer sur une liste centralisée par l’Administration, chaque professionnel de santé, quelle que soit sa catégorie, devant se contenter d’avertir sa hiérarchie sur son lieu d’intervention habituelle. Sans quoi on tombe dans l’écueil de l’établissement de listes noires…

Le guide lui-même est un modèle de clarté. Il pointe les obscurités de la loi, qui définit un délai d’avortement de plein droit de 14 semaines sans préciser le mode de calcul de la période – ce qui aboutit à une insécurité juridique. D’autant que le délai peut être allongé jusqu’à 22 semaines en cas de « danger pour la mère ». La loi, ajoute le guide, institue l’avortement eugénique puisque les défauts génétiques ou maladies graves rendent l’avortement possible jusqu’au terme, mais toujours dans le flou puisque rien ne permet d’identifier ces maladies jugées « extrêmement graves ou incurables ». Incertitude encore lorsque la loi exige l’information des parents d’une mineure de 16 ou 17 ans mais permet de s’en passer en cas de conflit grave ou de désarroi chez la jeune fille.

Le Guide rappelle que le Guide d’éthique médicale européenne, approuvé le 6 janvier 1987, affirme :

« Il est conforme à l’éthique que le médecin, en raison de ses convictions personnelles, se refuse à intervenir dans des processus de reproduction ou dans des cas d’interruption de la gestation, ou des avortements. »

Le code d’éthique et de déontologie médicale espagnol n’est pas moins explicite, qui en son article 24 reconnaît qu’il faut « traiter l’être humain embryon-fœtus selon les mêmes lignes directrices éthiques, y compris en ce qui concerne le consentement éclairé des parents, que celles qui s’appliquent aux autres patients ». Et de rappeler que la loi de 1985 qui avait dépénalisé l’avortement en Espagne se bornait à dispenser les médecins des sanctions statutaires lorsqu’il exerçait cet acte dans le cadre de la loi.

Après une définition conceptuelle est juridique de l’objection de conscience, le guide rappelle que ce droit est garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 18), par la Convention européenne des droits de l’homme (art. 9) et par la Constitution espagnole (art. 16). Un droit éminemment « démocratique » qui est directement lié à la liberté religieuse et qui comme elle ne nécessite aucune habilitation légale pour pouvoir être exercé. Comme le confirme d’ailleurs la jurisprudence du Tribunal suprême comme des codes de déontologie des professionnels de la santé, qui étendent ce droit aux affaires de transplantation d’organes.

« L’objecteur éprouve à l’égard des actes qu’il rejette en conscience une répugnance morale profonde, au point que le fait de se soumettre à ce qui lui est ordonné ou demandé, équivaudrait à trahir sa propre identité et sa propre conscience, à entacher sa dignité d’agent moral. »

Le guide ajoute que les multiples affirmations de non-discrimination à raison de la race, la nationalité, l’orientation sexuelle, etc., et la religion ou l’opinion, protègent aussi les objecteurs de conscience par rapport à l’avortement.

Qui donc peut exercer ce droit ? Eh bien, l’objection de conscience étant un droit fondamental reconnu par les conventions internationales, la Constitution espagnole au nom de la liberté de penser et de la liberté religieuse, « quiconque intervient dans n’importe laquelle des étapes qui conduisent à l’avortement ».

Le guide répertorie également les textes juridiques nationaux et internationaux permettant de refuser la délivrance de la pilule du lendemain ou le diagnostic pré-natal.

Si la nouvelle loi espagnole oblige à consigner l'objection de conscience par écrit, le Guide signale que rien n'est dit sur le lieu ou la manière, et elle ne devrait pas être obligatoirement annoncée par avance ; cependant il est recommandé de la faire mais uniquement auprès de la direction de l'hôpital ou du centre d'assistance où l'on travaille ; on recommande aussi de s'adresser au collège professionnel dont on dépend pour se renseigner.

Que faire de positif ? Le guide recommande de ne pas se priver de donner des informations sur les risques de l'avortement et sur les aides et soutiens qui existent pour permettre de sauver la vie des enfants conçus ; il faut aussi travailler avec les organisations pro-vie et les soutenir.

Enfin le guide rappelle que la défense de la vie est l'affaire de tous ; et que les parents ont le droit et le devoir de donner un enseignement conforme à leurs convictions : pour cela aussi l'objection de conscience est valable.

Source : HazteOir. Le lien vers le PDF du Guide est à la fin du message en lien.

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04 juin, 2010

Les parents des classes de collège de Saint-Projet à Bordeaux sommés d'inscrire leurs enfants ailleurs

C'est une information de l'AFP reproduite par La Croix, ici.

L'enseignement a été jugé « lourd de carences » en histoire et en sciences, notamment en sciences de la vie.

Les élèves n'auraient pas les moyens d'avoir un regard critique sur l'histoire (parce qu'ils le sont dans le cadre de l'enseignement obligatoire et officiel ?). Quant aux sciences de la vie, notamment en 4e et 3e, ils comportent au programme l'étude de la sexualité et de la reproduction humaine sous l'angle de la contraception, de l'avortement, de l'évitement d'enfant et de la fourniture d'adresses de planning familial.

Cela fait quelque temps que les exigences en matière de respect des programmes, de la laïcité et de la pensée unique sont inscrites dans la loi. Ces dispositions légales, je l'ai toujours pensé, constituent une bombe à retardement contre les droits des parents de choisir une éducation en conformité avec leur foi et leurs convictions.

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13 février, 2010

Linz en Autriche : le pouvoir des fidèles

Un groupe de catholiques de Linz, en Autriche, a obtenu le licenciement du directeur de la communication et porte-parole du diocèse, Ferdinand Kaineder, qui s'était distingué en diffusant dans le cadre de son rôle officiel, en 2006, un CD sur la sexualité destiné aux jeunes. Le CD offrait des informations sur l'accès aux produits contraceptifs et renvoyait vers de sites faisant la promotion de l'avortement. Il a été distribué à 15.000 jeunes.

Cette information de la journaliste Hilary White de LifeSite montre que la mobilisation de la « base » peut être payante...

En l'occurrence, c'est la création d'une « Initiative de prière fidèles à l'Eglise » dès octobre 2006, après la sortie du CD de Kaineder, qui a fini par conduire les autorités d'un des diocèses les plus progressistes d'Europe a désavouer son porte-parole. Il a suffi de l'action concertée de quelque 350 paroissiens qui ont décidé de verser leur contribution fiscale destinée à l'Eglise non au duicèse, mais sur un compte en séquestre dont ils n'entendaient reverser les fonds au diocèse qu'après la démission ou le licenciement de Kaineder. Sur les 50.000 euros gardés une partie a été transférée au diocèse, le restant des fonds ayant été réparti parmi des mouvements pro-vie.

Kaineder a été retiré du poste de porte-parole en juillet dernier, mais tout en conservant son salaire et un titre de directeur émérite de la communication du diocèse de Linz. Ce n'était donc pas un désaveu ; d'ailleurs l'évêque du diocèse, Mgr Ludwig Schwarz, était toujours critiqué pour n'avoir rien dit à propos du CD contraire à la doctrine catholique.

Au bout du compte le groupe de catholiques et l'évêques ont fini par se mettre d'accord, les premiers acceptant de débloquer leur denier du culte, le second de renvoyer définitivement l'ex-directeur.

Celui-ci, selon LifeSite, s'est plaint de la campagne de calomnies qui l'a atteint, dénonçant le site d'informations Kath.net qui, selon lui, a des liens étroits avec le Vatican.

Linz est le diocèse dont le clergé avait rejeté, au début de 2009, la nomination du P. Gerhard Maria Wagner comme évêque auxiliaire parce qu'il le jugeait trop traditionnel. Le prêtre avait fini par renoncer à la charge qui lui avait été confiée par Benoît XVI en priant celui-ci de l'en relever. L'association de fidèles qui avaient soutenu la fronde progressiste, « Nous sommes l'Eglise », a naturellement pris fait et cause pour l'ancien porte-parole du diocèse.

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10 février, 2010

David Cameron, chef de file "conservateur", promet un Royaume-Uni pro-gay

Le chef de file des « Tories », David Cameron, donné pour vainqueur probable de l'élection générale au Royaume-Uni cette année après le règne travailliste de Tony Blair et Gordon Brown, a assuré dans un magazine homosexuel, Attitude, que son parti serait aussi sensible aux revendications gay que le parti Labour, ajoutant que la « Church of England » devait changer son point de vue sur l'homosexualité.

« Les choses ont changé. Vous pouvez nous soutenir désormais... parce que maintenant nous sommes en faveur de l'égalité homosexuelle. »

David Cameron cherche à se positionner auprès du lobby homosexuel, très critique vis-à-vis de mesures prises du temps de Margaret Thatcher interdisant la promotion de l'homosexualité par les instances publiques, annulées en 2003. Ce lobby est également fort des promesses des travaillistes, qui ont annoncé des directives destinées à forcer les écoles confessionnelles à participer à la « normalisation » de l'homosexualité, en renonçant à enseigner la doctrine chrétienne sur l'homosexualité « comme si elle était vraie », rappelle LifeSite.

Attitude, toujours cité par LifeSite, pose donc la question à David Cameron : « Pensez-vous que le droit des enfants gays à une éducation en sécurité permet de passer outre le droit des écoles confessionnelles d'enseigner que l'homosexualité est un péché ? » (En fait : que l'activité homosexuelle est un péché...)

Cameron, anglican pratiquant, a répondu : « A la base, oui - je la fais courte, sans me livrer à une longue exégèse religieuse. Je veux dire, je pense, oui. (...longue pause...) Je pense que si Notre Seigneur Jésus était ici avec nous aujourd'hui il serait vraiment en train de soutenir l'agenda de l'égalité et des droits égaux, et qu'il ne jugeraient pas les gens sur leur sexualité.

David Cameron a également déclaré soutenir l'adoption homosexuelle dans certains cas et ne désespère pas de faire changer d'avis l'Eglise catholique en Ecosse à ce propos.

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03 février, 2010

Jusqu'où peut aller l'éducation sexuelle... Attention, avec démenti

En France, le rapport de l'IGAS demande davantage de cours d'éducation sexuelle, rappelant que l'obligation de les dispenser, aujourd'hui mal suivie, est définie par la loi depuis 2001. En Espagne, des parents d'élèves réunis dans leur association locale « Cordoba educa en Libertad » (Cordoue éduque en liberté, membre d'un mouvement national d'opposition à l'éduation à la citoyenneté imposée par le gouvernement socialiste de Zapatero) dénoncent l'absolue abjection des cours dispensés à l'Institut Maimonides de leur ville.

Les enfants de 13-14 ans y apprennent que « la nature donne le sexe pour que nous l'utilisions avec une autre fille, un garçon ou un animal ».

ATTENTION, cette information rendue publique par InfoCatolica a fait l'objet d'un démenti formel de la part des responsables de l'école, démenti qu'InfoCatolica a immédiatement diffusé.

Il faut souligner que l'information n'était hélas pas sans vraisemblance. J'ai eu sous les yeux des brochures d'information aux jeunes subventionnées par les pouvoirs publics espagnols dont je n'ai même pas voulu parler ici, par décence.

A cette date, plus de 500 élèves objecteurs de conscience ont été dispensés de ce genre de cours dans la province de Castille et Léon à la suite de recours de leurs parents, à Valence et à Madrid des centaines d'autres attendent une décison favorables après avoir eux aussi saisi les tribunaux. Mais ils ont déjà annoncé qu'en cas d'échec, ils ne laisseraient pas pour autant endoctriner leurs enfants.



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Australie : à travers les enfants, la pornographie modifie la société

En même l'étude sur les effets de la pornographie sur le mariage citée par Daniel Hamiche sur Americatho, une autre enquête, australienne, celle-là, établit que les garçons qui visionnent des images pornographiques présentent davantage le risque de harceler les jeunes filles à l'école et d'avoir des relations sexuelles avant leur majorité. Pour Michael Flood, chercheur à l'Australian Research Centre in Sex, Health and Society (centre australien de recherche sur le sexe, santé et la société) les effets de ces images sont multiples, notables et souvent délétères.

Plus l'exposition aux images pornographiques est fréquente et plus ces images sont violentes, plus il y aura de risque de voir hommes et garçons imposer des relations sexuelles voire de commettre des agressions sexuelles.

Affaire d'autant plus inquiétante que l'Institut de criminologie australien a constaté lors d'une étude l'an dernier que la probabilité de voir un mineur exposé à des images pornographiques est « très forte ». Avec le risque de voir de profonds changements dans les relations de société et dans les rapports plus intimes.Ce même institut soulignait qu'aujourd'hui, avec internet, la question n'est plus de savoir si un jeune peut être exposé à des images pornogrphiques, mais quand.

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12 décembre, 2009

Huit pères de famille russo-germaniques emprisonnés pour refus d'éducation sexuelle à l'école

Quelque huit pères de famille baptistes russo-germaniques, rapporte LifeSiteNews, ont été condamnés à des peines de prison à Salzkotten, en Allemagne, pour avoir refusé que leurs enfants assistent aux cours d'éducation sexuelle organisés dans les écoles primaires de leurs enfants et pour les avoir empêchés de participer à une production théâtrale intitulée Mein Körper gehört mich (Mon corps est à moi) qui, sous couleur d'alerter les enfants sur les abus sexuels, leur fait intégrer la notion que tout ce qui leur est sexuellement agréable est bien et leur enseigne le comment des relations sexuelles.

Dans un premier temps, les familles avaient été frappées de lourdes amendes qu'elle avaient refusé de payer parce que ces amendes avaient été prononcées sous la forme de « Bussgeld », littéralement « argent de la repentance » qui indique de la part du payeur une forme de « contrition » par rapport au délit. Les huit familles ont estimé que le paiement de ces amendes constituerait une reconnaissance de culpabilité.

Les pères de familles en question viennent d'être condamnés à de courtes peines d'emprisonnement ; l'un d'entre eux a déjà passé sa période de 7 jours derrière les barreaux et a été relâché.

C'est une loi du Troisième Reich qui rend les parents punissables s'ils ne scolarisent pas leurs enfants et l'école à la maison subit une interdiction généralisée.

Les familles de Salzkotten sont défendues par un groupe chrétien, International Human Rights Group, et par un organisme allemand de défense des parents qui font l'école à la maison, SchuzH. Leur combat est fondé sur le droit des parents de choisir l'éducation de leurs enfants et de leur transmettre les valeurs philosophiques et morales qui sont les leurs. Ils insistent sur leur droit particulier et antérieur à celui de l'Etat de choisir d'éduquer leurs enfants à la chasteté.

On peut lire la requête qui est en cours de présentation devant la Cour européenne des droits de l'homme au nom d'une des familles sur le site de l'Alliance Defense Fund (en anglais), qui donne beaucoup de détails.

Dans une affaire voisine déjà venue devant la Cour européenne des droits de l'homme (affaire Konrad contre Allemagne) la CEDH jugeait en septembre 2006 que l'Allemagne pouvait à bon droit interdire l'école à la maison et les écoles de parents - y compris moyennant le recours à la force publique - au nom du « pluralisme » et du « respect des convictions religieuses » (celles des autres). « Considérant le pouvoir de l'Etat moderne, c'est avant tout à travers l'enseignement d'Etat que ce but doit être atteint », avait-elle assuré, pour la « préservation de la société démocratique ». J'avais longuement commenté cette décision dans Présentdu 6 octobre 2006.

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14 novembre, 2009

Le chèque-contraception de Ségolène Royal et l'hypocrisie de Luc Chatel

Le Salon beige (parmi bien d'autres) s'est indigné de cette information :

Nonobstant l’opposition de Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, compte bien envoyer des chèques contraception dès le début de la semaine prochaine aux infirmières scolaires, à charge pour elles de les distribuer, notamment aux jeunes filles « paumées » ou de milieu « très, très modeste ».

Désormais la polémique fait rage et le député démocrate-chrétien, Jean-Frédéric Poisson, réagit : "Nous nageons en plein délire. La proposition de “chèques-contraception” est dangereuse à plus d'un titre, puisqu'elle vise à écarter les familles de l'éducation sexuelle de leurs enfants. Une telle socialisation de la vie privée des Français est intolérable. » « Je dénonce avec la plus grande fermeté cette manoeuvre politicienne qui oublie l'intérêt supérieur de nos enfants, de nos familles ainsi que le respect de nos institutions. Il y a là un mélange des genres dangereux pour notre société », a-t-il ajouté.

Mais à quoi pense-t-il ? La contraception est déjà accessible aux mineures, que ce soit dans le cabinet de leur médecin ou au planning familial. Elle leur est expliquée, recommandée, vantée dans les programmes de Sciences de la vie et de la terre dès la 4e et la 3e. Les infirmières scolaires peuvent déjà leur fournir la « pilule du lendemain », surdosée en hormones, depuis 1999, et ont entre autres pour mission de leur indiquer le chemin du Planning le plus proche. Il semblerait qu'elles doivent recevoir prochainement la compétence de prescrire la pilule « quotidienne ».

Et ce n'est pas déjà criminel, ça ? (Pour Ségolène, non : elle a pris son initiative en déplorant que les Plannings ne soient implantés que dans les grandes villes, au détriment de la santé des jeunes filles des zones rurales...)

On fait grand cas de l'opposition de Luc Chatel, ministre de l'Education. Mais il faut prendre la peine de lire exactement ce qu'il a dit.

« Nous avons affaire à des élèves mineures. L’autorité parentale est quelque chose qui compte. »

Alors, on applaudit très fort le courageux ministre ?

Non, car il poursuit, pour ainsi dire dans un même souffle : « L’Education nationale n’a pas à se substituer au Planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur. »

Donc : l'autorité parentale a déjà été retirée aux parents en cette matière sensible entre toutes, pour être donnée à un organisme militant, eugéniste dans ses origines, partisan de la sexualité « récréative » dont il fait la promotion, et qui est le plus grand pourvoyeur mondial d’avortements.

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