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18 mars, 2021

Quelques participations au « Club des hommes en noir »…

Je m'aperçois que je ne vous ai pas signalé deux passages au « Club des hommes en noir » où j'étais invitée le mois dernier. L'occasion de vous rappeler qu'il est possible de s'abonner à la chaîne YouTube de L'Homme nouveau pour ne rater aucune de ces émissions hebdomadaires animées par Philippe Maxence.

Les sujets abordés le mois dernier au cours de ces émissions auxquelles j'ai participé restent d'actualité : le carême et la question de savoir si l'Eglise peut parler de la pédophilie et autres horreurs…



 




ET


 




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13 juillet, 2014

Pédophilie, célibat sacerdotal, œcuménisme: encore une interview du Pape avec Scalfari – et un rectificatif du Vatican

Le pape François a recommencé. Jeudi dernier, il a de nouveau reçu le journaliste Eugenio Scalfari – qui se dit athée et qui publie dans un quotidien de gauche, La Repubblica – pour un entretien à bâtons rompus. Il paraît que l’ambiance fut cordiale et d’ailleurs Scalfari, qui parle davantage de lui que de son interlocuteur pontifical dans le compte-rendu paru aujourd’hui, avoue affectionner ces rencontres en raison de la « spontanéité de cet assez étrange successeur de Pierre ». De la conversation, Scalfari a tiré nombre de « propos » du pape François, qu’il présente entre guillemets. Mais de mémoire comme la dernière fois.
Le père Lombardi, porte-parole du Vatican, a déjà publié un rectificatif…
Au cours de l’entretien qui a duré plus d’une heure, selon Scalfari, le pape François a surtout parlé de la pédophilie et de la mafia. Sert-il à quelque chose de rapporter les propos cités par ce journaliste qui travaille sans micro et sans notes ?
Je note les phrases suivantes :
« L’éducation comme nous l’entendons semble avoir quasiment déserté les familles. Chacun est prisonnier de ses propres soucis, souvent pour assurer à la famille un mode de vie supportable, parfois pour parvenir à un accomplissement personnel, d’autres fois en raison d’amitiés et d’amours alternatifs. L’éducation considérée comme obligation principale à l’égard des enfants semble avoir fui les foyers. Ce phénomène révèle une très grave omission mais nous ne sommes pas encore dans le mal absolu. » Celui-là, le pape le voit dans « la corruption, le vice, les turpitudes imposées à l’enfant ».
Scalfari raconte en effet comment le pape déplore que la pédophilie soit le plus souvent le fait des plus proches de l’enfant. Le phénomène est-il fréquent et répandu ?
« Il l’est bien trop souvent, et il s’accompagne d’autres vices comme la diffusion de la drogue. »
Et que fait l’Eglise ?
« L’Eglise lutte pour que le vice soit écrasé et l’éducation retrouve sa place. Mais même nous, nous avons cette lèpre chez nous. »
Certains collaborateurs rassurent le pape en affirmant que la pédophilie n’atteint que 2 % à l’intérieur de l’Eglise. Dans une phrase aux guillemets ouverts, mais non fermés, Scalfari cite François :
« Ce chiffre devrait me tranquilliser mais je dois dire qu’il ne le fait pas complètement. Je pense même qu’il est très grave. Deux pourcent des pédophiles sont prêtres et même évêques et cardinaux. Et d’autres, encore plus nombreux, le savent mais se taisent, punissent mais sans donner le motif. Je trouve cet état de choses insoutenable et c’est mon intention de l'affronter avec toute la sévérité qu’il requiert.
On notera l’étrange glissement entre « 2 % de pédophilie à l’intérieur de l’Eglise » et « 2 % des pédophiles sont prêtres… » Ce n’est pas la même chose.
Le pape a aussi, selon Scalfari, parlé de la conscience – on se souviendra que ses premiers libres entretiens avaient été très peu clairs sur la question. Voici ce qui Scalfari en a retenu, après avoir « relancé » François en lui disant que notre conscience est libre et autonome, qu’elle peut en parfaite bonne foi faire le mal tout en étant convaincue que de ce mal sortira un bien. Réponse de François, telle que la rapporte le journaliste :
« La conscience est libre. Si elle choisit le mal parce qu’elle est sûre qu’il fera descendre un bien du haut des cieux, ces intentions et leurs conséquences seront prises en compte. Nous, nous ne pouvons en dire davantage parce que nous n’en savons pas plus. La loi du Seigneur, il appartient au Seigneur de l’établir et non aux créatures. (…) Il faudrait examiner à fond les livres sapientiaux de la Bible, et l’Evangile quand il parle de Judas Iscariote. Ce sont des thèmes de fond de notre théologie. »
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réponse rapportée n’est pas limpide. Si les propos sont exacts, il y a au moins un problème : ce n’est pas la finalité considérée bonne qui éventuellement justifie l’acte mauvais (si tel est bien le sens du propos rapporté par Scalfari). Ce qui peut l’excuser, c’est le fait d’avoir pensé que tel acte était bon dans telle circonstance.
Après des échanges à propos de la mafia, Scalfari, sur le point de partir, introduit un nouveau sujet : « Vous, Sainteté, vous travaillez assidument à intégrer la catholicité avec les orthodoxes, avec les anglicans… Il m’interrompt en continuant : “Avec les vaudois que je trouve religieux de premier ordre, avec les pentecôtistes et naturellement avec nos frères hébreux ”. »
Et donc, puisque nombre de leurs prêtres sont régulièrement mariés, l’Eglise de Rome va-t-elle changer ?
« Peut-être ne savez-vous pas que le célibat a été fixé de manière stable au Xe siècle, c’est-à-dire 900 ans après la mort de Notre Seigneur. L’Eglise catholique orientale a permis jusqu’à aujourd’hui que ses prêtres se marient. Le problème existe certainement mais il n’est pas d’une grande importance. Cela demande du temps, mais il y a des solutions et je les trouverai.
La Repubblica a été obligée de publier le rectificatif du P. Lombardi, qui a souligné (il commence à en avoir l’habitude) qu’on ne peut en aucun cas parler d’une « interview au sens habituel du terme » :
« La conversation est cordiale et très intéressante (…). Toutefois, comme cela s’est déjà produite dans une circonstance analogue, il faut faire remarquer que ce que Scalfari attribue au pape, rapportant ses propos “entre guillemets”, est le fruit de sa mémoire de journaliste expérimenté, mais non la transcription précise d’un enregistrement et encore moins de propos revus par l’intéressé, à qui ces affirmations sont attribuées. On ne peut ni on ne doit donc parler d’aucune façon d’une interview au sens habituel du terme, comme si elle rapportait une série de questions et de réponses qui respectent fidèlement et certainement la pensée précise de l’interlocuteur. 
Si donc on peut retenir que dans l’ensemble, l’article rapporte le sens et l’esprit de la conversation entre le Saint-Père et Scalfari, il faut redire avec force ce qui avait déjà été dit à l’occasion d’une précédente “interview” publiée par La Repubblica : les différentes expressions citées, dans leur formulation rapportée, ne peuvent être attribuées avec certitude au pape. 
Par exemple et en particulier, cela vaut pour deux affirmations qui ont beaucoup attiré l’attention et que l’on ne peut par contre attribuer au pape. Il s’agit de celle disant qu’il y a des “cardinaux” parmi les pédophiles, et du fait que le pape aurait affirmé certainement, à propos du célibat : “Les solutions, je les trouverai.” 
Dans l’article publié par La Repubblica ces deux affirmations sont clairement attribuées au pape, mais – curieusement – les guillemets sont ouverts au début, mais ils ne sont pas fermés. Il manque tout simplement les guillemets de fermeture… Oubli, ou reconnaissance explicite de ce que l’on est en train de faire une manipulation en direction des lecteurs ingénus. »
Mise au point assez vive, on le notera ; mais pourquoi donc le pape François a-t-il recommencé ?

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03 mai, 2013

Le lettre exonérant Cohn-Bendit d'actes pédophiles : un montage

La glorification de la pédophilie de l’euro-député Vert refait surface. Alors que le président de la Cour constitutionnelle allemande, Andreas Vosskuhle, vient de refuser de prononcer le traditionnel discours à l’occasion de la remise du prix de la Fondation Theodor-Heuss à Daniel Cohn-Bendit pour ne pas donner l’impression que la Cour puisse approuver ses déclarations favorables à la pédophilie, l’un de ses soutiens des années 1970 vient de faire faux bond. En 2001, 26 ans après la publication du livre où Cohn-Bendit relatait ses expériences érotiques avec des enfants en classes maternelles, plusieurs parents des enfants qui y étaient scolarisés ont écrit une lettre pour assurer qu’aucun abus sexuel réel n’avait eu lieu à l’époque.

L’un de ses auteurs, Mme Thea Vogel, vient de déclarer aux médias allemands que la motivation de cette lettre était purement politique, destinée à protéger Daniel Cohn-Bendit des accusations qui se renouvelaient alors à son égard. Elle a assuré qu’elle n’avait même pas lu les passages incriminés de son livre et que son fils n’était même pas dans la classe où Cohn-Bendit raconte ses expériences sexuelles avec les enfants. L’ensemble de la lettre, a-t-elle avoué, était un montage.

Cohn-Bendit n’a donc plus de témoins de moralité prêts à attester qu’il n’a pas commis d’abus d’enfants.

Pour autant, cela ne permet pas d’affirmer qu’il en a effectivement commis.

En revanche, cela met en relief l’action politique précise de cet écologiste franco-allemand : la promotion et la banalisation de la révolution sexuelle, pédophilie comprise, par le renversement des tabous sexuels, en vue de détruire le mariage et la famille, comme le souligne l’avocat européen J.C. von Krempach dans un article publié par le site de veille sur le droit de la famille, C-Fam.

Cet article a paru aujourd'hui dans Présent.


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04 janvier, 2013

“The Guardian” propose d'en finir avec les "idées fausses” sur la pédophilie

Quotidien de référence de la gauche britannique, The Guardian a publié jeudi un article signé d’un de ses journalistes pour dénoncer les « idées fausses » à propos des pédophiles et soutenir que c’est la « qualité de la relation » qui est importante. En clair : une relation d’un adulte avec un mineur n’est pas forcément dommageable pour ce dernier : « S’il n’y a pas de pression indue, pas de contrainte, pas d’abus d’autorité, si l’enfant entre de plein gré dans la relation, il n’est pas nécessaire, démontre l’expérience, qu’un mal soit causé », écrit le journaliste, citant un dénommé Tom O’Carroll, « expert ».

Ledit expert, souligne un blog du quotidien conservateur The Daily Telegraph, a été jadis président du Paedophile Information Exchange, avec une condamnation pour distribution d’images indécentes à son actif.

The Guardian ne le cache pas mais rapporte comme sérieuses ses diverses affirmations. Ainsi O’Carroll invoque une étude néerlandaise montrant qu’un échantillon de garçons impliqués dans des relations pédophiles avaient des « pensées positives » à leur sujet, ainsi qu’une méta-étude (controversée !) datant de 1998-2000 menée dans une université américaine qui aboutissait à la conclusion selon laquelle de telles relations, si les garçons y entraient librement « n’avaient quasiment pas de corrélation avec une issue indésirable ».

L’auteur, J. Michael Bailey, écrivait l’an dernier qu’il avait été forcé de constater qu’« il n’existe pas encore de preuve certaine du caractère dommageable des relations pédophiles ».

Le journaliste du Guardian, Jon Henley cite ensuite une maîtresse de conférences de l’université de Winchester, Sarah Goode, recommandant qu’on en finisse avec l’« hystérie » au sujet de la pédophilie pour cesser de présenter les pédophiles comme des monstres. « Il faut l’admettre : des hommes sont en effet attirés sexuellement par des enfants », il faut reconnaître qu’il font partie de la société et qu’ils puissent avoir des principes moraux comme chacun de nous, et « respecter et apprécier les pédophiles qui choisissent l’auto-limitation par rapport à leurs désirs ». En admettant que leur désir existe, en somme, les aider à ne pas passer à l’acte.

Ce deuxième point de vue est évidemment moins scandaleux que le premier présenté par Henley, mais il faut bien comprendre qu’on est là encore plus dans une démarche de normalisation et d’acceptation que dans une condamnation pure et simple au nom de la défense des enfants.

On sait bien que c’est ainsi que les tabous finissent par sauter. Qui eût dit il y a cinquante ou quarante ans seulement que l’homosexualité serait d’abord comprise, puis admise, puis hissée au rang de la normalité par la reconnaissance sociale des unions homosexuelles, en attendant d’être donnée en exemple par la promotion des qualités supposées propres aux homosexuels ?

Damian Thompson, qui s’indigne de tout cela dans The Daily Telegraph, note pour sa part : « C’est précisément cette sorte d’attitude “éclairée” qui a persuadé les évêques catholiques des années 1980 à adopter une approche douce et nuancée par rapport aux soupçons de pédophilie cléricale. »

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17 août, 2011

La pédophilie : « problème numéro un » pour les enfants stars de Hollywood

Enfin, les déclarations de l'acteur américain Corey Feldman, jadis enfant star puis acteur adolescent à Hollywood et toujours à l'affiche de films de série B, ont été répercutées par les gros médias « sérieux » – et plus précisément dans le programme Nightline de la chaïne ABC News. Cela fait quelque temps qu'il accuse Hollywood d'avoir un « grand secret » : la pédophilie omniprésente.

Lui-même a démarré sa carrière d'acteur de télévision à l'âge de 3 ans ; c'est à 14 ans qu'il a compris quel était le ressort de certaines promotions. Le casting canapé, comme il l'appelle, a cours à tous les niveaux, et même pour les acteurs les plus jeunes. « Je peux vous dire que le problème numéro un de Hollywood était, est et sera toujours la pédophilie «, a-t-il déclaré lors de l'émission.

Lui-même victime d'abus sexuels, dit-il, Corey Feldman explique :

« J'étais encerclé par ces hommes quand j'avais 14 ans. Encerclé. Littéralement. Je ne le savais même pas. Ce n'est que lorsque je fus assez grand pour comprendre ce qu'ils étaient et ce qu'ils voulaient, et ce qu'ils cherchaient à faire… Oh, mon Dieu, ils étaient partout, comme des vautours. »

Ces hommes-là avaient leur propre pouvoir ou des relations avec ceux qui exerçaient les plus grands pouvoir dans l'industrie du cinéma, assure l'acteur, pour qui tout cela a été possible en raison d'une culture du secret qui semble se perpétuer.

De fait ces choses se disent depuis un petit moment mais n'ont pu percer dans la grosse presse que par le biais des blogs de ragots « people », et sans provoquer l'indignation bruyante des médias.

LifeSite, qui répercute ces informations, a interrogé Bob Donohue de la Catholic League. Celui-ci observe :
Les mêmes gros médias qui assurent une hyper-couverture à propos d'un prêtre accusé de gestes « limites » comme d'embrasser une adolescente sur la tête, semblent encaisser avec aplomb les remarques récentes de Corey Feldman sur la prévalence de la pédophilie à Hollywood.
Les catholiques, en particulier, seraient ravis de savoir le pourquoi de cette réaction détachée à l'aveu de Feldman : est-ce parce que les journalistes ont depuis longtemps connaissance d'abus d'enfants répandus à Hollywood et respectent une règle non écrite qui les empêche d'en parler ? Si c'est le cas, leur réaction à l'affaire des prêtres mécréants apparaît décidément artificielle.
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16 janvier, 2011

Bientôt à Toulouse et au Festival d'automne 2011, à Paris : ”Golgota Picnic”

Les catholiques de conviction espagnols ne sont vraiment pas contents et le parti « Alternativa Española » (AES) vient de réclamer le renvoi de Gerardo Vera, directeur du Centro Dramatico Nacional de Madrid, révèle Infocatolica. Motif ? Depuis une dizaine de jours se joue dans la capitale espagnole une pièce blasphématoire du dramaturge contemporain Rodrigo Garcia, Golgota Picnic. Sur l'air des Sept dernières paroles du Christ en Croix de Haydn (au piano, le chef d'orchestre et pianiste italien, Marino Formenti, joue sur scène – nu comme un ver), c'est une charge violente contre la Bible avec des mises en scène scandaleuses, de la Crucifixion, notamment. Une profanation que je préfère ne pas la reproduire ici même si elle est, fondamentalement, minable.

L'objectif de l'auteur hispano-argentin, Rodrigo Garcia, est tout ce qu'il y a de plus explicite. Par sa propre approche « absolument impudique », il veut prouver que l'iconographie chrétienne est l'image de la « terreur et de la barbarie », responsable de notre cruauté. Spécialement à travers les tableaux représentant a Crucifixion… « Je m'autorise même la licence poétique de dire qu'avec un tel passé iconographique ce qui est normal, c'est de violer des petits garçons. »

Dans la mise en scène, rapporte Infocatolica, le « Crucifié » (une femme qui à l'occasion porte un casque de moto blanc avec le dessin d'une couronne d'épines en noir) a une liasse de billets dans la plaie de son côté, Jésus est appelé « el puto diablo », le tout servi par un « langage et des images obscènes et lascifs ». L'« œuvre » se joue sur une scène jonchée de hamburgers – allusion à la multiplications des pains, voyez comme c'est fortiche – où l'un des personnages broie de la viande en direct dans un hachoir de boucherie – vidéo ici pour ceux qui ont du mal à croire à des inventions aussi grotesques).

Donc, Alternativa Española exige le retrait la pièce et la démission du responsable du Centre dramatique national qui a pris la responsabilité de rendre publique une pièce qui heurte aussi violemment les convictions des chrétiens et qui les diffame systématiquement. D'autant que le Gouvernement d'Espagne a participé au financement…

Mais pas seulement. Golgota Picnic est une coproduction franco-espagnole à laquelle ont collaboré le Théâtre Garonne de Toulouse et le Festival d'automne de Paris.

Après un mois de représentations à Madrid, cette délicate production doit être étrennée à Toulouse en attendant d'arriver sur la scène parisienne lors de la 40e édition du Festival d'automne de Paris à partir de septembre prochain.

M'est avis que les catholiques devraient faire entendre leur voix devant une manifestation aussi ouverte et aussi ricanante de la culture de mort. L'AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne) ne manquera pas de réagir.

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10 mai, 2010

Le cardinal Schönborn part en vrille

Le magazine britannique catholique de gauche, The Tablet,  rapportait dimanche les propos du cardinal archevêque de Vienne devant la presse autrichienne dont on a retenu pour l'heure les violentes attaques contre le cardinal Sodano, qui avait exprimé de manière inhabituelle son soutien au Pape à propos des affaires de prêtres pédophiles. A ce propos le porte-parole du Vatican, le Père Lombardi, a ouvertement félicité l'Eglise d'Autriche pour son attitude pendant cette crise, ajoutant, lundi, que les paroles du cardinal Sodano n'avaient « certainement pas été des plus sages », signale l'hebdomadaire anglophone.

Mais Schönborn a également donné son point de vue très personnel – si ses propos sont rapportés avec exactitude par l'hebdomadaire – sur certaines questions morales.

Le cardinal Christoph Schönborn a ainsi déclaré, selon The Tablet, que l'Eglise devrait réviser sa position sur l'accès à la communion des divorces remariés vu que « bien des gens ne se marient plus du tout ».

« Nous devrions mieux considérer la qualité des relations homosexuelles. Une relation stable vaut certainement mieux que le choix de la promiscuité », aurait-il ajouté. Il faut abandonner la « moralité du devoir » pour chercher à atteindre une « moralité du bonheur »,  et donc ne plus considérer le péché mais les efforts en vue de vivre conformément aux commandements.

Interrogé sur le fait de savoir si le célibat est l'une des causes des abus sexuels du clergé, le cardinal Schönborn a répondu – toujours selon The Tablet – qu'il n'avait pas de réponse et que les psychothérapeutes étaient divisés sur cette question.

Longtemps donné pour le meilleur candidat conservateur « papabile », le cardinal a déjà déçu en laissant procéder à la bénédiction de couples homosexuels dans sa cathédrale de Vienne pour la Saint-Valentin, rappelle LifeSite, tandis que sa décision d'accueillir dans une galerie attachée à la même cathédrale une exposition d'œuvres montrant la Dernière Cène comme une orgie homosexuelle avait provoqué l'indignation de catholiques du monde entier en 2008. Mort l'an dernier, l'auteur de ces pièces, Alfred Hrdlicka, marxiste-staliniste auto-proclamé, a été enterré selon le rite catholique à la cathédrale Saint-Etienne.

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04 mai, 2010

Pérou : le chapelet pour les prêtres...

L'archevêque de Piura y Tumbes, au nord du Pérou, appelle tous les fidèles de son diocèse à réciter tous les jours le chapelet pour les prêtres pendant le mois de Marie, dans une lettre qui sera lue dans toutes les paroisses le jour de la fête des mères.

Le prélat demande qu'en « ces temps difficiles où l'on cherche à discréditer et à déprécier le sacerdoce ministériel » l'on fasse « du mois de Mai une belle occasion pour dire quotidiennement, dans nos foyers et dans nos communautés, le saint rosaire pour nos prêtres », pour qu'il « aient toujours la certitude de notre amour reconnaissant ».

« Ils nous portent tous les jours dans leurs prières, maintenant c'est à notre tour de les porter avec plus de ferveur dans les nôtres. Remercions Dieu pour tous le bien que font tous les jours nos prêtres et demandons à la Vierge Marie qu'ils soient préservés de tout danger, et qu'ils soient saints. »

Il a également demandé aux fidèles de prier pour la fidélité des séminaristes, pour l'augmentation des vocations sacerdotales et religieuses dans son diocèse. Aux « chères Mamans qui tous les jours donnez tout sans rien espérer en retour » il a souhaité de ressembler à la Très sainte Vierge pour qu'elle fasse de leurs maisons des foyers comme celui de Nazareth, « forts dans l'amour et dans l'unité ».

Belle prière pour les prêtres ici, pour les hispanophones...

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20 avril, 2010

Homosexualité et pédophilie : le vrai rapport

Human Life International, cité par LifeSite, publie un article de fond extrêmement équilibré et documenté – et fort important dans le contexte actuel – sur les rapports qui existent, et ceux qui n'existent pas, entre homosexualité et pédophilie. Chargé de la recherche pour la grande organisation pro-vie catholique, Brian Clowes semble bien avoir mis un terme au débat concernant le rôle joué par l'homosexualité d'une part du clergé dans les scandales qui ont fait surface aux cours des dernières décennies et qui sont aujourd'hui exploités en vrac pour dénigrer l'Eglise catholique en tant qu'institution. Son étude qui invoque, commente et critique de multiples recherches, dont une grande part émane d'organismes sans hostilité aucune à l'égard des homosexuels, permet d'établir que le célibat ne peut pas être considéré comme cause de la pédophilie, mais qu'en revanche il existe un lien fort entre homosexualité et abus de mineurs.

La totalité de cette étude, en langue anglaise, est consultable ici sur le site de Lifesite. Elle est totalement à jour, ayant été publiée le 19 avril et comportant par exemple des références aux récentes déclarations du cardinal Bertone au Chili. Elle perçoit parfaitement le problème actuel qui interdit quasiment de faire un lien entre homosexualité et abus de mineurs sous peine d'être taxé d'« homophobie ». Pourtant il n'est pas question d'amalgames, d'exagérations ou de déterminisme. Que cela soit bien clair.

Il faut d'abord clarifier le langage, comme le fait Brian Clowes à la 4e page de son rapport pour montrer la non-pertinence d'une étude de 1994 excluant l'homosexualité comme facteur de pédophilie : cette étude concernait des enfant d'un âge moyen de 6,1 ans. Or, précise-t-il, le pédophile vrai qui est attiré par ces enfants très jeunes n'est pas attiré par les adultes de l'un ou de l'autre sexe. Les « pédophiles » évoqués dans le contexte des scandales actuels s'attaquent à des jeunes à peine pubères, des adolescents, la plupart du temps des adolescents mâles, et la plupart des agresseurs de ces jeunes sont des homosexuels qui sont de la sorte « éphébophiles ».

Or c'est bien ce qui est en cause ici : sur les cas répertoriés depuis une cinquantaine d'années aux Etats-Unis, seuls 10 % concernaient des enfants pré-pubères âgés de 10 ans et moins.

Il faudrait pouvoir traduire tout ce texte de 20 pages mais c'est un gros morceau. Je vous en propose quelques éléments significatifs pris au fil des pages.

• Le rapport Alfred Kinsey (lui-même homosexuel peu suspect de pruderie ou d'homophobie), assure en 1948 que 37 % des homosexuels mâles avérés avouent avoir eu des rapports avec des garçons de moins de 17 ans.

• Les Archives of Sexual Behavior ont établi récemmet que seuls 2 à 4 % des hommes adultes préfèrent les hommes. Mais 25 à 40 % des hommes attirés par des enfants préfèrent les garçons.

• Les mêmes Archives évaluent la prévalence des homosexuels parmi les pédophiles à 30 ou à 40 %, à comparer aux 2 % d'homosexuels dans la population générale.

• Une étude du Journal of Sexual Research note que « la proportion de coupables d'abus sexuel contre des enfants mâles parmi les hommes homosexuels est substantiellement plus importante que la proportion des coupables d'abus sexuel sur des petites filles parmi les hommes hétérosexuels… Le développement de la pédophilie est plus étroitement lié à l'homosexualité qu'à l'hétérosexualité. »

Autrement dit, en chiffres absolus, il y a plus de victimes filles mais la proportion des agresseurs est plus importante chez les hommes homosexuels dont le nombre dans la population est beaucoup plus petit.

• Une étude de 229 coupables d'abus sur des mineurs publiée dans les Archives of Sexual Behavior révèle que 86 % d'entre eux se définissent eux-mêmes comme homosexuels ou bi-sexuels.

Brian Clowes cite l'étude indépendante « John Jay » commandée par l'Eglise aux Etats-Unis sur les allégations d'abus sexuels visant des prêtres catholiques sur plusieurs décennies. On y découvre qu'à mesure que les enfants grandissent, les agressions visent moins les filles et davantage les garçons, passant de 58,3 % de filles dans la catégorie des 1 à 7 ans à 85,3 % de garçons dans la catégorie des 11-17 ans, l'âge qui plaît aux « éphébophiles ».

Cela contraste d'ailleurs violemment avec ce qui se passe dans la population des Etats-Unis en général : les agressions d'un homme sur un garçon ne représentent que 14,4 % des agressions sexuelles totales : 1 agression sur sept, autrement dit, tandis que parmi les prêtres agresseurs cette proportion passe à 6 sur 7 !

Brian Clowes calcule que s'il y a plus d'homosexuels parmi les prêtres que dans le reste de la population, par exemple 10 %, les chiffres montrent qu'un prêtre homosexuel présente 52 fois de risques supplémentaires qu'un prêtre hétérosexuel d'agresser un enfant ou un jeune. S'ils sont 5 %, le risque montre à 110 fois plus.

Le travail dans un secteur permettant d'approcher des garçons est évidemment recherché par ceux qui sont attirés par eux. Clowes cite une enquête auprès de responsables d'écoles qui font état de 13 fois plus de plaintes visant des homosexuels abusant des jeunes que des hétérosexuels. D'autres études évoquant 90 à 100 fois plus d'agressions d'enseignants homosexuels sur des jeunes que d'enseignants hétérosexuels.

On trouvera dans l'article de Brian Clowes d'abondantes références renvoyant à une littérature homosexuelle ouvertement éphébophile et très explicite dans son affirmation que tous y trouvent leur compte – les adultes et les jeunes garçons. Un point de vue partagé par l'équipe d'Alfred Kinsey qui est également à l'origine de la fausse opinion commune selon laquelle 10 % des hommes seraient homosexuels.

Voyez cette citation de Mgr Richard Sniezyk sur son expérience de séminariste et de jeune prêtre pendent les années 1960 à 1980 (années où se concentrent la plupart des abus) : personne ne se préoccupait alors en apprenant qu'un prêtre avait des relations avec de jeunes hommes, « tout le monde pensait que c'était OK ».

Brian Clowes s'intéresse également à l'affirmation selon laquelle un acte sexuel impliquant un homme et un jeune garçon n'est pas un acte homosexuel, comme le veut la criminologue Margaret Smith. C'est absurde sur le plan du langage et aussi contrevenu par les faits puisque des études ont montré que les hommes attirés par des jeunes garçons le sont généralement aussi par des hommes de tous âges, ou au moins par des hommes n'ayant pas plus de 24 ans mais donc adultes.

Y a-t-il un lien entre célibat et pédophilie ? Non, répond encore Biran Clowes en rappelant que les prêtres, respectés et admirés de manière générale, ont plus facilement accès aux femmes que les hommes dans la population en général. Selon une étude du Pr Philip Jenkins de Penn State, entre 0,2 % et 1,7 % des prêtres catholiques sont des pédophiles, contre 2 à 3 % des membres du clergé protestant qui sont libres de se marier.

Conclusion : « Un homme qui a adopté un style de vie homosexuel, ou qui éprouve des tendances homosexuelles, ne devrait jamais être ordonné prêtre. Le danger pour les vies et pour les âmes est simplement trop grand, ainsi que l'a amplement démontré la crise des abus sexuels au sein de l'Eglise. »

J'y ajouterais plusieurs réflexions personnelles pour clarifier le débat.

1. On ne peut pas dire que l'homosexualité et la pédophilie se confondent, notamment dans le cas de la pédophilie vraie, particulièrement révoltante, visant des enfants de 10 ans ou moins, surtout des filles d'ailleurs : c''est un désordre précis qui est très loin d'être l'apanage des homosexuels et je comprends qu'ils puissent se sentir insultés si c'est cela qui est affirmé.

2. On ne peut pas dire que tous les homosexuels sont des éphébophiles, même si la proportion d'homosexuels qui se disent attirés ou qui avouent un passage à l'acte sur un garçon de 11 à 17 ans est important ; de 25 à plus de 40 % selon les études et dans un domaine où la sincérité peut être difficile.

3. En revanche les éphébophiles (l'essentiel des cas répertoriés dans l'affaire de « pédophilie dans l'Eglise » telle que la désignent les médias) sont dans leur écrasante majorité des homosexuels exerçant leur abus sur des garçons.

Toutes les références aux études citées sont données par Brian Clowes sont explicitement données et la plupart des pages invoquées reproduites en fin de document.

Revoici le lien : ici.

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10 avril, 2010

Un juge de l'ONU propose de faire juger Benoît XVI pour « crimes contre l'humanité »

C'est une information de C-Fam : un juriste de haut rang a demandé au gouvernement britannique d'arrêter le pape Benoît XVI lors de sa visite en Angleterre et en Ecosse en septembre pour le déférer devant le Tribunal pénal international pour « crimes contre l'humanité ». Geoffrey Robertson souhaite une procédure semblable à celle utilisée contre Slobodan Milosevic au motif que le Pape est responsable en dernier ressort des abus sexuels commis sur des enfants par des prêtres catholiques.

Geoffrey Robertson fait partie des cinq juristes du système judiciaire interne de l'ONU chargé de faire jouer  la responsabilité des officiels de l'organisation qui se rendraient coupables de corruption ou de fautes dans l'exercice de leurs fonctions. Spécialisé dans la demande de dommages pour faute, il souhaite explicitement cette forme de procès pour faire augmenter les sommes octroyées aux victimes d'abus sexuels  (sachant que leurs avocats touchent une somme proportionnelle, jusqu'à la moitié) notamment dans les diocèses américains où les finances sont déjà à zéro.

Ce même juriste, a-t-il été signalé à C-Fam par un avocat spécialiste des droits humains, est connu pour faire depuis longtemps campagne afin que le Saint-Siège perde son statut d'observateur permanent à l'ONU en tant qu'Etat souverain et que cette dernière manœuvre pourrait bien s'y inscrire. Geoffrey Robertson qualifie le Saint-Siège de « plus grande ONG du monde ».

Dans son article publié le 2 avril par le Guardian britannique, le juriste onusien accuse le Saint-Siège de vouloir ignorer que « l'abus sexuel d'enfants pratiqué à grande échelle ou de manière systématique » constitue un crime contre l'humanité. Affirmant que le Saint-Siège revendique « abusivement » la qualité d'Etat souverain qui lui a été accordé par « l'Italie fasciste » en 1929, il assure que le Pape ne saurait bénéficier de l'immunité propre aux chefs d'Etat.

Et d'ironiser sur le fait que le Saint-Siège ait pu co-signer la Convention sur les droits de l'enfant… et qu'il puisse « parler et voter aux conférences de l'ONU pour promouvoir ses dogmes controversés sur l'avortement, la contraception et l'homosexualité ». « Voilà qui a conduit l'ONU à  pratiquer une discrimination éhontée en raison de la religion : les autres croyances sont représentées de manière non officielle, quand elles le sont, par des ONG. »

Si l'immunité pourrait de l'avis de Robertson être contestée avec succès par la Cour européenne des droits de l'homme (par exemple), il n'est même pas besoin de la lever pour que le TPI puisse intervenir puisque celui-ci peut juger un chef d'Etat (ou une autorité de fait) dès lors qu'il a ordonné ou couvert des crimes commis à grande échelle ou systématiquement contre des civils : si c'est le cas depuis juillet 2002, date de constitution du Tribunal pénal international.

Pour mémoire : en 2008, aux Etats-Unis, selon le porte-parole du Vatican, le P. Lombardi, il y a eu 62.000 allégations d'abus sexuels, dont 6 (six) visaient des prêtres catholiques, une proportion de 0,00009 % rappelle Americatho.

Robertson dénonce au passage le fait que si Benoît XVI a pu réformer le système pour faire traduire les prêtres en question devant les autorités civiles, il avait « initialement rendu responsable du scandale la “cuture gay” »

Même si ce genre de demande a peu de chances d'aboutir, son existence et sa publication sont autant de signes, tandis que les références à la morale catholique telle que la prêche l'Eglise montre en quoi celle-ci gêne la culture dominante.

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01 avril, 2010

La prière, la meilleure arme contre les attaques qui visent le Pape et l'Eglise

A la messe chrismale qu'il a célébrée à Lima, le cardinal péruvien Juan Luis Cipriani a rappelé au cours de son homélie que la meilleure réponse aux attaques médiatiques contre Benoît XVI et l'Eglise est la prière : « L'arme principale que l'Esprit Saint met à la disposition » de ses fils, et particulièrement des prêtres, qui ont en outre le recours à une « délicate obéissance » aux enseignements du Saint-Père. S'adressant aux 200 prêtres venus renouveler les promesses de leur sacerdoce, il a dit :

Vous êtes appelés à être collaborateurs et coopérateurs de la vérité. La tête visible du Corps mystique du Christ a été maltraitée par des ennemis de l'Eglise, avec un manque de respect de la vérité exceptionnel et avec un incroyable déploiement de cynisme. On le voit à travers cette attaque qui vise à faire du mal à l'Eglise.
Leurs fils ne peuvent garder le silence. La prière est l'arme principale que l'Esprit Saint met à leur disposition. Prions pour le Pape, pour l'Eglise, pour les évêques, pour les prêtres et pour la vie consacrée. Recherchons avec plus de force la sainteté personnelle.
En cette année  sacerdotale qui coïncide avec une campagne ignoble contre tous les prêtres à travers les crimes de quelques-uns, le cardinal Cipriani a déclaré :
Nous ne pouvons nous laisser contaminer en un temps qui profane tout et qui prétend faire taire l'Eglise et les prêtres. C'est un moment où il faut faire spécialement montre de foi, d'espérance et de charité. (…) Etre de meilleurs prêtres, faits à l'image de Jésus-Christ l'éternel Prêtre, et perpétuer ainsi l'unique sacerdoce du Christ. Allons avec un cœur entier et une vie limpide que nous avons volontairement livrée au Seigneur. Cherchez la sainteté, aimez-vous, pardonnez-vous mutuellement, livrez-vous comme le Christ en croix et nous aurons un peuple généreux, aimant, reconnaissant.
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25 mars, 2010

Pour défendre Benoît XVI contre une attaque ignominieuse

Manipulation, déformation, haine de l'Eglise

Je publie ci-dessous l'article que j'ai consacré dans Présent daté de vendredi à la dernière attaque contre le Pape, également en ligne sur www.present.fr. Zenit a publié aujourd'hui sa traduction de la réaction de la Salle de presse du Vatican, qui n'avait pas encore été publiée à l'heure où j'écrivais. On la trouvera ici.


« Ils » croient tenir leur affaire. Le scandale de pédophilie qui atteindra l’Eglise en son cœur en frappant sa tête, le Pape. L’information est exploitée sur toutes les chaînes ; ce qu’en retiendront la plupart des gens, c’est que le cardinal Ratzinger, en 1996, a personnellement participé à l’étouffement d’une affaire d’attouchements sexuels particulièrement sordides de la part d’un prêtre catholique du diocèse américain de Milwaukee, dans le Wisconsin. L’abbé Lawrence Murphy est accusé d’avoir abusé de son autorité pour molester, souvent de manière répétée, des garçons accueillis dans une école pour enfants sourds. Quelque 200 plaintes ont été enregistrées. La presse mondiale s’est emparée de cette affaire qui remonte aux années 1960 pour s’en prendre directement à Benoît XVI.

Et, par là, à son enseignement théologique, spirituel, moral, à sa grande entreprise de purification de l’Eglise, dont on nous souffle que ce complice de l’ignoble ne peut la mener qu’avec hypocrisie…
Halte-là, censeurs haineux ! Vous outragez ma mère, l’Eglise ! Vous salissez l’honneur de mon père, de notre très saint père ! Et vous le faites en mentant, en déformant, en cherchant systématiquement à nuire. Le sort de ces dizaines d’enfants souillés d’alors vous est, laissez-moi le dire, parfaitement indifférent. Sans quoi vous hurleriez aussi contre le génocide des tout-petits, et contre l’entreprise de perversion des âmes qui enseigne obsessionnellement – dans les médias, dans les films, sur les affiches, et jusque dans les écoles – que tout plaisir sexuel est bon à prendre, pourvu que ce soit par un acte consenti entre pairs de n’importe quelle « orientation »


Que reproche-t-on à Benoît XVI ? D’avoir reçu, en 1996, en tant que Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, deux lettres de l’archevêque de Milwaukee, Mgr Weakland à propos de ce cas abominable, et de n’y avoir pas répondu. Huit mois plus tard, pourtant, son second à la Congrégation, le cardinal Bertone, ordonnait aux évêques du Wisconsin d’ouvrir un procès canonique contre l’abbé Lawrence Murphy. La Congrégation était alors saisie de quelque 3 000 affaires de ce type. (En fait, la procédure de réduction à l’état laïque avait été entamée dans le diocèse de Milwaukee dès le début de 1995.)
Quelque temps plus tard l’abbé Murphy, très malade, écrivait au cardinal Ratzinger à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi pour le supplier d’arrêter la procédure contre lui, assurant qu’il s’était repenti et que l’affaire n’était plus de la compétence des tribunaux ecclésiastiques en raison de la prescription (la levée générale de la prescription dans affaires d’abus sexuels a été décidée par le cardinal Ratzinger en 2003). « Je veux simplement vivre le temps qui me reste dans la dignité de ma prêtrise. Je sollicite votre bienveillante assistance dans cette affaire. »
 
La copie de cette lettre et des autres documents de l’affaire a été communiquée par les avocats de plusieurs victimes du prêtre indigne à une journaliste du New York Times, Laurie Goodstein, qui s’en est servie pour fabriquer une affaire à retentissement mondial. Elle a du moins l’honnêteté de dire qu’il n’y pas trace d’une réponse du cardinal Ratzinger. L’a-t-il seulement lue, cette lettre ?

Mais la journaliste affirme que peu après l’envoi de celle-ci, le cardinal Bertone faisait arrêter la procédure.


Ce qui est pour le moins une affirmation curieuse. Le site du diocèse de Milwaukee qui a depuis longtemps mis à la disposition du public toute la chronologie de l’affaire affirme que le Père Murphy a fait l’objet de restrictions en 1993, répétées et renforcées en juillet 1998. Il devait mourir un mois plus tard, à l’âge de 72 ans, le 21 août 1998 – il était donc à la dernière extrémité de sa vie lorsqu’il avait imploré une certaine indulgence à Rome. C’était probablement avant mai 1998, date à laquelle Mgr Weakland demandait en vain (a-t-il raconté dans une interview) au cardinal Bertone la réduction à l’état laïque de l’abbé Murphy. Par la suite Mgr Weakland a lui-même démissionné de son poste en 2002 après qu’on a su qu’il avait eu des relations avec un autre homme à qui il avait en outre donné de l’argent provenant des fonds de l’Eglise… Le côté sordide de cette affaire n’est pas seulement là où les médias le voient.


Car s’il est vrai qu’au cours de cette affaire l’Eglise – et plus précisément le diocèse de Milwaukee – a recherché une certaine discrétion, et que, les accusations connues, les autorités locales se sont contentées de déplacer l’agresseur sans lui interdire tout ministère au contact de jeunes garçons, on ne peut pas dire que les faits ont été étouffés.

Il faut reprendre la chronologie publiée par le diocèse. L’abbé Murphy devient directeur de l’école Saint-Jean pour les sourds en 1963. A l’automne 1973 tombent les premières accusations, classées sans suite par la police, mais rapportées aussi à l’archevêque d’alors ; le prêtre sera écarté d’abord de son poste de directeur, puis de l’école à l’été 1974, faits et accusations étant rapportés dans la presse locale. Des poursuites civiles sont alors engagées, en 1975, contre le diocèse, et sont résolues en 1976. Après plusieurs années de congé forcé, l’abbé Murphy retrouve un ministère paroissial qu’il conservera jusqu’en janvier 1993. Le vrai scandale est là… Mais le cardinal Ratzinger y est-il pour quelque chose ?

Dans le même temps, l’archidiocèse prête assistance à une victime qui s’est déclarée, et en 1993, au cours d’une journée publique de réflexion, les méfaits du prêtre sont publiquement affirmés et son diocèse demande que d’éventuelles autres victimes se fassent connaître. Les contacts se multiplieront avec celles-ci et une messe sera même célébrée pour elles à la cathédrale de Milwaukee.

C’est ça, la culture du secret ?

14 mars, 2010

Pour réagir aux attaques ignobles contre Benoît XVI et l'Eglise

Des analyses remarquables du sociologue italien Massimo Introvigne et du blog Libero Arbitrio ont été traduites et mises en ligne par le blog - absolument indispensable en ce moment - benoit-et-moi qui véritablement mène une bataille de fond sur le sujet. Il faut les lire et les diffuser.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...