24 octobre, 2015
18 juin, 2015
Déclaration de “Voice of the Family” sur l'encyclique Laudato Si’

La coalition internationale Voice of the Family est profondément préoccupée par l’absence, dans la lettre encyclique Laudato Si’, de toute réaffirmation de l'enseignement de l'Église contre la contraception et pour la procréation comme fin première de l'acte sexuel.
L'encyclique publiée ce matin affirme opportunément que « la défense de la nature n’est pas compatible … avec la justification de l’avortement » (n° 120) et « que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire »" (n° 50).
Néanmoins, l'omission de toute référence à l'enseignement de l'Église sur la contraception laisse les catholiques mal préparés pour résister au programme international de contrôle de la population.
Patrick Buckley, lobbyiste à l’ONU pour la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC), a noté que « l’encyclique appelle, aux paragraphes 173-175, à renforcer l'action internationale en matière d'environnement, mais oublie en même temps de préparer les catholiques aux conséquences évidentes de cette même action : une recrudescence des tentatives d'imposer encore davantage la contraception et l'avortement aux pays en développement ».
John-Henry Westen, co-fondateur de Voice of the Family et rédacteur en chef de LifeSiteNews, a commenté : « Le professeur Schellnhuber est un activiste favorable à la création d'un gouvernement mondial doté de pouvoirs pour imposer des mesures nécessaires pour résoudre la crise de l'environnement, laquelle, selon lui, exige une diminution de la population. Dans ce contexte, les références dans l'encyclique à la nécessité d’une “véritable autorité politique mondiale” avec le pouvoir de “sanctionner”, sont profondément troublantes. »
John Smeaton, co-fondateur de Voice of the Family et directeur du SPUC, a déclaré: « Le mouvement écologiste international cherche souvent à convaincre les enfants que le monde est surpeuplé et que cela doit être résolu par le contrôle de la natalité au moyen de la contraception et de l'avortement. Il existe aujourd’hui un danger grave que nos enfants soient exposés à ce programme, sous couvert de sensibilisation aux questions écologiques. Les projets de l’Académie pontificale des Sciences et l'absence dans l'encyclique d’un enseignement clair sur ces dangers, nous laissent sur nos gardes. Les parents catholiques doivent résister à toutes les attaques contre nos enfants, même quand elles proviennent de l'intérieur du Vatican. »
Vous pouvez suivre Voice of the Family par :
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• Voto Catolico Colombia (Colombie)
Les vérités suivantes sont au cœur de l’action de Voice of the Family :
Libellés : avortement, catholique, contraception, écologie, encyclique, Laudato si, Laudato sii, pape François, Voice of the Family
“Laudato sii” : la première version pilonnée ? L'encyclique du pape François révisée ?
Libellés : destruction, écologie, environnement, Laudato sii, pape François, pilon, pilonnage
03 mai, 2013
Le lettre exonérant Cohn-Bendit d'actes pédophiles : un montage
Libellés : Allemagne, écologie, France, Parlement européen, pédophilie
14 juin, 2012
RIO+20 : les académies des sciences du monde entier appellent au contrôle de la population
Avec une telle unanimité que l'ensemble des sources que j'ai consultées jugent inutile de détailler leurs noms, « les 105 académies des sciences » reliées dans le réseau mondial IAP ont appelé à une action globale coordonnée sur la population et sur la consommation dans un rapport adressé aux chefs d'Etat qui se réuniront au sommet du « développement durable » à Rio de Janeiro, du 22 au 24 juin. Les dépêches rapportant cette information sont toutes datées de Paris.
Il faut en finir non seulement avec la sur-consommation des pays riches, assurent les académies des Etats-unis, du Japon, du Nicaragua ou de la Lituanie, mais réduire la « rapide croissance de la population » car cela peut « stimuler et faciliter la croissance économique ».
La population et la consommation sont les deux facteurs-clef dont personne ne parle, assure le rapport, alors qu'ils sont primordiaux par rapport à l'épuisement des ressources naturelles et aux atteintes à la biodiversité. Sans compter que la croissance rapide de la population est un obstacle à la « réduction de l'inégalité de genre », souligne leopoldina.org, le site de l'Académie des sciences allemande.
Le rapport note pourtant, selon le résumé de leopoldina.org, que « les changements dans la structure de l'âge de la population résultant du déclin des taux de natalité et de mortalité peuvent avoir des ramifications environnementales, sociales et économiques importantes, par exemple en faisant peser une demande croissante sur les systèmes de soins et de pensions de retraite ». (Alors, elle croît ou elle décroît, la population ? Et que faire lorsqu'il y a trop de vieux ?!)
Le rapport pointe la migration et l'urbanisation croissantes qui, dans la mesure où elles sont inattendues et non planifiées peuvent avoir des conséquences troublantes sur le plan politique et environnemental, empêchant la réalisation du potentiel de développement économique et social, poursuit le résumé.
Le rapport propose donc que des mesures soient prises :
— Prendre en compte la population et la consommation dans tout plan politique, y compris ceux relatifs à la réduction de la pauvreté et au développement économique, la gouvernance globale, l'éducation, la santé, l'égalité de genre, la biodiversité et l'environnement.
— Réduire les niveaux de consommation dangereux et développer des choix plus durables, ces mesures étant d'une urgence critique dans les pays plus riches. (Mais c'est la Chine qui est en tête des pollueurs…)
— Encourager des stratégies de développement qui aident à réduire la croissance démographique, en particulier celles qui promeuvent l'éducation des femmes et des filles.
— Fournir l'accès à la santé reproductive intégrale et aux programmes de planning familial pour tous. Cette question requiert des ressources supplémentaires substantielles et une attention politique de la part des gouvernement et des donateurs internationaux.
— Une poussée globale vers une nouvelle économie verte en réduisant des types de consommation néfastes, avec le développement de choix plus durables.
— Développer des politiques qui améliorent la qualité de vie des personnes plus âgées et créer de nouvelles possibilités pour qu'il puissent continuer d'apporter leur contribution à la société.
Le président du groupe de travail du réseau des Académies (IAP), Charles Godfrey, membre de la Royal Society britannique, a déclaré à la presse, à ce propos : « Pendant trop longtemps, la population et la consommation ont été écartées du débat en raison de leur caractère sensible sur le plan politique et éthique. Ce sont des questions qui touchent aussi bien les nations développées que celles en voie de développement, et nous devons en prendre la responsabilité ensemble », a-t-il déclaré.
Est clairement visé le planning familial – « volontaire » – qu'il s'agit de promouvoir politiquement : « Il faut actionner les leviers qui déterminent la taille des familles. A la base, vous ne pouvez pas sauver l'environnement sans une politique et des programmes de santé reproductive », a commenté Lori Hunter, une démographe déjà présente à Rio.
L'être humain, voilà l'ennemi.
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14 mai, 2011
Sans contrôle des naissances, l'apocalypse ?
L'un des thèmes récurrents de l'écologie idéologique est clairement anti-humain : il faut réduire la population mondiale pour assurer l'avenir de la planète. Alors que la Division population des Nations unies vient de réviser ses prévisions à la hausse, annonçant 10 milliards d'habitants à la fin du siècle au lieu du pic de 9 milliards suivi d'une baisse après 2050, l'occasion est rêvée pour faire peur. L'un des principaux fournisseurs de contenu radio aux Etats-Unis, NPR, largement repris par un grand nombre de radios locales et subventionné par les pouvoirs publics, vient d'ajouter sa pierre à l'édifice en publiant un article intitulé « Politique étrangère : sans contrôle des naissances, la planète est condamnée ».
C'est la notoriété de l'organe qui me pousse à citer cet article comme exemplaire du point de vue qui est aujourd'hui « mainstream », comme diraient les anglophones, c'est-à-dire ayant cours dans les gros médias et considéré généralement comme « correct ». C'est la face d'apparence acceptable d'un courant qui a des facettes plus obscures – celui de la « Deep Ecology » partisane de la réduction de la population mondiale de plus de 90 %, moins marginal qu'on n'aimerait le croire.
L'article, signé Malcolm Potts (professeur tenant une chaire prestigieuse au School of Public Health de l'Université de Californie, et Martha Campbell, conférencière en prospective à la même université.
On appréciera le bon goût de leur prose en notant que l'augmentation de la fertilité que l'ONU n'avait donc pas prévue est due au fait que l'Afrique n'a pas eu suffisamment accès au planning familial et que le sida n'a pas eu les effets attendus, même en Ouganda où la population devrait « tripler » d'ici à 2050 malgré un taux épidémique très élevé. « En fait, en dehors d'une poignée de pays, le HIV-sida n'a qu'un minuscule impact sur la population. Considérez ceci : au cours des cinq premiers mois de cette année, la population mondiale a crû suffisamment pour équivaloir à toutes les morts causées par le sida depuis le début de l'épidémie il y a trente ans. »
Faut-il lire dans ce constat un soupçon de regret ?
Quoi qu'il en soit cette croissance démographique est considérée comme une « mauvaise nouvelle » pour le continent africain, capable de peser plus lourd que ses progrès économiques, et les auteurs estiment qu'il n'est possible d'inverser le courant qu'à travers une politique de planning familial volontariste. Il est entendu, selon les auteurs, que les choses sont graves en raison du « nombre de gens qui se reproduisent » : ainsi, si en moyenne chaque femme a « un demi enfant de plus », comme disent les démographes, les conséquences seraient « inimaginablement profondes ».
Et cela s'ajouteraient à nos problèmes actuels : « nourrir de plus en plus de citoyens de classe moyenne-mangeurs-de-viande », par exemple, tout en sortant de la pauvreté le tiers de la population mondiale qui en souffre et tout en assurant le fameux « développement durable ».
Vient alors l'avalanche de statistiques : l'Afrique sub-saharienne verra – si rien n'est fait – sa population « exploser, pour atteindre par exemple un chiffre « non soutenable » de 80 millions.
On serait presque ému si des prophéties de malheur tout à fait semblables n'avaient promis de semblables horreurs sans voir leurs prédictions se réaliser – comme Paul Ehrlich et sa « Population Bomb » qui auraient dû nous laisser tous morts de faim il y a vingt ans.
Le problème, assurent Malcolm Potts et Martha Campbell, est la difficulté d'accès à la contraception et à la réduction de la mortalité infantile, puisque les femmes africaines n'ont pas moins d'enfants que jadis et qu'une proportion plus grande d'entre eux survit – les morts infantiles sont passées, entre 1960 et 2001, de 126 à 57 pour mille, grâce aux progrès de la médecine.
La propagande repart donc de plus belle : 215 millions de femmes dans les pays non développés n'ont pas accès aux contraceptifs modernes, assure Babatunde Osotimehin du FNUAP (Fonds des nations unies pour la population), 80 millions de grossesses non désirées par an aboutissent à 22 millions d'avortements dangereux (traduisez : illégaux) et à 358.000 morts liées à la maternité, dont 47.000 des suites d'un avortement.
Sans surprise, la réponse qu'il envisage ne concerne pas directement de meilleurs soins aux femmes enceintes et parturientes. Les auteurs dénoncent au contraire une contamination du sujet de l'aide au planning familial dans le Tiers-monde par la question de l'avortement, et déplorent la diminution des fonds publics alors que la diffusion de la contraception permet de faire diminuer la taille des familles.
« Au cours de toute notre recherche, nous n'avons trouvé aucun pays, mis à part quelques Etats riches en pétrole, qui aient réussi à se développer ou à s'extraire de la pauvreté alors que la taille moyenne de leurs famille demeure importante », faute de pouvoir maintenir les services de santé et d'éducation au niveau, assurent les auteurs.
A vrai dire l'article n'avance guère d'autres faits, se contentant de brandir ces épouvantails sans s'interroger sur les autres facteurs qui peuvent jouer pour expliquer la pauvreté de certains pays où la corruption est endémique : le but est finalement de dénoncer les cultures favorables à la vie, forcément coupables et responsables de tous leurs propres malheurs :
« Un monde de 10 milliards et plus en 2050 pourrait causer des torts irréversibles à la planète. Cela fait tout simplement trop de gens. Voilà, nous sommes avertis. »
Mais nous ne sommes pas obligés de les croire…
© leblogdejeannesmits.
16 novembre, 2010
Le scandale écologique dont on ne parle pas : la pilule
| Cristina Alarcon |
On consent actuellement un effort énorme pour protéger l'environnement des effets non voulus de l'activité humaine. Des accords internationaux et des politiques décidées au niveau national visent à réduire le réchauffement climatique en freinant l'excès d'émissions de carbone, produites par la recherche par l'homme de son bien-être matériel.
A plus petite échelle, chacun d'entre nous s'efforce de fermer les robinets, d'éteindre les lampes, d'utiliser les transports en commun, de réduire les émissions polluantes, de recycler, encore recycler et puis, surtout, de ne pas jeter les médicaments dans les égoûts – spécialement ceux qui affectent le cerveau ou les perturbateurs endocriniens. Oui, nous sommes constamment à la recherche de manières de réduire la pollution de l'air et de l'eau ; et au Canada, la Loi sur l'environnement permet même aux citoyens d'engager une action civile lorsque le gouvernement ne fait pas appliquer les lois environnementales.
Mais malgré tous nos efforts, des signes qui ne trompent pas indiquent qu'un type très particulier de polluant, le perturbateur endocrinien, produit actuellement des ravages sur nos écosystèmes. Et alors que les rivières du monde se trouvent dans une situation de crise aux proportions alarmantes, nous sommes témoins des effets néfastes causés par les substances œstrogènes sur la vie aquatique. Des poissons mâles féminisés qui pondent des œufs et (ou) qui ont perdu leurs capacités reproductrices, ont été trouvés près des zones où confluent des eaux usées.
On s'inquiète également de plus en plus à propos des dommages provoqués sur les corps humains par les polluants, même si apparemment il n'existe pas de données humaines sur l'exposition à ces polluants dans la durée. Que l'Organisation mondiale de la santé ait fait savoir qu'il existe encore beaucoup d'inconnues n'est pas pour nous rassurer.
Dans son effort pour freiner la pollution, le Canada vient de déclarer que le bisphenol A (BPA) est une substance toxique aux termes de la loi canadienne de protection de l'environnement : une belle victoire pour les écologistes, et un énorme soulagement pour les Canadiens, puisque les rongeurs exposés à cette substance ont montré des signes de problèmes neurologiques et de développement comportemental.
Utilisé pour la fabrication de plastique durs et transparents, et pour le revêtement interne des boîtes de conserve, le BPA est connu comme « la molécule qui dévie le genre ». Même les traces qu'on trouve sur certains tickets de courses pourraient contribuer à l'impuissance des consommateurs mâles – tout en boostant les ventes de Viagra – s'ils touchent leur bouche ou manipulent la nourriture.
Le perturbateur endocrinien est également associé à une libido déprimée et à l'endommagement de l'ADN du sperme ; il peut dérégler les systèmes reproducteurs féminins, et contribuer au développementn des cancers et des maladies du métabolisme. Son statut légal est actuellement sous les projecteurs en Europe et aux Etats-Unis.
Mais pourquoi les croisés de l'environnement traquent-ils les fabricants de plastique et l'industrie de la conserve tout en ignorant le coupable le plus visible : les produits pharmaceutiques dans nos réseaux de distribution d'eau ? Pas seulement ceux qui y sont déversés par les fabricants ou les consommateurs, mais – et c'est plus important – ceux qui y aboutiront après consommation humaine et passage par les toilettes.
Car le fait est là : ces 50 dernières années, des millions innombrables de femmes ont ingéré des hormones synthétiques – d'importants perturbateurs endocriniens – afin d'empêcher la conception, et elles en ont éliminé les résidus par cette voie.
Voilà ce qu'affirme un article (soumis à l'évaluation de leurs pairs) d'Alan D. Pickering du Natural Environment Research Council et par John D. Sumpter de l'Université Brunel : ils soulignent que, certes, certains de ces perturbateurs endocriniens sont des produits chimiques industriels, mais qu'il semble clair que les œstrogènes les plus envahissants dans l'environnement aquatique sont des stéroides dérivés des excrétions humaines. Ils reconnaissant cependant volontiers que si en théorie, il devrait être possible de contrôler la pilule à la source, « les implications sociales de cela seraient totalement inacceptables ». En attendant, savoir si l'industrie pharmaceutique est en mesure de « développer un produit alternatif efficace mais moins persistant dans l'environnement… demeure une question ouverte ».
Hé ! Vraiment ? Qu'est-ce qui fait que la contraception hormonale est sacrosaint parmi les autres polluants ? N'y a-t-il vraiment aucun autre moyen, meilleur, de garantir le « choix reproductif » des femmes ? Ou se trouve-t-il, derrière ce slogan, une attitude vis-à-vis du corps de la femme qui est déphasée par rapport à la pensée écologique, et – à dire vrai – pas du tout préoccupée de donner de vrais choix aux femmes ?
Pensez-y : si les contaminants œstrogènes ne conviennent pas aux rongeurs ou au poissons, pourquoi les femmes devraient-elles les consommer ? Après tout, les femmes elles-mêmes subissent les effets indésirables des contraceptifs hormonaux qui sont révélés peu à peu, alors même que les forums de la blogosphère sont de plus en plus envahis par l'expression de malaises personnels.
Combien de femmes savent-elles qu'en 2005, l'OMS a classé la pilule contraceptive dans le groupe I des carcinogènes en raison de liens prouvés avec le cancer du sein et quelques autres ? Savent-elles que les hormones sexuelles peuvent compromettre le système immunitaire ?
Et quid alors des découvertes récentes indiquant que la pilule pourrait bien altérer les déclencheurs biologiques qui aident la femme à trouver un partenaire compatible ? (Imaginez que vous arrêtiez la pilule simplement pour vous réveiller un beau matin et vous apercevoir que vous êtes couchée à côté d'un type que vous détestez !) Autre chose encore : des chercheurs ont constaté un lien entre la pilule et le dysfonctionnement sexuel, et des neurologues soupçonnent le progestatif présent dans la pilule d'affecter notre capacité à penser. Un petit coup d'Alzheimer, les amis ?
En réalité, cette façon de jouer avec le bien-être des femmes remonte aux débuts de la pilule dans les années 1950, lorsque des scientifiques américains ont exploité des Portoricaines pauvres, sans les avertir qu'on les embarquait dans une expérience médicale aux effets secondaires potentiellement dangereuses. Cela a continué avec la controverse autour du Depo Provera et encore récemment avec le fiasco du patch Evra.
Et pourtant, alors que les procès contre Evra sont menés discrètement aux Etats-Unis et au Canada – le gouvernement de Colombie britannique demande des dommages pour couvrir les coûts sanitaires passés et futurs liés aux dommages causés aux femmes –, comme l'annonce NBC, les millions versés aux victimes, c'est « peanuts » comparé aux milliards tirés de profits des ventes.
Comment se fait-il qu'au bout de 50 ans de féminisme militant et d'écologisme personne n'accorde d'intérêt à l'écologie du corps de la femme et à l'intégrité de leur personne ? Combien de temps encore les femmes vont-elles accepter d'être des cobayes « pour le bien de la planète » – ou pour le bien des profits de Big Pharma ?
Et qu'est-ce qui pourrait inverser le courant ? La menace d'impuissance et de stérilité sur la population mâle ?
Si la force agissante derrière la contraception est effectivement le choix pour les femmes – et pas seulement le contrôle social de la fertilité – l'alternative existe, comme l'alternative existe pour les plastiques et les boîtes de conserve, le pétrole et le charbon, si nous voulons vraiment le trouver. En réalité, nous n'avons même pas besoin de chercher une méthode saine de planning familial : elle existe déjà.
L'auto-observation de la fertilité, ou méthode naturelle de régulation de naissances, est bien, comme le montrent des études scientifiques, une méthode hautement efficace lorsque les couples sont bien formés et qu'ils l'utilisent de manière appliquée – comme c'est le cas avec les méthodes hormonales ou autres.
Cela demande effectivement de changer de style de vie, mais le frein le plus important à ce changement est désormais du côté des professionnels de la santé, puisque la plupart d'entre eux n'en savent tout simplement pas assez, comme l'a clairement démontré une récente étude co-signée par le Dr Ellen Wiebe, du département de pratique généraliste de l'Université de la Colombie britannique. En fait, la plupart des médecins sous-estiment l'efficacité de la régulation naturelle des naissances, et seule une petite proportion d'entre eux fournissent une information sur cette option plus saine.
Dans un monde qui porte une attention croissante à la conservation de la nature et à la célébration des valeurs naturelles, il s'agit d'une anomalie, pour ne pas dire plus. Continuer à promouvoir des contraceptifs tout en laissant de côté une option saine ressemblerait fort à un engagement idéologique ou commercial qui n'aurait absolument rien à voir avec la santé reproductive des femmes. Ni même, d'ailleurs, avec la protection de la planète.
© Mercatornet, par Cristina Alarcon.
© pour la traduction : leblogdejeannesmits.
02 septembre, 2010
Fait divers ? Ou preuve de l'extrémisme des partisans du contrôle de la population ?
Pour moi, c'est un fait divers. Bien triste. Un militant écologiste, tourneboulé par les théories de Darwin et de Malthus, a été abattu mercredi après-midi dans les locaux de la chaîne Discovery, près de Washington D.C., après avoir retenu en otages trois employés de la chaîne. Il était armé d'un pistolet et, selon la police, portait sur lui une bombe prête à amorcer. Le déséquilibré – car il s'agit forcément de cela – était bien connu sur les lieux. Cela faisait des années qu'il y protestait contre la chaîne au motif que celle-ci n'en faisait pas assez pour promouvoir le contrôle de la population.
Pour autant James J. Lee – d'origine hawaïenne – avait toujours pu tranquillement manifester, réclamant des mesures coercitives pour « stériliser les minables », « arrêter les naissances », « mettre un terme à la naissance d'enfants humains parasites » pour « sauver la planète »… Il avait été arrêté une seule fois, en 2008, pour avoir troublé l'ordre public.
« La civilisation doit être révélée comme la saleté qu'elle est. Cela, et toutes ses répugnantes racines religieuses et culturelles et sa gloutonnerie. Diffusez ce message jusqu'à ce que la pollution de la planète soit inversée et que la population humaine ! C'est votre devoir », écrivait-il à Discovery sur son site, pêle-mêle de textes de partisans du malthusianisme et d'incantations incohérentes.
Il semblerait que James J. Lee visait particulièrement la chaîne pour deux séries qu'elle diffuse depuis plusieurs années : l'une sur une famille de huit enfants (« Kate plus Eight ») et l'autre sur une famille chrétienne de 19 enfants (« 19 Kids and Counting »).
En passant à la prise d'otages et aux menaces de mort, arme au poing, le « militant écologiste » aura finalement signé son propre arrêt de mort, que plusieurs heures de négociations avec les forces de l'ordre n'auront pu éviter.
Curieusement, si la presse américaine met l'accent sur l'activisme de Lee pour la réduction de la population humaine, politique réclamée de manière drastique par le mouvement Deep ecology, et qui inspire à plus ou moins grande échelle les mesures de contrôle de la population recommandées et soutenues par de grands organismes supranationaux, la presse française qui a largement rapporté ce fait divers insiste plutôt sur le côté « militant écologiste » de James J. Lee, le présentant comme un « solitaire », un atypique.
Certes, son action violente n'aura engagé que lui. Même si, de fait, elle aura été l'écho de prises de position d'apparence plus convenable qui ont contribué à désaxer le cerveau de James J. Lee.
Cela, gageons que personne ne le dira.
Imaginez pourtant qu'un militant du respect de la vie se soit ainsi comporté : manifestations quotidiennes, année après année, puis passage à l'acte. Je croirais les entendre d'ici, les réactions : on dénoncerait « un commando pro-vie », « chauffé à blanc par un discours de haine », « un adversaire du droit des femmes », « prêt au crime pour combattre l'IVG », « il faut arrêter le harcèlement du personnel médical », « l'extrémisme des activistes anti-IVG »…
Entre le fait divers qui hélas a abouti à mort d'homme et mon scénario hypothétique (mais pas tant que ça : si le Dr Dor entre dans une clinique avec un chapelet, il mérite la prison) il y a cependant une différence de taille : l'avortement tue, et ses adversaires ne sont pas à confondre avec des individus isolés qui pour autant passent parfois à l'acte violent. Le contrôle de la population existe, il cause déjà le génocide des filles dans plusieurs pays du globe, il bafoue les droits des familles et s'appuie sur la contraception à hautes doses, éventuellement abortive, et le droit à l'avortement sans danger et légal.
© leblogdejeannesmits.
Libellés : contrôle de la population, démographie, écologie, Etats-Unis
10 juin, 2010
Le prince Charles, l'islam et les musulmans en trop
« Lorsque je suis né en 1948, une ville comme Lagos au Nigeria comptait 300.000 habitants. Aujourd'hui, quelque soixante ans plus tard, elle en abrite 20 millions. Trente-cinq mille personnes occupent chaque mille carrée de la ville, et sa population augmente de 600.000 personnes par an.
« J'ai choisi Lagos comme exemple. J'aurais pu choisir Mumbai, Le Caire ou Mexico ; où que vous regardiez, la population du monde augmente vite. Elle croît à hauteur de l'équivalent de la population entière du Royaume-Uni chaque année. Cela signifie que notre pauvre planète, qui a déjà du mal à soutenir l'existence de 6,8 milliards de personnes, va devoir d'une façon ou d'une autre en abriter plus de 9 milliards d'ici à cinquante ans. Dans le monde arabe, soixante pour cent de la population a aujourd'hui moins de trente ans. Cela veut dire, d'une façon ou d'une autre, que 100 millions d'emplois niveaux vont devoir être créés dans cette seule région au cours des dix à quinze années à venir.
« Je suis parfaitement conscient des projections à très long terme qui annoncent que la population pourrrait décroître. D'ici à 150 ans, les tendances indiquent qu'il pourrait ne plus y avoir que 4 milliards de personnes, peut-être même 2 milliards, mais on ne peut s'échapper du fait qu'à court terme, d'ici à 50 ans, nous allons faire face à des problèmes monumentaux tandis que les chiffres exploseront. Aucune méga-ville ne saura rattraper ce rythme d'expansion afin d'assurer de bons soins, de l'éducation, du transport, de la nourriture et un abri pour tant d'hommes. La Terre non plus ne saura tous nous soutenir, alors que la demande et les pressions sur sa munificence, partout, s'intensifient à ce point. »
« De manière frappante, là où ces prêts sont gérés par les femmes de la communauté, le taux de la natalité a baissé. L'impact de ce genre de plans, de l'éducation et de la fourniture de services de planning familial a été très vaste. Alors que pendant les années 1980, les familles moyennes du Bangladesh avaient six enfants, le nombre moyen est descendu à trois. Mais alors que les méga-cités explosent comme elles le font, je crains que ce type de plans ne soit pas à même de soulager la misère de beaucoup de millions de personnes à moins que nous ne confrontions clairement et plus honnêtement que maintenant le fait que l'une des principales causes des forts taux de natalité demeure culturelles.
« Cela pose quelques questions morales très difficiles, je le sais, mais chacun de nous ne porte-t-il pas la même responsabilité à l'égard de la Terre ? Il est sûrement temps de demander si nous pouvons en arriver à un point de vue qui permette d'équilibrer l'attitude traditionnelle par rapport à la nature sacrée de la vie humaine d'un côté, et de l'autre, les enseignements à l'intérieur de chaque tradition sacrée qui exhortent l'humanité à rester au-dedans des limites de la bienveillance et de la munificence de la Nature. »
« De ce que je sais du Coran, encore et encore il décrit le monde naturel comme l'œuvre des mains d'une puissance unitaire bienveillante. Il décrit très explicitement la Nature comme possédant une “intelligibilité”, et le fait qu'il n'y a pas de séparation entre l'Homme et la Nature, précisément parce qu'il n'y a pas de séparation entre le monde naturel et Dieu. Il offre une vision totalement intégrée de l'Univers où la religion et la science, l'esprit et la matière font partie d'un seul tout vivant et conscient. Nous sommes, par conséquent, des êtres finis contenus dans une infinitude, et chacun de nous est un microcosme de l'ensemble. Cela me fait penser que la Nature est un partenaire conscient, jamais l'esclave irréfléchi de l'humanité, et que nous sommes Ses locataires ; les hôtes de Dieu pendant un temps tellement trop court. »
19 novembre, 2009
Le rapport du FNUAP sur la population : encore pire dans les détails
Dans le rapport du Fonds de la population de l'ONU plaidant pour le financement international et la diffusion de programmes de réduction de la fécondité féminine (voir ici) il est fait référence au physicien John P. Holdren. Le Friday Fax d'Austin Ruse cette semaine souligne que la citation positive de celui qui est devenu le principal conseiller scientifique de Barack Obama constitue - malgré de vertueuses protestations contraires - un indice de l'acceptation par l'agence onusienne de la légitimité de mesures coercitives dans le domaine du contrôle de la population. Dans les années 1970, Holdren appelait de ses vœux les avortements forcés et la stérilisation obligatoire, y compris par la distribution de substances stérilisantes à travers les réseaux d'eau potable, « solution » jugée à l'époque non pas inacceptable mais irréalisable. Pour ce « régime planétaire » Holdren envisageait la création d'une police globale transnationale chargée de veiller à son exécution. Holdren avait à l'époque co-signé un ouvrage avec Paul Ehrlich, auteur de Population Bomb. Il réservait particulièrement ses foudres aux familles nombreuses, ajoutant qu'il n'existe aucun droit constitutionnel (aux Etats-Unis en tout cas) de se reproduire. Voir ici l'étude de LifeSite sur ses propositions d'alors.
C'est cet homme que le FNUAP cite sans la moindre réserve :
Autrement dit, même la progession l'énergie « verte » est un désastre directement imputable au fait que les femmes ont des enfants qui à leur tour auront d'autres petits d'hommes...
« En 1991, le physicien John P. Holdren, aujourd’hui principal conseiller scientifique du Président des Etats-Unis Barack Obama, a noté que “les changements intervenus dans les modèles de création d’établissements humains nécessités par la croissance démographique déterminent un transport accru, par personne, de ressources, de marchandises et d’individus”, avançant la thèse que la croissance démographique stimule directement la croissance de la consommation. D’autres augmentations de la consommation d’énergie, a-t-il suggéré, pourraient tenir à un recours accru à la climatisation si des zones urbaines à population dense créent des “îlots de chaleur” ou “si la densité et la répartition de la population créent des demandes de services à forte intensité énergétique qui n’étaient pas nécessaires quand la population était moins nombreuse”.
« L’effet discerné par Holdren rend maintenant très difficiles certains des efforts conduits aux États-Unis pour passer à l’énergie renouvelable. D’après une évaluation, une quantité donnée d’énergie renouvelable peut exiger une superficie 300 fois plus étendue que la même quantité produite par des combustibles fossiles. La raison en est que l’extraction de combustibles fossiles n’exige généralement qu’une étendue restreinte de terrain, où elle est transférée des entrailles de la Terre à la surface depuis les mines ou à l’aide de forages. L’énergie solaire, par contre, exige de vastes surfaces occupées par des cellules photovoltaïques ou des miroirs qui saisissent et concentrent l’énergie de la lumière solaire. L’énergie éolienne exige généralement de vastes surfaces sur lesquelles sont placées de nombreuses turbines géantes. Les écologistes et le Gouvernement des États-Unis s’inquiètent également de ce que l’appétit de terre propre aux projets d’énergie renouvelable ajoutera à la compétition déjà acharnée entre besoins humains et besoins des écosystèmes, surtout dans l’ouest des États-Unis. »
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Libellés : contraception, contrôle de la population, démographie, écologie, FNUAP, ONU, réchauffement climatique
08 mai, 2007
Haro sur les familles nombreuses
L'Optimum Population Trust, composé d'universitaires britanniques, vient de publier une étude qui propose de combattre le réchauffement climatique par la méthode une méthode simple, bon marché et suprêmement efficace : réduire le nombre d'enfants par famille. L'association estime même qu'un tabou pèse sur cette solution : au lieu de se focaliser sur les économies d'énergie, la quantité de papier toilette utilisée (si, si, on a osé !) ou le débit des chasses d'eau (dernière en date des normes européennes), OPT assure que la meilleure façon « personnelle » de diminuer l'empreinte écologique de l'humanité est de limiter le nombre d'enfants que l'on met au monde, tandis que sur le plan « national » et « global » il faut une stratégie de diminution de la population.
(Championne toutes catégories de ce contrôle de la population, rappelons que la Chine est aussi l'un des plus gros pollueurs, et que les émissions de CO2 liées au transport maritime qui a explosé avec la mondialisation dépassent en valeur absolue celles des transports terrestres !)
Chaque Britannique qui ne voit pas le jour « économise » ainsi 744 tonnes de dioxide de carbone (soit 620 vols aller-retour entre Londres et New York) ; OPT cite un rapport selon lequel le coût social du CO2 est de $ 85 par tonne. Un être humain en moins = $ 63.240 d'économies, que l'on peut assurer au moyen d'un préservatif de 70 centimes de dollar.
Les avantages (ajoute OPT) sont multiples : on évite de nouvelles demandes d'énergie, les éoliennes qui défigurent les beaux paysages, les cultures intensives, le choix du nucléaire... On aura aussi « moins de taxes, de réglementations, et autres restrictions à la liberté personnelle et au droit de circuler que l'on envisage aujourd'hui pour répondre au changement climatique ».
Il faut donc « conscientiser » les familles. Car aujourd'hui « les couples qui prennent des décisions quant à la taille de leur famile croient que cela ne concerne qu'eux et leurs préférences personnelles : le débat public et la conscience des réalités qui auraient pu les conduire à penser aux conséquences de leurs choix pour eux-mêmes et pour leurs concitoyens font défaut ».
Une co-dirigeante d'OPT, Valerie Stevens, déclare ainsi : « Les mesures fiscales publiques en faveur des enfants quel que soit le nombre d'enfants d'un couple envoient un signal qui fait penser que l'accroissement de leur nombre est favorable au bien de tous. Dans un monde qui a besoin de réduire la consommation de ses ressources essentielles, spécialement l'énergie, cela n'est hélas plus vrai. »
C'est bien une haine de l'être humain, vu comme le principal obstacle à l'équilibre écologique, qui anime ce genre de réflexions. Il faut bien comprendre que le discours politique sur le réchauffement de la planète veut mener vers des solutions totalitaires.
Sources : ici, ici, et ici.

