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09 juin, 2021

Petit florilège des courriels révélant l’hypocrisie du Dr Anthony Fauci quant aux mesures et aux traitements contre le COVID-19

Après le « fuitage » des courriels du Dr Anthony Fauci, grand artisan de la politique de gestion de la crise du COVID aux Etats-Unis (et par ricochet, dans de nombreux pays du monde) il est urgent de répéter à temps et à contretemps combien son hyprocisie a été grande. Convaincu du peu de risque de contamination présenté par les personnes « asymptomatiques », sachant parfaitement que les masques servent essentiellement à empêcher une personne malade de contaminer autour d’elle, bien au courant du fait que le remdesivir n’était en rien la solution thérapeutique, c’est lui qui a promu le confinement, les masques obligatoires et autres mesures liberticides, et le recours au remdesivir, ne voulant même pas entendre parler d’autres médicaments dont l’efficacité était pourtant bien plus probable.

Mieux, c’est en multipliant par dix la létalité supposée du SARS-CoV-2, au moyen d’une erreur que l’on peine à croire volontaire d’un homme comme lui, que Fauci a affolé l’Amérique.

Ci-dessous, ma traduction intégrale de l’article de Raymond Wolfe sur LifeSiteNews qui détaillait hier quelques-unes des plus graves bourdes du Dr Fauci : au mieux des erreurs d’appréciation, au pire une manipulation délibérée. – J.S

*

Les erreurs et l’hypocrisie du fonctionnaire le plus célèbre d’Amérique ont été étalées au grand jour la semaine dernière avec la publication de milliers de courriels du Dr Anthony Fauci. Ces messages, publiés par le Washington Post, Buzzfeed et le groupe de défense de la santé ICAN, ont révélé, entre autres, les interrogations de Fauci sur l’origine du COVID-19, restées jusque-là dans l’ombre, et son étroite collaboration avec Bill Gates et Mark Zuckerberg, PDG de Facebook.

Les communications du principal conseiller présidentiel sur le COVID-19 et directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) révèlent également ses volte-face sur les masques, sa fixation sur un médicament COVID douteux et son erreur d’interprétation fatale quant aux données de mortalité du virus.

Vous trouverez ci-dessous quelques éléments saillants de ce que nous avons appris sur la mauvaise gestion de la crise du coronavirus par le Dr Fauci, sur la foi de ses propres messages.

L’erreur qui a entraîné toutes les autres

Des courriels datant du début de l’année 2020 et rendus publics la semaine dernière mettent en lumière les comparaisons faussées faites par Fauci entre le COVID-19 et la grippe – des erreurs qui ont finalement conduit à des confinements mondiaux, la mise en place de l’obligation du port de masques et la distanciation sociale.

Dans un courriel daté du 2 mars 2020, le chef du NIAID a répondu à un journaliste du Wall Street Journal qui affirmait que le COVID-19 avait un taux de mortalité d’environ 2 % : « Pour la grippe saisonnière, il est d’environ 0,1 % », déclarait alors Fauci. Il a fait la même estimation du taux de mortalité du virus dans d’autres courriels, comme celui adressé au principal correspondant médical de CBS News.

« Le 2 mars, Fauci estime le taux de mortalité du virus à 2 %. Il se trompe d’un facteur 10, à peu près », a commenté sur Twitter Alex Berenson, ancien journaliste du New York Times. « C’est l’erreur qui a entraîné toutes les autres ».

Le Dr Ronald Brown, de l’Université de Waterloo, a commenté la mauvaise lecture des données COVID-19 par Fauci dans un article publié l’année dernière dans Disaster Medicine and Public Health Preparedness. 

Deux semaines après son courriel du 2 mars, M. Fauci a répété devant la commission de surveillance et de réforme de la Chambre des représentants des États-Unis que le taux de mortalité lié à la grippe est de l’ordre de 0,1 %. Le taux de mortalité actualisé du COVID-19, était quant à lui d’environ 1 %, a-t-il affirmé. Comme l’a fait remarquer le Dr Brown, « la conclusion communiquée à la commission de la Chambre des représentants était que le coronavirus était 10 fois plus mortel que la grippe saisonnière ».

Le Dr Brown a expliqué que la comparaison faite par Fauci entre la grippe et le COVID-19 confondait deux paramètres différents : le taux de létalité des cas et le taux de létalité des infections. « La confusion entre le taux de létalité par cas et le taux de létalité par infection peut sembler anodine, et il est facile de passer outre au début, mais cette confusion peut avoir finalement conduit à une erreur involontaire dans l’estimation de la mortalité due au coronavirus », a déclaré Brown.

« Il est possible qu’une comparaison des taux de létalité par cas (CFR) du coronavirus et de la grippe saisonnière ait été prévue lors du témoignage au Congrès, mais en raison de la classification erronée du taux de létalité par infection (IFR) comme taux de létalité par cas, la comparaison a en réalité été faite entre un CFR ajusté du coronavirus de 1 % et un IFR de la grippe de 0,1 % », a-t-il déclaré.

L’erreur de Fauci a ainsi « contribué à lancer une campagne de distanciation sociale, de fermeture d’organisations et d’entreprises, et d’ordres de confinement » fondée en grande partie sur une erreur.  

Les restrictions concernant le COVID-19 ont bien sûr dévasté l’économie mondiale et entraîné un nombre incalculable de décès inutiles, bien que le taux de létalité réel de l’infection au COVID-19 se situe entre 0,2 et 0,3 %, selon les recherches mises en évidence par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« À la suite du témoignage du Dr Fauci, la phrase “10 fois plus mortel” a été reprise dans tous les médias », note Len Cabrera dans Rational Ground. « Le problème est que cette déclaration était fausse et que le Dr Fauci (et son équipe) aurait dû s’en rendre compte immédiatement. »

Le Dr Fauci : anti-masque

Les courriels de Fauci permettent aussi de détailler ses revirements étonnants sur l’utilisation des masques et son rejet initial du port généralisé, étant donné qu’il reconnaissait lui-même l’inefficacité de la plupart des masques de protection.

« Les masques sont en fait destinés aux personnes infectées pour les empêcher de transmettre l’infection à des personnes non infectées plutôt que pour protéger les personnes non infectées contre le risque d’infection », écrivait Fauci le 5 février à Sylvia Burwell, vraisemblablement la secrétaire à la santé de l’ère Obama et ancien cadre de la Fondation Gates.

« Le masque typique que vous achetez en pharmacie n’est pas vraiment efficace pour empêcher le passage du virus, qui est suffisamment petit pour traverser le matériau », disait-il à Mme Burwell. « Je ne vous recommande pas de porter un masque, d’autant plus que vous vous rendez dans un endroit à très faible risque. »

Les réponses à un journaliste approuvées par Fauci plus tard au cours du même mois indiquaient également que « (l)a grande majorité des personnes en dehors de la Chine n’ont pas besoin de porter un masque. Un masque est davantage indiqué pour une personne infectée que pour les personnes qui essaient de se protéger contre l’infection ». Comme l’a d’ailleurs affirmé Fauci dans un message du 4 février, « la plupart des transmissions se font à partir d’une personne qui présente des symptômes ».

Des collègues du Dr Fauci au NIAID ont semblé partager la réticence de leur patron à l’égard des masques, l’un d’entre eux faisant circuler une « étude sur les masques » rejetant l’efficacité de cette mesure. « En résumé, il n’y avait généralement pas de différences dans les taux de syndromes grippaux, d’infections respiratoires ou de grippe lorsque les masques étaient utilisés », résumait un fonctionnaire.

Le Dr Fauci a continué à déconseiller les politiques de port obligatoire du masque dans ses communications tout au long du printemps, déclarant à un professeur de Caroline du Sud en avril : « Je conserverais une politique ”volontaire” mais j’encouragerais les employés à porter (des masques). »

Le directeur du NIAID, est pourtant devenu par la suite un des principaux partisans du masquage universel, affirmant pour finir que les masques devraient toujours être portés après réception des vaccins COVID-19 et que le port du masque pourrait continuer même après la décrue du coronavirus.

Le directeur du NIAID, bien sûr, est devenu par la suite un des principaux partisans du masquage universel, affirmant pour finir que les masques devraient toujours être portés après réception des vaccins COVID-19 et que le port du masque pourrait continuer même après la décrue du coronavirus. 

« Je pense qu’il est allé dans toutes les directions à propos des masques », a déclaré la semaine dernière le Dr Jay Bhattacharya, épidémiologiste et professeur de médecine à l’université de Stanford, dans l’émission The Ingraham Angle. « Je pense que sa crédibilité est entièrement détruite. »

« Oui, il faut changer d’avis lorsque la science change », a-t-il poursuivi. « Mais quelle est cette science qui a changé pour aller jusqu’à le convaincre que les masques sont le moyen le plus efficace ? »

Très surpris par DeSantis

Tout en déconseillant l’utilisation de masques et en repoussant l’idée fallacieuse d’une propagation asymptomatique, le Dr Fauci a critiqué en privé le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, pour ne pas avoir fermé « complètement » des secteurs entiers de l’économie de cet État dès le début de la crise du COVID-19. 

« J’ai insisté fortement sur les EPI (équipements de protection individuelle) et, comme vous le savez peut-être, le Président des États-Unis a demandé au ministère de la Défense de fournir 5 millions de respirateurs N-95 », a-t-il écrit en mars 2020 à un médecin de Floride qui s’était plaint à Fauci de l’administration DeSantis.
« En ce qui concerne les bars et les plages, j’ai hurlé à la télévision 2 à 5 fois par nuit pour dire à la jeune génération de commencer à prendre cela au sérieux », a-t-il ajouté. « Je suis très surpris que le gouverneur DeSantis n’ait pas complètement fermé les bars, même s’ils servent de la nourriture. »

La thérapeutique du COVID-19

D’autres courriels publiés la semaine dernière ont mis en évidence la promotion agressive par le Dr Fauci du remdesivir, un médicament antiviral de Gilead, pour traiter le COVID-19. Selon ses courriels, le Dr Fauci a promu quasi exclusivement ce traitement aujourd’hui discrédité, sans tenir compte des conseils de nombreux experts concernant d’autres régimes. 

Même des collègues bureaucrates de gauche ont exprimé des inquiétudes quant au soutien de Fauci au médicament de Gilead. « Je suis un peu perplexe quant à votre soutien apparemment fort au remdesivir », écrivait ainsi Ezekiel Emanuel, un fonctionnaire de l’administration Obama favorable à l’avortement, le 30 avril, après que Fauci eut vanté le remdesivir lors d’un briefing à la Maison Blanche.

« Était-ce un peu forcé ? » a demandé Emanuel. « Mon interprétation était que les données étaient faibles et qu’en temps normal, pour une maladie normale, cela ne suffit pas pour approuver. Et il est très peu probable que cela ait un impact réel sur le profil de la maladie COVID-19. »

Fauci a répondu de manière défensive, en écrivant qu’il ne l’avait pas « “fortement” approuvé ». « J’ai expressément dit que ce n’était pas un médicament qui mettrait la maladie KO, et que ce n’était qu’un petit pas dans la direction du développement des médicaments supplémentaires, plus efficaces », a-t-il dit. « Je ne pense pas avoir forcé quoi que ce soit. » 

La veille, il avait en fait donné au médicament une approbation sans équivoque, en déclarant que les données montraient « que le remdesivir a un effet positif, significatif et clair sur la réduction du délai de guérison ».

Fauci a fait cette annonce après la publication de deux études, toutes deux entachées d’erreurs, dont l’une a révélé que le remdesivir ne réduisait pas le taux de mortalité lié au COVID-19, rapportait alors NBC News. 

« Ce que cela a prouvé, c’est qu’un médicament peut bloquer ce virus », a néanmoins insisté Fauci. L’OMS a finalement officiellement recommandé à l’automne de ne pas utiliser le remdesivir, indiquant qu’il n’y avait « aucune preuve que le remdesivir améliore la survie et d’autres résultats ».

D’autres messages montrent que de nombreux scientifiques ont conseillé à Fauci d’étudier différents traitements pendant ce temps, même s’il semblait souvent les rejeter. En avril, Fauci a été informé par le Dr Paolo Lussa, chercheur principal de la section Pathogénie virale du NIAID du potentiel d’un « traitement anti-agrégant puissant ». 

« J’ai parlé avec le Dr Viecca ce matin, qui m’a communiqué des informations supplémentaires sur son protocole », lui écrivait le Dr Lussa, ajoutant : « Ils ont traité un premier groupe de cinq patients dans un état critique avec un traitement antiagrégant puissant (tirofiban/Aggrastat) et, apparemment, dans tous les cas, la pO2 a commencé à augmenter en moins de deux heures, ils ont été débranchés des ventilateurs et se sont complètement rétablis. » 

Fauci répondit simplement : « Merci, Paolo. »

Des scientifiques ont également alerté Fauci quant aux avantages possibles de l’hydroxychloroquine, tel le physicien Erik Nielsen, qui a poussé le chef du NIAID à prendre également en compte le ciclésonide. « Certains patients sous ventilateur qui étaient proches de la mort se sont complètement rétablis après un traitement au ciclésonide », a déclaré Nielsen à Fauci. L’e-mail était « trop long pour moi à lire », a répondu Fauci.

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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© leblogdejeannesmits

26 septembre, 2020

Les confinements face au COVID-19 sont des “moyens extraordinaires” qui ne s'imposent pas, affirme Mgr Thomas Paprocki

Mgr Thomas Paprocki, évêque de Springfield dans l’Illinois, vient de publier une analyse philosophique des confinements liés au coronavirus, affirmant qu’il n’existe pas « d’obligation morale de fermer notre société, d’obliger les gens à rester chez eux, de mettre les employés au chômage, d’envoyer les entreprises à la faillite, de mettre en péril la chaîne d’approvisionnement alimentaire et c-d’empêcher les fidèles d’aller à l’église ».

Son raisonnement repose sur la distinction entre les moyens extraordinaires et les moyens ordinaires de sauver les vies humaines.

« S'il est vrai que certaines personnes peuvent volontairement adopter des moyens [extraordinaires], seuls les moyens ordinaires qui ne font pas peser une charge indue sont moralement requis pour préserver la vie, tant de la part des individus que de la société dans son ensemble », a-t-il souligné dans son essai publié dans la livraison de septembre d’Ethics & Medics.

Ce faisant Mgr Paprocki a appliqué les principes moraux couramment utilisés pour la prise de décision clinique vis à vis d’individus à la société dans son ensemble.

« Premièrement, s’il est vrai que nous reconnaissons que notre vie humaine est l’un des plus grands dons qui soit, elle ne constitue pas un impératif moral absolu ; elle est en réalité seconde par rapport à la vie éternelle de notre âme immortelle », écrit-il. Si la vie doit être traitée « avec respect et révérence », il existe des biens supérieurs, comme on peut le voir dans « le martyre ou la tentative de sauver la vie d’autrui ».

« Deuxièmement, en prenant acte de ce que notre vie humaine est passagère, il existe a des circonstances où il est juste de refuser des traitements médicaux parce qu’ils peuvent être considérés comme extraordinaires par rapport à une situation donnée », poursuit Mgr Paprocki, invoquant à titre d’exemple les dépenses liées à un traitement : « Décider de renoncer à de tels traitements n’est en aucun cas un refus de la vie, mais plutôt la reconnaissance du fait que la vie-elle-même passe. »

« Troisièmement, les professionnels de la santé travaillent avec ceux ont une compétence d’autorité vis-à-vis d’un tiers – dans certains cas, il s’agit de membres de la famille disposant d’une procuration médicale à l’égard d’une personne incapable de prendre une décision elle-même – afin de prendre des décisions prudentes concernant les traitements à utiliser ou à refuser », poursuit-il.

Il rappelle enfin le principe selon lequel « la science médicale et les responsables gouvernementaux sont appelés à agir de manière à protéger la santé de notre population ».

S’intéressant à la société américaine dans son ensemble, Mgr Paprocki fait remarquer : « Si nous avions l’obligation morale d’utiliser tous les moyens possibles, même extraordinaires, pour préserver la vie, alors nous ne devrions même pas monter dans nos voitures, à cause du risque d’accident mortel, étant donné que plus de trente-cinq mille personnes meurent chaque année dans des accidents de voiture dans tout le pays depuis 1951. »

Au lieu d’interdire purement et simplement la circulation automobile, la société a mis en place certains dispositifs de sécurité pour réduire les risques liés aux accidents : il s’agit notamment des ceintures de sécurité et des airbags.

« De même, face à une pandémie, l’obligation morale de fermer notre société, d’obliger les gens à rester chez eux, de mettre les employés au chômage, d’envoyer les entreprises à la faillite, d’altérer la chaîne d’approvisionnement alimentaire et d’empêcher les fidèles d’aller à l’église nous incombe-t-elle ? », a demandé Mgr Paprocki.

« Je répondrais “non” », écrit-il.

« Cela reviendrait à imposer une contrainte excessive, des moyens extraordinaires », a-t-il expliqué. 
Il n’a pas abordé, cependant, la question de savoir si les citoyens peuvent refuser de se conformer aux moyens extraordinaires.

Mais il estime que « la Cour suprême des États-Unis s’est trompée » lorsqu’elle a décidé que le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom pouvait appliquer l’ordonnance « qui discriminait à l’égard des lieux de culte en imposant des restrictions numériques aux rassemblements publics ».

« La santé physique est importante, mais le plus grand bien est la vie éternelle », souligne Mgr Paprocki dans sa conclusion : « Le libre exercice de la religion et l’accès aux moyens de salut établis par le Christ à travers l’Église doivent avoir la priorité dans l’ordre moral et juridique ».

Et de faire référence à l’Évangile de Matthieu, où le Christ affirme : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. »


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02 septembre, 2020

Australie : une femme enceinte arrêtée devant ses enfants pour avoir annoncé une manif anti-confinement COVID-19

Une femme enceinte de 28 ans a été arrêtée à son domicile en Australie pour avoir participé à l'organisation d'une « Journée de la liberté » contre les mesures anti-COVID-19 à Ballarat, au nord-ouest de Melbourne dans le Victoria. La manifestation du 5 septembre devait se dérouler de manière paisible, dans le respect des règles de « distanciation sociale » et du port du masque, pour protester contre le confinement en cours dans l'Etat australien.

Zoe Buhler, qui signe Zoe Lee sur les réseaux sociaux, a vu débarquer 4 enquêteurs de police dans son domicile avant d'être informée de ses droits (!) et menottée devant ses deux enfants et son compagnon, qui a filmé la scène.

Ne comprenant visiblement pas pourquoi elle était traitée comme une criminelle, Zoe Buhler n'a cessé de demander des explications, répétant : « C'est ridicule » et ajoutant qu'elle était enceinte et qu'elle avait un rendez-vous d'échographie une heure plus tard. La police lui a simplement annoncé qu'elle avait bel et bien violé à la loi en participant à un événement mettant en cause les mesures sanitaires en vigueur.




Zoe Buhler a été embarquée au poste ce 2 septembre en pyjama, sous les yeux de ses enfants, et n'a pu retourner à la maison qu'après paiement d'une caution. Elle avait pourtant proposé d'effacer son message Facebook sous les yeux de la police, qui n 'a rien voulu savoir. Elle devrait être jugée le 25 janvier prochain et encourt 20.000 dollars d'amende.

L'Australie compte à ce jour 663 décès pour 25 millions d'habitants, l'épidémie ayant démarré en mars dernier. Elle a donné lieu à quelque 26.000 contaminations et à près de 22.000 guérisons déclarées. La mortalité est de 2,65 pour 100.000 habitants (à comparer avec 45,78 morts attribuées au coronavirus pour 100.000 habitants en France).



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26 juin, 2020

Le pape François accuse les prêtres « adolescents » qui ont bravé le confinement pour donner les sacrements

Le pape François a adressé samedi un discours aux médecins et soignants de Lombardie : un touchant hommage à leur dévouement et même leur heroïsme dans la région la plus durement touchée par la pandémie du COVID-19. Mais à côté de belles expressions sur la prière, l’espérance, le besoin de Dieu, le pape a également envoyé quelques piques contre les prêtres qui ont bravé les interdits COVID pour donner les sacrements, épinglant leur esprit « adolescent ».

Y a-t-il tâche plus importante pour un prêtre que de baptiser, confesser, donner la communion, marier ou apporter l’extrême onction à un mourant ? Même en temps de crise sanitaire ? Surtout en temps de crise sanitaire ?

A en croire le pape François, oui. Alors que les Italiens, comme tant d’autres catholiques à travers le monde, ont été privés pendant de longs mois de l’assistance à la messe et de la réception des sacrements, il a cru pouvoir dire :
« Au cours de ces mois, les personnes n’ont pas pu participer physiquement aux célébrations liturgiques, mais elles n’ont pas cessé de se sentir membre d’une communauté. Elles ont prié individuellement ou en famille, également à travers les moyens de communication sociale, spirituellement unies et en percevant que l’étreinte du Seigneur allait au-delà des limites de l’espace. Le zèle pastoral et la sollicitude créative des prêtres ont aidé les personnes à poursuivre le chemin de la foi et à ne pas demeurer seuls face à la douleur et à la peur. »
Et de préciser, à propos de la « sollicitude créative » :

« Cette créativité sacerdotale qui a vaincu quelques rares expressions “adolescentes” contre les mesures de l’autorité, qui a l’obligation de protéger la santé du peuple. »

En l’empêchant de rendre physiquement et matériellement le culte rendu à Dieu, alors que les temples de la consommation, supermarchés et autres débits de tabac et de boisson, étaient ouverts et accessibles ?

Nous savons maintenant dans quel rôle le pape François a préféré voir les prêtres de l’ère COVID :
La plupart ont été obéissants et créatifs. J’ai admiré l’esprit apostolique de nombreux prêtres, qui partaient avec leur téléphone, frapper aux portes, sonner aux foyers : “Avez-vous besoin de quelque chose ? Je vous fais les courses…” Mille choses. La proximité, la créativité, sans gêne. Ces prêtres qui sont restés aux côtés de leur peuple dans le partage prévenant et quotidien : ils ont été des signes de la présence consolante de Dieu. Ils ont été des pères, non pas des adolescents. »
Mais ils n’ont pas répandu et communiqué Jésus-Christ dans l’Eucharistie, ni sa grâce dans les autres sacrements, ce qu’ils sont seuls capables de faire. C’était interdit. Ceux qui l’ont fait quand même ont eu des « expressions adolescentes » de leur foi, pour ce pape qui préfère des prêtres livreurs de courses.

En Italie, l’Eglise catholique a même devancé l’appel des autorités pour suspendre les célébrations publiques ; les consignes officielles ont visé le culte avant d’interdire l’accès aux restaurants et aux piscines ; le 8 mars, jour où les rassemblements publics ont été déclarés hors-la-loi, les responsables ecclésiastiques sont allés jusqu’à fermer les églises.

C’est la colère de l’aumônier pontifical, le cardinal Konrad Krajewski, très proche de François, qui a fait renverser cette décision le 13 mars en refusant de fermer les portes de son église titulaire dans laquelle il exposa le Saint-Sacrement. « C’est une acte de désobéissance, oui, c’est moi qui ai sorti le Saint-Sacrement et qui ai ouvert mon église. Cela ne s’est produit ni sous le fascisme, ni sous le régime communiste ou soviétique en Pologne : les églises n’étaient pas fermées. Cet acte doit donner du courage aux autres prêtres », avait-il déclaré.

Alors, « adolescent », lui aussi ?

Fallait-il donc considérer le coronavirus comme le pire malheur qui puisse arriver aux hommes ?

Il y a pourtant un virus pire que celui de Wuhan, une maladie autrement mortelle que le COVID-19 – et pour l'éternité. C’est la marque du péché originel qui prive l’homme de sa capacité d’entrer au ciel et de jouir de la vision béatifique – sauf à être racheté par le Christ – ; c’est la tache du péché mortel qui entraîne la mort de l’âme et la damnation éternelle – sauf à recevoir le pardon du Christ.

Le virus mortel de la séparation d’avec Dieu, c’est avant tout par le pouvoir du sacerdoce (qui participe du sacerdoce parfait et souverain de Notre Seigneur) qu’il peut être soigné et guéri. Et à côté de lui, la mort physique, cette mort qui est certaine et à laquelle nul d’entre nous n’échappera, n’est rien.

Les médecins soignent, les âmes charitables secourent, adoucissent les souffrances… Mais les prêtres sauvent les âmes, et aident à donner un sens à la souffrance et à la mort.

Mais voilà que la « diaconie » – le service charitable qui vient au secours des besoins matériels des hommes – prend le pas sur la médecine des âmes. On s’inquiète de voir le célibat sacerdotal bouleversé par l’ordination des diacres mariés. Un autre danger se profile : voir les prêtres réduits à la diaconie !

Traduction française du discours du pape François : Osservatore Romano



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30 avril, 2020

Eglises confinées : Mgr Viganò appelle à mettre fin au délire de toute-puissance de l'autorité civile

Dans un nouvel entretien revigorant avec le vaticaniste Marco Tosatti (publié en italien hier sur son blog Stilum curiae), Mgr Carlo Maria Viganò exprime une sainte colère face à la servilité de la Conférence des évêques d'Italie vis-à-vis des exigences du pouvoir qui interdit toujours les messes publiques dans le pays. 

Il donne également des raisons possibles de la soumission de l'Eglise en Italie, et rappelle que les évêques ne sont pas les pions des conférences épiscopales, mais pasteurs et responsables dans leurs diocèses, notamment lorsqu'il s'agit de faire respecter les droits des fidèles à qui l'Eglise doit pouvoir donner les moyens du salut par les sacrements.

Il va plus loin, accusant les autorités de se servir abusivement de l'épidémie du coronavirus, en recourant à la tromperie à des fins dictatoriales.

Mgr Viganò déclare notamment : « Croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! »

Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale (et non officielle) cet entretien, à l'heure où plusieurs évêques de France n'ont pas hésité à dire, d'une autre façon, mais également avec vigueur, leur colère devant la fermeture des messes aux fidèles. – J.S.


*

Marco Tosatti : Excellence, le dernier décret du Président Giuseppe Conte a déçu les espoirs de la Conférence des évêques d’Italie (CEI) et a prorogé le confinement des messes dans l’ensemble de l’Italie. Certains canonistes et des experts en droit concordataire ont émis de nombreuses réserves à propos du comportement du gouvernement. Qu’en pensez-vous ?

Mgr Carlo Maria Viganò : Le Concordat entre le Saint-Siège et l’État italien reconnaît à l’Église comme relevant de son droit « natif », la pleine liberté et autonomie dans le développement de son propre ministère, qui voit dans la célébration de la sainte messe et dans l’administration des sacrements l’expression sociale et publique qui lui est propre, dans laquelle aucune autorité ne peut interférer, fût-ce avec le consentement de l’Autorité ecclésiastique elle-même, qui n’est pas propriétaire mais administratrice de la grâce véhiculée par les sacrements.

La juridiction sur les lieux de culte appartient donc pleinement et exclusivement à l’Ordinaire du lieu, qui décide en toute autonomie, pour le bien des âmes confiées à ses soins pasteur, des offices qui y seront célébrés et par qui. Il n’appartient pas au Premier ministre d’autoriser l’accès aux églises, et encore moins de légiférer sur ce que les fidèles ou le ministre du culte peuvent ou ne peuvent pas faire.

En outre, les déclarations sont nombreuses qui, faisant autorité et émanant d’éminents juristes et magistrats – mais aussi de la Cour suprême – soulèvent des doutes quant à la légitimité de légiférer par le biais de décrets du président du Conseil, en violation des droits supérieurs dont la prévalence est garantie par la Constitution de la République italienne. Sans même parler de la religion catholique, qui bénéficie d’une protection particulière en vertu de son statut spécial, la suspension du droit à la liberté de culte qu’impliquent les décrets du Premier ministre est clairement illégitime, et j’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour bien vouloir le déclarer officiellement, mettant ainsi fin à ce délire inconvenant de toute-puissance de l’autorité civile non seulement devant Dieu et son Église, mais aussi devant les fidèles et les citoyens.

De nombreux fidèles et de prêtres se sont sentis abandonnés et bien peu protégés par la conférence épiscopale et les évêques.

Il faut préciser, pour éviter tout malentendu, que la Conférence des évêques n’a aucune autorité sur les évêques, qui ont pleine juridiction dans leur propre diocèse, en union avec le Siège Apostolique. Et cela est d’autant plus important que nous avons compris à quel point la CEI est trop conciliante, voire inféodée vis à vis du gouvernement italien.

Les évêques ne doivent pas attendre qu’un organisme sans juridiction leur dise quoi faire : c’est à eux qu’il appartient de décider comment se comporter, avec prudence et sagesse, afin de garantir aux fidèles les sacrements et la célébration des messes. Et ils peuvent le faire sans avoir à demander l’autorisation de la CEI et encore moins de l’État, dont l’autorité va jusqu’à la porte de nos églises, mais qui doit s’arrêter là.

Il est inouï que la Conférence épiscopale italienne continue de tolérer de tels abus, qui portent atteinte au droit divin de l’Église, violent une loi de l’État et créent un précédent très grave. Je crois aussi que le communiqué publié dimanche dernier représente la preuve du consentement du sommet de l’épiscopat, non seulement aux moyens mais aussi aux fins que ce gouvernement propose.

Le silence servile de la CEI et de la quasi totalité des Ordinaires, témoigne d’une situation de subordination à l’État qui est sans précédent ; elle a été perçue à juste titre par les fidèles et les prêtres comme une sorte d’abandon à eux-mêmes : elle se manifeste de manière emblématique à travers les cas d’incursions scandaleuses des forces de l’ordre dans les églises, pendant la célébration de la messe pour couronner le tout, avec une arrogance sacrilège qui aurait dû provoquer une protestation immédiate et très ferme de la part de la Secrétairerie d’État. L’ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège aurait dû être convoqué, pour lui présenter une vive note de protestation en raison la très grave violation du Concordat par le gouvernement, tout en se réservant de rappeler le Nonce apostolique en Italie, au cas où la mesure illégitime ne serait pas retirée.

Le cardinal Parolin, en tant que « sponsor » du président Conté, se trouve dans l’embarras, et dans une situation de conflit d’intérêts. Il semble évident qu’au lieu de protéger la souveraineté et la liberté de l’Église, par fidélité à sa haute fonction institutionnelle de Secrétaire d’État, le cardinal Parolin a honteusement préféré se ranger du côté de son ami juriste. Même les intérêts de ce qu’on appelle le bénévolat catholique ne pouvaient justifier un tel choix.

De quels intérêts parlez-vous ? 

Je veux parler de la scandaleuse répartition des fonds publics destinés à l’accueil des immigrés clandestins, dont le pape Bergoglio et la CEI sont les principaux bénéficiaires et, en même temps, de vigoureux promoteurs. Il y a encore un autre conflit d’intérêts, qui fait de l’Église l’obligée de l’État ; il ne rend pas totalement illégitime le soupçon que les multiples silences de la CEI, y compris ceux dont nous avons été témoins durant ces mois de la supposée pandémie, sont motivés par la crainte de voir partir en fumée les revenus lucratifs de l’« hospitalité ». N’oublions pas que les fonds provenant du « 8 pour mille » se réduisent de plus en plus, ce qui confirme l’éloignement des fidèles italiens par rapport à une Église qui semble n’avoir d’autre objectif que de favoriser la substitution ethnique fortement souhaitée par l’élite mondialiste. Je crains que cette tendance ne se confirme dans les prochains mois, en réponse au silence des évêques.

Dans toute cette affaire, la position du pape François semble contradictoire : au départ, il a ordonné au cardinal-vicaire de fermer les églises de Rome avant que Conte ne publie le Décret ; puis il l’a mis dans l’embarras en le contredisant publiquement, et il les fait rouvrir. Il a encouragé les messes en ligne pour ensuite parler de gnose, incitant la CEI à prendre position contre le gouvernement ; mais pas plus tard qu’hier il a au contraire recommandé que les fidèles obéissent aux dispositions des décrets.

Bergoglio n’est pas étranger à ce genre de changement subit. Comme chacun se le rappellera, avant que n’éclate le scandale au sein de l’Ordre de Malte sur la distribution de préservatifs dans les hôpitaux, François avait écrit une lettre au cardinal patron, le cardinal Raymond Burke, dans laquelle il lui donnait des instructions très claires sur son devoir de veiller sur l’Ordre afin que la morale catholique y soit scrupuleusement respectée. Mais lorsque la nouvelle est devenue publique, il n’a pas hésité à désavouer Son Eminence. Il plaça l’Ordre sous commissaire et exigea la démission du Grand Maître et la réintégration du Conseiller qui avait été expulsé précisément parce qu’il était responsable de cette déplorable violation de la morale.

Dans le cas que vous avez rappelé, le cardinal-vicaire a cherché à défendre la justesse de son action, expliquant que l’ordre de fermer les églises avait été donné par Sa Sainteté. Dans l’affaire plus récente de la CEI, la déclaration publiée dimanche après-midi avait manifestement l’approbation de son président, le cardinal Bassetti, qui à son tour devait avoir consulté François. Il est déconcertant qu’en l’espace de quelques heures, la chaire de Sainte-Marthe désavoue la CEI en invitant les fidèles et les prêtres à obéir aux dispositions du gouvernement qui non seulement sont abusives, mais qui constituent une violation des consciences, au détriment du salut des âmes.

Personne n’a l’intention d’exposer les fidèles à une éventuelle contagion, en admettant sans pour autant le reconnaître qu’il s’agisse là une éventualité justifiant une telle crainte, mais la taille de nos églises et, malheureusement, le nombre si exigu des fidèles qui les fréquentent habituellement, permettent de respecter des distances de sécurité tant pour la prière individuelle que pour la célébration du saint sacrifice ou d’autres cérémonies. Il est évident que les législateurs zélés ne vont plus à l’église depuis longtemps...

N’oublions pas que les fidèles ont le droit, et pas seulement le devoir, d’assister à la messe, de se confesser, de recevoir les sacrements : c’est un droit qui leur vient du fait qu’ils sont des membres vivants du Corps mystique en vertu du baptême. Les pasteurs ont donc le devoir sacré – même au risque de leur santé et de leur vie même, si nécessaire – de respecter ce droit des fidèles, et pour cela ils doivent rendre compte à Dieu, et non au président de la conférence épiscopale italienne ni au président du Conseil.

Ces derniers jours, S.E. Mons. Giovanni d’Ercole a lancé un sévère avertissement à Conte et au « comité scientifique » dans lequel il a intimé : « Vous devez nous donner le droit de pratiquer le culte, sinon nous le reprendrons. » Des paroles fortes et courageuses qui semblent suggérer un certain réveil des consciences chez les pasteurs.

Monseigneur D’Ercole a parlé en vrai évêque, avec l’autorité qui vient du Christ. Comme lui, j’en suis sûr, il y a beaucoup d’autres pasteurs et prêtres qui se sentent responsables des âmes qui leur sont confiées. Mais ils sont si nombreux à rester silencieux, davantage pour ne pas provoquer un soulèvement des âmes que par peur. C’est précisément en ce temps de Pâques que la parabole évangélique du Bon Pasteur résonne dans la liturgie ; Jésus y évoque également les mercenaires qui ne se soucient pas du salut des brebis : ne rendons pas vain l’avertissement divin et l’exemple du Sauveur, qui donne sa vie pour les brebis !

Je me permets de m’adresser à mes confrères de l’épiscopat : croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! Ne le permettez ni de la part de l’État, ni de la part de la CEI ! Le Seigneur vous demandera de rendre compte des âmes qui sont mortes sans les sacrements, des pécheurs qui n’ont pas pu se réconcilier avec Lui, d’avoir interdit aux fidèles, pour la première fois dans l’histoire depuis l’édit de Constantin, de célébrer dignement la Sainte fête de Pâques. Vos prêtres ne sont pas des timorés mais des témoins héroïques, et ils souffrent par les ordres arbitraires que vous leur donnez. Vos fidèles vous implorent : ne restez pas sourds à leur cri !

Voilà des paroles qui semblent inviter à la désobéissance vis-à-vis de l’autorité ecclésiastique, avant même la désobéissance aux autorités civiles.

L’obéissance est ordonnée à la Vérité et au Bien, sans quoi c’est de la servilité. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la Vérité » : croyez-vous que Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants à César, alors que cela signifie désobéir à Dieu ? Le chrétien n’est-il pas tenu à l’objection de conscience, même au travail, lorsque ce qui lui est demandé viole la loi divine ? Si notre Foi n’était fondée que sur l’obéissance, les Martyrs n’auraient même pas eu à affronter les tourments auxquels la loi civile les condamnait : il aurait suffi d’obéir et de brûler un grain d’encens devant la statue de l’Empereur.

Nous ne sommes pas encore, du moins en Italie, confrontés au choix crucial entre la vie et la mort ; mais on nous demande de choisir entre le devoir d’honorer Dieu et de l’adorer, et l’obéissance aux diktats des soi-disant experts, mille fois contredits par l’évidence des faits.

Je trouve paradoxal que dans cette tromperie, qui est désormais manifeste même pour les observateurs les plus modérés de ce qui se passe autour de nous, on impose au peuple de Dieu la tâche ingrate de devoir témoigner de sa propre Foi devant les loups, sans pouvoir avoir ses bergers à ses côtés. C’est pourquoi j’exhorte mes frères à reprendre fièrement leur rôle de guides, sans invoquer le prétexte du respect de normes illégitimes et déraisonnables. Je fais miennes les paroles de Mgr D’Ercole : « Nous n’avons pas besoin de faveurs de votre part : nous avons le droit de réclamer et ce droit doit être reconnu » !

Certains pourraient penser que vos propos sont source de division à un moment où il est facile d’exaspérer les âmes déjà si éprouvées des citoyens.

L’unité dans la foi et la charité se fonde sur le salut des âmes, et ne se fait pas à leur détriment : ni les « entretiens » de la CEI, ni les réunions papales souriantes avec le Premier ministre, à qui l’on a accordé une collaboration indulgente, révélatrice de connivence et de collaboration, ne suffisent. Proclamer la vérité est nécessairement « diviseur », car la vérité s’oppose à l’erreur, tout comme la lumière s’oppose à l’obscurité. Ainsi a dit le Seigneur : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. » Lc. XII, 51.

En admettant sans pour autant le reconnaître que le coronavirus soit si virulent et si mortel qu’il justifie la ségrégation d’un peuple entier, voire du monde entier, eh bien : les sacrements et la messe ne sont-ils pas justement refusés aujourd’hui qu’ils sont justement les plus nécessaires au salut éternel ?

D’après tout ce que vous avez dit, Excellence, je crois saisir certaines de vos perplexités quant à la nature du coronavirus : est-ce mon impression ou croyez-vous – comme le disent de nombreux médecins – que quelqu’un a voulu profiter de la pandémie à d’autres fins ?

Ce n’est pas ici le lieu pour exprimer mes réserves sur la soi-disant « pandémie » : je crois que des scientifiques faisant autorité ont pu démontrer ce qui se passe réellement, et ce que les masses croient, à l’inverse, grâce à un contrôle minutieux de l’information qui n’hésite pas à recourir à la censure pour faire taire les voix de la dissidence. Il me semble cependant évident que le COVID-19 a fourni une excellente occasion – voulue ou non, nous le saurons bientôt – d’imposer à la population une restriction de la liberté qui n’a rien de démocratique, ni encore moins de bon.

Ce sont des preuves techniques de la dictature, où l’on programme le  « tracking » des personnes sous prétexte de santé et d’une hypothétique future résurgence du virus. On pense pouvoir imposer un régime tyrannique dans lequel des personnes qui n’ont été élues par qui que ce soit prétendent déterminer ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, le traitement à imposer et la punition à infliger à ceux qui veulent y échapper. Plus grave encore, tout cela se passe avec le soutien d’une partie de la Hiérarchie : s’ils nous avaient raconté il y a quelques années, nous ne l’aurions pas cru.

Une parole d’espoir, pour conclure ?

Il y a toujours une raison d’espérer, dès lors qu’on a un regard surnaturel. Tout d’abord, cette épidémie a fait tomber de nombreux masques : ceux des pouvoirs réels, des lobbies internationaux qui brevètent un virus et s’apprêtent également à breveter le vaccin, tout en faisant pression pour qu’il soit imposé à tous, dans un conflit d’intérêts criant. Au moins, nous savons maintenant qui ils sont et à quoi ils ressemblent.

Les masques de ceux qui se prêtent à cette farce sont également tombés, sonnant des alarmes injustifiées et semant la panique parmi la population, créant une crise non seulement sanitaire, mais aussi économique et politique aux dimensions mondiales. Ici aussi, nous savons qui ils sont et quel est leur plan.

Enfin est tombé le masque de l’anonymat de tant de bonnes gens. Nous avons pris conscience de ce que tant de générosité, d’abnégation, de bonté sont toujours là, malgré tout. Médecins, infirmières, prêtres et bénévoles, certainement ; mais aussi de nombreuses personnes sans visage et sans nom qui aident leurs voisins, qui apportent du réconfort à ceux qui souffrent, qui se réveillent de la torpeur et commencent à comprendre ce qui se passe autour d’eux. C’est un réveil du Bien, dont le Seigneur est sans aucun doute l’auteur. C’est Lui qui gouverne le destin de l’Église et du monde, et Il ne permettra pas au Mal de prévaloir.

N’oublions pas que – comme je l’ai rappelé récemment – Notre-Dame de Fatima a promis à Sœur Lucie qu’avant la fin des temps un Pape consacrerait la Russie à son Cœur Immaculé, et que ce geste d’obéissance serait suivi d’une période de paix. Remettons nous donc nous-mêmes, nos familles et notre chère Italie à la Très Sainte Vierge, sous son manteau, avec toute la confiance de notre foi en ses paroles.




© leblogdejeannesmits pour la traduction.
Photo : ©Olivier Figueras


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14 avril, 2020

« Noël est annulé ! » Pâques est annulé…

« Noël est annulé ! » C’était il y a quelques années – des années lumière, nous semble-t-il aujourd’hui – le cri de guerre d’une Femen qui avait fait irruption sur la place Saint-Pierre à Rome. La meneuse du groupe féministe, Inna Schevhenko, la poitrine dénudée et barrée par les mots Christmas is canceled, hurlait son slogan de haine en ce 19 décembre 2013 ensoleillé, sous les yeux ahuris des passants, avant d’être rapidement maîtrisée par les forces de l’ordre. Elle réclamait le « droit à l’avortement », assumant le rôle symbolique d’incarnation de la culture de mort. Si l’on peut dire…

Moins de sept ans plus tard, 12 avril 2020. Cette fois, c’est Pâques qui est annulé… Les autorités d’un très grand nombre de pays ont proscrit toute messe publique, à n'importe quelle condition, à la faveur de la dictature sanitaire qui prétend répondre à la crise du coronavirus par un confinement qui se contente de renvoyer le problème à plus tard, à n’importe quel prix.

Le fidèle du rang s’est retrouvé sans messe. Sans communion pascale. Sans confession, à moins d’avoir la chance d’avoir un curé « créatif ».

On me dira qu’en France, les cloches ont sonné, et que des dizaines, voire des centaines de messes virtuelles ont permis aux internautes de « suivre » la messe de Pâques sur leurs écrans.

Mais c’est un peu comme quand on appelle une grand-mère, un fiancé, une amie, un enfant par Skype ou WhatsApp. Le cœur y est, mais l’éloignement reste entier. On rêverait de toucher, de partager un repas, d’embrasser… Mais ça aussi, c’est interdit. Chaque homme est un ennemi pour l’homme (sauf quand c’est une caissière du supermarché du coin) et le pire de tous, c’est M. le curé.

Pâques est annulé ! Pas de veillée pascale, pas de cérémonie du feu, pas de Lumen Christi résonnant dans une église sombre et fraîche où la joie va exploser dans quelques instants pour nous dire que notre foi n’est pas vaine ! Pas de retour à la maison en famille. Circuler, accueillir, se réunir, c’est verboten aussi.

On a fait ce qu’on a pu avec ce qu’on avait, mais il manquait les proches… Dont certains, sacrifiés sur l’autel de « l’ennemi invisible » ? Il manquait l’essentiel : la messe de Pâques.

Pour beaucoup – des millions de personnes – se mêlaient à ce 2020 « sans Pâques » la peur du lendemain, l’angoisse du travail perdu, et pour certains, déjà la faim.

Y a-t-il des lieux obscurs où l’on s’en réjouit ?

Pâques est annulé… mais il y a pire. Pâques est oublié. Et ceci explique peut-être un peu cela. Combien de chrétiens – ou d’enfants, de petits-enfants de chrétiens, qu’on n’a pas même pensé à baptiser – connaissent la réalité et la signification de Pâques ? Pâques, fête de Notre Seigneur vraiment mort pour nos péchés et vraiment ressuscité pour nous ouvrir les portes du ciel ?

Quel est ce Meilleur des Mondes d’où l’on a chassé la résurrection et la vie, en ne gardant soigneusement que la mort ? La mort comme vecteur de la peur qui paralyse et qui isole… La mort comme solution omniprésente qui se répand dans le monde par la contagion démoniaque de l’avortement, si nécessaire à la survie de la dictature sanitaire qu’un ministre de la santé a pu se dire « inquiet » de la diminution des « IVG » à cause du confinement…

Pâques est annulé… Mais non ! Pâques ne sera jamais annulé. Pâques ne peut pas être annulé. Pâques est la plus grande réalité. Le centre de l’histoire du monde. Notre espérance et notre salut, présent à chaque messe sur terre, éternellement présent et vrai. Bien plus essentiel que les « courses de première nécessité », parce que Dieu est l’unique nécessaire et que sans Lui, le reste s’écroule.

Mais malheur à ceux qui ont voulu éliminer Pâques…

Puissent-ils s’en repentir.


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31 mars, 2020

Vatican News se réjouit du coronavirus au nom de la planète…



Un tweet ahurissant publié tard, lundi soir, sur le compte Twitter anglophone du service d'informations du Vatican, Vatican News, a provoqué des réactions indignées de nombreux abonnés. Sous le titre « Coronavirus, l'allié inattendu de la Terre », on peut lire : « Les changements du comportement humain en raison de la pandémie du COVID-19 apportent des bénéfices inattendus à la planète. »


C'est ça ! La maladie, les morts, l'épuisement des soignants, l'arrêt brutal de l'économie, le chômage, la misère qui s'installe déjà dans les régions pauvres où des familles entières, privées de leur gagne-pain, n'ont plus de quoi acheter à manger, le collectivisme qui se profile parce que la dépendance vis-à-vis de l'Etat va prendre des proportions inouïes, la violation d'un nombre incroyable de libertés fondamentales, la poussée vers un gouvernement global, l'arrêt des messes publiques et le refus des sacrements dans de nombreux pays… tout cela rend des services « inattendus » !

Mais c'est bon pour la planète, alors de quoi se plaint-on ?

Devant le déferlement de la colère des internautes, peut-être, le site anglophone de Vatican News renvoie désormais un message « 404 Page not found » – page introuvable –, ce qui suggère que l'article a été retiré. Trop de cynisme… Trop de dévoilement de ce que signifie réellement le culte de la « Terre Mère » !

Une recherche par le cache d'internet permet cependant de le retrouver :


Signé par le Jésuite Benedict Mayaki, l'article se réjouit de ce que l'arrêt massif d'activités humaines conduise à ce que « la terre » soit « en train de se guérir ».

Et de dresser un portrait idyllique des eaux limpides de Venise et du retour de la faune, de la baisse des émissions carbone de la Chine, de la baisse de la pollution à Hong Kong, de la baisse des voyages internationaux… Il faut que le « redémarrage » permette de prendre un nouveau départ, plus « durable ».

Ce « nouveau départ » qui s'annonce déjà si difficile pour les êtres humains, pour les familles, pour les innombrables entreprises cassées par le confinement, et j'en passe.

Du moins le P. Mayaki a-t-il le mérite de dévoiler exactement ce que pensent les sectateurs de Gaïa, la Terre Mère ! Pas étonnant qu'on ait censuré son article…


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24 mars, 2020

Pas de confinement pour les prêtres en Argentine ; ils sont libres de porter assistance spirituelle à la population

L'Argentine a décidé le jeudi 19 mars de mettre à son tour en place un confinement généralisé pour freiner l'épidémie de coronavirus, mais prévoit des règles spéciales pour les ministres des cultes, considérés en quelque sorte comme répondant à des besoins de première nécessité.

Les prêtres et les ministres des différents cultes ont été ajoutés à la liste des personnes exemptées de l'isolement social préventif et obligatoire, en vigueur depuis le vendredi 20 mars dans toute l'Argentine, signale Infocatolica.

L'article 2 du Journal Officiel publié le même vendredi autorise explicitement  les ministres des différents cultes à circuler afin de fournir une assistance spirituelle.

En revanche, les messes publiques ont été interdites. Cet article établit également, en effet, que les lieux de culte doivent respecter le premier paragraphe de l'article 5 du décret n° 297/20, selon lequel « pendant la période d'“isolement social, préventif et obligatoire", aucune manifestation culturelle, récréative, sportive ou religieuse, ou tout autre type de manifestation impliquant la présence de personnes, ne peut être organisée. »

Le décret sur l'isolement social préventif et obligatoire a été annoncé par le président Alberto Fernández jeudi soir. Il est entré en vigueur vendredi à zéro heure et s'appliquera jusqu'au 31 mars.

Parmi les services et activités exonérés figurent notamment ceux-ci : santé, sécurité, défense, migration, pompiers, hautes autorités de l'État, justice (service minimum) et diplomates ; personnes qui aident les autres, que ce soit dans les cafétérias scolaires, les cafétérias communautaires ou sur les aires de pique-nique ; personnes travaillant dans les services de communication ; industrie, alimentation, nettoyage, médecine, production agricole, blanchisserie, pétrole et travaux publics ; transports publics urbains, à l'exception du transport maritime à longue distance et côtier ; collecte des ordures et services publics de base ; transport de marchandises, stations-service, services postaux et distributeurs automatiques de billets.

Pour le reste de la population, seul le déplacement « minimum et indispensable » est actuellement autorisé en Argentine pour la fourniture d'articles de nettoyage, de médicaments et de nourriture.


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21 mars, 2020

Le message du cardinal Burke à propos du coronavirus et de la primauté de la prière et des sacrements

Je vous propose ci-dessous ma traduction complète du message publié par le cardinal Raymond Burke sur son blog en cette fête de saint Benoît, pour dire sa sollicitude à l'égard de tous ceux qui souffrent de l'épidémie du coronavirus et de ses conséquences. Le cardinal y souligne que le culte et les sacrements font partie des besoins essentiels de l'homme. Et que si nous devons prendre tous les moyens naturels pour combattre ce fléau, c'est d'abord en nous tournant vers Dieu que nous trouverons la réponse. 

Cette traduction est la seule autorisée. Elle a été revue et corrigée par Son Eminence. – J.S.

*

Chers amis,

Depuis quelque temps déjà, nous nous battons contre la propagation du coronavirus, le COVID-19. Pour autant que nous sachions – et l'une des difficultés du combat est que tant de choses restent obscures sur cette peste – la bataille va encore se poursuivre pendant un certain temps. Le virus en cause est particulièrement insidieux, car il a une période d'incubation relativement longue – certains disent 14 jours, d'autres 20 jours – et il est très contagieux, beaucoup plus contagieux que les autres virus que nous avons connus.

L'un des principaux moyens naturels de se défendre contre le coronavirus est d'éviter tout contact étroit avec les autres. Il est important, en effet, de toujours garder une distance – certains disent un mètre, d'autres un mètre et demi – entre nous et, bien sûr, d'éviter les rassemblements de groupes, c'est-à-dire les rassemblements où plusieurs personnes sont très proches les unes des autres. En outre, comme le virus est transmis par de petites gouttelettes émises lorsqu'on éternue ou qu'on se mouche, il est essentiel de se laver fréquemment les mains avec du savon désinfectant et de l'eau chaude pendant au moins 20 secondes, et d'utiliser des lave-mains et des lingettes désinfectantes. Il est tout aussi important de désinfecter les tables, les chaises, les comptoirs, etc., sur lesquels ces gouttelettes ont pu atterrir et à partir desquels elles sont capables de transmettre la contagion pendant un certain temps. Si nous éternuons ou que nous nous mouchons, il est conseillé d'utiliser un mouchoir en papier, de le jeter immédiatement et de se laver les mains. Bien entendu, les personnes chez qui le coronavirus a été diagnostiqué doivent être mises en quarantaine, et celles qui ne se sentent pas bien, même s'il n'a pas été vérifié qu'elles souffrent du coronavirus, doivent, par charité envers les autres, rester chez elles, jusqu'à ce qu'elles se sentent mieux.

Vivant en Italie, où la propagation du coronavirus a été particulièrement meurtrière, surtout pour les personnes âgées et pour celles qui sont déjà dans un état de santé délicat, je suis édifié par le grand soin que les Italiens prennent pour se protéger et protéger les autres de la contagion. Comme vous l'avez peut-être déjà lu, le système de santé italien est actuellement mis à rude épreuve pour tenter d'assurer l'hospitalisation et les soins intensifs nécessaires aux plus vulnérables. Je vous en prie, priez pour le peuple italien, et en particulier pour ceux pour qui le coronavirus peut être mortel comme pour ceux qui en ont la charge. En tant que citoyen des États-Unis, j'ai suivi la situation de la propagation du coronavirus dans mon pays et je sais que ceux qui vivent aux États-Unis s'inquiètent de plus en plus de faire cesser sa propagation, de peur qu'une situation comme celle de l'Italie ne se reproduise chez eux.

Toute cette situation nous prédispose certainement à une profonde tristesse et aussi à la peur. Personne ne souhaite contracter la maladie liée au virus, ni la faire contracter par quelqu'un d'autre. Nous ne voulons surtout pas que nos chers aînés ou d'autres personnes ayant des problèmes de santé soient mis en danger de mort par la propagation du virus. Dans cette lutte contre la propagation du virus, nous nous trouvons tous en une sorte de retraite spirituelle forcée, confinés dans nos quartiers, sans pouvoir montrer les signes habituels d'affection à notre famille et à nos amis. Pour les personnes en quarantaine, l'isolement est évidemment encore plus sévère, puisqu'elles ne peuvent avoir de contact avec personne, même de loin.

Si la maladie associée au virus ne suffisait pas à nous inquiéter en elle-même, nous ne pouvons ignorer la dévastation économique que la propagation du virus a causée, avec ses graves effets sur les individus et sur les familles, et sur ceux qui nous servent de tant de manières dans notre vie quotidienne. Bien sûr, nos pensées ne peuvent s'empêcher d'envisager la possibilité d'une dévastation encore plus grande de la population de nos pays et même du monde entier.

Nous avons certainement raison de connaître et d'utiliser tous les moyens naturels pour nous défendre contre la contagion. C'est un acte de charité fondamental que d'utiliser tous les moyens prudents pour éviter de contracter ou de propager le coronavirus. Les moyens naturels de prévention de la propagation du virus doivent toutefois tenir compte de ce dont nous avons besoin pour vivre, par exemple l'accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments. L'État, par exemple, en imposant des restrictions toujours plus importantes à la circulation des personnes, prévoit que les individus puissent se rendre au supermarché et à la pharmacie, en respectant les précautions de distanciation sociale et d'utilisation des désinfectants de la part de tous.

En tenant compte de ce qui est nécessaire pour vivre, nous ne devons pas oublier que notre première considération est notre relation avec Dieu. Nous nous souvenons des paroles de notre Seigneur dans l'Évangile de saint Jean : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (14, 23). Le Christ est le Seigneur de la nature et de l'histoire. Il n'est pas lontain et indifférent vis-à-vis de nous et du monde. Il nous a fait une promesse : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Dans la lutte contre le mal du coronavirus, notre arme la plus efficace est donc notre relation avec le Christ, par la prière et la pénitence, et par les dévotions et le culte sacré. Nous nous tournons vers le Christ pour nous délivrer de la peste et de tout mal, et il ne manque jamais de nous répondre par un amour pur et désintéressé. C'est pourquoi il est essentiel pour nous, à tout moment et surtout en temps de crise, d'avoir accès à nos églises et chapelles, aux sacrements, aux dévotions et aux prières publiques.

Tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles, recevoir les sacrements et accomplir des actes de prière et de dévotion publique, afin de connaître la proximité de Dieu avec nous et de rester auprès de lui, en faisant appel à son aide comme il se doit. Sans l'aide de Dieu, nous sommes en effet perdus. Historiquement, en temps de peste, les fidèles se rassemblaient dans une prière fervente et participaient à des processions. Et de fait, dans le Missel romain promulgué par Saint Jean XXIII en 1962, il existe des textes spéciaux pour la Sainte Messe à offrir en temps de peste, la Messe votive pour la délivrance de la mort en temps de peste (Missae Votivae ad Diversa, n. 23). De même, dans la traditionnelle Litanie des Saints, nous prions : « De la peste, de la famine et de la guerre, ô Seigneur, délivrez-nous. »

Souvent, lorsque nous nous trouvons dans une grande souffrance et même face à la mort, nous nous demandons : « Où est Dieu ? » Mais la vraie question est : « Où sommes-nous ? » En d'autres termes, Dieu est assurément avec nous pour nous aider et nous sauver, en particulier au moment d'une épreuve sévère ou de la mort, mais nous sommes trop souvent loin de Lui à cause de notre incapacité à reconnaître notre dépendance totale envers Lui et, par conséquent, à Le prier quotidiennement et à Lui offrir notre adoration.

Ces jours-ci, j'ai entendu tant de catholiques pieux profondément attristés et découragés de ne pas pouvoir prier et adorer dans leurs églises et chapelles ! Ils comprennent la nécessité d'observer la distance sociale et de suivre les autres précautions, et ils appliqueront ces pratiques prudentes, ce qu'ils peuvent faire assez facilement dans leurs lieux de culte. Mais, bien souvent, ils doivent accepter la profonde souffrance de voir leurs églises et chapelles fermées, et de ne pas avoir accès à la confession et à la Très Sainte Eucharistie.

Dans la même optique, un homme ou une femme de foi ne peut pas considérer la calamité actuelle dans laquelle nous nous trouvons sans tenir compte également de l'éloignement de notre culture populaire par rapport à Dieu. Non seulement elle est indifférente à sa présence parmi nous, mais elle se rebelle ouvertement contre lui et contre le bon ordre avec lequel il nous a créés et nous soutient dans l'existence. Il suffit de penser aux attaques violentes et fréquentes contre la vie humaine, contre l'homme et la femme que Dieu a faits à son image et à sa ressemblance (Gn 1, 27), aux attaques contre les enfants à naître, innocents et sans défense, et contre ceux à qui nous devons prioritairement nos soins : ceux qui sont lourdement accablés par une maladie grave, un âge avancé ou des handicaps. Nous sommes les témoins quotidiens de la propagation de la violence dans une culture qui ne respecte pas la vie humaine.

De même, il suffit de penser aux atteintes généralisées à l'intégrité de la sexualité humaine, à notre identité d'homme ou de femme, avec la prétention de définir pour nous-mêmes, souvent par des moyens violents, une identité sexuelle différente de celle qui nous a été donnée par Dieu. Nous sommes de plus en plus préoccupés par l'effet dévastateur de la soi-disant « théorie du genre » sur les individus et les familles.

Nous sommes également témoins, même au sein de l'Église, d'un paganisme qui vénère la nature et la terre. Il y a ceux qui, au sein de l'Église, se réfèrent à la terre comme à notre mère, comme si nous venions de la terre, comme si la terre était notre salut. Mais nous venons de la main de Dieu, Créateur du ciel et de la terre. C'est en Dieu seul que nous trouvons le salut. Nous prions avec les paroles du Psalmiste, inspirées par Dieu : « [Dieu] seul est mon rocher et mon salut, ma forteresse ; je ne serai pas ébranlé » (Ps 62 [61], 6). Nous voyons comment la vie de la foi elle-même s'est de plus en plus sécularisée et a ainsi porté atteinte à la Seigneurie du Christ, Dieu le Fils incarné, Roi du Ciel et de la Terre. Nous sommes témoins de tant d'autres maux qui découlent de l'idolâtrie, du culte de nous-mêmes et de notre monde, au lieu d'adorer Dieu, la source de tout être. Nous voyons malheureusement en nous-mêmes la vérité de ces paroles inspirées de saint Paul sur « toute l’impiété et l’injustice de ces hommes qui retiennent la vérité de Dieu dans l’injustice » : « eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles ! » (Rom 1, 18. 25).

Beaucoup de personnes avec lesquelles je suis en communication, et qui réfléchissent à la crise sanitaire mondiale actuelle avec tous ses effets, m'ont exprimé l'espoir qu'elle nous amènera – en tant qu'individus et familles, et en tant que société – à réformer nos vies, à nous tourner vers Dieu qui est sûrement proche de nous et qui est incommensurable et dans sa miséricorde et son amour envers nous, qui ne cessent jamais. Il ne fait aucun doute que les grands maux comme la peste sont un effet du péché originel et de nos péchés actuels. Dieu, dans sa justice, doit réparer le désordre que le péché introduit dans nos vies et dans notre monde. En fait, Il remplit les exigences de la justice par Sa miséricorde surabondante.

Dieu ne nous a pas abandonnées au chaos et à la mort que le péché introduit dans le monde, mais il a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, pour souffrir, mourir, ressusciter des morts et monter dans la gloire à sa droite, afin de rester avec nous pour toujours, nous purifier du péché et nous enflammer de son amour. Dans sa justice, Dieu reconnaît nos péchés et la nécessité de les réparer, tandis que, dans sa miséricorde, Il nous fait la grâce de nous repentir et de réparer. Le prophète Jérémie a prié :
« Seigneur, nous reconnaissons nos impiétés et l’iniquité de nos pères, car nous avons péché contre vous. » Mais il a aussitôt poursuivi sa prière : « Ne nous livrez pas à l’opprobre, à cause de votre nom, et ne couvrez pas de confusion à cause de nous le trône de votre gloire ; n’oubliez pas, ne rompez pas l’alliance que vous avez faite avec nous » (Jr 14, 20-21).

Dieu ne nous tourne jamais le dos ; il ne rompra jamais son alliance d'amour fidèle et durable avec nous, même si nous sommes si souvent indifférents, froids et infidèles. Alors que la souffrance actuelle met au jour tant d'indifférence, de froideur et d'infidélité de notre part, nous sommes appelés à nous tourner vers Dieu et à implorer sa miséricorde. Nous sommes convaincus qu'Il nous écoutera et nous bénira de ses dons de miséricorde, de pardon et de paix. Nous joignons nos souffrances à la Passion et à la Mort du Christ et ainsi, comme le dit saint Paul, « ce qui manque aux souffrances du Christ, je le complète dans ma chair pour son corps, qui est l’Eglise » (Col 1, 24). Puisque nous vivons dans le Christ, nous connaissons la vérité de notre prière biblique : « Le salut des justes vient de l'Éternel, il est leur refuge au temps de la détresse » (Ps 37 [36], 39). En Jésus-Christ, Dieu nous a pleinement révélé la vérité exprimée dans la prière du Psalmiste : « La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps 85 [84], 10).

Dans notre culture totalement sécularisée, on a tendance à considérer la prière, les dévotions et le culte comme n'importe quelle autre activité : par exemple, aller au cinéma ou à un match de football ; ces choses ne sont n'est pas indispensables et peuvent donc être annulées pour prendre toutes les précautions nécessaires en vue d'enrayer la propagation d'une contagion mortelle. Mais la prière, les dévotions et le culte, et avant tout la confession et la Sainte Messe, sont essentiels pour que nous restions sains et forts spirituellement, et pour que nous recherchions l'aide de Dieu dans un moment de grand danger pour tous. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous contenter d'accepter les décisions des gouvernements laïques, qui voudraient que le culte de Dieu soit traité de la même manière que le fait d'aller au restaurant ou d'assister à un concours sportif. Sans quoi, les personnes qui souffrent déjà tellement des conséquences de la peste sont privées de ces rencontres objectives avec Dieu qui est au milieu de nous pour rétablir la santé et la paix.

Nous, les évêques et les prêtres, devons expliquer publiquement la nécessité pour les catholiques de prier et d'adorer dans leurs églises et leurs chapelles, et d'aller en procession dans les rues et les chemins, en demandant la bénédiction de Dieu sur son peuple qui souffre si intensément. Nous devons insister pour que les réglementations de l'État – et ce y compris pour le bien de l'État lui-même – reconnaissent l'importance particulière des lieux de culte, en particulier en temps de crise nationale et internationale. Par le passé, en effet, les gouvernements ont compris l'importance avant tout de la foi, de la prière et du culte du peuple pour vaincre une peste.

De même que nous avons trouvé un moyen de fournir de la nourriture, des médicaments et d'autres nécessités de la vie en période de contagion, sans risquer de manière irresponsable la propagation de la contagion, de même, nous pouvons trouver un moyen de subvenir aux nécessités de notre vie spirituelle. Nous pouvons proposer davantage d'occasions pour la Sainte Messe et les dévotions auxquelles un certain nombre de fidèles peuvent participer sans violer les précautions nécessaires contre la propagation de la contagion. Beaucoup de nos églises et chapelles sont très grandes. Elles permettent à un groupe de fidèles de se rassembler pour la prière et le culte sans violer les exigences de « distanciation sociale ». Le confessionnal avec sa grille traditionnelle est généralement équipé ou, sinon, peut l'être facilement, d'un voile fin qui peut être traité avec un désinfectant, de sorte que l'accès au sacrement de la confession soit possible sans grande difficulté et sans danger de transmission du virus. Si une église ou une chapelle ne dispose pas d'un personnel suffisamment nombreux pour pouvoir désinfecter régulièrement les bancs et autres surfaces, je ne doute pas que les fidèles, en reconnaissance des dons de la Sainte Eucharistie, de la confession et de la dévotion publique, y apporteront volontiers leur aide.

Même si, pour une raison quelconque, nous ne pouvons pas avoir accès à nos églises et chapelles, nous devons nous rappeler que nos maisons sont une extension de notre paroisse, une petite Église où nous apportons le Christ par notre rencontre avec Lui dans la plus grande Église. Que nos maisons, en cette période de crise, reflètent la vérité que le Christ est l'hôte de chaque foyer chrétien. Tournons-nous vers lui par la prière, en particulier le Rosaire, et d'autres dévotions. Si l'image du Sacré-Coeur de Jésus, ainsi que l'image du Coeur Immaculé de Marie, ne sont pas déjà intronisées dans notre foyer, le moment est venu de le faire. La place de l'image du Sacré-Cœur est pour nous un petit autel à la maison, où nous nous rassemblons, conscients de ce que le Christ demeure avec nous par l'effusion du Saint-Esprit dans nos cœurs, et où nous plaçons nos cœurs souvent pauvres et pécheurs dans Son glorieux Cœur transpercé – ce Cœur toujours ouvert pour nous recevoir, pour nous guérir de nos péchés, et pour nous remplir de l'amour divin. Si vous souhaitez introniser l'image du Sacré-Cœur de Jésus, je vous recommande le manuel intitulé L'intronisation du Sacré-Cœur de Jésus, disponible auprès de l'Apostolat des catéchistes de Marie. Il est également disponible en traductions polonaise et slovaque.

Pour ceux qui ne peuvent pas avoir accès à la Sainte Messe et à la sainte communion, je recommande la pratique pieuse de la communion spirituelle. Lorsque nous sommes correctement disposés à recevoir la sainte Communion, c'est-à-dire lorsque nous sommes en état de grâce, que nous ne sommes pas conscients d'avoir commis un péché mortel pour lequel nous n'avons pas encore été pardonnés dans le sacrement de la Pénitence, et que nous désirons recevoir Notre Seigneur dans la sainte communion mais que nous ne pouvons pas le faire, nous nous unissons spirituellement au Saint Sacrifice de la Messe, en priant Notre Seigneur Eucharistique selon les paroles de Saint Alphonse de Liguori : « Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur, venez-y au moins spirituellement. » La communion spirituelle est une belle expression d'amour pour Notre Seigneur dans le Saint Sacrement. Elle ne manquera pas de nous apporter une grâce abondante.

En même temps, lorsque nous sommes conscients d'avoir commis un péché mortel et que nous ne pouvons pas avoir accès au sacrement de la Pénitence ou de la confession, l'Église nous invite à faire un acte de contrition parfaite, c'est-à-dire de douleur pour le péché, « quand elle vient de l'amour de Dieu plus que tout ». Un acte d'une telle contrition parfaite « obtient le pardon des péchés mortels si elle comporte la ferme résolution de recourir à la confession sacramentelle dès que possible » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1452). Un acte de contrition parfaite dispose notre âme à la communion spirituelle.

En fin de compte, la foi et la raison, comme elles le font toujours, travaillent de concert pour apporter la solution juste et adéquate à un défi de grande envergure. Nous devons utiliser la raison, inspirée par la foi, pour trouver la bonne manière de faire face à une pandémie mortelle. Cette manière doit donner la priorité à la prière, à la dévotion et au culte, à l'invocation de la miséricorde de Dieu pour son peuple qui souffre tant et qui est en danger de mort. Créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, nous jouissons des dons de l'intelligence et du libre arbitre. En utilisant ces dons, unis aux dons de la Foi, de l'Espérance et de l'Amour, nous trouverons le bon chemin en ce moment d'épreuve mondiale qui est la cause de tant de tristesse et de peur.

Nous pouvons compter sur l'aide et l'intercession de la grande armée de nos amis célestes, à laquelle nous sommes intimement unis dans la communion des saints. La Vierge Mère de Dieu, les saints Archanges et Anges gardiens, saint Joseph, Époux fidèle de la Vierge Marie et Patron de l'Église universelle, saint Roch que nous invoquons en temps d'épidémie, et les autres saints et bienheureux vers lesquels nous nous tournons régulièrement dans la prière sont à nos côtés. Ils nous guident et nous assurent constamment que Dieu ne manquera jamais d'entendre notre prière ; Il nous répondra par sa miséricorde et son amour incommensurable et inlassable.

Chers amis, je vous offre ces quelques réflexions, profondément conscient de l'ampleur de vos souffrances à cause de la pandémie de coronavirus. J'espère que ces réflexions pourront vous être utiles. Par dessus tout, j'espère qu'elles vous inspireront à vous tourner vers Dieu dans la prière et le culte, chacun selon ses possibilités, et à faire ainsi l'expérience de sa guérison et de sa paix. Ces réflexions s'accompagnent de l'assurance de mon souvenir quotidien de vos intentions dans ma prière et ma pénitence, en particulier lors de l'offrande du Saint Sacrifice de la Messe.

Je vous demande de bien vouloir vous souvenir de moi dans vos prières quotidiennes.

Je reste à vous dans le Sacré Coeur de Jésus et le Coeur Immaculé de Marie, et dans le Coeur très pur de Saint Joseph,

Raymond Leo Cardinal Burke
21 mars 2020
Fête de saint Benoît, Abbé

© leblogdejeannesmits, pour la traduction.


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