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16 janvier, 2021

Mgr Viganò commente la promotion du vaccin anti-COVID par le pape François

Le temps est à la polémique, peut-être même à une rude bataille. La diffusion du vaccin anti-COVID, au-delà des considérations graves sur son efficacité et sur ses dangers potentiels, suscite des oppositions et des mises au point quant au recours à des cellules prélevées sur des fœtus et utilisées pour le développement, ou la production de certains d’entre eux.

Je vous propose ci-dessous ma traduction du dernier texte en date de Mgr Carlo Maria Viganò qui accuse durement le pape François de s’être prêté à des manœuvres de promotion d’un vaccin dangereux, voire immoral. Sur ce dernier point, je vous proposerai dans les jours qui viennent d’autres textes qui développent cette idée de manière plus approfondie, avec des arguments qu’il nous faudra entendre et jauger en toute honnêteté. Ce qui n’est pas discutable, me semble-t-il, c’est le fait que les injonctions « morales » de François sont orientées dans un sens qu’il est facile d’identifier, parce que ce sont celles des grands qui nous gouvernent. – J.S.

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SANITAS CORPORUM SUPREMA LEX

Considérations sur la promotion du vaccin par le Saint-Siège


Il y a quelques jours, une interview a été diffusée sur Canale5 dans laquelle Jorge Mario Bergoglio apparaissait dans un rôle inhabituel : celui de « sponsor » des entreprises pharmaceutiques. Nous l’avions déjà vu dans le rôle du politicien, du syndicaliste, du promoteur de l’immigration incontrôlée, du partisan de l’accueil des immigrés clandestins et du philanthrope. A travers toutes ces métamorphoses, ce qui a toujours été mis en évidence, outre sa capacité à se soustraire totalement à son rôle institutionnel, c’est le caractère polyédrique de l’Argentin, qui, nous le découvrons aujourd’hui, est également le promoteur des entreprises pharmaceutiques, un partisan convaincu des vaccins et un zélé supporter de ceux qui, depuis un an désormais, utilisent le COVID comme moyen de contrôler les masses et d’imposer la Grande Réinitialisation – le Great Reset – souhaitée par le Forum économique mondial.

Le fait que le vaccin n’offre aucune garantie d’efficacité, mais qu’il peut au contraire entraîner de graves effets secondaires ; le fait que dans certains cas, il a été produit à partir de cellules provenant de fœtus avortés, et qu’il est donc absolument inconciliable avec la morale catholique ; le fait que les traitements à base de plasma hyperimmune ou les protocoles alternatifs sont boycottés malgré la preuve de leur efficacité – tout cela ne signifie pas grand-chose aux yeux de ce nouvel « expert » qui, sur la base d’une compétence médicale totalement nulle, recommande maintenant le vaccin aux fidèles tout en utilisant son autorité souveraine pour exiger des citoyens du Vatican qu’ils se soumettent à un traitement douteux au nom d’un « devoir éthique » non défini. La morne salle d’audience Paul VI a été choisie de manière emblématique comme temple pour accueillir ce nouveau rite sanitaire, célébré par les ministres de la religion COVID afin d’assurer, non pas le salut des âmes, mais plutôt l’illusoire promesse de la santé pour le corps.

Il est troublant de constater qu’après avoir démoli sans scrupule un grand nombre de vérités catholiques au nom du dialogue avec les hérétiques et les idolâtres, le seul dogme auquel Bergoglio n’est pas prêt à renoncer est celui de la vaccination obligatoire – un dogme, qui plus est, défini par lui unilatéralement sans aucun processus synodal ! – un dogme devant lequel on s’attendrait au moins à un minimum de prudence, dictée sinon par la cohérence morale, du moins par le scrupule utilitaire. Car tôt ou tard, quand on verra les effets du vaccin sur la population, quand on commencera à compter les décès qu’il aura causés et combien de personnes auront été mutilées à vie par un médicament encore en cours d’expérimentation, on pourra demander des comptes à ceux qui ont été les partisans convaincus du vaccin.

Le moment venu, on dressera tout naturellement une liste de ceux qui, en vertu de l’autorité qui leur est reconnue, auront décidé leurs sujets sans méfiance à se présenter pour être inoculés par le prétendu vaccin : les experts autoproclamés, les virologues et immunologues en conflit d’intérêts, les moustiquologues à la solde de Big Pharma, les vétérinaires aux ambitions scientifiques, les journalistes et les faiseurs d’opinion financés par le gouvernement, les stars de cinéma et les chanteurs populaires en disgrâce – liste à laquelle il faut désormais ajouter Bergoglio en tant que soutien d’exception, tout comme les prélats de son entourage. Et si aujourd’hui l’absence de compétence spécifique ne semble pas être un argument suffisant pour les amener à garder au moins un silence prudent, à ce moment-là leurs protestations du type « Je ne savais pas… » ; « Je ne me suis jamais imaginé… » ; « Ce n’était pas mon domaine de connaissance… » seront jugées uniquement comme un facteur aggravant de leur délit, comme il se doit. Stultum est dicere putabam [Il est insensé de dire « je pensais »].

Bien sûr, dans l’église bergoglienne, le concubinage de facto peut être légitimé par Amoris Lætitia, au point qu’Avvenire parle aujourd’hui de la « parentalité LGBT » avec l’aisance d’un pamphlet de propagande sur le genre ; un rite idolâtre d’adoration de la Terre Mère peut être célébré dans Saint-Pierre, clin d’œil à l’environnementalisme malthusien ; la matière du sacrement des Ordres sacrés peut être modifiée, en conférant des ministères aux femmes ; la peine de mort peut être déclarée immorale tout en gardant le silence sur l’avortement ; la communion peut être administrée aux pécheurs publics, tout en la refusant à ceux qui souhaitent la recevoir sur la langue afin de ne pas commettre de sacrilège ; et l’accès aux salles de classe peut être refusé aux élèves des écoles catholiques qui ne sont pas vaccinés, comme cela s’est déjà produit en Irlande. Et pourtant, ces falsifications flagrantes de la doctrine catholique – en parfaite continuité idéologique avec la révolution conciliaire – s’accompagnent de la profession de foi ferme et inébranlable en une « science » qui frise l’ésotérisme et la superstition. Cela dit, quand on cesse de croire en Dieu, on peut croire n’importe quoi.

Ainsi, si pour Bergoglio l’appartenance à l’unique Église du Christ par le baptême est en définitive superflue quant au salut éternel d’une âme, le rite initiatique du vaccin est proclamé ex cathedra comme indispensable à la santé physique de l’individu, et à ce titre il est présenté comme étant inéluctable et nécessaire. S’il est possible de mettre de côté la vérité révélée au nom de l’œcuménisme et du dialogue inter-religieux, il n’est pas non plus licite de remettre en cause les dogmes du COVID, la révélation faite par les médias à propos de la pandémie, et le sacrement salvateur du vaccin. Et si avec Fratelli Tutti on peut promouvoir la fraternité universelle en dehors de la foi dans le Dieu unique, vivant et vrai, aucun contact n’est permis avec les prétendus « négateurs » – une nouvelle catégorie de pécheurs à éviter – qui doivent être punis comme hérétiques par l’inquisition sanitaire et l’excommunication médiatique, afin de servir d’exemple au troupeau. « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne le saluez pas », prévient saint Jean (2 Jn 10). Bergoglio a dû mal comprendre, et c’est pourquoi il salue et embrasse les avorteurs et les criminels, mais il ne se laisse pas contaminer en s’approchant des « anti-vax ».

Il ne nous échappe pas que ce dogmatisme scientifique – qui scandaliserait les plus ardents défenseurs de la primauté de la science par rapport à la religion – est propagé par ceux qui ne sont pas des scientifiques, depuis les « influenceurs » jusqu’à Bergoglio, depuis les athlètes jusqu’à Biden, depuis les « experts » jusqu’aux politiciens : tous impatients de tendre leur bras au vaccin devant les caméras de télévision, mais pour qu’on découvre ensuite à travers les vidéos que dans de nombreux cas, l’aiguille de la seringue est encore recouverte par le capuchon, ou que le liquide d’inoculation est clair alors que le sérum vaccinant devrait en fait être opaque. Ce sont évidemment des objections que les grands prêtres du COVID rejettent avec dédain : le mysterium fait partie de la ritualisation de l’acte sacré, tout comme le sacramentum accomplit ce qu’il signifie ; administrer le vaccin avec une aiguille rétractable ou sans pousser le piston de la seringue sert à dramatiser le message qui doit être transmis à la masse des croyants. Et les victimes du rite, celles qui pour le bien de tous s’offrent avec docilité au mirage d’une immunité que même Pfizer, Moderna ou Astra Zeneca n’osent garantir, représentent le sacrificium, qui fait aussi partie de la nouvelle religion de la santé. A y regarder de plus près, les bébés innocents avortés au troisième mois de la grossesse pour produire des vaccins semblent vraiment former une sorte de sacrifice humain pour la propitiation des puissances infernales, dans une parodie terrifiante que seuls les méchants peuvent faire semblant de ne pas voir.

Dans ce grotesque délire cérémoniel, il ne manque pas même la Note de la Sacrée Congrégation pour le Culte divin, qui, au mépris total de l’absurde, promulgue au moyen d’un latin boiteux des instructions sur la façon d’imposer les Cendres Sacrées (il n’est pas surprenant que le latin lui aussi soit parti en fumée) : « Deinde sacerdos abstergit manus ac personam ad protegendas nares et os induit » [Ensuite, le prêtre se lave les mains et met le masque pour protéger son nez et sa bouche]. La purification des mains avec du détergent et l’utilisation d’un masque sont scientifiquement inutiles mais symboliquement nécessaires pour la transmission de la foi exprimée par le rite. Et c’est précisément en cela que nous comprenons combien est vrai et valable l’ancien adage de Prosper d’Aquitaine : « Lex orandi, lex credendi », selon lequel la manière de prier reflète ce que l’on croit.

Il se trouvera bien quelqu’un pour objecter, dans une pieuse tentative d’éviter l’effondrement total du pontificat exercé par Bergoglio, que les opinions exprimées par celui-ci sont et restent précisément des opinions, et qu’il n’y a donc aucune obligation pour le catholique de se soumettre à un vaccin dont l’immoralité est attestée par sa conscience et par la morale naturelle. Mais le nouveau « magistère papal » a été rendu explicite sur Canale5, tout comme il l’a été dans l’avion où le dogme LGBT « Qui suis-je pour juger » a été défini, et tout comme il l’a été dans une note de bas de page d’Amoris Lætitia où l’indissolubilité du mariage a été niée au nom de la pratique pastorale. Les hommes politiques diffusent des tweets sur les réseaux sociaux, les soi-disant experts pontifient dans les studios de télévision et les prélats prêchent dans les interviews : ne soyez pas surpris si un jour Bergoglio apparaît dans un spot publicitaire pour vanter les mérites des scooters électriques.

Les catholiques, éclairés par le sensus fidei qui leur signale instinctivement ce qui heurte la Foi et la Morale, ont déjà compris que le rôle de vendeur de fournitures médicales n’est qu’un des nombreux rôles joués par le polyédrique Bergoglio. Le seul rôle qu’il s’obstine à ne pas vouloir remplir – en raison de son incapacité flagrante, de son impatience naturelle, ou même par son choix délibéré dès le début – est celui de Vicaire du Christ. Ce qui, à tout le moins, révèle quels sont les points de repère de l’Argentin, l’idéologie qui l’inspire, les objectifs qu’il se fixe et les moyens qu’il entend utiliser pour les atteindre.

+ Carlo Maria Viganò, archevêque
14 janvier 2021
S. Hilarii Episcopi,
Confessoris Ecclesiæ Doctoris


© leblogdejeannesmits pour la traduction.


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04 décembre, 2020

“Vendus à Satan” : Mgr Carlo Maria Viganò dénonce ceux qui instrumentalisent le COVID-19 en vue du “Great Reset”

Dans un texte publié le 2 décembre par Inside the Vatican et repris par LifeSiteNews qui donne également la version originale italienne ici, Mgr Caro Maria Viganò livre ses réflexions sur la marche forcée vers la « Grande réinitialisation » (ou Great Reset) voulue par le Forum économique mondial de Davos et soutenue par bien des grands de ce monde, y compris l’ONU et l’Union européenne.

Certaines affirmations de ce texte ne me paraissent pas correspondre à la réalité : ainsi, le génome du virus SARS-COV-2 a bien été décodé – l’IHU du Pr Raoult à Marseille a même constaté d’importantes mutations du virus et le Pr Luc Montagnier y a identifié des séquences du virus HIV – et il ne semble pas que le test PCR identifie des coronavirus « génériques » mais des séquences précises (deux ou trois selon les tests) du virus qui peut provoquer le COVID-19. C'est d'ailleurs sur ce décodage que s'appuient les thérapies géniques (frauduleusement qualifiés de « vaccins ») Moderna et Pfizer…

Mais cela est secondaire. Il me semble important de prendre connaissance de ce nouvel écrit de Mgr Viganò dans ses aspects politiques, puisqu’il met en évidence les prétentions et les actes concertés des mondialistes en se référant aux faits, et à la convergence étonnante des mesures prises dans de nombreux pays contre les libertés et le culte de Dieu. Aussi qualifie-t-il leurs responsables de « vendus à Satan ».

Surtout, il s’achève sur l’espérance : la victoire du Christ est déjà acquise.

Je vous en propose ici ma traduction de travail. – J.S.

*

« De ton sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable! Le Dieu d' Israël donne à son peuple force et puissance » (Psaume 68, 35).

Le 19 novembre 2020, le fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, a déclaré que « le Covid fournit l’occasion d’une réinitialisation mondiale ». En réalité, Schwab répète ce que Jacques Attali a affirmé le 3 mai 2009 dans l'hebdomadaire français L'Express : « L'Histoire nous apprend que l'humanité n'évolue significativement que lorsqu'elle a vraiment peur : elle met alors d'abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique. »

Il s’agissait à cette époque-là de la grippe porcine qui, selon les médias, aurait dû faire des millions de victimes et pour laquelle les États ont acheté à BigPharma des millions de doses de vaccins jamais utilisées, parce qu'elles s'étaient révélées inutiles. Inutiles pour tout le monde, sauf pour ceux qui les ont vendus avec d'énormes profits.

On pourrait se demander comment un virus de la grippe qui, selon des données récentes de l'OMS, a un taux de mortalité (0,13%) légèrement supérieur à celui d'un syndrome normal de grippe saisonnière (0,10%) a pu conduire à la déclaration de la pandémie et à une série de contre-mesures pratiquement identiques dans la quasi-totalité des États européens et américains. On pourrait également se demander pourquoi les traitements pour le Covid-19 sont généralement discrédités, minimisés ou interdits, tandis que le vaccin est considéré comme la solution la plus efficace ; il s’agirait aussi de comprendre comment il est possible de fabriquer un vaccin, puisque – selon les déclarations des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains – le virus n'a pas encore été isolé : quel antigène est utilisé, si le SRAS-CoV-2 ne peut être isolé et répliqué ? et quelle fiabilité peuvent avoir les tests PCR, puisqu'ils ne sont calibrés que sur le coronavirus générique ? Et si le 19 octobre, l'hôpital Spallanzani de Rome a annoncé avoir commencé des essais sur un test qui distingue la grippe ordinaire du Covid-19, peut-on savoir à quoi correspondent aujourd’hui, les résultats positifs des patients qui sont testés ? C'est peut-être la raison pour laquelle certains membres du conseil d'administration de Moderna et de Pfizer ont vendu une partie de leurs actions.

Revenons donc aux questions que beaucoup se sont posées il y a des mois, et à la dénonciation que j’ai présentée dans mes deux lettres ouvertes au Président Trump : un plan mondial se fait jour aujourd’hui dans sa déconcertante réalité. Ses artifices ayant créé une peur sociale injustifiée à propos d'une prétendue pandémie, dont nous voyons aujourd'hui qu’elle n’est pas plus grave qu'un syndrome grippal normal comme le confirment les données officielles du monde entier, elle est instrumentalisée pour créer une crise sociale et économique mondiale colossale, et pour légitimer la réduction drastique des droits fondamentaux de la population. C'est cela que ses auteurs eux-mêmes désignent comme le Great Reset, la réinitialisation globale de l'économie, de la société, des masses.

Dans ce projet, le Covid joue un rôle fondamental, en tant qu’alibi qui justifie – au pied du totem d'une science qui s’est prostituée pour servir les intérêts d’une certaine élite après avoir abdiqué sa mission de sauver des vies humaines – la privation de liberté, l'ingérence des gouvernements dans la vie privée des citoyens, l'établissement d'un pseudo régime de santé dans lequel, contre toute évidence scientifique objective, le nombre de convives, la distance entre les personnes, la possibilité d'acheter, de vendre, de respirer et même de prier sont décidés au sommet. Dans le silence assourdissant de la Hiérarchie, telle personne a imposé la fermeture des églises ou la limitation des célébrations religieuses, considérant la Maison de Dieu comme un cinéma ou un musée, mais en déclarant en même temps les cliniques d'avortement sont des « services essentiels ». Ce sont les paradoxes d'un pouvoir dévoyé, dirigé par des gens corrompus dans leur âme et vendus à Satan, qui, après avoir répété de façon obsessionnelle le mantra de la démocratie et du pouvoir qui appartient au peuple, est maintenant contraint d'imposer la dictature au peuple lui-même, au nom de la réalisation d'objectifs visant à protéger les intérêts politiques et financiers de l'élite. Les riches s'enrichissent de plus en plus, tandis que les classes moyennes qui constituent le tissu social et l'âme même des nations sont écrasées.

La Révolution française a anéanti l'aristocratie occidentale ; la Révolution industrielle a anéanti les paysans et répandu la prolétarisation qui a conduit au malheur du socialisme et du communisme ; la Révolution de 1968 a démoli la famille et l'école. Ce Great Reset voulu par l'élite mondialiste, constitue l’ultime révolution qui permettra de créer une masse informe et anonyme d'esclaves connectés au réseau, confinés chez eux, menacés par une série interminable de pandémies conçues par ceux-là mêmes qui tiennent prêt le vaccin miraculeux. En ce moment, justement, dans la synchronisation d'un plan orchestré en détail sous une seule direction, on entend de plusieurs côtés théoriser l'imposition du vaccin, dont nous ne connaissons pourtant ni l'efficacité réelle ni les conséquences qu'il pourrait avoir. Cette obligation devrait également être accompagnée d'un passeport sanitaire, afin que ceux qui en sont munis puissent se déplacer sans restrictions, tandis que ceux qui le refusent se verraient interdire d’utiliser les moyens de transports, ou se rendre dans les restaurants et les lieux publics, les écoles et les bureaux. Que cela représente une violation intolérable des libertés individuelles ne semble pas être un problème : ceux qui fixent ces lois n'hésitent pas à priver les parlements de leur pouvoir afin d’imposer leurs règles tyranniques, sachant que leur pouvoir subsistera tant qu'ils obéissent au programme de la Grande Réinitialisation, œuvre des institutions internationales telles l'Union européenne et l'ONU.

Face à un déploiement de forces aussi massif et bien coordonné, nous sommes étonnés, déconcertés par l'effronterie de ceux qui nous disent, en substance, que nous devons accepter en silence la dictature d'un groupement de pouvoir sans visage, parce ce qu’il en a décidé ainsi. Nous sommes déconcertés par l'asservissement de la Gauche mondiale – et des Démocrates aux États-Unis – à ce programme qui ne se heurte à aucune limite, à aucun frein quant à sa propre exécution ; au point d'organiser un coup d'État électoral d'une ampleur et d'une gravité telles qu'il nous laisse horrifiés. A la fraude manuelle bulletins des doubles votes, aux votes de personnes décédées, à ces cas de citoyens découvrant qu'ils ont voté mille fois et d'employés qui falsifient les résultats en masquant les fenêtres des bureaux de vote avec des panneaux en carton, s’ajoute l'utilisation d'un appareil de comptage des votes dont on constate aujourd’hui qu’il peut permettre l’utilisation frauduleuse, mais qui a même été conçu au niveau de la programmation du logiciel pour permettre le déplacement des votes d'un candidat à l'autre, sur la base d'un algorithme complexe.

Nous découvrons que les personnes qui sont derrière cette fraude macroscopique sont toujours les mêmes, toujours issues du même parti politique, toujours asservies à la même idéologie. Des gens corrompus dans leur intelligence et leur volonté, parce qu'ils se sont faits esclaves d'un tyran sans pitié, après avoir refusé d'obéir à un Seigneur bon, juste et miséricordieux. Ainsi, tout comme ils ont accepté l'esclavage du péché et la rébellion contre Dieu, ils voudraient aujourd'hui entraîner toute l'humanité dans un abîme de mort et de désespoir : c'est la misérable vengeance de Satan qui, incapable de vaincre Celui qui l'a chassé aux enfers, tente d'entraîner avec lui le plus grand nombre d'âmes possible, pour tenter de faire échouer l'œuvre de Rédemption.

Nous qui croyons en Jésus-Christ notre unique Seigneur, n'avons aucune raison d’avoir peur, même contre toute raison humaine : nous savons que, par notre renaissance dans le Baptême, nous ne sommes plus des esclaves, mais enfants de Dieu, et qu'en conservant, avec la grâce, l'amitié de notre Seigneur, nous pouvons avoir confiance en Lui, en son aide providentielle, en sa puissante protection. C'est, en définitive, la vraie liberté : la liberté des enfants de Dieu, qui obéissent à sa Loi non par peur mais par amour, non par contrainte mais parce qu'en adhérant à la volonté divine ils trouveront leur parfait accomplissement et leur pleine réalisation. Car toute âme est créée pour la plus grande gloire de Dieu, pour la félicité éternelle en récompense de la fidélité au Sauveur.

Que nos cœurs ne se troublent pas ! Les manœuvres de ceux qui travaillent dans l'obscurité sont en train d’être mises au jour, elles se montrent dans toute leur horreur et révèlent leur matrice perverse et infernale. Mensonges, tromperies, violences, mort : telle est la réalité crue du mal devant laquelle les gens de bonne volonté ne peuvent qu’être horrifiés. Si Notre Seigneur daigne écouter les prières de ses enfants, ce château de mensonges et de fraude s'effondrera misérablement, et ses créateurs devront retourner se cacher pour échapper aux rigueurs de la justice et à l’exécration du peuple.

Nous vivons des heures décisives : continuons à prier, à réciter le Saint Rosaire, à nous nourrir de la Très Sainte Eucharistie, à faire pénitence. La voix du chœur qui se lève devant le trône de la divine Majesté ne restera pas sans réponse. Ne nous décourageons pas, car c'est au moment de l'épreuve que le Seigneur nous donne l'occasion de montrer notre confiance en Lui et de voir la grandeur de Sa miséricorde.

« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jn 14, 13). Notre Seigneur nous a dit clairement : tout. Demandons donc au Père, au nom du Fils, notre Seigneur et Rédempteur, par l'intercession de sa très sainte Mère, notre puissante médiatrice, de montrer sa gloire, d'accorder l'exaltation de la Sainte Église, la paix et la prospérité aux peuples chrétiens, la conversion des pécheurs, la défaite de ses ennemis.

« Que Dieu se lève, et que ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui le haïssent fuient devant sa face ! » (Ps 68, 1).

+ Carlo Maria Viganò, archevêque
25 novembre 2020
Sainte Catherine, Vierge et Martyre



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25 juillet, 2020

Nouvelles accusations de Mgr Viganò sur l'affaire McCarrick, les abus sexuels dans l'Eglise et les “milliards” versés par la Chine au Saint-Siège : traduction intégrale de son entretien avec Marco Tosatti

Mgr Carlo Maria Viganò s'exprime une nouvelle fois sur l'affaire McCarrick, en évoquant notamment le rôle joué par ce dernier dans la conclusion de l'accord entre la Chine et le Vatican, avec des « milliards » à la clef.  Je vous propose ci-dessous ma traduction  l'entretien accordée par Mgr Viganò au vaticaniste Marco Tosatti, précédé par l'introduction signée par celui-ci. Il s'agit de la traduction officielle, relue et autorisée par Mgr Viganò. Et c'est encore une bombe… 


Voir la version italienne sur Stilum curiae, le blog de Marco Tosatti, et la version anglaise, publiée également à 7 h 00 (heure de Rome) ce samedi matin, sur LifeSiteNews

Je n'ai pas encore eu le temps de traduire l'important appareil de notes. Elles sont disponibles dans les versions italienne et anglaise.  – J.S.


*

La détermination de Mgr Carlo Maria Viganò, ancien nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique, à dénoncer le voile du silence et les dissimulations dans la gestion des cas d’abus par des membres du clergé, est bien connue. La réaction pimentée et énervée des autorités du Vatican – et en particulier de divers prélats – aux réfutations bien argumentées du combatif prélat est également bien connue. Dans cette interview, nous nous penchons avec Son Excellence sur les développements de l’affaire de l’ex-cardinal McCarrick, notamment  à la lumière d’un article récent de Church Militant intitulé « The McCarrick Bombshell » (« La bombe McCarrick) ».

Mais avant d’entrer dans le vif de cet article, faisons un bref rappel. Du 21 au 24 février 2019, une réunion de tous les présidents des conférences épiscopales s’est tenue à Rome sur le thème de la protection des mineurs dans l’Église.  Quelques jours auparavant, le 16 février 2019, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a annoncé le renvoi de l’état clérical de Theodore McCarrick, accusé d’autres crimes graves, et a ajouté : « Le Saint-Père a reconnu le caractère définitif de cette décision prise en accord avec la loi, la rendant res iudicata (c’est-à-dire n’admettant aucun autre recours). » – M.T.


Marco Tosatti : Excellence, quelles sont aujourd’hui les nouvelles à propos de l’affaire McCarrick ?

Mgr C.M. Viganò : Je crains qu’il n’y ait pas de nouvelles, et la nouvelle est précisément celle-là. Avec le renvoi à l’état laïque de McCarrick, on a voulu mettre fin à une longue affaire qui a été révélée par mon témoignage en 2018, mais tout a été fait pour que les résultats et les détails du procès n’apparaissent pas. La tromperie mise en œuvre par une stratégie consistant à procéder par voie administrative et non par voie judiciaire, et la décision de Bergoglio de confirmer la sentence avec autorité, ont en fait empêché de mettre au jour, en même temps que les fautes objectives de McCarrick, les responsabilités de ceux qui, pendant des années, ont contribué à dissimuler la nature et l’étendue des crimes commis par lui, et à protéger ses complices et ceux qui, par leur silence, ont couvert ses crimes. C’est ainsi que la condamnation du coupable n’a pas fait la lumière sur les points obscurs. En tant que laïc, il jouit désormais d’une totale liberté de mouvement et d’action, et peut encore intervenir à tous les niveaux : au niveau ecclésial – et ce même auprès de ceux qui l’ont couvert et soutenu, au Vatican et ailleurs ; au niveau politique, social et financier, par l’intermédiaire des personnes qui sont restées en relation avec lui et qui ont reçu des faveurs de sa part. Le renvoi à l’état laïque ne constitue en aucun cas une sanction médicinale (n’étant que sa prémisse nécessaire, en raison de l’indignité avérée du délinquant), elle n’implique aucune forme de pénalité réparatrice, ni ne rend justice aux victimes, mais permet à M. McCarrick de poursuivre ses activités criminelles sans être dérangé, y compris celles de prédateur sexuel.

La procédure administrative a également empêché l’audition des victimes, alors que les témoignages recueillis tout récemment par Maître Jeffrey Lena, avocat du Saint-Siège, semblent avoir été rédigés sous la dictée : ceux qui ont subi le harcèlement viennent s’excuser de la lenteur de la publication du Rapport en l’attribuant à la masse de témoignages, avec un ton indulgent et justificateur qui ne correspondent pas à l’extrême gravité des crimes qui lui sont reprochés. On peut penser que certaines victimes, protégées par un pseudonyme, se sont prêtées à une opération visant à décharger le Saint-Siège de ses responsabilités et à valider la version que celui-ci fait valoir devant l’opinion publique. On soupçonne aussi ces témoignages anonymes d’être de la pure fiction. C’est en tout cas une tromperie qui doit être dénoncée avec force, car si la corruption de ce prélat en tant que prélat est scandaleuse, le silence coupable de ceux qui représentent l’Église l’est d’autant plus. Si ces épisodes s’étaient produits sous le pontificat de Benoît XVI, ils auraient déclenché la fureur des médias : tant de compassion pour Jorge Mario est révélatrice de l’attitude complice des médias dominants.

Marco Tosatti : La convocation de la réunion au Vatican a été annoncée comme une occasion d’apporter des réponses fermes et déterminées aux scandales sexuels du clergé. Dans son discours d’introduction, le pape François déclarait : « Le poids de la responsabilité pastorale et ecclésiale qui nous oblige à discuter ensemble de manière synodale, sincère et approfondie sur la façon d’affronter ce mal, qui afflige l’Église et l’humanité, pèse sur notre rencontre. Le saint Peuple de Dieu nous regarde et attend de nous, non pas de simples et faciles condamnations, mais des mesures concrètes et efficaces à préconiser. Il faut être concret. »

Mgr C.M. Viganò : Les proclamations solennelles qui ont précédé, accompagné et suivi cette réunion n’ont en aucune façon donné lieu à une action concrète et pratique, comme on le souhaitait.  De même, lors de la réunion, les questions légitimes et insistantes des journalistes posées à Bergoglio le 26 août 2018 après ma dénonciation sont restées sans réponse.

Pour ce qui est du contenu de ce qui a été dit, il semble que, plus qu’à aggraver les peines et à rendre les discours plus incisifs, les scandales sexuels du clergé eux-mêmes aient servi à réaffirmer presque obsessionnellement la nouvelle structure « synodale » de l’Église, qui sert une intention précise de réécrire sa constitution selon une clef démocratique. L’archevêque de Chicago, Blase Cupich lui-même – ami de Theodore McCarrick et président de la réunion au Vatican – a centré son discours à la conférence sur la « synodalité », comme passage obligé d’une « réforme structurelle, juridique et institutionnelle » de l’action dont l’objectif de freiner les abus est de pure forme.

Marco Tosatti : De quelle manière la « synodalité » peut-elle aider les évêques à résoudre le problème des abus du clergé ?

Mgr C. M. Viganò : La proposition d’établir une commission de laïcs indépendants qui aurait supervisé le travail des évêques, formulée lors de l’assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis en novembre 2018, a été bloquée par le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques.  Cette intervention du Vatican a démenti les proclamations de « synodalité » dès lors que les décisions des conférences épiscopales ne coïncidaient pas avec ce que voulait Rome. Cependant, je considère que Son Éminence le Cardinal Ouellet n’a été que l’exécuteur de manœuvres qui lui ont été imposées d’en haut.

Marco Tosatti : N’est-il pas bon que le Vatican garde pour lui des décisions impliquant des questions doctrinales et morales ?

Mgr C. M. Viganò : L’autorité du Pontife romain, qui s’exprime également à travers les Congrégations romaines, ne peut évidemment pas être déléguée à de simples organes consultatifs qui n’ont aucune compétence et qui ne font pas partie de la structure hiérarchique de l’Église telle que le Christ l’a instituée : nous devons être clairs sur ce point. Il est cependant significatif que la « voie synodale » souhaitée par les dirigeants romains ne rencontre aucun obstacle, sauf au moment où elle risque de devenir médiatiquement gênante, comme dans le cas d’une commission spéciale nommée pour recevoir les plaintes contre les évêques.

Cette référence à la « synodalité » est un thème cher au courant théologique progressiste qui veut dénaturer la structure hiérarchique de l’Église. Les récents articles de Massimo Fagggioli, professeur à l’Université de Villanova, sont très révélateurs à cet égard. C’est là que le 11 octobre 2013 McCarrick a prétendu avoir favorisé l’élection du cardinal Bergoglio lors des Congrégations générales précédant le Conclave, qui s’étaient tenues quelques mois plus tôt, et avoir parlé avec « un monsieur italien très influent » qui lui a confié que dans cinq ans le nouveau Pape aurait réformé l’Eglise.

On ferait bien de s’alarmer du fait que cette même école donne aujourd’hui des signes inquiétants de mécontentement à l’égard de l’œuvre de Bergoglio, dont le pontificat est défini comme étant « en crise » par des « gens déçus » – peut-être parce que les cinq années auxquelles McCarrick faisait allusion n’ont pas donné les résultats escomptés.

Marco Tosatti : Dans le rapport qu’il a présenté lors de la réunion du Vatican, le cardinal Reinhard Marx a déclaré : « Les procédures légales correctes servent à établir la vérité et constituent une base pour imposer une sanction proportionnée à l’infraction. On a besoin de voir de quelle manière le juge arrive à un jugement ; le plus souvent, ce n’était pas le cas et je pense que dans notre situation, ce n’est pas une bonne chose. Elles renforcent également la confiance dans son organisation et sa hiérarchie. Les doutes persistants sur le bon déroulement des procédures judiciaires ne font que nuire à la réputation et au fonctionnement d’une institution. Ce principe s’applique également à l’Église. »

Mgr C.M. Viganò :
La publication des actes de procédure devrait être une des pierres angulaires d’une opération de transparence et d’honnêteté envers les victimes d’abus de la part des membres du clergé. Il me semble évident que les paroles du cardinal Marx ont été ignorées, à commencer par l’affaire McCarrick, précisément à l’initiative de Bergoglio.

Je rappelle en outre que le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence épiscopale des États-Unis, a été désavoué sans guère de ménagements par l’intervention du Vatican, qui l’a remplacé lors de la rencontre à Rome en février de l’année 2019 par les cardinaux Blase Cupich et Joseph William Tobin, qui ne sont pas non plus au-dessus de tout soupçons sur leur compte personnel. Ces ingérences, manifestement souhaitées d’en haut, ont fabriqué une image médiatique qui ne correspond pas à la réalité, dans laquelle Bergoglio est présenté comme l’architecte d’une réforme inexistante, à de simples fins de propagande. Même la demande de démission de tout l’épiscopat chilien faite par François s’inscrit dans une opération de façade qui est clairement démentie par les faits.

Je pense que le « deux poids, deux mesures » réservé aux Conférences épiscopales américaine et française est emblématique : du côté américain, l’interventionnisme bergoglien a empêché une opération de transparence de la part des autorités ; tandis que du côté français, il a permis des violations claires du droit canonique et civil, en permettant de confier les enquêtes du propres au for ecclésiastique à un juge maçonnique qui est également favorable à l’euthanasie. L’esprit jacobin qui a présidé à la poursuite des clercs français accusés de pédophilie ne prend cependant pas en compte la responsabilité des Ordinaires et des Supérieurs religieux, qui sont coupables des mêmes dissimulations qui s’installent également dans la pratique à Rome.

Marco Tosatti : Mais nous avons aussi entendu le Pape rappeler, dans son discours final, les paroles qu’il avait déjà prononcées devant la Curie romaine en 2018 : « L’Eglise ne tentera jamais de couvrir ou de minimiser quelque cas que ce soit. »

Mgr C.M. Viganò : Cette affirmation solennelle a été contredite par le cas le plus emblématique, celui de Theodore McCarrick, et laisse penser que d’autres intérêts ont mené à la décision de liquider l’affaire par voie administrative et, ce qui est encore plus grave, sans publication d’actes judiciaires.

Marco Tosatti : Quels sont ces intérêts, à votre avis ?

Mgr C.M. Viganò : On a voulu focaliser l’attention sur les abus dont des enfants ont été l’objet, en la détournant de la condamnation claire et légitime des comportements homosexuels qui sont souvent à l’origine de ces abus. Pour Bergoglio et son entourage, la sodomie n’est pas un péché qui crie vengeance devant Dieu, comme l’enseigne le Catéchisme. Les propos de Bergoglio sur le sujet – et plus encore les actes et les paroles des personnes dont il s’entoure – confirment, hélas, qu’un travail de légitimation est en cours au sujet de l’homosexualité, et que ce sont les prélats et les théologiens qui font avancer cette discussion qui ont manifesté sans ambiguïté qu’ils n’étaient pas fidèles à l’enseignement catholique.

Le cardinal Tobin lui-même – dont les messages embarrassants sur son téléphone portable parlent d’eux-mêmes – a clairement déclaré qu’il n’adhérait pas à la condamnation de la sodomie dans le Catéchisme, refusant de définir les actes homosexuels comme « intrinsèquement désordonnés ». Et ces déclarations font suite au soutien de ce cardinal au livre Building a Bridge du père James Martin s.j., qui affirme la même chose. On retrouve donc un cardinal ami de McCarrick qui se montre favorable aux mouvements LGBT et le jésuite que Bergoglio a nommé consulteur du Secrétariat pour les communications du Saint-Siège, l’invitant même à prendre la parole à la Rencontre mondiale des familles à Dublin en 2018 et le recevant en audience. Le cardinal Cupich s’est également exprimé en faveur des homosexuels à plusieurs reprises, et lors du Synode de la jeunesse – auquel il a été invité à participer par le Pape sans avoir été désigné par les évêques américains – le sujet controversé des relations homosexuelles a été inclus dans l’Instrumentum laboris sans qu’aucun groupe de jeunes ne l’ait demandé. Je rappelle, en passant, que Cupich a été imposé au siège de Chicago par Bergoglio, contre l’avis de la nonciature.

Les intérêts sont donc clairement ceux du « lobby gay » qui s’est infiltré dans l’Eglise et qui est littéralement terrifié à l’idée que de bons Pasteurs fassent la lumière sur l’influence qu’il exerce à la Secrétairerie d’Etat, dans les Congrégations, dans les Diocèses et sur l’Eglise tout entière. La fresque homo-érotique obscène, voire sacrilège, que Mgr Paglia a commandée pour la cathédrale de Terni est un manifeste idéologique arrogant qu’aucune autorité n’a jamais censuré ou déploré ; les trop nombreuses affaires financières du Substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Edgar Peña Parra – liées au Card. Maradiaga (impliqué dans le scandale des abus homosexuels de son évêque auxiliaire, Pineda, sans qu’on n’ait de nouvelles d’une initiative ecclésiastique contre lui) – ainsi que les très graves accusations de Sexto qui pèsent sur lui et que j’ai largement dénoncées, n’ont en rien interrompu son cursus honorum au Vatican ; il en va de même pour Mgr Gustavo Óscar Zanchetta, que Bergoglio a promu et qui, en attendant son procès pénal, a récemment été renommé au poste d’assesseur pour l’Administration du patrimoine du Siège apostolique. Après l’ordre de transférer tous les comptes courants des Diocèses et des Congrégations religieuses du monde à l’APSA, Zanchetta se retrouve à gérer les finances de l’Eglise – lui qui peut aujourd’hui se vanter dans son CV d’avoir un diplôme faisant autorité, celui de mécanicien électricien – ce qui fait de lui en même temps l’objet facile de chantage interne et externe. Et n’oublions pas le travail de Mgr Ilson de Jesus Montanari, archevêque, secrétaire de la Congrégation des évêques, secrétaire du Sacré Collège et vice-camerlingue de la Sainte Église Romaine, au nom et pour le compte de ceux qui l’ont ensuite élevé aux plus hauts rangs de la Curie romaine en récompense de sa fidélité.

Je crois qu’il est essentiel de mettre en lumière une fois pour toutes le lien étroit entre la sodomie et la pédophilie, qui est également confirmé par les statistiques elles-mêmes : un lien que le sommet qui s’est tenu au Vatican a scrupuleusement passé sous silence afin de ne pas heurter la mentalité actuelle, répandue jusque parmi de nombreux prélats. Mais il serait hypocrite et coupable de condamner la pédophilie dans le sillage de la législation civile actuelle, sans condamner également la sodomie, que la pensée unique de ce temps ne considère pas comme pénalement pertinente mais que l’Église compte au nombre des péchés qui crient vengeance devant Dieu.

Mais il y a aussi un autre intérêt, de nature politique, qu’il ne faut pas sous-estimer le moins du monde…

Marco Tosatti : A quoi faites-vous référence ?

Mgr C.M. Viganò : Je parle du rôle politique de McCarrick, qui est également mentionné dans le dernier article de Church Militant : « C’est McCarrick qui a rédigé l’accord Vatican-Chine, une mission qui lui a été confiée personnellement par le pape François. François a suspendu les restrictions imposées par Benoît quelques semaines après être devenu pape – un fait confirmé par Mgr Viganò. De même, des sources chinoises […] montrent que McCarrick pourrait avoir joué un rôle déterminant par rapport à des milliards de dollars de paiements secrets en cours, envoyés par les communistes chinois au Vatican de François. Si cela est vrai (et cela semble plausible, étant donné les liens communistes de McCarrick et son amitié avec Pékin), cela pourrait contribuer à expliquer pourquoi le rapport reste sur le bureau du Pape, sans être publié. »

Ces derniers jours, Christian Today a divulgué la nouvelle selon laquelle « la Chine a ordonné à des villageois chrétiens de renoncer à leur foi et d’adorer à la place les dirigeants du Parti communiste de la nation ».  Face à cette persécution des chrétiens – et des catholiques fidèles au Saint-Siège – par la dictature communiste, le silence de Santa Marta est littéralement assourdissant, comme il l’était il y a quelques jours lorsque, dans son message pour l’Angelus, Bergoglio a omis l’appel en faveur de Hong Kong qui avait été remis à la presse.  L’accord secret conclu entre le Saint-Siège et Pékin, dénoncé publiquement par le cardinal Zen, démontre la soumission de l’Église bergoglienne aux diktats de la dictature communiste, livrant la Hiérarchie locale à ses persécuteurs et gardant le silence sur les violations des droits de l’homme perpétrées par le régime.

Je me rappelle qu’au printemps 2014, j’ai écrit au secrétaire d’État Parolin pour lui demander si les mesures prises par Benoît XVI contre McCarrick étaient toujours valables ou non, suite à un article du Washington Times rapportant qu’il s’était rendu en République Centrafricaine au nom du département d’État américain. Le cardinal Parolin ne m’a jamais répondu, mais les nouvelles qui émergent ces jours-ci semblent aussi mettre en évidence ces aspects. La liberté de circulation accordée à McCarrick était bien connue, et il a lui-même écrit en 2012 : « J’étais à Doha la semaine dernière et je suis allé en Irlande… et ensuite… j’ai entamé l’un de mes plus longs voyages – Beyrouth, Jordanie, Égypte, Thaïlande, Myanmar, Cambodge et Hong Kong… avant de recommencer en Terre Sainte et au Belarus. » Et en 2014 : « Je pars pour la Chine le jeudi 27… Je suis sûr que le cardinal Parolin me recevra puisqu’il est impliqué dans mon voyage en Chine. »

Entre autres choses, la participation de la Compagnie de Jésus aux démarches diplomatiques du Vatican auprès de la dictature de Pékin – à commencer par l’édition spéciale en chinois de Civiltà Cattolica – confirme la volonté du Saint-Siège de cautionner la Chine, au moment même où se concrétisent les soupçons sur sa responsabilité dans la propagation du COVID pour déstabiliser l’équilibre géopolitique international. Le rôle d’Antonio Spadaro et d’autres jésuites – qui, tous, fréquentent assidûment l’université de Villanova – est emblématique et révèle le fil conducteur qui lie le progressisme doctrinal à la perversion morale et à la corruption politique. D’autre part, ces trois éléments – hérésie, sodomie, corruption – sont tellement récurrents qu’ils sont presque une marque de fabrique du deep state et de la deep church.

Puisque nous évoquons le deep state, il n’est pas surprenant que l’OMS soit complice de cette opération d’ingénierie sociale pour plaire à la Chine, ni que le président Trump ait décidé de révoquer les financements qu’elle a reçus jusqu’à présent. Ce qui est surprenant et scandaleux, c’est le silence complice du Vatican face à une sorte de coup d’État qui vise à faire de l’église bergoglienne le bras spirituel du Gouvernement Mondial, sous l’égide de la tyrannie communiste et avec la complicité des partis mondialistes. L’Italie, avec son gouvernement non élu, alors que la majorité se trouve dans une crise politique très grave, semble suivre le programme et ne semble pas vouloir revoir ses positions vis-à-vis de Pékin : les menaces continues d’un retour de l’urgence COVID et du confinement sont clairement instrumentalisées pour maintenir un pouvoir qui, en présence d’élections convoquées démocratiquement, ferait la preuve de sa propre inconsistance. Ce qui est certain, c’est qu’une opposition un peu plus incisive et moins alignée sur le discours dominant pourrait être perçue positivement tant par l’électorat que par les partenaires internationaux de l’Italie.

Marco Tosatti : Revenons sur la question des scandales au sein du clergé. Précisément le 19 février, deux jours avant le début de la réunion présidée par le cardinal Cupich, une lettre ouverte des cardinaux Raymond Burke et Walter Brandmüller aux présidents des conférences épiscopales était publiée : « Face à la dérive actuelle de l’Église, il semble que le problème se réduise à celui des abus commis sur des enfants, qui ne sont qu’un élément d’une crise beaucoup plus vaste. Le cléricalisme est désigné comme étant la cause d’abus sexuels, mais la première responsabilité du clergé ne réside pas dans les abus de pouvoir, mais dans le fait de s’être éloigné de la vérité de l’Evangile. Face à cette situation, les cardinaux et les évêques gardent le silence. Garderez-vous également le silence ? A la suite de nos Dubia, il n’y a pas eu de réponse du Pape ; nous vous encourageons à élever la voix pour sauvegarder l’intégrité de la doctrine de l’Église. Quel a été le résultat de l’appel de ces éminents prélats ?

Mgr C.M. Viganò : Les cardinaux Burke et Brandmüller, comme d’autres prélats, n’ont fait que réaffirmer de façon louable la doctrine catholique : ce qui est inouï, c’est que ce sont eux qui sont considérés comme « étranges » dans la structure ecclésiale, alors que la parole est donnée à des personnalités qui, en raison de leur présence, de leur « cautionnement » de l’agenda LGBT et dans certains cas aussi en raison des ombres qui pèsent sur leur conduite, devraient être retirées de l’Eglise et sévèrement censurées.

En avril 2019, Benoît XVI a publié un vigoureux discours dans Klerusblatt, repris ensuite en Italie par le Corriere della Sera ;  ce discours a été férocement critiqué par Marco Politi dans Il Fatto Quotidiano. Cet article était en fait destiné à la réunion de Rome par l’intermédiaire de la Secrétairerie d’État, mais il a été boycotté, ce qui confirme l’intervention de la « lavender mafia » pour empêcher le Saint-Père de faire connaître sa propre position sur le sujet aux évêques.

Marco Tosatti : Pouvez-vous nous rappeler en quoi consistait cette intervention de Benoît XVI ?

Mgr C.M. Viganò : Le point central de l’article de Ratzinger, celui qui a exaspéré les partisans de Bergoglio, était précisément la mise en évidence du lien entre homosexualité et pédophilie, ainsi que l’assouplissement de la morale à la suite du Concile, et la propagation du fléau des abus.

Fermant obstinément les yeux devant les preuves, le progressiste Politi écrivait : « Quel est le rapport entre l’abandon par l’Eglise d’une éthique basée sur la loi naturelle et la pédophilie ? Qu’est-ce que les changements dans la théologie morale catholique ont à voir avec cela, qu’est-ce que les bandes d’homosexuels dans les séminaires ont à voir avec cela, qu’est-ce que les films pornographiques ont à voir avec cela, qu’est-ce que la relativisation des valeurs et du jugement moral a à voir avec cela ? » Pourtant, il est évident que là où la formation des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse supprime la discipline et la vie intérieure, les vices et les péchés se multiplient et dégénèrent ensuite en crimes très graves contre les mineurs, mais pas seulement.

La cause de ce changement réside précisément dans « l’esprit du Concile », que Benoît XVI a seulement voulu mentionner, mais qui n’a pas manqué d’être aussitôt saisi par ceux qui ont vu le superdogme mis en cause : « Elle est vraiment grotesque [sic], la tentative de l’ancien pontife de mettre sur le compte de l’esprit “conciliaire” le garantisme extrême des procès ecclésiastiques, visant à la protection de l’accusé “au point d’exclure pratiquement – comme il est écrit dans l’essai – la condamnation du coupable”. Ce serait donc la faute des partisans du Concile, ou pour le dire plus simplement, celle des réformateurs, si le réseau des spécialistes de la dissimulation et des juristes madrés, qui ont essayé et essaient encore par tous les moyens d’empêcher le procès et la condamnation des clercs prédateurs, s’est toujours avéré si écrasant et puissant ?

Marco Tosatti : Pensez-vous que Marco Politi ait raison ?

Mgr C.M. Viganò : Je crois que la réponse à cette question rhétorique du vaticaniste Politi peut être affirmative, incontestablement : il existe une relation très étroite entre la crise doctrinale de l’Eglise et l’immoralité du clergé, qui atteint scandaleusement les plus hauts rangs de la Hiérarchie. Mais il est également évident que cette crise est utilisée par l’aile ultra-progressiste non seulement pour imposer une fausse morale accompagnée d’une fausse doctrine, mais aussi pour discréditer irrémédiablement la Sainte Église et la papauté devant les fidèles et le monde, par l’action de ses propres dirigeants.

Marco Tosatti : Ne pensez-vous pas qu’à la fin, le rapport que tout le monde attend sera publié ?

Mgr C.M. Viganò : S’il est possible de faire la lumière sur cette affaire, cela se fera malgré le Vatican : les intérêts en jeu sont énormes et touchent directement le sommet de l’Eglise, et pas seulement pour des questions de nature doctrinale, morale ou canonique, mais en raison des aspects politiques et diplomatiques qui ont vu le Saint-Siège faire l’objet d’un coup d’Etat avec la complicité de ceux qui auraient dû au contraire le défendre dans sa souveraineté et son indépendance. Ce qui avait échoué pendant le pontificat de Benoît XVI a été mené à terme après sa démission. Comment pouvons-nous espérer que ceux qui sont redevables, y compris de leur propre élection, à McCarrick – qui était l’un des principaux partisans de l’accord secret avec la Chine – puissent faire la lumière sur une série d’événements qui l’impliqueraient personnellement, démontrant la connivence avec la dictature chinoise contre les catholiques fidèles au Siège apostolique et peut-être aussi la responsabilité de ce régime dans la démission du pape Benoît ? Comment peut-on imaginer que les sombres événements de Saint-Gall aient été éclaircis alors que c’est précisément là que les conspirateurs ont organisé l’élection de Bergoglio ? Et comment croire que l’Église sera purifiée de la corruption et du vice de ses clercs et prélats, alors que ce sont eux qui ont pris le pouvoir et qui arrivent à être promus au plus haut niveau, dans un tissu de complicité entre hérétiques, traîtres et pervers ?

Ceux qui sont chargés d’enquêter sur les scandales sont fortement impliqués dans la nomination, la promotion et la protection des coupables : Bergoglio s’est entouré de personnages compromis, et par conséquent sujets au chantage, dont il n’a aucun scrupule à se débarrasser dès qu’ils risquent de compromettre son image médiatique.

N’oublions pas que la légitimation de l’homosexualité fait partie du programme du Nouvel Ordre Mondial – auquel l’église bergoglienne adhère ouvertement et inconditionnellement – non seulement en raison de sa valeur déstabilisatrice dans le corps social, mais aussi parce que la sodomie est le principal instrument avec lequel l’ennemi entend détruire le sacerdoce catholique, en corrompant les âmes des ministres de Dieu.

C’est pourquoi, du moins dans la mesure où cela semble possible, toute la vérité sur McCarrick ne sera jamais officiellement révélée.

Marco Tosatti : Comment pouvons-nous réagir face à cette corruption ?

Mgr C.M. Viganò : Ce qu’on ne peut désormais plus remettre à plus tard, c’est une action commune du bien – ceux que dans la Lettre ouverte au Président Trump j’ai appelés, en termes bibliques, « les enfants de la Lumière » – afin que la complicité et les crimes de ceux qui font la guerre au Bien pour établir le Nouvel Ordre Mondial soient mis en lumière. Dans cette opération de vérité et de transparence, le rôle des États-Unis peut être décisif, surtout lorsque ceux qui devraient et pourraient contribuer du côté du Vatican restent silencieux. Comme l’a dit le Seigneur : « Je vous le dis : s’ils se taisent, les pierres crieront. »

Mais il y a un aspect plus important, de nature spirituelle. Nous devons comprendre que la crise de l’Église a été provoquée par le fait d'avoir retiré sa couronne à son Roi, Notre Seigneur : il est nécessaire qu’Il revienne pour régner non seulement dans nos cœurs et dans nos familles, mais aussi dans la société civile et surtout dans l’Église. Oportet illum regnare. Et avec le Roi des rois, doit aussi régner Notre-Dame, Reine et Mère de l’Eglise, à qui celle-ci a désobéi en ne consacrant pas la Russie à son Cœur Immaculé. C’est mon souhait le plus sincère, auquel je demande à toutes les personnes de bonne volonté de s’unir.

+ Carlo Maria Viganò, archevêque
22 juillet 2020
En la fête de sainte Marie-Madeleine


© leblogdejeannesmits pour la traduction.


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18 juillet, 2020

Nouvelles signatures pour la lettre ouverte de remerciements à Mgr Viganò et à Mgr Schneider

De nouvelles signatures affluent pour la lettre de remerciements à Mgr Athanasius Schneider et à Mgr Carlo Maria Viganò pour leur débat « honnête et calme » sur le concile Vatican II. Voici la liste des nouvelles signatures depuis le 15 juillet. Le texte complet de la lettre (avec la liste des signataires mise à jour) est ici.

Le 15 juillet, se sont ajoutés :


Emmanuel Allingry, professeur d'économie au rectorat de Nice (France)

Andrea Asson, Capo di Gabinetto Assessore Cultura (Chef du cabinet de la culture), Province autonome de Trente

Douglas Bersaw, président et rédacteur en chef, Loreto Publications, Fitzwilliam New Hampshire

P. José Miguel Marqués Campo, prêtre diocésain (messe latine traditionnelle), archidiocèse d'Oviedo (Asturies), Espagne

Erick Chastain, PhD, associé de recherche postdoctorale, UW Madison, École de médecine et de santé publique, Département de psychiatrie

Fabiano Farias de Medeiros, diplômé en ressources humaines, écrivain et spécialiste de la doctrine de l'Église, Brésil

Sir Raymond J de Souza, KHS, KM, chevalier de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre, chevalier de l'Ordre souverain et militaire de Malte, secrétaire exécutif de Tradition Famille Propriété- Nouvelle-Zélande

Christopher A. Ferrara, J.D.

Dr Lee Fratantuono, professeur et titulaire de la chaire de lettres classiques, Ohio Wesleyan University

P. Stanislaw C. Gibzinski, curé et chapelain catholique de l'université de Reading

P. Richard Heilman

Ester Maria Ledda (co-fondatrice de Cooperatores-Veritatis.org)

Dorotea Lancellotti (co-fondatrice de Cooperatores-Veritatis.org)

Don Andrea Mancinella, prêtre diocésain d'Albano et ermite

Jack P. Oostveen, président par intérim de la Fédération Una Voce 2006-2007, professeur adjoint émérite à l'Université de technologie de Delft

Maurizio d'Orlando, docteur en économie politique

Guadalupe Ortiz, ingénieur agronome, Córdoba, Argentine

Abbé Guy Pagès

Don Mugurel Puia, prêtre catholique, Oradea (Magnovaradinum/Nagyvárad/Großwardein/Granvaradino), Province de Bihor, Roumanie

Pr David L. Sonnier 

Janet E. Smith, docteur en théologie morale

Dr Roberto Vertamatti, professeur, Brésil

P. Joseph F. Wilson, Diocèse de Brooklyn, N.Y.

Noms ajoutés le 16 juillet :


Walter Eichhorn, enseignant à la retraite, Allemagne

Pr Antoine Luciani, maître de conférences (grec) à la retraite de la Faculté des lettres d'Aix-en-Provence, France.

P. Albert P. Marcello, III, J.C.D. (Cand.), The Divinum Officium Project

Matthew Plese, MBA, CPA, Président de CatechismClass.com

Marianna Bartold, auteur et fondatrice de l'apostolat « Keeping It Catholic » pour l'école à la maison

Gabriele Czempiel, consultante spécialisée (ret.) du ministère de la santé, État du Brandebourg, Allemagne

Dr James Fennessy, MA, MSW, JD, LCSW

Susanne Held, traductrice

William R. Luckey, Ph.D., professeur émérite, Christendom College

Dr Edmund J. Mazza, PhD, VirginMostPowerfulRadio.org & edmundmazza.com

Dr Dan McGuire, professeur de théologie, Université de Providence

Rev. Dcn. Joe Pasquella, associé pastoral

David Pietrusza, historien et auteur

Philippe Poindron, Professeur honoraire des Universités, ancien Vice-Président de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg

Diogo de Campos, traducteur, Portugal

Dr César Félix Sánchez Martínez, actuel professeur d'anthropologie philosophique et d'histoire de la philosophie moderne au Séminaire archidiocésain de Saint Jérôme (Seminario Arquidiocesano de San Jerónimo) et chercheur à l'Université nationale de San Agustín (Arequipa, Pérou)

P. Timothy Sauppé, S.T.L, Curé de St. Mary's, Westville, IL et St. Isaac Jogues, Georgetown, IL

José Carlos Solimeo, avocat catholique, Vinhedo, SP, Brésil

Père Rainer Treutlein, Ermite et prêtre

Révérend Père Terence Mary Naughtin OFM, Conv.

P. Andrew M. Walter, Diocèse de Bridgeport Connecticut

Dr Maike Hickson, PhD, universitaire et journaliste


Les autres prêtres et universitaires qui souhaitent signer cette lettre ouverte peuvent nous contacter à l'adresse suivante : Openlettercouncil@gmail.com.

La pétition générale est ici sur change.org (en anglais).



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15 juillet, 2020

Pour un débat honnête et calme sur Vatican II : la lettre de soutien à Mgr Schneider et à Mgr Viganò de plus de 50 prêtres, universitaires et journalistes (mis à jour)

Une cinquantaine d'ecclésiastiques, universitaires et journalistes ont adressé une lettre ouverte à Mgr  Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Sainte Marie in Astana, et à Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque et ancien nonce apostolique, pour les remercier des récents écrits par lesquels ils ont, chacun à sa manière, demandé que le débat sur les erreurs et ambiguïtés de Vatican II ait lieu et qu'on puisse y apporter une réponse allant de l'« oubli » pur et simple du Concile, comme l'a suggéré Mgr Viganò, à sa rectification explicite, comme le préconise Mgr Schneider.

J'ai l'honneur de figurer parmi les signataires auxquels d'autres sont appelés à se joindre. Ecclésiastiques et universitaires souhaitant se joindre à l'initiative sont invités à se manifester ici : 
Openlettercouncil@gmail.com.

Une pétition ouverte à tous est également disponible ici sur change.org.

Aux yeux des « traditionalistes » français, cette lettre pourra sembler quelque peu défaillante, puisqu'on semble y passer sous silence l'important combat mené par tant de Français dès les années du concile Vatican II pour en dénoncer les ambiguïtés, les erreurs, les conséquences néfastes, notamment sur le plan de la liturgie qui n'est pas abordée dans le texte ci-dessous. Au risque d'en oublier beaucoup, je citerai d'abord par affinité personnelle Jean Madiran et tous ceux qui ont bataillé avec lui dans Itinéraires et Présent ; mais aussi Mgr Lefebvre, l'abbé Berto, Louis Salleron, l'abbé Georges de Nantes et tant d'autres… Et je ne parle même pas de ceux qui ont combattu, analysé, résisté dans d'autres pays, à commencer par l'Italie.

Mais il ne s'agit pas ici de découvrir la lune : l'heure est à une nouvelle bataille, c'est d'elle que la lettre se réjouit. En témoigne par exemple la signature de Roberto de Mattei, auteur notamment de Vatican II, une histoire à écrire. A noter, également, de nombreuses signatures de personnes qui ont commencé à poser des questions sur « le Concile » de manière relativement récente, à mesure que ses conséquences se déroulent de manière de plus en plus visible.

La traduction française ci-dessous est une traduction de travail qui pourra être révisée dans les jours à venir. Le temps m'a tout simplement manqué pour la faire paraître en même temps que les versions anglaise, italienne, espagnole publiées à 14 h 00 ce mercredi, auxquelles se sont ajoutées les versions portugaise et néerlandaise tout récemment. La version anglaise comporte tous les liens vers les textes cités, je tâcherai de les ajouter tout en signalant que certains textes cités de Mgr Schneider ont été traduites en français à l'aide de traducteurs automatiques et comportent des contresens en cette langue. – J.S.



*


9 juillet 2020

Excellences,

Nous, soussignés, souhaitons vous exprimer notre sincère gratitude pour votre courage et votre souci des âmes lors de la crise actuelle de la foi au sein de l'Église catholique. Vos déclarations publiques en faveur d'une discussion honnête et ouverte sur le concile Vatican II et les changements dramatiques qui l'ont suivi tant sur le plan des croyances que des pratiques catholiques ont été une source d'espoir et de consolation pour de nombreux catholiques fidèles. En tant qu'événement le concile Vatican II apparaît aujourd'hui, plus de cinquante ans après son terme, comme unique dans l'histoire de l'Église. Jamais avant notre époque un concile œcuménique n'a été suivi d'une période aussi prolongée de confusion, de corruption, de perte de  la foi et d'humiliation pour l'Église du Christ.

Le catholicisme s'est distingué de certaines fausses religions par son insistance sur le fait que l'homme est une créature rationnelle et que la croyance religieuse encourage plutôt qu'elle ne fait obstacle à la réflexion critique des catholiques. Nombreux sont ceux, parmi lesquels l'actuel Saint-Père, qui semblent placer le concile Vatican II – ainsi que ses textes, ses actes et sa mise en œuvre – hors de portée de l'analyse critique et du débat. Face aux préoccupations et aux objections soulevées par les catholiques de bonne volonté, le Concile a été présenté par certains comme un « super-concile », dont l'invocation met fin au débat plutôt que de le favoriser. Votre invitation à remonter aux racines de la crise actuelle de l'Église et à demander que des mesures soient prises pour corriger toute virage pris lors de Vatican II, et dont on constate aujourd'hui qu'il s'agit d'une erreur, est un exemple de mise en œuvre de l'office épiscopal de la transmission de la foi telle que l'Église l'a reçue.

Nous vous sommes reconnaissants de vos appels à un débat ouvert et honnête sur la vérité de ce qui s'est passé à Vatican II et sur la question de savoir si le Concile et sa mise en œuvre contiennent des erreurs ou des aspects qui favorisent les erreurs ou nuisent à la Foi. Un tel débat ne peut pas avoir pour point de départ la conclusion selon laquelle le concile Vatican II, dans son ensemble et dans ses parties, est en soi en continuité avec la Tradition. Une telle exigence préalable au débat interdit toute analyse critique et toute argumentation et permet seulement la production de preuves qui viennent étayer la conclusion déjà annoncée. La question de savoir si Vatican II peut ou non être réconcilié avec la tradition est la question à débattre, et non une prémisse posée, à  suivre aveuglément même si elle s'avère contraire à la raison. La continuité de Vatican II avec la tradition est une hypothèse à vérifier et à débattre, et non un fait incontestable. Pendant de trop longues décennies, l'Église a connu trop peu de bergers prêts à autoriser, et encore moins à encourager, un tel débat.

Il y a onze ans, Mgr Brunero Gherardini avait déjà fait une supplique filiale au Pape Benoît XVI : « Il y a déjà longtemps que l’idée (que j’ose à présent soumettre à Votre Sainteté) m’était venue d’une mise au point grandiose, et si possible définitive, sur le dernier concile, concernant chacun de ses aspects et de ses contenus. Il paraît, en effet, logique, et il me semble impératif que chacun de ces aspects et contenus soit étudié en soi et dans le contexte de tous les autres, en observant attentivement toutes les sources, et sous l’angle spécifique de la continuité avec le Magistère ecclésiastique précédent, qu’il soit solennel ou ordinaire. A partir d’un travail scientifique et critique aussi ample et irréprochable que possible, en lien avec le Magistère traditionnel de l’Eglise, il sera possible de tirer ensuite matière à une évaluation sûre et objective de Vatican II. »

Nous vous sommes également reconnaissants d'avoir pris l'initiative d'identifier certains des sujets doctrinaux les plus importants qui doivent être abordés dans le cadre d'un tel examen critique et d'avoir fourni le modèle d'un débat franc, mais courtois, qui peut comporter des désaccords. Nous avons recueilli, à partir de vos récentes interventions, quelques exemples des sujets que vous avez indiqués comme devant être abordés et, s'ils s'avèrent problématiques, corrigés. Nous espérons que ce recueil servira de cadre à une discussion et un débat plus approfondis. Nous ne prétendons pas que cette liste soit exclusive, parfaite ou complète. Nous ne sommes pas non plus forcément tous d'accord avec la nature précise de chacune des critiques citées ci-dessous ni sur la réponse aux questions que vous soulevez, mais nous sommes tous convaincus que vos questions méritent des réponses honnêtes plutôt que d'être balayées, non sans des accusations ad hominem de désobéissance ou de rupture de communion. Si ce que chacun d'entre vous affirme est faux, que vos interlocuteurs le prouvent ; dans le cas contraire, la hiérarchie devrait accorder du crédit à vos affirmations.


La liberté religieuse pour toutes les religions considérée comme un droit naturel voulu par Dieu 
• Mgr Schneider : « Parmi les exemples de cela, on peut citer certaines expressions du Concile sur le thème de la liberté religieuse (comprise comme le droit naturel, et donc positivement voulue par Dieu, de pratiquer et de diffuser une fausse religion, ce qui peut comprendre l'idolâtrie ou pire encore)… »
• Mgr Schneider : « Hélas, quelques phrases plus loin, le Concile [dans Dignitatis Humanae] sape cette vérité en énonçant une théorie jamais enseignée auparavant par le magistère constant de l'Église, à savoir que l'homme a le droit, fondé sur sa propre nature, « forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres » (ut in re religiosa neque impediatur, quominus iuxta suam conscientiam agat privatim et publice, vel solus vel aliis consociatus, intra debitos limites, n. 2). Selon cette affirmation, l'homme aurait le droit, fondé sur la nature elle-même (et donc de la volonté positive de Dieu) de ne pas être empêché de choisir, de pratiquer et de répandre, même de manière collective, le culte d'une idole, et même le culte de Satan, puisqu'il existe des religions qui adorent Satan, par exemple, l'“église de Satan”. En effet, dans certains pays, l'“église de Satan” est reconnue comme ayant la même valeur légale que toutes les autres religions. » 
L'identité entre l'Église du Christ et l'Église catholique et le nouvel œcuménisme
• Mgr Schneider : « [Cette] distinction entre l'Église du Christ et l'Église catholique (le problème du « subsistit in » donne l'impression qu'il existe deux réalités : d'un côté, l'Église du Christ, et de l'autre, l'Église catholique) ; et sa position à l'égard des religions non chrétiennes et du monde contemporain. 
• Mgr Schneider : « Affirmer que les musulmans adorent avec nous le seul Dieu (« nobiscum Deum adorant »), comme l’a fait le Concile Vatican II dans Lumen Gentium n.16, est théologiquement une affirmation très ambiguë. Que nous, catholiques, adorions avec les musulmans le seul Dieu n’est pas vrai. Nous n’adorons pas avec eux. Dans l’acte d’adoration, nous adorons toujours la Sainte Trinité, nous n’adorons pas simplement « le Dieu unique » mais, plutôt, la Sainte Trinité, explicitement – Père, Fils et Saint-Esprit. L’islam rejette la Sainte Trinité. Lorsque les musulmans adorent, ils n’adorent pas au niveau surnaturel de la foi. Même notre acte d’adoration est radicalement différent. Il est essentiellement différent. Précisément parce que nous nous tournons vers Dieu et l’adorons comme des enfants constitués dans la dignité ineffable de l’adoption filiale divine, et nous le faisons avec une foi surnaturelle. Mais les musulmans n’ont pas une foi surnaturelle. » 
• Mgr Viganò : « Nous savons bien que, renforcés par l’adage paulinien Littera enim occidit, spiritus autem vivificat, les progressistes et les modernistes ont su habilement cacher dans les textes du Concile ces ambiguïtés, qui à l’époque semblaient inoffensives pour la plupart des gens, mais qui aujourd’hui se manifestent dans leur valeur subversive. C’est la méthode du subsistit in : dire une demi-vérité non pas tant pour ne pas offenser l’interlocuteur (en supposant qu’il soit licite de taire la vérité de Dieu par respect pour l’une de ses créatures), mais dans le but de pouvoir utiliser la demi erreur que l’entière vérité dissiperait instantanément. Ainsi, “Ecclesia Christi subsistit in Ecclesia Catholica” ne précise pas l’identité des deux, mais la subsistance de l’une dans l’autre et, par cohérence, également dans d’autres églises : c’est l’ouverture aux célébrations inter-ecclésiales, aux prières œcuméniques, à la fin inexorable de la nécessité de l’Église pour le salut, de son unicité, de sa nature missionnaire. » 
La primauté du pape et la nouvelle collégialité 
• Mgr Schneider : « Par exemple, le fait même qu'une “nota explicativa praevia” au document Lumen Gentium ait été nécessaire montre que le texte de Lumen Gentium, au n. 22, est ambigu en ce qui concerne le sujet des relations entre la primauté du pape et la collégialité épiscopale. Les documents clarifiant le magistère à l'époque post-conciliaire, tels les encycliques Mysterium Fidei, Humanae Vitae, et le Credo du Peuple de Dieu du Pape Paul VI, ont été d'une grande valeur et d'une grande aide, mais ils n'ont pas clarifié les déclarations ambiguës du  concile Vatican II mentionnées ci-dessus. » 
Le Concile et ses textes sont la cause de nombreux scandales et erreurs actuels 
• Mgr Viganò : « Si la Pachamama a pu être vénérée dans une église, nous le devons à Dignitatis humanae. Si nous avons une liturgie protestante et parfois même paganisée, nous le devons aux actions révolutionnaires de l’évêque Annibale Bugnini et aux réformes post-conciliaires. Si nous avons signé le document d’Abou Dhabi, nous le devons à Nostra Aetate. Si nous en sommes arrivés à déléguer des décisions aux conférences épiscopales — même en violation très grave du Concordat, comme cela s’est produit en Italie — nous le devons à la collégialité, et à sa version actualisée dans la synodalité. Grâce à ce processus synodal nous nous sommes retrouvés avec Amoris Laetitia à devoir chercher un moyen d’éviter ce qui était évident pour tout le monde, à savoir que ce document, préparé par une impressionnante machine organisationnelle, devait légitimer la Communion pour les divorcés et les concubins, tout comme Querida Amazonia devait servir de légitimation pour les femmes prêtres (voir le cas très récent d’une “vicaire épiscopale” à Fribourg) et l’abolition du Saint Célibat. » 
• Mgr Viganò : « Mais si à l’époque il pouvait être difficile de penser que la liberté religieuse condamnée par Pie XI dans Mortalium animos pouvait être affirmée par Dignitatis humanæ, ou que le Pontife romain pouvait voir son autorité usurpée par un fantomatique Collège épiscopal, nous comprenons aujourd’hui que ce qui était alors habilement dissimulé dans Vatican II, est aujourd’hui affirmé ore rotundo dans les documents pontificaux précisément au nom de l’application cohérente du Concile. » 
• Mgr Viganò : « Nous pouvons donc affirmer que l’esprit du Concile est le Concile lui-même, que les erreurs du post-Concile sont contenues in nuce dans les Actes conciliaires, tout comme il est dit à juste titre que le Novus Ordo Missæ est la messe du Concile, même si en présence des Pères on célébrait la messe que les progressistes appellent significativement préconciliaire. » 
• Mgr Schneider : "Pour toute personne intellectuellement honnête, qui ne cherche pas à faire la quadrature du cercle, il est clair que l'affirmation de Dignitatis Humanae selon laquelle tout homme a le droit, en vertu de sa propre nature (et donc de la volonté positive de Dieu), de pratiquer et de diffuser une religion selon sa propre conscience, ne diffère pas substantiellement de la déclaration d'Abu Dhabi, qui affirme : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. » 

Nous avons pris bonne note des différences que vous avez soulignées entre les solutions que chacun d'entre vous a proposées pour répondre à la crise déclenchée lors du Concile Vatican II et qui l'a suivi. Par exemple, Mgr Viganò a fait valoir qu'il serait préférable d'« oublier » complètement le Concile, tandis que Mgr Schneider, en désaccord avec lui sur ce point précis, propose de ne corriger officiellement que les parties des documents du Concile qui contiennent des erreurs ou qui sont ambiguës. Votre échange d'opinions courtois et respectueux devrait servir de modèle pour le débat plus vigoureux que nous souhaitons, vous comme nous. Trop souvent pendant ces cinquante dernières années, les désaccords au sujet de Vatican II ont été rejetés par de simples attaques ad hominem plutôt que par une argumentation calme. Nous invitons tous ceux qui participeront à ce débat à suivre votre exemple.

Nous prions pour que Notre très sainte Mère, la Vierge Marie, saint Pierre, Prince des Apôtres, saint Athanase et saint Thomas d'Aquin protègent et préservent vos Excellences. Puissent-ils vous récompenser pour votre fidélité à l'Église et vous confirmer dans votre défense de la Foi et de l'Église.

In Christo Rege,

(signé)

Donna F. Bethell, J.D.

Pr Dr Brian McCall

Paul A. Byrne, M.D.

Edgardo J. Cruz-Ramos, Président Una Voce Porto Rico

Dr Massimo de Leonardis, professeur (ret.) d'histoire des relations internationales

Pr Roberto de Mattei, Président de la Fondazione Lepanto

P. Jerome W. Fasano 

Mauro Faverzani, journaliste

Timothy S. Flanders, auteur et fondateur d'un apostolat laïque

Matt Gaspers, rédacteur en chef, Catholic Family News

Corrado Gnerre, leader du mouvement italien “Il Cammino dei Tre Sentieri”.

M. Virginia O. de Gristelli, directrice du Cercle de formation Saint-Bernard de Clairvaux, Argentine

Jorge Esteban Gristelli, rédacteur en chef, Argentine

Dr Maria Guarini STB, rédactrice du site web Chiesa e postconcilio

Kennedy Hall, auteur

Pr Dr em. Robert D. Hickson

Pr Dr.rer.nat. Dr.rer.pol. Rudolf Hilfer, Stuttgart, Allemagne

Révérend John Hunwicke, chercheur émérite, Pusey House, Oxford

Pr Dr Peter Kwasniewski

Leila M. Lawler, écrivain

Pedro L. Llera Vázquez, directeur d'école et auteur à InfoCatólica

James P. Lucier PhD

Massimo Magliaro, journaliste, rédacteur en chef de “Nova Historica”

Antonio Marcantonio, MA

Dr Taylor Marshall, auteur de l'ouvrage Infiltration : Le complot pour détruire l'Eglise de l'intérieur

Le révérend Deacon, Eugene G. McGuirk

P. Michael McMahon, Prieur de St. Dennis Calgary

P. Cor Mennen

P. Michael Menner

Dr Stéphane Mercier, Ph.D., S.T.B.

M. Andrew P. Napolitano, analyste judiciaire principal, Fox News ; professeur associé de droit,
Université Hofstra

P. Dave Nix, Ermite diocésain

Prof. Paolo Pasqualucci

P. Dean Perri

Dr Carlo Regazzoni, Philosophe de la culture, Therwill, Suisse

P. Luis Eduardo Rodríguez Rodríguez 

Don Tullio Rotondo

John F. Salza, avocat et apologiste catholique

Wolfram Schrems, Wien, Mag. theol., Mag. Phil., catéchiste

Henry Sire, historien et auteur

Robert Siscoe, auteur

Jeanne Smits, journaliste

Dr sc. Zlatko Šram, Centre croate pour la recherche sociale appliquée

P. Glen Tattersall, curé de la paroisse de St John Henry Newman (Melbourne, Australie)

Marco Tosatti, journaliste

Giovanni Turco, professeur adjoint de philosophie du droit public à l'université d'Udine (Italie)

Jose Antonio Ureta

Aldo Maria Valli, journaliste

Dr Thomas Ward, président de l'Association nationale des familles catholiques

John-Henry Westen, co-fondateur et rédacteur en chef de LifeSiteNews.com

Willy Wimmer, secrétaire d'État, ministère de la défense (à la retraite.)

Le 15 juillet, s'y sont ajoutés :


P. Jay Finelli

Renacito Refuerzo Ramos, MD, DFM, médecin catholique

Emmanuel Allingry, professeur d'économie au rectorat de Nice (France)

Andrea Asson, Capo di Gabinetto Assessore Cultura (Chef du cabinet de la culture), Province autonome de Trente

Douglas Bersaw, président et rédacteur en chef, Loreto Publications, Fitzwilliam New Hampshire

P. José Miguel Marqués Campo, prêtre diocésain (messe latine traditionnelle), archidiocèse d'Oviedo (Asturies), Espagne

Erick Chastain, PhD, associé de recherche postdoctorale, UW Madison, École de médecine et de santé publique, Département de psychiatrie

Fabiano Farias de Medeiros, diplômé en ressources humaines, écrivain et spécialiste de la doctrine de l'Église, Brésil

Sir Raymond J de Souza, KHS, KM, chevalier de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre, chevalier de l'Ordre souverain et militaire de Malte, secrétaire exécutif de Tradition Famille Propriété- Nouvelle-Zélande

Christopher A. Ferrara, J.D.

Dr Lee Fratantuono, professeur et titulaire de la chaire de lettres classiques, Ohio Wesleyan University

P. Stanislaw C. Gibzinski, curé et chapelain catholique de l'université de Reading

P. Richard Heilman

Ester Maria Ledda (co-fondatrice de Cooperatores-Veritatis.org)

Dorotea Lancellotti (co-fondatrice de Cooperatores-Veritatis.org)

Don Andrea Mancinella, prêtre diocésain d'Albano et ermite

Jack P. Oostveen, président par intérim de la Fédération Una Voce 2006-2007, professeur adjoint émérite à l'Université de technologie de Delft

Maurizio d'Orlando, docteur en économie politique

Guadalupe Ortiz, ingénieur agronome, Córdoba, Argentine

Abbé Guy Pagès

Don Mugurel Puia, prêtre catholique, Oradea (Magnovaradinum/Nagyvárad/Großwardein/Granvaradino), Province de Bihor, Roumanie

Pr David L. Sonnier 

Janet E. Smith, docteur en théologie morale

Dr Roberto Vertamatti, professeur, Brésil

P. Joseph F. Wilson, Diocèse de Brooklyn, N.Y.

Noms ajoutés le 16 juillet :


Walter Eichhorn, enseignant à la retraite, Allemagne

Pr Antoine Luciani, maître de conférences (grec) à la retraite de la Faculté des lettres d'Aix-en-Provence, France.

P. Albert P. Marcello, III, J.C.D. (Cand.), The Divinum Officium Project

Matthew Plese, MBA, CPA, Président de CatechismClass.com

Marianna Bartold, auteur et fondatrice de l'apostolat « Keeping It Catholic » pour l'école à la maison

Gabriele Czempiel, consultante spécialisée (ret.) du ministère de la santé, État du Brandebourg, Allemagne

Dr James Fennessy, MA, MSW, JD, LCSW

Susanne Held, traductrice

William R. Luckey, Ph.D., professeur émérite, Christendom College

Dr Edmund J. Mazza, PhD, VirginMostPowerfulRadio.org & edmundmazza.com

Dr Dan McGuire, professeur de théologie, Université de Providence

Rev. Dcn. Joe Pasquella, associé pastoral

David Pietrusza, historien et auteur

Philippe Poindron, Professeur honoraire des Universités, ancien Vice-Président de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg

Diogo de Campos, traducteur, Portugal

Dr César Félix Sánchez Martínez, actuel professeur d'anthropologie philosophique et d'histoire de la philosophie moderne au Séminaire archidiocésain de Saint Jérôme (Seminario Arquidiocesano de San Jerónimo) et chercheur à l'Université nationale de San Agustín (Arequipa, Pérou)

P. Timothy Sauppé, S.T.L, Curé de St. Mary's, Westville, IL et St. Isaac Jogues, Georgetown, IL

José Carlos Solimeo, avocat catholique, Vinhedo, SP, Brésil

Père Rainer Treutlein, Ermite et prêtre

Révérend Père Terence Mary Naughtin OFM, Conv.

P. Andrew M. Walter, Diocèse de Bridgeport Connecticut

Dr Maike Hickson, PhD, universitaire et journaliste


Les autres prêtres et universitaires qui souhaitent signer cette lettre ouverte peuvent nous contacter à l'adresse suivante : Openlettercouncil@gmail.com.

La pétition générale est ici sur change.org (en anglais).



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