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23 janvier, 2026

Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 janvier à Washington D.C. On ne manquera pas de noter le caractère chaleureux et spirituel de ces lignes, dont vous trouverez la traduction française intégrale sur reinformation.tv après leur publication en anglais par Diane Montagna : c’est à lire ici.


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06 mai, 2021

Le message du pape pour la prochaine Journée des migrants: “Vers un nous toujours plus grand"

Le pape François vient de faire publier son message pour la 107e Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée le 26 septembre prochain, pour inviter le monde à aller « vers un nous toujours plus grand ».

Il y décrit le projet de Dieu pour l’humanité, faisant référence à la Genèse : « Dieu nous a créés homme et femme, des êtres différents et complémentaires pour former ensemble un nous destiné à devenir toujours plus grand avec la multiplication des générations. Dieu nous a créés à son image, à l’image de son Être Un et Trine, communion dans la diversité. »

Et d’ajouter : « … lorsque, à cause de sa désobéissance, l’être humain s’est détourné de Dieu, celui-ci, dans sa miséricorde, a voulu offrir un chemin de réconciliation non pas à des individus, mais à un peuple, à un nous destiné à inclure toute la famille humaine, tous les peuples : “Voici la demeure de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.”

Voilà qui renvoie à un leit-motiv récent dans les déclarations pontificales : « personne ne se sauve tout seul, (…) il n’est possible de se sauver qu’ensemble », et ce serait la leçon de la « récente pandémie » pour atteindre « la paix, le bien, la sécurité et le bonheur ». 

C’est une vision horizontale du salut, et un oubli, au mieux, et une contradiction, au pire, de cette vérité : la Rédemption et le salut éternel sont offerts aux personnes, individuellement, le Christ meurt en Croix pour chacun d’entre nous, pour vous et pour moi, donnant la dernière goutte de son Précieux Sang pour que vous, pour que moi, puissions accéder personnellement à la vie éternelle à condition d’accueillir et de répondre à sa grâce.

Et voilà donc le rêve du pape exprimé dans ce message :

« En réalité, nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes appelés à nous engager pour qu’il n’y ait plus de murs qui nous séparent, qu’il n’y ait plus les autres, mais un seul nous, aussi grand que toute l’humanité. C’est pourquoi je profite de cette journée pour lancer un double appel à marcher ensemble vers un nous toujours plus grand, m’adressant d’abord aux fidèles catholiques puis à tous les hommes et femmes du monde. »

C’est une utopie et comme toutes les utopies, elle est dangereuse.

Dangereuse et trompeuse, lorsque le pape en fait la condition pour accéder à une « Eglise toujours plus catholique », confondant les plans de la « fraternité humaine » sur le plan matériel, et celui de l’incorporation dans le Christ par le baptême et la pratique de la foi en vue de figurer au nombre des élus dans l’autre vie. Une telle confusion répond fondamentalement à l’idée qu’on ira tous au paradis

Comment faire pour répondre au souhait de François ?

« Les fidèles catholiques sont appelés à s’engager, chacun à partir de la communauté dans laquelle il vit, pour que l’Église devienne toujours plus inclusive, poursuivant ainsi la mission confiée par Jésus-Christ aux Apôtres : “Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.” » (C’est moi qui souligne.)

« Inclusive » : outre que le mot relève de la Novlangue politiquement correcte, avec ses tonalités antiracistes dont on connaît la charge idéologique, il faut noter qu’elle fait de l’Eglise l’agent de l’inclusion, alors que c’est dans un premier temps la personne qui demande le baptême, la foi, la grâce de devenir enfant de Dieu, que l’Eglise alors lui procure en communiquant la grâce du trésor qui lui est confié par le Christ.

Heureusement le pape ajoute : « Aujourd’hui, l’Église est appelée à sortir dans les rues des périphéries existentielles pour soigner les blessés et chercher les perdus, sans préjugés ni peur, sans prosélytisme, mais prête à élargir sa tente pour accueillir tout le monde. Parmi les habitants des périphéries, nous trouverons de nombreux migrants et réfugiés, des personnes déplacées et des victimes de la traite, auxquels le Seigneur veut que Son amour soit manifesté et Son salut proclamé. » Passons sur le prosélytisme pour retenir que le pape veut voir le salut du Christ proclamé aux migrants.

Cependant la question demeure, au vu du contexte : quel est ce « salut » que l’on proclame ?

Le pape poursuit un peu plus loin :

« L’avenir de nos sociétés est un avenir “en couleurs”, enrichi par la diversité et les relations interculturelles. C’est pourquoi nous devons apprendre aujourd’hui à vivre ensemble en harmonie et dans la paix. (…) C’est l’idéal de la nouvelle Jérusalem (cf. Is 60 ; Ap 21,3), où tous les peuples se rassemblent dans la paix et l’harmonie, célébrant la bonté de Dieu et les merveilles de la création. Mais pour atteindre cet idéal, nous devons tous nous efforcer de faire tomber les murs qui nous séparent et de construire des ponts qui favorisent la culture de la rencontre, conscients de l’interconnexion intime qui existe entre nous. Dans cette perspective, les migrations contemporaines nous offrent l’opportunité de surmonter nos peurs pour nous laisser enrichir par la diversité du don de chacun. Ensuite, si nous le voulons, nous pouvons transformer les frontières en lieux de rencontre privilégiés, où le miracle d’un nous de plus en plus grand peut s’épanouir. »

Et cela se double, en conclusion d’un message écolo-politique bien plus que d’un appel à la conversion en vue du salut éternel :

« Je demande à tous les hommes et à toutes les femmes du monde de faire bon usage des dons que le Seigneur nous a confiés, afin de préserver sa création et de la rendre encore plus belle. “Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : ‘Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne’” (Lc 19,12-13). Le Seigneur nous demandera de rendre compte de nos actes ! Mais pour garantir que notre maison commune soit correctement entretenue, nous devons nous constituer en un “nous” toujours plus grand, toujours plus coresponsable, avec la ferme conviction que tout bien fait au monde l’est pour les générations actuelles et futures. Il s’agit d’un engagement personnel et collectif, qui prend en charge tous les frères et sœurs qui continueront à souffrir tandis que nous cherchons à atteindre un développement plus durable, équilibré et inclusif. Il s’agit d’un engagement qui ne fait aucune distinction entre autochtones et étrangers, entre résidents et hôtes, car il s’agit d’un trésor commun, et personne ne doit être exclu de ses soins et bénéfices. »

Décidément, la confusion entre le spirituel et le temporel a encore de beaux jours devant lui.

Samedi 8 mai. Je reçois cet intéressant commentaire de Roland Hureaux, que je publie ici avec son aimable accord :

J’ai lu votre commentaire de la déclaration du pape au sujet de la Journée des migrants, par ailleurs passée inaperçue.

A côté de positions connues sur les migrations , je regrette que ce genre de déclaration très  générale occulte deux aspects essentiels :
 
Le premier est la cause de l’afflux de réfugiés. S’il y a des réfugiés, c’est qu’il y a des guerres.  Et s’il y a des guerres en Afrique du Nord , au Proche-et au Moyen  Orient, c’est pour l’essentiel en raison des ingérences occidentales , voire américaines ; or ces ingérences, le pape François, à ma connaissance , ne les condamne jamais. Pas plus qu’il ne condamne les sanctions inhumaines qui frappent un pays comme la Syrie et qui empêchent les réfugiés de rentrer chez eux. Et pour cause : dans la guerre civile  larvée qui divise l’Occident en deux vcamp , il est du côté des mondialistes qui sont les mêmes qui déclenchent ces guerres.
 
Le second est le  mauvais accueil fait trop souvent aux musulmans qui demandent le baptême. Une Eglise  inclusive, ce n’est pas seulement une Eglise qui veut que les frontières soient ouvertes ; c’est aussi une Eglise qui ouvre ses propres portes. Or vous connaissez le mauvais accueil qui est fait trop souvent   aux musulmans candidats au baptême . 60 % des baptisés issus de l’islam estiment avoir été mal accueillis. 
 
Cela en raison d’un relativisme ambiant qui considère qu’un musulman  qui pratique sa foi n’a finalement  pas besoin du baptême. 
 
Mais aussi en raison de la bureaucratisation de l’Eglise qui inflige aux candidats   une préparation de 3 ans ; cette préparation est souvent faite de réunions ennuyeuses.  Des exigences de formation qui pourraient être valables pour un sauvage vivant à demi nu en   brousse  ne  devraient  pas s’appliquer à un musulman qui a déjà fait un énorme effort  en venant au baptême car il se coupe de sa communauté, prend des risques etc.

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12 avril, 2020

Cardinal Burke : Message pour Pâques, Dimanche de la Résurrection de Notre Seigneur (traduction intégrale)



Bien volontiers et à sa demande, je publie ci-dessous ma traduction du message adressé par le cardinal Burke à l’occasion du Dimanche de Pâques, fête de la Résurrection de Notre Seigneur,  à tous ceux qui le suivent sur son site internet.

Un message d'espérance et de courage en des temps difficiles… 

Cette traduction a été révisée et approuvée par le cardinal Burke. – J.S.

*







Message pour Pâques, le Dimanche de la Résurrection de Notre Seigneur



Chers amis,

Au matin de Pâques, avec les saintes femmes qui ont fidèlement soutenu Notre Seigneur dans sa Passion et lors de sa Mort, nous nous trouvons devant son tombeau vide. Le tombeau rappelle l’angoisse profonde de la mort et de l’ensevelissement du Christ, Dieu le Fils incarné, qui a voulu souffrir la plus cruelle des passions et subir l’exécution la plus ignominieuse qui fût en ce temps-là, afin de nous libérer pour toujours du péché et de son fruit le plus vénéneux, la mort éternelle. Mais le tombeau vide est plein de lumière, et en son sein se trouve l’Ange de Pâques. Ce n’est plus le tombeau mais le Saint Sépulcre, témoin d’un mystère, du mystère entre tous les mystères : le mystère de l’Amour Divin qui est notre salut. Le tombeau est vide, mais non point parce que quelqu’un aurait emporté le corps du Sauveur.

L’Ange de Pâques annonce aux saintes femmes – et nous annonce aussi – le mystère dont le Saint Sépulcre est le témoin : 

Il leur dit : Ne vous effrayez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples, et à Pierre, qu’il vous précède en Galilée (Mc 16, 6-7).

Dieu, dans son amour incommensurable et indéfectible pour l’homme, a envoyé son Fils unique dans notre chair humaine, pour accomplir dans cette même chair la victoire sur le péché, la victoire de la vie éternelle. Toujours le Seigneur ressuscité nous précède au sein de l’Église, toujours Il est à nos côtés dans l’Église pour nous conduire sur le chemin qui mène à la vie éternelle.

Notre vie humaine est donc changée à jamais, de la manière la plus profonde possible. Depuis le jour de la Résurrection du Seigneur, nous, qui renaissons en Lui par le Baptême, vivons en Lui. Nous qui avons été adoptés par Dieu le Père en son Fils unique, qui est mort et ressuscité d’entre les morts, nous vivons dans le Christ. Nous sommes vivants dans le Christ. Lui, vivant en nous par l’habitation du Saint-Esprit dans nos âmes, nous précède et nous guide, afin que notre pèlerinage terrestre atteigne sa véritable destinée : la vie éternelle en la présence de Dieu – Père, Fils et Saint-Esprit – et en compagnie des anges et de tous les saints.

C’est pourquoi saint Paul nous exhorte d’une manière très concrète et avec un grand réalisme, en nous donnant ce commandement : « Purifiez-vous donc du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, comme vous êtes des pains sans levain » (1 Co 5, 7). Il ne nous donne pas un ordre abstrait ou idéaliste, qui dépasse nos capacités. Seuls, nous ne pouvons pas vivre libérés du « levain de malice et de méchanceté » (1 Co 5, 8). C’est le Saint-Esprit, que le Seigneur ressuscité envoie dans nos cœurs depuis son glorieux Cœur transpercé, qui nous transforme, afin que nous puissions vivre « avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité » (1 Co 5, 8). Nous ne sommes plus les esclaves de nos péchés et du Prince des Ténèbres. Nous sommes de vrais fils de Dieu, frères et sœurs du Christ ressuscité, libres coopérateurs de sa grâce toujours abondante, et qui ne fait jamais défaut. Notre destin en Jésus-Christ, en tant que fils et filles adoptifs en Lui, n’est pas le tombeau, mais la vie éternelle. Lorsque nous mourrons, notre corps sera placé dans le tombeau pour attendre le jour de la Résurrection du Corps lors du Second Avènement du Christ à la fin des temps. Le Saint-Esprit, qui habite en nous, nous rend capables de ce qui nous serait impossible sans Lui : être capables de vivre en accord avec la vérité et l’amour du Christ, maintenant et dans l’éternité.

Certes, nous sommes confrontés aux durs défis de la vie chrétienne quotidienne, aux tromperies du Malin et à notre propre faiblesse. Certes, nous vivons une époque tumultueuse pour le monde, une époque de crise sanitaire internationale, dont nous savons si peu de choses et dont nous recevons quotidiennement des nouvelles confuses et même contradictoires, et même pour l’Église, assaillie par tant de confusion et d’erreurs. Mais nous contemplons le Saint-Sépulcre et nous connaissons la vérité dont il témoigne. Nous restons fermes et forts, confiants que le Seigneur est vraiment ressuscité des morts et qu’Il nous précède, et qu’Il est à nos côtés dans le combat quotidien pour Lui rester fidèle, pour vivre en accord avec la vérité et l’amour qui ont leur source abondante et inépuisable dans son Très Sacré Cœur. Nos cœurs, placés dans son Cœur Sacré, reçoivent la sagesse et le courage de vivre fidèlement notre identité de vrais fils et filles de Dieu en Lui.

Unis à la Mère de Dieu toujours Vierge, aux saintes femmes, à saint Pierre et aux autres témoins de la Résurrection de Notre Seigneur tous au long des siècles chrétiens, en un mot : unis à toute la Communion des Saints, nous considérons le tombeau vide du Seigneur, le Saint Sépulcre, et nous recevons avec confiance l’annonce de l’Ange de Pâques. Il nous assure que le Christ est ressuscité et qu’Il nous précède, afin de nous rencontrer toujours dans l’Église, par dessus tout dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Aujourd’hui et chaque jour, élevons nos cœurs, unis au Cœur Immaculé de Marie, vers son Sacré Cœur. Consacrons nos cœurs à son Sacré Cœur, afin de vivre toujours en sa compagnie, en communion de cœur avec Lui.

On raconte cette histoire à propos du saint cardinal Stefan Wyszyński, archevêque de Gniezno et de Varsovie en Pologne et primat de Pologne, qui a d’abord été emprisonné puis placé en résidence surveillée par le gouvernement communiste, à partir de septembre 1953. Lui et tous ceux qui l’ont aidé ont été témoins du traitement inhumain, voire de la torture et de l’exécution, de tant de prisonniers. L’un de ceux qui l’assistaient pendant son assignation à résidence a exprimé, un jour, sa peur de celui qui pourrait venir à la porte. Cette peur n’était pas sans fondement. Le cardinal a répondu, dit-on, que lorsque la peur frappe à la porte, le courage ouvre la porte, et il n’y a personne. En d’autres termes, dans les moments de souffrance et même de mort, nous devons avoir le courage de ceux qui sont vivants dans le Christ. Nous ne pouvons pas céder à la peur, qui est un sentiment naturel en temps de danger, mais dont Satan se sert pour nous enlever notre courage christique. Nous devons au contraire avoir une confiance toujours plus grande en Notre Seigneur qui ne nous abandonnera jamais. Si nous avançons avec courage, oui, il y aura de la souffrance, mais il n’y aura pas de défaite. Lorsque le courage ouvre la porte, ce dont nous avions si peur ne sera plus là parce que le Christ est avec nous. Il y aura bien au contraire la victoire du Christ dans notre chair humaine. Dans la situation actuelle si grave que nous vivons dans le monde et dans l’Église, rappelons-nous l’exemple du vénérable cardinal Wyszyński. Quand la peur voudrait nous submerger, soyons courageux dans le Christ qui, en vérité, est ressuscité et vit en nous.

Mettons toute notre confiance en notre Seigneur ressuscité, en faisant entièrement nôtre la prière du Psalmiste, si magnifiquement chantée en ce jour de la Résurrection de Notre Seigneur :

Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans l’allégresse et dans la joie. Ô Seigneur, sauvez-moi ; ô Seigneur, faites-nous prospérer (Ps 118 [117], 24-25).

Je prie pour vous et avec vous. Soyons forts ensemble, des témoins fermes et courageux du mystère de la vérité et de l’amour de Dieu à l’œuvre en nous. Je vous en prie, priez pour moi.
Que votre célébration de la Résurrection de Notre Seigneur apporte la joie et la paix durables dans votre foyer, et une confiance et un courage inébranlables dans votre cœur.


Raymond Leo Cardinal BURKE
12 avril 2020
Dimanche de Pâques



© leblogdejeannesmits pour la traduction.
© Photo : Olivier Figueras

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06 avril, 2020

Cardinal Raymond Burke : Message pour la semaine la plus sainte de l’année (traduction intégrale)

Bien volontiers et à sa demande, je publie ci-dessous ma traduction du message adressé à l’occasion du Dimanche des Rameaux par le cardinal Burke à tous ceux qui le suivent sur son blog.

Il s’agit d’une traduction révisée et autorisée Son Eminence. – J.S.


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Message pour la semaine la plus sainte de l'année


Chers amis,

Dès les débuts de mon service comme évêque d’un diocèse, il m’a semblé que chaque année, à l’approche des célébrations de Noël et de Pâques,  un événement profondément triste se produisait dans le diocèse, ou une crise difficile à affronter pour le bien du diocèse. Alors même que j’anticipais avec joie les célébrations des grands mystères de notre salut, quelque chose se produisait qui, d’un point de vue humain, faisait planer un nuage sombre sur les célébrations, remettant en question la joie qu’elles inspiraient. Une fois, lorsque j’ai évoqué auprès d’un frère évêque cette pénible expérience, trop régulière, il m’a répondu simplement : « C’est Satan, qui essaie de vous voler votre joie. »
Il est logique que Satan, que Notre Seigneur décrit comme « homicide dès le commencement,… menteur, et le père du mensonge » (Jn 8, 44) veuille cacher à nos yeux les grandes réalités de l’Incarnation et de la Rédemption, cherchant à nous distraire des rites liturgiques par lesquels nous célébrons non seulement ces vérités, mais où nous recevons les grâces incommensurables et incessantes qu’elles ont gagnées pour nous. Satan veut nous convaincre que les privations de toutes sortes et la mort, ainsi que la tristesse et la peur qui accompagnent naturellement ces événements, démontrent que le Christ est faux, démentent Son Incarnation rédemptrice, et montrent que notre foi et la joie qu’elle inspire naturellement est un mensonge.

Mais c’est Satan qui est faux. C’est lui, le menteur. Le Christ, Dieu le Fils, est en effet devenu homme, Il a souffert sa Passion et sa Mort, si terriblement cruelles, afin de racheter notre nature humaine, de nous rendre la vraie vie, la vie divine qui surmonte les pires souffrances et même la mort elle-même, et qu’Il nous conduit sûrement et en toute sécurité vers notre véritable destin : la vie éternelle avec Lui.

Devant tant d’épreuves profondément décourageantes qui ont émaillé son ministère apostolique, jusqu’au point culminant de son martyre à Rome, saint Paul écrivait aux chrétiens de Colosse : « Maintenant je me réjouis dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ, je le complète dans ma chair pour son corps, qui est l’Eglise » (Col 1, 24). Pour lui, comme pour nous, souffrir avec le Christ pour l’Église, pour l’amour de Dieu et du prochain, est la source imprenable et infaillible de notre joie. C’est l’expression la plus élevée de notre communion avec le Christ, Dieu le Fils incarné : partager avec Lui le mystère de l’amour divin de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. La vie du Christ, la grâce du Saint-Esprit déversée du Cœur du Christ pour habiter dans nos cœurs, nous inspire et nous fortifie pour embrasser les privations et la mort avec son amour, qui les conquiert et les transforme en gain pour l’éternité et en vie sans fin. Notre joie n’est donc pas un plaisir ou une émotion superficielle, mais le fruit d’un amour « fort comme la mort », que « les  grandes eaux n’ont pu éteindre… et les fleuves ne submergeront pas » (Cant. 8, 6-7).

Notre joie n’enlève pas l’aiguillon des privations et de la mort, mais, avec confiance et courage, elle les affronte comme faisant partie du combat d’amour que nous sommes appelés à mener tout au long de notre vie – ne sommes-nous pas, après tout, par la grâce de Dieu, de vrais soldats du Christ (2 Tm 2, 3) ? – en ayant la certitude de la victoire de la vie éternelle. Ainsi, à la fin de sa vie, saint Paul a-t-il pu écrire à son fils spirituel, pasteur du troupeau comme lui, saint Timothée :

« Car pour moi, je vais être immolé, et le temps de ma dissolution approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Reste la couronne de justice qui m’est réservée, que le Seigneur, le juste juge, me rendra en ce jour-là ; et non seulement à moi, mais aussi à ceux qui aiment son avènement. » (2 Tm 4, 6-8).

Nous aimons Notre Seigneur, nous aimons l’Incarnation rédemptrice par laquelle Il est vivant pour nous dans l’Église, et ainsi nous sommes joyeux de combattre le bon combat avec Lui, de maintenir le cap, quelles que soient les épreuves que nous affrontons, et de garder la foi, lorsque le Père du mensonge nous tente afin que nous doutions du Christ, et même que nous en venions à le renier.
Satan n’a peut-être jamais eu de meilleur outil que le coronavirus pour nous voler notre joie de célébrer les jours les plus saints de l’année, les jours où le Christ a gagné pour nous la vie éternelle. Comme il aimerait arracher la sainteté à la seule semaine de l’année qui soit connue simplement sous le nom de Semaine Sainte ! La crise sanitaire internationale actuelle causée par le coronavirus COVID-19 continue de récolter sa tragique moisson de pertes et de morts, et elle engendre une profonde tristesse et une grande peur dans le cœur de l’homme. Il est certain que Satan se sert de la souffrance qui a frappé tant de foyers, de quartiers, de villes et de nations, pour nous inciter à douter de Notre Seigneur et de la Foi, de l’Espérance et de l’Amour qui sont ses grands dons pour notre vie quotidienne. L’effet de l’intention meurtrière de Satan et de ses mensonges est d’autant plus grand que nous sommes loin du Seigneur, que nous avons pris sa vie en nous pour acquise, que nous l’avons même abandonnée alors que nous recherchions les plaisirs, le confort ou les succès mondains, qui passent.

Au sein de l’Église elle-même, nous avons été témoins d’un manquement à enseigner le Christ d’abord, comme Seigneur. Combien nombreux sont-ils aujourd’hui, ceux qui souffrent profondément d’une peur inutile parce qu’ils ont oublié ou même rejeté la royauté du Cœur de Jésus dans leur cœur et leur foyer. Souvenez-vous des paroles de Notre Seigneur à Jaïre, qui Lui demandait son aide pour sa fille qui se mourait : « Ne crains pas, crois seulement » (Mc 5, 36). Combien sont aujourd’hui sans espoir parce qu’ils pensent que la victoire sur le mal du coronavirus COVID-19 dépend totalement de nous, parce qu’ils ont oublié que, si nous devons faire tout ce que nous pouvons humainement faire pour combattre un grand mal, Dieu seul peut bénir nos efforts et nous donner la victoire sur la perte et la mort. Il est si triste de lire des documents – même des documents de l’Église – qui prétendent aborder les difficultés les plus importantes auxquelles nous sommes confrontés, et de n’y trouver aucune reconnaissance de la Seigneurie du Christ, et de cette vérité : nous dépendons totalement de Dieu pour notre être, pour tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons, et, par conséquent, la prière et le culte de Dieu sont nos premiers et plus importants moyens de combattre tout mal.

Il y a quelques jours, un jeune adulte catholique m’a dit, comme si c’était une affaire de pure logique, qu’il ne célébrerait pas Pâques cette année à cause du coronavirus. Si la joie de notre célébration de Pâques était simplement une question de se sentir bien, alors je comprendrais son sentiment. Mais la joie de Pâques est enracinée dans la vérité éternelle, la victoire du Christ sur ce qui ressemblait clairement à son anéantissement, la victoire remportée dans sa nature humaine au nom de cette même victoire dans notre nature humaine, quelles que soient les épreuves que nous subissons. Si nous croyons au Christ, si nous avons confiance en ses promesses, alors nous devons célébrer avec joie sa grande œuvre de Rédemption. Célébrer les mystères de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Christ, ce n’est pas manquer de respect envers la souffrance de tant de personnes au temps présent : c’est reconnaître que le Christ est avec nous pour surmonter nos souffrances par son amour. Notre célébration est une lumière d’espérance pour ceux dont la vie est sévèrement éprouvée, et elle les invite à placer leur confiance en Notre Seigneur.

Oui, certes, la Semaine Sainte cette année est tellement différente pour nous ! La souffrance associée au coronavirus a même conduit à une situation dans laquelle de nombreux catholiques, pendant la Semaine Sainte, n’ont pas accès aux sacrements de la Pénitence et de la Sainte Eucharistie qui sont nos rencontres extraordinaires, mais aussi ordinaires, avec le Seigneur ressuscité, afin qu’Il puisse nous renouveler et nous fortifier dans Sa vie. Mais elle demeure la semaine la plus sainte de l’année, car elle commémore les événements par lesquels nous vivons dans le Christ, par lesquels la vie éternelle nous appartient, même face à une pandémie, une crise sanitaire mondiale. Je vous invite donc à ne pas céder au mensonge de Satan qui voudrait vous convaincre de ce que, cette année, vous n’auriez rien à célébrer au cours de la Semaine Sainte. Non, vous avez tout à célébrer, car le Christ nous a précédés dans toutes les souffrances et Il nous accompagne maintenant dans nos souffrances, afin que nous restions forts dans son amour, l’amour qui vainc tout mal.

Aujourd’hui, nous célébrons le dimanche des Rameaux, lorsque le Christ est entré à Jérusalem, connaissant pleinement la Passion et la Mort qui l’attendaient. Il savait combien l’accueil qu’Il avait reçu était éphémère : un accueil juste pour le Roi du Ciel et de la Terre, mais superficiel car ceux qui le Lui offraient n’avaient qu’une compréhension mondaine du salut qu’Il venait gagner pour nous. Ils n’étaient pas prêts à ne faire qu’un avec le Christ dans l’établissement de son Royaume éternel à travers les événements de sa Passion et de sa Mort. Après le dimanche des Rameaux, chaque jour de la Semaine Sainte est à juste titre appelé saint parce qu’il forme une partie de la manière ferme et fidèle dont le Christ a embrassé sa mission salvatrice, arrivée à son point culminant.

Prenez le temps aujourd’hui de réfléchir à l’accueil royal que vous avez véritablement réservé au Christ dans votre cœur et dans votre foyer. Relisez le récit de son entrée à Jérusalem et de la façon dont, après son entrée triomphale, il a pleuré sur Jérusalem :

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-Je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes, et tu ne l’as pas voulu » (Mt 23, 37).

Si vous ou votre foyer êtes loin de Notre Seigneur, souvenez-vous qu’Il désire être proche de vous, être l’hôte constant de votre cœur et de votre foyer.

Restez avec le Christ tout au long de la Semaine Sainte. D’une manière particulière, faites du Jeudi Saint un jour de profonde action de grâce pour les sacrements de la Sainte Eucharistie et du saint Sacerdoce, que Notre Seigneur a institués lors de la dernière Cène. Faites du Vendredi Saint un jour de silence au cours duquel vous entreprenez des pratiques pénitentielles, afin d’entrer plus profondément dans le mystère de la souffrance et de la mort du Christ. Le Vendredi Saint, soyez rempli de gratitude pour les sacrements de la Pénitence et de l’Onction des malades. Le Samedi Saint, veillez avec Notre Seigneur, en le louant et en le remerciant pour le don de sa grâce dans nos âmes par l’effusion du Saint-Esprit de son Cœur glorieux et transpercé. Réfléchissez particulièrement à la façon dont Sa grâce est en vous, par les Sacrements du Baptême, de la Confirmation et de la Sainte Eucharistie. Pendant tous ces jours, réfléchissez et remerciez Dieu pour le don du sacrement du saint mariage et de ses fruits, la famille – l’« église domestique » ou petite église du foyer –, le premier lieu où nous apprenons à connaître Dieu, à lui offrir la prière et le culte, et à discipliner notre vie selon sa Loi.

Si vous ne pouvez pas participer aux rites liturgiques pendant ces jours les plus saints, ce qui est en effet une grande privation, car rien ne peut remplacer la rencontre avec le Christ par les sacrements pendant ces jours, efforcez-vous dans vos foyers d’assister à la Sainte Liturgie par votre désir d’être en compagnie de Notre Seigneur, en particulier dans le mystère de son œuvre salvatrice. Notre Seigneur n’attend pas de nous l’impossible, mais Il attend de nous que nous fassions de notre mieux pour être avec Lui tout au long de ces jours de sa puissante grâce.

Il existe de nombreuses et merveilleuses aides pour nourrir un tel saint désir. Tout d’abord, il existe un riche trésor de prières dans l’Église, par exemple : la lecture des Saintes Écritures, ou encore les Psaumes pénitentiels, en particulier le Psaume 51 [50], et le récit de la Passion de Notre Seigneur dans les quatre Évangiles, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, la méditation des mystères de notre foi par la prière du Saint Rosaire, en particulier les Mystères douloureux, les Litanies du Sacré-Cœur de Jésus, de la Sainte Vierge (de Lorette), de Saint Joseph, et des Saints, le chemin de croix – qui peut également être fait à la maison en utilisant les images des quatorze stations représentées dans un livre de prière ou un objet sacré –, le chapelet de la miséricorde divine, les visites aux sanctuaires, grottes et autres lieux consacrés à Notre Seigneur et aux mystères de l’Incarnation rédemptrice, et la dévotion aux saints puissants pour nous aider, en particulier saint Roch, le protecteur contre les pestes.

À notre époque, nous avons aussi la bénédiction d’avoir accès, grâce aux moyens de communication, aux rites sacrés et aux dévotions publiques tels qu’ils sont célébrés dans certaines églises, en particulier dans les églises des monastères et des couvents auxquels participe l’ensemble de la communauté religieuse. Regarder un rite sacré qui est diffusé n’est certainement pas la même chose que d’y participer directement, mais, si c’est tout ce qui nous est possible, cela plaît sûrement à Notre Seigneur qui ne manquera jamais de nous combler de sa grâce en réponse à notre humble acte de dévotion et d’amour.

En tout état de cause, la Semaine Sainte ne peut être pour nous comme n’importe quelle autre semaine, mais doit être marquée par les sentiments les plus profonds de la foi en Jésus-Christ qui, seul, est notre salut. Les sentiments de foi en ces jours les plus saints sont, de même, des sentiments de gratitude et d’amour les plus profonds. Si votre gratitude et votre amour ne peuvent trouver leur expression la plus élevée dans la participation à la Sainte Liturgie, qu’ils trouvent leur expression dans la dévotion de vos cœurs et de vos foyers. En commémorant, avec le Christ, sa Sainte Mère et tous les saints, les événements du Triduum sacré, nous contemplons le mystère de sa vie en chacun de nous. Car tout le temps passé, chaque jour, en prière et en dévotion, à méditer la Passion de Notre Seigneur, nous aidera à être avec Notre Seigneur pendant ces jours les plus saints de la meilleure façon possible en ce moment. Combien la souffrance du temps présent doit nous apprendre le don incomparable de la Sainte Liturgie et des Sacrements !

En conclusion, je vous assure que vous-mêmes et vos intentions sont dans mes prières aujourd’hui et le resteront tout au long de la Semaine Sainte et en particulier pendant le saint Triduum du Jeudi, Vendredi et Samedi Saints. Puissions-nous tous accompagner le Christ avec une foi, une espérance et un amour profonds, alors que nous célébrons ces jours les plus saints où Il a souffert, est mort et est ressuscité des morts pour nous libérer du péché et de tout mal, et pour gagner pour nous la vie éternelle. Que la célébration de la Semaine Sainte, cette année, soit notre arme puissante dans le combat permanent contre le coronavirus COVID-19. En Jésus-Christ, la victoire sera la nôtre. « Ne craignez pas, croyez seulement » (Mc 5, 36).

Raymond Leo Cardinal BURKE
5 avril 2020
Le Dimanche des Rameaux

© leblogdejeannesmits pour la traduction

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21 mars, 2020

Le message du cardinal Burke à propos du coronavirus et de la primauté de la prière et des sacrements

Je vous propose ci-dessous ma traduction complète du message publié par le cardinal Raymond Burke sur son blog en cette fête de saint Benoît, pour dire sa sollicitude à l'égard de tous ceux qui souffrent de l'épidémie du coronavirus et de ses conséquences. Le cardinal y souligne que le culte et les sacrements font partie des besoins essentiels de l'homme. Et que si nous devons prendre tous les moyens naturels pour combattre ce fléau, c'est d'abord en nous tournant vers Dieu que nous trouverons la réponse. 

Cette traduction est la seule autorisée. Elle a été revue et corrigée par Son Eminence. – J.S.

*

Chers amis,

Depuis quelque temps déjà, nous nous battons contre la propagation du coronavirus, le COVID-19. Pour autant que nous sachions – et l'une des difficultés du combat est que tant de choses restent obscures sur cette peste – la bataille va encore se poursuivre pendant un certain temps. Le virus en cause est particulièrement insidieux, car il a une période d'incubation relativement longue – certains disent 14 jours, d'autres 20 jours – et il est très contagieux, beaucoup plus contagieux que les autres virus que nous avons connus.

L'un des principaux moyens naturels de se défendre contre le coronavirus est d'éviter tout contact étroit avec les autres. Il est important, en effet, de toujours garder une distance – certains disent un mètre, d'autres un mètre et demi – entre nous et, bien sûr, d'éviter les rassemblements de groupes, c'est-à-dire les rassemblements où plusieurs personnes sont très proches les unes des autres. En outre, comme le virus est transmis par de petites gouttelettes émises lorsqu'on éternue ou qu'on se mouche, il est essentiel de se laver fréquemment les mains avec du savon désinfectant et de l'eau chaude pendant au moins 20 secondes, et d'utiliser des lave-mains et des lingettes désinfectantes. Il est tout aussi important de désinfecter les tables, les chaises, les comptoirs, etc., sur lesquels ces gouttelettes ont pu atterrir et à partir desquels elles sont capables de transmettre la contagion pendant un certain temps. Si nous éternuons ou que nous nous mouchons, il est conseillé d'utiliser un mouchoir en papier, de le jeter immédiatement et de se laver les mains. Bien entendu, les personnes chez qui le coronavirus a été diagnostiqué doivent être mises en quarantaine, et celles qui ne se sentent pas bien, même s'il n'a pas été vérifié qu'elles souffrent du coronavirus, doivent, par charité envers les autres, rester chez elles, jusqu'à ce qu'elles se sentent mieux.

Vivant en Italie, où la propagation du coronavirus a été particulièrement meurtrière, surtout pour les personnes âgées et pour celles qui sont déjà dans un état de santé délicat, je suis édifié par le grand soin que les Italiens prennent pour se protéger et protéger les autres de la contagion. Comme vous l'avez peut-être déjà lu, le système de santé italien est actuellement mis à rude épreuve pour tenter d'assurer l'hospitalisation et les soins intensifs nécessaires aux plus vulnérables. Je vous en prie, priez pour le peuple italien, et en particulier pour ceux pour qui le coronavirus peut être mortel comme pour ceux qui en ont la charge. En tant que citoyen des États-Unis, j'ai suivi la situation de la propagation du coronavirus dans mon pays et je sais que ceux qui vivent aux États-Unis s'inquiètent de plus en plus de faire cesser sa propagation, de peur qu'une situation comme celle de l'Italie ne se reproduise chez eux.

Toute cette situation nous prédispose certainement à une profonde tristesse et aussi à la peur. Personne ne souhaite contracter la maladie liée au virus, ni la faire contracter par quelqu'un d'autre. Nous ne voulons surtout pas que nos chers aînés ou d'autres personnes ayant des problèmes de santé soient mis en danger de mort par la propagation du virus. Dans cette lutte contre la propagation du virus, nous nous trouvons tous en une sorte de retraite spirituelle forcée, confinés dans nos quartiers, sans pouvoir montrer les signes habituels d'affection à notre famille et à nos amis. Pour les personnes en quarantaine, l'isolement est évidemment encore plus sévère, puisqu'elles ne peuvent avoir de contact avec personne, même de loin.

Si la maladie associée au virus ne suffisait pas à nous inquiéter en elle-même, nous ne pouvons ignorer la dévastation économique que la propagation du virus a causée, avec ses graves effets sur les individus et sur les familles, et sur ceux qui nous servent de tant de manières dans notre vie quotidienne. Bien sûr, nos pensées ne peuvent s'empêcher d'envisager la possibilité d'une dévastation encore plus grande de la population de nos pays et même du monde entier.

Nous avons certainement raison de connaître et d'utiliser tous les moyens naturels pour nous défendre contre la contagion. C'est un acte de charité fondamental que d'utiliser tous les moyens prudents pour éviter de contracter ou de propager le coronavirus. Les moyens naturels de prévention de la propagation du virus doivent toutefois tenir compte de ce dont nous avons besoin pour vivre, par exemple l'accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments. L'État, par exemple, en imposant des restrictions toujours plus importantes à la circulation des personnes, prévoit que les individus puissent se rendre au supermarché et à la pharmacie, en respectant les précautions de distanciation sociale et d'utilisation des désinfectants de la part de tous.

En tenant compte de ce qui est nécessaire pour vivre, nous ne devons pas oublier que notre première considération est notre relation avec Dieu. Nous nous souvenons des paroles de notre Seigneur dans l'Évangile de saint Jean : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (14, 23). Le Christ est le Seigneur de la nature et de l'histoire. Il n'est pas lontain et indifférent vis-à-vis de nous et du monde. Il nous a fait une promesse : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Dans la lutte contre le mal du coronavirus, notre arme la plus efficace est donc notre relation avec le Christ, par la prière et la pénitence, et par les dévotions et le culte sacré. Nous nous tournons vers le Christ pour nous délivrer de la peste et de tout mal, et il ne manque jamais de nous répondre par un amour pur et désintéressé. C'est pourquoi il est essentiel pour nous, à tout moment et surtout en temps de crise, d'avoir accès à nos églises et chapelles, aux sacrements, aux dévotions et aux prières publiques.

Tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles, recevoir les sacrements et accomplir des actes de prière et de dévotion publique, afin de connaître la proximité de Dieu avec nous et de rester auprès de lui, en faisant appel à son aide comme il se doit. Sans l'aide de Dieu, nous sommes en effet perdus. Historiquement, en temps de peste, les fidèles se rassemblaient dans une prière fervente et participaient à des processions. Et de fait, dans le Missel romain promulgué par Saint Jean XXIII en 1962, il existe des textes spéciaux pour la Sainte Messe à offrir en temps de peste, la Messe votive pour la délivrance de la mort en temps de peste (Missae Votivae ad Diversa, n. 23). De même, dans la traditionnelle Litanie des Saints, nous prions : « De la peste, de la famine et de la guerre, ô Seigneur, délivrez-nous. »

Souvent, lorsque nous nous trouvons dans une grande souffrance et même face à la mort, nous nous demandons : « Où est Dieu ? » Mais la vraie question est : « Où sommes-nous ? » En d'autres termes, Dieu est assurément avec nous pour nous aider et nous sauver, en particulier au moment d'une épreuve sévère ou de la mort, mais nous sommes trop souvent loin de Lui à cause de notre incapacité à reconnaître notre dépendance totale envers Lui et, par conséquent, à Le prier quotidiennement et à Lui offrir notre adoration.

Ces jours-ci, j'ai entendu tant de catholiques pieux profondément attristés et découragés de ne pas pouvoir prier et adorer dans leurs églises et chapelles ! Ils comprennent la nécessité d'observer la distance sociale et de suivre les autres précautions, et ils appliqueront ces pratiques prudentes, ce qu'ils peuvent faire assez facilement dans leurs lieux de culte. Mais, bien souvent, ils doivent accepter la profonde souffrance de voir leurs églises et chapelles fermées, et de ne pas avoir accès à la confession et à la Très Sainte Eucharistie.

Dans la même optique, un homme ou une femme de foi ne peut pas considérer la calamité actuelle dans laquelle nous nous trouvons sans tenir compte également de l'éloignement de notre culture populaire par rapport à Dieu. Non seulement elle est indifférente à sa présence parmi nous, mais elle se rebelle ouvertement contre lui et contre le bon ordre avec lequel il nous a créés et nous soutient dans l'existence. Il suffit de penser aux attaques violentes et fréquentes contre la vie humaine, contre l'homme et la femme que Dieu a faits à son image et à sa ressemblance (Gn 1, 27), aux attaques contre les enfants à naître, innocents et sans défense, et contre ceux à qui nous devons prioritairement nos soins : ceux qui sont lourdement accablés par une maladie grave, un âge avancé ou des handicaps. Nous sommes les témoins quotidiens de la propagation de la violence dans une culture qui ne respecte pas la vie humaine.

De même, il suffit de penser aux atteintes généralisées à l'intégrité de la sexualité humaine, à notre identité d'homme ou de femme, avec la prétention de définir pour nous-mêmes, souvent par des moyens violents, une identité sexuelle différente de celle qui nous a été donnée par Dieu. Nous sommes de plus en plus préoccupés par l'effet dévastateur de la soi-disant « théorie du genre » sur les individus et les familles.

Nous sommes également témoins, même au sein de l'Église, d'un paganisme qui vénère la nature et la terre. Il y a ceux qui, au sein de l'Église, se réfèrent à la terre comme à notre mère, comme si nous venions de la terre, comme si la terre était notre salut. Mais nous venons de la main de Dieu, Créateur du ciel et de la terre. C'est en Dieu seul que nous trouvons le salut. Nous prions avec les paroles du Psalmiste, inspirées par Dieu : « [Dieu] seul est mon rocher et mon salut, ma forteresse ; je ne serai pas ébranlé » (Ps 62 [61], 6). Nous voyons comment la vie de la foi elle-même s'est de plus en plus sécularisée et a ainsi porté atteinte à la Seigneurie du Christ, Dieu le Fils incarné, Roi du Ciel et de la Terre. Nous sommes témoins de tant d'autres maux qui découlent de l'idolâtrie, du culte de nous-mêmes et de notre monde, au lieu d'adorer Dieu, la source de tout être. Nous voyons malheureusement en nous-mêmes la vérité de ces paroles inspirées de saint Paul sur « toute l’impiété et l’injustice de ces hommes qui retiennent la vérité de Dieu dans l’injustice » : « eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles ! » (Rom 1, 18. 25).

Beaucoup de personnes avec lesquelles je suis en communication, et qui réfléchissent à la crise sanitaire mondiale actuelle avec tous ses effets, m'ont exprimé l'espoir qu'elle nous amènera – en tant qu'individus et familles, et en tant que société – à réformer nos vies, à nous tourner vers Dieu qui est sûrement proche de nous et qui est incommensurable et dans sa miséricorde et son amour envers nous, qui ne cessent jamais. Il ne fait aucun doute que les grands maux comme la peste sont un effet du péché originel et de nos péchés actuels. Dieu, dans sa justice, doit réparer le désordre que le péché introduit dans nos vies et dans notre monde. En fait, Il remplit les exigences de la justice par Sa miséricorde surabondante.

Dieu ne nous a pas abandonnées au chaos et à la mort que le péché introduit dans le monde, mais il a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, pour souffrir, mourir, ressusciter des morts et monter dans la gloire à sa droite, afin de rester avec nous pour toujours, nous purifier du péché et nous enflammer de son amour. Dans sa justice, Dieu reconnaît nos péchés et la nécessité de les réparer, tandis que, dans sa miséricorde, Il nous fait la grâce de nous repentir et de réparer. Le prophète Jérémie a prié :
« Seigneur, nous reconnaissons nos impiétés et l’iniquité de nos pères, car nous avons péché contre vous. » Mais il a aussitôt poursuivi sa prière : « Ne nous livrez pas à l’opprobre, à cause de votre nom, et ne couvrez pas de confusion à cause de nous le trône de votre gloire ; n’oubliez pas, ne rompez pas l’alliance que vous avez faite avec nous » (Jr 14, 20-21).

Dieu ne nous tourne jamais le dos ; il ne rompra jamais son alliance d'amour fidèle et durable avec nous, même si nous sommes si souvent indifférents, froids et infidèles. Alors que la souffrance actuelle met au jour tant d'indifférence, de froideur et d'infidélité de notre part, nous sommes appelés à nous tourner vers Dieu et à implorer sa miséricorde. Nous sommes convaincus qu'Il nous écoutera et nous bénira de ses dons de miséricorde, de pardon et de paix. Nous joignons nos souffrances à la Passion et à la Mort du Christ et ainsi, comme le dit saint Paul, « ce qui manque aux souffrances du Christ, je le complète dans ma chair pour son corps, qui est l’Eglise » (Col 1, 24). Puisque nous vivons dans le Christ, nous connaissons la vérité de notre prière biblique : « Le salut des justes vient de l'Éternel, il est leur refuge au temps de la détresse » (Ps 37 [36], 39). En Jésus-Christ, Dieu nous a pleinement révélé la vérité exprimée dans la prière du Psalmiste : « La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps 85 [84], 10).

Dans notre culture totalement sécularisée, on a tendance à considérer la prière, les dévotions et le culte comme n'importe quelle autre activité : par exemple, aller au cinéma ou à un match de football ; ces choses ne sont n'est pas indispensables et peuvent donc être annulées pour prendre toutes les précautions nécessaires en vue d'enrayer la propagation d'une contagion mortelle. Mais la prière, les dévotions et le culte, et avant tout la confession et la Sainte Messe, sont essentiels pour que nous restions sains et forts spirituellement, et pour que nous recherchions l'aide de Dieu dans un moment de grand danger pour tous. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous contenter d'accepter les décisions des gouvernements laïques, qui voudraient que le culte de Dieu soit traité de la même manière que le fait d'aller au restaurant ou d'assister à un concours sportif. Sans quoi, les personnes qui souffrent déjà tellement des conséquences de la peste sont privées de ces rencontres objectives avec Dieu qui est au milieu de nous pour rétablir la santé et la paix.

Nous, les évêques et les prêtres, devons expliquer publiquement la nécessité pour les catholiques de prier et d'adorer dans leurs églises et leurs chapelles, et d'aller en procession dans les rues et les chemins, en demandant la bénédiction de Dieu sur son peuple qui souffre si intensément. Nous devons insister pour que les réglementations de l'État – et ce y compris pour le bien de l'État lui-même – reconnaissent l'importance particulière des lieux de culte, en particulier en temps de crise nationale et internationale. Par le passé, en effet, les gouvernements ont compris l'importance avant tout de la foi, de la prière et du culte du peuple pour vaincre une peste.

De même que nous avons trouvé un moyen de fournir de la nourriture, des médicaments et d'autres nécessités de la vie en période de contagion, sans risquer de manière irresponsable la propagation de la contagion, de même, nous pouvons trouver un moyen de subvenir aux nécessités de notre vie spirituelle. Nous pouvons proposer davantage d'occasions pour la Sainte Messe et les dévotions auxquelles un certain nombre de fidèles peuvent participer sans violer les précautions nécessaires contre la propagation de la contagion. Beaucoup de nos églises et chapelles sont très grandes. Elles permettent à un groupe de fidèles de se rassembler pour la prière et le culte sans violer les exigences de « distanciation sociale ». Le confessionnal avec sa grille traditionnelle est généralement équipé ou, sinon, peut l'être facilement, d'un voile fin qui peut être traité avec un désinfectant, de sorte que l'accès au sacrement de la confession soit possible sans grande difficulté et sans danger de transmission du virus. Si une église ou une chapelle ne dispose pas d'un personnel suffisamment nombreux pour pouvoir désinfecter régulièrement les bancs et autres surfaces, je ne doute pas que les fidèles, en reconnaissance des dons de la Sainte Eucharistie, de la confession et de la dévotion publique, y apporteront volontiers leur aide.

Même si, pour une raison quelconque, nous ne pouvons pas avoir accès à nos églises et chapelles, nous devons nous rappeler que nos maisons sont une extension de notre paroisse, une petite Église où nous apportons le Christ par notre rencontre avec Lui dans la plus grande Église. Que nos maisons, en cette période de crise, reflètent la vérité que le Christ est l'hôte de chaque foyer chrétien. Tournons-nous vers lui par la prière, en particulier le Rosaire, et d'autres dévotions. Si l'image du Sacré-Coeur de Jésus, ainsi que l'image du Coeur Immaculé de Marie, ne sont pas déjà intronisées dans notre foyer, le moment est venu de le faire. La place de l'image du Sacré-Cœur est pour nous un petit autel à la maison, où nous nous rassemblons, conscients de ce que le Christ demeure avec nous par l'effusion du Saint-Esprit dans nos cœurs, et où nous plaçons nos cœurs souvent pauvres et pécheurs dans Son glorieux Cœur transpercé – ce Cœur toujours ouvert pour nous recevoir, pour nous guérir de nos péchés, et pour nous remplir de l'amour divin. Si vous souhaitez introniser l'image du Sacré-Cœur de Jésus, je vous recommande le manuel intitulé L'intronisation du Sacré-Cœur de Jésus, disponible auprès de l'Apostolat des catéchistes de Marie. Il est également disponible en traductions polonaise et slovaque.

Pour ceux qui ne peuvent pas avoir accès à la Sainte Messe et à la sainte communion, je recommande la pratique pieuse de la communion spirituelle. Lorsque nous sommes correctement disposés à recevoir la sainte Communion, c'est-à-dire lorsque nous sommes en état de grâce, que nous ne sommes pas conscients d'avoir commis un péché mortel pour lequel nous n'avons pas encore été pardonnés dans le sacrement de la Pénitence, et que nous désirons recevoir Notre Seigneur dans la sainte communion mais que nous ne pouvons pas le faire, nous nous unissons spirituellement au Saint Sacrifice de la Messe, en priant Notre Seigneur Eucharistique selon les paroles de Saint Alphonse de Liguori : « Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur, venez-y au moins spirituellement. » La communion spirituelle est une belle expression d'amour pour Notre Seigneur dans le Saint Sacrement. Elle ne manquera pas de nous apporter une grâce abondante.

En même temps, lorsque nous sommes conscients d'avoir commis un péché mortel et que nous ne pouvons pas avoir accès au sacrement de la Pénitence ou de la confession, l'Église nous invite à faire un acte de contrition parfaite, c'est-à-dire de douleur pour le péché, « quand elle vient de l'amour de Dieu plus que tout ». Un acte d'une telle contrition parfaite « obtient le pardon des péchés mortels si elle comporte la ferme résolution de recourir à la confession sacramentelle dès que possible » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1452). Un acte de contrition parfaite dispose notre âme à la communion spirituelle.

En fin de compte, la foi et la raison, comme elles le font toujours, travaillent de concert pour apporter la solution juste et adéquate à un défi de grande envergure. Nous devons utiliser la raison, inspirée par la foi, pour trouver la bonne manière de faire face à une pandémie mortelle. Cette manière doit donner la priorité à la prière, à la dévotion et au culte, à l'invocation de la miséricorde de Dieu pour son peuple qui souffre tant et qui est en danger de mort. Créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, nous jouissons des dons de l'intelligence et du libre arbitre. En utilisant ces dons, unis aux dons de la Foi, de l'Espérance et de l'Amour, nous trouverons le bon chemin en ce moment d'épreuve mondiale qui est la cause de tant de tristesse et de peur.

Nous pouvons compter sur l'aide et l'intercession de la grande armée de nos amis célestes, à laquelle nous sommes intimement unis dans la communion des saints. La Vierge Mère de Dieu, les saints Archanges et Anges gardiens, saint Joseph, Époux fidèle de la Vierge Marie et Patron de l'Église universelle, saint Roch que nous invoquons en temps d'épidémie, et les autres saints et bienheureux vers lesquels nous nous tournons régulièrement dans la prière sont à nos côtés. Ils nous guident et nous assurent constamment que Dieu ne manquera jamais d'entendre notre prière ; Il nous répondra par sa miséricorde et son amour incommensurable et inlassable.

Chers amis, je vous offre ces quelques réflexions, profondément conscient de l'ampleur de vos souffrances à cause de la pandémie de coronavirus. J'espère que ces réflexions pourront vous être utiles. Par dessus tout, j'espère qu'elles vous inspireront à vous tourner vers Dieu dans la prière et le culte, chacun selon ses possibilités, et à faire ainsi l'expérience de sa guérison et de sa paix. Ces réflexions s'accompagnent de l'assurance de mon souvenir quotidien de vos intentions dans ma prière et ma pénitence, en particulier lors de l'offrande du Saint Sacrifice de la Messe.

Je vous demande de bien vouloir vous souvenir de moi dans vos prières quotidiennes.

Je reste à vous dans le Sacré Coeur de Jésus et le Coeur Immaculé de Marie, et dans le Coeur très pur de Saint Joseph,

Raymond Leo Cardinal Burke
21 mars 2020
Fête de saint Benoît, Abbé

© leblogdejeannesmits, pour la traduction.


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© leblogdejeannesmits



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