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26 décembre, 2020

Bon et saint Noël à tous !

Chers lecteurs,

Même si nous vivons une époque de folie, même si certains d'entre vous, en Belgique notamment, vivez sous une tyrannie encore plus absurde que celle régnant en France, j'espère que vous avez fêté un beau Noël, un magnifique Noël. Je vous souhaite de rester dans l'esprit véritable de cette fête: c'est la fête de la joie de notre délivrance de l'esclavage et de la domination du mal, celle de l'Incarnation par laquelle Dieu le Fils s'est fait homme, rejoignant dans une humilité inouïe ses créatures dont Il est pourtant le roi et le maître. Bon, joyeux et saint Noël !

A la messe de minuit, j'ai été frappée par l'Introït : « Pourquoi les nations s'agitent-elles en tumulte, et les peuples méditent-ils de vains projets ? »

Ces deux lignes du Psaume 2 me semblaient s'appliquer de manière particulièrement juste au temps que nous vivons. Certains ourdissent de noirs projets sous prétexte de « protection » de la santé, détruisant une à une nos libertés, visant avec une haine caractérisée le droit de nombreux catholiques à travers le monde de rendre librement un culte public au vrai Dieu.

Voici le Psaume 2 dans son intégralité :

Pourquoi les nations s'agitent-elles en tumulte, et les peuples méditent-ils de vains projets?
Les rois de la terre se soulèvent, et les princes tiennent conseil ensemble, contre Yahweh et contre son Oint.
« Brisons leurs liens, disent-ils, et jetons loin de nous leurs chaines »
Celui qui est assis dans les cieux sourit, le Seigneur se moque d'eux.
Alors il leur parlera dans sa colère, et dans sa fureur il les épouvantera:
« Et moi, j'ai établi mon roi, sur Sion, ma montagne sainte. »
« Je publierai le décret: Yahweh m'a dit: Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui.
Demande, et je te donnerai les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre.
Tu les briseras avec un sceptre de fer, tu les mettras en pièces comme le vase du potier. »
Et maintenant, rois, devenez sages; recevez l'avertissement, juges de la terre.
Servez Yahweh avec crainte, tressaillez de joie avec tremblement.
Baisez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite et que vous ne périssiez dans votre voie; Car bientôt s'allumerait sa colère; heureux tous ceux qui mettent en lui leur confiance.

 

Oui, aujourd'hui c'est la loi de Dieu qui est rejetée, c'est Dieu Lui-même qui est rejeté, et nous voyons bien comment : à travers le mensonge, la volonté de puissance, l'idolâtrie de la vie biologique et matérielle, le culte de Gaïa…Mais : « Celui qui est assis dans les cieux sourit, le Seigneur se moque d'eux. » Eux ne sont rien. Ils ne prospèrent que par la force sans raison – la menace de l'amende, la tromperie anxiogène, la manipulation de ceux qu'ils gouvernent – et cela ne durera qu'un temps. Car un Enfant nous est donné, comme il y a plus de deux mille ans, un Enfant-Roi. Il choisira l'heure et le jour de son triomphe, dont la certitude nous apaise.

Comme le dit aussi le Graduel de la messe de minuit : « Le Seigneur dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds. »

La Très Sainte Vierge Marie l'avait compris dès que Jésus se fut en elle incarné : « Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. »

Je vous ai annoncé ici bien des mauvaises nouvelles au cours de cette épouvantable année 2020, mais Noël dépasse tout cela. Infiniment.

Joyeux Noël !


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03 novembre, 2020

On connaît la crèche qui sera dressée place Saint-Pierre à Rome cette année. Gloups !





Il paraît que ce sera un signe d'espérance et de foi en temps de pandémie. Plusieurs personnages d'une crèche contemporaine Castelli en céramique créée dans les Abruzzes dans les années 1970 seront transportés à Rome et leur inauguration est prévue pour le 11 décembre. Il n'est pas sûr que l'âne et le bœuf soient du voyage.

Et non, ce n'est  pas une mauvaise plaisanterie : un communiqué officiel du gouvernorat du Vatican annonce la nouvelle.

Pourquoi tant de haine de tout ce que nous avons de plus cher ???

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01 septembre, 2020

Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création : le message écolo du pape François

C’est aujourd’hui, 1er septembre, la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création. L'événement est d’importance puisque pendant 34 jours – presque la durée d'un carême – d’ici au 4 octobre se célébrera le « Temps de la Création », sorte de temps pseudo liturgique œcuménique proposé aux 2,2 milliards de chrétiens de la planète. Le pape François a marqué avec enthousiasme cette journée du 1er septembre et repris les éléments de langage du « Temps de la Création » œcuménique au service de la justice écologique.
Il n'est pas le seul : le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople s'est exprimé de la même manière que le pape, dénonçant la destruction de l’environnement et de la biodiversité, « l'écroulement progressif de l'équilibre climatique » et autres conséquences, selon lui, du « développement économique ». Le patriarche a plaidé pour que « l'intégrité de la nature constitue un impératif catégorique pour l’humanité contemporaineé » et pour que la promotion de la protection de l'environnement constitue « le thème fondamental du dialogue interreligieux et des initiatives partagées par les religions ».
On est en réalité très loin d'un thème proprement religieux et encore davantage la recherche de la vérité sur Dieu, même si le patriarche insisté pour dire que la protection de la création est une « dimension centrale » de la foi orthodoxe au titre d’« acte de doxologie du nom de Dieu ».
Le nombre de « dimensions centrales » d'une religion est cependant par nature limité. Pour le christianisme, et pour la religion catholique à plus forte raison, le centre, c'est le Christ, vrai Dieu et vrai homme comme l’affirment aussi bien les catholiques que les orthodoxes. Notre religion est centrée sur Dieu et non sur l'homme et encore moins sur l'univers créé. Elle apprend à l'homme ce qu'il faut croire et faire pour accéder à la vision béatifique qui n'est certes pas de ce monde.
Dans son message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le pape François a fait un appel semblable à celui du patriarche Bartholomée,  exhortant les catholiques à participer à cette démarche œcuménique aux relents discrètement panthéistes. Il n'est pas avant tout question en effet du salut individuel dans le face à face avec Dieu, et de la possibilité de le perdre, mais du « destin ultime de la création » qui « est d’entrer dans le “sabbat éternel” », comme le dit le pape François.
Son message contient des expressions pour le moins curieuses : « Nous existons seulement à travers les relations : avec Dieu créateur, avec les frères et sœurs en tant que membres d’une famille commune, et avec toutes les créatures qui habitent la même maison que nous », écrit-il. Ce ne sont cependant pas les relations qui « seules » constituent l'être, mais l’être lui-même : notre existence dépend d'abord de la dépendance de Dieu qui nous crée et nous soutient dans l’être et qui offre à chaque être humain la possibilité, par la grâce, de vivre éternellement avec Lui.
D'où un sentiment de gêne à la lecture de ce message qui évoque certes le fait que « nous avons brisé les liens qui nous unissaient au Créateur, aux autres êtres humains et au reste de la création »,  mais qui n’évoque nullement la cause de cette rupture, à savoir le péché originel qui a blessé la nature humaine et déséquilibré la nature tout court, en rendant l’homme radicalement incapable de connaître l'amitié avec la Sainte Trinité sans être d'abord racheté de la faute d’Adam et de ses propres fautes.
C'est peut-être cela qui explique les relents utopistes du message de François. Plaidant pour un Jubilé, un « nouveau départ » qui n'est pas sans rappeler le « great reset » ou la grande remise à zéro souhaitée par les grandes instances internationales, il écrit :
« Le Jubilé nous invite à penser de nouveau aux autres, spécialement aux pauvres et aux plus vulnérables. Nous sommes appelés à accueillir de nouveau le projet initial et aimant de Dieu pour la création comme un héritage commun, un banquet à partager avec tous les frères et sœurs dans un esprit de convivialité ; non pas dans une compétition déréglée, mais dans une communion joyeuse, où l’on se soutient et se protège mutuellement. Le Jubilé est un temps pour donner la liberté aux opprimés et à tous ceux qui sont pris dans les fers des diverses formes d’esclavage moderne, dont la traite des personnes et le travail des mineurs. »
En soi, le tableau est alléchant : on y devine la fin de la pauvreté, de l’injustice, de l'esprit de domination. Mais à y réfléchir cela apparaît plutôt comme le rétablissement d'un paradis terrestre, et ceux au moyen de la prise en compte, d'abord, des besoins de la terre, qui ne passerait pas d'abord par une conversion personnelle à Dieu, avec le secours de sa grâce, mais par un idéal de « partage » universel dont la mise en œuvre a coutume d'aboutir à bien des bains de sang.
Le pape insiste d'ailleurs sur son slogan dans Laudato si’ : « Tout est lié. » Il écrit :
« Nous avons besoin de revenir, en outre, à l’écoute de la terre, désignée dans l’Ecriture comme adamah, lieu d’où l’homme, Adam, a été tiré. Aujourd’hui, la voix alarmée de la création nous exhorte à retourner à une juste place dans l’ordre naturel, à nous rappeler que nous sommes une partie, et non pas les patrons, du réseau interconnecté de la vie. La désintégration de la biodiversité, l’augmentation vertigineuse des désastres climatiques, l’impact inégal de la pandémie actuelle sur les plus pauvres et les plus fragiles sont des sonnettes d’alarme face à l’avidité effrénée de la consommation. »
 Revoilà le lien désormais solidement établi par les puissances mondiales entre le COVID-19 et la crise écologique, une sorte de devoir de décroissance (même si le pape n'emploie pas le mot) et le « changement climatique ».
Admirer la nature, comme le pape nous y appelle, comme œuvre de Dieu, quoi de plus normal ? Mais le pape François ajoute : « La capacité à nous émerveiller et à contempler est quelque chose que nous pouvons apprendre spécialement des frères et sœurs autochtones qui vivent en harmonie avec la terre et ses multiples formes de vie. »
Toujours ce mythe des peuples premiers, qui avant même de connaître le Christ grâce aux efforts des missionnaires ayant tout quitté pour leur apporter la Vérité et la Vie, auraient su bien mieux que quiconque trouvé la manière juste d'habiter cette planète !
La pandémie elle-même est présentée comme une merveilleuse occasion :
« La pandémie actuelle nous a amenés, en quelque sorte, à redécouvrir des styles de vie plus simples et durables. La crise, dans un certain sens, nous a donné la possibilité de développer de nouvelles façons de vivre. Il a été possible de constater comment la terre réussit à se reprendre si nous lui permettons de se reposer : l’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu. La pandémie nous a conduits à un carrefour. Nous devons profiter de ce moment décisif pour mettre fin à des activités et à des finalités superflues et destructrices, et cultiver des valeurs, des liens et des projets génératifs. Nous devons examiner nos habitudes dans l’usage de l’énergie, dans la consommation, dans les transports et dans l’alimentation. Nous devons supprimer de nos économies les aspects non essentiels et nocifs, et donner vie à des modalités fructueuses de commerce, de production et de transport de biens. »
Oubliés, la misère, le chômage, la privation pour tant d'hommes de la possibilité de faire vivre dignement leurs familles, la perte de la liberté de circuler et surtout d'assister à la messe, les points marqués contre des pays occidentaux plongés dans une récession spectaculaire ? La création est-elle pour l'homme ou l'homme pour la création ? Et encore : si l'homme n'est pas fait pour accumuler des richesses matérielles, n'est-ce pas parce qu'une richesse infinie attend celui qui accepte d'être racheté par le Précieux Sang du Christ ?
Le pape François affirme que le jubilé « invite à rétablir des relations sociales équitables, en restituant à chacun sa liberté et ses biens, et en effaçant la dette des autres. » De fait, tel était le Jubilé des Israélites, raisons pour laquelle le pape demande une nouvelle fois que l'on efface « la dette des pays les plus fragiles », en invoquant une nouvelle cause : les « graves impacts des crises sanitaires, sociales et économiques qu’ils doivent affronter suite au COVID-19 ».
D’autres dettes ne devront pas être effacées ; on en trouvera même de nouvelles. « Dès lors, nous ne devrions pas oublier l’histoire de l’exploitation du Sud de la planète, qui a provoqué une dette écologique énorme, due principalement au pillage des ressources et à l’utilisation excessive de l’espace environnemental commun pour l’élimination des déchets », écrit le pape François.
Sans surprise, il insiste nouveau sur l’« urgence » climatique, appelant au respect des accords de Paris sur le climat en attendant le nouveau sommet sur le climat, la COP 26 qui se déroulera à Glasgow. Et ajoute :  « Il est nécessaire de soutenir l’appel des Nations Unies à sauvegarder les 30% de la Terre comme habitat protégé avant 2030, afin d’endiguer le taux alarmant de perte de biodiversité. J’exhorte la Communauté internationale à collaborer pour garantir que le Sommet sur la biodiversité (COP 15) de Kumming, en Chine, constitue un tournant vers le rétablissement de la Terre comme maison où la vie soit abondante, selon la volonté du Créateur. »
Que l’écologie détournée par le mondialisme soit précisément opposée à l'abondance de la vie humaine, celle-ci étend considérée comme la principale ennemie de la « maison commune », le message du pape n’en dit mot. Il préfère se réjouir de la mobilisation des peuples autochtones pour l’écologie. Mais ce n'est pas cela qui nous rétablira dans l'amitié avec Dieu.
Rappelons que la journée de la création en tant que quasi fête liturgique a été institué par le patriarche orthodoxe Demetrios de Constantinople. Celui-ci invita en 1989 « toutes les églises du monde orthodoxe et chrétien à faire des prières de remerciement pour le grand don du monde créé, des prières pour sa protection et son salut… le 1er septembre, le début de l’année liturgique orthodoxe. »
En 1989, l'URSS était en pleine perestroïka sous la houlette de Michael Gorbatchev qui a lui-même décrit la nécessité de transformer le monde politique en renonçant au régime autoritaire soviétique pour se mettre au service de la maison commune et de la planète. Est-ce un hasard ?

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12 avril, 2020

Cardinal Burke : Message pour Pâques, Dimanche de la Résurrection de Notre Seigneur (traduction intégrale)



Bien volontiers et à sa demande, je publie ci-dessous ma traduction du message adressé par le cardinal Burke à l’occasion du Dimanche de Pâques, fête de la Résurrection de Notre Seigneur,  à tous ceux qui le suivent sur son site internet.

Un message d'espérance et de courage en des temps difficiles… 

Cette traduction a été révisée et approuvée par le cardinal Burke. – J.S.

*







Message pour Pâques, le Dimanche de la Résurrection de Notre Seigneur



Chers amis,

Au matin de Pâques, avec les saintes femmes qui ont fidèlement soutenu Notre Seigneur dans sa Passion et lors de sa Mort, nous nous trouvons devant son tombeau vide. Le tombeau rappelle l’angoisse profonde de la mort et de l’ensevelissement du Christ, Dieu le Fils incarné, qui a voulu souffrir la plus cruelle des passions et subir l’exécution la plus ignominieuse qui fût en ce temps-là, afin de nous libérer pour toujours du péché et de son fruit le plus vénéneux, la mort éternelle. Mais le tombeau vide est plein de lumière, et en son sein se trouve l’Ange de Pâques. Ce n’est plus le tombeau mais le Saint Sépulcre, témoin d’un mystère, du mystère entre tous les mystères : le mystère de l’Amour Divin qui est notre salut. Le tombeau est vide, mais non point parce que quelqu’un aurait emporté le corps du Sauveur.

L’Ange de Pâques annonce aux saintes femmes – et nous annonce aussi – le mystère dont le Saint Sépulcre est le témoin : 

Il leur dit : Ne vous effrayez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples, et à Pierre, qu’il vous précède en Galilée (Mc 16, 6-7).

Dieu, dans son amour incommensurable et indéfectible pour l’homme, a envoyé son Fils unique dans notre chair humaine, pour accomplir dans cette même chair la victoire sur le péché, la victoire de la vie éternelle. Toujours le Seigneur ressuscité nous précède au sein de l’Église, toujours Il est à nos côtés dans l’Église pour nous conduire sur le chemin qui mène à la vie éternelle.

Notre vie humaine est donc changée à jamais, de la manière la plus profonde possible. Depuis le jour de la Résurrection du Seigneur, nous, qui renaissons en Lui par le Baptême, vivons en Lui. Nous qui avons été adoptés par Dieu le Père en son Fils unique, qui est mort et ressuscité d’entre les morts, nous vivons dans le Christ. Nous sommes vivants dans le Christ. Lui, vivant en nous par l’habitation du Saint-Esprit dans nos âmes, nous précède et nous guide, afin que notre pèlerinage terrestre atteigne sa véritable destinée : la vie éternelle en la présence de Dieu – Père, Fils et Saint-Esprit – et en compagnie des anges et de tous les saints.

C’est pourquoi saint Paul nous exhorte d’une manière très concrète et avec un grand réalisme, en nous donnant ce commandement : « Purifiez-vous donc du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, comme vous êtes des pains sans levain » (1 Co 5, 7). Il ne nous donne pas un ordre abstrait ou idéaliste, qui dépasse nos capacités. Seuls, nous ne pouvons pas vivre libérés du « levain de malice et de méchanceté » (1 Co 5, 8). C’est le Saint-Esprit, que le Seigneur ressuscité envoie dans nos cœurs depuis son glorieux Cœur transpercé, qui nous transforme, afin que nous puissions vivre « avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité » (1 Co 5, 8). Nous ne sommes plus les esclaves de nos péchés et du Prince des Ténèbres. Nous sommes de vrais fils de Dieu, frères et sœurs du Christ ressuscité, libres coopérateurs de sa grâce toujours abondante, et qui ne fait jamais défaut. Notre destin en Jésus-Christ, en tant que fils et filles adoptifs en Lui, n’est pas le tombeau, mais la vie éternelle. Lorsque nous mourrons, notre corps sera placé dans le tombeau pour attendre le jour de la Résurrection du Corps lors du Second Avènement du Christ à la fin des temps. Le Saint-Esprit, qui habite en nous, nous rend capables de ce qui nous serait impossible sans Lui : être capables de vivre en accord avec la vérité et l’amour du Christ, maintenant et dans l’éternité.

Certes, nous sommes confrontés aux durs défis de la vie chrétienne quotidienne, aux tromperies du Malin et à notre propre faiblesse. Certes, nous vivons une époque tumultueuse pour le monde, une époque de crise sanitaire internationale, dont nous savons si peu de choses et dont nous recevons quotidiennement des nouvelles confuses et même contradictoires, et même pour l’Église, assaillie par tant de confusion et d’erreurs. Mais nous contemplons le Saint-Sépulcre et nous connaissons la vérité dont il témoigne. Nous restons fermes et forts, confiants que le Seigneur est vraiment ressuscité des morts et qu’Il nous précède, et qu’Il est à nos côtés dans le combat quotidien pour Lui rester fidèle, pour vivre en accord avec la vérité et l’amour qui ont leur source abondante et inépuisable dans son Très Sacré Cœur. Nos cœurs, placés dans son Cœur Sacré, reçoivent la sagesse et le courage de vivre fidèlement notre identité de vrais fils et filles de Dieu en Lui.

Unis à la Mère de Dieu toujours Vierge, aux saintes femmes, à saint Pierre et aux autres témoins de la Résurrection de Notre Seigneur tous au long des siècles chrétiens, en un mot : unis à toute la Communion des Saints, nous considérons le tombeau vide du Seigneur, le Saint Sépulcre, et nous recevons avec confiance l’annonce de l’Ange de Pâques. Il nous assure que le Christ est ressuscité et qu’Il nous précède, afin de nous rencontrer toujours dans l’Église, par dessus tout dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Aujourd’hui et chaque jour, élevons nos cœurs, unis au Cœur Immaculé de Marie, vers son Sacré Cœur. Consacrons nos cœurs à son Sacré Cœur, afin de vivre toujours en sa compagnie, en communion de cœur avec Lui.

On raconte cette histoire à propos du saint cardinal Stefan Wyszyński, archevêque de Gniezno et de Varsovie en Pologne et primat de Pologne, qui a d’abord été emprisonné puis placé en résidence surveillée par le gouvernement communiste, à partir de septembre 1953. Lui et tous ceux qui l’ont aidé ont été témoins du traitement inhumain, voire de la torture et de l’exécution, de tant de prisonniers. L’un de ceux qui l’assistaient pendant son assignation à résidence a exprimé, un jour, sa peur de celui qui pourrait venir à la porte. Cette peur n’était pas sans fondement. Le cardinal a répondu, dit-on, que lorsque la peur frappe à la porte, le courage ouvre la porte, et il n’y a personne. En d’autres termes, dans les moments de souffrance et même de mort, nous devons avoir le courage de ceux qui sont vivants dans le Christ. Nous ne pouvons pas céder à la peur, qui est un sentiment naturel en temps de danger, mais dont Satan se sert pour nous enlever notre courage christique. Nous devons au contraire avoir une confiance toujours plus grande en Notre Seigneur qui ne nous abandonnera jamais. Si nous avançons avec courage, oui, il y aura de la souffrance, mais il n’y aura pas de défaite. Lorsque le courage ouvre la porte, ce dont nous avions si peur ne sera plus là parce que le Christ est avec nous. Il y aura bien au contraire la victoire du Christ dans notre chair humaine. Dans la situation actuelle si grave que nous vivons dans le monde et dans l’Église, rappelons-nous l’exemple du vénérable cardinal Wyszyński. Quand la peur voudrait nous submerger, soyons courageux dans le Christ qui, en vérité, est ressuscité et vit en nous.

Mettons toute notre confiance en notre Seigneur ressuscité, en faisant entièrement nôtre la prière du Psalmiste, si magnifiquement chantée en ce jour de la Résurrection de Notre Seigneur :

Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans l’allégresse et dans la joie. Ô Seigneur, sauvez-moi ; ô Seigneur, faites-nous prospérer (Ps 118 [117], 24-25).

Je prie pour vous et avec vous. Soyons forts ensemble, des témoins fermes et courageux du mystère de la vérité et de l’amour de Dieu à l’œuvre en nous. Je vous en prie, priez pour moi.
Que votre célébration de la Résurrection de Notre Seigneur apporte la joie et la paix durables dans votre foyer, et une confiance et un courage inébranlables dans votre cœur.


Raymond Leo Cardinal BURKE
12 avril 2020
Dimanche de Pâques



© leblogdejeannesmits pour la traduction.
© Photo : Olivier Figueras

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31 janvier, 2020

Vidéo : Le discours de Trump à la Marche pour la vie, sous-titré en français

Mes amis de Campagne Québec-Vie ont réalisé le sous-titrage français de la vidéo du discours de Donald Trump à la Marche pour la vie à l'aide de ma traduction. J'en suis très honorée !



La vidéo est également accessible via le compte YouTube de Campagne Québec-Vie ; c'est par ici.

Pour accéder au texte du discours sans vidéo, c'est par là.

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25 janvier, 2020

Le discours de Donald Trump à la Marche pour la vie américaine : traduction intégrale

Je vous propose ici ma traduction intégrale du discours de Donald Trump à la Marche pour la vie à Washington DC, le vendredi 24 janvier. Un moment historique. Car même à supposer que les motivations du président des Etats-Unis aient pu être électoralistes, quelle merveille qu'un pays ou l'engagement en faveur la défense de la vie humaine innocente est aujourd'hui un facteur de réussite électorale ! Une petite précision : la « Jeanne » interpellée par Trump au début de son discours est Jeanne Mancini, président de la Marche pour la vie. – J.S.


Merci beaucoup et merci à vous, Jeanne. C'est un grand honneur pour moi que d'être le premier président de l'histoire à participer à la Marche pour la vie. Nous sommes ici pour une raison très simple : pour défendre le droit de chaque enfant, né ou à naître, de réaliser le potentiel qui lui a été donne par Dieu. 
Depuis 47 ans, des Américains de tous horizons font le voyage depuis les quatre coins de ce pays pour défendre la vie.   
Et aujourd'hui, en tant que président des États-Unis, je suis vraiment fier de me tenir à vos côtés. 
Je tiens à souhaiter la bienvenue à des dizaines de milliers – la participation à cet événement est énorme - de lycéens et d'étudiants qui ont fait de longs trajets en bus pour venir ici dans la capitale de notre pays. Et pour que vous soyez encore plus heureux, sachez qu'il  y a encore des dizaines de milliers de personnes à l'extérieur que nous avons croisées en chemin en arrivant ici. Si quelqu'un veut abandonner sa place, on peut s'arranger. 
Il y a une foule énorme de personnes à l'extérieur. Des milliers et des milliers de personnes auraient voulu entrer. C'est un immense succès. 
Les jeunes sont au cœur de la Marche pour la vie. Et c'est votre génération qui fait de l'Amérique « la » nation pro-famille et pro-vie. 
Le mouvement pour la vie est animé par des femmes fortes, des chefs religieux extraordinaires et des étudiants courageux qui perpétuent l'héritage des pionniers qui nous ont précédés et qui se sont battus pour élever la conscience de notre nation et pour défendre les droits de nos citoyens. Vous entourez les mères de vos soins et de votre compassion. La prière vous rend forts et votre amour désintéressé vous motive. Vous êtes reconnaissants et nous sommes tous très reconnaissants – car ce sont des gens incroyables – d'avoir été rejoints par le secrétaire Alex Azar et par Kellyanne Conway. 
Et merci également aux sénateurs Mike Lee et James Lankford qui sont ici. Merci à vous. Et aux représentants Steve Scalise, Chris Smith, Ralph Abraham, Warren Davidson, Bob Latta, John Joyce, Lloyd Smucker, Brian Fitzpatrick et Brad Wenstrup. Je vous remercie tous. Je dois dire – et je considère cela, et je le vois exactement – qu'il y a bien davantage d'hommes politiques dans le public. Mais si cela ne vous dérange pas, je ne les présenterai pas tous. 
Nous tous qui sommes ici, nous comprenons cette vérité éternelle : chaque enfant est un don précieux et sacré de Dieu. Ensemble, nous devons protéger, chérir et défendre la dignité et le caractère sacré de toute vie humaine. 
Lorsque nous voyons l'image d'un bébé dans le ventre de sa mère, nous apercevons la majesté de la création de Dieu. Lorsque nous tenons un nouveau-né dans nos bras, nous connaissons l'amour infini que chaque enfant apporte à une famille. Lorsque nous regardons un enfant grandir, nous voyons la splendeur qui rayonne de chaque âme humaine. Une seule vie change le monde – de la part de ma famille, je peux vous dire que je vous envoie de l'amour, et que j'envoie beaucoup, beaucoup d'amour – et dès le premier jour de mon mandat, j'ai pris des mesures historiques pour soutenir les familles américaines et protéger les enfants à naître.  
Et pendant ma première semaine de mandat, j'ai rétabli et étendu la politique de Mexico. Et nous avons promulgué une règle pro-vie historique pour régir l'utilisation par le « Titre X » de l'argent du contribuable. J'ai informé le Congrès que je mettrais mon veto à toute législation qui affaiblirait la politique pro-vie ou qui encouragerait la destruction de vies humaines. 
Aux Nations unies, j'ai clairement indiqué que les bureaucrates mondiaux n'ont pas à s'attaquer à la souveraineté des nations qui protègent la vie des innocents. Les enfants à naître n'ont jamais eu un meilleur défenseur à la Maison Blanche. 
Comme la Bible nous le dit, chaque personne est une merveilleuse créature. 
Nous avons pris des mesures décisives pour protéger la liberté religieuse – c'est tellement important : la liberté religieuse a été attaquée partout dans le monde et, franchement, très fortement attaquée dans notre pays. Vous comprenez cela mieux que quiconque. Mais nous sommes en train d'y mettre un terme. Et nous prenons soin des médecins, des infirmières, des enseignants et des groupes comme les Petites Sœurs des Pauvres.
Nous préservons la possibilité de l'adoption confessionnelle et pour faire respecter nos documents fondateurs, nous avons nommé 187 juges fédéraux, qui appliquent la Constitution telle qu'elle a été écrite, y compris deux extraordinaires juges de la Cour suprême - Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh. 
Nous protégeons les droits des étudiants pro-vie à la liberté d'expression sur les campus universitaires. Et si les universités veulent l'argent des contribuables fédéraux, elles doivent respecter votre droit à la liberté d'expression au titre du Premier amendement. Et si elles ne le font pas, elles devront payer une très grosse pénalité financière, qu'elles ne seront pas prêtes à payer. 
Malheureusement, l'extrême gauche s'efforce de faire disparaître les droits qui nous viennent de Dieu, de fermer les organisations caritatives confessionnelles, d'interdire aux leaders religieux de s'exprimer sur la place publique et de réduire au silence les Américains qui croient au caractère sacré de la vie. Ils s'en prennent à moi parce que je me bats pour vous, et que nous nous battons pour ceux qui n'ont pas de voix. Et nous gagnerons parce que nous savons comment gagner. Nous savons tous comment gagner. Nous savons tous comment gagner. Vous gagnez depuis longtemps. Vous gagnez depuis longtemps ! 
Ensemble, nous sommes la voix des sans-voix. En matière d'avortement – et vous le savez, vous avez vu ce qui s'est passé – les Démocrates ont adopté les positions les plus radicales et les plus extrêmes prises et vues dans ce pays depuis des années et des décennies, et vous pouvez même dire, depuis des siècles. 
Presque tous les Démocrates de haut niveau au Congrès soutiennent aujourd'hui l'avortement financé par les contribuables jusqu'au moment de la naissance. L'année dernière, les législateurs new-yorkais étaient fous de joie à l'adoption d'une loi qui permettrait d'arracher un bébé du ventre de sa mère jusqu'au terme. 
Puis, nous avons eu le cas du gouverneur démocrate de l'État de Virginie, le Commonwealth de Virginie. Et nous aimons le Commonwealth de Virginie, mais que se passe-t-il en Virginie ? Qu'est-ce qui se passe ? Le gouverneur a déclaré qu'il était prêt
à exécuter un bébé après sa naissance. Vous vous souvenez de cela. 
Les Démocrates du Sénat ont même bloqué une loi qui donnerait des soins médicaux aux bébés qui survivent aux tentatives d'avortement. Et c'est pourquoi j'ai demandé au Congrès – deux de nos grands sénateurs sont ici, tant de nos membres du Congrès sont ici - de défendre la dignité de la vie et d'adopter une loi interdisant l'avortement tardif des enfants qui peuvent ressentir des douleurs dans le sein de leur mère. 
Cette année, la Marche pour la vie célèbre le 100e anniversaire du 19e amendement, qui a consacré à jamais le droit de vote des femmes aux États-Unis et qui a été octroyé par la constitution américaine. Un si grand événement. Aujourd'hui, des millions de femmes extraordinaires à travers l'Amérique utilisent le poids de leur vote pour se battre pour le droit et tous leurs droits tels qu'ils sont énoncés dans la Déclaration d'indépendance : c'est le droit à la vie.  
À toutes les femmes ici présentes, votre dévouement et votre leadership élèvent notre nation tout entière et nous vous en remercions. Les dizaines de milliers d'Américains réunis aujourd'hui ne sont pas seulement des défenseurs de la vie – c'est vraiment ici qu'ils la défendent si fièrement ensemble. Et je tiens à les en remercier tous. Vous défendez la vie chaque jour. Vous offrez un logement, une formation, un emploi et des soins médicaux aux femmes que vous aidez. Vous trouvez des familles aimantes pour les enfants qui ont besoin d'un foyer pour toujours. Vous organisez des fêtes prénatales pour les futures mamans. Vous faites – vous faites en sorte que la mission de votre vie soit d'aider à répandre la grâce de Dieu. 
A toutes les mamans ici présentes : nous vous célébrons et nous déclarons que les mères sont des héros. Votre force, votre dévouement et votre dynamisme sont la force de notre nation. Grâce à vous, notre pays a été béni grâce à ces âmes merveilleuses qui ont changé le cours de l'histoire de l'humanité. 
Nous ne pouvons pas savoir ce que nos citoyens encore à naître vont accomplir. Les rêves qu'ils imagineront. Les chefs-d'œuvre qu'ils créeront. Les découvertes qu'ils feront. Mais nous savons ceci : chaque vie apporte de l'amour dans ce monde. Chaque enfant apporte de la joie à une famille. Chaque personne mérite d'être protégée. 
Et surtout, nous savons que chaque âme humaine est divine et que chaque vie humaine, née ou à naître, est faite à la sainte image de Dieu tout-puissant. 
Ensemble, nous défendrons cette vérité dans tout notre magnifique pays. Nous donnerons le champ libre aux rêves de notre peuple. Et avec un espoir tout de détermination, nous attendons avec impatience toutes les bénédictions qui viendront de la beauté, du talent, du destin, de la noblesse et de la grâce de chaque enfant américain. 
Je tiens à vous remercier. C'est un moment très spécial. C'est un plaisir de vous représenter. Je vous aime tous. Et je dis avec une vraie passion, merci, que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse l'Amérique. Merci à vous tous. Merci à vous tous.
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