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18 novembre, 2015

La COP peut-elle ignorer la question démographique ? Depuis les malthusiens jusqu'à Radio Notre Dame

Je garde Radio Notre Dame pour la fin. Parlons d'abord des malthusiens de Démographie Responsable.

« La COP21 peut-elle ignorer la question démographique ? » C'est le thème d'une conférence-débat organisée à Paris, ce 19 novembre, par l'association Démographie Responsable qui a pour objectif l'« autolimitation de la natalité » pour « Préserver la Vie sur la planète » pour défendre l'espèce humaine et les « autres espèces vivantes présentes à ses côtés ». Elle œuvre « pour la stabilisation, voire la diminution, de la population humaine ».

Chose amusante, pour adhérer, il faut prendre l'engagement suivant (fautes d'orthographe et de typographie comprises) :
« Notre action portant sur un sujet délicat et controversé, il est demandé aux adhérents de se reconnaître dans la charte suivante : « pour ne pas porter préjudice à la cause que je défend, lorsque je m’exprime dans un espace public en temps qu’adhérent, je m’engage à respecter mes interlocuteurs et à ne pas tenir de propos excessifs.»
On peut donc espérer que jeudi soir, les prises de paroles seront des plus correctes. Mais allez, notez tout de même que Démographie responsable prône la fin des allocations familiales supplémentaires au-delà de deux enfants, tout comme les parts pour le quotient familial au-delà du 2e enfant : 
« Autre effet bénéfique de premier ordre, n’incitant plus à la surnatalité, c'est à dire ne faisant plus partie des "mauvais élèves de la classe", la France  pourrait intervenir dans les organismes internationaux pour promouvoir une politique démographique planétaire responsable. »
Les invités de jeudi ? Yves Cochet, Roger Martin de Population matters, Gérard Charollois (Convention vie et nature), Denis Garnier de Démographie Responsable et… Odon Vallet, professeur à Science-Po, « spécialiste des religions », chroniqueur occasionnel à La Croix.

Le logo de l'association ne laisse guère de doute quant à ses préoccupations et aux solutions proposées.


Le site distribue également des bons points, notamment à Hubert de Beaufort pour une chronique sur Radio Notre-Dame sur les réalités démographiques, le 24 octobre dernier. Plaidant in fine pour que la France maintienne les « valeurs de son passé », il s'en prend surtout à la démographie des pays pauvres et ses rapports avec la crise migratoire :

« Un des aveuglements les plus spectaculaires concerne l’écologie. Elle redoute à juste titre les conséquences du réchauffement climatique, mais n’évoque jamais, nous disons bien jamais sa raison principale : l’explosion démographique ayant fait passer en un siècle la population humaine de un à sept milliards d’habitants. Il est pourtant évident que la pollution s’est propagée au rythme de cette croissance, mais le mot démographie est un mot tabou et la fameuse conférence mondiale sur le climat qui va se tenir à Paris n’en dira pas un mot ! 
« En réalité, la plupart de mouvements écologistes sont des mouvements de gauche, ce qui est bien entendu leur droit, mais qui se parent du qualificatif pour se donner une éthique. Il est désolant que le débat écologique ne porte pas sur cette question vitale pour l’avenir de l’humanité : quelle population notre terre peut-elle nourrir ? 
« Peut-on considérer comme viable de voir une population de l’Afrique doubler tous les vingt ans ? Un milliard et demi d’habitants aujourd’hui, deux milliards en 2050 ? Seule la Chine a compris le défi en imposant la politique de l’enfant unique.  Quant à l’Europe elle stabiliserait sa population si elle n’avait pas à faire face aux migrations massives que nous constatons aujourd’hui. »

Vous avez bien lu, sur Radio Notre Dame on peut glorifier la politique de l'enfant unique de la Chine, avec son cortège de crimes, d'avortements forcés, de stérilisations, et son ingérence intolérable dans la vie des familles… On peut s'y réjouir de ce que l'Europe sache « stabiliser » sa population (hors migrants), mais c'est à coups de contraception quasi universelle, de génocide de l'avortement, de refus de la vie…

Qu'en pensent les responsables de Radio Notre Dame ?

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© leblogdejeannesmits



15 mars, 2011

Statistiques des naissances outre-Manche : entre discrimination et origines

Les enfants britanniques ne sont plus répertoriés comme étant conçus au sein d'un couple légitime dans les statistiques officielles du gouvernement. L'équivalent, outre-Manche, de l'INSEE, l'Office national des statistiques, a décidé d'omettre toute mention concernant le statut – mariée ou non – de la femme enceinte au moment du début de sa grossesse, la remplaçant par une notion unique et fourre-tout : on notera seulement si elle se trouve, oui ou non, au sein d'un « partenariat légal ».

But de l'opération : il s'agit d'éviter toute discrimination ou stigmatisation des femmes homosexuelles puisque celles-ci ne peuvent prétendre au mariage légitime.

C'est depuis 2003 que le gouvernement travailliste alors au pouvoir avait fait rayer des documents administratifs toute référence ou recours au mot « mariage », pour les mêmes raisons, mais les statistiques continuaient de… présenter des statistiques différenciées pour désigner des situations différentes.

Malgré l'annonce par les conservateurs désormais au pouvoir de remettre le mariage et la famille au centre de la prise de décision politique, en décembre, les nouveaux chiffres pour 2009 qui viennent d'être publiés par l'Office national des statistiques annoncent simplement que cette année-là, 896.300 bébés ont été conçus en Angleterre et au Pays de Galles, dont 57 % « en dehors d'un partenariat légal ».

Et ainsi, dans la réalité que ces chiffres révèlent, le mariage est doublement attaqué, la famille doublement menacée. Désormais la part prépondérante des grossesses survient en dehors du cadre stable et naturel du mariage légitime. Et désormais, on a atteint sur le plan administratif le plan de l'indifférenciation suprême, au nom du « droit à la différence » : obligatoirement, ce qui est distinct est rassemblé, unifié, uniformisé, au point qu'il faut faire semblant de ne plus voir.

Mais il faut aussi rapprocher le chiffre des grossesses enregistrées avec celui des naissances vivantes en 2009 : 706.248.

La différence entre ce chiffre et celui des conceptions indique le véritable génocide qui est perpétré, d'année en année, en Angleterre et au Pays de Galles comme ailleurs et comme ici : on a enregistré 189.100 avortements en 2009 sur des femmes résidant dans ces pays. Les chiffres ne concordent sans doute pas tout à fait en raison de fausses couches, naissances ailleurs…

La fécondité britannique remonte depuis 2001, où la natalité se situait à 1,65 enfant par femme, loin du niveau de remplacement des générations : presque stable en 2009 (quelque 2.500 naissances de moins par rapport à 2008), le taux de natalité étant à 1,96 enfant par femme. Il remonte chez les plus de 35 ans et baisse chez les moins de 30 ans, et de la manière la plus sensible chez les moins de 20 ans.

Cette remontée globale est quant à elle à rapprocher de cette autre statistique livrée pour 2009 par l'Office national : le nombre de naissances chez des femmes elles-mêmes nées en dehors du Royaume-Uni n'a cessé d'augmenter ces dernières années, passant de 14,3 % des naissances en 1999 à 24,1 % en 2008, puis 24,7 % en 2009.

Curieusement, cette dernière statistique n'est pas jugée discriminatoire. Il est vrai qu'elle ne répertorie que les naissances chez des femmes qui sont nées ailleurs qu'au Royaume-Uni, sans préciser l'origine exacte.

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01 juin, 2010

Combattre le déclin démographique ?

C'était le thème profond du colloque organisé vendredi dernier à l'Assemblé nationale par l'Institut de géopolitique des populations, présidé par Yves-Marie Laulan. Avec des conférences par des femmes, pour les femmes (il y avait aussi des hommes bien sûr !) venues s'interroger sur le déclin démographique franco-français, dont Yves-Marie Laulan a dit la réalité, occultée par les instituts statistiques.

Quels remèdes ? Ils sont, finalement, d'ordre spirituel et moral, même si le soutien politique est indispensable.

Mais voilà que je viens de tomber sur autre chose. Un documentaire du réalisateur français Thomas Balmès (sortie en salles le 16 juin) : Bébés. On en parle même aux antipodes. Voici donc la bande annonce, trouvée via un site australien… Pour le plaisir (et celles qui voudraient les mêmes à la maison !)…



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16 octobre, 2006

300 millions d’Américains…

Il naîtra – symboliquement ! – demain : le 300 millionième Américain, preuve de la vitalité démographique des Etats-Unis où le taux de natalité est très proche du taux de remplacement, et l’immigration un autre gage de santé.

Ça, c’est le discours officiel.

Selon le Population Research Institute, les Etats-Unis n’échappent point à l’hiver démographique que connaît aussi l’Europe : « Au vu des projections qui montrent le vieillissement rapide de notre population au cours des décennies à venir, au vu des risques de faillite de nos programmes économiques et publiques comme celui de la Sécurité sociale, on constate qu’une croissance de 0,9 % ne suffit pas », assure Steve Mosher, président du PRI.
Les chiffres avancés par son institut sont parlants : aujourd’hui, 12,3 % des Américains ont plus de 65 ans ; ils représenteront 20,6 % en 2050 ; ceux âgés de plus de 80 ans passeront de 3,6 à 7,3 % de la population. D’un retraité pour trois actifs on passera à un retraité pour deux actifs.

Le PRI voit l’immigration comme une solution au problème : mais non LA solution – pas question de nier les problèmes spécifiques liés à l’immigration, mais de montrer que si un pays n’assure pas son avenir, s’il ne crée pas les générations futures, il faut bien les « importer »..
Mais tout dépende : quelle immigration ? D’ores et déjà, on estime à moins de 50 % les Américains blancs en 2050. Quoi qu’on en pense par ailleurs, le visage de l’Amérique est en train d’être bouleversé.

 
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