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13 septembre, 2019

L'Institut Jean-Paul II “purgé” proposera des cours favorables à la contraception et aux relations homosexuelles

Featured ImageL'Institut Jean-Paul II (devenu Institut théologique des sciences du mariage et de la famille) proposera cette année des cours dispensés par des professeurs ouvertement favorables à la contraception dans certaines circonstances, ainsi qu'à la valorisation des actes homosexuels. Le P. Maurizio Chiodi et le P. Pier Davide Guenzi se sont tous deux exprimés en ce sens. Le dévoiement de l'institution voulue par Jean-Paul II se poursuit de manière spectaculaire, confirmant à sa manière ce dont sœur Lucie de Fatima avait averti feu Mgr Carlo Caffarra : la dernière bataille de Satan contre l'Eglise porterait sur le mariage et la famille. Elle écrivait cela au futur cardinal en réponse à la demande de prières que ce dernier lui avait adressée au moment de la création de l'Institut.

Je vous propose ici ma traduction intégrale de l'article publié hier sur LifeSiteNews à ce propos par Diane Montagna. – J.S.

Photo ci-dessus : Maurizio Chiodi, © Diane Montagna.

C'est une nouvelle incursion de la culture de mort ecclésiastique dans les institutions fondées par saint Jean Paul II : un prêtre connu pour avoir approuvé la contraception artificielle et les unions homosexuelles vient d'être officiellement engagé comme professeur à l'Institut pontifical Jean-Paul II à Rome.

Le nouveau programme de de cours pour l'année académique 2019-2020, publié le 11 septembre, indique que le Père Maurizio Chiodi, spécialiste italien de théologie morale, donnera un cours de licence intitulé « L'éthique théologique de la vie » et animera également un séminaire de doctorat intitulé « Conscience et discernement : texte et contexte du chapitre 8 d'Amoris Laetitia. »

Le P. Chiodi a déjà par le passé invoqué le controversé chapitre 8 du document de synthèse du Pape François sur la famille pour justifier le recours à la contraception artificielle et pour faire valoir la bonté morale des relations homosexuelles.

En 2016, le P. Chiodi a donné une conférence dans une université pontificale de Rome au cours de laquelle il affirmait qu'il y existe « des circonstances – je me réfère à Amoris Laetitia, chapitre 8 – qui, précisément pour des raisons de responsabilité, exigent la contraception. »

Lorsque « les méthodes naturelles sont impossibles ou difficiles à mettre en œuvre, d'autres formes de responsabilité doivent être trouvées », avait-il affirmé. Dans de telles circonstances, disait Chiodi, « le recours à une méthode artificielle de régulation des naissances pourrait être reconnue comme l'accomplissement d'un acte de responsabilité, non pas pour rejeter radicalement le don d'un enfant, mais parce que dans ces situations la responsabilité appelle le couple et la famille à d'autres formes d'accueil et d'hospitalité ».

Plus récemment, dans une interview accordée en juillet 2019 à Avvenire, publiée après la « purge » de l'Institut Jean-Paul II à Rome au cœur de l'été, Chiodi a suggéré sur la base d'Amoris Laetitia que les actes sexuels dans une relation homosexuelle peuvent être bons, du moins dans certaines circonstances.

« Comme l'a rappelé le Pape François, même s'il s'agit d'une autre question, celle des “divorcés et des remariés”, il est clair que, dans une perspective historique, on demande à chacun non seulement ce qui est possible pour lui, mais aussi ce qui est possible pour lui à un moment particulier de sa vie », a-t-il dit.

Le P. Chiodi poursuivait : « Il est clair que, dans une perspective historique, on demande à chacun non seulement ce qui lui est possible, mais aussi ce qui lui est possible à un moment donné de sa vie. De ce point de vue, il me semble qu'il est difficile – voire impossible – de donner des réponses préfabriquées, comme si toutes les réponses pratiques pouvaient être déduites immédiatement d'une théorie anthropologique. »

Le théologien moral italien ajoutait : « Je crois que les relations des couples homosexuels présentent des lacunes et des différences indéniables qui empêchent ces derniers d'être assimilés aux couples hétérosexuels, parce qu'elles en annulent la diversité. Néanmoins, la fonction morale concerne les possibilités réelles, c'est-à-dire le bien possible, qui considère l'histoire réelle d'un sujet. »

« C'est pourquoi, concluait le P. Chiodi, je n'exclus pas que, sous certaines conditions, la relation d'un couple homosexuel puisse être, pour tel sujet, la manière la plus fructueuse de vivre de bonnes relations, compte tenu de leur signification symbolique, qui est à la fois personnelle, relationnelle et sociale. C'est le cas, par exemple, lorsque la relation stable est le seul moyen d'éviter le vagabondage sexuel ou d'autres formes de relations érotiques humiliantes et dégradantes ou lorsque elle est une aide et un stimulant pour s'engager sur le chemin des bonnes relations. »

Au lendemain de l'interview, LifeSiteNews confirmait que le P. Chiodi avait été invité par le nouveau Chancelier de l'Institut nouvelle manière, Mgr Vincenzo Paglia, à y donner des cours.

Puis, le 4 septembre, après la pause estivale traditionnellement observée à Rome, l'Osservatore Romano, journal du Vatican, a présenté un article du P. Chiodi sur le « renouveau » de l'Institut Jean-Paul II, intitulé : « La tradition réinterprétée dans le temps présent. »

Le P. Chiodi n'est pas le seul professeur controversé à avoir été engagé par le nouvel Institut Jean-Paul II. Le nouveau programme de cour indique que le P. Pier Davide Guenzi, un autre prêtre partisan des unions homosexuelles, donnera un cours de doctorat sur « L'idée du droit naturel dans la Bible » et un cours intitulé « Anthropologie et éthique de la naissance ». La bibliographie de ce dernier cours comprend un texte du P. Maurizio Chiodi.

Dans une interview accordée en février 2019 à Avvenire, le P. Guenzi, président de l'Association des Théologiens Moraux et collègue de Chiodi à l'Université du Nord de l'Italie à Milan, avait soutenu, sur la base d'Amoris Laetitia, que les relations homosexuelles peuvent être moralement bonnes.

« Poussés par l'expérience des croyants homosexuels, nous sommes invités aujourd'hui à comprendre comment… le lien entre l'homme et la femme n'épuise pas toutes les formes de l'expression humaine, même du point de vue affectif » " avait-il déclaré.

Alors que le programme académique de 2019-2020 accorde une large place aux cours et aux séminaires animés par Chiodi et Guenzi, des cours fondamentaux comme celui de théologie morale fondamentale que dispensait Mgr Livio Melina, spécialiste de théologie morale respecté et ancien président de l'Institut Jean-Paul II, ainsi que plusieurs cours de théologie morale spéciale, ont été supprimés.

Benoît XVI a ouvertement exprimé sa « solidarité » avec Mgr Melina en lui promettant de prier pour lui ; le pape François a pour sa part choisi de garder le silence alors que Mgr Paglia continue de « nettoyer » l'Institut fondé par Jean-Paul II.

© leblogdejeannesmits pour la traduction




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© leblogdejeannesmits



01 août, 2019

Stanisław Grygiel, philosophe ami de Jean-Paul II, dénonce la destruction de l'Institut Jean-Paul II

Le grand vaticaniste Aldo Maria Valli vient d’interviewer le Pr Stanisław Grygiel, grand ami de Jean-Paul II, sur la destruction de l’Institut Jean-Paul II sur la famille et le mariage. Je vous propose ici une traduction de travail intégrale de cet entretien paru sur le blog d’Aldo Maria Valli, Duc in altum. – J.S.







***

Entretien avec de Stanisław Grygiel :
« On ne rénove pas sa maison en la détruisant. »

Chers amis de Duc in altum, je suis particulièrement heureux de vous offrir aujourd'hui une interview exclusive du Professeur Stanisław Grygiel, philosophe polonais, grand ami de Saint Jean Paul II et jusqu'à récemment, avant son éloignement, professeur à l'Institut Théologique Pontifical fondé par le Pape Wojtyła lui-même. Une vaste interview, dans laquelle le professeur Griygiel évoque les événements dans lesquels il a été impliqué, mais où il explique surtout ce qui constitue, selon lui, la nature de la crise actuelle de l'Eglise. Il prononce des paroles très claires : « L'Eglise d'aujourd'hui a besoin d'un Moïse qui, porté par la colère du Dieu miséricordieux, à qui il parle dans la montagne, va passer par le feu et par l'épée tous ces veaux d'or adorés par le peuple –  avec l'autorisation de tant de pasteurs – pour y chercher le bonheur. »

*

Professeur Gygiel, vous avez parlé de « pragmatisme théologique » par rapport à la théologie dominante actuelle. Qu'entendez-vous par cette expression et quels sont les objectifs d'un tel pragmatisme ?

Le principe marxiste de la pensée est le suivant : la praxis précède et détermine le logos, c'est-à-dire de la vérité. Elle a ainsi bouleversé non seulement la vie intellectuelle du monde occidental, mais aussi la vie de l'Église catholique. Je me souviens des années 1966-67 passées à l'Université Catholique de Louvain en Belgique et de nombreuses leçons de théologie et de philosophie faites selon ce principe. Il en est résulté une théologie pragmatique et une pastorale tout aussi pragmatique, qui ont commencé non pas avec la Personne du Christ, mais avec la description sociologique des différents comportements des hommes. Si la majorité divorce, alors… Beaucoup de théologiens et, malheureusement, beaucoup de pasteurs de l'Église catholique  également, oublient de parler avec le Fils du Dieu vivant. Ils manquent de foi, dans le sens où ils manquent de confiance en la Personne du Christ et, par conséquent, de foi en l'homme.

L'Union soviétique, ne parvenant pas à conquérir l'Europe occidentale par des moyens militaires, a essayé de pénétrer la mentalité des intellectuels, afin de pouvoir la soumettre aux ordres des seigneurs de ce monde. Elle a parfaitement réussi, comme on le voit aujourd'hui, alors que nous vivons les conséquences désastreuses de cette action astucieuse des agents communistes et de leurs « idiots utiles » occidentaux.

Nous savons que vous avez été exclu, avec d'autres enseignants, de l'Institut Jean-Paul II sur le mariage et la famille. Au-delà de votre cas particulier, qu'enseigne cette affaire ? Pourquoi cette révolution ?

Je ne peux pas cacher la douleur que m'a provoqué le fait que l'Institut fondé par Saint Jean Paul II ait été démantelé il y a deux ans. Le licenciement des professeurs est un acte conforme à cette décision. Donc cela ne me surprend pas. Je regrette seulement la confusion dans laquelle sont tombés les élèves et dans laquelle ils se sentent perdus. Quelqu'un s'en rendra compte un jour. Saint Jean Paul II a préparé avec ferveur et passion les premiers professeurs pour cette grande mission. Quelques mois avant la fondation de l'Institut, il nous a invités dans son appartement pour méditer avec nous sur la situation dans laquelle se trouvait non seulement l'Église mais aussi le monde. Il voulait créer un Institut dans lequel la théologie naîtrait de l'expérience morale de la personne humaine et du Verbe divin où la vérité de l'homme a été pleinement révélée. Il n'est donc pas étonnant qu'à cette époque, nous ayons médité en priant et prié en méditant. Devant Dieu et devant l'homme qui brûle de lui, comme le buisson sur la montagne dans le pays de Moriah, nous devons nous agenouiller. Sinon, nous ne comprendrons pas « l'univers et l'histoire » (cf. Redemptor hominis, 1).

J'avoue que je ne comprends pas pourquoi les exécuteurs de la décision du pape d'abolir l'Institut fondé par saint Jean Paul II parlent d'approfondir, d'élargir et d'élargir l'enseignement de Jean Paul II. On ne rénove pas une maison en la détruisant, y compris ses fondations. Il vaudrait mieux parler clairement et sans ambages selon le commandement de l'Évangile : « Mais que votre parole soit: Oui, oui; non, non. Ce qui est en plus de cela vient du Malin. » (Mt 5, 37).

Vous me demandez : pourquoi cette révolution ? Peut-être que les spécialistes de l'histoire en révéleront les raisons et les raisons. C'est Dieu, cependant, qui les jugera. Chaque révolution part de zéro et atteint son point de départ. Toujours et partout le révolutionnaire finit comme il commence : tel est le commencement, telle est la fin. Je vois la situation qui s'est créée aujourd'hui comme un moment du conflit permanent entre les deux visions de l'homme. Karol Wojtyła part de la Parole de Dieu et de l'expérience morale de la personne humaine. Pour lui, donc, les « catégories » fondamentales sont la vérité qui jaillit de l'acte de création et du mensonge que l'homme commet quand il « crée » ses propres vérités. C'est précisément pour cette raison que l'expérience de la personne humaine a un caractère moral, c'est-à-dire qu'elle consiste à vivre les actions comme bonnes ou mauvaises. Le « pragmatisme » est un déni total du « centre de l'univers et de l'histoire », c'est-à-dire le Fils du Dieu vivant.

L'Église catholique vit une période de confusion, marquée par de profondes divisions. Comment jugez-vous la situation ?

L'Église catholique, en s'ouvrant au monde, s'est trouvée dans la situation dans laquelle se trouve le monde postmoderne, marqué par le « pragmatisme ». La théologie et la philosophie postmodernes sont réduites à un jeu d'opinions (prédicats) et ne considèrent plus l'homme comme la magna quaestio de saint Augustin. La question du sens de la vie disparaît et sa place est prise par la question du bonheur comprise horizontalement.

Théologiens et philosophes pour qui la théologie et la philosophie ne sont rien de plus que des jeux d'opinion s'agenouillent non pas devant Dieu, mais devant leurs propres produits. En jouant leurs cartes, ils s'adorent eux-mêmes. Mais de cette façon, ils risquent de devenir victimes des tricheurs.

L'Église a aujourd'hui besoin d'un Moïse qui, porté par la colère du Dieu miséricordieux avec lequel il parle sur la montagne, mettra tous les "veaux d'or" au feu et à l'épée dans l'adoration desquels le peuple, avec la permission de tant de pasteurs, cherche le bonheur. L'Eglise d'aujourd'hui a besoin d'un Moïse qui, porté par la colère du Dieu miséricordieux, à qui il parle dans la montagne, va passer par le feu et par l'épée tous ces veaux d'or adorés par le peuple –  avec l'autorisation de tant de pasteurs – pour y chercher le bonheur.

A la lumière de ce qui se passe à l'Institut Jean-Paul II, beaucoup ont l'impression que le magistère du Pape Wojtyła, surtout en ce qui concerne les questions de morale familiale, a fini au grenier, là où on met les choses dont on n'a plus besoin. Partagez-vous ce jugement ?

Je ne le partage pas, même si, humainement, cela semble être le cas. L'Église vit de la foi du peuple, dont chaque Pierre est le gardien. Les théologiens peuvent l'aider ou non à mieux comprendre cette foi, mais c'est lui qui est le garant de la fidélité de l'Église à la Parole du Fils du Dieu vivant. Les théologiens peuvent interrompre la Tradition et essayer de tout recommencer. Loin du principe sur lequel repose l'Évangile, ils peuvent inventer de nouvelles interprétations de l'Évangile lui-même pour le rendre acceptable dans le monde postmoderne. Mais tôt ou tard, le cœur de l'homme orienté vers l'Amour qui est Dieu se réveillera en criant qu'il ne peut plus vivre loin de la maison du Père.

La sagesse qui vient de Dieu demeure pour toujours. La stupidité qui vient de l'homme passe, laissant l'homme dépendre non pas de la vérité mais des vents. Un soir, le saint pape Jean-Paul II m'a remis entre les mains la lettre qu'un théologien moral mondialement connu, lui a écrite. Le théologien a demandé au Pape de changer l'éthique de la vie conjugale, sinon, selon ce théologien, l'Église perdrait ses fidèles. « Qu'en penses-tu ? » me demanda le Pape. J'ai répondu peut-être trop brusquement : "Il a écrit une chose stupide". Le Pape m'a regardé et après quelques secondes il m'a dit : « C'est vrai, mais qui le lui dira ? »

Il est largement admis qu'Amoris laetitia représente une véritable rupture par rapport à l'enseignement précédent. Le professeur Seifert a même parlé d'une « bombe atomique » qui risque de détruire tout l'édifice moral catholique. Qu'en pensez-vous ?

N'étant pas théologien, je n'ai pas envie de juger. Je suis un simple croyant et en tant que tel, je peux et dois avouer que je ne me trouve dans ce texte qu'en partie. Mon expérience de l'amour est plus évangélique que sociologique et psychologique. Celui qui veut connaître la nature de la personne humaine, c'est-à-dire son être orienté vers Dieu, doit contempler les saints et surtout le Fils du Dieu vivant, devenu homme dans le sein de la Vierge Mère, Marie. Décrire les maladies matrimoniales et sexuelles n'est pas la réalisation du commandement qui dit « Allez dans le monde et prêchez l'Evangile ! »

En ces temps, je me rappelle souvent les paroles du Christ, selon lesquelles « quiconque » abandonne sa femme et prend une autre femme commet l'adultère (cf. Jn 2, 25). Il le dit de tout homme, sans exception. Il le dit parce qu'il sait ce qu'il y a à l'intérieur de l'homme. S'il est vrai qu'aujourd'hui, dans certains cas, il ne s'agit pas d'adultère, comme le disent certains théologiens, cela signifie que le Christ ne sait pas ce qui est à l'intérieur de l'homme. Il n'est donc pas Dieu. « Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Lc 18,8).

Ce document, s'il était plus court, serait plus expressif et peut-être plus clair et plus conforme aux paroles de l'Evangile : « Oui, oui - oui - non, non. » Au lieu de cela, une note de bas de page obscurcit tout son contenu.

Si vous deviez parler de Jean-Paul II à un jeune homme d'aujourd'hui, comment présenteriez-vous, en quelques mots, le saint pape ?

Jean-Paul II dirait à un jeune homme d'aujourd'hui les mêmes paroles qu'il a dites aux gens sur la place Saint-Pierre le jour de son intronisation : « N'ayez pas peur ! »  Elle le conduirait à l'acte de création et à l'acte du Jugement dernier, car ce n'est qu'à la lumière du Principe et de la Fin que l'homme aperçoit la vérité, à laquelle il est orienté. Ensemble avec le jeune homme d'aujourd'hui, il contemplerait la beauté de l'Amour qu'est Dieu et chercherait à éveiller en lui l'amour pour que le jeune homme puisse croire en Dieu. Je pense que l'expérience de la beauté de la personne humaine, de la beauté de son amour, montre le chemin qui peut conduire un jeune aujourd'hui à Dieu. C'est peut-être pour cela que le malin essaie de porter un coup mortel à l'amour humain et à tous ceux qui, fascinés par lui, courageusement, sans crainte, révèlent sa vérité. Le malin espère (c'est son seul espoir) qu'en frappant l'amour divin-humain, il détruira le fondement du mariage et de la famille et, à la fin, celui de l'Église. La lettre de Sœur Lucie au Cardinal Carlo Caffarra en parle clairement et sans ambages.

Professeur, la famille chrétienne, fondée sur le mariage, a-t-elle un avenir ?

Tout homme, tout mariage, toute famille ont un avenir devant eux, à condition qu'ils soient attachés à la vérité. « La vérité te rendra libre », dit le Christ. La liberté qui est le fruit de l'adhésion vérité représente l'avenir auquel aspire le cœur humain. Il n'est pas nécessaire de défendre la vérité. La vérité se défendra toute seule. Ceux qui comptent sur les jeux et les calculs humains perdront tout, même s'ils ont apparemment déjà tout gagné. Les succès de ce monde ne sont pas ceux que recherchent les gens attachés à la vérité. Ils visent la victoire éternelle. C'est pourquoi ils y participent déjà aujourd'hui. La personne humaine peut être tuée, la communion dans laquelle elle vit peut parfois être détruite, mais la vérité ne sera jamais totalement détruite, car elle est invincible.


© leblogdejeannesmits pour cette traduction de travail.



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George Weigel dénonce la destruction de l'Institut Jean-Paul II : “Le nouveau sac de Rome”

Ce qui arrive à l'Institut Jean-Paul II sur le mariage et la famille, en cours de saccage avec la montée en puissance de son nouveau Chancelier, Mgr Vincenzo Paglia (commanditaire d'une fresque homoérotique pour sa cathédrale de Terni), est un vrai reniement de l'héritage de Jean-Paul II. Le biographe du pape polonais en est convaincu. La tribune de George Weigel dans The Catholic World Report est à lire sur le site benoit-et-moi, qui en a réalisé la traduction intégrale :

Le nouveau sac de Rome par des vandales 

Un exercice de vandalisme intellectuel brut est en cours à Rome depuis le 23 juillet: ce qui s’appelait à l’origine l’Institut pontifical Jean-Paul II pour le mariage et la famille a été péremptoirement mais systématiquement dépouillé de ses plus éminents professeurs, et ses cours fondamentaux en théologie morale fondamentale ont été annulés. Parallèlement, des universitaires connus pour s’opposer à l’enseignement de Humanae Vitae sur les moyens appropriés de réguler la fertilité et à celui de Veritatis Splendor sur les actes intrinsèquement mauvais sont nommés… Lire la suite ici.


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25 juillet, 2019

L'Institut Jean-Paul II rayé de la carte, le nouvel institut n'enseignera plus la théologie morale fondamentale

Je vous propose ici la traduction d'un article de Diane Montagna de LifeSiteNews sur le nouveau tremblement de terre qui s'est produit à l'Institut Jean-Paul II pour la famille, déjà rebaptisé en octobre 2017 Institut théologique des sciences du mariage et de la famille et dont l'objectif affiché est la mise en œuvre d' Amoris laetitia. Disparition du cours de théologie morale fondamentale, renvoi de deux figures historiques – Mgr Livio Melina et le P. José Noriega, tous deux réputés pour leur orthodoxie doctrinale – suspension de tous les autres professeurs et surtout putsch en faveur du Grand Chancelier Mgr Vincenzo Paglia, désormais doté de pouvoirs exorbitants.

Tous cela a été formalisé par la publication en catimini de nouveaux statuts qui avaient provoqué une levée de boucliers en juin dernier lorsque le corps enseignant en place avaient été invités à donner leur avis sur ce texte dont les effets révolutionneront définitivement le reliquat de l'Institut Jean-Paul II, bel et bien enterré.

Sur les frasques doctrinales et la fresque « homo-érotique » de Mgr Vincenzo Paglia, une rapide recherche sur Internet vous renseignera ad nauseam. – J.S.


*

Tous les professeurs ont été suspendus et le président congédié
 dans le cadre de la " destruction " de l'Institut Jean-Paul II


Dans le cadre d’une attaque contre l'enseignement moral de l'Église catholique, aux dires de ceux qui la dénoncent, le successeur du cardinal Carlo Caffarra à l'Institut du mariage et de la famille fondé par Jean-Paul II a été mis à l’écart, tandis que le cours de théologie morale fondamentale et spécialisée de l'Institut a été supprimé.

Mgr Livio Melina, titulaire de la Chaire de Théologie morale fondamentale, et le P. José Noriega, titulaire de la Chaire de Théologie morale spécialisée, n'enseigneront plus à l'Institut à partir de cet automne. Le sort d'autres professeurs également fidèles à l'enseignement de l'Église sur le mariage et la famille demeure inconnu.

Le média catholique italien, La Nuova Bussola Quotidiana, a annoncé mardi que la veille, à la suite de l'approbation des nouveaux statuts de l'Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille, tous les professeurs ont reçu une lettre annonçant leur suspension officielle, en attendant les décisions qui vont être prises au sujet des cours pour la prochaine année universitaire et de leurs professeurs.

Selon certaines informations, la lettre informait également les professeurs que chacun connaîtrait son sort dans les jours à venir. Alors qu'on s'attend à ce que la plupart des professeurs soient reconfirmés, le couperet est tombé pour les deux hommes qui symbolisent le mieux l'époque de Jean-Paul II : Mgr Livio Melina et le P. José Noriega.

Ce coup d'État a été mené sous la direction du nouveau Grand Chancelier de l'Institut, Mgr Vincenzo Paglia, et vise à mettre en œuvre le décret Summa familiae cura signé par le pape François en 2016, qui crée ainsi un nouvel institut. Ce décret de septembre 2016 a été publié quelques jours à peine après la mort du cardinal Caffarra.

Le rédacteur en chef de La Nuova Bussola, Riccardo Cascioli, a souligné dans son article la portée du licenciement de Mgr Livio Melina, successeur du président fondateur de l'Institut Jean-Paul II, le cardinal Carlo Caffarra. Dans la lettre qu'il a reçue lundi, Mgr Melina a été informé que l’enseignement de la théologie morale fondamentale a été éliminé dans les nouveaux statuts, et qu'il n'y a donc pas de poste pour lui.

Soulignant le rôle de plus en plus important joué par Mgr Melina dans l'expansion et la croissance de l'Institut JPII, Riccardo Cascioli note que Melina est entrée à l'Institut comme étudiant au moment de sa fondation en 1982. En 1985, il fut le premier étudiant à y obtenir le doctorat.

Melina a également été au service de la Congrégation pour la Doctrine de la foi pendant six ans. Il a soutenu avec succès sa thèse de doctorat sur « La conscience morale chez saint Thomas d'Aquin » en présence du cardinal Josef Ratzinger, alors préfet.

En 1986, Mgr Melina a commencé à enseigner la théologie morale fondamentale à l'Institut JPII et, en 1991, il est devenu professeur titulaire, succédant ainsi au cardinal Caffarra comme directeur du département. En 2002, il a été nommé vice-président de l'Institut. Mgr Melina est président de l'Institut Jean-Paul II depuis 2006, poste qu'il a occupé jusqu'en 2016. Mais au moment des deux synodes sur la famille et de la publication d'Amoris Laetitia, Melina a été remplacée par Monseigneur Pierangelo Sequeri, musicologue et théologien.

Cascioli note aussi que les dix ans de la présidence de Mgr Melina auront été une période d'« expansion maximale » de l'Institut. Au cours de la dernière année de sa présidence, l’Institut comptait 516 étudiants à Rome et 3.200 étudiants dans le monde entier dans ses six centres. La recherche à l'Institut a également connu une progression importante sous la direction de Mgr Melina, particulièrement dans le domaine de la théologie morale, grâce à des conférences, des publications et à la collaboration internationale. La recherche en théologie sacramentelle et sur la pensée de Jean-Paul II se sont également développées, en particulier grâce à la Chaire Wojtyła confiée au philosophe polonais Stanislaw Grygiel, un grand ami du Pape polonais.

Mgr Melina a continué à enseigner la théologie morale à l'Institut après qu’il a  été destitué de son poste de président, mais « ses jours étaient clairement comptés », écrit Cascioli. « Il était clair qu'il était le pilier à abattre pour faire tomber toute la structure. »

« L'œuvre de destruction, commencée par le (décret) du Pape François qui a créé un nouvel institut confié à Monseigneur Vincenzo Paglia en tant que Grand Chancelier, est maintenant dans une phase décisive avec l'approbation des nouveaux statuts et du nouveau programme », ajoute Casioli.
Mgr Paglia et Mgr Sequeri ont consulté les professeurs de l'Institut et leur ont fait croire que leur révision des anciens statuts, soumise en mars 2019, serait prise en considération. Après avoir fait attendre les professeurs pendant quatre mois sans nouvelles, Mgr Paglia a publié sa propre version des nouveaux statuts, qu'il avait déjà essayé d'imposer en juin – mais les professeurs s’étaient rebellés. Cette procédure est donc perçue par certains comme une « imposition totalitaire » des nouveaux statuts.

Les nouveaux statuts (art. 5, 25-39) confèrent également un pouvoir sans précédent à l'archevêque en tant Grand Chancelier. Dans d'autres universités pontificales, le rôle du Grand Chancelier est plus formel. Selon les nouveaux statuts, Paglia a le pouvoir d'engager et de licencier des professeurs, de nommer le président et le vice-président. Elle le rend aussi omniprésent dans toutes les structures internes de l'Institut, même si son curriculum vitae révèle qu'il n'est même pas titulaire d'un doctorat.
En ce qui concerne le contenu des cours du nouvel Institut, les statuts ont éliminé les cinq programmes de Master proposés : Master en bioéthique, en sexualité et fertilité, en conseil familial, en pastorale familiale et en études sur le mariage et la famille. Des médecins, des infirmières, des avocats, des psychiatres, des psychologues, des catéchistes et des enseignants ont suivi ces formations et obtenu les diplômes à l’Institut.

Les programmes de licence et de doctorat ont été conservés, mais on ne trouve dans les statuts aucune référence explicite à Jean-Paul II, à la théologie du corps ou à Humanae Vitae.

L'article 89 des statuts précise que la période de transition en vue du nouveau programme d'études sera de trois ans. Le nouveau et l'ancien programme existeront donc côté à côte pendant les trois prochaines années, mais sans le bénéfice de l’enseignement de Mgr Melina, du P. Noriega, et peut-être de quelques autres professeurs orthodoxes et qualifiés.

Diane Montagna, LifeSiteNews



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25 octobre, 2017

Que devient l'Institut Jean-Paul II ? Je réponds sur “Terres de mission”

Voici la 50e édition de l'émission Terres de mission sur TVLibertés où je réponds aux questions de Jean-Pierre Maugendre à propos des bouleversements introduits par le Motu proprio Summa familiae cura du pape François. Par cette décision l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille est remplacé par un Institut théologique des sciences du mariage et de la famille dont l'objectif affiché est la mise en œuvre d'Amoris laetitia, véritable « Magna carta » de l'enseignement de l'Eglise sur le mariage, selon Mgr Vincenzo Paglia, responsable de l'Institut depuis l'été 2016. J'y avais consacré un article sur Reinformation.tv dès la parution du Motu proprio (à lire ici), et donné la réaction enthousiaste du site des évêques d'Allemagne ici.

La suite de l'émission vous permettra de découvrir avec Christian Brosio la dimension catholique du peintre Rubens, homme de la contre-Réforme, puis le récent pèlerinage à l'occasion du 10e anniversaire du Motu proprio Summorum pontificum, avec l'abbé Claude Barthe.





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21 septembre, 2017

Le nouvel institut Jean-Paul II pour la famille, un think-tank pour “Amoris laetitia”

Ce sont les évêques allemands qui le laissent dire sur le site officiel de leur conférence épiscopale.

Ou l'histoire d'une frauduleuse captation d'héritage…


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