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05 juillet, 2015

Conseil pontifical pour la famille : Mgr Jean Laffitte limogé ? Mgr Paglia s'exprime sur les couples « irréguliers »

Mgr Jean Laffitte, secrétaire général du Conseil pontifical pour la famille, vient donc d'être nommé
prélat de l'Ordre de Malte, où il rejoindra le cardinal Raymond Burke, lui-même nommé cardinal patron de l'Ordre peu après le synode extraordinaire du la famille à l'automne dernier.

Pour le cardinal Burke, ce fut un limogeage qui suivit les prises de positions très nettes, pendant les mois qui précédèrent le synode et plus encore pendant le synode – date à laquelle son départ de la Signature apostolique était déjà pressentie – contre les propositions d'« ouverture » du cardinal Kasper aux divorcés « remariés » et aux « couples » homosexuels.

Mgr Laffitte, lui aussi connu pour son langage clair sur ces questions – ce qui ne l'empêche pas d'être un langage miséricordieux dans la vérité – semble prendre ainsi le même chemin. Sans que son départ du Conseil pontifical pour la famille n'ait été annoncé, on peut supposer qu'il ne cumulera pas les deux fonctions, et ce d'autant que la restructuration est en cours, ledit Conseil devant fusionner avec le Conseil pontifical pour les laïcs pour former une nouvelle Congrégation qui obtiendra des pouvoirs nouveaux à ce titre : elle pourra publier des décrets, des directives, des instructions ou des notes doctrinales. C'est en tout cas ce qu'a proposé le « G9 » du pape, ainsi que l'a confirmé son secrétaire général Mgr Semeraro rendant compte du rapport d'étape des travaux du conseil rapproché du pape en février dernier.

S'il s'agit d'un limogeage – et comment ne pas le voir ainsi ? – on notera qu'il laisse les coudées franches au président du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Vincenzo Paglia.

Mgr Paglia à la conférence de presse.
Source photo : site de Radio Vaticana
Celui-ci a déclaré, au cours de son intervention lors d'une conférence sur le thème « Familles : fragilités et Espérance » organisée par le diocèse d'Orléans en avril dernier, qu'un groupe « de théologiens, de juristes et d'experts en pastorale » travaille sur la « voie pénitentielle » qui pourrait être proposée à certains couples divorcés « remariés »  pour permettre leur accès aux sacrements.

Mgr Paglia a également dit son « ouverture » à tous les couples. Interrogé par la presse au moment de la présentation de la 8e Rencontre mondiale des familles, qui se tiendra à Philadelphie du 22 au 27 septembre et qui culminera avec la messe du pape François, sur la présence ou non de couples « non réguliers » lors de cet événement ecclésial, il a répondu : 

« Nous suivrons l'Instrumentum Laboris du synode à la lettre. Tout le monde peut venir, personne n'est exclu », a-t-il répondu, ajoutant sur le ton de la plaisanterie : « Et si quelqu'un se sent exclu, je quitterai les 99 brebis et j'irai le chercher ! »

On peut y voir une grande préoccupation pour le salut des âmes des personnes engagées dans des voies dangereuses. Ou au contraire une manière d'assurer l'« inclusion » de tous dans un tel événement et dans les communautés ecclésiales. Il faut en tout cas préciser que, contrairement à ce qu'annonce le blog Rorate caeli, il ne semble pas que Mgr Paglia ait été interpellé spécifiquement sur les « couples homosexuels », mais bien sur les « couples irréguliers ».

Lors de cette conférence de presse organisée il y a quelques jours par la salle de presse du Vatican, la question des couples de même sexe a été posée plus précisément, pour savoir si l'homosexualité serait abordée et si des homosexuels feraient partie des panels de discussion. Mgr John McIntyre, évêque auxiliaire de Philadelphie a répondu : « Il y aura un discours sur ce thème par Ron Belgau, après les fondateurs de Spiritual Friendship Christ, il parlera de la manière dont il a confronté son orientation sexuelle en embrassant l'enseignement du Christ ; sa mère évoquera la manière dont elle a accepté cette situation. » Ron Belgau témoigne au sein de cette association de sa vie de célibat et de chasteté acceptés au nom de la loi du Christ.

L'archevêque de Philadelphie, Mgr Charles Chaput, se situe lui aussi dans cette ligne, et il a tenu à préciser : « Tous seront les bienvenus, même ceux qui éprouvent une attraction pour les personnes du même sexe, mais nous ne serons par une plateforme pour l'activité des lobbies qui s'affrontent à l'Eglise, mais nous accepterons chacun, nous voulons aborder les questions réelles, et non pas spéculatives, et ce thème est réel pour beaucoup de familles. »

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03 novembre, 2014

Mgr Paglia : « Les documents du synode ne servent à rien »

Mgr Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, a présenté lors du Congrès « Catholiques et vie publique » ouvert ce lundi à Rome sa vision de la famille aujourd’hui, dénonçant la marche vers une situation où la « culture hédoniste, égoïste où prime le culte du moi », où « les relations stables sont considérées comme impossibles » : une « société défamiliarisée ».
« Les documents du synode ne servent à rien ; le seul résultat qui vaille est le printemps des familles », a-t-il déclaré, déplorant le fait qu’au cours des rencontres avec le pape « la préoccupation majeure ait été celle des homosexuels et des divorcés remariés » au lieu qu’on parle d’« autres thèmes essentiels » comme « le rôle fondamental de la femme dans l’institution familiale ».
Si d’autres types d’union méritent le respect, a-t-il déclaré selon Infocatolica, vouloir en faire l’équivalent du mariage entre un homme et une femme ouvert à la vie « se fait sur une base fausse ».
« Respect » pour les autres types d’union ? La crise n’est pas finie.
Mais il a raison de dire qu'en dissociant le triptyque mariage-vie-famille, on a ouvert la porte à une libre recomposition qui a donné naissances aux « familles monoparentales, homosexuelles ou sans enfants ».

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09 août, 2014

La famille ? Le meilleur investissement que puisse faire un pays

« Le meilleur investissement d’un pays, ce ne sont pas les grandes constructions et une économie prospère, mais la famille forte, où l’on enseigne le respect, la valeur de la vie depuis sa naissance jusqu’à sa mort naturelle, où le dialogue entre générations est facilité, où les adultes les plus âgés ont un rôle d’exemple qui lui corresponde, où l’enfance et la jeunesse se sentent aimées et protégées. »
Mgr Ulloa Mendieta
C’est avec ces mots que l’archevêque métropolitain de Panama, Mgr José Domingo Ulloa Mendieta a accueilli les participants au premier congrès interaméricain des agents de la pastorale familiale, lundi dernier, souhaitant que l’événement ait un grand impact sur la vie ecclésiale et sociale du « continent de l’espérance ».

« Nous sommes réunis au service d’un seul objectif : fortifier la famille. Tout en sachant que la situation de la famille aujourd’hui, et les défis qu’elle rencontre, ne peuvent être décrits de manière facile et simple, car elle est très complexe : pauvreté, changement d’époque, promulgation de lois qui vont contre sa nature ; tout cela lance un défi à la pastorale de l’Eglise », a-t-il expliqué.
Mgr Ulloa voit des « signes d’espérance » dans la semence de l’Evangile au « cœur des peuples du continent » et dans le nombre de personnes mobilisées au service de la pastorale familiale, mais il ajoute : «  Nous sommes convaincus que nous ne jouons pas seulement le destin de l’Eglise mais aussi celui des nations, parce qu’elle est dans une situation de vulnérabilité. La sauver et la fortifier est une énorme responsabilité qui nous incombe dans la fidélité simultanée au Christ et à son Eglise. »
Mais la société doit jouer son rôle, a-t-il ajouté en parlant du « meilleur investissement d’un pays » : « Les Etats eux-mêmes doivent protéger, promouvoir et garantir le développement social, culturel, spirituel, économique de la famille, constituée par un homme et une femme, telle qu’elle naît du Projet de Dieu. » C’est « un des modes de réalisation » de la « vocation fondamentale et innée de tout être humain » : « Famille, sois ce que tu es ! »
Le discours de bienvenue de l’archevêque de Panama contraste tout de même avec les propos introductifs de Mgr Vincenzo Paglia, le même jour : le président du Conseil pontifical pour la famille était venu de Rome en cette qualité. Le propos est plus technique, plus lisse aussi.
Mgr Vincenzo Paglia
Mgr Paglia voit dans la tenue du congrès en ce mois d’août un événement « providentiel », à la veille du Synode extraordinaire sur la famille prévu pour l’automne, soulignant que le « Saint Père désire que le thème soit abordé de manière ample et participative ». « C’est lui personnellement qui a voulu faire commencer la réflexion à travers un débat de deux jours au Consistoire des cardinaux en février de cette année. Ensuite il a voulu que l’on écoute le point de vue de toutes les Conférences épiscopales et d’un grand nombre d’autres institutions et de fidèles sur le thème du mariage et de la famille à travers un questionnaire. L’Instrumentum laboris que la secrétairerie du Synode a présenté il y a quelques semaines reflète fidèlement une large synthèse des réponses. »
Mgr Paglia a rappelé que les résultats des travaux du Synode extraordinaire réunissant les seuls présidents des conférences épiscopales et « quelques autres experts » devront être réexaminés tout au long de 2015 par les conférences épiscopales pour être finalement examinés à l’Assemblée générale ordinaire d’octobre 2015. »
On est parti pour des discussions au long cours ; ce qui laisse songeur vu le parti-pris – au moins apparent – d’y faire entrer des « controverses » là où l’enseignement de l’Eglise est clair et fixé.
Mgr Paglia poursuivait : « Il me paraît important de souligner que le pape François ne veut pas d’une réflexion purement théorique. Il veut que l’on regarde la réalité de la vie des familles dans l’actualité, la situation où elles se trouvent dans les différents continents,  pour participer des joies et des angoisses, des espérances et des peurs qui sont les leurs. (…)
« Chers amis, nous ne sommes pas ici pour nous-mêmes, pour renforcer nos organisations et pour affiner nos projets, pour évaluer nos programmes et élaborer de nouvelles stratégies. Choses toutes nécessaires. Nous vivons un “kairos”, un moment particulier de la vie de l’Eglise et du monde. Le pape François nous demande une nouvelle prophétie. Il a eu l’intuition que c’est l’heure de la famille, l’heure de la communion et non de la solitude, de la solidarité et non de l’individualisme. Que c’est l’heure de l’Eglise, en tant que famille appelée à aider les peuples, souvent déchirés par les conflits, à s’entendre comme une grande famille. »
Sans vouloir être trop critique, il me semble que Mgr Paglia ne dit en fait pas grand-chose.

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15 mars, 2013

Mgr Laffitte : le “mariage gay” vise la “destruction complète de la famille”

Vatican Family Secretary Jean Laffitte does not see redefiniLe secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Jean Laffitte, a déclaré la semaine dernière lors d'une conférence à l'université Saint Mary's à Twickenham au Royaume-Uni, que la doctrine du « mariage égalitaire » est un slogan forgé par des révolutionnaires socialistes post-chrétiens pour servir d'arme politique en vue de créer un paradigme culturel de moralité totalement nouveau qui ne pourra être mis en œuvre qu'après la « destruction complète de la famille », rapporte Hilary White sur LifeSite.

Je traduis ici son article en abrégé,

Il a mis en garde contre une menée internationale massive visant à réécrire les normes sociales dans les pays naguère chrétiens d'Occident, qui a eu pour résultat « l'extension extrêmement rapide » de lois qui « mettent en danger la survie même de la famille ».

Cette poussée n'est pas seulement le fait d'activistes gays, a-t-il insisté, mais se réalise dans le cadre international plus sinistre formé d'« ingénieurs sociaux » laïcistes très haut placés qui veulent s'en prendre de manière radicale aux idées fondatrices de la civilisation occidentale. Avec une accélération « bien plus sévère et plus rapide » ces trois dernières années : « bien plus que nous n'aurions pu l'imaginer ».

Au premier rang de cette « évolution » légale se trouve la reconnaissance légale des unions de même sexe, « abusivement appelées mariages », résultant de la progression du « relativisme par rapport à la différenciation sexuelle » qui a démarré « il y a quelques années seulement ».

Une tendance qui se traduit également, selon Mgr Laffitte cité par l'organisateur de l'événement, par la « normalisation aussi bien à travers la loi que par la politique sociale du style de vie homosexuel actif ».

L'institution du « mariage égalitaire », a déclaré Mgr Laffitte, reprenant l'appellation du « mariage pour tous » dans sa déclinaison argentine, est le « point central d'un véritable projet révolutionnaire qui cherche à renverser les structures les plus fondamentales de la vie sociale ». Ce que confirme, a-t-il rappelé, le ministre français de la justice, dont il a cité les mots à propos de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe : une « réforme de civilisation », disait Christiane Taubira.

Mgr Laffitte a plus longuement évoqué l'exemple français en expliquant que les enfants de deux ans en maternelle doivent y être endoctrinés par l'idéologie de « l'égalité », citant Vincent Peillon qui a déclaré cela nécessaire pour arracher l’élève à tous les déterminismes, social, philosophique, familial, et religieux.

De tels faits ne sont pas le fruit du hasard, mais constituent « le fondement d'un système alternatif de moralité… qui sera pleinement établi après la destruction complète de la cellule familiale tel qu'elle a été comprise pendant des siècles et autour de laquelle le tissu social des sociétés les plus avancées a été construit et consolidé ».

Il s'agit, a-t-il poursuivi, de normaliser le « relativisme sexuel », qui utilise l'homosexualité comme une sorte de coin manœuvré au moyen de la propagande pour l'égalité. « La diffusion de l'idéologie du genre et le déni du caractère originel et essentiel de la complémentarité sexuelle » s'est réalisée en grande hâte : cela a commencé au début des années 1990 avec la « banalisation de l'exercice des facultés sexuelles entre personnes de même sexe », avec des conséquences sur la « moralité publique et la société au sens large ». Jusqu'alors, l'homosexualité était considérée comme un « tabou moram » par les pasteurs comme par les moralistes : « une transgression sur le plan éthique ».

« Nul n'aurait pu imaginer que ce qui était accepté dans une grande majorité de cultures en ce qui concerne la définition du mariage allait vite devenir l'objet d'une réévaluation radicale. De telles convictions de temps révolus n'existent plus, et c'est pourquoi dans presque toutes les cultures l'Eglise est confrontée aujourd'hui par des défis qui étaient inconcevables il y a seulement un demi-siècle. »

Mgr Laffitte s'est dit convaincu du fait que « la nature accélérée » de « l'innovation » de la reconnaissance légale des unions homosexuelles est le signe de l'existence « d'une volonté délibérée de traverser la culture et, au bout du compte, d'imposer une nouvelle moralité et une nouvelle organisation de la vie en société ». Et ce au moyen d'un argument apparemment irréfutable, celui de « l'égalité », utilisé pour « justifier l'initiative d'une loi totalement révolutionnaire ».

Et de noter qu'en Argentine, cette dialectique avait tout envahi, au point de « rendre impossible toute discussion sur le sujet au sein de la famille » : les enfants dans les écoles comme les jeunes hommes et les jeunes femmes dans les universités font l'objet d'une « propagande sans relâche ».

Il a conclu, avec Benoît XVI, que dès lors que l'engagement pour la vie dans le cadre du mariage naturel est « répudié », les « figures-clef de l'existence humaine disparaissent de la même façon : père, mère, enfant, les éléments de l'expérience de l'existence humaine sont perdus ».

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...