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08 mai, 2021

LifeSiteNews exclu de Facebook sous la pression du lobby pro-mort : COVID, LGBT, avortement et censure

Le plus gros site pro-vie anglophone, LifeSiteNews (50 millions de lecteurs) a été définitivement exclu de Facebook mardi dernier, sans avertissement et sans appel, pour violation des « règles de la communauté ». Il est reproché à LifeSite d’avoir publié « de fausses informations sur le COVID-19 qui pourraient entraîner des dommages physiques », ainsi que des messages « décourageant » de recevoir le « vaccin » anti-COVID.

L’article incriminé était une tribune portant sur une analyse des données de pharmacovigilance des Etats-Unis relatives à des décès à la suite d’une vaccination et consistait pour l’essentiel en un copié-collé des cas présentés par le VAERS (Vaccine Adverse Events Reporting System).

Il décrivait également les hypothèses sur le lien entre la gravité et le nombre des effets secondaires et le fait pour les personnes vaccinées d’avoir déjà été infectés par le SARS-CoV-2, consciemment ou à leur insu, citant une étude de King’s College présentée par le Daily Telegraph de Londres, soit une source « mainstream », et des anecdotes du même ordre rapportées par des médias locaux.

Des articles antérieurs publiés par LifeSite sur Facebook avaient déjà fait l’objet de signalements, en particulier ceux dénonçant le lien entre de nombreux vaccins (anti-COVID ou non) et l’avortement à travers l’utilisation de lignées de cellules fœtales obtenues à partir d’avortements pour leur développement ou leur production.

Vendredi, quatre puissants lobbies militant pour l’avortement, le « mariage » gay et les droits « LGBT » ont revendiqué la paternité de cette censure.

Un communiqué conjoint publié par Media Matters for America, les lobbies pro-LGBT Human Rights Campaign et GLAAD ainsi que NARAL Pro-Choice America affirme ainsi :

« Il a fallu faire pression pour que Facebook retire la page de LifeSiteNews, notamment en attirant l'attention sur la désinformation flagrante concernant le COVID-19 et les vaccins sur la page de LifeSiteNews, en compilant plus de 100 publications prouvant la violation répétée par LifeSiteNews des politiques connexes de Facebook, et en faisant appel à GLAAD, Human Rights Campaign, NARAL et Media Matters pour que Facebook agisse enfin. »

Et de réclamer à Facebook l’engagement de procéder à la dépublication de trois autres pages LifeSite (les pages « mariage », « catholique » et « avortement » que le communiqué désigne par des liens) qui n’ont pas encore été bannies par la censure.

Le communiqué lui-même ainsi que des tweets fanfarons publiés par la directrice de NARAL (association nationale des Etats-Unis pour le droit à l’avortement) accusaient Facebook de n’avoir que trop tardé à prendre des mesures contre le « discours de haine » dont LifeSiteNews serait coutumier.

Steve Jalsevac, président et fondateur de LifeSiteNews, a commenté la censure qui frappe ce média en pleine expansion : 

« Le fait que quatre groupes pro-avortement et de gauche aient publié une déclaration commune s’attribuant le mérite de l’interdiction de LifeSite sur Facebook n’est rien moins que stupéfiant. Big Abortion et Big Tech se sont clairement concertés pour nous censurer, en utilisant comme prétexte les informations bien documentées que nous publions sur les vaccins anti-coronavirus.

« Que signifie réellement tout cela ? Que les reportages de LifeSiteNews avaient un impact très gênant pour toute leur propagande grâce à nos articles factuels, bien documentés, avec de nombreuses citations de vrais experts. La seule stratégie qui leur reste est typiquement de débiter des accusations ad hominem dénuées de sens et d’essayer de nous faire taire parce qu’ils n’ont pas de contre-arguments convaincants. »

L’étau se resserre sur l’information libre et indépendante. La directrice du Marketing de LifeSite, Rebekah Roberts, remarque que l’exclusion de LifeSite de Facebook n’est « pas une surprise ». « Cela fait des mois que nous savions que cela devait arriver. »

LifeSite se prépare activement pour contrer la censure. Le média encourage notamment l’abonnement (gratuit) à sa lettre d’informations : chers lecteurs anglophones, c’est par ici.

Il est également présent sur des réseaux sociaux alternatifs :


Pour contribuer matériellement aux projets de contournement de la censure de LifeSiteNews, rendez-vous ici :


C’est maintenant qu’il faut agir. Il y a péril en la demeure.

En tant que correspondante de LifeSite à Paris depuis plus de dix ans, je vous remercie de votre générosité.



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© leblogdejeannesmits

12 mars, 2021

Traquer les “fake news” et bannir les opposants au vaccin ? Selon Robert F. Kennedy, tout cela a été prévu lors de l'exercice épidémique Event 201 organisé par Bill Gates

Je vous propose ci-dessous ma rapide traduction d’une tribune de Robert F. Kennedy, de Children’s Health Defense aux Etats-Unis, reproduite par LifeSiteNews. D’après les enregistrements en ligne de l’Event 201 par lequel Bill Gates et d’autres s’étaient livrés à une simulation d’une pandémie meurtrière de coronavirus… en octobre 2019, il souligne qu’à l’époque on s’interrogeait sur la nécessité de surveiller les réseaux sociaux et bloquer les critiques des vaccins qui permettraient de mettre fin à la pandémie.

L’ensemble offre des similitudes troublantes avec ce qui se passe aujourd’hui. – J.S.

*

Au cours des deux dernières semaines, Facebook et d’autres sites de réseaux sociaux m’ont banni, ainsi que de nombreux autres opposants à la corruption officielle et aux politiques de santé publique autoritaires. Voici donc de quoi nourrir ceux d’entre vous qui avez le sentiment étrange que la réponse du gouvernement et de l’industrie à la pandémie semble avoir été planifiée – avant même qu’il y ait une pandémie.

Le document ci-joint [retranscription en anglais des débats lors de l’Event 201] montre qu’une cabale d’individus puissants a effectivement commencé à planifier l’éviction massive des sceptiques vis-à-vis des vaccins des réseaux sociaux dès octobre 2019, une semaine ou deux avant que le COVID ne commence à circuler. C’est en octobre que le fondateur de Microsoft, Bill Gates, a organisé un exercice de quatre simulations théoriques d’une pandémie mondiale de coronavirus avec d’autres gros légumes de l’« État profond ». L’exercice a été baptisé Event 201.

Les co-conspirateurs de Gates comprenaient des représentants de la Banque mondiale, du Forum économique mondial (Great Reset), du Bloomberg/Johns Hopkins University Populations Center, des Centers for Disease Control and Prevention, de divers médias, du gouvernement chinois, d’un ancien directeur de la Central Intelligence Agency/National Security Agency (les « anciens » agents de la CIA, ça n’existe pas), du fabricant de vaccins Johnson & Johnson, des secteurs de la finance et de la biosécurité, ainsi que d’Edelman, la plus grande société de relations publiques au monde.

Sous la direction de Gates, ces éminences ont joué le rôle de membres d’un conseil de contrôle de la pandémie, élaborant des stratégies gouvernementales pour contrôler la pandémie, le récit et la population. Inutile de dire qu’il n’a guère été question de la mise en place de systèmes immunitaires, de remèdes prêts à l’emploi ou de médicaments et vitamines thérapeutiques non brevetés, mais beaucoup de la promotion de l’adoption de nouveaux médicaments antiviraux et vaccins brevetables.

Mais les participants se sont surtout concentrés sur la planification de stratégies d’État policier, centrées sur l’industrie et axées sur la peur, pour gérer une contagion mondiale imaginaire par un coronavirus qui culminerait par une censure massive des réseaux sociaux.

Curieusement, Gates affirme aujourd’hui que la simulation n’a jamais eu lieu. Le 12 avril 2020, Gates déclarait à la BBC : « Maintenant, nous y sommes. Nous n’avons pas simulé cela, nous n’avons pas fait d’exercices pratiques, donc tant pour les politiques de santé que pour les politiques économiques, nous nous trouvons en territoire inconnu. »

Malheureusement pour ce bobard, les vidéos de l’événement sont toujours disponibles sur Internet. Elles montrent que Gates et son équipe ont bel et bien simulé des politiques de santé et des politiques économiques. Il est difficile de croire que Gates a pu l’oublier.

L’épidémie de COVID simulée par Gates lors de l’événement 201 provoquait 65 millions de décès au bout de 18 mois et un effondrement économique mondial pouvant durer jusqu’à une décennie. Par rapport à la simulation de Gates, la crise réelle du COVID-19 est donc un peu ratée, puisqu’elle a seulement entraîné 2,5 millions de décès « attribués au COVID » au cours des 13 derniers mois.

Les décès « attribués au COVID » dans la vie réelle sont très discutables, et doivent être considérés dans le contexte d’une population mondiale de 7,8 milliards d’habitants, avec environ 59 millions de décès attendus chaque année. Les prédictions d’un effondrement économique qui durera une décennie s’avéreront probablement plus exactes – mais uniquement en raison du confinement draconien promu par Gates.

Le scénario de l’événement 201 de Gates envisage d’importantes émeutes anti-vaccins déclenchées par des publications sur Internet. La supposition universelle et obstinée de ses participants était qu’une telle crise serait l’occasion de promouvoir de nouveaux vaccins et de renforcer les contrôles de l’État, devenu Etat de surveillance et de censure.

Le quatrième segment du scénario – sur la manipulation et le contrôle de l’opinion publique – est le plus révélateur. Il prédit de façon troublante la crise actuelle de la démocratie :

Les participants ont discuté des mécanismes permettant de contrôler la « désinformation » et la « mésinformation », en « inondant » les médias de propagande (« bonne information »), en imposant des sanctions pour la diffusion de mensonges et en discréditant le mouvement anti-vaccination.

  1. Jane Halton, de la banque australienne ANZ, l’un des auteurs de la politique australienne répressive « no jab, no pay » (pas de vaccin, pas de salaire), a assuré aux participants que la Fondation Gates créait des algorithmes « pour passer au crible les informations sur ces plates-formes de réseaux sociaux » afin de protéger le public des pensées et informations dangereuses

  2. George Gao, le directeur plein de prescience du Centre chinois de contrôle des maladies, s’inquiète de savoir comment supprimer les « rumeurs » selon lesquelles le virus aurait été fabriqué en laboratoire : « Les gens croient qu’il s’agit d’un virus créé par l’homme... [et qu’une] entreprise pharmaceutique a fabriqué le virus.

  3. Chen Huang, chercheur chez Apple, chercheur chez Google et principal expert mondial en matière de technologie de suivi et de traçage et de reconnaissance faciale, joue le rôle du présentateur de journal télévisé qui présente les contre-mesures gouvernementales. Il attribue les émeutes aux militants anti-vaccins et prédit que Twitter et Facebook vont coopérer en vue « d’identifier et de supprimer un nombre inquiétant de comptes destinés à diffuser des informations erronées sur l’épidémie » et de mettre en place « des fermetures d’Internet... pour apaiser la panique »

  4. Le Dr Tara Kirk Sell, chercheur principal au Johns Hopkins Center for Health Security de la Bloomberg School of Health, s’inquiète du fait que les entreprises pharmaceutiques sont accusées d’avoir introduit le virus pour pouvoir gagner de l’argent avec les médicaments et les vaccins : « [Nous] avons vu la confiance du public dans leurs produits s’effondrer. » Elle note avec inquiétude que « l’agitation, due à de fausses rumeurs et à des messages qui divisent, augmente et exacerbe la propagation de la maladie, car les niveaux de confiance chutent et les gens cessent de coopérer aux efforts de réponse. C’est un problème massif, qui menace les gouvernements et les institutions de confiance.

  5. Sell rappelle à ses collègues de l’exercice : « Nous savons que les réseaux sociaux sont désormais le principal moyen pour de nombreuses personnes de s’informer, de sorte que des interruptions sur ces plates-formes pourraient freiner la propagation de la désinformation. » Selon Mme Sell, les alliés des gouvernements et de l’industrie disposent de nombreux moyens pour atteindre cet objectif : « Certains gouvernements ont pris le contrôle de l’accès national à l’internet. D’autres censurent les sites Web et le contenu des réseaux sociaux, et un petit nombre d’entre eux ont complètement fermé l’accès à Internet pour empêcher la propagation de la désinformation. Des sanctions ont été mises en place pour la diffusion de fausses informations nuisibles, y compris des arrestations.

  6. Matthew Harrington, PDG d’Edelman Public Relations, convient que les réseaux sociaux doivent rentrer dans le rang pour promouvoir la politique gouvernementale : « Je pense également que nous sommes à un moment où les plates-formes des réseaux sociaux doivent faire un pas en avant et reconnaître que le moment d’affirmer qu’elles sont une plate-forme technologique et non un diffuseur est terminé. Elles doivent en fait participer à la diffusion d’informations exactes et s’associer aux communautés scientifiques et sanitaires pour faire contrepoids, voire envahir la zone, d’informations exactes. Car essayer de remettre le génie dans la bouteille de la désinformation et de l’information erronée n’est pas possible.

  7. Stephen Redd, l’« amiral » du service de santé publique, a la sinistre idée que le gouvernement devrait exploiter les données des réseaux sociaux pour identifier les personnes ayant des croyances négatives : « Je pense qu’avec les plates-formes des réseaux sociaux, il y a une possibilité de comprendre qui est sensible... à la désinformation, donc je pense qu’il y a une possibilité de collecter des données à partir de ce mécanisme de communication.

  8. Adrian Thomas, de Johnson & Johnson, annonce « des nouvelles importantes à partager de la part de certaines de “nos sociétés membres [Pharma]” : Nous effectuons des essais cliniques sur de nouveaux antirétroviraux, et en fait, sur des vaccins ! » Il recommande une stratégie pour résoudre les problèmes de ces entreprises lorsque « des rumeurs se seront répandues » selon lesquelles leurs produits, testés de façon médiocre, « causent des décès et que les patients n’en veulent plus ». Il suggère : « Peut-être faisons-nous l’erreur de signaler et de compter tous les décès et toutes les infections.

  9. Ancien directeur adjoint de la CIA, Avril Haines a dévoilé une stratégie visant à « inonder la zone » de propagande provenant de « sources fiables », notamment « des leaders communautaires influents, ainsi que des travailleurs de la santé. » Il met en garde contre « les fausses informations qui commencent à entraver notre capacité à faire face à la pandémie, alors nous devons être en mesure d’y répondre rapidement »

  10. Matthew Harrington (PDG d’Edelman) observe que l’Internet – qui promettait autrefois la décentralisation et la démocratisation de l’information – doit maintenant être centralisé : « Je pense, pour rebondir un peu sur ce que vient de dire Avril, que de la même manière que dans les conversations précédentes où nous avons parlé de centralisation autour de la gestion de l’information ou des besoins en matière de santé publique, il faut une réponse centralisée autour de l’approche de communication qui sera ensuite transmise en cascade aux porte-parole informés, représentés dans les communautés d’ONG, les professionnels de la santé, etc.

  11. Tom Inglesby (expert en biosécurité de Johns Hopkins, conseiller auprès des National Institutes of Health, du Pentagone et de Homeland Security) convient qu’un contrôle centralisé est nécessaire : « Vous voulez dire centralisé au niveau international ?

  12. Matthew Harrington (Edelman) répond que l’accès aux informations devrait être « centralisé à l’échelle internationale, car je pense qu’il doit y avoir un dépôt central de data factuels et de messages clefs »

  13. Hasti Taghi (Conseiller médias) résume : « Le mouvement anti-vaccin était très fort et c’est quelque chose qui s’est répandu spécifiquement via les réseaux sociaux. Alors que nous effectuons des recherches pour mettre au point les bons vaccins afin d’éviter que cela continue, comment diffuser les bonnes informations ? Comment communiquer les bonnes informations pour que le public ait confiance dans ces vaccins que nous créons ?

  14. Kevin McAleese, responsable des communications pour les projets agricoles financés par Gates, observe : « Pour moi, il est clair que les pays doivent faire de gros efforts pour gérer à la fois les informations erronées et la désinformation. Nous savons que les entreprises de réseaux sociaux travaillent jour et nuit pour combattre ces campagnes de désinformation. La tâche d’identifier tous les mauvais acteurs est immense. C’est un problème énorme qui nous empêchera de mettre fin à la pandémie et qui pourrait même entraîner la chute de gouvernements, comme nous l’avons vu lors du printemps arabe. Si la solution consiste à contrôler et à réduire l’accès à l’information, je pense que c’est le bon choix.

  15. Tom Inglesby, directeur du Johns Hopkins Center for Health Security de Bloomberg, abonde dans le même sens et demande si « dans ce cas, vous pensez que les gouvernements en sont arrivés au point de devoir exiger des entreprises de réseaux sociaux qu’elles fonctionnent d’une certaine manière ?

  16. Lavan Thiru, ministre des finances de Singapour, suggère que le gouvernement pourrait faire des exemples parmi les dissidents en prenant « des mesures gouvernementales ou coercitives contre les fake news ». « Pour certains d’entre nous, cette nouvelle réglementation est mise en place sur la façon dont nous traitons les fake news. C’est peut-être le moment pour nous de présenter quelques cas où nous sommes en mesure de mettre en avant certains mauvais acteurs et de laisser aux tribunaux le soin de décider s’ils ont effectivement diffusé des fake news. »

Lisez la transcription ci-jointe pour voir comment Gates et son appareil gouvernemental, pharmaceutique et de renseignement ont télégraphié leurs plans pour censurer et contrôler les médias pendant la pandémie. Dans une autre troublante coïncidence, le COVID-19 a commencé à circuler parmi les populations mondiales quelques jours après la réunion de Gates.

© 11 mars 2021 Children’s Health Defense, Inc. Voulez-vous en savoir davantage sur Children’s Health Defense ? Inscrivez-vous pour recevoir gratuitement les nouvelles et les mises à jour de Robert F. Kennedy, Jr. et de Children’s Health Defense. Pour soutenir l’association, c’est par là.

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12 février, 2021

Censure COVID-19 : la chaîne LifeSiteNews bannie par YouTube

300.000 abonnés partis en fumée. La plus grande part des vidéos introuvables. Quand YouTube censure, c’est avec les grands moyens, même si l’utilisateur a une aussi grande assise internationale que LifeSiteNews, premier site anglophone pro-vie dans le monde, qui rivalise avec les médias mainstream mais qui ne parle pas avec la même voix de la pensée unique.

Voici le communiqué de LifeSite à propos de cette censure digne du stalinisme (et plus largement des dictatures communistes qui continuent de bâillonner la voix de leurs peuples – comme la Chine ou la Corée du Nord) : 

YouTube vient de supprimer complètement la chaîne LifeSiteNews YouTube. Ce n’est pas une interdiction temporaire, chacune de nos vidéos a complètement disparu. 

Heureusement, nous avons des sauvegardes de toutes nos vidéos, mais cela signifie que des centaines de milliers de personnes ont perdu l'accès à notre contenu de vérité. 

Vous pouvez regarder nos vidéos en cours sur Rumble, ici : https://rumble.com/user/LifeSiteNews

Ou sur notre chaîne LifeSiteNews Catholic Rumble, ici : https://rumble.com/user/LifeSiteNewsCatholic

Vous pouvez également vous inscrire pour recevoir des alertes par courrier électronique sur nos récentes vidéos ici : https://bit.ly/LifeSiteVideoSub

Le fait d'être complètement retiré de YouTube signifie que nous avons perdu l'accès à plus de 300.000 followers. Aidez-nous à construire Rumble et nos autres plateformes alternatives en faisant un don via notre lien sécurisé : https://give.lifesitenews.com/

Je ne saurais trop recommander à mes lecteurs anglophones de s’abonner aux vidéos de LifeSiteNews – voire de participer au chapelet en ligne quotidien (à retrouver ici).

The Epoch Times s’est entretenu avec des responsables de YouTube, qui ont justifié leur censure ainsi : 

« Conformément à notre système d'avertissements bien établi, nous avons fermé la chaîne LifeSite News Media pour avoir violé à plusieurs reprises notre politique de désinformation COVID-19, qui interdit tout contenu promouvant des méthodes de prévention qui contredisent les autorités sanitaires locales ou l'OMS [Organisation mondiale de la santé].

« Toute chaîne qui enfreint notre politique de désinformation COVID-19 fera l’objet d’un avertissement, qui a pour effet de restreindre temporairement le téléchargement ou la diffusion en direct. Les chaînes qui recevront trois avertissements au cours d'une même période de 90 jours seront définitivement supprimées de YouTube. »

Il faut en prendre conscience : YouTube et ses semblables haïssent tout ce que nous sommes.

Raison de plus pour soutenir ceux qui luttent contre le mensonge !


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10 novembre, 2016

Censurée sur Radio Courtoisie

Je participais comme invitée mercredi soir, 9 novembre, au « Club de la presse » de Martin Peltier dans le cadre de son Libre journal de la liberté surveillée.

En l’occurrence, et pour moi, cela aura été une liberté surveillée et censurée.

A la fin de l’émission, j’ai fait une courte déclaration qui a été coupée au montage en vue des rediffusions, ainsi que je l’ai constaté ce jeudi matin.

Voici ce que j’ai dit, verbatim,  comme on  l’entendre sur l’enregistrement du direct :

Chers auditeurs de Radio Courtoisie, en tant qu’invitée comme ce soir, ou suppléante pendant toutes ces années, j'ai eu beaucoup, beaucoup de plaisir à être avec vous. Je ne peux pas ne pas dire ma solidarité avec Bernard Antony qui a été évincé de la radio, qui a été débarqué. Je suis pleinement solidaire avec lui, je regrette le tour que prennent les événements sur cette radio, qui à mon avis desservent les idées que je défends, et à titre personnel je ne voulais pas vous quitter ce soir sans vous l’avoir dit.

Nous avons brièvement échangé à ce sujet avec Martin Peltier,  et je lui disais que pour mon retour à la radio les choses me semblaient désormais «  plus difficiles » – il suffit de regarder le nombre de patrons  et suppléants débarqués.

A la fin de l’émission, j’ai dit, tout simplement : « Bonsoir, chers auditeurs, et j’espère à bientôt quand même. »

Ces deux derniers mots ont aussi été jugés de  trop, puisqu’ils ont également été coupés, et tout cela aboutit à changer totalement le sens de mon propos. C’est une manipulation évidente, outre que le procédé est fort discourtois.

Tout cela est triste et dommage, mais c'est pour moi une question de loyauté, de vérité, et aussi de cohérence en tant que vice-présidente de l'AGRIF.

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24 novembre, 2014

La conférence interdite sur l'avortement à Oxford : texte intégral

Riposte catholique signalait il y a quelques jours qu'un débat sur l'avortement a été annulé à l'université d'Oxford parce que… l'avortement ne saurait être sujet à débat et que les deux journalistes protagonistes, l'un athée, l'autre catholique, étaient des hommes. Qui n'ont dont par définition pas droit à la parole, qu'ils soient pour ou contre. Le journal britannique Catholic Herald vient de publier le texte que Tim Stanley, le catholique, aurait présenté. Sans être opposé à l'avortement dans tous les cas, celui-ci répond positivement à la question posée dans le cadre du débat : « Cette chambre considère que la culture de l’avortement en Grande-Bretagne nous est tous dommageable. »

L'événement était organisé par les Oxford Students for Life (les étudiants pro-vie d'Oxford) qui n'ont pas réussi à trouver un lieu de débat après que des pressions et des intimidations des « pro-choix » de « Women's Campaign »eurent conduit les autorités universitaires en interdire la tenue au Blue Boar Lecture Theatre de Christ Church. Neil Addison, directeur du Thomas More Legal Centre, a fait observer que l'annulation du débat contrevient à la loi sur l'éducation qui garantit la liberté d'expression dans les universités.

Tim Stanley, censuré.
Voici ma traduction intégrale de la conférence interdite de Tim Stanley. – J.S.

Je ne suis pas là ce soir pour débattre de la question de savoir si l’avortement doit être, ou non, légalisé ; si donc quelqu’un veut me demander ce qu’il faut faire par rapport à l’avortement en cas d’inceste de viol, merci de ne pas perdre votre temps. La plupart des gens admettent que l’avortement puisse être dans certaines circonstances une nécessité tragique, et qu’il n’est pas près de disparaître. Non : je suis ici pour débattre d’un point précis : oui ou non la culture de l’avortement fait-elle du mal à la Grande-Bretagne. 
Je définis la culture de l’avortement comme une culture où l’avortement est si fréquent qu’il commence à apparaître comme une forme habituelle de contraception, comme le suggèrent les statistiques ; où l’opinion est largement partagée selon laquelle il s’agit d’un droit, qu’il n’est associé à aucun risque, et que de fait il représente une sorte libération pour les femmes qui y ont accès. Dans une culture de l’avortement, le débat même sur l’avortement serait controversé, voire impossible. Les tentatives pour empêcher cette discussion raisonnable suggèrent qu’une telle culture existe bien. 
Mais je pense que la culture de l’avortement aggrave en réalité certaines injustices au sein de notre société. Quiconque a véritablement le souci de la liberté et des droits des femmes – c’est-à-dire chacun de nous – doit être prêt a revoir les données sur les conséquences de l’avortement à la demandet. Et comment le silence à propos de ces effets fait du tort à certains groupes minoritaires. 
D’abord, les chiffres. Les statistiques de l’avortement en 2013 rendent compte d’une réalité inquiétante. Il y en a eu, cette année-là, 185.331. Seul un pourcent été lié à un risque de voir naître un enfant handicapé. 99,84 % d’entre eux ont été pratiqué en conformité avec la loi sur l’avortement de 1967 qui les justifie en cas de risque pour la santé mentale de la femme, une condition qu’il est notamment notoirement facile de contourner. Vincent Argent, naguère directeur médical du British Pregnancy Advisory Service, à publiquement reconnu cette année que les médecins signent fréquemment des formulaires d’avortement à l’avance, sans rencontrer la femme. Il vaut la peine d’être notée, soit dit en passant, que 64 % des avortements ont lieu dans le secteur privé, financé par le service national de la santé (NHS). Il y a de l’argent à gagner. 
Regardez ces chiffres de plus près, et vous trouverez des choses intéressantes en ce qui concerne la classe et la race, qui suggèrent que l’avortement est plus fréquent parmi certains groupes. Cela est connu en ce qui concerne la société américaine : les premières cliniques d’avortement légales étaient majoritairement situées dans des zones à dominante noire, et en 2012 les données ont montré que dans la ville de New York les femmes noires ont subi davantage d’avortements qu’elles n’ont donné naissance. Au Mississippi, les Afro-Américains représentent quelque 37 % de la population, mais 75 % des avortements. Ces chiffres ne sont pas aussi dramatiques au Royaume-Uni parce que notre population est plus homogène sur le plan démographique. Mais réfléchissez à ceci : les « Noirs ou les Britanniques noirs » ne composent que 3,3 % de la population, mais 9 % des avortements sont pratiqués sur cette population. 
Environ 37 % de toutes les femmes qui ont avorté en 2013 avaient déjà subi au moins un avortement auparavant ; un chiffre en augmentation par rapport au 32 % de 2003, et à peu près une femme sur 7 ayant subi un avortement se trouvait effectivement au sein d’une relation. Ces données suggèrent que l’avortement pourrait bien être utilisé par certaines personnes comme une forme de contraception. Cela est extraordinaire, étant donné que notre société est saturée de message sur le safe sex et que l’industrie de l’avortement assure que la procédure est sûre, légale, et rare. 
Pourquoi donc a-t-on recours à l’avortement de cette manière ? L’une des explications pourrait se trouver dans une étude Joseph Rowntree de 2004, notant que les jeunes filles avec peu de perspectives scolaires choisissaient de garder leur bébé, tandis que celles qui avaient l’intention d’aller à l’université et de trouver du travail avaient plus de chances de recourir à l’avortement. En d’autres termes, certains groupes de femmes ont des relations fréquentes et non protégées et tombent enceintes malgré des décennies d’éducation, et ce qu’elles font ensuite relève d’un choix qui n’est pas nécessairement dicté par la volonté personnelle mais par l’économie. 
Vous pourriez dire : « C’est une bonne chose, puisque cela signifie que les femmes exercent le contrôle sur leur propre corps et qu’elles contrôlent également leur avenir économique. » Mais posez la question à l’envers. Cela veut dire aussi que certains groupes négligent toute l’information dispensée à propos de la contraception et des relations, tombant enceintes et revenant à la clinique encore et encore comme si cela n’était pas du tout différent de la pilule. Et cela signifie, deuxièmement, que les décisions sur le fait d’élever un enfant sont moins déterminées par un choix personnel authentique que par la pression culturelle. Cela suggère que les femmes ne se voient pas offrir une alternative sérieuse à l’avortement, il ne reçois aucun soutien de famille ou de la gouvernance, mais que les messages culturels qui les touchent ne parle que de la terreur et de la pression liées à l’éducation des enfants. Vous pourriez trouver quelques éléments de ce message dans la politique conservatrice d’arrêt de versemetn des allocations familiales, ce qui à mon avis va plutôt contre leur image favorable à la famille. 
Puisque nous parlons de la pression de la culture, parlons aussi de la « disponibilité ». L’avortement à la demande alimente l’idée selon laquelle nous avons tous droit à une entière autonomie et à être libérés de toute responsabilité à l’égard d’autrui. C’est une bonne nouvelle pour les forts, elle est mauvaise pour les vulnérables. 
Pensez maintenant à cette étrange hypocrisie. Nous vivons dans une société où les droits des personnes handicapées nous importent beaucoup – ainsi que le montre l’opposition aux réformes gouvernementales à propos des subventions en leur faveur – et nous nous disons toujours qu’ils ont droit à l’entière citoyenneté. Mais nous disons également aux femmes enceintes que si leurs enfants sont handicapés, elles ont alors un droit absolu à avorter. Les résultats sont assez inquiétants. Neuf bébés sur 10 porteurs d’un diagnostic de spina bifida sont avortés. La proportion est à peu près la même pour les enfants trisomiques. De fait une étude de 2009 a montré que chaque jour trois bébés sont avortés pour trisomie. 
Je le répète : je ne dis pas que les femmes ne doivent pas être libres prendre cette décision. Tout ce que je dis, c’est que dans une culture de l’avortement, il y a une pression favorable pour l’avortement, qui apparaît comme une option d’une facilité mythique. Peter Elliott, président de la Fondation sur la recherche sur la trisomie 21, qui a un fils de 24 ans, David, atteint de trisomie 21, a dit de cette étude de 2009 : « Pourquoi les avortements sont-ils si nombreux si ce n’est parce qu’on a donné l’impression que la situation était effrayante et qu’elle justifiait l’avortement ? Je ne crois pas que ce choix est présenté aux parents de manière véridique : ces enfants ont une vie bonne et sont en réalité considérés comme une bénédiction pour les parents et non comme une malédiction. Je ne pense pas que ces parents qui ont recours à l’avortement en sachent vraiment beaucoup sur la trisomie. » 
Il est en outre parfaitement raisonnable qu’une culture qui considère la vie comme jetable a un bout du cycle de la vie puisse la considérer comme tout aussi jetable à d’autres moments de cycle. Ce point de vue a été exprimée avec brio dans un article du Journal of Medical Ethics par Alberto Giubilini et Francesca Minerva, qui soutenaient que les nouveau-nés ne sont pas de vraies personnes et n’ont pas un droit moral à la vie : après tout ils ne sont pas, tout comme l’embryon dans le sein maternel, entièrement autonomes par rapport à leurs parents. Ils ont soutenu que les enfants et les parents doivent être en mesure de faire tuer leur bébé s’il s’avère qu’il est handicapé à la naissance. 
Il est parfaitement naturel d’étendre cette logique qui à l’euthanasie, qui a été légalisée dans le Benelux et qui est aujourd’hui en discussion sérieuse au Royaume-Uni. Le Dr Joseph Fletcher, l’un des parrains de la bioéthique moderne et partisan connu à la fois du droit à l’avortement et à l’euthanasie se rappelait jadis avec émotion le temps où lui et l’égérie du planning familial Margaret Sanger rejoignaient l’Euthanasia Society of America, en vue de « relier les deux causes pour ainsi dire : le droit d’être sélectif à propos de la parentalité et le droit d’être sélectif par rapport à la vie ». Fletcher précisait : « Nous avons ajouté le contrôle de la mort au contrôle des naissances comme une partie de l’éthique du style de vie de notre société. » Il avançait que la vie n’a véritablement pas de valeur à moins d’être d’une certaine qualité, un argument qui a été renforcée par Richard Dawkins lorsque celui-ci a dit, à propos d’un enfant trisomique : « Avortez-le et recommencez – il serait immoral de le faire naître dans ce monde. » 
Le Dr Fletcher, soit dit en passant, en aurait été d’accord. Il a dit jadis qu’il « n’y a aucune raison de se sentir coupable d’éliminer un enfant trisomique, que ce soit en l’éliminant au sens de le cacher dans un sanatorium, ou d’une manière létale plus responsable. C’est triste, oui. Terrible. Mais cela ne comporte aucune culpabilité. La véritable culpabilité il n’existe qu’en relation à une offense à l’égard d’une personne, et un trisomique n’est pas une personne. » C’est une attitude horrifiante, pourriez-vous penser, mais elle n’est pas tellement étrange si vous tenez compte de la grande violence que représente l’avortement par rapport à notre conception même de la personnalité. 
La plus grande ironie de ce phénomène est bien que l’avortement devait donner une plus grande autonomie aux femmes, mais nous avons aujourd’hui des éléments montrant qu’il était utilisé Angleterre pour mettre fin à des grossesses pour la seule raison que le fœtus était femelle. En d’autres termes, l’avortement été utilisée de manière à valider l’idée médiévale selon laquelle les filles valent moins que les garçons. Heureusement, cet abus devrait être officiellement et explicitement mis hors-la-loi pour la première fois. 
Tous ces problèmes sont d’autant plus troublants que nous n’en discutons plus. Cela reflète la façon dont les sociétés capitalistes modernes traitent les questions relatives à la pauvreté, à la souffrance, aux abus, etc. Elles les mettent hors du champ de vision en utilisant un jargon médical ou une phraséologie politique destinée à occulter toute une série de problèmes qui nécessiteraient qu’on en discute de manière beaucoup plus claire.Je n’ai pas toujours été pro-vie. Je le suis devenu lorsque mes recherches historiques sur le mouvement conservateur américain m’ont contraint, à mon corps défendant, à lire des textes pro-vie. 
J’ai été horrifié de découvrir à quel point l’avortement est sordide. A quel point il peut être douloureux. Il y a des preuves montrant ses effets psychologiques à long terme. Par exemple, les recherches menées par le Pr Priscilla Coleman publiées dans le British Journal of Psychology affirment que « l’avortement est associé avec des risque modérés à élevé de problème psychologique faisant suite à la procédure. Les femmes qui ont subi un avortement ont un risque augmenté de 81 % d’avoir des problèmes de santé mentale, tandis que 10 % de l’incidence des problèmes de santé mentale ont un lien direct avec l’avortement ». 
Pourquoi ne le savais-je pas ? Parce que, tandis que l’avortement provoque des traumatismes dans notre société, nous réglons le problème en l’ignorant. Cela est tout à fait dans la logique qui fait que nous ignorons les taux de suicide épouvantablement élevés en prison ; que nous ignorons le niveau de soins déplorable dans les maisons pour personnes âgées ; que nous ignorons les abus et les viols d’enfant dans les services spécialisés pour l’enfance. Et voici ce qu’il y a de doublement pervers dans la culture de l’avortement : nous avons ont effectivement les vannes à quelque chose, et puis nous avons refusé de parler de sa réalité. L’avortement est au centre même de l’état thérapeutique : l’état qui anesthésie la douleur avec des solutions simplistes plutôt que de s’intéresser à leurs causes complexes. 
Et tout ce que je vous demande aujourd’hui, c’est que nous en parlions sérieusement. Merci de m’avoir écouté.

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13 novembre, 2013

“Marie-toi et sois soumise” : haro sur saint Paul

Scandale en Espagne ! L’archevêché de Grenade vient de publier la traduction d’un best-seller italien Marie-toi et sois soumise. L’ouvrage s’est déjà vendu à 50.000 exemplaires dans sa version originale au sous-titre non moins original : « Une expérience radicale pour femmes sans peur ». C’est que son auteur, la journaliste Costanza Miriano, mère de quatre enfants (dans l’Italie de la dénatalité, c’est déjà un exploit) a voulu en effet prendre l’Evangile à la lettre. Et plaider pour des mariages unis, inébranlables, fondés sur le roc, comme on va le voir.

Eh bien, les dénonciations pleuvent. On accuse l’archevêque de Grenade, Mgr Francisco Javier Martinez, responsable en tant qu’évêque de la maison éditrice de son diocèse, Nuevo Inicio, de fomenter le machisme, de promouvoir les violences contre les femmes, de contrevenir aux lois contre l’égalité. Il est d’ailleurs coupable d’avance, lui qui a comparé les crimes de l’avortement à un génocide, lui qui a déclaré que les femmes qui tuent leur propre enfant à naître sont cause et horrible justification du fait que les hommes prennent les corps des femmes pour des objets, lui qui accuse le préservatif de contribuer à l’épidémie du sida.

Les critiques viennent donc de la gauche, comme on pouvait s’y attendre. Conseillère municipale de la Gauche unie (Izquierda unida) à Grenade, Maité Molina a demandé que « le parquet de Grenade intervienne et intervienne sur l’édition et la mise en vente du livre afin de vérifier si le délit de violence sur les femmes y est constitué ». Appel aux poursuites donc – à ceci près qu’elle n’a pas lu le livre…

Cela ne l’a pas empêché de demander que le conseil municipal se réunisse en urgence pour se prononcer contre le livre de Costanza Miriano et se joindre à la demande au parquet : « Nous à l’IU, nous avons compris que ce livre défend ouvertement la servitude des femmes par rapport aux hommes, alors que c’est précisément la croyance en la supériorité des hommes sur les femmes qui est une des causes de la violence machiste. »

Mais les critiques viennent aussi de la droite : la pensée unique est totalitaire ou n’est pas. Le secrétaire général du Partido Popular (PP) d’Andalousie, José Luis Sanz, a invité l’archevêché de Grenade de retirer immédiatement le livre qui est selon lui une « authentique erreur ». Et d’assurer à la presse, qu’il avait convoquée, que l’archevêché doit « rectifier, bien qu’il se fasse déjà très tard ».

A-t-il lu le livre ? Pas davantage que sa collègue de gauche, ni que la presse locale, ni que l’ensemble des bonnes consciences furieuses que l’on puisse aujourd’hui en Espagne publier un livre portant un titre… directement tiré des écrits de saint Paul.

Car oui, c’est bien saint Paul qui est au cœur de ce lynchage collectif. C’est la citation de sa célèbre épitre que l’on entend encore dans les messes de mariage de forme « extraordinaire » qui a déclenché la colère. Et qui entraînera peut-être des poursuites. Et pourquoi pas une condamnation pénale ?

Ah les hypocrites ! Les mêmes – ou quasi, en tout cas les gardiens médiatiques de l’ordre antiraciste et anti-discimination – qui poussent des cris d’horreur devant Marie-toi et sois soumise se pâment d’admiration devant les pratiques sado-maso complaisamment décrites dans Cinquante nuances de gris et nul ne s’émeut devant les pubs 4x3 dans le métro pour ce best-seller pornographique.

S’il n’y a certainement pas de quoi, dans Marie-toi et sois soumise, de quoi fouetter une femme, il y a fort à parier qu’il n’y a pas non plus de quoi fouetter un chat puisque le propos de Costanza Miriano est très clair : « Soumise, c’est comme être en dessous dans le sens de soutenir. Comme les colonnes, comme les fondements d’une maison. »

Oui, elle plaide pour que la femme soit loyale, qu’elle soutienne son mari, qu’elle lui pardonne jusqu’à ses infidélités, qu’elle soit « obéissante », pour qu’elle puisse être précisément le roc sur lequel s’appuient tous les membres de la famille : « une qualité proprement féminine ». Et elle a l’approbation officieuse du Vatican, assure-t-elle.

La soumission chrétienne – des uns aux autres, des apôtres à Pierre, de l’Eglise à son chef qui est le Christ – n’est en rien une humiliation ou un permis d’abuser puisque l’autorité même est un service…

Si bien que ce livre est suivi d’un deuxième tome, lui aussi de Costanza Miriano, à paraître dans quelques mois lui aussi dans sa version espagnole chez Inicio Nuevo : Marie-toi et donne ta vie pour elle. Saint Paul, encore. Ce qui remet bien les choses en perspective, sauf pour ceux qui ne savent plus lire et qui ne « raisonnent » plus que par réflexes conditionnés.

A quoi s’ajoute la pointe d’humour avec laquelle l’archevêché de Grenade avait annoncé la parution du premier tome, présentant l’auteur comme « mariée, soumise – du moins c’est ce qu’elle aime à dire –, quatre enfants ». Mais c’est déjà trop. On ne rigole pas avec l’égalité !

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11 avril, 2011

Censure du site “avortementivg.com” ?

J'apprends par le Salon beige et par Osservatore Vaticano la suspension du site d'information sur l'avortement « avortementivg.com », ainsi que la disparition de YouTube de la vidéo No need to argue qui a coûté son poste d'enseignant à Philippe Isnard, que ce site diffusait. ProVieFrance fournit un lien vers GloriaTV où le montage d'images de fœtus avortés est toujours en ligne (attention, les images sont très choquantes).

L'administrateur d'avortementivg n'a pas été joint pour l'instant, la suspension de son site ne peut pour l'instant être attribuée avec certitude à la censure mais nous en sommes déjà au point où celle-ci paraît au moins vraisemblable.

Selon un commentaire de lecteur publié par le Salon beige, la raison donnée dans un message par YouTube pour la non-diffusion de la vidéo lorsqu'il tentait de la mettre en ligne est la suivante : 
Les hommes sont parfois victimes de violences et il est inévitable que ces événements fassent l'objet de vidéos sur YouTube. Toutefois, YouTube n'est pas un site destiné à choquer. Ne publiez pas de vidéos délibérément sordides d'accidents, de cadavres ou autres. Si une vidéo présente des images particulièrement choquantes, celles-ci doivent être placées dans leur contexte et accompagnées d'informations supplémentaires.
Votre compte a reçu un avertissement pour non-respect du règlement de la communauté qui arrivera à expiration dans six mois. En cas de récidive de votre part, vous ne serez plus autorisé à publier de contenu sur YouTube pendant une période donnée et/ou votre compte pourra être résilié.
Ce qui est intéressant, c'est évidemment que YouTube voit dans les images de fœtus avortés des images d'« hommes victimes de violences » et de « cadavres » (on ne peut parler, en l'occurrence, d'« accidents » !). Dont acte.

Mais que dire alors de ceux qui autorisent, organisent, remboursent et enseignent légalement les actes qui aboutissent à ces images effectivement très choquantes ?

Avortementivg – qui, grâce à son nom, apparaissait souvent en première page des recherches portant sur ces thèmes – fait un travail qu'il importe de saluer. Outre la publication fréquente de nouvelles et de brèves pro-vie, ce site comporte de remarquables dossiers sur le traumatisme post-abortif, les statistiques de l'avortement, etc.

Je dis cela au présent car j'espère qu'il sera vite de nouveau accessible.

S'il s'avère que ce site a été censuré, il faudra se mobiliser pour le dénoncer.


Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...