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01 janvier, 2015

Australie : vers la contraception obligatoire pour les « assistés » ?

Un ancien ministre travailliste australien, Gary Johns, a proposé dans une tribune publiée par The Australian de réserver les allocations de chômage, desolidarité et autres aides sociales aux personnes qui apportent la preuve qu’elles utilisent une forme de contraception, afin que les contribuables n’aient pas à supporter les frais de l’arrivée de nouveaux enfants dans ces foyers.
« Il ne doit pas y avoir d’encouragement de la part des contribuables à avoir des enfants. Les parents potentiels pauvres, sans formation ou délinquants choisissent d’avoir des enfants. Qu’il en soit ainsi. Mais personne ne doit devenir parent alors qu’il reçois des allocations sociales. Certaines familles, certaines communautés, certaines cultures engendrent les affrontements. Les gouvernements n’arrivent pas toujours à les régler. La contraception obligatoire pour ceux qui reçoivent des allocations contribuerait à mettre un terme à la reproduction intergénérationnelle des affrontements. Pour ce qui est des non-allocataires inaptes, il nous faut simplement les endurer en silence. »
Comme toujours dans ce type de cas, la proposition outrageuse repose sur un fait divers qui a frappé les esprits : en l’occurrence le cas d’une femme de Cairns accusée d’avoir poignardé ses sept enfants et sa nièce.
Et il faut préciser que l’ancien ministre du gouvernement Keating s’est également éloigné du Parti travailliste australien. Et que de nombreuses organisations d’aide aux plus pauvres ont dénoncé sa proposition : notamment celles s’occupant de parents seuls.
Il n’empêche que la proposition de Gay Johns a été assez entendue pour trouver une place dans les médias. Ne pas s’y tromper : une « tribune » ne reflète pas nécessairement le point de vue du journal qui la publie mais il ne publierait pas s’il y était radicalement hostile. C’est même un moyen de faire passer des messages et de mettre sur la place publique des arguments qu’on veut faire circuler sans avoir l’air d’en prendre toute la responsabilité.

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18 juillet, 2014

Royaume-Uni : les conservateurs veulent supprimer les allocations au-delà du quatrième enfant

Le manifeste du parti conservateur en vue des prochaines élections au Royaume-Uni devrait comporter la proposition de réduire de manière importante le « child benefit » – l’équivalent des allocations familiales – afin qu’il ne soit plus versé au-delà du quatrième enfant. Les allocations par enfant seraient en outre dégressives du premier au quatrième enfant, a annoncé Policy Exchange, un think tank lié au parti conservateur.
Il y a de fortes chances qu’une telle mesure soit effectivement proposée puisque certaines figures des « Tories » font actuellement pression sur le Premier ministre, David Cameron, pour que les allocations ne soient plus versées au-delà de deux enfants.
Actuellement, les allocations familiales sont fixées à près de 26 € par semaine pour le premier enfant, et à 17 € par semaine pour chaque enfant suivant.
L’arrêt des allocations au-delà du deuxième enfant – mesure non rétroactive – représenterait, selon le parti conservateur, une réduction des dépenses publiques d’un milliard de livres par an au bout de trois ou quatre ans.
Iain Duncan Smith, ministre du Travail et des Pensions, a naguère posé la question de savoir s’il est acceptable que des familles vivant de l’aide publique continuent indéfiniment de recevoir des allocations pour chacun de leurs enfants, alors que les parents qui travaillent  ne peuvent souvent se permettre d’avoir davantage d’enfants.
Un conservateur interrogé par le Daily Telegraph mercredi a soutenu le projet : « Il est juste que les gens prennent en considération quel est le nombre d’enfants qu’ils peuvent avoir en fonction de leurs moyens. Une telle politique permettrait d’énormes économies. Nous en discutons sérieusement. »
Les conservateurs invoquent des sondages selon lesquels deux tiers des Britanniques estiment que la limitation des allocations à quatre enfants constitue un niveau acceptable.
Il est intéressant de noter que cette mesure a été promue au moyen d’un fait divers tragique : l’affaire Mick Philpott, père polygame, violent et psychopathe de 17 enfants recevant, au moment des faits plus de 8.000 £ par an (plus de 10.000 €) pour 11 d’entre eux, qui a volontairement mis le feu à sa maison. Six de ses enfants avaient péri dans l’incendie. Il refusait tout travail. Il purge aujourd’hui une peine de 15 ans de prison pour homicide involontaire.
C’est ainsi que l’on déconsidère les familles nombreuses.

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04 novembre, 2011

Pour l’honneur du Christ… et la vérité sur Castellucci

La mobilisation de jeunes catholiques contre la profanation subventionnée du visage du Christ dans la pièce de Romeo Castellucci, actuellement jouée au Théâtre 104 à Paris, se trouve dénoncée, contrée voire ridiculisée et même violemment par un certain nombre de catholiques – l’abbé Grosjean, Myriam Picard (rédactrice aussi à Riposte Laïque !), Jacques de Guillebon, Yves Daoudal – qui nous livrent leur interprétation de la pièce. Profondément chrétienne, disent-ils : à la gloire finalement de ce Dieu qui nous cherche, nous appelle et nous aime toujours malgré notre déchéance figurée par les excréments déversés par litres au long de chaque représentation.

Castellucci devient ainsi un homme travaillé, voire torturé par une profonde spiritualité, abusant de la m… certes mais inquiet de faire passer un message sur l’amour de Dieu et la Résurrection qui est notre espérance, quels qu’aient été les affres de la Passion.

Je veux bien. Ils sont libres de leur interprétation. Nos amis auraient pu dire tout cela sans moquer, mépriser, laisser passer pour des « fondamentalistes » les catholiques qui au nom du Christ ont supporté la bastonnade policière, des gardes à vue menées au mépris de leurs droits élémentaires, qui ont prié pacifiquement, qui ont mis le doigt sur le néant de la culture de mort qui ne vit que de l’atteinte au beau, au vrai et au bien.

Ils auraient pu mesurer que les actions judiciaires de l’AGRIF pour faire respecter l’honneur des chrétiens et faire cesser le scandale innommable de la représentation subventionnée de la Face du Christ couverte d’excréments allaient en être singulièrement compliquées. Le référé contre la décision de représenter la pièce au « 104 » a été balayé d’un revers de main par le juge qui a simplement dit qu’il n’y a là pas l’ombre d’une atteinte à l’ordre et à la loi. Allez-y, souillez les icônes, profanez ce que les chrétiens ont de plus cher, la chasse est ouverte !

D’autres « lectures » de la pièce, moins complaisantes, moins intellectualisantes voire moins snobs sont pourtant diffusées désormais. Les chrétiens ne se sont pas jetés dans la rue sans savoir, et ce que l’on voit sur scène confirme leur dégoût et leur douleur. Une remarquable analyse a été faite vendredi matin par un lecteur du Salon beige qui en a publié de larges extraits. Un journal comme MetroFrance confirme ce que Castellucci avait tenté de dissimuler dans ses entretiens publics : c’est au moment où le Christ d’Antonello da Messina se « voile de noir » comme il dit qu’est répandue dans la salle l’odeur d’excréments.

Il faudra lire et méditer l’analyse… psychanalytique de Sur le concept du Visage du Fils de Dieu qu’en fait « Avenir de la Culture » (un texte qui sera publié in extenso dans le prochain numéro de Reconquête). Elle permet de comprendre l’obsession freudienne de l’excrément qui est traduite sur scène par Castellucci.

Mais je voudrais aussi vous présenter « ma » lecture de la pièce, qui ne contredit en rien la précédente.
« Qui me voit, voit le Père », disait Notre-Seigneur, « en ce temps-là » et pour tous les temps. Sur la scène de Castellucci, c’est la même chose. Le tableau d’Antonello da Messina en fond de scène renvoie à cette relation entre Père et Fils qui se joue, d’une manière abjecte, devant lui, entre le père incontinent, ricanant méchamment de ce qu’il fait subir à sa progéniture, et ce fils qui se révèle incapable de nettoyer la m… répandue sur scène.

Image de la Création : d’un Dieu le Père qui répand le mal et la mort et assiste, impuissant et complice, à la déchéance finale de son œuvre. Entre eux – observait une auditrice de Radio Courtoisie – l’Esprit, symbolisé sur scène par les déjections du vieillard. Et de fait, Castellucci qui se vante de faire un théâtre « hors sens » a dit qu’au fond il voulait montrer « the spirit of the shit » (pas la peine de traduire).
Cette idée d’un Dieu-Père nuisible, impotent et malveillant est celle que véhicule l’anti-culture de notre temps – on le retrouve, tel quel, dans un roman pour la jeunesse à succès de Philip Pullman (A la croisée des mondes).

Elle est précisément celle de Castellucci dans sa pièce Gènesi, relecture de la Genèse où Dieu crée puis laisse son œuvre s’enfoncer dans le mal, le malheur, la mort. On retrouve sa fondamentale inversion dans sa trilogie sur la Divine Comédie, où le ciel est le lieu sans espoir où l’homme est confronté à l’ennui éternel de devoir louer Dieu, et l’enfer celui où, finalement, il lui est possible de conserver son identité et de s’exprimer.

Quant à ceux qui doutent de ses intentions blasphématoires, je les renvoie au Ministre au voile noir (prochainement programmé en Italie), qui lors d’une précédente mise en scène montrait le héros, ministre du culte protestant, s’enfiler des éclats de verre dans l’anus en disant trois fois le nom de Notre Seigneur.
Pardonnez-nous, Seigneur… Vous seul pouvez laver cette fange.

18 octobre, 2011

Comment remplir les berceaux vides ? La réponse d'un démographe

Je vous parlerai bientôt de la journée sur la démographie et les familles dans l'UE organisée sous l'égide de la Commission européenne mercredi dernier, centrée de manière quasi obsessionnelle sur le « modèle » de la conciliation travail-famille avec, bien sûr, profusion de crèches et de possibilités d'accueil pré-scolaire.

En attendant, quelques idées à l'endroit.

Phillip Longman à Amsterdam en 2009
 © Olivier Figueras

MercatorNet vient de publier une liste de 10 mesures proposées par le démographe Phillip Longman, auteur de The Empty Cradle (« Le berceau vide, ou comment la chute des taux de natalité menace la prospérité du monde, et comment faire pour que ça cesse »)  pour enrayer le suicide démographique. Il s'agit de trouver les conditions pour que les familles puissent y retrouver l'environnement favorable qu'ils ont perdu. Il précise qu'elles sont très loin d'offrir une solution complète mais donnent une idée de l'approche à adopter et de ce que l'on pourrait déjà faire pour mettre l'accent sur le rôle crucial de la famille.

Elles sont incomplètes ? Imparfaites ? Elles sont en tout cas à verser au débat et ce débat est réellement de la plus haute urgence.

1. Promouvoir les entreprises familiales.


Une idée chestertonienne, celle-là. Longman observe que les grandes industries et les grandes chaînes de distribution ont prospéré à mesure que les lois anti-trust ont été moins rigoureuses. Ce qui a entraîné la disparition des petites fermes et des petites entreprises. Au Royaume-Uni, par exemple, les bouchers, poissonniers, boulangers ont massivement fait faillite – et sont désormais des employés mal payés dans les supermarchés. Il faut « modérer » cette tendance au monopole pour laisser plus de place à l'entreprise familiale, en la favorisant par exemple sur le plan des charges pesant sur les salaires.

2. Améliorer lé sécurité des revenus pour les jeunes couples.


Longman observe que les jeunes couples font face à des risques bien plus importants que leurs parents quand ils veulent démarrer leur famille : emploi instable, emploi sous-qualifié, succession de contrats précaires : « la variation des revenus familiaux avant impôts a doublé aux Etats-Unis depuis les années 1970 » par exemple. Dans les pays en voie de développement, « les jeunes essaient de s'en sortir dans le tourbillon des mégacités hypercompétitives qui semblent littéralement n'avoir aucune place pour les enfants ».

« Il n'existe pas un levier politique qui puisse remettre la famille dans une situation d'équilibre sain et stable face aux forces du marché mondial. Nous devons affronter les problèmes du commerce extérieur, de l'emploi délocalisé et des réductions de personnel. Mais il est essentiel que les mesures efficaces ne soient pas définies de manière tellement étroite qu'elles en finissent pas négliger le rôle joué par les familles stables et solides jouent dans le maintien du progrès économique. Pour atténuer les coups auxquels sont exposés les jeunes adultes en raison de l'instabilité du revenu et de l'emploi liée à la mondialisation, les pays doivent assurer l'accès à un système de soins à coût raisonnable et à la formation tout au long de la vie pour que les compétences professionnelles ne deviennent pas obsolètes.

3. Alléger la tension entre la formation supérieure et la fondation d'une famille.


Aux Etats-Unis, plus une femme a un niveau de formation élevé, moins elle a d'enfants en moyenne. Et ce n'est pas seulement une question de choix, assure Longman qui met en évidence les « obstacles sévères » rencontrés par les couples voulant procréer alors qu'ils ont biologiquement la meilleure chance de le faire, mais qui veulent achever leur formation ; même chose pour ceux qui ont un emploi très qualifié. Il y aurait intérêt à en finir avec cette « discrimination » et ces « handicaps » qui en pratique empêchent ces femmes d'avoir des enfants alors qu'elles ont entre 20 et 30 ans, et leur permettre de reprendre leur formation ou revenir à l'emploi ensuite.

4. Construire des communautés de vie accueillantes pour les familles.


Ici il est question du lien entre la cherté du logement et les taux de natalité peu élevés – particulièrement « au Japon, en Corée du Sud, en Europe et sur les côtes chinoises ». Aux Etats-Unis le problème est plutôt lié aux bonnes écoles qui se situent dans des zones plus chères et les familles choisissent entre payer des scolarités élevées et avoir davantage d'enfants. Longman pointe aussi les problèmes des transports, les longs trajets domicile-travail qui « ont un impact financier et émotionnel négatif sur la vie de famille ». C'est difficile mais nécessaire, dit-il : « Des réformes vitales comme améliorer de l'école, diminuer la dépendance par rapport à la voiture, promouvoir des communautés de vies où tout est à distance de marche seront peut-être plus faciles si elles sont pensées par rapport aux besoins des familles. »

5. Respecter les désirs de toutes les femmes par rapport au travail et à la famille.


Les femmes n'ont pas toutes le même idéal de vie. « Par exemple, aux Etats-Unis, environ un cinquième des mères mariées assurent qu'elles préféreraient continuer de travailler à plein temps ; près de la moitié aimeraient mieux travailler à temps partiel ; et un bon tiers souhaiteraient éviter de travailler en dehors de la maison pendant qu'elles élèvent leurs enfants. Même si les proportions des femmes exprimant l'une ou l'autre préférence varient dans le temps et selon les pays, la recherche montre qu'elles sont remarquablement stables. En général, dans les nations développées, environ 20 % des femmes préfèrent rester au foyer, 60 % préfèrent combiner carrière et famille, quelque 20 % se préoccupent en priorité de leur carrière. »

Longman constate que les pouvoirs publics ignorent souvent cette diversité et se focalisent sur les besoin des mères qui travaillent. « Les politiques natalistes ont peu de chances d'être efficaces si elles visent d'abord les femmes soucieuses de leur carrière : non seulement elles sont une minorité dans n'importe quelle population nationale mais en outre ce sont elles qui résistent le plus au fait d'avoir davantage d'enfants ».

Et Longman vante le modèle finlandais, qui offre une allocation permettant aux parents de choisir eux-mêmes la solution qui leur convient : ils peuvent la garder eux-mêmes ou l'utiliser pour rémunérer un parent, un voisin, un ami ou une assistante maternelle pour s'occuper de leurs enfants. L'allocation coûte moins cher que le financement d'institutions collectives pour l'accueil des enfants.

6. Soutenir le mariage et la paternité responsable.


Il faudrait au moins promouvoir le mariage en tant qu'institution et cesser de le pénaliser. « En informant  notamment la population des bénéfices du mariage et des risques de la monoparentalité. « Cela n'est en rien différent des programmes publics visant à éduquer le public à propos des bienfaits des sièges enfants ou des risques qu'encourent les fumeurs. »

Longman note que bien des aides sont refusées aux parents mariés alors qu'ils y auraient accès s'ils étaient seuls. « Les politiques familiales devraient être universelles, ou devraient permettre aux parents de séparer leurs revenus pour déterminer s'ils ont droit aux aides publiques. »

Quant aux campagnes publiques visant à promouvoir le mariage stable, elles « se repaieront bien vite » si l'on tient compte du coût public exorbitant des naissances hors mariage, à la fois pour les individus et pour la société.

7. Promouvoir un esprit d'épargne.


Beaucoup de jeunes adultes sont sous le poids de dettes sans précédent : une moyenne de 24.000 dollars par étudiant ayant fini ses études aux Etats-Unis, cette somme ayant servi au financement de ses études. Les jeunes couples ont quant à eux des crédits liés à leurs cartes bancaires (situation typiquement américaine - en Europe on devrait sans doute plutôt évoquer des crédits voiture, maison ou à la consommation) qui les découragent d'avoir des enfants. Il faudrait donc, dit Longman, mieux protéger les consommateurs face aux taux usuraires, les informer davantage et mettre en place des contrats de prêts faciles à comprendre par chacun, tout en restaurant l'éthique de l'épargne qui a fait la force des classes moyennes et travailleuses. Notamment en encourageant des systèmes d'épargne pour les enfants et les jeunes.

8. Ajuster le financement de l'Etat-providence afin d'aller à la rencontre des besoins d'une société vieillissante.


« Tous les fonds versés pour les retraites et pour les soins, y compris ceux fournis par le secteur privé, sont financés en dernière analyse par les bébés et ceux qui les élèvent et les éduquent. Pourtant, dans les sociétés modernes, le “secteur des soins aux nouvelles générations” est au régime sec. Les parents, en particulier, sont rarement récompensés sur le plan matériel pour les sacrifices qu'ils consentent au profit de leurs enfants.

« Voici une idée politique intéressante pour permettre à ceux qui élèvent les enfants de conserver une plus grande part de la richesse qu'ils créent au profit de la société. Dites à la prochaine génération de jeunes adultes : ayez un enfant, et vos impôts sur le revenu, qui soutiennent les plus âgés, seront diminués d'un tiers. Un deuxième enfant ferait tomber ces impôts des deux tiers. Avec trois enfants ou davantage, plus d'impôts sur le revenu jusqu'à ce que le plus jeune atteigne ses 18 ans. Et au moment de la retraite, vos bénéfices (comme ceux de votre conjoint) seraient calculés comme si vous aviez contribué au maximum pendant la période où vous éleviez vos enfants, à condition qu'ils aient tous achevé leur cursus secondaire. »

9. Nettoyer la culture.


Les médias ont dévalorisé le mariage et le fait d'avoir des enfants, ringardisant la vie familiale au profit d'une sur-sexualisation et de la pornographie internet généralisée, constate Longman. Si ces distorsions peuvent se corriger sous la pression des faits (« il y aura de moins en moins de tolérance à l'égard de ceux qui ne donnent pas d'enfants à la société ou qui contribuent à les corrompre sur le plan moral »), il fait aussi que l'industrie de la culture et de la publicité soit mise devant les faits, la « réalité démographique nouvelle » où « les familles solides ne vont plus de soi » et ne doivent plus être « moquées et dépréciées à l'infini ».

10. Respecter le rôle de la religion comme une force en faveur de la natalité.


Ce sont les laïcistes qui ont les familles les plus petites, voire pas d'enfants du tout. Longman constate la forte corrélation entre « l'adhésion à des valeurs religieuses orthodoxes chrétiennes, islamiques ou judaïques et les familles plus grandes et stables ».

« En reconnaissance de la contribution qu'apporte la religion à la vie de famille et à la fécondité, les gouvernements ne devraient pas persécuter les gens de foi qui ont ou qui expriment des opinions informées par la tradition religieuse, y compris celles qui résistent aux sensibilités nationales. Hélas, de telles persécutions sont aujourd'hui fréquentes dans certains pays du monde, du Canada à la Chine et à la France. La foi donne l'espérance, et en dernière analyse c'est espérance qui permet au genre humain de se refaire. »

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07 juin, 2011

Nouvelle-Zélande : contraception obligatoire pour les mères adolescentes ? Le gouvernement n'est « pas tout à fait » prêt…

C'était dans l'air, on attendra un peu. Un groupe de travail sur les aides sociales (rapport Rebstock) en Nouvelle-Zélande envisageait, en février de cette année, de faire dépendre le versement d'allocations aux mères célibataires de leur utilisation d'un contraceptif de longue durée. La semaine dernière, le gouvernement a annoncé la création d'un groupe de travail ministériel pour examiner cette proposition, et d'autres faites par les experts.

Paula Bennett, ministre du Développement social, a déclaré à la télévision que, bien qu'étant elle-même « fan » de la contraception de longue durée, elle pensait qu'on « n'en est pas encore tout à fait au stade de l'obligation ». Elle prône plutôt un meilleur accès à la contraception, déjà gratuite en Nouvelle-Zélande, en particulier pour les « femmes jeunes qui veulent pouvoir faire de meilleurs choix de vie ».

Elle venait d'expliquer : « Si vous avez 16 ou 17 ans et que vous avez un bébé, vous avez 45 % de chances d'en avoir un autre pendant la période où vous toucherez des allocations ».

Même si le gouvernement néo-zélandais semble reculer devant le côté trop évidemment tyrannique de la contraception obligatoire, il envisage d'autres « solutions » prônées par le rapport Rebstock pour éviter que les femmes n'aient de nouveaux enfants alors qu'elles reçoivent des allocations.

A ce propos Paula Bennett a précisé que le gouvernement envisage de faire campagne sur le fait d'obliger toutes celles qui ont un deuxième enfant pendant la période de versement d'allocations de retourner au travail dès le 1er anniversaire de leur cadet. Le groupe de travail sur les aides sociales pensait même abaisser cette limite aux 14 semaines du deuxième enfant, mais le Premier ministre John Key a déclaré la semaine dernière que cette idée le mettait « mal à l'aise ».

Si l'idée de faire sortir 100.000 personnes des systèmes d'aide sociale d'ici à 2021 par le retour au travail est évidemment louable, le problème ici est de vouloir s'en prendre aux mères qui précisément « travaillent » pour l'avenir.

Une parlementaire – anciennement « Verte » –, Sue Bradford, a fait savoir que ces propositions « l'effrayaient vraiment beaucoup » : « Forcer les femmes à travailler lorsque leur enfant fête sa première année est atroce », a-t-elle dit. « Le rapport Rebstock ne comprend ni n'accepte que le fait d'élever des bébés et des enfants est un travail à plein temps, c'est un travail de valeur et il doit être bien fait. Harceler les mères et les forcer à sortir pour travailler, quand leurs enfants ont un an, voire trois, n'est pas souhaitable, c'est même inacceptable. » La crise actuelle ne vient pas de ce genre d'aides, a-t-elle ajouté, mais du chômage.

Sources : ici et ici.

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