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30 septembre, 2014

Marisol Touraine est contente : “les droits progressent”

On va faire des économies sur la branche famille, les allocations familiales aux adolescents, le congé parental, mais jamais on n'a vu autant les droits progresser ! C'est Marisol Touraine qui tweete…



Sûr qu'avec la contraception et l'avortement remboursé à 100 %, la branche famille va aller mieux. Genre : salut vieille branche, tu profites bien de ta retraite?

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© leblogdejeannesmits



18 octobre, 2011

Comment remplir les berceaux vides ? La réponse d'un démographe

Je vous parlerai bientôt de la journée sur la démographie et les familles dans l'UE organisée sous l'égide de la Commission européenne mercredi dernier, centrée de manière quasi obsessionnelle sur le « modèle » de la conciliation travail-famille avec, bien sûr, profusion de crèches et de possibilités d'accueil pré-scolaire.

En attendant, quelques idées à l'endroit.
Phillip Longman à Amsterdam en 2009
 © Olivier Figueras

MercatorNet vient de publier une liste de 10 mesures proposées par le démographe Phillip Longman, auteur de The Empty Cradle (« Le berceau vide, ou comment la chute des taux de natalité menace la prospérité du monde, et comment faire pour que ça cesse »)  pour enrayer le suicide démographique. Il s'agit de trouver les conditions pour que les familles puissent y retrouver l'environnement favorable qu'ils ont perdu. Il précise qu'elles sont très loin d'offrir une solution complète mais donnent une idée de l'approche à adopter et de ce que l'on pourrait déjà faire pour mettre l'accent sur le rôle crucial de la famille.

Elles sont incomplètes ? Imparfaites ? Elles sont en tout cas à verser au débat et ce débat est réellement de la plus haute urgence.

1. Promouvoir les entreprises familiales.


Une idée chestertonienne, celle-là. Longman observe que les grandes industries et les grandes chaînes de distribution ont prospéré à mesure que les lois anti-trust ont été moins rigoureuses. Ce qui a entraîné la disparition des petites fermes et des petites entreprises. Au Royaume-Uni, par exemple, les bouchers, poissonniers, boulangers ont massivement fait faillite – et sont désormais des employés mal payés dans les supermarchés. Il faut « modérer » cette tendance au monopole pour laisser plus de place à l'entreprise familiale, en la favorisant par exemple sur le plan des charges pesant sur les salaires.

2. Améliorer lé sécurité des revenus pour les jeunes couples.


Longman observe que les jeunes couples font face à des risques bien plus importants que leurs parents quand ils veulent démarrer leur famille : emploi instable, emploi sous-qualifié, succession de contrats précaires : « la variation des revenus familiaux avant impôts a doublé aux Etats-Unis depuis les années 1970 » par exemple. Dans les pays en voie de développement, « les jeunes essaient de s'en sortir dans le tourbillon des mégacités hypercompétitives qui semblent littéralement n'avoir aucune place pour les enfants ».

« Il n'existe pas un levier politique qui puisse remettre la famille dans une situation d'équilibre sain et stable face aux forces du marché mondial. Nous devons affronter les problèmes du commerce extérieur, de l'emploi délocalisé et des réductions de personnel. Mais il est essentiel que les mesures efficaces ne soient pas définies de manière tellement étroite qu'elles en finissent pas négliger le rôle joué par les familles stables et solides jouent dans le maintien du progrès économique. Pour atténuer les coups auxquels sont exposés les jeunes adultes en raison de l'instabilité du revenu et de l'emploi liée à la mondialisation, les pays doivent assurer l'accès à un système de soins à coût raisonnable et à la formation tout au long de la vie pour que les compétences professionnelles ne deviennent pas obsolètes.

3. Alléger la tension entre la formation supérieure et la fondation d'une famille.


Aux Etats-Unis, plus une femme a un niveau de formation élevé, moins elle a d'enfants en moyenne. Et ce n'est pas seulement une question de choix, assure Longman qui met en évidence les « obstacles sévères » rencontrés par les couples voulant procréer alors qu'ils ont biologiquement la meilleure chance de le faire, mais qui veulent achever leur formation ; même chose pour ceux qui ont un emploi très qualifié. Il y aurait intérêt à en finir avec cette « discrimination » et ces « handicaps » qui en pratique empêchent ces femmes d'avoir des enfants alors qu'elles ont entre 20 et 30 ans, et leur permettre de reprendre leur formation ou revenir à l'emploi ensuite.

4. Construire des communautés de vie accueillantes pour les familles.


Ici il est question du lien entre la cherté du logement et les taux de natalité peu élevés – particulièrement « au Japon, en Corée du Sud, en Europe et sur les côtes chinoises ». Aux Etats-Unis le problème est plutôt lié aux bonnes écoles qui se situent dans des zones plus chères et les familles choisissent entre payer des scolarités élevées et avoir davantage d'enfants. Longman pointe aussi les problèmes des transports, les longs trajets domicile-travail qui « ont un impact financier et émotionnel négatif sur la vie de famille ». C'est difficile mais nécessaire, dit-il : « Des réformes vitales comme améliorer de l'école, diminuer la dépendance par rapport à la voiture, promouvoir des communautés de vies où tout est à distance de marche seront peut-être plus faciles si elles sont pensées par rapport aux besoins des familles. »

5. Respecter les désirs de toutes les femmes par rapport au travail et à la famille.


Les femmes n'ont pas toutes le même idéal de vie. « Par exemple, aux Etats-Unis, environ un cinquième des mères mariées assurent qu'elles préféreraient continuer de travailler à plein temps ; près de la moitié aimeraient mieux travailler à temps partiel ; et un bon tiers souhaiteraient éviter de travailler en dehors de la maison pendant qu'elles élèvent leurs enfants. Même si les proportions des femmes exprimant l'une ou l'autre préférence varient dans le temps et selon les pays, la recherche montre qu'elles sont remarquablement stables. En général, dans les nations développées, environ 20 % des femmes préfèrent rester au foyer, 60 % préfèrent combiner carrière et famille, quelque 20 % se préoccupent en priorité de leur carrière. »

Longman constate que les pouvoirs publics ignorent souvent cette diversité et se focalisent sur les besoin des mères qui travaillent. « Les politiques natalistes ont peu de chances d'être efficaces si elles visent d'abord les femmes soucieuses de leur carrière : non seulement elles sont une minorité dans n'importe quelle population nationale mais en outre ce sont elles qui résistent le plus au fait d'avoir davantage d'enfants ».

Et Longman vante le modèle finlandais, qui offre une allocation permettant aux parents de choisir eux-mêmes la solution qui leur convient : ils peuvent la garder eux-mêmes ou l'utiliser pour rémunérer un parent, un voisin, un ami ou une assistante maternelle pour s'occuper de leurs enfants. L'allocation coûte moins cher que le financement d'institutions collectives pour l'accueil des enfants.

6. Soutenir le mariage et la paternité responsable.


Il faudrait au moins promouvoir le mariage en tant qu'institution et cesser de le pénaliser. « En informant  notamment la population des bénéfices du mariage et des risques de la monoparentalité. « Cela n'est en rien différent des programmes publics visant à éduquer le public à propos des bienfaits des sièges enfants ou des risques qu'encourent les fumeurs. »

Longman note que bien des aides sont refusées aux parents mariés alors qu'ils y auraient accès s'ils étaient seuls. « Les politiques familiales devraient être universelles, ou devraient permettre aux parents de séparer leurs revenus pour déterminer s'ils ont droit aux aides publiques. »

Quant aux campagnes publiques visant à promouvoir le mariage stable, elles « se repaieront bien vite » si l'on tient compte du coût public exorbitant des naissances hors mariage, à la fois pour les individus et pour la société.

7. Promouvoir un esprit d'épargne.


Beaucoup de jeunes adultes sont sous le poids de dettes sans précédent : une moyenne de 24.000 dollars par étudiant ayant fini ses études aux Etats-Unis, cette somme ayant servi au financement de ses études. Les jeunes couples ont quant à eux des crédits liés à leurs cartes bancaires (situation typiquement américaine - en Europe on devrait sans doute plutôt évoquer des crédits voiture, maison ou à la consommation) qui les découragent d'avoir des enfants. Il faudrait donc, dit Longman, mieux protéger les consommateurs face aux taux usuraires, les informer davantage et mettre en place des contrats de prêts faciles à comprendre par chacun, tout en restaurant l'éthique de l'épargne qui a fait la force des classes moyennes et travailleuses. Notamment en encourageant des systèmes d'épargne pour les enfants et les jeunes.

8. Ajuster le financement de l'Etat-providence afin d'aller à la rencontre des besoins d'une société vieillissante.


« Tous les fonds versés pour les retraites et pour les soins, y compris ceux fournis par le secteur privé, sont financés en dernière analyse par les bébés et ceux qui les élèvent et les éduquent. Pourtant, dans les sociétés modernes, le “secteur des soins aux nouvelles générations” est au régime sec. Les parents, en particulier, sont rarement récompensés sur le plan matériel pour les sacrifices qu'ils consentent au profit de leurs enfants.

« Voici une idée politique intéressante pour permettre à ceux qui élèvent les enfants de conserver une plus grande part de la richesse qu'ils créent au profit de la société. Dites à la prochaine génération de jeunes adultes : ayez un enfant, et vos impôts sur le revenu, qui soutiennent les plus âgés, seront diminués d'un tiers. Un deuxième enfant ferait tomber ces impôts des deux tiers. Avec trois enfants ou davantage, plus d'impôts sur le revenu jusqu'à ce que le plus jeune atteigne ses 18 ans. Et au moment de la retraite, vos bénéfices (comme ceux de votre conjoint) seraient calculés comme si vous aviez contribué au maximum pendant la période où vous éleviez vos enfants, à condition qu'ils aient tous achevé leur cursus secondaire. »

9. Nettoyer la culture.


Les médias ont dévalorisé le mariage et le fait d'avoir des enfants, ringardisant la vie familiale au profit d'une sur-sexualisation et de la pornographie internet généralisée, constate Longman. Si ces distorsions peuvent se corriger sous la pression des faits (« il y aura de moins en moins de tolérance à l'égard de ceux qui ne donnent pas d'enfants à la société ou qui contribuent à les corrompre sur le plan moral »), il fait aussi que l'industrie de la culture et de la publicité soit mise devant les faits, la « réalité démographique nouvelle » où « les familles solides ne vont plus de soi » et ne doivent plus être « moquées et dépréciées à l'infini ».

10. Respecter le rôle de la religion comme une force en faveur de la natalité.


Ce sont les laïcistes qui ont les familles les plus petites, voire pas d'enfants du tout. Longman constate la forte corrélation entre « l'adhésion à des valeurs religieuses orthodoxes chrétiennes, islamiques ou judaïques et les familles plus grandes et stables ».

« En reconnaissance de la contribution qu'apporte la religion à la vie de famille et à la fécondité, les gouvernements ne devraient pas persécuter les gens de foi qui ont ou qui expriment des opinions informées par la tradition religieuse, y compris celles qui résistent aux sensibilités nationales. Hélas, de telles persécutions sont aujourd'hui fréquentes dans certains pays du monde, du Canada à la Chine et à la France. La foi donne l'espérance, et en dernière analyse c'est espérance qui permet au genre humain de se refaire. »

© leblogdejeannesmits.

04 août, 2011

Claude Greff, secrétaire d'Etat contre la famille

Trombine officielle
La nouvelle secrétaire d'Etat à la famille, l'élue UMP Claude Greff, n'est pas seulement favorable à l'euthanasie et au financement public du Planning familial, comme le notait le Salon beige lors de sa nomination. Présent daté du 5 août signale qu'elle assistait en 2002, avec les élues Danielle Bousquet (PS) et Claude Beaudeau (PC) à une conférence parlementaire à Ottawa sur la Population et le développement réclamant la mise en œuvre du Plan d’action du Caire, instrument onusien de promotion du contrôle de la population. Le site du Planning familial en rend compte avec enthousiasme ici.

Et une fois de plus, l'équipe Sarkozy s'est moquée de nous…

07 mai, 2008

L'évolution de la famille en Europe : l'IPFE publie son rapport

L'Institut de Politique familiale vient de publier son rapport 2008 sur l'évolution démographique et l'état des familles en Europe, destiné à être présenté devant le Parlement européen. Signé par Lola Velarde, présidente du Réseau européen dudit Institut, il observe principalement une lente croissance de la population de l'UE, tirée principalement par la France, le Royaume-Uni, et l'Espagne... au prix d'une forte immigration plutôt que d'un introuvable dynamisme démographique. Les nouveaux arrivants de l'Est sont en général, eux, carrément en décroissance.

« 84% de la croissance démographique de l’ UE des 27 sur la période 2000-2007 est due a l’immigration… », note le rapport : cette croissance aura été au total de 14,2 millions de personnes.

Sur les 27 millions d'immigrés officiellement comptabilisés de 1996 à 2006 dans l'ensemble de l'Union, l'Allemagne et l'Espagne ont accueilli la plus forte proportion : 7,2 millions et 4,6 millions de personnes respectivement.

Le rapport affirme que seules la France et les Pays-Bas ont une croissance naturelle supérieure à leur immigration, sans donner de précisions sur le nombre de naissances comptabilisés au sein de couples d'origine étrangère.

Très parlants, de nombreux schémas et pyramides (ou plutôt « losanges ») démographiques précisent le vieillissement de la population européenne, ainsi que la diminiution en chiffres absolus du nombre des naissance : - 1 million par rapport à 1980...

Le rapport crédite la France d'un taux de fécondité de 2, ce qui est un peu trop généreux. Mais rappelle très opportunément que si le taux moyen en Europe et de 1,56 enfant par femme, les attentes des Européens seraient d'avoir 2,3 enfants par femme, alors même que l'âge de la première naissance ne cesse de reculer pour atteindre en moyenne 30 ans.

S'il manque 1 million de naissances en Europe par rapport à 1980, on y compte selon IPF 1 167 775 avortements en 2006 (« première cause de mortalité »), la France étant en tête avec 206 311 avortements officiellement recensés. (On sait que le chiffre réel en France est plus élevé de l'avis même des statisticiens officiels.)
Et « c’est en Espagne que le nombre d’avortements a le plus augmenté » : +99% ces dix dernières années.

Suivent les statistiques du mariage, en chute vertigineuse : désormais, près d'un enfant européen sur 3 naît hors mariage tandis que les divorces ont augmenté de 55 %depuis 1980 : 10,1 millions de mariages rompus en dix ans. Deux sur trois au Luxembourg, Belgique, en Espagne : est-ce là que la rupture est légalement la plus facile ?

Familles et foyers sont réduits à la portion congrue : leur taille moyenne est de 2,4 personnes et 1 foyer sur 4 ne compte qu'une seule personne : cela fait 54 millions de personnes seules.

A découvrir aussi : une évaluation succincte mais très parlante des politiques familiales, où l'on retiendra (avant d'aller voir de plus près) que « chaque fois que l’Europe consacre 13 euros aux dépenses sociales, seulement 1 euro est destiné à la Famille… ». La France n'est pas en tête, malgré le mythe de la supériorité de la politique française en ce domaine. Par personne et par an, elle représente 691 euros en France, contre 2.393 au Luxembourg, 1.454 au Danemark, 865 en Allemagne... Beaucuop de statistiques à comparer permettent d'évaluer le niveau des allocations familiales, pays par pays, et de constater le rapport direct entre aide aux familles et nombre d'enfants.

Je vous invite à découvrir tout cela, ainsi que les conclusions en forme de propositions, ici.

14 mai, 2007

Pour qui travaillent les femmes ?

Quelle est la proportion de nos revenus qui alimentent les caisses de l'Etat et autres instances d'assurance obligatoire ? Enorme : souvent près de la moitié des salaires, toutes charges salariales et patronales comprises ; à cela il faut ajouter les taxes directes et indirectes (aucune famille n'échappe à la TVA, ni à la taxe sur les produits pétroliers), et les taxes locales pour tous et l'impôt sur le revenu pour beaucoup, et j'en passe bien sûr.

Il est devenu très difficile pour une famille « normale » de subsister sans l'apport d'un deuxième salaire. Celui de la mère. Obligée à travailler, souvent conduite à limiter le nombre de ses enfants.

Et pour payer quoi ? Les prélèvements obligatoires citées ci-dessus !

Ou, comme l'écrit ici David Warren, éditorialiste à Crisis Magazine (dans un article intitulé « Motherhood ») : quelle que soit la force de l'instinct de procréation, « il semble avoir été emporté par les politiques étatiques qui rendent obligatoire le modèle des familles à deux salaires, en portant le poids de la taxation à un tel niveau que dans la plupart des pays de l'OCDE, l'un des revenus sert à faire vivre la famille, et l'autre à faire vivre le gouvernement ».

Je n'y avais jamais pensé !

Dans cet article, David Warren commente la chute dramatique de la fécondité dans les pays développés à partir d'un document de l'OCDE qui cherche à déterminer les solutions politiques (ou plus exactement les politiques de subventions publiques pour soutenir la démographie, au moyen de taxes de plus en plus lourdes) de nature à combattre la dénatalité.

Il conclut : « Sur cet arrière-plan esquissé plus haut, une proposition de premier plan commence à se préciser. La maternité est la clef pour se battre en catholiques dans les tranchées laïques. La clef, parce que nous possédons en vérité le secret qui permettra de sauver l'Occident de l'extinction. C'est notre affaire de contester directement les pré-supposés économiques, idéologiques et bureaucratiques qui ont détourné la maternité de sa gloire et de ses conquêtes pour en faire une grise question économique.

Via Lifesite.net.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...