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27 octobre, 2011

Les articles de San José

Mobilisation pour empêcher l’« IVG » de devenir un « droit de l’homme »

Article 1. Il est un fait scientifique qu’une vie humaine nouvelle commence à la conception.

Article 2. Chaque vie humaine est un continuum qui commence à la conception et qui avance par étapes jusqu’à la mort. La science donne différents noms à ces étapes, y compris zygote, blastocyste, embryon, fœtus, nourrisson, enfant, adolescent et adulte. Cela ne modifie pas le consensus scientifique sur le fait qu’à tous les moments de ce développement chaque individu est un membre vivant de l’espèce humaine.

Article 3. Depuis la conception chaque enfant à naître est par nature un être humain.

Article 4. Tous les êtres humains, en tant que membres de la famille humaine, ont droit à la reconnaissance de leur dignité intrinsèque et à la protection de leurs droits humains inaliénables. Cela est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention internationale sur les droits civils et politiques, et d’autres instruments internationaux.

Article 5. Il n’existe pas de droit à l’avortement en droit international, que ce soit par le biais d’une obligation découlant d’un traité ou par celui du droit international coutumier. Aucun traité des Nations unies ne peut de manière exacte être invoqué comme établissant ou comme reconnaissant un droit à l’avortement.

Article 6. Le Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Comité CEDAW) et d’autres organes de traité chargés de veiller sur leur mise en œuvre ont enjoint à des gouvernements de modifier leurs lois sur l’avortement. Ces organes ont explicitement ou implicitement interprété les traités dont ils dépendent comme comprenant un droit à l’avortement.

Les organes de traité n’ont aucune autorité, que ce soit aux termes des traités qui les ont créés ou en droit international général, d’interpréter ces traités de manière à créer de nouvelles obligations d’Etat, ou à altérer la substance de ces traités.

Ainsi, un tel organe, en interprétant un traité pour y faire figurer un droit à l’avortement, outrepasse son autorité et agit contrairement à son mandat. De tels actes ultra vires ne créent aucune obligation légale par rapport aux Etats parties au traité, et les Etats ne doivent pas davantage les accepter comme pouvant contribuer à la formation d’une nouvelle loi coutumière internationale.

Article 7. Les assertions d’agences internationales ou d’acteurs non gouvernementaux selon lesquelles l’avortement est un droit humain sont fausses et doivent être rejetées.

Il n’existe pas d’obligation internationale légale de fournir l’accès à l’avortement, sur quelque fondement que ce soit, y compris – mais cette liste n’est pas limitative – la santé, le droit à la vie privée ou l’autonomie sexuelle, ou la non-discrimination.

Article 8. Selon les principes de base de l’interprétation des traités en droit international, conformes aux obligations de bonne foi et de pacta sunt servanda, et dans l’exercice de leur responsabilité de défendre les vies de leurs peuples, les Etats peuvent et doivent invoquer les dispositions garantissant le droit à la vie comme englobant une responsabilité de l’Etat de protéger l’enfant à naître.

Article 9. Les gouvernements et les membres de la société doivent s’assurer que les lois et les politiques nationales protègent le droit humain à la vie depuis la conception. Ils doivent également rejeter et condamner les pressions en vue de faire adopter des lois qui légalisent ou dépénalisent l’avortement.
Les organes de traité, les agences des Nations unies et ses officiers, les cours régionales et nationales, et tous autres devraient s’abstenir de toute assertion implicite ou explicite faisant état d’un droit à l’avortement fondé sur le droit international.

Lorsque de telles assertions sont faites, ou que des pressions en ce sens s’exercent, les Etats membres doivent en demander raison au système des Nations unies.

Ceux qui fournissent l’aide au développement ne doivent ni promouvoir ni financer les avortements. Ils ne doivent pas subordonner leur aide à la condition de l’acceptation de l’avortement par le récipiendaire.
Le financement et les programmes de soins de santé maternelle et infantile doivent assurer l’heureuse issue de la grossesse à la fois pour la mère et pour l’enfant, et doivent aider les mères à accueillir une vie nouvelle en toutes circonstances.

Nous, juristes et avocats des droits humains, chercheurs, personnes officiellement élues, diplomates, experts en politique médicale et internationale – affirmons ces Articles par la présente.

San José, Costa Rica, 25 mars 2011.

• Lord David Alton, Chambre des Lords, Royaume-Uni
• Carl Anderson, Supreme Knight, Knights of Columbus
• Giuseppe Benagiano, Professeur de gynécologie, périnatologie and pédiatrie – Université « la Sapienza », Rome, ancien Secrétaire Général – Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO).
• L’honorable Javier Borrego, ancien juge, Cour européenne des droits de l’homme.
• Christine Boutin, ancien ministre du gouvernement français, présidente du Parti chrétien démocrate.
• Benjamin Bull, Conseiller principal, Alliance Defense Fund.
• Hon. Martha De Casco, membre du Parlement, Honduras
• Hon. Tom Coburn, docteur en médecine, membre du Sénat des Etats-Unis
• Jakob Cornides, avocat des droits humains
• Professeur John Finnis, Oxford University, University of Notre Dame
• Professeur Robert George, McCormick Professor of Jurisprudence, Princeton University, ancien membre du Comité de bioéthique du Président
• Professeur John Haldane, professeur de philosophie, University of St. Andrews
• Patrick Kelly, Vice-president for les politiques publiques, Knights of Columbus
• Professeur Elard Koch, Faculté de médecine, Université du Chili
• Professor Santiago Legarre, Professeur de droit, Pontificia Universidad Catolica Argentina
• Leonard Leo, ancien délégué à la Commission des droits de l’homme des Nations unies
• Yuri Mantilla, Directeur, Affaires de gouvernement internationales, Focus on the Family
• Cristobal Orrego, Professeur de jurisprudence, University des Andes (Chili)
• Gregor Puppinck, Directeur, Centre européen pour la loi et la justice
• Ambassador Grover Joseph Rees, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Timor-Oriental, représentant spécial des Etats-Unis à l’ONU sur les affaires sociales
• Austin Ruse, président, C-FAM
• William Saunders, avocat des droits humains, Vice-President, Americans United for Life, ancien délégué à l’Assemblée générale des Nations unies
• Alan Sears, président, Alliance Defense Fund
• Marie Smith, présidente, Parliamentary Network for Critical Issues (Réseau parlementaire pour les affaires critiques)
• Professeur Carter Snead, membre, Comité international de bioéthique, UNESCO, et ancien observateur permanent des Etats-Unis au Comité de pilotage du Conseil de l’Europe sur la bioéthique, University of Notre Dame (faculté de droit)
• Douglas Sylva, délégué à l’Assemblée générale de l’ONU
• Hon. Francisco Tatad, ancien leader de la majorité, Sénat des Philippines
• Hon. Luca Volonte, Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, président du European People’s Party (PACE)
• Lord Nicholas Windsor, membre de la Famille royale du Royaume-Uni
• Susan Yoshihara, Directeur, International Organizations Research Group
• Anna Zaborska, membre du Parlement européen, ancienne présidente du Comité Femmes du Parlement européen

02 juillet, 2010

Analyse d'une manipulation nihiliste (5)


L’ONU, l’UE et les traités internationaux au service de la culture de mort


J'ai été amenée à m'absenter du web ces jours-ci. Ce blog restera tout de même actif puisque j'ai choisi ce moment pour publier, en plusieurs livraisons, le texte d'une remarquable conférence d'Austin Ruse, président de C-Fam, organisme de veille catholique sur les questions du respect de la vie et de la famille auprès de l'ONU et d'autres instances internationales. Il l'avait faite lors de la World Congress of Families en août dernier à Amsterdam, et m'a donné par la suite l'aimable autorisation d'en publier ma traduction française. C'est une analyse de fond qui me paraît absolument indispensable pour comprendre le rôle des organisations supranationales dans la diffusion de la culture de mort ; pour comprendre aussi la nécessité de tenir informés les gens de bonne volonté. En voici la dernière partie.

V. Gouvernance globale
Ce dont nous parlons s’appelle en fait « gouvernance globale ». Par l’utilisation du droit mou et du droit dur, un treillage de nouvelles normes s’impose par la force que les gouvernements et sur les peuples. Ces nouvelles normes n’ont jamais été officiellement fait l’objet d’une décision ou d’un vote. On y arrive par la traîtrise, les mensonges, la déception et la force brute. Et ils sont le fait d’un groupe qui en toute confiance s’auto-qualifie de « progressistes transnationaux ». Ils ne croient pas au processus démocratique. Ils croient en leur propre supériorité. Ils croient mieux savoir que les personnages officiels démocratiquement élus, et ils en savent certainement bien davantage que les mères et les pères et les autres citoyens du monde entier.

La grande image est celle-ci : ils avancent sur tous les fronts. Ils avancent à l’ONU à travers la préparation de documents, durs et mous, et ensuite par l’interprétation de ces documents. Ils avancent dans les systèmes judiciaires à travers le monde ; ils imposent des changements législatifs fondés sur ces réinterprétations de traités de droit dur et de résolutions non contraignantes.

Pourquoi est-ce important ?

Cette guerre est menée contre trois souverainetés sacrées : la souveraineté de la nation, la souveraineté de l’Eglise, et la souveraineté de la famille. Au moment du jugement de Dieu, nous nous tiendrons seuls, en tant qu’individus, mais sur cette terre Il nous dote de certaines institutions sont presque le seul propos est de nous enseigner sa loi. Ces institutions médiatrices appelées la nation, l’Eglise et la famille sont véritablement nos seuls professeurs. Si l’une d’elles est dévoyée, nous pouvons nous perdre. Si chacune d’entre elles est dévoyée, nous seront totalement perdus. Mais chacune d’entre elles se dresse devant la notion féministe radicale de l’autonomie complète du soi. C’est pourquoi les féministes insistent pour affirmer que chacune de ces institutions doit changer, qu’elles doivent devenir différentes de la manière dont Dieu les a créées, et par ce changement, elles seront détruites.

Voilà les enjeux. Ils ne sauraient être plus importants.

Dieu nous a appelés à vivre maintenant et ici en vue d’une fin, et cette fin n’est pas une vie de facilité. Il nous a appelés à vivre maintenant et ici, et c’est un temps de grand tumulte. Il nous a appelés à vivre maintenant et ici, pour défendre sa création contre ceux qui la voudraient souiller. Il n’y a pas de plus beau moment pour vivre qu’aujourd’hui et maintenant, car il n’y a jamais eu de temps où il y ait eu autant besoin d’hommes et de femmes bons.

Allez de l’avant, mes amis, allez de l’avant. Défendez vos pays. Défendez vos Eglises. Défendez vos familles. Nous confronterons les radicaux dans les tribunaux ; nous les confronterons dans les parlements ; nous les confronterons dans les universités ; nous les confronterons sur la place publique ; nous les confronterons dans les institutions internationales. Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne nous rendrons jamais. Nous ne nous soumettrons jamais ? Jamais. Jamais. Jamais. Allez de l’avant !

Austin Ruse
Président de C-Fam

Fin

(Traduction de Jeanne Smits)

01 juillet, 2010

Analyse d'une manipulation nihiliste (4)

L’ONU, l’UE et les traités internationaux au service de la culture de mort

J'ai été amenée à m'absenter du web ces jours-ci. Ce blog restera tout de même actif puisque j'ai choisi ce moment pour publier, en plusieurs livraisons, le texte d'une remarquable conférence d'Austin Ruse, président de C-Fam, organisme de veille catholique sur les questions du respect de la vie et de la famille auprès de l'ONU et d'autres instances internationales. Il l'avait faite lors de la World Congress of Families en août dernier à Amsterdam, et m'a donné par la suite l'aimable autorisation d'en publier ma traduction française. C'est une analyse de fond qui me paraît absolument indispensable pour comprendre le rôle des organisations supranationales dans la diffusion de la culture de mort ; pour comprendre aussi la nécessité de tenir informés les gens de bonne volonté.

IV. La démocratie confisquée

Cela frappe au cœur du processus démocratique. Les citoyens d’un Etat souverain sont en général satisfaits de ce que leurs gouvernement puissent représenter et représentent effectivement leurs souhaits et leurs meilleurs intérêts. Un tel citoyen permet à son gouvernement de négocier des traités qui lient ensuite l’Etat, et parfois le citoyen. Ce citoyen a au moins une chance de peser sur la politique de son propre gouvernement. Mais comment ce citoyen pourrait-il avoir une chance de peser sur les processus du comité CEDAW, un groupe généralement inconnu de citoyens privés qui ne sont responsables qu’envers eux-mêmes ? Il s’agit là d’un profond déficit démocratique.

Et qu’en est-il des effets de ces injonctions du comité CEDAW ? Sont-elles écoutées ? Ces injonctions provoquent-elles un effet sur le droit ? Eh bien oui. Certainement oui.

Ces derniers mois la Haute Cour de Colombie a renversé les lois du pays condamnant l’avortement, et au cours du processus les juges ont cité ce qu’ils considèrent être des obligations liées au traité CEDAW. Les juges de la Cour suprême mexicaine ont décidé de même qu’il existe des obligations nées du traité CEDAW qui obligent à renverser les lois contre l’avortement.
Le groups de défense des droits de l’homme, qui naguère pensait autrement, tient désormais cette position : que CEDAW exige la légalisation de l’avortement.
Tout cela est mensonge.
Cet argument est désormais en marche autour du globe et il ne s’enracine pas seulement dans CEDAW mais aussi dans la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels, où la clause sur le « droit à la vie » est désormais interprétée par les avocats radicaux comme incluant un droit à l’avortement.
Ce n’est pas seulement la cause des enfants à naître qui est menacée par ces réinterprétations radicales de traités de droit dur. Des groupes homosexuels radicaux, ainsi que des représentants de l’ONU interprètent désormais les traités internationaux de manière à inclure l’orientation sexuelle et l’identité de genre parmi les catégories de non-discrimination tout comme le sexe, la race, la religion, l’origine nationale et les autres catégories bien établies. Les comités de l’ONU imposeront bientôt aux Etats d’instituer le mariage homosexuel, l’adoption homosexuelle et l’enseignement de la propagande homosexuelle aux petits enfants.

Il ne faut pas croire que ces manœuvres scandaleuses n’affectent que les pays en voie de développement. Cela se produit également dans le monde développé. Cela s’est, de fait, produit aux Etats-Unis. Il y a quelques années la Cour suprême des Etats-Unis a fait de la sodomie homosexuelle un droit constitutionnel. Ce faisant, la Cour suprême s’est référée à de soi-disant nouvelles normes internationales et aux arrêts de la Cou européenne des droits de l’homme.

Lorsque la Cour suprême a interdit la peine de mort pour ceux qui avaient commis un crime en tant que jeune mineur, la Cour a cité la Convention sur les droits de l’enfant – un traité que les Etats-Unis n’ont même pas ratifié.

Certains membres de la Cour suprême des Etats-Unis se sont engagés à continuer cette pratique qui consiste à se référer à des documents et des traités que les Etats-Unis n’ont pas ratifiés, mais dont ils pensent qu’ils constituent de nouvelles normes internationales.

Cette stratégie du droit dur, émanant de la gauche dure, affecte déjà et continuera d’affecter tous les pays du monde.

Austin Ruse (traduction : Jeanne Smits)
à suivre…


30 juin, 2010

Analyse d'une manipulation nihiliste (3)


L’ONU, l’UE et les traités internationaux au service de la culture de mort


J'ai été amenée à m'absenter du web ces jours-ci. Ce blog restera tout de même actif puisque j'ai choisi ce moment pour publier, en plusieurs livraisons, le texte d'une remarquable conférence d'Austin Ruse, président de C-Fam, organisme de veille catholique sur les questions du respect de la vie et de la famille auprès de l'ONU et d'autres instances internationales. Il l'avait faite lors de la World Congress of Families en août dernier à Amsterdam, et m'a donné par la suite l'aimable autorisation d'en publier ma traduction française. C'est une analyse de fond qui me paraît absolument indispensable pour comprendre le rôle des organisations supranationales dans la diffusion de la culture de mort ; pour comprendre aussi la nécessité de tenir informés les gens de bonne volonté.

III. La stratégie du droit dur

La deuxième chose que nous avons remarquée au fil du temps, c’est le caractère agressivement pro-avortement des délibérations de divers comités de l’ONU chargés de veiller au bon respect des traités de « droit dur » imposant le respect des droits humains. Tous ces traités de droit dur sont assortis de ces comités devant lesquels les gouvernements doivent périodiquement comparaître pour faire leur rapport sur la manière dont ils appliquent le traité.

Il y a douze ans nous avons commencé à suivre le comité chargé de veiller à l’application de la Convention sur l’élimination de toute forme de discrimination envers les femmes (CEDAW). Nous nous sommes aperçus que le comité était en train de dire aux gouvernements qu’ils devaient changer leurs lois sur l’avortement.
Il faut noter à ce propos que ce propos n’a aucune autorité pour contraindre les gouvernements à quoi que ce soit. Il faut noter également que le traité CEDAW ne mentionne même pas l’avortement. Il ne mentionne même pas les mots codés qui désignent l’avortement, la « santé reproductive ».
Pourtant, au fil des ans, nous avons tenu les comptes ; le comité a enjoint à plus de 90 pays de changer leurs lois sur l’avortement.

Comment peuvent-ils faire cela et quel est leur but ?

Le comité CEDAW est composé de 22 individus qui sont nommés, et puis soumis au vote par les Etats parties au traité. Ils ne représentent pas les gouvernements. Une fois élus, ils ne sont responsables qu’envers eux-mêmes. Ces 22 personnes viennent pour la plupart de groupes de gauche qui sont aussi des promoteurs de l’avortement. Nous sommes ici en face du spectre de parties étatiques souveraines qui doivent venir au rapport devant des individus qui sont pour la plupart des promoteurs de l’avortement de la gauche dure.

Hormis l’admonestation des gouvernements, ce groupe d’individus – des citoyens privés – ont pris sur eux de réécrire le traité en question.

Arrêtons-nous là un instant. CEDAW est un traité de droit dur. Il est légalement contraignant pour les Etats qui l’ont ratifié. Les Etats souverains travaillent parfois pendant des années pour négocier de tels traités. Ces Etats doivent généralement présenter ces traites devant leurs parlements pour en obtenir la ratification. C’est un processus long et laborieux, et largement démocratique. Au bout du compte, le traité obtenu de haute lutte est contraignant pour les Etats. Pourtant, avec ce comité, c’est un group de citoyens privés idéologiquement motivés qui ont pris sur eux de réécrire des traités de droit et qui tentent ensuite d’imposer leur réinterprétation aux Etats souverains qui ont été au départ les négociateurs du traité.
Voici très spécifiquement ce qu’a fait le comité CEDAW. Le traité CEDAW ne dit rien sur l’avortement. Il ne le mentionne même pas. Il ne fait même pas allusion à la santé reproductive. Mais, dans une chose appelée la Recommandation générale 24, le comité CEDAW constitué de citoyens privés a cru pouvoir intégrer l’avortement dans le document et désormais c’est une affaire de routine pour lui de signifier aux gouvernements qu’ils doivent changer leurs lois sur l’avortement.

Austin Ruse (traduction : Jeanne Smits)
à suivre…

29 juin, 2010

Analyse d'une manipulation nihiliste (2)


L’ONU, l’UE et les traités internationaux au service de la culture de mort


J'ai été amenée à m'absenter du web ces jours-ci. Ce blog restera tout de même actif puisque j'ai choisi ce moment pour publier, en plusieurs livraisons, le texte d'une remarquable conférence d'Austin Ruse, président de C-Fam, organisme de veille catholique sur les questions du respect de la vie et de la famille auprès de l'ONU et d'autres instances internationales. Il l'avait faite lors de la World Congress of Families en août dernier à Amsterdam, et m'a donné par la suite l'aimable autorisation d'en publier ma traduction française. C'est une analyse de fond qui me paraît absolument indispensable pour comprendre le rôle des organisations supranationales dans la diffusion de la culture de mort ; pour comprendre aussi la nécessité de tenir informés les gens de bonne volonté.

II. La stratégie du droit mou

La stratégie du droit mou se réfère aux menées des radicaux internationaux en vue d’imposer ce qu’on appelle le droit international coutumier. Il s’agit de lois qui ne sont pas nécessairement écrites mais qui, au fil du temps, sont comprises, au fil du temps, comme liant néanmoins les Etats. Cela s’obtient à travers une pratique étatique constante sur le long terme avec l’idée de respecter une obligation légale. Afin de voir émerger une loi coutumière il faut trois choses. D’abord, une pratique étatique universelle uniforme. Autrement dit, tous les Etats doivent la mettre en œuvre. Deuxièmement, cette pratique a dû être mise en œuvre sur une longue période. Elle ne peut s’imposer d’un jour à l’autre ni même en quelques décennies. Troisièmement, les Etats doivent la mettre en pratique avec l’idée qu’ils y sont contraints par une obligation légale. Cela place la barre très haut et explique pourquoi il y a si peu de points de droit considérés comme des lois coutumières internationales. L’un d’entre eux est le sauf-conduit des diplomates. Un autre concerne la piraterie.

Les partisans de l’avortement soutiennent que si les mots « santé reproductive » sont répétés assez souvent dans des documents non contraignants de l’ONU, alors on aura abouti à un droit coutumier international. Laissez-moi dire très clairement que cela est faux, et que nos adversaires savent que cela est faux.

Le droit coutumier international ne peut s’imposer à partir de documents non contraignants et il ne peut davantage être établi dans un délai de quinze ans seulement. Cela prend des décennies et même des siècles.

Ils n’ont eu aucun succès devant de quelconques cours de justice ou au sein des parlements en avançant leurs arguments fondés sur le droit international coutumier.
Cela nous amène à ce qui est devenu une stratégie plus gagnante, que nous appellerons la « stratégie du droit dur ».

Austin Ruse (traduction : Jeanne Smits)
à suivre…

12 février, 2010

Combattre la mortalité maternelle : au Chili, on y parvient sans avortement légal...

Si le Chili a réussi à faire baisser de manière spectaculaire son taux de mortalité maternelle au cours de ces dernières cinquante années, c'est avant tout grâce aux mesures prises pour « sécuriser » la grossesse et l'accouchement dans ce pays d'Amérique latine, selon les premières données d'une étude réalisée par un chercheur biomédical. Pour l'organisme de veille pro-vie catholique, C-Fam, ces bons résultats concourent à démontrer qu'il n'est pas nécessaire de légaliser l'avortement pour arriver à réduire les morts liées à la grossesse comme le prétendent à tort les promoteurs de l'« IVG ».

Le Dr Elard Koch, épidémiologiste de la faculté de médecine de l'Université du Chili, constate que ce sont les examens prénataux et l'accès généralisé aux professionnels de l'accouchement dans un environnement hospitalier qui ont permis les bons résultats chiliens : de 275 morts maternelles par 100.000 naissances vivantes en 1960 à 18,7 morts pour 100.000 naissances en 2000, un record pour les pays d'Amérique latine.

Loin d'avoir facilité l'accès à l'avortement au cours de cette période, le Chili a au contraire aggravé la répression de l'avortement à la fin des années 1980. Il atteint pourtant aujourd'hui un chiffre comparable à celui de bien des pays développés au terme d'une progression constante - et protège constitutionnellement la vie de l'enfant à naître.

Ce qui a changé, selon le Dr Koch, c'est le degré de scolarisation de la population, la formation de personnels médicaux hautement qualifiés et la construction de nombreux centres de santé. Il semble aberrant d'avoir à le dire : assurer un meilleur niveau de soins au futures mères et aux parturiantes donne de meilleurs résultats que la légalisation de l'avortement présentée comme la panacée par bien des organismes internationaux (en Guyane, où l'avortement a été libéralisé en 1995, on enregistre toujours quelque 450 morts maternelles par 100.000 naissances).

C-Fam cite à ce propos l'obstétricienne Donna Harrison, qui met en garde contre l'accès à l'avortement légal dans les pays en voie de développement tant que les soins de base aux futures mères ne sont pas généralisés, puisque la multiplication des procédures chirurgicales d'avortement augmente le risque de mortalité maternelle du fait que les structures médicales ne sont pas en mesure de traiter les complications qui en résultent. C-Fam rappelle que l'Afrique du Sud, une fois mise en place sa loi d'avortement légal, a connu une augmentation notable de morts maternelles.

© leblogdejeannesmits.

14 octobre, 2009

Une pétition pour la vie à l'ONU : signez tout de suite !

L'organisme catholique de veille auprès de l'ONU, C-FAM a lancé une pétition internationale pour la claire affirmation du respect de la vie humaine, des droits de la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme, et de la liberté de l'éducation, droit fondamental des parents. Plus d'un demi million de personnes l'ont déjà signée. Lors de sa clôture, elle sera solennellement présentée à l'ONU. Ci-dessous, le texte de la pétition en langue française. On peut la signer dans cette langue ici. Elle est disponible en 18 langues. Les explications (en anglais), sont ici. Faites suivre à vos contacts !


Appel international pour les droits et la dignité
de la personne humaine et de la famille

Nous, citoyens des États membres des Nations unies, en cette année du 60e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme, adoptée et proclamée par la résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 de l’Assemblée générale des Nations unies,


Rappelant que :

la Déclaration universelle des droits de l'homme est l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations,


Considérant que :

les droits de l’homme, la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité et la justice constituent le patrimoine spirituel et moral sur lequel est fondée l’union des Nations,


Insistons pour que :

soient pris dûment en considération :


1. Le droit à la vie de tout être humain, de la conception à la mort naturelle, chaque enfant ayant le droit d’être conçu, de naître et d’être élevé dans une famille, fondée sur le mariage entre une femme et un homme, la famille étant l’unité de base naturelle et fondamentale de la société.

2. Le droit pour chaque enfant d’être élevé par ses parents qui ont, par priorité, le droit fondamental de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

En conséquence, nous demandons :


à tous les gouvernements d’interpréter convenablement la Déclaration universelle des droits de l’homme de sorte que :


Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne (Article 3).

A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille.
(Article 16).

La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État (Article 16).

La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales
(Article 25).

Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants (Article 26).

 
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