27 septembre, 2007

Et continuons avec le cardinal Cañizares... qui condamne des profanations dans son diocèse

L'archevêque de Tolède, le cardinal Cañizares, primat d'Espagne, a dénoncé les profanations trop nombreuses qui ont affecté ces derniers jours des sanctuaires dans son diocèse. Il a averti qu'elles étaient motivées non par le vol, mais par la volonté « d'attaquer la liberté religieuse dans son intimité la plus profonde ». Dans ce message lu à la messe de dimanche en sa catédrale, le cardinal faisait savoir aux fidèles que les « vols et outrages au Très Saint Sacrement » avaient été trop nombreux pour qu'il se taise, face à « la claire intention de porter atteinte à ce qu'il y a de plus saint dans l'Eglise et dans le monde : Jésus-Christ. » Le cardinal dénonçait également dans son message l'exposition d'Ibiza (voir les messages antérieurs) et une autre qui se tient à Madrid, intitulée Dieu, mode d'emploi, où Mère Teresa est assimilée à l'ayatolah Khomeiny et où l'on présente de nouveaux dieux... comme Elvis Presley. Le cardinal Cañizares accusait particulièrement les autorités publiques d'avoir financé ces événements.

Si le message était lu plutôt que livré par le cardinal en personne, c'est qu'il était, avec ses évêques auxiliaires, présent à Fuensalida pour une cérémonie solennelle d'expiation et de réparation à la suite de la profanation du Saint Sacrement dans un ermitage de cette localité de la région de Toledo. Il y eut une messe, puis une adoration eucharistique suivie d'une procession avec le Saint-Sacrement à travers les rues de la ville.

Expo d'Ibiza : le cardinal Cañizares s'était exprimé...

L'archevêque de Tolède, le cardinal Cañizares, avait apporté son soutien sans ambiguïté à l'évêque d'Ibiza face à l'exposition blasphématoire organisée dans une église désaffectée de sa ville.

Des paroles fortes : le cardinal a dénoncé ces « manifestations pseudo-artistiques » comme faisant partie d'un « grand projet qui consiste à éradiquer la réalité de Dieu » et à « éliminer l'Eglise catholique » de la société, ou en tout cas de reléguer Dieu « à la sphère privée », au même titre que le cursus obligatoire d'Education à la citoyenneté aujourd'hui combattu par les catholiques espagnols.

Il a évoqué une « escalade de manifestations pseudo-artistiques et d'expositions, financées par des fonds publics, qui ne date pas d'aujourd'hui ».

« Si nous voulons bien nous en rendre compte, poursuivait-il lors d'une interview à la Cadena Cope, ces manifestations ne se contentent pas de blesser, ce sont de grossiers blasphèmes contre la réalité de Dieu, la réalité de Jésus-Christ : ce n'est pas seulement de l'anticléricalisme, mais quelque chose de bien plus profond. Il existe un projet d'éradication de Dieu, c'est le laïcisme, non point la saine laïcité - l'autonomie qui revient à ce qui est du monde par le fait d'être du monde. C'est quelque chose de très grave qui se retourne contre l'homme lui-même. »

Le cardinal Cañizares a accusé clairement ce projet de consister à vouloir « éliminer l'Eglise catholique ». « Ce n'est pas un procès d'intention. Les faits sont les faits, et l'on fait pas après pas. Mais ils n'y arriveront pas. On n'a pas réussi cela pendant deux mille ans. Il ne s'agit pas de prétention ou d'arrogance de ma part, je me contente de m'en remettre aux faits, à la réalité, à la vérité. Cette vérité que l'on tente de rejeter ou de détruire. »

Source : ici.

Art contemporain : victoire des catholiques d'Ibiza

Plusieurs évêques et responsables laïcs catholiques espagnols ont réussi, par leur vigoureuse protestation, à faire démanteler une exposition blasphématoire à Ibiza avec cinq jours d'avance sur la date de fermeture prévue de l'événement.

Ladite exposition se tenait dans le musée d'art contemporain d'Ibiza, une église désaffectée, l'Hospilalet, qui avaité été cédée à la municipalité socialiste à cette fin, mais à la condition que les exposition qui s'y dérouleraient soient d'abord agréées par le diocèse.

Ce n'avait pas été le cas pour la dernière en date qui montrait notamment des “œuvres” représentant des personnalités religieuses dans des postures obscènes (ainsi Jean-Paul II, sodomisé par un éphèbe).

L'évêque de l'île, Mgr Juan Segura, avait immédiatement menacé les organisateurs de l'exposition de poursuites, avant de mettre fin à la collaboration avec la municipalité. Après quoi il présida lui-même la récitation du chapelet avec nombre de fidèles qu'il remercia alors de leur « adhésion au Christ et à l'Eglise ».

26 septembre, 2007

Slovaquie : des précisions importantes sur le blog d'Yves Daoudal

Voir ici.

Slovaquie : les hôpitaux obtiennent le droit de ne plus pratiquer d'avortements


Selon le site pro-vie canadien Lifesite, le ministère de la santé slovaque vient d'abroger un réglement contraignant tous les hôpitaux du pays à pratiquer des avortements. Une décision qui intervient pour le cinquantenaire de la légalisation de l'avortement par le régime communiste. La Slovaquie, qui compte 5 millions d'habitants, totalise actuellement quelque 14.000 avortements par an, et depuis la légalisation on estime à près de 1.37 million le nombre de suppressions volontaires d'enfants à naître.

La reconnaissance d'un droit à l'objection de conscience pour les hôpitaux dans ce pays à 70 % catholique intervient au terme d'une campagne agressive menée depuis début septembre par des groupes pro-vie rassemblés sous le nom “Pravo Na Zivot”. Ce groupe a financé l'affichage de 500 panneaux publicitaires et placards sur les transports en commun, notamment dans la capitale Bratislava, montrant le résultat d'un avortement à 11 semaines.

Aussi bien les groupes pro-vie que le Planning familial slovaque ont estimé que la brutalité de l'image a provoqué la décision. C'est ce qui s'appelle un réveil des consciences...

Sans doute peut-on se poser des questions sur l'opportunité de rendre de telles images visibles par des enfants. Je n'aimerais pas, pour ma part, que mes enfants les voient... mais parce que la vérité à laquelle elles renvoient est insupportable. Comment peut-on expliquer à des enfants que des mères demandent qu'on tue leur propre bébé, sans lacérer leur confiance dans le monde des « grands » ?

Mais il est vrai aussi que cette constatation visuelle de la réalité est un puissant détonateur pour qu'on en finisse avec l'assassinat des tout-petits.

Et il est vrai aussi que personne n'hésite à montrer aux enfants et aux jeunes les atrocités de la Shoah.

La Pologne définitivement condamnée

La Cour européenne des droits de l'homme a rejeté, mardi, l'appel de la Pologne qu'elle avait condamnée en mars dernier pour un refus d'avortement thérapeutique sur une femme, Alicia Tysiac, qui craignait de voir sa myopie s'aggraver par l'accouchement. Dans une décision dont les motivations n'ont pas été rendues publiques, les juges ont rejeté la demande d'appel devant la grande Chambre de la cour, procédure autorisée dès lors que la violation des droits de l'homme paraît établie et que la jurisprudence est claire.

La Cour n'a donc pas rejugé au fond mais a décidé que la première décision ne pouvait être contestée.

L'arrêt du 20 mars est donc définitif et la condamnation de Varsovie à payer 25.000 euros de dommages et 14.000 euros pour les frais de justice à la jeune femme, qui a mis son enfant au monde par césarienne et qui a subi par la suite une hémorragie rétinienne aggravant sa myopie.

L'article invoqué pour condamner l'Etat polonais protège « le respect de la vie privée et familiale » (Convention européenne des droits de l'homme, art. 8).

La Cour ne peut pas pour autant forcer la Pologne à modifier sa législation très favorable à la vie, étant donné que la plainte visait le non respect de la loi existente qui autorise l'avortement en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère.

22 septembre, 2007

Portugal : toujours moins d'avortements que prévu

C'est avec une certaine discrétion que les médias portugais ont répercuté l'annonce officielle, par le président de la Commission de Santé maternelle (sic), du nombre d'avortements légaux pratiqués depuis la date d'entrée en vigueur de la loi autorisant l'« IVG » à la demande au Portugal, soit du 15 juillet dernier au jeudi 19 septembre à 13 heures. 1.453 interventions ont été signalées au total, selon la procédure prévue par la loi, dont 5 sur des mineures de quinze ans. 56 % d'entre elles ont été pratiquées dans la région de Lisbonne et de la Vallée du Tage.

Jorge Branco, le président de la Commission, a souligné que le nombre d'avortements enregistrés reste très en deça de ce qui était attendu. Il estime que le nombre moyen par mois devrait tourner autour des 900 avortements par mois (10.800), alors que les autorités sanitaires tablaient sur une estimation basse de 1.600 par mois, et même jusqu'à 2.000 et davantage. Ces chiffres avaient été avancés pour justifier la légalisation, et on se souviendra que le Planning familial portugais assurait dénombrer 20.000 avortements clandestins par an avant la loi pour pousser à la roue.

Si l'on extrapole les chiffres actuellement disponibles on arrive même à moins : quelque 8.400 par an, pour une population de 10.600.000 habitants (à comparer avec les 220.000 avortements par an en France pour 60.500.000 : plus de quatre fois plus !).

Le Portugal demeure-t-il largement pro-vie ? La dépénalisation de l'avortement n'a heureusement pas provoqué une ruée vers les cliniques. Il restera à voir si la tendance est désormais à la hausse, ce qui indiquerait le caractère incitatif de la loi.

16 septembre, 2007

Canada : très peu de “mariages” gays

Le nombre de couples du même sexe a « bondi » d’un tiers en cinq ans au Canada – mais ceux-ci ne représentent que 0,6% de l’ensemble des couples de ce pays, l’un des rares à avoir légalisé les unions de même sexe. Dans un rapport analysant le recensement de 2006, Statistique Canada a dénombré 45 345 couples homosexuels, dont 7 465 étaient mariés. Une goutte d’eau à comparer avec les 10% de la population revendiqués par la communauté gay pour obtenir la reconnaissance de ce statut contraire aux besoins de la société et au bien commun.

Le nombre de couples du même sexe a certes augmenté de 32,6% entre 2001 et 2006, soit cinq fois le taux de croissance des couples hétérosexuels (mais pourquoi le nombre de ceux-ci augmentaerait-il de façon spectaculaire ?). Ces chiffres devraient au plus faire réfléchir sur le caractère incitatif de la loi. Mais leur pourcentage demeure infime.

On notera que ces « 0,6 % » comptabilisent aussi bien les couples homosexuels « mariés » que ceux vivant en union libre, et que - fait important aussi - ce pourcentage est comparable à celui enregistré en Australie (0,6%) ou en la Nouvelle-Zélande (0,7%), selon les chiffres cités par Statistique Canada.

Quant aux couples homosexuels qui ont profité de la légalisation du « mariage » homosexuel, ils ne représentent que 0,12% de l’ensemble des quelque 6,1 millions de couples mariés, soit un sur 800. Pour la première fois, par ailleurs, le nombre des Canadiens non mariés a dépassé en 2006 celui des personnes légalement unies. A cette date, 51,5% des adultes de plus de 15 ans n’avaient jamais été mariés, ou bien étaient divorcés, séparés ou veufs, contre 49,9% cinq ans plus tôt.

Si le nombre de « mariés gays » demeure marginal, ce n'est pas pour autant qu'il faut considérer l'officialisation des unions homosexuelles comme anodine, car elle porte atteinte à la définition même du mariage qu'il dénature sur tous les plans. La baisse des mariages au sens strict est d'ailleurs là pour démontrer que le sens de la valeur du mariage comme ciment de la société est en chute libre.

Source : Présent du vendredi 14 septembre 2007.

15 septembre, 2007

Avortement : le Nicaragua tient bon

Plus de 60 députés nicaraguayens sur ont décidé de maintenir la législation actuelle sur l'avortement dans leur pays, où ce crime est pénalisé dans tous les cas, sans exception « thérapeutique », depuis une décision similaire en octobre dernier adoptée à 52 voix sur 91.

Les députés ont ainsi résisté aux pressions internationales - y compris la réduction des fonds octroyés au pays au titre de l'aide au développement - en approuvant encore plus largement cette législation pour la vie.

Le parlementaire libéral Carlos José Gadea, souligne ACI Prensa, a déclaré qu'il ne s'agissait pas de « condamner les femmes » mais d'assurer qu'une « meilleure attention soit portée à la mère et à l'enfant ».

« L'avortement est un “business” de plus pour les pays riches qui maintiennent leur politique de réduction de la population dans les pays pauvres », a-t-il ajouté.

Un ancien ministre de la famille, Max Padilla a affirmé pour sa part qu'il y avait à l'Assemblée du Nicaragua « une montagne de personnes payées par des associations abortistes, mais la majorité des députés n'ont pas accepté le chantage financé par les Nations unies et les pays nordiques ». Et de saluer le travail des chrétiens, notamment les évêques catholiques du pays. La Conférence épiscopale avait publié une exhortation publique la semaine dernière pour demander au Parlement de ne pas rétablir la légalité de l'avortement « improprement qualifié de thérapeutique ».

L'initiative était venue de députés sandinistes dissidents ou non qui avaient obtenu une modification à l'occasion de la discussion du nouveau code pénal nicaraguayen. C'est par un amendement présenté par le député libéral dissident Eduardo Gomez que cette modification a été rejetée. Il a été adopté hier par 62 voix pour, 3 contre, 0 abstention, tandis que 4 élus présents ne participèrent pas au vote.

La vie est en nous...

A voir : www.lavieestennous.net.

Allez aussi sur Dailymotion, pour soutenir l'excellente initiative de la mise en ligne de séquences extraites de ce DVD pour la vie :

1e séquence : aïe, je suis enceinte

2e séquence : j'ai avorté

3e séquence : syndrome post-abortif

4e séquence : paroles de médecin

« Une heure d'information claire, honnête et bienveillante »... A suivre...

 
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