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25 août, 2015

Interview : Philippe de Villiers nous parle du don fait par Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune

C'est en tant que fondateur du Puy-du-Fou que Philippe de Villiers m'a fait la grâce de cet entretien sur le don fait au début de l'été par la Fondation Espérance du grand parc français à la Fondation Jérôme-Lejeune. J'ai attendu sa parution sur LifeSiteNews, auquel il était également destiné, pour le mettre en ligne ici pour les lecteurs de ce blog. Le geste et plus largement la philosophie du grand parc étonnent et émerveillent dans le monde anglo-saxon. Ils participent de cette « espérance française » qui s'appuie sur l'enracinement, le réenracinement des jeunes Français dans leur histoire de chrétienté. — J.S.



— Philippe de Villiers, la Fondation Puy-du-Fou Espérance vient de doter la Fondation Jérôme-Lejeune d’un chèque de 50.000 euros, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu dans le cadre du Grand Parc du Puy-du-Fou. Pourquoi avez-vous choisi la Fondation Jérôme-Lejeune ?
— Pour deux raisons. La première : c’est par fidélité à un homme qui connaissait bien le Puy-du-Fou, et qui l’aimait, et qui m’a profondément marqué personnellement, le professeur Jérôme Lejeune. La deuxième raison, c’est que la Fondation Lejeune, magistralement emmenée par Jean-Marie Le Méné, son président, fait un travail considérable et qui mérite d’être encouragé, pour protéger les enfants trisomiques qui sont souvent abandonnés par la société médiatique, et qui trouvent face à eux une difficulté nouvelle : la tentation de la société de fabriquer un modèle d’enfant sur catalogue.
— En effet, lorsque les petits trisomiques sont dépistés avant leur naissance – on sait que 96 % d’entre eux sont éliminés. Spontanément, j’ai fait le lien entre le rappel que fait le Puy-du-Fou du génocide des Vendéens avec ce nouveau génocide des imparfaits. Le faites-vous aussi ?
— Au moment de la remise du chèque de la Fondation Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune, j’ai souligné la communauté d’esprit et de démarche du Puy-du Fou et de la Fondation Lejeune, et le lien entre le beau que nous cultivons ici, et le bien que cultive la Fondation Lejeune. J’ai ajouté une évidence : il y a une communauté d’attitude dans ce que j’ai appelé « le refus de l’innommable ». La laideur qui défigure le beau et l’atteinte au principe même de la vie qui défigure la civilisation…
— Les photos vous montrent, à l’occasion de la remise de ce chèque, entouré d’enfants atteint de trisomie. J’imagine qu’il y a un bonheur tout particulier à leur faire découvrir le Puy-du-Fou ?
— C’était un moment d’émerveillement contagieux. Emerveillement des enfants trisomiques, et émerveillement d’autres enfants devant l’émerveillement des enfants trisomiques. Ce qui m’a aussi beaucoup touché, ce sont les larmes de joie des parents qui voyaient enfin – c’est rare – que leurs enfants étaient non pas à la périphérie d’un grand événement qui réunissait là tous les adultes, mais au cœur même d’un événement qui était une sorte d’avènement. La vraie beauté est celle du cœur et de l’âme.
— Le Puy-du-Fou, qui est un lieu d’enracinement et même de réenracinement dans l’histoire, est-il naturellement à sa place dans ce réenracinement de l’amour paternel, maternel, de l’amour des enfants ? Faites-vous un lien, là aussi ?
— Oui, bien sûr ! C’est le dernier texte que j’ai écrit : « Peut être les enfants sauront ils deviner dans les humeurs du jour, et portée par le vent, de collines en collines, la voix d’autres enfants qui chantent et se souviennent. »
Le Puy-du-Fou est fondé sur l’idée de la transmission, l’idée de la génération, dans une société saccagée par le mondialisme qui prépare un être désaffilié, désinstitué. Toute la respiration du Puy-du-Fou se fait à travers l’idée de génération, l’idée de transmission, l’idée d’héritage et donc de réenracinement. C’est normal que l’enfant y ait la première place.
— Dans votre livre Les Secrets du Puy-du-Fou, vous parlez de la création de la Fondation Puy-du-Fou Espérance comme de la manifestation d’un « esprit de pauvreté ». Cela m’a beaucoup frappé, surtout après la lecture de Laudato si’ qui m’a laissée perplexe. L’esprit de pauvreté ne vient-il pas ici d’une grande richesse, d’une grande réussite qui se traduit par cette attention aux plus pauvres ?
 — La réussite du Puy-du-Fou a une cause, une seule. C’est la gloire passée que nous rappelons, de toutes ces générations qui ont défendu la France et la chrétienté. Qui ont vécu par la France et la chrétienté. Et qui ont porté haut les valeurs de la France et de la chrétienté. Qui les ont vécues, qui les ont défendues, qui les ont incarnées : du mouvement le plus naturel du monde. Par-delà la réussite, l’aventure du Puy-du-Fou doit demeurer dans son dépouillement initial, et ne jamais sacrifier à l’esprit de richesse. L’esprit de richesse, ce serait de succomber à l’hubris des Grecs, à l’orgueil, et croire que notre réussite vient de nous-mêmes. Or notre réussite vient du fait que nous nous sommes comportés comme des héritiers et non pas comme des enfants démiurges et thaumaturges de la table rase. Donc l’esprit de pauvreté du Puy-du-Fou, c’est l’esprit de fidélité à tous les pauvres de l’histoire de France qui ont donné leur immense richesse à la France – et qui était justement la pauvreté de leur cœur.
Le danger pour le Puy-du-Fou, serait que les jeunes Puyfolais, nimbés de compliments, oublient d’où ils viennent, oublient d’où vient le Puy-du-Fou. Le Puy-du-Fou est né d’un rêve d’enfant qui entendait réincarner un drame qui est celui de la Vendée, une déchirure. Le Puy-du-Fou réussit économiquement, commercialement, culturellement, médiatiquement, mais cette réussite n’est durable que s’il y a une piqûre de rappel à l’occasion des soirées caritatives qui portent la devise suivante : « Nous ne sommes pas là pour gagner de l’argent. » Le Puy-du-Fou ne sera jamais un business. Le Puy-du-Fou n’est pas un parc d’attractions. Le Puy-du-Fou est un creuset de la civilisation intime. Une espérance française… Un des derniers bonheurs français… C’est la raison pour laquelle le Puy-du-Fou est porté par un modèle associatif à but non lucratif. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de dividendes et pas de subventions. Nous ne voulons pas être nourris aux amphétamines de la subventionnite et de l’actionnariat capitaliste. Nous voulons rester libres !
— Et c’est cela qui vous permet d’être généreux ?
— Le Puy-du-Fou, je l’ai conçu comme une dette morale. J’ai voulu faire un hymne pour rembourser ma dette à mon père et à ma mère, et à la Vendée, pour une enfance heureuse. Donc, ne parlons pas de notre générosité à nous. Parlons des mille ans d’héritage, des pauvres qui nous ont précédés, qui se sont dépouillés du meilleur d’eux-mêmes pour nous donner quelque chose, la plus grande de toutes les richesses : un patrimoine spirituel. Les bâtisseurs de cathédrales étaient tellement pauvres qu’on n’a même pas retenu leurs noms… Etre Français, c’est garder intacte cette richesse-là, qui est la pauvreté même : se comporter comme un maillon dans la chaîne, comme un sculpteur de cathédrale qui laisse son œuvre sans laisser son nom.
Propos recueillis par Jeanne Smits


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12 août, 2014

Les “acheteurs” de Gammy auraient préféré qu’il soit avorté

Le couple d’Australiens accusés d’avoir abandonné Gammy, leur fils trisomique, porté à terme par une
Thaïlandaise dans le cadre d’une « gestation pour autrui », a avoué ce week-end qu’il aurait mieux valu selon lui que l’enfant soit avorté.
David Farnell a déclaré au cours de la première interview publique donnée par le couple au journal australien 60 Minutes : « S’il avait été possible de faire “terminer” l’embryon en toute sécurité, nous l’aurions probablement “terminé”. » Je choisis délibérément le terme anglais, violent mais juste, de « terminer » au lieu d’écrire avorter, même si ce dernier mot est plus exact. Car il s’agit bien d’une fin violente. Non d’une « interruption ».
« Je ne crois pas qu’il y ait de parent qui désire un fils ayant un handicap », a-t-il poursuivi, flanqué de son épouse Wendy. « Les parents veulent que leurs enfants soient heureux et en bonne santé et qu’ils puissent faire tout ce que font les autres enfants. »
Mieux : le couple a révélé qu’ils ont demandé à l’agence de gestation pour autrui opérant à Bangkok de leur faire une ristourne parce que l’un des deux enfants portés s’est révélé atteint de trisomie 21. « Je leur ai dit : “Rendez-nous notre argent. Tout cela est de votre faute. » Le couple accuse l’agence d’avoir mal fait son travail parce que le diagnostic de trisomie 21 n’a été fait qu’à un stade avancé de la grossesse, et ils ont donc été avertis très tard. « Nous étions très désemparés et nous leur avons dit : “C’est de votre faute. Vous devez maintenant assumer au moins une part de la responsabilité. »
David et Wendy Farnell assurent néanmoins qu’ils n’ont jamais fait pression sur la mère porteuse afin qu’elle avorte, et qu’ils n’ont jamais abandonné l’enfant. Ils avaient simplement l’intention de retourner plus tard à Bangkok pour le récupérer, ont-ils affirmé. Ils affirment aussi que la mère porteuse semblait vouloir garder la petite fille, elle en parfaite santé : « Nous avons pris peur, nous avons craint de la perdre. Il fallait que nous partions aussi vite que possible avec elle », raconte désormais le père.
Dans cette opération, la mère porteuse, Pattharamon Janbua, a gagné 12.000 $ pour mener la gestation à terme. Devant s’occuper de Gammy, le petit garçon trisomique, elle a lancé un appel à l’aide international qui lui a déjà rapporté, à elle et son mari, quelque 240.000 $. Elle n’entend plus le lâcher. Dans un contexte de marchandisation des êtres humains provoquée par le recours à la GPA, on serait tenté de croire que la maladie de ce petit garçon a elle aussi une valeur marchande… Comment ne pas devenir cynique devant de telles affaires ?
De son côté, David Farnell a dû répondre au cours de son interview à des questions sur ses condamnations à la fin des années 1990 pour agressions sexuelles sur des mineures et même des fillettes d’à peine 7 ans. Ses pulsions, a-t-il répondu, ont cesse « à 100 % ». « Je ne pourrai pas recommencer. Je ne peux pas. Je sais que je n’ai aucune pulsion de cette nature. J’ai su cela depuis 30 ans. Je n’ai aucune pulsion. » Ah…
Le tollé international autour de l’affaire Gammy a quelque chose de surréaliste. Tout le monde sait que la GPA, c’est de la location de ventre : même Pierre Bergé. 96 % des enfants à naître diagnostiqués porteurs (ou plutôt probables porteurs) de trisomie 21 sont avortés en France ; la proportion est semblable dans d’autres pays dits civilités. La « réduction embryonnaire » – l’élimination d’un bébé malformé ou juste de trop au cours d’une grossesse multiple – est elle aussi monnaie courante. L’existence de contrats relevant de l’esclavage dans le cadre de la GPA est elle aussi connue de tous, ou peut l’être avec un minimum de curiosité.
On sait déjà quelle sera la retombée de cette tragédie pour la France : on réclamera l’encadrement légal de la pratique de la GPA afin que les femmes et les couples n’aillent pas l’organiser à l’étranger dans des conditions épouvantables…

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12 février, 2014

La presse féminine découvre la beauté de l'accueil de la vie

Guère le temps de blogguer ce soir… Je vous propose donc rapidement de découvrir ce beau témoignage sur l'accueil d'un bébé atteint de trisomie 18 dont les parents ont respecté la vie et qu'ils ont aimé magnifiquement pendant sa courte vie.

L'histoire a été racontée sur aufeminin.com avec des trémolos et beaucoup d'admiration.

Alors qu'en France l'immense majorité des trisomiques sont avortés.

Mais la culture de vie est plus belle que la culture de mort.


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