18 septembre, 2009

L’ « éducation à la sexualité » selon l’UNESCO : l’aveu

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

L’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) vient de publier un projet de rapport présentant les Lignes directrices internationales sur l’éducation de la sexualité qui sera, selon toute vraisemblance, adopté par les Nations unies à New York en octobre prochain. C’est un véritable programme totalitaire qui s’intéresse aux moindres détails, y compris sémantiques, de ce que les jeunes de 5 (oui, cinq !) à 18 ans, devront savoir sur le sexe sans jamais avoir même pensé à le demander. L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis depuis la fin août ; en France, on en a vaguement parlé sur France-Info pour ricaner à propos de la pruderie américaine ; le Salon beige a indiqué l’existence du scandale dès le 1er septembre.

Scandale, oui : derrière un paravent de bonnes intentions affichées tout au long de ce document-projet de 98 pages, officiellement visé par l’UNESCO et l’engageant donc totalement, il s’agit bel et bien de promouvoir l’amoralité absolue, l’indifférentisme culturel, l’idéologie du genre et le libre accès à l’avortement présenté comme un « droit des femmes ».

C’est ce point qu’il faut relever tout d’abord : on sait qu’une guerre sémantique est livrée sans scrupules par des groupes de pression au sein des institutions onusiennes pour faire accepter l’idée que l’avortement est un « droit », et même un « droit de l’homme » au sens des droits protégés par les instruments internationaux. Opposables aux Etats. Opposables aux objecteurs de conscience. Aune à laquelle on jugera le caractère « démocratique » d’un pays. Tous n’étant pas d’accord là-dessus, ces « droits » sont depuis quelques décennies revendiqués de manière indirecte sous la demande de protection et de promotion des « droits reproductifs » ou de la « santé génésique », de manière discrètement avouée par les partisans de l’avortement légal et sous le feu nourri des Etats qui demeurent attachés au respect de la vie qui font tout pour que le « droit à l’avortement » n’acquière pas un statut en droit international

Le document de l’UNESCO, lui, ne prend pas la peine de se cacher. Un rapport régional de l’instance, publié en Thaïlande, avait affirmé dans une certaine clandestinité, en 2003, que l’avortement devait devenir universellement accessible dans des conditions de légalité, de sécurité, d’accessibilité totales. Le rapport achevé fin juin à Paris, où siège l’UNESCO, a au contraire fait l’objet de présentations publiques ; et il ne laisse aucune place ni au doute, ni à la moindre négociation : l’avortement est régulièrement présenté comme faisant partie du chapitre des « droits reproductifs ». Parmi les « objectifs d’apprentissage » à atteindre dans le groupe des 15-18 ans, figure l’argumentaire pour « promouvoir le droit et la possibilité d’accès à l’avortement sûr » (sous-entendu : légal). Les 12-15 ans doivent pour leur part réfléchir sur « la définition de l’avortement, les raisons le justifiant et sa légalité ».

On peut continuer avec le matraquage sur le caractère sûr et sans conséquences néfastes de l’avortement médicalisé ; les 12-15 ans étant invités à apprendre tout sur l’accès à l’avortement sûr et aux soins post-abortifs dans le cadre de l’étude des moyens efficaces pour éviter une grossesse.

Comme cela, au moins, les choses sont claires. Elles démentent l’objectif affiché qui consiste à dire qu’il vaut mieux que les jeunes soient correctement informés, et dans un total respect des valeurs culturelles différentes, à propos de la sexualité et des situations auxquelles ils risquent d’être confrontés, plutôt que d’entendre n’importe quoi de la part de leurs camarades. (Mais on balaie explicitement l’objection des parents qui revendiquent le droit de transmettre eux-mêmes l’information sur l’acte procréateur – c’est la procréation qui est taboue !)

Tout est à lire pour saisir comment les organismes comme l’UNESCO, avec le plein appui du Fonds des Nations unies pour la population et demain, probablement, de l’ONU elle-même, entendent détricoter peu à peu les « réticences » des pays encore attachés à des valeurs traditionnelles et pour court-circuiter le rôle des parents. Pour faire avaler la pilule, le document répète volontiers que chaque pays y puisera ce qu’il voudra, compte tenu notamment de ces divergences culturelles.

Oui, mais… Le luxe de recommandations et de détails contenus dans les 98 pages du projet permet de conclure au caractère totalitaire de l’œuvre. Les auteurs ne demandent-ils pas aux pouvoirs publics de se jeter totalement dans la balance pour imposer un programme d’éducation sexuelle afin que les parents soient bien conscients qu’il est « institutionnel » ? Ne demandent-ils pas de progresser lentement avant d’aborder les sujets les plus « sensibles » (pour ne pas dire scabreux) ? Ne soulignent-ils pas l’importance du jeu de rôle et de la dynamique de groupe dans l’enseignement à dispenser – une technique dont les psychologues connaissent la redoutable efficacité ?

Le message est toujours le même : tout est permis du moment que l’on y trouve personnellement une satisfaction et que l’on soit armé pour éviter la plus terrible conséquence de l’acte amoureux : la naissance d’un enfant, l’apparition d’un petit Cupidon qui scelle le lien entre les deux amants. Tout est permis au nom des « droits » humains, voulus comme fil rouge de leur rapport par les auteurs.
Bien sûr, le lecteur critique achoppera d’abord sur le programme d’« éducation » proposé aux enfants de 5 à 8 ans. On part des valeurs familiales (la « famille » multiple, puisqu’il est explicitement fait mention des couples du même sexe), du devoir de respecter chacun – et spécialement les séropositifs HIV… – du droit de choisir son époux ou son épouse, pour aboutir assez rapidement aux « stéréotypes de genre » (dans le chapitre « La construction sociale du genre »), à la masturbation, aux comportements amoureux des adultes et à leur description physiologique, aux enfants qui doivent être « voulus »…

Après un tel catalogue, on se doute que le curriculum proposé aux autres groupes (les 9-12 ans, les 12-15 ans et les 15-18 ans) sont pareils mais simplement un peu plus explicites à chaque fois, plus outranciers et plus axés sur le droit absolu des jeunes d’être « informés » et d’être médicalement suivis à l’insu de leurs parents.
Il y a d’ailleurs une bien triste progression dans chacun des parcours : on part de la famille et de son importance pour aboutir aux besoins des séropositifs de trouver un véritable soutien, un affectueux secours au sein de leur famille… lorsque leur « bulle » sexuelle aura éclaté, serait-on tenté de dire.

En même temps, par le biais d’un dénigrement plus ou moins ouvertement affirmé, le projet de « directive » de l’UNESCO dénonce l’inefficacité des programmes d’éducation à l’abstinence : puisque l’objectif est de « sauver des vies » et de « sauver des jeunes » des dangers des maladies sexuellement transmissibles et du « risque » de donner le jour à un nouvel être humain, arrivera le jour où ces enseignements fondés sur une loi de la nature humaine pourront bien être interdits

Tout cela vous a-t-il indigné ? Eh bien, dans une mesure certaine, quoique succincte, ces « lignes directrices » sont déjà bien respectées en France, en tout cas dès le niveau des programmes du collège. Mais on peut toujours dégringoler plus bas…

Source : Présent

Une ahurissante interview de Tony Blair

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

“L’Osservatore romano” en « service commandé » ?

Deux pleines pages d’un journal qui n’est pas petit : c’est la place accordée par le quotidien quasi officiel du Vatican à un entretien avec l’ancien Premier ministre anglais Tony Blair, dans son édition du 15 septembre. L’entretien, mené par la journaliste Giulia Galeotti, est si dégoulinant de complaisance qu’un bloggueur catholique anglais, curé de la paroisse Notre-Dame du Rosaire à Londres – où l’on trouve une messe « extraordinaire » –, a suggéré de le renommer : L’Ossequioso Romano.

Après le http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2009/09/tony-blair-simpose-rimini.html ovationné de Tony Blair à Rimini fin août, c’est un nouveau pas vers l’installation de ce partisan de l’avortement et des autres aberrations de la culture de mort dans le rôle de porte-parole de l’Eglise catholique dans le concert des nations. Même l’agence Zenit, plutôt conservatrice, a donné un écho totalement positif à cette interview : voilà un bon demi-million d’abonnés à son service quotidien qui garderont l’impression d’un Tony Blair, homme politique à suivre dans tous les sens du terme.

Visiblement sous le charme, Giulia Galeotti annonce que ce « probable protagoniste sur la scène internationale des années à venir » est un « gentleman » : « Bien élevé, souriant, courtois comme peu savent encore l’être désormais », il est celui que le Guardian de Londres présente comme le « probable futur président de l’Union européenne ». C’est dire que l’enjeu d’une telle publication est de taille.

Le scandale… est précisément que la journaliste n’en fait aucun. Il n’y a pas de question gênante. Pas de rappels de ses votes personnels ni des décisions prises sous sa responsabilité, alors que Tony Blair présente un palmarès systématiquement pro-mort. Richard Marsden, journaliste catholique anglais, en rappelle un bref catalogue dont nous retiendrons quelques exemples : légalisation de l’euthanasie par omission, légalisation de l’adoption homosexuelle qui a abouti au sabordage d’agences catholiques d’adoption sous peine d’être poursuivies pour « discrimination », légalisation des unions homosexuelles, accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 11 ans, légalisation de l’expérimentation sur l’embryon humain… Tony Blair a personnellement voté contre la réduction des délais de l’avortement légal de 28 à 18 semaines ; pour l’expérimentation sur l’embryon jusqu’à 14 semaines, etc.

Dans son interview comme à Rimini, le président de la Tony Blair Faith Foundation, après avoir encensé la Chine contemporaine, se recommande chaleureusement de Caritas in veritate. L’Osservatore Romano a laissé passer, sans la moindre réaction sur le fait que cette encyclique place au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise le respect de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle, et qu’il est difficile d’être plus éloigné de cette exigence que Tony Blair…

Soyons précis. Il y a bien une question, en passant, sur l’avortement. La journaliste demande si dans les « démocraties modernes, un homme politique a le droit de parler au nom de sa foi – en se déclarant par exemple contre l’avortement parce que celui-ci viole le cinquième commandement – ou s’il a au contraire le devoir de se taire à propos de son credo personnel ».

Réponse de Tony Blair : « J’ai toujours soutenu que les gens ont le droit de parler. J’ai beaucoup insisté là-dessus en Grande-Bretagne. Surtout parce qu’il s’agit de thèmes à propos desquels les gens ont des sentiments forts, qui sont importants pour eux. Les gens ont des avis très différents sur ces questions, et si une personne croit quelque chose qui pour elle, est absolument centrale, elle a le droit de parler. »

A lire cela, on pourrait bien le croire un défenseur de la vie. Le problème, c’est qu’il a toujours parlé pour l’avortement. Et que L’Osservatore Romano tait cela.

John Smeaton, président de la SPUC (Association britannique pour la protection des enfants à naître) en est venu à demander, en commentant l’affaire pour LifeSiteNews.com : « Y a-t-il des éléments subversifs au travail au Vatican qui veulent une politique de conciliation avec Barack Obama et Tony Blair, et leurs politiques anti-vie ? »

L’Osservatore Romano est contrôlé par la Secrétairerie d’Etat qui a multiplié les signes en ce sens depuis l’élection de Barack Obama. C’est pourquoi un Mgr Michel Schooyans, de l’Académie pontificale pour la Vie, a multiplié les mises en garde depuis plusieurs mois, parlant de « service commandé » à propos du quotidien, soulignant avant la lettre les manœuvres entreprises pour propulser Tony Blair sur le devant de la scène de l’Union européenne, du dialogue interreligieux et du Vatican. On peut dire que les affaires du « catholique » Blair progressent…

P.S. Il va de soi qu’il ne m’appartient pas de juger de la sincérité de la conversion de Tony Blair. Mais il faut souligner qu’il est un « catholique » qui n’accepte pas les enseignements de l’Eglise et du Pape. Sans commentaire.

Tony Blair s'impose à Rimini

Lu sur Le blog de Jeanne Smits

Un converti étrange et influent

L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, aura été la vedette de la 30e rencontre de « Communion et Libération » à Rimini, fin août. Le récent converti anglais a cette plate-forme pour promouvoir sa variété hétérodoxe d’un catholicisme détourné aux fins du mondialisme et de l’« Initiative des religions unies » qui inspire sa Tony Blair Faith Foundation (Fondation Tony Blair pour la Foi).

Ladite fondation pour le dialogue interreligieux a été créée en mai 2008, en présence de Bill Clinton, dans un esprit qui convient parfaitement aux principes gouvernant les grandes organisations supranationales comme l’ONU ou l’UNESCO : minimiser les différences entre les cultures, notamment religieuses, afin de promouvoir la paix mondiale. C’est l’esprit du syncrétisme religieux et du New Age, dont on ne parle plus tellement mais qui n’en est pas moins présent, notamment dans les programmes officiels d’enseignement.

Tony Blair s’est donc vu offrir par « Communion et Libération » la possibilité de s’exprimer au cours d’une conférence plénière et de se positionner, ainsi, comme chef de file des intervenants « catholiques » dans notre monde qui évolue, un rôle d’autant mieux accepté dans celui-ci qu’il adhère sans ambages aux nouveaux dogmes écologistes.

Se posant en admirateur ébloui de la Chine, Tony Blair a expliqué aux participants que ce pays est en train d’élaborer des réponses originales et efficaces aux problèmes de pauvreté, de l’installation d’une nouvelle forme d’Etat-providence, d’une réduction vertueuse des émissions carbone. A rapprocher de l’information des autorités chinoises sur la « réussite » de leur politique coercitive de contrôle de la population qui a permis d’éviter 400 000 millions de naissances depuis 1979… Le joli modèle, en effet : où l’avortement forcé est fréquent, le manque de petites filles catastrophique et les problèmes de prise en charge des personnes âgées chargés de conséquences potentiellement abominables.

Il importe de souligner cette introduction pour éclairer le reste du discours, où Tony Blair, se disant inspiré par Caritas in veritate, a appelé le monde qui se mondialise à accueillir l’aide et le conseil l’Eglise catholique, elle-même « modèle d’institution globale », parce que les hommes politiques laissés à eux-mêmes ne peuvent assurer la paix, la justice, la solidarité, la juste répartition des « rares ressources » de la planète. Et, tout en affirmant sa « différence » comme catholique, Tony Blair a mis en avant les divers programmes de coopération interreligieuse qui permettent – avec la Banque mondiale, indiquait-il en passant – de bien répondre aux besoins du monde et au soulagement de la misère.

Emouvant, l’habitué du discours politique a conclu :

« La Foi et la Raison sont des alliées, non des adversaires. Elles se soutiennent mutuellement ; elles s’embrassent ; elles se fortifient l’une l’autre. Elles ne sont pas en compétition pour la suprématie. C’est ensemble qu’elles l’atteignent. C’est pourquoi la voix de l’Eglise doit être entendue. »


On imagine que de telles paroles ont été bien reçues par le public catholique de Communion et Libération à Rimini. Il y avait beaucoup de discrets renvois aux écrits pontificaux. Un souffle soutenu par l’appel à l’« amour de Dieu » et à sa « grâce ». De quoi lancer une véritable OPA sur la présence catholique dans le monde : dans le cadre de sa Fondation pour la Foi, Tony Blair y est clairement candidat, et il n’hésite pas à revendiquer le soutien de Benoît XVI pour ses initiatives.

L’ennui, c’est que Benoît XVI est pour lui une excellente carte de visite… et rien de plus. Car Tony Blair, avec sa femme Cherie qui a été l’instrument de sa conversion au catholicisme, comme il l’affirme volontiers, est pour l’avortement. Pour la contraception. Pour le préservatif comme arme de choix contre le sida. Pour la reconnaissance des unions homosexuelles. Pour le contrôle de la démographie humaine, s’il faut en croire l’association britannique Optimum Population Trust qui le cite dans son rapport intitulé « Une stratégie climatique basée sur la population ». En tant que Premier ministre, il a participé à la mise en place de multiples mesures contre la vie humaine. Il n’était assurément pas un invité acceptable, et encore moins un porte-parole adéquat au sein d’un mouvement catholique.

Pour l’anecdote, sa femme Cherie qui se présente comme une catholique de conviction vient de s’exprimer durement contre l’Eglise à l’occasion du Festival international du livre à Edimbourg, le premier mercredi de septembre. Elle y assurait la promotion de ses Mémoires en accusant l’Eglise d’empêcher certaines femmes de poursuivre une belle carrière en s’opposant à la contraception. Les progrès de la femme sont directement liés à leur capacité de contrôler leur fertilité, a-t-elle déclaré, souhaitant que l’Eglise puisse considérer celle-ce de manière « plus positive ». Et d’avouer avec une élégance qu’on appréciera que son fils Leo est né du fait qu’elle avait oublié son « matériel contraceptif » lors d’une visite officielle à Balmoral. Réponse immédiate d’un porte-parole de l’Eglise catholique en Ecosse : « Lorsque l’Eglise catholique a réaffirmé son opposition à la contraception, elle a mis en garde contre les quatre problèmes majeurs qui seraient directement liées à sa mise en place : une baisse généralisée de la moralité à travers l’ensemble de la société, davantage d’infidélité, un amoindrissement du respect de la femme par l’homme, et le recours coercitif aux technologies de la reproduction par les gouvernement. Les quatre dernières décennies on témoigné de la sagesse de cette analyse. »

Voilà donc le couple Blair : comment ne pas considérer Tony Blair comme un expert en « entrisme » ?

De son côté, Mgr Michel Schooyans, professeur émérite de l’université de Louvain, spécialiste des questions de population, l’un des quarante membres pléniers de l’Académie pontificale pour la vie et membre de l’Académie pontificale pour les sciences sociales, a tenu devant cette dernière un discours de mise en garde où il accusait Blair, dans le sillage de Barack Obama, de détourner le message catholique au profit de l’idéologie du genre, des « droits reproductifs » et autres lectures « politiquement correctes » qui sabotent les « fondements naturels du droit ».

Tout serait à citer. Retenons déjà ces fortes paroles, où il annonce un véritable « terrorisme politico-juridique » :

« Ce que révèle l’analyse des décisions de Barack Obama et du projet de Tony Blair, c’est que se profile une Alliance de deux volontés convergentes, visant, l’une, à subjuguer le droit, l’autre, à subjuguer la religion. Telle est la nouvelle version de l’aigle à deux têtes. Droit et religion sont instrumentalisés pour “légitimer” n’importe quoi.

« Cette double instrumentalisation est mortelle pour la communauté humaine. C’est ce qui ressort de diverses expériences réalisées dans le cadre de l‘État-Providence. Celui-ci, à force de vouloir plaire aux individus, a multiplié les “droits” subjectifs de complaisance, par exemple en matière de divorce, de sexualité, de familles, de population, etc. Mais ce faisant, cet État-Providence a créé d’innombrables problèmes qu’il est incapable de résoudre. Avec l’extension de ces “droits” de complaisance à l‘échelle mondiale, les problèmes de précarisation/marginalisation vont se multiplier à tel point qu’aucune gouvernance mondiale ne pourra les résoudre.

« De même pour la religion. Depuis qu’est acquise la séparation de l‘Église et de l‘État, il est inadmissible que l‘État se serve de la religion pour renforcer son emprise sur les cœurs, les corps et les consciences. (…) « Par ces canaux, et avec l’appui du couple Blair, le juriste-président Obama est en train de lancer un nouveau messianisme nord-américain, totalement sécularisé. Il bénéficie en cela de l’appui de son fidèle partenaire, candidat présumé à la présidence de l’Union européenne. La volonté suprême du Président des USA validera le droit des nations et le droit des relations entre les nations. Dans la foulée, les “Trente-Neuf Articles” de la nouvelle religion devront être promulgués par son collègue britannique. »


Est-ce tolérable ?

Source : "Présent"

11 septembre, 2009

Un militant pro-vie tué par balles aux Etats-Unis

Le sur Le blog de Jeanne Smits

Vers 7 h 30 heure locale, ce matin du 11 septembre, un militant pro-vie habitué des longues stations devant des avortoirs ou dans des lieux fréquentés, au Michigan, a été tué par balles. James Pouillon, 63 ans, se tenait devant l'école secondaire d'Owosso et tenait une grande affiche montrant un bébé et barré du mot "Life" : vie. Plusieurs coups de feu ont été tirés depuis un véhicule dont le conducteur a été appréhendé chez lui trois quarts d'heure après le drame, des témoins ayant relevé le numéro d'immatriculation.

Le motif du crime n'est pas connu pour l'heure ; à l'heure du crime, on découvrait d'ailleurs l'assassinat d'un autre homme responsable d'une carrière de gravier dans le bureau de son entreprise. La police du Michigan soupçonne le même homme d'être l'auteur des deux fusillades. Il a en tout cas avoué dans les deux cas, selon la presse locale.

Quoi qu'il en soit Jim Pouillon, un homme malade portant des prothèses aux jambes et constamment dépendant d'un respirateur, a été abattu alors même qu'il défendait la vie, comme il le faisait depuis de longues années.

De nombreux responsables de mouvements pro-vie ont réagi avec tristesse, condamnant l'assassinat d'un homme décrit comme doux et bienveillant, “complètement non-violent”. Troy Newman, président d'“Operation Rescue”, a dit avoir pleuré en apprenant la mort tragique de son “collègue et ami”.

Lors de ses veilles pour la vie, portant souvent des images de fœtus avorté, il avait été fréquemment la cible d'insultes, de jets de projectiles et de crachats, et en une occasion un automobiliste avait dévié volontairement sa route pour monter sur le trottoir et rouler droit vers lui.

Le Père Franck Pavone, de “Priests for life” (Prêtres pour la vie) a déclaré qu'il espérait voir “autant de fortes manifestations d'indignation de la part de la communauté pro-avortement qu'il y avait eu une forte d'expression d'indignation de la communauté pro-vie au moment de l'assassinat du Dr Tiller”, spécialiste d'avortements tardifs.

L'American Life League, par la voix de Shuan Kenney, son directeur exécutif, a commenté :

« L'American Life League a le cœur brisé par la perte d'un véritable héros pro-vie, abattu par balles le jour même où des Américains de tout le pays commémorent la mort violente de 3 017 personnes. Quelle terrible ironie que cette mort, en ce jour d'infamie, rappelle la mort de 50 millions d'innocents, victimes de l'avortement. Nos pensées et nos prières vont vers sa famille, ses amis et sa communauté à l'heure de cette tragédie, et nous renouvelons notre appel à la paix et à la prière comme seuls remèdes à la culture de la violence.

« Puisqu'aucun motif n'est clairement avancé, toute spéculation est inutile, sinon dommageable. Nous félicitons le département du shérif du comté de Shiawassee d'avoir si rapidement arrêté le suspect, et nous prions pour que Dieu fasse justice, et miséricorde. »


La nouvelle de cet assassinat n'a pas encore fait les gros titres de la presse nationale américaine.

Diverses sources, dont celle-ci.

04 septembre, 2009

Pilule du surlendemain

Le sur Le blog de Jeanne Smits

Pierre-Olivier Arduin, sur le site de Liberté Politique, commente et dénonce l'arrivée sur le marché européen d'une nouvelle soi-disant "contraception d'urgence", la "pilule du surlendemain", Ellaone, à prendre jusqu'à cinq jours après un "rapport à risques", comme ils disent. Les fabricants ne se cachent plus : il s'agit d'une pilule dont l'un des principaux effets recherchés est non l'empêchement de la fécondation, mais l'empêchement de la progression normale d'une fécondation par l'implantation, la nidation de l'embryon sur la paroi utérine. Cette action est clairement et évidemment abortive.

Mais n'oublions pas que toutes les pilules, sans exception, comportent ce moyen d'action. N'oublions pas non plus la manipulation sémantique par laquelle les avorteurs précoces ont réussi à imposer l'idée selon laquelle la grossesse ne commence pas à la conception mais à la nidation de l'embryon, ce qui leur permet de vendre comme "contraceptifs" des abortifs précoces.

L'exclusivité de la commercialisation de la pilule du surlendemain – joli pactole – a été accordée par le ministère de la Santé aux laboratoires HRA-Pharma. Lors des dix ans d'activité de cette entreprise "engagée", j'en avais parlé dans Présent. Ci-dessous cet article, paru le 29 mai dernier.


Macabre anniversaire
Les 10 ans de la « pilule du lendemain »


Le laboratoire HRA Pharma a publié un communiqué pour saluer les dix ans de la mise en vente libre de « sa » pilule du lendemain, le NorLevo. En mai 1999, la France fut le premier pays à en faire un comprimé d’automédication ; peu à peu, son usage s’est répandu pour toucher (derniers chiffres connus) 13,7 % des femmes qui déclaraient en 2005 y avoir eu recours au moins une fois dans leur vie. Accessible aux mineures sans ordonnance et sans contrôle parental, la pilule du lendemain est présente dans les infirmeries scolaires par la décision de Ségolène Royal. Mais tout cela ne suffit pas : HRA Pharma s’émeut de ce que ce moyen de « contraception » demeure « sous-utilisé ».

Chaleureusement recommandé par les pouvoirs publics et autres groupes institutionnellement hostiles à la vie, le NorLevo est indiqué en cas de « rapport non protégé » ou de raté de la contraception au nombre desquels l’on compte par exemple un retard de 12, voire de 3 heures dans la prise de certaines pilules contraceptives « ordinaires ». Surdosée en progestatifs, elle présente une efficacité décroissante pendant les 72 heures suivant le rapport. Aux dires d’HRA Pharma, 24 millions de rapports par an sont considérés « à risques » à la suite d’une mauvaise utilisation de la pilule ou du préservatif, alors que seules 1 210 000 unités de NorLevo ont été vendues en 2008, et que la France, l’un des pays où la contraception systématique est la plus répandue, ne voit pas son taux d’avortements diminuer. Ce qui est dans la parfaite logique de la culture de mort.

C’est donc un joli marché qui reste à conquérir pour le fabriquant… Qui bénéficie d’une présentation complaisante de la part des médias. Le magazine Parents assure tranquillement : « Rappelons donc qu’il ne s’agit pas d’une pilule abortive, qu’il n’y a pas de contre-indications ni d’effets secondaires, que son utilisation ne rend pas stérile. » ( Mais ça sert à quoi, un contraceptif, si ce n’est pas à rendre stérile — fût-ce provisoirement ?)

Oubliés, donc, les céphalées, nausées, vomissements, douleurs abdominales, vertige, saignements et autres « dérèglements hormonaux » que peut provoquer le NorLevo, d’ailleurs formellement déconseillé par le fabricant chez les femmes risquant des grossesses extra-utérines…

Quant à l’effet abortif, il est, officiellement, « discuté ». On n’a pas de certitude absolue que ce « traitement » (comme ils disent) empêche la nidation d’un ovule fécondé. Cependant la définition officielle du début de la grossesse ayant été repoussé au stade de la nidation (7 jours après la fécondation), on lit avec intérêt le descriptif officiel du « Vidal grand public » : « Il n’est actif que pendant la période qui précède la fixation de l’ovule fécondé sur l’utérus. »
Une petite visite sur le site de HRA Pharma est aussi très instructive. Ce laboratoire, créé en 1997 pour « développer et commercialiser des médicaments ou dispositifs médicaux répondant à de réels besoins en matière de santé mais ne soulevant pas l’intérêt des groups pharmaceutiques », a aussi une dimension humanitaire, comme l’explique son fondateur, André Ulmann. Pour « rendre disponible (sic) ses produits aux plus pauvres de notre planète » HRA Pharma collabore avec l’Organisation mondiale de la santé et des ONG qui font de l’éducation à la contraception et distribuent ses produits gratuitement ou à très bas prix. Ainsi – exemples parmi d’autres –14 400 unités furent offertes pour venir en aide aux victimes du tsunami, le NorLevo figure dans les « kits d’urgence » de l’Organisation mondiale de la santé, il est gratuitement fourni à « Women on Waves » (fournisseur d’avortements gratuits dans les eaux internationales jouxtant les pays « rétrogrades »).

Le laboratoire, avec « Equilibre et populations », a mis en place le programme « Mona Lisa » qui assure la promotion politique de la contraception en Afrique. En fournissant non plus principalement du NorLevo, mais des stérilets dont HRA Pharma est également producteur.

Son aplomb pour affirmer que ces « dispositifs intra-utérins » sont des contraceptifs, alors que leur action est purement « contragestive » et donc provoque des avortements très précoces, jette une ombre sérieuse sur sa présentation de la pilule du lendemain. La commercialisation des stérilets de marque HRA Pharma en France permet de financer ce programme, ce qui permet de tuer là-bas avec le bénéfice réalisé grâce aux vies supprimées ici.

Joyeux anniversaire !

Jeanne Smits

Léon XIV a envoyé un beau message de soutien à la Marche pour la vie 2026 à Washington D.C.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement et de remerciement à la Marche pour la Vie américaine, qui aura lieu ce vendredi 23 jan...