21 septembre, 2018

Nouveau mariage improvisé par le pape François, cette fois à Santa Marta

Vous souvenez-vous du mariage à 30.000 pieds célébré par le pape François qui avait béni dans l’avion l’union d’un hôte et d’une hôtesse de l’air mariés civilement depuis dix ans, et n’ayant jamais trouvé le temps de passer devant Monsieur le curé ? Ce vrai-faux mariage impromptu n’est désormais plus un cas isolé. Une nouvelle cérémonie très peu canonique vient de se dérouler à la maison Sainte-Marthe au profit de Noelia Franco et d’Omar Caballero, deux Uruguayens mariés civilement depuis 24 ans, parents de cinq filles, qui eux non plus n’ont jamais trouvé moyen d’accomplir leur « rêve » de se marier à l’église. Cette fois, il y a eu une absolution collective, et en guise de mariage sacramentel, au lieu de la simple bénédiction de leur union demandée par le couple, une cérémonie expédiée en une minute trente…

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20 septembre, 2018

Henry Sire écrit un nouveau chapitre du “Pape Dictateur”


Revoici un texte mis en ligne hier mais qui est arrivé chez vous, chers abonnés de la lettre d'informations de ce blog, sous une forme bizarre et des instructions en anglais. J'espère avoir remédié à ce problème.

Henry Sire, auteur du Pape dictateur édité en français aux Presses de la délivrance (traduction Jeanne Smits, pour vous servir !), m'a confié un complément de texte, paru il y a quelques jours sur OnePeterFive, à traduire en français. Mes autres activités m'ont fait retarder ce travail mais le voici enfin : ce coup d'œil effarant sur plusieurs affaires qui ont marqué l'époque où Jorge Bergoglio était évêque auxiliaire puis cardinal-archevêque de Buenos Aires. Escroquerie, affaires financières douteuses, prélats homosexuels, affaires d'agressions sexuelles envers des mineurs, « couverture » de toutes sortes d'inconduite et refus d'entendre les victimes : les ingrédients sont tous là. Alors que l'affaire du témoignage de Mgr Carlo Maria Vigano secoue l'Eglise, voici de nouveaux éléments pour comprendre, et qui viennent compléter ou préciser le portrait révélateur du pape François dressé par Henry Sire dans Le Pape dictateurà découvrir d'urgence ici une fois que vous aurez profité de cet avant-goût. – J.S.




Le cardinal Bergoglio de Buenos Aires :quelques questions restées sans réponse



Lorsque j’ai écrit Le pape dictateur, j’ai montré que les cardinaux ont omis, en 2013, de se renseigner sur les états de service du cardinal Jorge Bergoglio en tant qu’archevêque de Buenos Aires – car s’ils en avaient eu une connaissance ne serait-ce que superficielle, ils n’auraient pas voté pour lui. Plus on en apprend sur son bilan, plus ce fait devient évident. Le cardinal Bergoglio, cela est de plus en plus clair, n’était pas simplement en-deçà de ce que l’on attend habituellement d’un candidat au pontificat : par ses relations les plus proches sinon par son comportement personnel, il était en lien avec certains des aspects les plus corrompus de l’Eglise d’Amérique du Sud. Il est désormais nécessaire de décrire certains de ces exemples.

1. L’escroquerie de la Sociedad Militar Seguro de Vida

J’ai évoqué dans mon livre un scandale financier qui avait éclaté à Buenos Aires peu avant que Bergorglio ne devienne archevêque ; les révélations faites depuis lors au sujet de la figure centrale de cette affaire, Mgr Roberto Toledo, lui donnent un aspect encore plus sinistre qu’on ne pouvait le deviner à l’époque. Voici l’histoire. En 1997, cela faisait cinq ans que Jorge Bergoglio était l’un des évêques auxiliaires de Buenos Aires ; il avait en outre obtenu le droit de succéder au cardinal Quarracino, en mauvaise santé – celui-ci mourut d’ailleurs l’année suivante. Quarracino avait des liens avec une banque, Banco de Crédito Provincial, appartenant aux Trusso : considérés comme des piliers de l’Eglise, ils avaient noué de forts liens d’amitié avec le cardinal. Quarracino était intervenu afin d’obtenir au profit du BCP la gestion de l’important compte du fonds des pensions militaires, la Sociedad Militar Seguro de Vida. Celle-ci fut sollicitée en 1997 en vue de faire à l’archidiocèse de Buenos Aires un prêt d’un montant de dix millions de dollars garanti par le BCP. La réunion pour la signature du contrat se tint dans les bureaux de l’archidiocèse, mais le cardinal Quarracino était trop malade pour y prendre part et il se fit représenter par son secrétaire général, Mgr Roberto Toledo. A l’heure de signer le contrat, Mgr Toledo sortit du bureau avec le document sous prétexte de le présenter au cardinal ; peu après, il le rapporta muni d’une signature dont on devait constater plus tard qu’il l’avait lui-même contrefaite.

Mgr Toledo est un exemple criant d’un clergé corrompu dont la position de premier plan au sein de l’Eglise est de plus en plus mise en lumière par le pontificat du pape François. C’était un homosexuel connu pour avoir pour amant un professeur de gymnastique ; il servait d’instrument au service de l’influence financière des Trusso au sein de l’archidiocèse. Quelques semaines seulement après la conclusion du prêt, mais pour des raisons sans rapport, le BCP faisait faillite : on apprit que la banque avait d’importantes dettes qu’elle ne pouvait honorer, et l’argent de la Sociedad Militar qui y avait été déposé fut englouti dans cette faillite. Lorsque la Sociedad tenta de recouvrer son prêt de dix millions de dollars auprès de l’archidiocèse, le cardinal Quarracino nia avoir jamais signé le contrat.

Le cardinal mourut peu après, et Mgr Bergoglio lui succéda à la tête de l’archevêché. Dans sa biographie, Le grand réformateur, Austen Ivereigh présente Bergoglio comme celui qui apporta la probité financière aux finances de l’archidiocèse de Buenos Aires, non sans omettre nombre de détails de toute première importance. Le premier d’entre eux concerne la manière dont Mgr Bergoglio géra la demande de restitution par la Sociedad Militar de ses dix millions de dollars. Pour traiter l’affaire, il engagea comme avocat chargé de représenter les intérêts de l’archidiocèse l’un des personnages les plus douteux du système judiciaire argentin, Roberto Dromi, lui-même poursuivi pour de nombreux délits de corruption. Le simple fait que Mgr Bergoglio ait employé cet homme constitue en soi un scandale majeur. Dromi a si bien su harceler la Sociedad à propos de sa demande de remboursement que, à la fin, elle se vit contrainte d’y renoncer.

La famille Trusso fut ruinée par la faillite de sa banque ; certains de ses membres s’affirmèrent victimes d’injustices. En 2002, la journaliste Olga Wornat demanda à Francisco Trusso au cours d’un entretien pourquoi il ne s’était pas ouvert à Bergoglio de cette affaire de signature falsifiée. Il répondit : « J’ai demandé une audience, ma femme a demandé une audience. Et mon fils. Et mon frère. Il refuse de nous recevoir… Il se dérobe, il ne veut rien entendre. Ce doit être parce qu’il n’est pas blanc-bleu. Il a dû signer quelque chose. »

Encore plus significative est la manière dont Mgr Bergoglio a ménagé Mgr Toledo. Dans un premier temps, celui-ci fut renvoyé dans sa ville sans la moindre sanction. En 2005, il fut poursuivi pour fraude, mais il n’y eut jamais de jugement. Ce traitement correspond au schéma habituel de passivité de Bergoglio face aux mauvais agissements, mais avec ce détail particulier : en tant que secrétaire du cardinal Quarracino en 1991, c’est Mgr Toledo qui avait permis de sauver le P. Bergoglio de l’exil interne auquel l’avaient condamné les Jésuites, et qui lui avait obtenu sa nomination en tant qu’évêque auxiliaire de Buenos Aires. C’est depuis cette date que Bergoglio a eu intérêt à empêcher que la réputation du cardinal Quarracino, comme celle de Mgr Toledo, ne soit ternie par les scandales qui se sont accumulés autour d’eux.

Cette histoire a connu un macabre post-scriptum en janvier 2017 lorsque Mgr Toledo,  qui officiait depuis dix-huit ans comme curé de paroisse dans sa ville natale, toujours dans l’impunité, se vit accuser d’avoir assassiné un très vieil ami et d’avoir falsifié son testament. Voilà un aperçu des répercussions de la célèbre clémence de Bergoglio ; que cela nous permette aussi de commencer à prendre la mesure des personnes à qui il devait son ascension au sein de l’Eglise, et qu’il fréquentait dans le cadre de ses diverses charges.

2. L’Université catholique d’Argentine et l’IOR

Un autre incident évoqué dans mon livre se rapporte à l’Université catholique argentine, dont Bergoglio était chancelier ex officio en tant qu’archevêque de Buenos Aires. Son agent dans la place était Pablo Garrido : directeur financier de l’archidiocèse, Bergoglio lui avait confié la même tâche à l’université (il a été remercié en 2017).  L’université, à la tête d’une riche dotation de 200 millions de dollars, fournissait à Mgr Bergoglio la force de frappe financière indispensable à ses tentatives en vue d’augmenter son influence au Vatican, dont les finances se trouvaient dans un état désastreux du fait des activités illégales de Mgr Marcinkus et de son successeur Mgr de Bonis. Entre 2005 et 2011, quelque 40 millions de dollars ont été transférés depuis l’Université catholique d’Argentine à l’Institut pour les œuvres de religion (l’IOR, dite Banque vaticane). Cette transaction devait constituer un dépôt, mais l’IOR l’a jusqu’ici traité comme une donation. (C’est uniquement depuis cette année qu’il se dit qu’on a commencé à remédier à ce détournement, mais seulement pour partie.) Pablo Garrido portait la responsabilité de ce transfert réalisé malgré les protestations des membres de l’université qui faisaient remarquer que celle-ci, en tant que fondation éducative, ne pouvait faire de donation à une banque étrangère. Tout comme l’affaire de la Sociedad Militar Seguro de Vida, il s’agit là d’un des épisodes financiers obscurs de l’administration Bergoglio qui méritent une enquête approfondie par les soins d’un chercheur qualifié.

3. Les comparses épiscopaux de Bergoglio

Un coup d’œil sur les proches collaborateurs du cardinal Bergoglio au sein de l’épiscopat de Buenos Aires se révèle tout aussi intéressant. Il faut d’abord considérer Juan Carlos Maccarone, fait évêque auxiliaire par Bergoglio dès le début de son mandat en 1999. En 2005, Maccarone fut déchu de l’épiscopat par Benoît XVI, après la découverte d’une vidéo le montrant en pleins ébats avec un prostitué homosexuel dans la sacristie de sa cathédrale. Pourtant, le cardinal Bergoglio prit publiquement sa défense, affirmant que le film était un montage destiné à faire tomber l’évêque en raison de son engagement politique à gauche. Maccarone – cela mérite d’être noté – affirmait pour sa part que tout le monde était au courant de ses activités sexuelles et qu’il avait été fait évêque malgré cela.

Joaquín Mariano Sucunza était lui aussi un ami et protégé du cardinal Bergoglio. Celui-ci l’avait sacré évêque (auxiliaire) en 2000, alors même qu’il était cité dans une affaire de divorce comme l’amant d’une femme mariée : le mari de ladite l’accusait d’avoir détruit leur mariage. Mgr Sucunza est cependant resté évêque auxiliaire ; il a même été nommé administrateur temporaire de l’archidiocèse en 2013 par le pape François lorsque celui-ci a été élevé au pontificat.

4. Protection des agresseurs sexuels

Il n’y a guère eu au cours de ces dernières années de délit portant plus gravement atteinte à la réputation des évêques que celui correspondant à l’accusation de ne pas avoir agi avec diligence à l’encontre des prêtres soupçonnés d’avoir abusé sexuellement d’enfants. Plusieurs évêques ont vu leur carrière fracassée dans ce cadre, et ce ne fut pas toujours dans des affaires ou leur culpabilité était évidente. Le pape François lui-même a annoncé une politique de « tolérance zéro » à cet égard : il est supposé avoir mis en place un nouveau règne de la transparence. Mais à y regarder de plus près on constate que l’histoire de sa propre carrière est parsemée d’épisodes qui méritent un examen tout aussi minutieux que ceux ayant entraîné la chute d’autres prélats.

Le premier cas à noter est celui du prêtre Rubén Pardo, signalé à un évêque auxiliaire de Buenos Aires en 2002 pour avoir invité un garçon de 15 ans chez lui et en avoir abusé sexuellement au lit. La mère de ce garçon a rencontré les plus grandes difficultés à faire prendre l’affaire en compte par les autorités ecclésiastiques ; elle était d’avis que le cardinal Bergoglio protégeait le prêtre fautif et s’indignait de ce qu’il ait fourni un logement à ce dernier dans une résidence du diocèse. Elle se plaignait d’avoir été expulsée par le service de sécurité alors qu’elle cherchait à parler avec le cardinal en sa résidence archiépiscopale. Le prêtre en question est mort du sida en 2005 ; en 2013, un tribunal de Buenos Aires a condamné l’Eglise catholique à verser des dommages à la famille pour compenser le mal qu’elle avait subi. La mère a porté ce jugement sur la gestion de l’affaire : « La détermination de Bergoglio, ce ne sont que des mots. » (Ese es el compromiso de Bergoglio : de la boca para fuera.)

L’affaire du P. Julio Grassi est elle aussi riche d’enseignements. Ce prêtre a été convaincu en 2009 d’agression sexuelle sur un adolescent. Le plus surprenant dans cette affaire, ce sont les efforts exceptionnels de la part de la conférence des évêques d’Argentine, sous la présidence du cardinal Bergoglio, en vue d’essayer de faire innocenter le P. Grassi, avec à la clef la commande d’un document de 2.600 pages à cet effet. Celui-ci fut produit devant les juges après qu’ils eurent déclaré Grassi coupable, mais avant qu’ils n’eussent prononcé la peine, un geste décrit par l’avocat Juan Pablo Gallego d’« exemple scandaleux de lobbying et de tentative de faire pression sur la cour ». Gardons-nous de nier l’importance de la défense des innocents face aux accusations fausses, mais ici, l’impression qui demeure n’est pas celle d’un prélat affichant une « tolérance zéro » face aux abus sexuels. De manière peut-être plus significative, on retiendra une remarque faite par le cardinal Bergoglio au rabbin Abraham Skorka et publiée en 2010, un an après la condamnation du P. Grassi : il affirmait qu’il « ne s’était jamais produit » de cas d’abus sexuels de la part de clercs dans son diocèse. C’est un exemple d’une habitude caractéristique de Jorge Bergoglio qui se débarrasse des faits embarrassants en niant leur existence.

Autre exemple de ce travers : il nous est fourni par le père d’un élève de l’école des Jésuites à Buenos Aires où le jeune Bergoglio avait enseigné au cours des années 1960. Quarante ans plus tard, Bergoglio étant devenu cardinal-archevêque, le père apprit de son fils que l’aumônier de l’école lui avait fait une proposition malhonnête au confessionnal. Le père signala l’affaire au cardinal, et fut choqué de constater que celui-ci ne prenait aucune mesure – ce qui correspond à une attitude de Bergoglio que nous retrouvons fréquemment dans des affaires d’inconduite de toutes sortes. Peu après, le père s’étonna d’entendre le cardinal Bergoglio répondre à une question posée lors d’une rencontre de parents de l’école, pour affirmer que le problème des abus sexuels et du clergé homosexuel était pour ainsi dire inexistant dans son diocèse.

*

A la lumière de ces faits, les révélations récentes quant à la complicité du pape François dans des affaires d’occultation d’abus sexuels aux Etats-Unis trouvent facilement leur place dans le puzzle. Cela correspond en tous points au caractère d’un homme qui tout au long de sa carrière a fait montre d’une totale indifférence face aux accusations de corruption du clergé lorsqu’elles étaient portées à sa connaissance. Si nous tenons compte de la manière dont il a assuré la promotion de Mgr Maccarone et de Mgr Sucunza,  il n’y a plus à s’étonner de ce qu’il ait été un ami du cardinal McCarrick. Celui-ci, pendant les années précédant l’élection de Bergoglio au pontificat, avait déjà été sanctionné par Benoît XVI pour de nombreuses agressions sexuelles sur des garçons et de jeunes hommes, mais cela ne l’a pas empêché d’exercer son influence lors de l’élection de Bergoglio. Il est parfaitement conforme au personnage qu’une fois devenu pape, il ait choisi comme alliés de premier plan des prélats tels le cardinal Danneels, connu pour avoir occulté des abus d’enfants en Belgique, ou le cardinal Wuerl, dont le rôle aux Etats-Unis se révèle avoir été tout aussi trouble.

Et nous en revenons ainsi à ce fait : si les cardinaux avaient eu la moindre idée du contexte ecclésial du cardinal Bergoglio à Buenos Aires, ils ne lui auraient jamais donné leurs voix. Ils pouvaient certes ne pas avoir prévu l’attitude cavalière de Bergoglio vis-à-vis de la doctrine catholique. De toute façon, ils étaient à la recherche d’un homme qui sache s’attaquer aux questions compliquées qui avaient eu raison de Benoît XVI : les questions de la réforme financière et morale du Vatican et celle de la plaie envahissante des agressions sexuelles de la part du clergé. S’ils avaient eu connaissance du manque d’intégrité morale du clergé dont Bergoglio s’était entouré à Buenos Aires, des scandales financiers mis au jour dans son diocèse, de son inertie habituelle en présence de mauvais agissements, de son habitude de rejeter ceux qui venaient lui présenter leurs plaintes, de sa politique de l’autruche face à la critique, il leur aurait paru évident que de tous les candidats susceptibles d’avoir un profil de réformateur, il était bien le pire.

Henry Sire
Traduction : Jeanne Smits

L'ouvrage d'Henry Sire, Le Pape dictateur, est disponible via ce blog, au prix de 26 € forfait d'expédition inclus (France et monde, 24 € pour les pays de l'UE et la Suisse). Si vous souhaitez payer par chèque, merci de me contacter à jeanne.smits.blog@gmail.com et je vous préciserai l'ordre et l'adresse. Vous pouvez également passer par paypal.me/JeanneSmits ou encore cliquer ci-dessous pour payer par carte bancaire (il semble que ce service soit réservé aux acheteurs résidant en France).


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19 septembre, 2018

Protégés, évêque homosexuel, scandales financiers : un complément au “Pape dictateur” d'Henry Sire (ma traduction)

Henry Sire, auteur du Pape dictateur édité en français aux Presses de la délivrance (traduction Jeanne Smits, pour vous servir !), m'a confié un complément de texte, paru il y a quelques jours sur OnePeterFive, à traduire en français. Mes autres activités m'ont fait retarder ce travail mais le voici enfin : ce coup d'œil effarant sur plusieurs affaires qui ont marqué l'époque où Jorge Bergoglio était évêque auxiliaire puis cardinal-archevêque de Buenos Aires. Escroquerie, affaires financières douteuses, prélats homosexuels, affaires d'agressions sexuelles envers des mineurs, « couverture » de toutes sortes d'inconduite et refus d'entendre les victimes : les ingrédients sont tous là. Alors que l'affaire du témoignage de Mgr Carlo Maria Vigano secoue l'Eglise, voici de nouveaux éléments pour comprendre, et qui viennent compléter ou préciser le portrait révélateur du pape François dressé par Henry Sire dans Le Pape dictateur, à découvrir d'urgence ici une fois que vous aurez profité de cet avant-goût. – J.S.




Le cardinal Bergoglio de Buenos Aires :quelques questions restées sans réponse



Lorsque j’ai écrit Le pape dictateur, j’ai montré que les cardinaux ont omis, en 2013, de se renseigner sur les états de service du cardinal Jorge Bergoglio en tant qu’archevêque de Buenos Aires – car s’ils en avaient eu une connaissance ne serait-ce que superficielle, ils n’auraient pas voté pour lui. Plus on en apprend sur son bilan, plus ce fait devient évident. Le cardinal Bergoglio, cela est de plus en plus clair, n’était pas simplement en-deçà de ce que l’on attend habituellement d’un candidat au pontificat : par ses relations les plus proches sinon par son comportement personnel, il était en lien avec certains des aspects les plus corrompus de l’Eglise d’Amérique du Sud. Il est désormais nécessaire de décrire certains de ces exemples.

1. L’escroquerie de la Sociedad Militar Seguro de Vida

J’ai évoqué dans mon livre un scandale financier qui avait éclaté à Buenos Aires peu avant que Bergorglio ne devienne archevêque ; les révélations faites depuis lors au sujet de la figure centrale de cette affaire, Mgr Roberto Toledo, lui donnent un aspect encore plus sinistre qu’on ne pouvait le deviner à l’époque. Voici l’histoire. En 1997, cela faisait cinq ans que Jorge Bergoglio était l’un des évêques auxiliaires de Buenos Aires ; il avait en outre obtenu le droit de succéder au cardinal Quarracino, en mauvaise santé – celui-ci mourut d’ailleurs l’année suivante. Quarracino avait des liens avec une banque, Banco de Crédito Provincial, appartenant aux Trusso : considérés comme des piliers de l’Eglise, ils avaient noué de forts liens d’amitié avec le cardinal. Quarracino était intervenu afin d’obtenir au profit du BCP la gestion de l’important compte du fonds des pensions militaires, la Sociedad Militar Seguro de Vida. Celle-ci fut sollicitée en 1997 en vue de faire à l’archidiocèse de Buenos Aires un prêt d’un montant de dix millions de dollars garanti par le BCP. La réunion pour la signature du contrat se tint dans les bureaux de l’archidiocèse, mais le cardinal Quarracino était trop malade pour y prendre part et il se fit représenter par son secrétaire général, Mgr Roberto Toledo. A l’heure de signer le contrat, Mgr Toledo sortit du bureau avec le document sous prétexte de le présenter au cardinal ; peu après, il le rapporta muni d’une signature dont on devait constater plus tard qu’il l’avait lui-même contrefaite.

Mgr Toledo est un exemple criant d’un clergé corrompu dont la position de premier plan au sein de l’Eglise est de plus en plus mise en lumière par le pontificat du pape François. C’était un homosexuel connu pour avoir pour amant un professeur de gymnastique ; il servait d’instrument au service de l’influence financière des Trusso au sein de l’archidiocèse. Quelques semaines seulement après la conclusion du prêt, mais pour des raisons sans rapport, le BCP faisait faillite : on apprit que la banque avait d’importantes dettes qu’elle ne pouvait honorer, et l’argent de la Sociedad Militar qui y avait été déposé fut englouti dans cette faillite. Lorsque la Sociedad tenta de recouvrer son prêt de dix millions de dollars auprès de l’archidiocèse, le cardinal Quarracino nia avoir jamais signé le contrat.

Le cardinal mourut peu après, et Mgr Bergoglio lui succéda à la tête de l’archevêché. Dans sa biographie, Le grand réformateur, Austen Ivereigh présente Bergoglio comme celui qui apporta la probité financière aux finances de l’archidiocèse de Buenos Aires, non sans omettre nombre de détails de toute première importance. Le premier d’entre eux concerne la manière dont Mgr Bergoglio géra la demande de restitution par la Sociedad Militar de ses dix millions de dollars. Pour traiter l’affaire, il engagea comme avocat chargé de représenter les intérêts de l’archidiocèse l’un des personnages les plus douteux du système judiciaire argentin, Roberto Dromi, lui-même poursuivi pour de nombreux délits de corruption. Le simple fait que Mgr Bergoglio ait employé cet homme constitue en soi un scandale majeur. Dromi a si bien su harceler la Sociedad à propos de sa demande de remboursement que, à la fin, elle se vit contrainte d’y renoncer.

La famille Trusso fut ruinée par la faillite de sa banque ; certains de ses membres s’affirmèrent victimes d’injustices. En 2002, la journaliste Olga Wornat demanda à Francisco Trusso au cours d’un entretien pourquoi il ne s’était pas ouvert à Bergoglio de cette affaire de signature falsifiée. Il répondit : « J’ai demandé une audience, ma femme a demandé une audience. Et mon fils. Et mon frère. Il refuse de nous recevoir… Il se dérobe, il ne veut rien entendre. Ce doit être parce qu’il n’est pas blanc-bleu. Il a dû signer quelque chose. »

Encore plus significative est la manière dont Mgr Bergoglio a ménagé Mgr Toledo. Dans un premier temps, celui-ci fut renvoyé dans sa ville sans la moindre sanction. En 2005, il fut poursuivi pour fraude, mais il n’y eut jamais de jugement. Ce traitement correspond au schéma habituel de passivité de Bergoglio face aux mauvais agissements, mais avec ce détail particulier : en tant que secrétaire du cardinal Quarracino en 1991, c’est Mgr Toledo qui avait permis de sauver le P. Bergoglio de l’exil interne auquel l’avaient condamné les Jésuites, et qui lui avait obtenu sa nomination en tant qu’évêque auxiliaire de Buenos Aires. C’est depuis cette date que Bergoglio a eu intérêt à empêcher que la réputation du cardinal Quarracino, comme celle de Mgr Toledo, ne soit ternie par les scandales qui se sont accumulés autour d’eux.

Cette histoire a connu un macabre post-scriptum en janvier 2017 lorsque Mgr Toledo,  qui officiait depuis dix-huit ans comme curé de paroisse dans sa ville natale, toujours dans l’impunité, se vit accuser d’avoir assassiné un très vieil ami et d’avoir falsifié son testament. Voilà un aperçu des répercussions de la célèbre clémence de Bergoglio ; que cela nous permette aussi de commencer à prendre la mesure des personnes à qui il devait son ascension au sein de l’Eglise, et qu’il fréquentait dans le cadre de ses diverses charges.

2. L’Université catholique d’Argentine et l’IOR

Un autre incident évoqué dans mon livre se rapporte à l’Université catholique argentine, dont Bergoglio était chancelier ex officio en tant qu’archevêque de Buenos Aires. Son agent dans la place était Pablo Garrido : directeur financier de l’archidiocèse, Bergoglio lui avait confié la même tâche à l’université (il a été remercié en 2017).  L’université, à la tête d’une riche dotation de 200 millions de dollars, fournissait à Mgr Bergoglio la force de frappe financière indispensable à ses tentatives en vue d’augmenter son influence au Vatican, dont les finances se trouvaient dans un état désastreux du fait des activités illégales de Mgr Marcinkus et de son successeur Mgr de Bonis. Entre 2005 et 2011, quelque 40 millions de dollars ont été transférés depuis l’Université catholique d’Argentine à l’Institut pour les œuvres de religion (l’IOR, dite Banque vaticane). Cette transaction devait constituer un dépôt, mais l’IOR l’a jusqu’ici traité comme une donation. (C’est uniquement depuis cette année qu’il se dit qu’on a commencé à remédier à ce détournement, mais seulement pour partie.) Pablo Garrido portait la responsabilité de ce transfert réalisé malgré les protestations des membres de l’université qui faisaient remarquer que celle-ci, en tant que fondation éducative, ne pouvait faire de donation à une banque étrangère. Tout comme l’affaire de la Sociedad Militar Seguro de Vida, il s’agit là d’un des épisodes financiers obscurs de l’administration Bergoglio qui méritent une enquête approfondie par les soins d’un chercheur qualifié.

3. Les comparses épiscopaux de Bergoglio

Un coup d’œil sur les proches collaborateurs du cardinal Bergoglio au sein de l’épiscopat de Buenos Aires se révèle tout aussi intéressant. Il faut d’abord considérer Juan Carlos Maccarone, fait évêque auxiliaire par Bergoglio dès le début de son mandat en 1999. En 2005, Maccarone fut déchu de l’épiscopat par Benoît XVI, après la découverte d’une vidéo le montrant en pleins ébats avec un prostitué homosexuel dans la sacristie de sa cathédrale. Pourtant, le cardinal Bergoglio prit publiquement sa défense, affirmant que le film était un montage destiné à faire tomber l’évêque en raison de son engagement politique à gauche. Maccarone – cela mérite d’être noté – affirmait pour sa part que tout le monde était au courant de ses activités sexuelles et qu’il avait été fait évêque malgré cela.

Joaquín Mariano Sucunza était lui aussi un ami et protégé du cardinal Bergoglio. Celui-ci l’avait sacré évêque (auxiliaire) en 2000, alors même qu’il était cité dans une affaire de divorce comme l’amant d’une femme mariée : le mari de ladite l’accusait d’avoir détruit leur mariage. Mgr Sucunza est cependant resté évêque auxiliaire ; il a même été nommé administrateur temporaire de l’archidiocèse en 2013 par le pape François lorsque celui-ci a été élevé au pontificat.

4. Protection des agresseurs sexuels

Il n’y a guère eu au cours de ces dernières années de délit portant plus gravement atteinte à la réputation des évêques que celui correspondant à l’accusation de ne pas avoir agi avec diligence à l’encontre des prêtres soupçonnés d’avoir abusé sexuellement d’enfants. Plusieurs évêques ont vu leur carrière fracassée dans ce cadre, et ce ne fut pas toujours dans des affaires ou leur culpabilité était évidente. Le pape François lui-même a annoncé une politique de « tolérance zéro » à cet égard : il est supposé avoir mis en place un nouveau règne de la transparence. Mais à y regarder de plus près on constate que l’histoire de sa propre carrière est parsemée d’épisodes qui méritent un examen tout aussi minutieux que ceux ayant entraîné la chute d’autres prélats.

Le premier cas à noter est celui du prêtre Rubén Pardo, signalé à un évêque auxiliaire de Buenos Aires en 2002 pour avoir invité un garçon de 15 ans chez lui et en avoir abusé sexuellement au lit. La mère de ce garçon a rencontré les plus grandes difficultés à faire prendre l’affaire en compte par les autorités ecclésiastiques ; elle était d’avis que le cardinal Bergoglio protégeait le prêtre fautif et s’indignait de ce qu’il ait fourni un logement à ce dernier dans une résidence du diocèse. Elle se plaignait d’avoir été expulsée par le service de sécurité alors qu’elle cherchait à parler avec le cardinal en sa résidence archiépiscopale. Le prêtre en question est mort du sida en 2005 ; en 2013, un tribunal de Buenos Aires a condamné l’Eglise catholique à verser des dommages à la famille pour compenser le mal qu’elle avait subi. La mère a porté ce jugement sur la gestion de l’affaire : « La détermination de Bergoglio, ce ne sont que des mots. » (Ese es el compromiso de Bergoglio : de la boca para fuera.)

L’affaire du P. Julio Grassi est elle aussi riche d’enseignements. Ce prêtre a été convaincu en 2009 d’agression sexuelle sur un adolescent. Le plus surprenant dans cette affaire, ce sont les efforts exceptionnels de la part de la conférence des évêques d’Argentine, sous la présidence du cardinal Bergoglio, en vue d’essayer de faire innocenter le P. Grassi, avec à la clef la commande d’un document de 2.600 pages à cet effet. Celui-ci fut produit devant les juges après qu’ils eurent déclaré Grassi coupable, mais avant qu’ils n’eussent prononcé la peine, un geste décrit par l’avocat Juan Pablo Gallego d’« exemple scandaleux de lobbying et de tentative de faire pression sur la cour ». Gardons-nous de nier l’importance de la défense des innocents face aux accusations fausses, mais ici, l’impression qui demeure n’est pas celle d’un prélat affichant une « tolérance zéro » face aux abus sexuels. De manière peut-être plus significative, on retiendra une remarque faite par le cardinal Bergoglio au rabbin Abraham Skorka et publiée en 2010, un an après la condamnation du P. Grassi : il affirmait qu’il « ne s’était jamais produit » de cas d’abus sexuels de la part de clercs dans son diocèse. C’est un exemple d’une habitude caractéristique de Jorge Bergoglio qui se débarrasse des faits embarrassants en niant leur existence.

Autre exemple de ce travers : il nous est fourni par le père d’un élève de l’école des Jésuites à Buenos Aires où le jeune Bergoglio avait enseigné au cours des années 1960. Quarante ans plus tard, Bergoglio étant devenu cardinal-archevêque, le père apprit de son fils que l’aumônier de l’école lui avait fait une proposition malhonnête au confessionnal. Le père signala l’affaire au cardinal, et fut choqué de constater que celui-ci ne prenait aucune mesure – ce qui correspond à une attitude de Bergoglio que nous retrouvons fréquemment dans des affaires d’inconduite de toutes sortes. Peu après, le père s’étonna d’entendre le cardinal Bergoglio répondre à une question posée lors d’une rencontre de parents de l’école, pour affirmer que le problème des abus sexuels et du clergé homosexuel était pour ainsi dire inexistant dans son diocèse.

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A la lumière de ces faits, les révélations récentes quant à la complicité du pape François dans des affaires d’occultation d’abus sexuels aux Etats-Unis trouvent facilement leur place dans le puzzle. Cela correspond en tous points au caractère d’un homme qui tout au long de sa carrière a fait montre d’une totale indifférence face aux accusations de corruption du clergé lorsqu’elles étaient portées à sa connaissance. Si nous tenons compte de la manière dont il a assuré la promotion de Mgr Maccarone et de Mgr Sucunza,  il n’y a plus à s’étonner de ce qu’il ait été un ami du cardinal McCarrick. Celui-ci, pendant les années précédant l’élection de Bergoglio au pontificat, avait déjà été sanctionné par Benoît XVI pour de nombreuses agressions sexuelles sur des garçons et de jeunes hommes, mais cela ne l’a pas empêché d’exercer son influence lors de l’élection de Bergoglio. Il est parfaitement conforme au personnage qu’une fois devenu pape, il ait choisi comme alliés de premier plan des prélats tels le cardinal Danneels, connu pour avoir occulté des abus d’enfants en Belgique, ou le cardinal Wuerl, dont le rôle aux Etats-Unis se révèle avoir été tout aussi trouble.

Et nous en revenons ainsi à ce fait : si les cardinaux avaient eu la moindre idée du contexte ecclésial du cardinal Bergoglio à Buenos Aires, ils ne lui auraient jamais donné leurs voix. Ils pouvaient certes ne pas avoir prévu l’attitude cavalière de Bergoglio vis-à-vis de la doctrine catholique. De toute façon, ils étaient à la recherche d’un homme qui sache s’attaquer aux questions compliquées qui avaient eu raison de Benoît XVI : les questions de la réforme financière et morale du Vatican et celle de la plaie envahissante des agressions sexuelles de la part du clergé. S’ils avaient eu connaissance du manque d’intégrité morale du clergé dont Bergoglio s’était entouré à Buenos Aires, des scandales financiers mis au jour dans son diocèse, de son inertie habituelle en présence de mauvais agissements, de son habitude de rejeter ceux qui venaient lui présenter leurs plaintes, de sa politique de l’autruche face à la critique, il leur aurait paru évident que de tous les candidats susceptibles d’avoir un profil de réformateur, il était bien le pire.

Henry Sire
Traduction : Jeanne Smits

L'ouvrage d'Henry Sire, Le Pape dictateur, est disponible via ce blog, au prix de 26 € forfait d'expédition inclus (France et monde, 24 € pour les pays de l'UE et la Suisse). Si vous souhaitez payer par chèque, merci de me contacter à jeanne.smits.blog@gmail.com et je vous préciserai l'ordre et l'adresse. Vous pouvez également passer par paypal.me/JeanneSmits ou encore cliquer ci-dessous pour payer par carte bancaire (il semble que ce service soit réservé aux acheteurs résidant en France).


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29 août, 2018

Obligation de prendre soin de la Création dans le droit canonique

Oubli de mise en ligne le 20 juillet dernier… Il n'est pas trop tard, le fait est intéressant.

Le cardinal Coccopalmerio a appelé à créer une nouvelle obligation pour les catholiques, en inscrivant dans le droit canonique le "devoir grave" de prendre soin de la Création.

Mais derrière cette intention, pointe le nouveau dogme de la « conscience écologique » au service des institutions supra-nationales…

A lire sur reinformation.tv :



Obligation de prendre soin de la Création dans le droit canonique



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Les révélations de Mgr Viganò et Fatima : une réflexion…

Ce n’est pas un hasard, me semble-t-il, si Mgr Carlo Maria Viganò a choisi de dater sa terrible lettre d’accusation (publiée en français par “L’homme nouveau”) à l’encontre de ceux qui souillent la Sainte Eglise et l’enfoncent « dans un marais fétide » – le pape François y compris – du 22 août. C’est une fête mariale qui, à l’origine, marquait la fin de l’Octave de l’Assomption fêtée le 15 août, et qui a été remplacée par Pie XII, au cours de la Seconde Guerre mondiale, par la fête du Cœur Immaculé de Marie, avant que celle-ci ne disparaisse à son tour, lors des réformes liturgiques qui ont suivi Vatican II, au profit d’une mémoire de Marie, Reine, anciennement fêtée le 31 mai. Il paraît
difficile de ne pas faire le lien de l’affaire actuelle avec les promesses de Fatima, où Notre-Dame promettait le triomphe final de son Cœur Immaculé, non sans demander par la suite la dévotion des Cinq premiers samedis. Le scandale dont Mgr Viganò avait connaissance, et qu’il n’a plus pensé pouvoir taire quoi qu’il lui en coûte, est sans aucun doute le plus grave qui ait jamais secoué l’Eglise…

Lire la suite sur reinformation.tv.

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26 août, 2018

Explosif : le Pape François était au courant des abus sexuels du cardinal McCarrick. L’ancien nonce aux Etats-Unis, Mgr Vigano, demande la démission du pape


C’est une crise telle que l’Eglise catholique n'en a jamais connu tout au long de son histoire. Dans une lettre d’onze pages extrêmement circonstanciée, publiée par L'Homme nouveau, l’ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, Mgr Carlo Maria Vigano, affirme, en appelant Dieu à témoin, que le pape François était au courant des abus sexuels commis par le cardinal Theodore McCarrick et qu'il a personnellement levé les sanctions canoniques imposées à ce dernier par Benoît XVI peu après son accession  à la chaire de Pierre. De nombreux cardinaux hauts placés avaient été avertis, notamment par Mgr Vigano lui-même, du comportement outrageusement scandaleux de McCarrick, véritable prédateur qui a abusé sexuellement de nombreux séminaristes et prêtres dont il avait la responsabilité. Le prélat, animé d'un profond souci de l’Eglise, demande leur démission, allant jusqu'à accuser directement le François d'avoir délibérément participé à la conspiration du silence et d’avoir eu une « conduite grave, déconcertante et peccamineuse ».

Mgr Carlo Maria Vigano conclut sa lettre avec ces paroles terribles :

« François abdique le mandat que Christ a donné à saint Pierre pour confirmer les frères. En effet, par son action, il les a divisés, les a amenés à l’erreur et a encouragé les loups à continuer de déchirer les brebis du troupeau du Christ. En ce moment extrêmement dramatique pour l’Église universelle, il doit reconnaître ses erreurs et, conformément au principe proclamé de tolérance zéro, le Pape François doit être le premier à donner l’exemple aux cardinaux et aux évêques qui ont dissimulé les abus de McCarrick, et démissionner avec eux » (traduction de Riposte catholique).

Mgr Vigano témoigne d’avoir personnellement reçu ou transmis des informations, alerté ses supérieurs, soit en tant que Délégué aux représentations pontificales ou plus tard comme nonce à Washington, et constaté que de précédents nonces apostoliques à Washington avaient pris la mesure de la situation et obtenu que des sanctions soient imposées au cardinal McCarrick, sans doute en 2009 ou 2010 au plus tard, lorsque Benoît XVI a enfin été informé. Sanctions dont le cardinal Re a parlé à Mgr Vigano en 2010 alors qu’il venait d’être muté au gouvernorat de l’Etat du Vatican.

Il détaille les noms de ceux qui ont personnellement participé à l’occultation de ce que l'on savait et qui a provoqué chez lui un profond dégoût. Parmi ceux qui ont été dûment avertis : le cardinal Sodano, puis le cardinal Bertone, qu'il accuse d'avoir été à l'origine de « l'incroyable retard » avec lequel les sanctions avaient été prises. « Le cardinal devait quitter le séminaire où il vivait, il lui était interdit de célébrer la messe en public, de participer à des réunions publiques, de donner des conférences, de voyager, avec l’obligation de se consacrer à une vie de prière et de pénitence » – ce sont les sanctions actuellement prononcées contre McCarrick par le pape François, mais celui-ci avait commencé par les lever et à donner au prédateur homosexuel le droit de s'exprimer en public, de voyager, de faire de la représentation, selon un scénario que Mgr Vigano révèle avec toutes ses fourberies.

D'autres cardinaux, de Wuerl à Ouellet, étaient eux aussi au courant des accusations avérées pesant sur McCarrick, ainsi que de nombreux hauts responsables de la secrétairerie d’Etat. Vigano cite le cardinal Parolin, mais encore les cardinaux Levada, Baldisseri, Sandri, Lajolo, Mamberti, Filoni et Becciu qui étaient soit au courant des sanctions de par leur fonction, soit nécessairement avertis du fait de leurs liens fréquents avec la secrétairerie d’Etat.

Mgr Vigano précise :

« En ce qui concerne la curie romaine, je vais m’arrêter ici pour le moment, même si les noms d’autres prélats du Vatican sont bien connus, y compris très proches du pape François, tels que le cardinal Francesco Coccopalmerio et l’archevêque Vincenzo Paglia, qui appartiennent au courant homosexuel en faveur de la subversion de la doctrine catholique sur l’homosexualité, un courant déjà dénoncé en 1986 par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans sa Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la pastorale des personnes homosexuelles. Les cardinaux Edwin Frederick O’Brien et Renato Raffaele Martino appartiennent également au même courant, mais avec une idéologie différente. D’autres membres de ce courant résident même à la maison Sainte Marthe. »

Le cardinal McCarrick, qui s’est fortement et ouvertement réjoui de l'élection du pape François, a notamment été choisi par le pape François pour participer, en contournant la nonciature et avec Maradiaga et Wuerl, au choix des nouveaux cardinaux américains, parmi lesquels le cardinal Cupich et le cardinal Tobin, connus pour leurs prises de positions favorables au lobby homosexuel et leur soutien au P. James Martin qui prêche actuellement l’accueil des LGBT aux Journées mondiales pour la famille en Irlande.

Interrogé par LifeSiteNews, Mgr Vigano affirme :  « La raison principale pour laquelle je révèle aujourd'hui ces informations est liée à la situation tragique de l'Eglise, qui ne peut être réparée que par la vérité entière, de même qu'elle a été gravement blessée par les abus et les occultations. Je fais cela pour mettre fin à la souffrance des victimes et pour empêcher qu'il n'y en ait de nouvelles, et pour protéger l’Eglise :  seule la vérité peut la rendre libre. »

Mgr Vigano, 77 ans, ajoute qu'il a voulu « décharger sa conscience devant Dieu des responsabilités qui sont les siennes en tant qu'évêque de l'Eglise universelle ». «  Je suis un vieil homme et je veux me présenter devant Dieu la conscience tranquille », a-t-il ajouté.

 Il a précisé : «  Les secrets au sein de l’Eglise, y compris les secrets pontificaux, ne sont pas des tabous. Ce sont des instruments pour la protéger, elle et ses enfants, de ses ennemis. Ces secrets ne doivent pas être utilisés en vue de conspirations. »

On peut lire le texte complet de la lettre de Mgr Carlo Maria Vigano ici en français, ou encore ici sur la Porte latine, et ici en anglais.

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13 août, 2018

A mon cher Papa…

André Smits cette année
Veghel (Pays-Bas), 1919 -  Saint-Congard 2018
J'ai la très grande douleur de vous faire part du décès de mon cher Papa, Andreas Maria Smits, rappelé à Dieu le dimanche 12 août, après la brusque dégradation d'une santé qu'il avait insolente et qui lui a permis d'atteindre ses 99 ans en conservant intacts sa joie de vivre, son humour et son esprit combatif face aux folies du monde actuel. Il vivait seul jusqu'à début juillet…

Lui qui a grandi dans un petit village brabançon dans les Pays-Bas catholiques a eu une enfance d'un autre âge, puis au fil de ses voyages et de ses lectures il a découvert un monde en plein changement, et en pleine déliquescence. Optimiste de caractère, il n'en voyait pas moins l'avenir de la France, de l'Europe et d'un monde d'un œil inquiet – sans doute vous parlerai-je un peu plus de lui car les souvenirs affluent, avec la gratitude d'avoir eu (pardon à tous vous autres) le meilleur et le plus gentil père du monde entier !

En attendant, je vous quémande la charité d'une prière pour le repos de son âme, en remerciant Dieu de lui avoir accordé la mort qu'il voulait. Surtout pas pendant son sommeil, surtout pas subite à la faveur de quelque hémorragie : non, mon cher Papa voulait se voir partir, et il a eu la grâce d'être lucide jusqu'au bout, et de recevoir deux jours avant sa mort l'extrême onction et tous les secours de l'Eglise.

Ses obsèques seront célébrées le jeudi 16 août en l'église de Saint-Congard (56140) à 14 h 30.

Nous avons eu la joie de pouvoir le faire ramener dans sa maison et il repose ici dans sa Bretagne d'adoption, en attendant de rejoindre sa dernière demeure auprès de ma Maman qu'il aimait tant, et de mon grand frère qui l'a précédé dans la mort.

Une fois de plus j'ai pu mesurer combien la vie est précieuse, jusque dans ses derniers instants et ses derniers dépouillements qui sont comme un délestage pour rejoindre le ciel.

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02 août, 2018

Exclusif : un texte de Mgr Athanasius Schneider sur la réponse catholique aux “Gay Pride”

Merci, une nouvelle fois, à Mgr Athanasius Schneider qui m'a confié son texte sur les “Gay Pride” qui se multiplient à travers le monde. Le catholique cohérent ne peut que résister face à ces manifestations qui s'opposent frontalement à la loi divine. Mgr Schneider, évêque auxiliaire d'Astana, m'a fait part de sa conviction qu'un successeur des Apôtres a le « grave devoir moral » de réagir à cette nouvelle mode qui envahit l'ensemble du monde occidental, alors qu'hélas des membres du clergé catholique lui manifestent leur soutien.

Mgr Schneider pointe aussi « le silence, la passivité et la peur » répandues au sein même de l'Eglise parmi ceux qui « devraient sans ambiguïté confronter cette situation, protégeant la vie de l'Eglise face à l'infiltration de ce poison de l'idéologie de l'homosexualité et du genre, proclamant la vérité sur la Création de Dieu et de ses saints commandements ». Mgr Schneider m'a envoyé la version française de son texte que je vous invite à découvrir ci-dessous. – J.S.

Les manifestations dites «gay pride» : la vraie réponse catholique


Ces dernières décennies se sont développées dans les villes du monde occidental des manifestations de rues appelées « gay pride » (ou « orgueil homosexuel »). Ce phénomène en constante augmentation poursuit l’objectif clair de conquérir l’espace public de toutes les villes du monde occidental et, à long terme, les villes du monde entier, sauf celles des pays islamiques, par peur des violentes et prévisibles réactions.  

De telles manifestations se produisent grâce à d’énormes moyens financiers et logistiques, non sans une propagande soutenue à l’unisson par les secteurs les plus influents de la vie publique, c’est-à-dire par la « nomenklatura » politique, par les médias, par de puissants empires économiques et financiers. Ce soutien unanime venu de ces institutions publiques caractérisait les systèmes totalitaires « historiques » afin d’imposer une certaine idéologie à la société. Les manifestations dénommées « gay pride » s’assimilent indubitablement aux défilés publicitaires de plusieurs régimes politiques totalitaires du passé. 

Reste cependant une seule institution d’importance capitale dans la vie publique qui n’est pas encore entrée de manière officielle, en grande mesure, dans ce chœur unanime de soutien aux défilés appelés « gay pride ». Cette voix est celle de l’Eglise catholique. 


Le totalitarisme de l’idéologie homosexuelle ou « idéologie du genre » poursuit son objectif le plus ambitieux : conquérir cet ultime bastion de résistance qu’est l’Église catholique. Cet objectif a malheureusement connu quelques succès, car un nombre croissant de prêtres et mêmes certains évêques et cardinaux expriment publiquement et de façons variées leur appui à ces manifestations totalitaires appelées « gay pride ». Ce faisant, ces prêtres, évêques et cardinaux se transforment en activistes et promoteurs d’une idéologie qui représente une offense directe contre Dieu et la dignité de l’être humain, créé homme et femme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. 

L’idéologie du genre, ou idéologie de l’homosexualité, représente une révolte contre l’œuvre créatrice de Dieu, œuvre admirablement sage et aimante. Il s’agit d’une révolte contre la création de l’homme en deux sexes, masculin et féminin, nécessairement et merveilleusement complémentaires.  Les actes homosexuels ou lesbiens profanent le corps masculin ou féminin, temples de Dieu. Le Saint Esprit dit en effet : « Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et vous en êtes un vous-mêmes. » (1 Cor 3, 17) Le Saint Esprit déclare dans la Sainte Ecriture que les actes homosexuels sont une ignominie, parce qu’ils sont contraires à la loi naturelle telle qu’elle a été créée par Dieu : « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmantes : en effet, leurs femmes ont échangé le commerce naturel pour celui qui est contre nature ; pareillement les hommes, ayant abandonné le commerce naturel avec la femme, se sont consumés de désir les uns pour les autres, ayant d’homme à homme des relations honteuses et recevant en eux-mêmes le juste salaire de leur égarement. Et comme ils n’ont pas jugé bon de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur intelligence pervertie pour faire ce qui ne convient pas. » (Rom 1, 26 - 28) Le Saint Esprit déclare donc que les personnes qui commettent des actes gravement peccamineux, au nombre desquels se trouvent aussi les actes homosexuels, n’hériteront pas de la vie éternelle : « Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les sodomites, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les diffamateurs, ni les rapaces n’hériteront du royaume de Dieu. » (1 Cor 6, 9-10)  

La grâce de Jésus-Christ a cependant le pouvoir immense de transformer en un homme nouveau celui qui pratique l’idolâtrie, l’adultère, l’homosexualité. Le texte cité de la Parole de Dieu continue ainsi : « Et c’est là ce qu’étaient certains d’entre vous ! [idolâtres, adultères, sodomites]. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés par le nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Cor 6, 11) Au vu de cette vérité et de cette réalité de la grâce, la lumière de l’espérance et du véritable progrès resplendit face au scénario de l’idéologie et de la pratique de l’homosexualité dressé contre Dieu et contre l’homme ; espérance et possibilité réelle de la transformation d’une personne commettant des actes homosexuels en un homme nouveau, créé dans la vérité de la sainteté : « Pour vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris à connaître le Christ, si c’est lui que l’on vous a prêché et si c’est en lui que l’on vous a enseignés, suivant la vérité qui est en Jésus. Renoncez, pour votre façon de vivre antérieure, au vieil homme que corrompent les convoitises trompeuses. Renouvelez-vous spirituellement dans votre intelligence et revêtez l’homme nouveau, créé d’après Dieu dans la vraie justice et sainteté. » (Ef 4, 20 - 24) Ces paroles de Dieu sont l’unique message digne de l’espérance et de la libération qu’un chrétien, à plus forte raison un prêtre ou un évêque, devrait offrir à des personnes qui commettent des actes homosexuels ou propagent l’idéologie du genre. 

Le totalitarisme et l’intolérance de l’idéologie du genre exigent aussi, selon leur propre logique, une acceptation totalitaire de tous. Tous les secteurs de la société, l’Eglise catholique y compris, devraient donc être forcés à exprimer d’une façon ou d’une autre l’acceptation de cette idéologie. Un des moyens publics les plus visibles et les plus concrets d’une telle soumission idéologique forcée est justement réalisée par le biais des défilés dénommés « gay pride ». 

Il n’est pas à exclure que l’Église catholique puisse se trouver, dans un avenir pas très éloigné, dans une situation similaire à la persécution par l’Empire romain au cours des trois premiers siècles, quand l’adhésion à l’idéologie totalitaire de l’idolâtrie était aussi obligatoire pour les chrétiens. A cette époque, le test ou la vérification que cette adhésion était donnée consistait en un acte civil et politiquement correct, celui de faire brûler quelques grains d’encens devant la statue d’une idole ou de l’Empereur. 

Au lieu de brûler quelques grains d’encens, le geste de solidarité avec les défilés appelés « gay pride » émerge aujourd’hui à travers les paroles de bienvenue venant de membres du clergé, et même par le moyen de célébrations religieuses spécialement organisées pour soutenir les droits présumés des actes homosexuels et de la diffusion de cette idéologie. Nous sommes témoins d’événements ahurissants au cours desquels des prêtres, évêques ou cardinaux offrent déjà des grains d’encens à l’idole de l’idéologie de l’homosexualité ou du genre, sous les applaudissements des puissants de ce monde, c’est-à-dire de la classe politique, des médias et de puissantes organisations internationales.

Quelle devrait être la vraie réponse d’un chrétien, d’un catholique, d’un prêtre et d’un évêque devant le phénomène dit de la « gay pride » ? 

Ils doivent en premier lieu proclamer avec charité la vérité divine sur la création de l’être humain, proclamer la vérité sur le désordre objectif – psychologique et sexuel – de la tendance homosexuelle, et, à partir de là, évoquer la vérité de l’aide nécessaire et discrète aux personnes ayant des tendances homosexuelles, afin qu’elles reçoivent soin et libération de leur déficience psychologique. 

On doit aussi proclamer la vérité divine sur le caractère gravement peccamineux des actes homosexuels et du style de vie homosexuel, car ce sont des offenses faites à la volonté de Dieu. On doit proclamer avec une préoccupation véritablement fraternelle la vérité divine sur le danger de la perdition éternelle de l’âme des homosexuels pratiquants et impénitents.

On doit en plus de cela protester avec un courage civique, et en appliquant tous les moyens pacifiques et démocratiques, contre le dénigrement des convictions chrétiennes et contre l’exhibition publique d’obscénités dégradantes. On doit protester contre l’imposition de manifestations militantes et politico-idéologiques aux populations de villes et de pays entiers.

Le recours aux moyens spirituels est cependant le plus important. La réponse la plus puissante et la plus précieuse s’exprimera dans les actes publics et privés de réparation envers la sainteté et la majesté divines, si gravement et publiquement outragées par ces défilés dénommés “gay pride”.

On trouve, inséparable des actes de réparation, la prière fervente pour la conversion et pour le salut éternel des âmes des promoteurs et activistes de l’idéologie de l’homosexualité, et surtout des âmes de personnes pitoyables qui pratiquent l’homosexualité.

Que les paroles des Souverains Pontifes viennent renforcer la vraie réponse catholique au phénomène appelé « gay pride ». 

Protestant contre la « gay pride » de Rome en l’an 2000, le pape Jean Paul II disait : « Je juge comme un devoir impérieux de mentionner les manifestations bien connues [gay pride], qui ont eu lieu à Rome ces derniers jours. Au nom de l’Eglise de Rome, je ne peux qu’exprimer une profonde tristesse pour l’affront que cela représente au Grand Jubilé de l’An 2 000 et pour l’offense faite aux valeurs chrétiennes d’une Ville si chère au coeur des catholiques du monde entier. L’

Le pape François, Pontife régnant, a alerté en plusieurs occasions contre le danger de l’idéologie du genre ; il a dit ainsi : « Toi, Irina, tu as mentionné un grand ennemi du mariage aujourd’hui : la théorie du gender. Aujourd’hui, il y a une guerre mondiale pour détruire le mariage. Aujourd’hui, il y a des colonisations idéologiques qui détruisent, mais on ne détruit pas avec les armes, on détruit avec les idées. Donc, il faut se défendre des colonisations idéologiques. » (Rencontre avec les prêtres, religieux, religieuses, séminaristes et agents pastoraux, Tbilissi, 1er octobre 2016) 

« Nous sommes en train de vivre un moment d’anéantissement de l’homme comme image de Dieu. Et je voudrais ici conclure sur cet aspect, car derrière cela il y a les idéologies. En Europe, en Amérique, en Amérique Latine, en Afrique, dans certains pays d’Asie, il y a de véritables colonisations idéologiques. Et l’une d’entre elles – je l’appelle clairement par ses nom et prénom – c’est le gender ! Aujourd’hui, à l’école, aux enfants – aux enfants – on enseigne ceci : que chacun peut choisir son sexe. Et pourquoi enseigne-t-on cela ? Parce que les livres sont ceux des personnes et des institutions qui te donnent l’argent. Ce sont les colonisations idéologiques, soutenues aussi par des pays très influents. Et ça, c’est terrible ! En parlant avec le Pape Benoît – qui va bien et qui a une pensée claire – il me disait : Sainteté, c’est le temps du péché contre Dieu Créateur ! C’est intelligent ! Dieu a créé l’homme et la femme ; Dieu a créé le monde ainsi, ainsi, ainsi…, et nous sommes en train de faire le contraire. Dieu nous a donné un état inculte, pour que nous le fassions devenir culture ; mais ensuite, par cette culture, nous faisons des choses qui nous ramènent à l’état inculte ! Ce qu’a dit le Pape Benoît, nous devons y penser : C’est le temps du péché contre Dieu Créateur ! (Rencontre avec les évêques polonais, à l'occasion de la XXXIe Journée Mondiale de la Jeunesse, Cracovie, 27 juillet 2016).

Les véritables amis des personnes qui promeuvent et commettent des actions dégradantes au cours de ces marches appelées “gay pride”, ce sont les chrétiens qui disent : 

« Je ne brûlerai pas un seul grain d’encens devant l’idole de l’homosexualité et de la théorie du genre, même si – que Dieu ne le permette pas – mon curé ou mon évêque le faisaient. 

Je ferai des actes privés et publics de réparation et des prières d’intercession pour le salut éternel de l’âme de tous ceux qui promeuvent et pratiquent l’homosexualité. 

Je n’aurai pas peur du nouveau totalitarisme politico-idéologique du gender, parce que le Christ est avec moi. Et puisque le Christ a vaincu tous les systèmes totalitaires du passé, Il vaincra aussi le totalitarisme actuel de l’idéologie du genre ». 

Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat! 

28 juillet 2018
+ Athanasius Schneider, 
Evêque auxiliaire de l’Archidiocèse de la Très Sainte Vierge en Astana


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“Le Pape dictateur” : le livre d'Henry Sire traduit en français par Jeanne Smits est disponible ici

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J'ai eu grand plaisir à traduire ce livre passionnant, rigoureux, documenté, et – pour servir la vérité – je suis heureuse de vous proposer de le découvrir. Vous avez déjà été nombreux à le commander, signe qu'il répond à des interrogations très actuelles…

D'aucuns diront qu'il vaut mieux couvrir du manteau de Noë les faits évoqués dans ce livre, pour authentiques qu'ils soient. Pour le bien de l'Eglise…

Je comprends l'idée mais ne la partage pas. La confusion qui émane de Rome est telle que pour beaucoup, le contenu même de la foi peut paraître désormais changeant et adaptable à notre XXIe siècle. L'absence trop fréquente de clarté du discours pontifical y contribue hélas, et ce d'autant plus qu'il bénéficie – toujours – de l'admiration des grands médias.

C'est donc par un souci de vérité que j'ai participé modestement à porter ce texte à la connaissance des francophones, et aussi dans l'espoir que l'on prenne conscience de ce qui se passe réellement à Rome et au Vatican.

Ce livre, cela dit, est tout sauf un brulôt, car son auteur, Henry Sire, auteur d'une histoire magistrale de l'Ordre de Malte, a travaillé avec toute la précision de l'historien soucieux d'exactitude. Il l'a écrit pour faire comprendre qui est vraiment le pape François, comment et pourquoi il a été élu, comment ce pontificat argentin ne se comprend pas sans l'éclairage du péronisme.

Une source romaine de très haut niveau a pu dire de l'ouvrage qu'il est « à 90 % tout simplement irréfutable ».

Plusieurs grands thèmes sont abordés, depuis les affaires de la Mafia de Saint-Gall et d'“Amoris laetitia” jusqu'à la réforme manquée de la Curie, un échec qui, contrairement à ce que colportent les médias, ne résulte pas de la résistance d'une vieille garde conservatrice. Mais aussi l'invraisemblable histoire des relations de l'Ordre de Malte avec le pape François – histoire qu'Henry Sire connaît pour ainsi dire de première main – ou celle, tragique, des Franciscains de l'Immaculée.

On suit également, pas à pas, les réformes entreprises dans les eaux troubles des finances vaticanes, restées sans suite, voire annulées de facto : le pape François n'est pas le réformateur que la presse en a fait, et ce ne sont pas quelques vieux cardinaux conservateurs et grincheux qui portent la responsabilité de l'échec.

“Le pape dictateur” vous est proposé ici au prix de 26 €, forfait d'expédition inclus.

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J'ai eu grand plaisir à traduire ce livre passionnant, rigoureux, documenté, et – pour servir la vérité – je suis heureuse de vous proposer de le découvrir. Vous avez déjà été nombreux à le commander, signe qu'il répond à des interrogations très actuelles…

Ce livre est tout sauf un brulôt, car son auteur, Henry Sire, auteur d'une histoire magistrale de l'Ordre de Malte, a travaillé avec toute la précision de l'historien soucieux d'exactitude. Il l'a écrit pour faire comprendre qui est vraiment le pape François, comment et pourquoi il a été élu, comment ce pontificat argentin ne se comprend pas sans l'éclairage du péronisme.

Une source romaine de très haut niveau a pu dire de l'ouvrage qu'il est « à 90 % tout simplement irréfutable ».

Plusieurs grands thèmes sont abordés, depuis les affaires de la Mafia de Saint-Gall et d'“Amoris laetitia” jusqu'à la réforme manquée de la Curie, un échec qui, contrairement à ce que colportent les médias, ne résulte pas de la résistance d'une vieille garde conservatrice. Mais aussi l'invraisemblable histoire des relations de l'Ordre de Malte avec le pape François – histoire qu'Henry Sire connaît pour ainsi dire de première main – ou celle, tragique, des Franciscains de l'Immaculée.

On suit également, pas à pas, les réformes entreprises dans les eaux troubles des finances vaticanes, restées sans suite, voire annulées de facto : le pape François n'est pas le réformateur que la presse en a fait, et ce ne sont pas quelques vieux cardinaux conservateurs et grincheux qui portent la responsabilité de l'échec.

J'ai accepté de traduire ce livre et de participer à sa diffusion non par volonté d'agitation mais pour servir une vérité qui doit être connue. Parce que face à la confusion régnante, la seule solution est justement la vérité, dans l'espoir d'ailleurs que nous priions tous plus intensément pour l'Eglise, notre Mère.

“Le pape dictateur” vous est proposé au prix de 26 €, forfait d'expédition inclus.

Ce sont donc les tout derniers jours pour en profiter !

Pour l'étranger, une solution d'envoi à prix réduit peut être trouvée, n'hésitez pas à me contacter.

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Le livre peut également être commandé et payé en ligne par Paypal en suivant ce lien : paypal.me/JeanneSmits). 

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