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19 octobre, 2015

Des pères synodaux essaient de changer la doctrine, avertit Mgr Gądecki

Le site de la conférence des évêques de Pologne mis en ligne samedi un court texte de son président, Mgr Stanisław Gądecki, faisant part de son constat selon lequel certains pères synodaux essaient de changer la doctrine de l’Eglise à travers leurs propositions « pastorales » en direction des divorcés « remariés » – des propositions qui, aux dires de Mgr Wątroba rapportés par le blog de Mgr Gądecki, forment « l’un des principaux sujets » des discussions de la troisième semaine du synode sur la famille. Il a témoigné de cela lors d’une interview à Radio Vatican.
Ainsi la proposition marginale du cardinal Kasper, qui n’avait pas obtenu la majorité requise des deux tiers lors du vote du rapport final du synode extraordinaire de 2014, prend-elle le centre des débats.
Le commentaire de Mgr Stanisław Gądecki a été traduit vers l’anglais par Toronto Catholic Witness. Je vous propose ma traduction à partir de là.
« Les changements de discipline proposés par certains pères synodaux vis-à-vis de la communion pour les divorcés constituent une tentative d’introduire par contrebande des changements dans la doctrine de l’Eglise elle-même », souligne la brève présentation, avant de présenter les propos du prélat :
« Pratiquement tous répètent qu’il n’y aura pas de changement doctrinal, mais cela se comprend de diverses manières. Car si vous ajoutez que des changements disciplinaires sont possibles, cela signifie en pratique que la stabilité doctrinale est annulée. A mon avis, on ne peut parler de la séparation de la pratique de l’Eglise de sa doctrine, de ses enseignements. Les deux sont inséparables. J’ai l’impression que de nombreux partisans de cette modernité pensent en réalité à changer la doctrine, tout en parlant d’un changement de la discipline de l’Eglise. C’est un point inquiétant de ces discussions, car on y met lourdement l’accent : « Nous acceptons la totalité de la doctrine », mais aussitôt suit l’idée que la doctrine n’aurait rien à y voir. Cela me préoccupe grandement, car les uns comme les autres disent qu’ils ne veulent pas d’un changement de la doctrine. D’où viennent donc ces pratiques opposées à la doctrine ? »

Tout cela est à rapprocher d’un récent tweet d’Edward Pentin :


« Certains sont profondément inquiets après le discours du pape samedi. Un responsable du Vatican craint de voir “défaire non plus soixante ans de Magistère mais 1000”. »


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18 octobre, 2015

Intervention choc au synode : Anca-Maria Cernea supplie les pères synodaux de reconnaître qu’il s’agit d’une bataille spirituelle

A lire d’urgence : l’intervention d’une auditrice roumaine, le Dr Anca-Maria Cernea, au synode sur la famille vendredi. Elle est médecin du Centre de diagnostic et de traitement Victor-Babes à Bucarest. En quelque mots, elle a dressé le véritable cadre du synode et rappelé quelles doivent être les priorités catholiques dans ce monde en proie aux assauts des ennemis de Dieu et du salut des hommes. Elle a évoqué les « erreurs » que la Russie répand sur le monde. Elle parle en connaissance de cause : ses propres parents ont durement souffert du communisme, elle en a souffert elle-même. Elle montre la continuité entre l’oppression matérielle que celui-ci a imposée, et la nouvelle forme prise par la Révolution marxiste-léniniste.

Telle est la vérité de ce synode sur la famille.

Anca-Maria Cernea montre que la bataille est d’abord spirituelle. Ordonnée au salut des âmes. Et que se passe-t-il dans la salle du synode ?…

Je vous en prie, faites connaître ce texte. Il suffit de copier le lien :

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2015/10/intervention-choc--synode-anca-maria-cernea.html

et de le faire suivre à vos contacts.

Je vous en propose ici ma traduction depuis la traduction anglaise publiée sur LifeSiteNews, d'après le site du Vatican. – J.S.



Très Saint Père, Pères synodaux, Frères et Sœurs, je représente l'Association des médecins catholiques de Bucarest.
J'appartiens à l'Eglise catholique grecque romaine.
Mon père était un leader politique chrétien, emprisonné par les communistes pendant 17 ans. Mes parents étaient fiancés, mais leur mariage a eu lieu 17 ans plus tard. Ma mère a attendu mon père pendant toutes ces années, bien qu'elle ne sache même pas s'il était encore en vie. Ils ont été héroïquement fidèles à Dieu et à leurs fiançailles.
Leur exemple montre que la grâce de Dieu peut surmonter des circonstances sociales terribles, ainsi que la pauvreté matérielle.
Nous, en tant que médecins catholiques qui défendons la vie et la famille, nous voyons que tout ceci est avant tout une bataille spirituelle.
La pauvreté matérielle et le consumérisme ne sont pas la première cause de la crise de la famille.
La première cause de la révolution sexuelle et culturelle est idéologique.
Notre Dame de Fatima a dit que les erreurs de la Russie se répandraient à travers le monde entier. Cela s'est fait d'abord sous une forme violente, le marxisme classique, qui a tué des dizaines de millions de personnes.
Aujourd'hui cela se fait la plupart du temps à travers le marxisme culturel. Il y a continuité entre la révolution sexuelle de Lénine, à travers Gramsci et l'École de Francfort, et l'idéologie contemporaine des droits gay et du genre.
Le marxisme classique avait la prétention de redessiner la société, par le biais de la spoliation violente de la propriété. Aujourd'hui la Révolution va plus profond ; elle prétend redéfinir la famille, l'identité sexuelle et la nature humaine.
Cette idéologie se qualifie elle-même de progressiste. Mais elle n'est rien d'autre que la vieille proposition du serpent, pour que l’homme prenne le contrôle, que Dieu soit remplacé, que la rédemption soit organisée ici-bas, dans ce monde.
C'est une erreur de nature religieuse, c'est la gnose.
Il appartient aux pasteurs de la reconnaître, et de mettre le troupeau en garde contre ce danger. « Cherchez donc d'abord le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. »
La mission de l'Eglise est de sauver les âmes. Le mal dans ce monde vient du péché. Et non de la disparité des revenus ou du changement climatique.
La solution est celle-ci : l'évangélisation. La conversion.
Et non pas un contrôle gouvernemental sans cesse grandissant. Ni un gouvernement mondial. Ce sont eux, aujourd'hui, les agents principaux du marxisme culturel ; ce sont eux qui l'imposent à nos nations, sous la forme du contrôle de la population, de la santé reproductive, des droits gay, de l'éducation aux questions de genre, etc.
Ce dont le monde a besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'une limitation de la liberté, mais de la vraie liberté, la libération du péché. La rédemption.
Notre Eglise a été opprimée par l’occupation soviétique. Mais aucun de nos douze évêques n’a trahi la communion avec le Saint-Père. Notre Eglise a survécu grâce à la détermination et à l'exemple de nos évêques qui ont tenu bon face aux prisons et à la terreur.
Nos évêques ont demandé à la communauté de ne pas suivre le monde. Et non de coopérer avec les communistes.
Aujourd'hui nous avons besoin que Rome dise au monde : « Repentez-vous et convertissez-vous, car le royaume de Dieu est proche. » 
Ce n'est pas seulement nous, le laïcat catholique, mais également nombre de chrétiens orthodoxes qui prions avec anxiété pour ce synode. Car, comme ils le disent, si l’Eglise catholique cède à l'esprit du monde, il va être très difficile pour tous les autres chrétiens d’y résister.

Dr Anca-Maria Cernea

Addendum : J'ai eu le plaisir d'interviewer longuement Anca-Maria Cernea pour “L'Homme nouveau”. Le numéro est en vente par là.




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17 octobre, 2015

Confidences de pères synodaux : les tweets d’Edward Pentin

Edward Pentin, vaticaniste de premier plan, auteur d’un livre fort documenté sur la manipulation du synode (The Rigging of a Vatican Synod), livre sur son compte Twitter des confidences anonymes de pères synodaux.


• Un père anonyme : « Le sacrement du mariage est attaqué, c’est comme une course sur des lames de rasoirs. Le synode est organisé de manière chaotique.
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• Un père anonyme : « Des Allemands et quelques Français sont la force principale qui fait pression pour la réforme, essaient de changer la doctrine sur le divorce-remariage. »

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• Un autre père synodal anonyme : « Il y a des loups déguisés en agneaux dans la salle, qui parlent éloquemment mais veulent la réforme. »
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09 octobre, 2015

Synode sur la famille : l’appel de plus de 100 convertis aux pères synodaux

L'appel a paru sur Aleteia, ici.
Une centaine de convertis au catholicisme, qui ont en commun d’avoir rejoint l’Eglise à l’âge adulte, ont adressé fin septembre un appel aux pères synodaux afin de dire leur attachement à l’enseignement de l’Eglise sur la différence sexuelle, la sexualité, le mariage et la famille. Les 100 convertis disent leur « surprise » au sujet des propositions visant à permettre l’accès des divorcés « remariés » à l’Eucharistie, soulignant : « Nous ne voyons pas comment ces propositions peuvent faire autre chose que de contredire la doctrine catholique sur le mariage elle-même ».
Ils reconnaissent qu’ils auraient tous rejeté tout ou partie de cet enseignement au cours de leur vie antérieure, mais que c’est précisément en constatant les « dommages » causés par « les conceptions populaires autour de la sexualité humaine, et pendant que certaines de nos communautés commençaient à céder à la culture dominante… et ses tendances croissantes au gnosticisme » qu’ils ont commencer à se douter que l’Eglise pouvait bien avoir raison.
« Pour peu populaire qu’il fût souvent, l’enseignement de l’Eglise sur les réalités de la vie nous est devenu étrangement attirant. Et avec le temps, nous avons été convaincus qu’il exprime la vérité la plus profonde sur nous-mêmes, une vérité qui est à la fois bonne et belle, quel que soit son caractère exigeant.
Ce sont même la « certitude et la confiance » affichées par l’Eglise en ce domaine, malgré « l’opposition hostile » du monde, qui les ont persuadés qu’ils y « trouveraient la vie du Christ, tel qu’Il est réellement ». C’était le signe que « l’Eglise était le lien le plus sûr vers Jésus-Christ Incarné ».
« Spécialement en ce qui concerne le corps humain, nous avons compris que le caractère radical de ce qu’affirme le chrétien – que Dieu le Fils a assumé toute chair en Lui-même – était en jeu. » Il a révélé à l’humanité ce qu’elle signifie, et « Il a apporté quelque chose de nouveau à cette même humanité, en lui donnant, miséricordieusement, une part dans sa propre fidélité à l’Eglise ».
« Ce n’est donc pas par accident que les chrétiens des premiers temps ont été attirés par l’Eglise par l’humanité radieuse de ceux qui suivaient le Christ, par exemple à travers leurs attitudes spécifiques à l’égard des femmes, des enfants, de la sexualité humaine et du mariage. Et ce n’est pas un hasard si, pour les mêmes raisons, nous avons nous aussi été attirés par l’Eglise bien des siècles plus tard. »
Tout en affirmant le besoin d’une vraie pastorale à l’égard des divorcés – « Nous sommes reconnaissants de voir que l’on se penche sur un problème qui cause de tels graves dommages à des époux et des épouses, à leurs enfants, et à la culture en général » – les 100 signataires de l’appel font part de leur inquiétude face aux propositions de Kasper par rapport à l’accès à la communion.
« Selon notre jugement, ces propositions ne rendent pas justice à l’irrévocabilité du lien du mariage, soit en effaçant le “premier” mariage comme s’il était d’une certaine façon “mort”, soit – et c’est pire – en reconnaissant son existence mais en le violentant », écrivent-ils.
« Nous ne voyons pas non plus comment de telles innovations pourraient être pastorales ou miséricordieuses. Quelles que soient leurs bons sentiments, les réponses pastorales qui ne respectent pas la vérité ne peuvent qu’aggraver les souffrances qu’elles prétendent alléger. Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux époux abandonnés et à leurs enfants. Si nous pensons aux générations à venir, comment de tels changements pourraient-ils promouvoir chez les jeunes une appréciation de la beauté de l’indissolubilité du mariage ? »
Plus encore, les signataires soulignent que les réponses proposées ne tiennent pas compte du « fondement de la crise de la famille, celui qui sous-tend le problème du divorce, de la contraception, de la cohabitation et de l’attraction homosexuelle ».
« Cette crise, comme l’observait Benoît XVI, relève d’une “fausse compréhension de la nature de la liberté humaine ». Et de ce fait nous sommes confrontés à une vision qui « remet en cause la notion même de l’être – de ce que signifie réellement le fait d’être humain ».
Et les signataires poursuivent : « Non seulement les changements de la discipline de l’Eglise souhaités par certains sont incapables de répondre au défi auquel nous sommes confrontés, mais ils nous semble qu’ils capitulent devant le problème qu’ils prétendent résoudre. »
C’est en pleine conscience de la « destruction » causée par le divorce que les plus de 100 signataires en appellent au pères du synode afin qu’ils « sauvegardent l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage, en témoignant avec joie et courage comme elle l’a fait tout au long de son histoire ». « Que l’Eglise rappelle une nouvelle fois au monde la beauté de la fidélité sponsale lorsqu’elle est vécue en unité avec le Christ ? » Pour leur part, ils apportent le témoignage de leur conversion.
La longue liste des signataires se trouve ici sur le site d’Aleteia en anglais. Beaucoup de noms seront peu connus des francophones, mais les parcours méritent un coup d’œil. On y trouve entre autres, mieux connus en France, John Finnis, professeur émérite d’Oxford, Scott Hahn et son épouse Kimberly (auteurs de Rome Sweet Home), Mark Regnerus, auteur d’études sociologiques sur les enfants au sein de foyers homosexuels, et Austin Ruse et son épouse (de C-Fam). Le texte a été présenté en français sur fr.aleteia.org.

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