Affichage des articles dont le libellé est beau-parent. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est beau-parent. Afficher tous les articles

28 décembre, 2013

Une cour argentine renverse une décision protégeant un enfant conçu à la suite d'un viol

Susana Graciela Kauffman, l'un des juges qui ont
renversé la mesure tutélaire de protection de la vie
de l'enfant à naître. C'est elle qui a signé le commentaire
le plus vindicatif en faveur du “droit des femmes”.
Une nouvelle affaire d'avortement sur une adolescente violée agite les médias argentins qui ont pris fait et cause pour la mort de l'enfant porté par une jeune fille de 14 ans, qu'une décision de justice a pourtant tenté de sauver. Vendredi, la justice argentine a mis fin à tout espoir de sauver le tout petit en ordonnant que l'avortement soit pratiqué. On n'attend plus que le passage à l'acte.

Tout éclate le 9 novembre lorsque la mère de la jeune fille, vivant dans la ville « conservatrice » (comme le disent les médias) de Salta, rentre inopunément chez elle pour trouver son concubin en train de violer sa fille. Elle le retient ; l'homme se met à frapper la mère et la fille, cette dernière si durement qu'on l'embarque à l'hôpital. Là, on apprendra que ce n'est pas le premier viol dont elle est victime de la part du concubin de sa mère : elle est enceinte de 3 semaines (de gestation) ; elle n'a rien osé dire parce que son « beau-père », 34 ans, a menacé de tuer la mère et ses trois jeunes frères âgés de 3 à 10 ans.

Depuis un arrêt de la Cour suprême argentine déclarant l'avortement non poursuivable en cas de viol, il n'est plus nécessaire d'obtenir une décision de justice autorisant l'opération. Le viol fut donc dénoncé et la jeune fille et sa mère demandèrent que l'on mette fin à cette vie innocente qui n'était pour rien dans les abominables crimes subis par la jeune fille. Victime avant tout, il faut bien le dire, de la situation familiale où elle se trouvait – combien d'affaires de ce style impliquent des viols perpétrés par des « beaux-pères » venus compenser l'absence de mari ou remplacer un mari congédié !

Devant cette demande d'avortement une assistante chargée des mineurs a interposé une action en justice afin de « défendre la vie du fœtus », chose qui lui a été accordée le 17 décembre dernier par le juge des affaires familiales Victor Soria. Le même juge ajoutait que l'enfant, une fois né, pourrait être confié pou une « éventuelle » adoption qu'il fallait « faciliter » dans la mesure où la jeune fille faisait connaître sa volonté de ne pas s'en occuper. Il prévoyait que toute aide, y compris une assistance psychologique, puisse être donnée à la jeune « C.M.E. » afin de sauvegarder à la fois son « bien-être » et celui de son enfant. Le tout appuyé sur une analyse serrée du droit constitutionnel et du devoir de respecter la vie.

Déclarant « illégale » la démarche de l'assistante chargée des mineurs, la cour de justice de Salta a renversé cette décision, vendredi dernier, dans le cadre d'une décision-fleuve de 60 pages où tout y passe : le droit comparé, la référence aux instances internationales et aux comités locaux pour l'égalité hommes-femmes, la jurisprudence argentine qui sans considérer que l'avortement n'est pas un délit crée des cas où ce délit ne peut être ni poursuivi ni puni.

Deuxième à partir de la droite, Monica Menini,
l'une des avocates pour l'avortement,
lors d'une manifestation pour l'avortement
libre et gratuit, en 2012.
Qualifiant le jugement de Victor Soria de « dogmatique », la décision de vendredi explique que le
devoir de lutter contre la « violence de genre » est premier et qu'en l'occurrence, c'est le refus d'avortement qui constitue en lui-même une « violence de genre », s'ajoutant à la « violence de genre intrafamiliale » dénoncée par la mère de la jeune fille, « accomplissant ainsi son devoir ». Il va de soi qu'il n'y est nullement question de cette autre violence que constitue le fait pour la jeune fille d'avoir dû subir pendant deux ans les viols de ce « beau-père » dont la décision précise qu'il devait « veiller sur son intégrité physique, psychique et morale ».

C'est au nom de l'égalité, de la non-discrimination et du droit des femmes de choisir leur grossesse que la Cour de Salta dénonce la tentative de sauver la vie de l'enfant à naître en accusant les démarches en ce sens comme ayant seulement « prolongé les temps de torture subis par la jeune fille violée, frappée, puis institutionnellement maltraitée ». Et de révoquer la mesure tutélaire prise par le juge des familles…

On trouvera sur le site de la Cour de Salta, en fin de cette page, un lien vers la décision de 60 pages concernant la petite C.M.E.

Cette triste affaire, comme la plupart du genre qui sont ainsi montées en épingle dans les médias nationaux et internationaux, a mobilisé des associations féministes toujours promptes à les exploiter dans le sens de la mort. Il y a eu des manifestations à Salta. Le journal argentin Clarin raconte comment les avocates de la mère de la jeune fille en ont appelé à la Commission interaméricaine des droits de l'homme – notoirement favorable à la culture de mort – et signale l'intervention de l'Alliance des avocats pour les droits humains de la femme à Salta dans le procès contre la mesure de protection de l'enfant.

“Lequel de ces deux êtres humainsa été conçu à la suite d'un viol ?”


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



27 octobre, 2012

Pays-Bas : 2, 3 ou 4 « parents » ?

Aux Pays-Bas, la chose est en bonne voie : sur proposition des socialistes (PvdA), des Verts et des libéraux, le ministère de la Justice néerlandaise a lancé une étude pour déterminer si trois personnes, voire davantage, peuvent être simultanément « parents » d’un même enfant. Fred Teeven a ainsi réagi favorablement à la suggestion faite dans le cadre de la Chambre basse, mardi soir, par Liesbeth van Tongeren, de GroenLinks (Gauche verte), tout en expliquant qu’il voyait des problèmes d’ordre pratique.

Pensez, a-t-il dit, aux décisions médicales concernant un enfant : tous les détenteurs de l’autorité parentale devraient se mettre d’accord avant de les prendre : « Je me demande si cela est vraiment dans l’intérêt de l’enfant. » Sur le brouillage dans la tête des pauvres enfants soumis à cette folle ingénierie sociale, il semble que le ministre n’ait rien eu à dire.

Ainsi, à la faveur du « mariage » homosexuel et de l’adoption homosexuelle, qui sont légaux aux Pays-Bas, mais aussi du délitement du lien conjugal à travers concubinages successifs, divorces et autres recompositions, on est en train d’en arriver au concept non plus de « parentalité » – qui avait ouvert la marche –, d’« homoparentalité », mais de « multiparentalité ». En dénonçant, cela va de soi, le concept étriqué de « famille nucléaire ». Mais ce n’est pas pour souligner le rôle de la famille élargie dans l’éducation, celui des grands-parents, des oncles, des tantes, d’ailleurs largement passé à la trappe dans l’organisation sociale d’aujourd’hui. C’est pour nier la réalité des liens du sang, et faire primer la « parentalité sociale » (encore une !) sur la « parentalité biologique », ou du moins les mettre à égalité.

L’impulsion vient du milieu des lesbiennes en couple avec une mère biologique et ses enfants. Elles dénonçaient le fait qu’elles doivent entamer une procédure d’adoption compliquée et longue pour obtenir des droits sur l’enfant de leur partenaire alors que l’homme, dans un couple « hétérosexuel » (osé-je écrire encore « normal ») peut se contenter d’une simple déclaration de reconnaissance de paternité, pour 2,65 euros tout compris, qui prend quatre minutes à tout casser, a souligné le ministre.

Voilà une procédure qui va simplifier la vie de la partenaire lesbienne. La majorité de la Chambre a adopté mardi la proposition « Parentalité lesbienne » qui ouvre la voie à la simple reconnaissance des enfants en mairie pour la « co-maman » comme ils disent. Celle-ci devrait entrer en vigueur le 1er janvier prochain au plus tard, a fait savoir Fred Teveen.

L’idée est d’étendre maintenant ces droits au donneur de sperme, au compagnon du donneur de sperme, à l’ex-partenaire, à un nouveau concubin, à une mère porteuse intéressée à l’éducation de l’enfant. Toute une série de pas si bonnes fées qui rêveraient d’obtenir le droit de se pencher sur un nouveau berceau en se faisant appeler Papa, Papa, Maman, Maman. L’élément moteur serait le rôle social du deuxième, troisième ou quatrième « parent ».

On dit en effet que l’affaire de l’« adoption homosexuelle » va demeurer marginale, vu la faiblesse du nombre d’enfants à adopter. Mais en réalité la reconnaissance du lien homosexuel et des droits parentaux aux partenaires de même sexe suscite d’abord des conceptions par procréation assistée, que celle-ci soit artisanale, médicale, légale ou clandestine, et l’adoption concerne en premier lieu la création d’un lien « parental » avec l’enfant du partenaire…

Comme les Pays-Bas sont un pays pluraliste et tolérant, l’éditorialiste du journal catholique Katholiek Nieuwsblad, Mariska de Haas, qui a osé rappeler qu’un enfant naît d’une mère et d’un père et qu’il est difficile à un garçon élevé par deux mamans de devenir à son tour un bon père, fait aujourd’hui l’objet d’une campagne de dénigrement quasi nationale. On l’accuse même, du côté des catholiques bon teint, de « ridiculiser la religion catholique » par ses prises de position passéistes.

Voilà ce qui nous attend…



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



22 octobre, 2012

France : Congé de… quoi ?

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée a autorisé la transformation du congé de « paternité » en « congé d’accueil à l’enfant » afin d’ouvrir plus librement ce type de congé au partenaire du parent.

Bien sûr, cette disposition s’inscrit dans le contexte de la légalisation du « mariage » homosexuel, qui pour l’heure n’inclut ni une présomption de paternité (ou de « parentalité » pour les lesbiennes) ni l’accès à la procréation artificielle. Mais elle correspond à la logique bien plus vaste du détricotage de la famille.

La commission des Affaires sociales, qui a achevé dans la nuit de mercredi à jeudi l’examen du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, répond ainsi à une préconisation de la HALDE, qui demandait au Premier ministre de substituer à la notion de « congé de paternité », fondée exclusivement sur le lien de filiation, celle de « congé d’accueil à l’enfant ouvert au partenaire du parent ».

Cette préconisation, formulée en 2007, résultait de la saisine d’un couple de femmes liées par un pacs. Les couples homosexuels ne sont actuellement reconnus que pour certaines prestations sociales.

Si l’amendement, présentée par Marie-Françoise Clergeau, députée PS de Loire-atlantique, est voté en séance, la semaine prochaine, tout partenaire d’un parent pourra donc bénéficier de ce congé d’accueil pendant onze jours consécutifs ou de dix-huit jours en cas de naissances multiples, alors que le congé avait été explicitement mis en place à l’origine pour renforcer le lien entre le père et l’enfant au moment de la naissance.

Voilà donc un congé vidé de son sens et « redimensionné » pour servir d’abord de reconnaissance officielle et sociale dans le cadre d’organisations « familiales » où l’enfant qui naît a des liens, ou non, avec ceux qui ont choisi de cohabiter et qui l’accueillent.

Cet article a paru dans Présent daté du samedi 20 octobre 2012.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...