Ce n'est hélas pas la première fois que les sénateurs du Kentucky ont adopté une telle mesure : l'an dernier, une loi rédigée en termes identiques avait été rejetée en commission par la Chambre de cet Etat.
Elle est l'illustration de la politique de petits pas menée par les pro-vie américains qui au Kentucky, ont obtenu en 1998 la légalisation du principe du consentement éclairé, qui impose pour l'heure la fourniture d'informations sur l'avortement 24 heures avant l'avortement. Mais l'expérience prouve que cet entretien se fait généralement par téléphone, ce qui ne correspond pas à l'esprit de la loi.
Avec l'ajout de l'échographie – au sujet de laquelle les promoteurs du projet ont précisé que rien dans la loi ne pouvait empêcher la femme de détourner son regard au moment où elle lui serait présentée – c'est une image vivante et réelle du fœtus qui peut contribuer à sauver sa peau. Les sénateurs ont pu entendre le témoignage d'une jeune femme; Kathy Rutledge, au nom d'un groupe de femmes qui regrettent d'avoir avorté : « L'incertitude de notre choix aurait pu être évitée si la simple occasion de voir une image échographique nous avait été donnée. »