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07 janvier, 2011

Voir son enfant avant d'avorter : le Kentucky vote la loi

Le Sénat du Kentucky a voté par 32 voix contre 5 une loi exigeant que toute femme demandant un avortement voie une échographie de son bébé avant que l'opération n'ait lieu. Au nom du consentement éclairé, la loi prévoit également que la femme reçoive des informations sur l'avortement lors d'un entretien face à face la veille du jour où l'intervention est programmée.

Ce n'est hélas pas la première fois que les sénateurs du Kentucky ont adopté une telle mesure : l'an dernier, une loi rédigée en termes identiques avait été rejetée en commission par la Chambre de cet Etat.

Elle est l'illustration de la politique de petits pas menée par les pro-vie américains qui au Kentucky, ont obtenu en 1998 la légalisation du principe du consentement éclairé, qui impose pour l'heure la fourniture d'informations sur l'avortement 24 heures avant l'avortement. Mais l'expérience prouve que cet entretien se fait généralement par téléphone, ce qui ne correspond pas à l'esprit de la loi.

Avec l'ajout de l'échographie – au sujet de laquelle les promoteurs du projet ont précisé que rien dans la loi ne pouvait empêcher la femme de détourner son regard au moment où elle lui serait présentée – c'est une image vivante et réelle du fœtus qui peut contribuer à sauver sa peau. Les sénateurs ont pu entendre le témoignage d'une jeune femme; Kathy Rutledge, au nom d'un groupe de femmes qui regrettent d'avoir avorté : « L'incertitude de notre choix aurait pu être évitée si la simple occasion de voir une image échographique nous avait été donnée. »


19 janvier, 2010

Pays-Bas : les échographies à 20 semaines font augmenter le nombre d'avortements

Une étude remise au pouvoirs publics avant Noël mais seulement rendue publique ces derniers jours atteste que depuis début 2007, date à partir de laquelle une échographie totalement prise en charge par les assurances sociales est systématiquement proposée aux femmes enceintes à la 20e semaine de grossesse, le nombre d'avortements a fortement augmenté pour les bébés atteints de spina bifida et d'hydrocéphalie. Ces avortements ne sont pas comptabilisés en tant que tels : on parle d'enfants « morts nés » à la 22e semaine, le nombre d'enregistrements de ces naissances ayant donc fortement progressé en 2007 par rapport à 2006. Il semble également que le nombre d'enfants atteints d'un « bec de lièvre » (fente labiale) d « morts-nés » ait progressé sur la période 2005-2007, et que le nombre d'enfants nés vivants atteints de cette affection ait diminué, sans que la corrélation soit aussi forte, affirme le rapport.

On se demande ainsi si la prescription d'acide folique aux femmes enceintes n'a pas fait reculer le nombre fentes labiales mais pour le Dr R. Seldenrijk, président de l'association néerlandaise des patients, rien ne permet d'affirmer que le recours à l'acide folique ait significativement augmenté depuis 2005, en tout cas pas assez pour justifier le recul de cette affection fœtale.

La fente labiale se soigne par chirurgie,  le spina bifida se prévient aussi par l'acide folique et se soigne par chirurgie, prothèses et éducation du malade, l'hydrocéphalie (qui lui est associée dans 80 % des cas) par neurochirurgie.

L'échographie du 2e trimestre a clairement pour but de dépister des anomalies fœtales ; elle permet la mise en place d'un eugénisme public qui ne dit pas son nom, la responsabilité des décisions étant portée par les mères ou les couples qui décident « personnellement » (mais sous quelle pression médicale ?) de recourir à un avortement dit « médical ».

© leblogdejeannesmits.

11 décembre, 2006

Colombie : une vie sauvée

L'affaire très médiatisée d'une petite Colombienne de 11 ans, violée par un voisin de son village indigène de Popayan, s'est terminée sur un coup de théâtre vendredi... A l'inverse d'une autre Colombienne du même âge qui vient de subir un avortement avec l'assentiment de la justice colombienne, elle a été ramenée chez elle le jour où elle devait subir l'intervention. Son père, qui avait demandé l'avortement, venait de voir l'échographie de son petit-fils...

La jeune fille est enceinte de huit semaines : assez pour que l'on puisse percevoir la forme humaie et surtout entendre les battements de coeur de l'enfant à naître. Le grand-père en fut si bouleversé qu'il changea d'avis et s'engagea à faire tout le nécessaire pour que son petit-enfant puisse naître.

Certes rien n'est facile dans une telle affaire où l'on parle de la grossesse d'une petite fille, et dans quelles conditions... Mais assurément le traumatisme de l'élimination volontaire de son enfant est encore plus lourd à porter que celui du viol et de la grossesse.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...