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11 novembre, 2014

Inde : légalisation des avortements par les sages-femmes, les homéopathes et les médecins ayurvédiques

Un amendement à la loi sur l’avortement (Medical Termination of Pregnancy) vient d’être présenté en Inde en vue d’améliorer l’accès à l’« IVG ». La refonte de la loi vise à permettre aux sages-femmes, mais aussi aux homéopathes et aux médecins traditionnels ayurvédiques de procurer l’avortement médical, et non seulement les médecins allopathes comme c’est le cas actuellement. Dans le même temps, elle veut augmenter le délai de l’avortement légal en le faisant passer de 20 à 24 semaines (au-delà du seuil de viabilité). Au cours du premier trimestre, l’avortement serait procuré de plein droit sur demande de la femme : à l’heure actuelle, le médecin décide si elle peut l’obtenir ou non.
En cas d’anomalie fœtale, ou de grossesse consécutive à un viol ou un inceste l’avortement serait légal encore plus longtemps, voire jusqu’au terme selon l’amendement proposé.
Vinoj Manning,
d'IPAS
Avec une telle loi l’Inde compterait parmi les Etats ayant la législation la plus libérale en matière d’avortement. Commentaire de Vinoj Manning, directeur d’IPAS, une ONG de promotion de l’avortement légal : « Cet amendement constitue la plus grande avancée pour le renforcement du droit des femmes de contrôler leur propre corps et leur propre santé depuis que l’avortement a eté libéralisé en Inde en 1971. »
L’amendement proposé par le ministère indien de la santé et du bien-être familial vise à réduire la mortalité maternelle et à remplir les Objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU : au moins les choses sont claires.

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© leblogdejeannesmits



07 mai, 2008

Faciliter l'avortement en Angleterre

Le gouvernement britannique doit lancer une consultation afin de déterminer s'il faut faciliter l'avortement légal en Angleterre en permettant qu'il soit pratiqué en dehors du cadre hospitalier. Il s'agit de donner suite aux conclusions d'une étude pilote selon lesquelles l'avortement chimique peut être proposé de manière sûre dans les centres de santé locaux par des infirmières pendant les neuf premières semaines de grossesse.

Dawn Primarolo, ministre britannique de la santé, entend ainsi rendre moins pénible l'accès à l'« IVG » : « Notre premier souci est de réduire le délai pour les femmes en attente d'avortemet à un moment qui est déjà très difficile pour elles. »

A l'heure actuelle les deux tiers des avortements en Angleterre ont lieu avant dix semaines (contre 50 % en 2002), et une initiative parlementaire est en cours pour réduire le délai légal de 24 à 20 semaines. Le projet de loi de Nadine Dorries, évoqué par Le Salon beige, vise à réduire le nombre d'avortements, même si ce député est n'est pas du tout hostile au principe de la légalité (voir ici).

Les discussions en cours au Parlement pourraient donc, paradoxalement, aboutir à la fois à une restriction aux avortements tardifs qui choquent le plus la sensibilité, tout en fournissant l'occasion d'une nouvelle libéralisation. Car si l'avortement par simple absorption de « médicaments » devient de plus en plus facilement accessible, sa fréquence risque d'augmenter et aussi bien l'absence d'intervention chirurgicale et le recours précoce à la « terminaison », comme disent les Anglais, contribueront du même coup à anesthésier un peu plus les consciences.

Si bien que certains mouvements pro-vie anglais avaient d'emblée fait connaître leurs réserves face au projet de Nadine Dorries, même si, objectivement, il s'agissait de limiter le recours à l'avortement.

Source : ici.

01 novembre, 2006

Royaume-Uni : pas de réduction du délai légal d'avortement

Par 187 voix contre 108, le Parlement britannique a rejeté mardi soir une proposition de loi de l'élu conservateur Nadine Dorries, qui souhaitait voir réduit le délai légal d'avortement de 24 à 21 semaines de grossesse, assorti d'un délai de réflexion de 10 jours, au motif que les échographies dernier cri ont montré l'humanité des enfants pendant les dernières phases de la gestation. "Les preuves sont évidentes et s'imposent d'elles-mêmes, nous sommes en 2006 et pas en 1967 ou en 1990. Le temps et la technologie médicale ont avancé, tout comme l'humeur de la nation", selon Mme Dorries, favorable à l'avortement légal. (Quelle nouvelle technique attend-elle pour comprendre qu'il n'y a pas de différence de nature entre le foetus de 21 semaines et celui de 2, 10 ou 20 semaines ?).

Le projet Dorries a divisé la communauté pro-vie au Royaume-Uni : certains s'y sont montrés favorables au motif qu'il visait à réduire les conditions de légalité de l'avortement, entreprise en soi louable dès lors qu'il est impossible d'obtenir mieux. D'autres, comme la Society for the protection of unborn children, se sont au contraire félicités. Ils estiment que la réduction des délais, assortie d'une période obligatoire de réflexion, pourrait pousser les femmes à forcer la marche vers l'intervention alors que le fait d'attendre aurait pu les conduire à ne pas faire le choix de la mort. Ils observent aussi qu'une démarche similaire en 1990 a abouti à supprimer tout délai pour l'avortement dit "thérapeutique" sur les foetus porteurs de malformations.

Tout cela, on le comprend bien, relève de questions prudentielles et de l'opportunité de telle ou telle démarche dans le combat pour la réduction du nombre des avortements ; celui-ci atteint le nombre affreux de 180.000 par an Outre-Manche, dont quelque 3.000 tardifs.

Ce qui est certain, du point de vue du lobby pro-avortement, c'est qu'il faut éviter à tout prix le sordide, le visuellement inacceptable, le trop évidemment meurtrier. En ce sens, la réduction des délais légaux peut devenir une arme des soi-disant "pro-choix" qui gomment ainsi les aspérités les plus voyantes de ce commerce de mort.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...