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10 juillet, 2014

La pilule contraceptive accélère l'horloge biologique, au moins temporairement

Les femmes qui prennent la pilule pourraient voir leur « horloge biologique » s’accélérer au détriment de leur fertilité, indique une nouvelle étude menée au Danemark auprès de 833 femmes âgées de 16 à 49 ans, rapporte Catherine Briggs sur LifeSiteNews.
Cette étude visait à étudier l’effet de la pilule contraceptive sur le système reproducteur. Conclusion : la pilule provoque une baisse plus rapide de la réserve ovarienne, au moins pour un temps.
La réserve ovarienne donne la mesure de la capacité de l’ovaire à produire des ovocytes fertiles.
Deux données permettent de l’évaluer, et de déterminer l’horloge biologique de la femme : le dosage de l’hormone antimüllérienne (AMH) et celui des follicules antraux dans les ovaires. Chez les femmes utilisant la pilule ces mesures étaient inférieures à la moyenne, respectivement, de 19 et de 16 %.
Pour le Dr Katherine Birch Peterson, de l’hôpital universitaire de Copenhague, qui a présenté son étude, mardi, à la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie, « la pilule pourrait masquer une réserve ovarienne gravement réduite… et il est important de le reconnaître ».
D’autant que l’étude a permis d’établir que les ovaires des utilisatrices de la pilule contraceptive sont plus petits, de 29 à 52 %, que ceux des non-utilisatrices. Cette différence est la plus importante chez les femmes ayant moins de 30 ans.
L’étude tient compte des autres facteurs de réduction de la fertilité : âge, indice de masse corporelle, tabagisme, âge de la mère à la ménopause, tabagisme de la mère pendant la grossesse et prématurité.
Les chercheurs estiment que ces modifications sont temporaires, mais ils soulignent que de nouvelles études s’imposent. « Nous devons en savoir davantage sur la phase de récupération après l’arrêt de la pilule », a indiqué le Dr Birch Peterson. Elle recommande que les tests de fertilité après l’arrêt de la pilule soient entrepris au moins trois mois après l’arrêt.

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16 janvier, 2013

Danger des anneaux et patches contraceptifs : ce blog en parlait dès 2011

Aux informations de ce matin, je lis que le SYNGOF (syndicat des gynécologues-obstétriciens) s'inquiète des effets secondaires des patches et anneaux contraceptifs qui, pas plus que ceux des pilules de 3e et 4e génération, ne font l'objet de mises en gardes publiques claires. Voir notamment ici.

Ce blog en parlait avec précision ici dès mai 2012, renvoyant vers une étude danoise qui voit le risque de thrombose 6 à 8 fois plus élevé chez les femmes utilisant ces contraceptifs que chez celles n'utilisant  pas de contraception hormonale, et ici dès avril 2011, rendant compte de procès engagés aux Etats-Unis contre l'anneau NuvaRing.

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30 janvier, 2011

Etude danoise sur les répercussions de l'avortement : commentaires contradictoires

Je rendais compte ici, à la suite de LifeSite, d'une méta-étude danoise établissant que le nombre de femmes qui demandent une première consultation psychiatriques dans les mois entourant leur avortement est bien plus important – elles sont près de trois fois plus nombreuses – que celles qui ont accouché au cours d'une période similaire.

Mais je lis dans la presse française, et notamment sur le blog de Peggy Sastre hébergé par le Nouvel Obs, qui elle aussi a pris connaissance de cette étude, qu'« avorter ne rend pas folle, avoir un enfant, si ». Bon, je lui laisse le ton volontairement provocateur de son message, et celui de la photo qui l'illustre. Va pour les jeunes mères plus « folles » après la naissance qu'avant. Ça a un nom, d'ailleurs : dépression post partum, effondrement hormonal, épuisement des nuits sans sommeil, nouvel équilibre à trouver dans sa vie et dans ses relations – qui a dit que la naissance, et surtout la première, n'était pas un bouleversement ?

Mais là où elle pousse le bouchon carrément trop loin, c'est quand elle cite le taux de premières consultations avant et après une première naissance (on passe de 3,9 ‰ au cours des 9 mois qui précèdent, à 6,7 % au cours des 12 mois suivant) ; mais qu'elle passe sous silence les chiffres correspondants pour celle ayant avorté au cours du premier trimestre : respectivement 14,6 ‰ et 15,2 ‰, soit, en moyenne, trois fois plus !

Tous les chiffres sont ici. L'étude portait sur 365 500 femmes danoises, dont 84…620 avaient avorté et 280.930 avaient donné naissance.

Les chercheurs tirent de la plus grande variation des chiffres autour d'une naissance la conclusion que l'avortement, finalement, ne provoque pas de problèmes supplémentaires, sans noter plusieurs choses :

• Les problèmes pyschologiques peuvent déjà être là avant le passage à l'acte dans le cadre d'un avortement et l'étude ne précise pas s'il y a une augmentation des consultations entre le moment où la grossesse est constatée et l'« IVG ».

• La réaction fréquente après un avortement volontaire semble être souvent le soulagement. Les vrais problèmes – regrets, dépression, dépréciation de soi, sentiment de culpabilité, la liste est longue et une abondante littérature aussi bien des femmes ayant avorté que des soignants en atteste – interviennent souvent plus tard, voire bien plus tard : et les femmes peuvent avoir tendance à enfouir leur souffrance parce qu'elles en ont honte.

• Que les proportions sont quand même d'une différence statistique plus significative que celles constatées entre les femmes enceintes et les femmes ayant accouché.

• Pourquoi enfin ne pas s'interroger « à l'envers » ? Vu que les femmes n'ayant pas été enceintes du tout au cours de la période évaluée (1985-2007) sont moins nombreuses que celles ayant avorté, mais plus nombreuses que celles qui ont donné naissance à avoir eu pour la première fois de leur vie une consultation pyschiatrique (8,2 ‰), ne faut-il pas en déduire au contraire que la maternité protège des désordres mentaux, et que cette protection est encore spectaculairement accrue au cours de la grossesse ? (Même si ce n'est pas une période d'euphorie automatique, loin de là : voir ici).

C'est quoi qu'il en soit le cas type d'une étude qui peut, à force de présentations partielles, être tiraillée dans tous les sens : me semble particulièrement malhonnête celle qui consiste à dire qu'on est mieux protégé du désordre mental par l'avortement que par la naissance, d'autant qu'elle repose sur une occultation des chiffres.

A cela s'ajoutent des questions sérieuses quant à la méthodologie de l'étude publiée le 27 janvier par le New England Journal of Medicine. Le néonatologue Carlo Bellini, membre de l'Académie pontificale pour la vie (PAV) l'a sérieusement remise en question comme le souligne la Catholic News Agency. Lors d'un entretien accordé à cette agence, le médecin souligne que la notion de « premier contact psychiatrique » ne dit rien sur la présence ou non d'un désordre mental avéré. Les femmes et jeunes filles évaluées au cours de la méta-étude, et leurs parents, ont été considérés comme souffrant d'un tel désordre dès l'instant où il y avait eu une consultation, accompagnée ou non d'hospitalisation, dans une quelconque institution psychiatrique, pour n'importe quel désordre, indépendamment d'un diagnostic.
« On peut aller voir le psychiatre pour un million de raisons. On peut évidemment éprouver des doutes, des états d'anxiété, de tristesse, on peut ne pas être heureux, mais cela ne signifie pas qu'une personne souffre de maladie mentale », note le Dr Bellini.
S'interrogeant sur le fait que les chercheurs ne s'intéressent pas à la proportion bien plus importante de consultations psychiatriques chez celles qui choisissent d'avorter, il souligne également le fait que l'étude ne tient pas compte des femmes ayant « caché » un avortement et qui n'ont pas consulté, alors que dans les pays où l'avortement est légal il est mal vu de rechercher une aide psychiatrique.
« On n'a pas le droit de se plaindre d'une maladie après l'avortement, parce que c'est une chose considérée comme “juste” et “normale”. Dire que vous n'allez pas bien après un avortement, c'est une hérésie dans un pays occidental. »
Le Dr Bellini souligne également que parmi les femmes ayant accouché, le pic de consultations se situe précisément au cours du premier mois après l'événement, au moment d'une dépression post partum qui pour être très fréquente n'est pas du tout durable, alors que la dépression post-abortive ne décroît pas. En atteste une étude de 2005 selon laquelle après une fausse couche on enregistre un taux d'anxiété plus élevé au cours des 6 mois suivant l'événement, tandis que les atteintes psychologiques sont durables chez les femmes ayant avorté.

Il cite enfin une autre donnée de l'étude danoise qui n'a pas été approfondie ou commentée : les femmes qui ont consulté pour la première fois dans le domaine psychiatrique à la suite d'un avortement ont 1,5 fois plus de chances d'avoir reçu un diagnostic de désordres possibles de la personnalité et du comportement qu'avant l'avortement.

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28 janvier, 2011

Danemark : une nouvelle étude fait un lien entre avortement et consultations psychologiques

L'intérêt particulier de cette étude, c'est qu'elle émane précisément d'une institution pro-avortement : la Susan Thompson Buffett Foundation. Selon une information publiée par Matthew Cullinan Hoffman de LifeSite, les Danoises qui ont subi un avortement sont proportionnellement plus nombreuses à rechercher une assistance psychiatrique pour la première fois de leur vie au cours des mois qui entourent l'intervention que celles qui accouchent, au cours d'une période similaire.

L'étude porte un nom évocateur : « L'avortement provoqué du premier trimestre et le risque de désordre mental. » Publiée aujourd'hui-même par le New England Journal of Medicine, l'enquête couvre une assez longue période qui s'etend de 1995  à 2007 et s'appuie sur les statistiques médicales danoises où figurent, entre autres, les données concernant aussi bien l'avortement que les consultations psychiatriques.

Les femmes ayant avorté s'avèrent être trois fois plus nombreuses que celles qui accouchent normament à rechercher une aide psychiatrique sur la période allant de neuf mois avant l'événement jusqu'à 12 mois après.

Pour autant les chercheurs n'y voient aucun lien de causalité entre l'avortement et le désordre mental, puisque, affirment-ils, il n'y a pas de variation statistique significative entre la période avant l'avortement et celle qui la suit ; ils estiment même que l'étude, de ce fait, ne vient pas au secours de l'hypothèse d'une augmentation des désordres mentaux après un avortement volontaire au cours des trois premiers mois de grossesse.

LifeSite cite cependant le Dr Priscilla Coleman de Bowling Green State University qui pointe des « défaillances majeures » dans l'enquête : elle note que celle-ci ne tient pas compte du fait que nombre de femmes ayant consulté avant un avortement pouvaient précisément se trouver en phase de prise de décision, mais pose au contraire le principe que les femmes en question « éprouvent fréquemment des problèmes de santé mentale liés à des facteurs étrangers à la procédure ».

C'est aller un peu vite, d'autant que, comme le souligne Priscilla Coleman, les auteurs de l'étude glissent rapidement sur cette statistique intéressante que l'étude fournit pourtant elle-même : le taux de problèmes de santé mentale est bien plus élevé après un avortement (15,2 ‰) qu'après une naissance (6,7 ‰) contre 8,2 ‰ parmi les femmes n'ayant pas été enceintes.

Les auteurs de l'étude danoise vont encore plus loin pour nier le traumatisme post-abortif, rejetant explicitement les études qui concluent à son existence au motif qu'elles ne distinguent pas pour la plupart, selon eux, « entre la dépression ou la psychose et les sentiments de tristesse, de perte, ou de regret qui, quoique désagréables, ne sont pas nécessairement le signe d'un désordre mental ».

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23 janvier, 2007

Portugal : Ingérence danoise

L'eurodéputé portugaise PS Edite Estrela a fait savoir aujourd'hui que le Parlement danois a appelé les Portugais à voter « oui » au référendum sur l’avortement le 11 février prochain. Tous les partis représentés au Parlement ont contresigné la lettre envoyé à Mme Estrela, les principaux signataires étant le président et le vice-président de la Commission des affaires sexuelles et reproductives des femmes du Parlement danois.

Objectif annoncé ? Il faut voter oui « pour combattre l’avortement » (sic).

Edite Estrela explique que le nombre d’avortements a diminué au Danemark depuis la dépénalisation en 1973.

Le taux y reste cependant supérieur à 15 avortements pour 1 000 femmes tous les ans, plus important que dans de nombreux pays d’Europe, selon Quid en ligne, et l’on sait que la pratique de la stérilisation volontaire est plus répandue dans les pays du nord de l’Europe...

Et de toute façon, de quoi je me mêle !

Source : ici.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...